Question parlementaire suite à la question parlementaire N°4200 (Nexus Luxembourg)

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Dans ma question parlementaire adressée le 5 juin 2026 à Monsieur le ministre et enregistrée sous le numéro parlementaire 4200, je cherchais à avoir des renseignements sur les entreprises israéliennes invitées par le gouvernement à l’événement « Nexus Luxembourg ». Plus précisément, je voulais savoir si « le gouvernement luxembourgeois s’est assuré que les entreprises israéliennes sélectionnées n’ont aucun lien avec les forces armées israéliennes (respectivement d’autres autorités ou agences de sécurité, de surveillance ou de renseignements) et aucun lien avec d’éventuelles violations du droit international, y compris des activités économiques dans les Territoires Palestiniens Occupés ».

Je tiens à souligner que ces questions sont loin d’être anecdotiques, notamment au regard des conclusions de la note de la Cellule scientifique de la Chambre des Députés publiée le 23 mars 2026 (« Les obligations et la responsabilité internationales du Luxembourg au regard des pratiques d’Israël dans le Territoire palestinien occupé »). Elles concernent le respect par le Luxembourg de ses obligations internationales.

Dans sa réponse datée au 29 juin 2026, Monsieur le ministre a répondu que le Luxembourg Trade and Investment Office  (LTIO) à Tel Aviv « a entrepris des vérifications préalables ayant pour objectif d’assurer que les entreprises ciblées relèvent des domaines technologiques visées par Nexus » et que ce même bureau avait été avisé « de veiller à ce que les start-ups ayant présenté une candidature ne soient pas domiciliés dans les territoires palestiniens occupés ». Ceci devrait être en effet la moindre des choses. Toutefois, ma question ne portait pas sur leur domiciliation mais sur leurs activités économiques. Une start-up peut très bien ne pas être domiciliée dans les Territoires palestiniens occupés tout en y déployant des activités économiques. Dans ce sens, je réitère ma question.

Force est de constater que Monsieur le ministre n’a pas répondu à ma question initiale, sauf à interpréter ce silence comme un aveu que les vérification demandés n’ont en effet pas été effectuées.

Ainsi, je voudrais encore poser les questions suivantes à Monsieur le ministre :

1) Est-ce que Monsieur le ministre peut me confirmer que, mise à part la vérification de la domiciliation, le gouvernement et/ou le LTIO n’ont fait aucune autre vérification pour s’assurer que les entreprises en question ne soient pas directement ou indirectement impliqués dans des violations du droit international ?

2) Dans l’affirmative de la question 1 , Monsieur le ministre peut-il m’expliquer l’absence d’une telle vérification au vu de l’ampleur des violations du droit international par l’État d’Israël ?

3) Dans la négative de la question 1, quelle méthodologie a été appliquée et sur base de quels critères et de quels informations la vérification a-t-elle été effectuée ? Les liens éventuels avec les colonies de peuplement, les éventuels activités économiques dans les TPO, les partenariats militaires et le développement de technologies à double usage ont-ils été évalués ? Comment l’indépendance de cette vérification a-t-elle été garantie ?

4) Est-ce que de telles vérifications ont été menées à posteriori par le Gouvernement ? Dans l’affirmative, quel est le résultat de cette vérification ?

D’après un article paru dans l’édition du 12 juin 2026 du Lëtzebuerger Land au sujet du salon Nexus, le journaliste affirme qu’au moins deux des six entreprises israéliennes présentes feraient partie d’un groupe travaillant pour l’armée israélienne et une autre serait directement active sur le marché de la défense.

Selon mes informations, il s’agirait de la société Next Plus dont un logiciel participe à la production de drones militaires, de radars et de systèmes de défense électroniques israéliens. La clientèle de cette société comprendrait Elbit Systems, Aeronautics Ltd et Rada Electronic, des sociétés lourdement impliquées dans les massacres à Gaza. D’ailleurs, le fondateur de cette société est un ancien employé d’Elbit Systems.

5) Monsieur le Ministre peut-il affirmer que les critères de diligence raisonnable ont-été appliqués à l’encontre de cette société et m’assurer qu’aucun des produits, services ou compétences de Next Plus n’ont été utilisés pour appuyer des violations du droit international et notamment toute autre forme de répression de la population palestinienne ?

La seconde société dont il est question serait Eye Net Technology, issue de la société Magna B.S.P, fournisseur de l’armée israélienne et d’agence de sécurité. Ses systèmes de surveillance ont été déployé aux frontières israéliennes, le long du mur de séparation en Cisjordanie, dans Jérusalem-Est occupée et dans la prison Ktzi’ot. Encore d’après mes informations, Eye-Net Technology serait une filiale de Foresight Autonomous Holdings, elle-même issue de Magna B.S.P et dont les compétences mobilisées (vision artificielle, traitement d’image, détection d’objets, intelligence artificielle) sont des technologies dual-use et qui peuvent donc potentiellement avoir des applications militaires.

6) Monsieur le Ministre peut-il affirmer que les critères de diligence raisonnable ont-été appliqués à l’encontre de cette société et m’assurer qu’aucun des produits, services ou compétences de Eye Net Technology n’ont été utilisés pour appuyer des violations du droit international et notamment toute autre forme de répression de la population palestinienne ?

Une troisième société présente au salon, CatAmmon, serait une spin-off de l’Université Ariel, qui se situe dans les Territoires palestiniens occupés et qui, selon la Cour de Justice Internationale, opère dans le cadre de la recherche militaire.

7) Monsieur le Ministre peut-il assurer que la société CatAmmon n’a aucune activité dans les Territoires palestiniens occupés et n’a aucune interaction avec l’armée israélienne ?

Finalement, la société Wix a fait l’objet d’accusations de la part du Centre pour les Droits Humains et les Entreprises (www.business-humanrights.org) pour avoir fait la promotion et avoir soutenu les opérations dans Gaza.

8) Monsieur le Ministre peut-il contredire cette affirmation ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Question parlementaire urgente concernant l’interception de la mission humanitaire Global Sumud Flotilla et la détention d’un résident luxembourgeois

Monsieur le Président,


Conformément à l’article 81 du Règlement de la Chambre des Députés, j’ai l’honneur d’adresser une question parlementaire urgente à Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur concernant l’interception de la mission humanitaire Global Sumud Flotilla Luxembourg et la détention de plusieurs de ses membres, dont un résident luxembourgeois.

Selon diverses sources journalistiques internationales, ainsi que des alertes lancées par Global Movement to Gaza Luxembourg, la mission de la Global Sumud Flotilla, partie à la mi-avril 2026, vise à acheminer de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, notamment du matériel médical d’urgence. Parmi les participants figuraient quatre cents civilistes, dont six citoyens luxembourgeois.

D’après ces mêmes sources, dans la nuit du 30 avril 2026, 22 bateaux sur un total de 56 auraient été interceptés par les forces militaires israéliennes à environ 60 kilomètres de la Crète. Il est rapporté que des drones, des technologies de communication avancées ainsi que les forces armées auraient été utilisés pour stopper ces navires humanitaires.

Par ailleurs, l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, M. Danny Danon, aurait indiqué publiquement que les forces israéliennes avaient intercepté la flottille avant qu’elle n’accède à une zone qu’il qualifie de « leur zone ».

Certaines analyses estiment que cette intervention pourrait soulever des questions au regard du droit international, notamment en ce qui concerne la juridiction en haute mer.

À ce jour, le Luxembourg n’a pas adopté de position publique claire, ferme et cohérente dénonçant les actes illégaux présumés de l’armée israélienne en mer Méditerranée, y compris lors d’incidents similaires survenus en 2025, ce qui soulève des interrogations quant à la constance et à la crédibilité des prises de position gouvernementales en matière de respect du droit international.

Dans ce contexte, je souhaiterais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

  1. Quelle est la position officielle du gouvernement luxembourgeois concernant l’interception de la mission humanitaire Global Sumud Flotilla et la détention de ses membres, en particulier au regard du droit international ?
  • Le gouvernement luxembourgeois entend-il intervenir auprès des autorités israéliennes afin de condamner ces actes, qualifiés de détentions ou d’enlèvements sur les eaux internationales ?
  • Le gouvernement dispose-t-il d’informations concernant le résident luxembourgeois actuellement détenu par les forces militaires israéliennes ?
  • Quelles démarches concrètes ont été entreprises par le gouvernement luxembourgeois depuis l’annonce de ces faits, notamment en ce qui concerne la protection consulaire du résident luxembourgeois concerné ainsi que des autres civils ?
    Une chronologie détaillée des actions entreprises serait appréciée.
  • Le gouvernement luxembourgeois dispose-t-il d’informations concernant d’éventuels ressortissants luxembourgeois encore présents en mer Méditerranée dans le cadre de la Sumud Flotilla ?
  • Le gouvernement luxembourgeois entend-il agir auprès des autorités israéliennes afin d’assurer la protection des ressortissants luxembourgeois et de garantir leur mission humanitaire ?
  •  Le gouvernement est-il en étroite collaboration avec d’autres États membres de l’Union européenne afin d’assurer la protection consulaire des ressortissants luxembourgeois et de garantir un dispositif de sauvetage comparable à celui mis en œuvre lors des évacuations intervenues après les événements de février 2026 ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux

David Wagner Député          

Question parlementaire relative à un éventuel appui indirect du Luxembourg aux parties bélligérantes

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères et Madame la ministre de la Défense.

Le 28 février 2026, les forces armées des États-Unis et d’Israël ont déclenché une guerre contre l’Iran. L’ouverture des hostilités est jugée par la grande majorité des experts comme une violation du droit international, jugement auquel se sont par ailleurs ralliés 53 député.e.s de la Chambre des Députés à travers le vote de la motion N°4744 le 3 mars 2026.

Sachant que le Luxembourg n’est pas directement impliqué dans ce conflit, je voudrais par la présente m’enquérir d’un éventuel soutien indirect, actuel ou à venir, du Luxembourg aux parties belligérantes.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Madame et Monsieur les ministres :

1) Est-ce que le gouvernement, de manière bilatérale ou dans le cadre d’une organisation internationale dont le Luxembourg fait partie, a été sollicité par les États-Unis ou par Israël en vue de fournir un quelconque soutien aux opérations militaires contre l’Iran, que celui-ci soit militaire, logistique, financier ou politique? Dans l’affirmative, pouvez-vous me détailler la nature de ces sollicitations et me faire part de la réponse du gouvernement?

2) Est-ce que le Luxembourg, de manière bilatérale ou dans le cadre d’une organisation internationale dont le Luxembourg fait partie, fournit un quelconque soutien aux opérations militaires contre l’Iran, que celui-ci soit militaire, logistique, financier ou politique? Dans l’affirmative, pouvez-vous me détailler la nature exacte de ce soutien?

3) Dans la négative de la question 2, est-ce que le gouvernement est décidé à éviter toute implication directe ou indirecte dans cette guerre et de rejeter toute demande en ce sens par une des parties belligérantes? 

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

ESC 2026 : Lettre ouverte à la direction de RTL Luxembourg et de la radio 100,7 !

Luxembourg, le 9 décembre 2025

Mesdames et Messieurs,

L’Eurovision (ESC) est plus que jamais critiquée parce qu’Israël pourra participer en 2026 en Autriche. Selon une commission d’enquête de l’ONU, Israël a commis un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza à partir du 7 octobre 2023. En Cisjordanie, Israël poursuit sa politique de colonisation, en violation du droit international. Actuellement, malgré un cessez-le-feu officiel, le gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou organise une catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza, ce qui fait encore grimper le nombre de victimes.

Le Luxembourg peut-il vraiment chanter et danser aux côtés d’Israël lors d’un concours alors que le gouvernement israélien poursuit sans relâche ses projets de nettoyage ethnique de la bande de Gaza et de la Cisjordanie ? Une participation luxembourgeoise est-elle responsable alors qu’en deux ans Israël a, selon les estimations de scientifiques, tué plus de 100 000 personnes, dont d’innombrables enfants ? Vous devez accepter que ces questions vous soient posées.

L’argument selon lequel l’Eurovision (ESC) serait un événement purement culturel où seule la musique compte n’est plus crédible. Non seulement parce que des pays participent à une compétition sous leur drapeau, mais aussi parce que l’ESC a déjà exclu des pays comme la Russie et le Bélarus en raison de leurs actions contraires au droit international. De plus, le gouvernement israélien a tout fait pour que la décision de l’Union européenne de radio-télévision (UER/EBU) tombe en faveur d’Israël, car l’Eurovision constitue une scène idéale pour blanchir les crimes commis dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

Voulez-vous, en tant que diffuseur luxembourgeois, devenir complice de ce jeu sordide ? Vous devez également accepter que cette question vous soit posée. Si donc, lorsque le délai expire demain, vous décidez malgré tout de participer, vous devrez une explication au public. Notre pétition appelant à un boycott luxembourgeois de l’Eurovision 2026 a recueilli environ 1 000 signatures depuis vendredi.

Il ne s’agit pas de boycotter l’ESC pour toujours, mais de lui redonner ce qu’il était autrefois : un événement où les États ne peuvent pas participer lorsqu’ils commettent un génocide.

Il n’est pas trop tard pour être demain du bon côté de l’Histoire.

Question parlementaire urgente relative à l’enlèvement par Israël d’une ressortissante luxembourgeoise

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 81 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur dont je requiers l’urgence.

Dans la nuit du 1 au 2 octobre, des membres de la flotille humanitaire Global Sumud et Thousand Madleens en route pour Gaza ont été arraisonnés dans les eaux internationales par la marine israélienne. Parmi les personnes arrêtées se trouve une ressortissante luxembourgeoise. Selon un communiqué, le gouvernement luxembourgeois a déjà fait part de son inquiétude et a appelé les autorités israéliennes à respecter les droits consulaires de la ressortissante.

Entretemps, des déclarations inquiétantes ont été faites par le ministre israélien de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, qui souhaite que les « prisonniers » des flotille soient traités comme des « terroristes » et restent incarcérés pendant plusieurs mois.

Partant, je voudrais poser la questions suivante à Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur :

  • Monsieur le Ministre a-t-il reçu confirmation d’un tel traitement de la ressortissante luxembourgeoise ?
  • Dans l’affirmative, Monsieur le Ministre a-t-il exigé des autorités israéliennes la libération et le rapatriement immédiat de la ressortissante luxembourgeoise ?
  • Quelles démarches Monsieur le Ministre entend-il entreprendre afin d’assurer que la ressortissante luxembourgeoise puisse retourner au Luxembourg dans les meilleurs délais ?
  • Quelles sanctions éventuelles Monsieur le Ministre envisage-t-il de prendre envers cet acte dans l’éventualité d’une absence de coopération du gouvernement israélien ?

Avec mes salutations respectueuses,+

David Wagner

Député

Question parlementaire relative à une entreprise luxembourgeoise active dans les Territoires palestiniens occupés

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a récemment mis à jour sa liste des sociétés liées au développement des colonies israéliennes, considérées comme illégales par le droit international. Une entreprise luxembourgeoise continue à figurer sur cette liste.

Dans sa réponse à la question parlementaire n°1245 des députés Franz Fayot et Yves Cruchten datant du 28 octobre 2024, Monsieur le ministre des Affaires étrangères a indiqué avoir contacté l’entreprise en question par courrier « exprimant ses préoccupations quant aux activités de l’entreprise dans le Territoire palestinien occupé et rappelant ses obligations en vertu des principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ». Monsieur le ministre avait également expliqué dans cette réponse que le ministère assurait le suivi de cette lettre et qu’il continuerait à suivre de près les évolutions en la matière.

Rappelons à cet endroit que les relations commerciales et les investissements vers les Territoires palestiniens occupés sont explicitement interdits par la Cour internationale de justice.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre :

1) Quelles suites ont été données à la lettre mentionnée plus haut et quelles évolutions ont pu être constatées dans ce dossier depuis octobre 2024 ?

2) Quelle est la réaction de Monsieur le ministre face au constat que ladite entreprise continue à figurer sur la liste de l’ONU ? Monsieur le ministre est-il d’accord pour dire que cette situation est inacceptable ?

3) Quelles mesures le gouvernement entend-il entreprendre afin de faire en sorte qu’aucune société luxembourgeoise ne figure sur la liste de l’ONU lors de la prochaine mise à jour ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

D’Prioritéit bleift de Genozid ze stoppen

déi Lénk begréissen ausdrécklech, datt d’Regierung sech endlech dozou duerchgeronge krut, de Staat Palästina formal unzeerkennen. Mee déi éischt Prioritéit bleift, de Genozid ze stoppen.

Gëschter huet de Premier Luc Frieden op enger Konferenz zu New York offiziell ugekënnegt, datt Lëtzebuerg de Staat Palästina formal unerkennt an dat an de Grenze vun 1967 gemäss der Resolutioun 2334 vum UN-Sécherheetsrot. déi Lénk begréissen ausdrécklech dëse Schratt, deen an eisen Ae scho laang iwwerfälleg ass. Mir erënneren drun, datt d’Chamber op Initiativ vun déi Lénk dës Unerkennung scho säit 2014 fuerdert.

D’Unerkennung vu Palästina ass politesch immens wichteg, mee d’Urgence ass a bleift am Moment de Genozid an der Gaza-Sträif ze stoppen. D’Regierung Netanjahu muss dozou gezwonge ginn déi militäresch Operatiounen ze stoppen, onageschränkt humanitär Hëllef an d’Gaza-Sträif ze loossen, d’Annexiounsbestriewungen opzeginn an un de Verhandlungsdësch zeréck ze kommen. A fir dat z’erreeche féiert aktuell kee Wee laanscht international Sanktiounen.

Mir fuerderen dofir d’Regierung weiderhin op, sech aktiv fir staark international Sanktioune géint de Staat Israel anzesetzen, bis datt déi israeelesch Regierung nees dat internationaalt Recht anhält an sech eeschthaft u Friddensverhandlunge bedeelegt. Donieft erwaarde mir, datt d’Regierung an Tëschenzäit och ambitionéiert bilateral Sanktiounen decidéiert, sou wéi d’Belsch an och Spuenien dat ugekënnegt hunn. Mir fuerderen ënnert anerem, datt d’Regierung direkt de Lëtzebuerger Handelsbüro zu Tel Aviv zou mécht an d’Autorisatioun vun der CSSF fir déi israeelesch Staatsobligatiounen zeréckzitt.


La priorité reste de mettre fin au génocide dans la bande de Gaza.

La gauche salue expressément que le gouvernement ait enfin trouvé le courage de reconnaître formellement l’État de Palestine. Mais la première priorité reste de mettre fin au génocide.

Hier, le Premier ministre Luc Frieden a officiellement annoncé lors d’une conférence à New York que le Luxembourg reconnaît formellement l’État de Palestine, et ce dans les frontières de 1967 conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU. déi Lénk salue expressément cette décision, que nous considérons depuis longtemps comme largement tardive. Nous rappelons que la Chambre, à l’initiative de déi Lénk, réclame cette reconnaissance depuis 2014.

La reconnaissance de la Palestine est politiquement très importante, mais l’urgence est et reste aujourd’hui de mettre fin au génocide dans la bande de Gaza. Le gouvernement Netanyahou doit être contraint d’arrêter les opérations militaires, de laisser entrer une aide humanitaire sans restriction dans la bande de Gaza, d’abandonner les projets d’annexion et de revenir à la table des négociations. Et pour atteindre cet objectif, il n’existe actuellement aucune alternative aux sanctions internationales. Nous appelons donc le gouvernement à continuer de s’engager activement en faveur de sanctions internationales fortes contre l’État d’Israël, jusqu’à ce que le gouvernement israélien respecte à nouveau le droit international et participe sérieusement à des négociations de paix. Par ailleurs, nous attendons du gouvernement qu’il décide entre-temps de sanctions bilatérales ambitieuses, comme la Belgique et l’Espagne l’ont déjà annoncé. Nous demandons entre autres que le gouvernement ferme immédiatement le bureau de commerce luxembourgeois à Tel-Aviv et retire l’autorisation de la CSSF pour les obligations d’État israéliennes.

Question parlementaire relative aux sanctions décidées par la Belgique à l’égard d’Israël et de responsables du Hamas

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Début septembre, le gouvernement fédéral belge s’est accordé sur un paquet de sanctions à l’égard d’Israël et de responsables du Hamas. Celui-ci a été annoncé par le ministre des Affaires étrangères belge dans un communiqué à l’issue d’une réunion en cabinet restreint.

Suivant cet accord, la Belgique prendra des mesures et sanctions unilatérales afin d’accroître la pression sur le gouvernement israélien et les terroristes du Hamas, ceci notamment compte tenu des obligations internationales de la Belgique dont le devoir est de prévenir tout risque de génocide.

En me basant sur les détails de ce paquet de mesures, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre des Affaires étrangères :

1) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider des sanctions claires (restrictions financières, gel des avoirs, interdiction d’entrer sur le territoire) à l’égard de colons israéliens violents et de responsables du Hamas sur base des listes dressées par l’UE ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

2) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à déclarer les ministres extrémistes Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich et les leaders politiques et militaires du Hamas personae non gratae sur le territoire luxembourgeois ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

3) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider une interdiction d’exportation et de transit pour tous les biens militaires destinés à un usage par Israël, y compris les biens à double usage lorsque l’utilisateur final est militaire ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

4) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider une interdiction nationale d’importation des marchandises produites, exploitées ou transformées dans les territoires occupés illégalement par Israël ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

5) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à mettre fin aux services consulaires étendus pour ses ressortissants résidant dans les colonies ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

6) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à étudier la possibilité de refuser les visa long séjour aux Israéliens vivant dans les colonies ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

7) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à engager des poursuites judiciaires contre ses ressortissants qui, en Israël ou en territoire palestinien occupé, se seraient rendus coupable d’une violation grave du droit international humanitaire et/ou d’une infraction terroriste ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

8) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à refuser, aussi longtemps que la guerre se poursuit, des demandes de survol de l’espace aérien luxembourgeois émanant des autorités israéliennes pour les vols militaires ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

9) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à stopper l’achat de matériel militaire auprès d’entreprises situées en Israël lorsque cela est possible ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

10) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à voter au niveau européen pour la suspension (complète) du volet commercial de l’accord d’association, la suspension (complète) du volet recherche, innovation et coopération technologique de l’accord d’association, en ce compris de la participation d’Israël aux programmes de l’Union tels que Horizon Europe, la suspension de l’Agreement on Conformity Assessment and Acceptance of Industrial Products, ainsi que la coopération technique prévue par l’instrument Neighbourhood, Development and International Cooperation Instrument (NDICI) – en ce compris au travers du Technical Assistance and Information Exchange Instrument (TAIEX) mais excepté les financements profitant aux ONG israéliennes actives dans la défense des droits humains ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Unerkennung vu Palästina : Léiwer spéit wéi nie. déi Lénk begréissen de Richtungswiessel vum Ausseminister a Saachen Unerkennung vu Palästina, vermëssen awer e formellen Engagement.

De Lëtzebuerger Ausseminister Xavier Bettel huet géigeniwwer vu Journalisten vun RTL annoncéiert, datt hien aktuell zu enger Unerkennung vum Staat Palästina am Hierscht 2025 tendéiert. Dat, nodeems hien sech iwwert Méint mat deels verwurrelten Argumenter dogéint gewiert hat. déi Lénk begréissen ausdrécklech dës Deklaratioun als wichtege Schrëtt fir ee gerechte Fridden am Noën Osten ze erreechen.

Dëse Richtungswiessel kënnt nodeems de franséische President Emmanuel Macron annoncéiert huet, datt Frankräich wäert am Hierscht de Staat Palästina unerkennen an dat ouni Konditiounen. déi Lénk géifen sech en ähnlecht kloert Bekenntnis vun der Lëtzebuerger Regierung wënschen, zemools well dat géif hëllefen eng Dynamik z’entwéckelen, déi och aner Länner kéint incitéieren, mat op dee Wee ze goen. Aktuell erkenne schonn 148 vun 193 Länner op der Welt Palästina als Staat un.

déi Lénk weise gläichzäiteg drop hinn, datt aktuell virun den Ae vun der Welt e Vëlkermord am Gaza-Sträife passéiert. D’Hongersnout huet sech an de leschten Deeg dramatesch zougespëtzt. Ierwescht Prioritéit muss sinn, dëss Katastroph ze stoppen. Nieft enger Unerkennung vu Palästina fuerderen déi Lénk dofir dréngend Sanktiounen géint de Staat Israel, bis sech déi israeleesch Regierung nees un internationaalt Recht hält.


Reconnaissance de la Palestine : mieux vaut tard que jamais. déi Lénk salue le changement de cap du ministre des Affaires étrangères concernant la reconnaissance de la Palestine, mais regrette l’absence d’engagement formel.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, a annoncé aux journalistes de RTL qu’il penchait actuellement pour une reconnaissance de l’État de Palestine à l’automne 2025, après y avoir résisté pendant des mois avec des arguments parfois farfelus. déi Lénk salue explicitement cette déclaration, la considérant comme une étape importante vers une paix juste au Proche Orient.

Ce changement de cap intervient après l’annonce du président français Emmanuel Macron selon laquelle la France reconnaîtrait l’État de Palestine à l’automne, sans conditions. déi Lénk souhaite un tel engagement clair de la part du gouvernement luxembourgeois, notamment parce que cela contribuerait à créer une dynamique susceptible d’encourager d’autres pays à suivre son exemple. À ce jour, 148 des 193 pays dans le monde reconnaissent déjà la Palestine comme État.

déi Lénk rappelle simultanément qu’un génocide est en cours dans la bande de Gaza sous les yeux du monde entier. La famine a fait des ravages ces derniers jours. Tout doit être mis en œuvre pour mettre fin à cette catastrophe. En plus de reconnaître la Palestine, déi Lénk appelle donc à des sanctions urgentes contre l’État d’Israël jusqu’à ce que le gouvernement israélien se conforme à nouveau au droit international.

Palästina unerkennen, an zwar direkt!

D’LSAP, déi Gréng an déi Lénk haten den 10. Juni eng gemeinsam Pressekonferenz gehalen am Virfeld vun enger Debatt an der Chamber iwwer d’Siutuation an der Gazasträif an am Westjordanland. Déi dräi Oppositiounsparteien fuerderen datt d’Lëtzebuerg CSV-DP Regierung endlech Faarf bekennt an sech géint de Genozid an déi rietsradikal israeelesch Regierung ausschwätzt. Déi dräi Parteien hunn och wärend der Debatt am Parlament zesummen eng Motioun deposéiert fir dass d’Regierung Palästina direkt unerkennt an de Grenze vun 1967.

Hei kënnt der déi gemeinsam Pressekonferenz nolauschteren.

Reconnaître la Palestine sans plus tarder!

Le 10 juin 2025, le LSAP, déi Gréng et déi Lénk ont tenu une conférence de presse commune en amont d’un débat à la Chambre sur la situation dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Les trois partis d’opposition revendiquent que le gouvernement CSV-DP dénonce enfin le génocide en cours à Gaza et dénonce le gouvernement d’extrême droite israélien. Les trois partis ont également déposé une motion commune pour que le gouvernement reconnaisse la Palestine dans les frontières de 1967.

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