Monsieur le Président,
Lorsque de jeunes mineurs sont placés ou accueillis dans un foyer, ils n’habitent plus chez leurs parents biologiques : leur adresse officielle devient celle du foyer. Ce qui selon mes informations peut poser problème plus tard, lorsqu’ils souhaitent aller à l’université et logent ailleurs dans le cadre de leurs études : ils perdent alors leur place au foyer car ils sont considérés comme autonomes, et n’ont plus de lieu où rentrer pendant les weekends ou les vacances le temps de leurs études.
Dès lors, je souhaiterais poser les questions suivantes :
- Comme les études sont une phase de transition importante et que des jeunes ayant grandi dans un foyer pourraient bénéficier psychologiquement d’un soutien matériel et psychologique prolongé pendant leurs études, Monsieur le Ministre envisage-t-il de garantir à ces jeunes un lieu d’attache et une adresse luxembourgeoise fixe en dehors de leur logement étudiant ? Dans la négative, pourquoi pas ?
- Pourrait-il préciser si l’Etat a déjà mis en place certaines mesures d’accompagnement, formelles ou informelles, pour de jeunes adultes ayant grandi dans un foyer et qui se sont engagés dans des études ? Dans l’affirmative, pourrait-il détailler lesquelles ? Dans la négative, pourrait-il expliquer pourquoi ?
- Dans le cas où une jeune adulte luxembourgeoise précédemment placée dans un foyer (et qui a dû rompre les liens qui la rattachent à sa famille) déménage à l’étranger pour ses études, y a-t-il un dispositif prévu pour qu’elle puisse tout de même parfois rentrer au Luxembourg ?
- Dans le cas où un tel dispositif ne serait pas prévu et que son adresse serait alors à l’étranger, il deviendrait impossible à cette étudiante de demander des aides financières de l’Etat pour ses études supérieures car il faut résider au Luxembourg pour le faire. Monsieur le Ministre voit-il ici matière à amélioration ?
Avec mes salutations respectueuses,
David Wagner
Député