Question parlementaire au sujet de l’adaptation des hôpitaux au dérèglement climatique et de la protection du personnel et des patient.e.s durant les canicules.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous nous permettons de poser la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.

Les établissements hospitaliers figurent parmi les infrastructures les plus vulnérables aux canicules, dont la fréquence et la sévérité ne cesseront d’augmenter dans les années à venir. Le personnel médical y est doublement exposé : à la pression d’une activité qui s’intensifie durant ces épisodes, mais aussi aux effets directs de la chaleur sur sa santé et sur sa capacité de travail. Cette réalité concerne également l’ensemble des autres professionnel.le.s des établissements hospitaliers, notamment le service de brancardage ainsi que les équipes techniques, de cuisine et de nettoyage, dont les conditions de travail se dégradent, elles aussi, fortement lors des épisodes de fortes chaleurs.

Lors de la dizaine de journées caniculaires que nous venons de traverser, de nombreux professionnel.le.s du secteur hospitalier ainsi que des patient.e.s et des visiteurs et visiteuses m’ont fait part de températures souvent insupportables dans les hôpitaux. En cause : une isolation thermique déficiente, l’absence de climatisation ou, tout simplement, le manque de protections solaires adaptées aux bâtiments. Faute d’une véritable stratégie d’adaptation au dérèglement climatique dans nos établissements de soins, les canicules à venir pèseront toujours plus lourdement sur le personnel comme sur les patient.e.s — avec des conséquences potentiellement dangereuses.

Bien que le Luxembourg se soit doté d’une stratégie et d’un plan national d’adaptation aux effets du changement climatique, des mesures concrètes font largement défaut. Le plan évoque bien la rénovation des hôpitaux, des écoles et des maisons de soins, sans fixer la moindre mesure concrète ni le moindre échéancier. Plus révélateur encore : ni le ministère de la Santé ni la CNS n’y figurent parmi les acteurs chargés de mettre en œuvre cette rénovation des hôpitaux.

Pour étayer le constat d’une hausse des passages aux urgences des Hôpitaux Robert Schuman et du CHEM durant les épisodes caniculaires, le plan ne s’appuie que sur un article de presse – ce qui laisse présager qu’aucune donnée officielle n’est aujourd’hui collectée sur cette question pourtant décisive.

Dans ce contexte, nous voudrions poser les questions suivantes à Madame la Ministre :

  1. Madame la Ministre dispose-t-elle de données officielles, collectées par le ministère de la Santé, la CNS ou les établissements hospitaliers eux-mêmes, sur l’évolution du nombre de passages aux urgences lors des épisodes de canicule de ces dernières années ? Si de telles données n’existent pas, Madame la Ministre envisage-t-elle la mise en place d’un dispositif de collecte systématique ?
  2. Madame la Ministre dispose-t-elle d’un état des lieux de l’exposition thermique des bâtiments hospitaliers luxembourgeois (isolation, climatisation, protections solaires etc.) ? Un tel diagnostic a-t-il été réalisé ou est-il prévu ?
  3. Pourquoi le ministère de la Santé et la CNS ne figurent-ils pas parmi les acteurs identifiés dans le plan national d’adaptation au changement climatique pour la mise en œuvre de la rénovation thermique des établissements hospitaliers ?
  4. Un calendrier précis est-il prévu pour la rénovation thermique des hôpitaux publics et conventionnés au Luxembourg ? Si oui, sur quel horizon temporel et avec quel budget ?
  5. Quelles mesures de protection immédiates (adaptation des horaires, pauses, hydratation, équipements de rafraîchissement mobiles, etc.) sont actuellement recommandées ou imposées au personnel hospitalier lors des épisodes caniculaires ? Ces mesures sont-elles harmonisées entre établissements ou laissées à la discrétion de chaque direction ?
  6. Madame la Ministre a-t-elle été saisie de signalements, par les directions d’établissements, les délégations du personnel ou les syndicats, concernant des conditions de travail dégradées liées à la chaleur durant le récent épisode caniculaire?
  7. Madame la Ministre estime-t-elle que les effectifs actuels des établissements hospitaliers sont suffisants pour absorber le double effet des canicules (hausse de la charge, baisse de la capacité)? Des dispositifs de renfort temporaire (mobilisation de personnel supplémentaire, recours à des réserves, adaptation des plannings) sont-ils prévus pour les périodes de canicule, et le cas échéant, comment sont-ils déclenchés ?
  8. Madame la Ministre envisage-t-elle d’intégrer des obligations spécifiques de résilience climatique dans les normes de construction et d’agrément applicables aux établissements hospitaliers ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux,

David Wagner                                     Marc Baum

Député                                                Député

Question parlementaire concernant la protection des personnes sans-abris pendant les périodes de grande chaleur.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je me permets de poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil.

Au cours du week-end écoulé, un homme sans-abri a été retrouvé sans vie dans le quartier de la Gare à Luxembourg-Ville, alors que le pays connaît une période de fortes chaleurs. Selon des informations parues dans la presse, cette personne avait été signalée quelques heures auparavant comme étant allongée en plein soleil.

Ce drame met en lumière les lacunes de notre dispositif de protection des personnes les plus vulnérables. Si l’État, à travers la Wanteraktioun, organise chaque année du 15 novembre au 15 avril un hébergement d’urgence afin d’éviter que des personnes sans-abri ne meurent de froid, aucun dispositif équivalent n’existe durant la période estivale, alors même que les vagues de chaleur, dont la fréquence et l’intensité sont appeléées à s’amplifier au cours des prochaines années, exposent ces personnes à des risques sanitaires majeurs.

Par ailleurs, le Plan canicule en vigueur, s’il identifie les personnes sans abri comme une population particulièrement exposée aux fortes chaleurs, ne prévoit aucune mesure spécifiquement dédiée à ce groupe.

Dans ce contexte, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

  1. Monsieur le Ministre dispose-t-il de données relatives aux décès et aux hospitalisations de personnes sans abri imputables aux fortes chaleurs au cours des dernières années ? Dans la négative, n’estime-t-il pas qu’un suivi systématique de ces situations serait nécessaire afin de connaitre l’ampleur du phénomène ?
  2. Monsieur le Ministre envisage-t-il la mise en place d’un dispositif estival d’urgence destiné à protéger les personnes sans abri durant les périodes de fortes chaleurs ? Dans la négative, pour quelles raisons ?
  3. Le Plan canicule sera-t-il révisé afin d’y intégrer des mesures spécifiquement dédiées aux personnes sans abri, en concertation avec le ministère de la Santé et de la Sécurité sociale ?
  4. Monsieur le Ministre est-il disposé à mettre en œuvre des mesures concrètes et de bas seuil, telles que l’installation de points d’eau potable et de fontaines supplémentaires, la mise à disposition de douches mobiles, ainsi que la création d’espaces rafraîchis accessibles en journée ?
  5. Monsieur le Ministre compte-t-il développer des structures d’accueil ouvertes de manière inconditionnelle et tout au long de l’année, afin de garantir des conditions de vie dignes aux personnes sans abri et de permettre un suivi social continu ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux,


Marc Baum
Député

Hëtztwell: Déi politesch Verantwortungslosegkeet an hir déidlech Konsequenzen.

Leschte Weekend huet d’Hëtztwell, déi Europa den Ament fest am Grëff huet, zu Lëtzebuerg hiert éischt Affer gefuerdert. Eng obdachlos Persoun vu 75 Joer ass an der Stroossbuerger Strooss an der praller Sonn leie gelooss ginn. Zwee mol war d’Police geruff ginn: bei der éischter Kéier ass näischt geschitt, bei der zweeter gouf den Doud vun der Persoun festgestallt.

Et handelt sech hei net ëm een einfache Fait-Divers, mee ëm ee politescht Versoen op méi Niveauen. D’Hëtztwellen, déi elo ëmmer méi heefeg ginn, sinn d’Resultat vun enger Klima- an Ëmweltpolitik, déi zum politesche Stéifkand ginn ass, well se nervt, wéi de Luc Frieden gemengt huet. Amplaz dëse Problem ze politiséieren, an also politesch Léisungen ze proposéieren, gëtt op d’Responsabilitéit vum Eenzelne verwisen. Drénk genuch, bleif am Schied, vergiess deng Sonnecrème net… Wat ass mat der Reduktioun vun Zäregasemissiounen? Wat ass mat massiven Investitiounen an d’Klimaupassung? Themen iwwert déi net méi geschwat gëtt. Weder an der Politik, nach an de Medien.

Politesch weist sech am Moment dës Politik vun der Responsabiliséierung an der Schoul. Déi schwéier Decisioun d’Coursen z’annuléieren, oder eventuell d’Schoul zouzemaachen, läit eenzeg an eleng bei der Direktioun vun de Schoulen. D’Leit gi responsabiliséiert, d’Regierung deresponsabiliséiert sech. Sou mécht CSV-DP Politik.

De Klimawandel ass elo eng Realitéit op déi een sech als Gesellschaft an international Gemeinschaft muss astellen. Fir d’Mënsche virun dëser neier Realitéit ze schützen, mussen Upassungsmesuren dréngend geholl ginn: am Aarbechtsrecht muss de Congé intempéries och op Hëtztwellen ausgeweit ginn an et musse maximal Temperature festgeluecht ginn, iwwert deenen net méi baussen oder an net klimatiséierte Räim dierf geschafft ginn; eng national Strategie fir eng Begréngung ass batter néideg fir d’Hëtzt a Schach ze halen; eng grouss ëffentlech Renovatiounscampagne fir al Gebaier besser z’isoléieren; an natierlech och eng Strategie fir de Schutz vun deenen Leit, déi dobausse liewen a schlofen. Dës Mesure mussen op enger nationaler Adaptatiounsstrategie berouen, déi och déi néideg finanziell Mëttel kritt, fir Lëtzebuerg un dat neit Klima unzepassen.

Dass et fir d’éischt eng Persoun trëfft, déi op der Strooss lieft ass natierlech keen Zoufall. D’Sans-Abrisen si besonnesch staark dësen Temperaturen ausgesat. Dem Innenminister Leon Gloden seng Politik vun der Veruechtung (Platzverweis, Heescheverbuet…) vu Sans-Abrisen, verschäerft d’Situatioun nach eng Kéier. Firwat soll een enger Persoun hëllefen, déi duerch politesch Decisiounen entmënschlecht a verdäiwelt gëtt?

Wat ee mat Sécherheet soe kann, ass dass den tragesche Virfall aus der Stroossbuerger Strooss keen Eenzelfall bleiwe wäert. D’Hëtztwelle wäerte weider Affer fuerderen, wa mer net eppes ënnerhuelen, fir d’Leit, an zwar all d’Leit, géint dës nei klimatesch Realitéit ze schützen.

Wat de Schutz vun de Sans-Abrisen ugeet muss een elo ëmdenken. Nieft der Wanteraktioun, brauch et ee Plang iwwert de Summer. A verschiddene Länner, dorënner Frankräich, gëtt iwwer d’Aféiere vun engem „droit à la fraîcheur“ diskutéiert, fir sécherzestellen, datt keen onaushalbaren Temperaturen ausgesat ass.

D’Politik vun der Responsabiliséierung vun der eenzelner Persoun stéisst do un hir Grenzen, wou de Schutz vum Mënsch a Konflikt mat de Kapitalinteresse geréit. Wien do dee Kierzeren zitt, dat weess de Bauaarbechter, deen an der praller Sonn schafft, dat weess d’Botzfra, déi Quadratkilometer an netklimatiséierte Säll ofschaffe muss, dat wosst de Sans-abris aus der Stroossbuerger Strooss.


Canicule :L’irresponsabilité politique et ses conséquences mortelles.

Le week-end dernier, la canicule qui tient actuellement l’Europe sous son emprise a fait sa première victime au Luxembourg. Une personne sans-abri de 75 ans a été laissée allongée en plein soleil dans la rue de Strasbourg. La police a été appelée à deux reprises : la première fois, rien ne s’est passé ; la seconde, le décès de la personne a été constaté.

Il ne s’agit pas ici d’un simple fait divers, mais d’un échec politique à plusieurs niveaux. Les vagues de chaleur, qui deviennent de plus en plus fréquentes, sont le résultat d’une politique climatique et environnementale devenue le parent pauvre de l’action politique, parce qu’elle dérange, comme l’a affirmé Luc Frieden. Au lieu de politiser ce problème et donc de proposer des solutions politiques, on renvoie à la responsabilité individuelle. Buvez suffisamment, restez à l’ombre, n’oubliez pas votre crème solaire… Mais qu’en est-il de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Qu’en est-il d’investissements massifs dans l’adaptation au changement climatique ? Ce sont des sujets dont on ne parle plus. Ni en politique, ni dans les médias.

Cette politique de responsabilisation se manifeste actuellement de manière très concrète dans les écoles. La lourde décision d’annuler les cours, voire éventuellement de fermer un établissement, repose exclusivement sur la direction des écoles. Les citoyens sont responsabilisés, tandis que le gouvernement se déresponsabilise. Voilà comment gouverne la coalition CSV-DP.

Le changement climatique est désormais une réalité à laquelle la société et la communauté internationale doivent s’adapter. Pour protéger les personnes face à cette nouvelle réalité, des mesures d’adaptation doivent être prises d’urgence : dans le droit du travail, le congé pour intempéries doit être étendu aux vagues de chaleur et des températures maximales doivent être fixées, au-delà desquelles il ne devrait plus être permis de travailler à l’extérieur ou dans des locaux non climatisés ; une stratégie nationale de végétalisation est indispensable pour contenir la chaleur ; une vaste campagne publique de rénovation afin de mieux isoler les bâtiments anciens ; et bien entendu une stratégie de protection des personnes qui vivent et dorment dans la rue. Ces mesures doivent s’inscrire dans une stratégie nationale d’adaptation dotée des moyens financiers nécessaires pour permettre au Luxembourg de s’adapter au nouveau climat.

Le fait que la première victime soit une personne vivant dans la rue n’a évidemment rien d’un hasard. Les sans-abri sont particulièrement exposés à ces températures extrêmes. La politique de mépris à l’égard des sans-abri menée par le ministre de l’Intérieur Leon Gloden (« Platzverweis », interdiction de la mendicité, etc.) aggrave encore davantage la situation. Pourquoi aider une personne qui est déshumanisée et diabolisée par des décisions politiques ?

Ce que l’on peut affirmer avec certitude, c’est que le drame survenu dans la rue de Strasbourg ne restera pas un cas isolé. Les vagues de chaleur feront d’autres victimes si nous n’agissons pas pour protéger les personnes, toutes les personnes, contre cette nouvelle réalité climatique.

En ce qui concerne la protection des sans-abri, il faut désormais changer d’approche. À côté du dispositif hivernal, il faut mettre en place un plan pour l’été. Dans plusieurs pays, dont la France, l’instauration d’un « droit à la fraîcheur » est en discussion afin de garantir que personne ne soit exposé à des températures insupportables. La politique de responsabilisation individuelle atteint ses limites dès lors que la protection des êtres humains entre en conflit avec les intérêts du capital. Le travailleur du bâtiment qui travaille en plein soleil et la femme de ménage qui doit parcourir des kilomètres carrés de locaux non climatisés savent qui l’emporte ; la personne sans-abri de la rue de Strasbourg le savait aussi.

Le droit à des conditions de travail sûres vaut aussi lors des vagues de chaleur

Le gouvernement doit ordonner l’arrêt du travail pour protéger les salarié·e·s.

Luxembourg, le 22 juin 2026

La vague de chaleur actuelle frappe le Luxembourg de plein fouet et une fois de plus, ce sont les travailleuses et travailleurs qui en paient le prix. Sur les chantiers, dans l’agriculture, dans la livraison et le nettoyage, des milliers de salarié·e·s sont quotidiennement exposé·e·s à des températures dangereuses pour leur santé. Les recommandations non contraignantes et les appels à la « bonne pratique » des entreprises, tels que le gouvernement les pratique jusqu’ici, ne suffisent pas.

Tant que l’État reporte la responsabilité sur les employeurs et mise sur des mesures volontaires, la protection des salarié·e·s reste soumise au calcul économique des entreprises. C’est inacceptable.

déi Lénk exige une action immédiate :

  • L’arrêt obligatoire du travail dès l’atteinte de températures dangereuses pour la santé, pour les activités particulièrement exposées en plein air et dans des espaces non climatisés
  • Le maintien intégral du salaire (100 %) pour tou·te·s les salarié·e·s concerné·e·s – aucune perte de salaire au nom de la protection contre la chaleur
  • L’extension du régime des intempéries aux vagues de chaleur extrêmes
  • Des contrôles immédiats et inopinés de l’Inspection du Travail et des Mines (ITM) dans tous les établissements concernés
  • La mise à disposition obligatoire d’eau potable, d’espaces ombragés et de mesures de protection adéquates par les employeur·euse·s
  • La révision de la liste des maladies professionnelles afin d’y intégrer les pathologies liées aux conséquences du changement climatique, conformément à la motion adoptée par la Chambre des Députés sur proposition de déi Lénk[1]. Plus d’un an après l’adoption de la motion, rien ne bouge.[2]

La crise climatique rend ces situations extrêmes plus fréquentes et plus intenses. Celles et ceux qui travaillent déjà dans des conditions précaires et n’ont aucune possibilité de se protéger eux-mêmes en sont les premières victimes.

déi Lénk demande au ministre du Travail d’agir sans délai et de régler par voie légalement contraignante la protection des salarié·e·s lors des chaleurs extrêmes. Le droit à un environnement de travail sûr ne souffre aucune exception


[1] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/Motions_Resolutions/Motion_4497/20250513_Dep%C3%B4t.pdf

[2] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/2026/05/QP_63486_1779781120370.pdf


Lëtzebuerg, den 22 juni 2026

D’Recht op sécher Aarbechtsbedéngunge gëllt och bei Hëtztwellen:

D’Regierung muss den Aarbechtsstopp unuerdnen, fir d’Salariéën ze schützen!

Déi aktuell Hëtztwell trefft Lëtzebuerg mat voller Wucht, an erëm sinn et d’Aarbechterinnen an Aarbechter, déi de Präis dofir bezuelen. Op Chantieren, an der Landwirtschaft, bei der Liwwerung an am Botzsecteur sinn dausende Beschäftegten deeglech Temperaturen ausgesat, déi geféierlech fir hir Gesondheet sinn. Net verbindlech Empfeelungen an Appeller un d’„gutt Praxis“ vun de Betriber, wéi d’Regierung se bis elo applizéiert, sinn net genuch.

Soulaang de Staat d’Verantwortung op d’Patronen ofwälzt an op fräiwëlleg Moossname setzt, bleift de Schutz vun de Beschäftegten dem wirtschaftleche Calcul vun de Betriber ënnerworf. Dat ass inakzeptabel.

déi Lénk fuerdert en direkt Handelen:

  • Verflichtenden Aarbechtsstopp ab Erreeche vu gesondheetlech geféierlechen Temperaturen, fir besonnesch ausgesat Aktivitéiten am Fräien an a net klimatiséierte Raim.
  • Vollstännegen Erhalt vum Loun (100 %) fir all betraffe Beschäftegt.
  • Erweiderung vum Regimm fir Schlechtwieder op extrem Hëtztwellen
  • Direkt an onerwaart Kontrollen duerch d’Inspection du Travail et des Mines (ITM) an all betraffene Betriber
  • Obligatoresch Zurverfügungstellung vun Drénkwaasser, Plazen am Schiet an adequate Schutzmoossnamen duerch d’Patronen
  • Iwwerschaffe vun der Lëscht vun de Beruffskrankheeten, fir Krankheetsbiller am Zesummenhang mat de Konsequenze vum Klimawandel ze integréieren, am Aklang mat der Motioun, déi op Virschlag vun déi Lénk an der Chamber ugeholl gouf.[1] Méi wéi ee Joer no der Adoptioun vun der Motioun ass näischt geschitt.[2]

D’Klimakris mécht esou extrem Situatiounen ëmmer méi heefeg an ëmmer méi intensiv. Déi, déi schonn a prekäre Konditioune schaffen an sech net selwer schütze kënnen, sinn déi éischt Affer.

déi Lénk fuerdert de Aarbechtsminister op, direkt ze handelen an de Schutz vun de Beschäftegte bei extremer Hëtzt iwwer gesetzlech verbindlech Reegelen ze garantéieren. D’Recht op e séchert Aarbechtsëmfeld erlaabt keng Ausnamen.


[1] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/Motions_Resolutions/Motion_4497/20250513_Dep%C3%B4t.pdf

[2] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/2026/05/QP_63486_1779781120370.pdf

logo European Left logo GUE/NGL logo Transform! Europe