Visite bei den BEO-Baueren am Ourdall

Aanescht produzéieren, kooperativ schaffen a selwer vermaarten ass méiglech ! Dëst weist eng Visitt vun déi Lénk (als éischt Partei déi sech fir des Pionéieraarbecht sur place interesséiert!) bei de BEO-Baueren am Ourdall (Bauereninitiativ fir d’Éislek an den Naturpark Ourdall). Eis Deputéiert Nathalie Oberweis an eise Spriecher Gary Diderich wéi och eis Gemengerotsmemberen aus der Stad, Ana Correia a Guy Foetz hunn sech mat weider Militant*innen konnten dovunner iwwerzeegen datt ee ganz wuel am Beräich vun der Landwirtschaft, Gesondheet a wann een e bëssi ambitiéis ass och wat Isolatiounsmaterialien ugeet ka lokal, solidaresch an ekologesch sënnvoll wirtschaften. Hanf, Mohn, Léngen, Sonnenblummen a Wëllkar ass d’Biodiversitéit op déi des Baueren an hirem Ubau setzen an deen och vill a gudden Hunnég erfirbréngt an Zësummenaarbescht matt enger ganzer Rei Imker aus der Regioun. Pionéier wuar d’BEO net nëmmen am Ubau vum Industriehanf*, beim Opbau vun enger Mikrobrauerei, beim weiderbrénge vum Naturpark Ourdall, etc. mee och elo viru ronn 10 Joer bei der Hierstellung vun héichqualitativem CBD-Extrakt aus den Hanfbléien. Vun de viregten an der aktueller Regierung sinn si awer leider ni à la hauteur vun hirem Engagement a Potential ënnerstëtzt ginn an domadder huet Lëtzebuerg bis elo trotz Virreider um Terrain net d’Opportunitéite fir eis Landwirtschaft, Gesondheet an d’Energiesanéierung saiséiert déi sech ugebueden hunn. Do stellt sech dann och kloer elo d’Fro wéi d’Regierung den Ubau a Vertrieb vun dem an Zukunft legaliséierten THC-haltege Cannabis wäert ugoe wou een eiser Meenung voll op eng lokal a staatlech kontrolléiert Approche muss setzen amplaz de Cannabis aus dem Kanada oder soss z’importéieren. (*Industriehanf ass d’Hanfpflanz matt ganz niddregem Undeel un THC (<1%), dem psychoaktive Bestanddeel vun der Pflanz deen am Marihuana ass an nach ëmmer illegal ass zu Lëtzebuerg)

Réaménagement du bd Roosevelt : les contradictions des Verts luxembourgeois.

Le projet de réaménagement du boulevard Roosevelt, présenté le 22 août par le ministre des Transports, Monsieur François Bausch, révèle une fois de plus les contradictions des Verts luxembourgeois. Au lieu de profiter de cette occasion pour réserver cet axe aux transports en commun et à la mobilité douce, le ministre a décidé d’y maintenir la circulation automobile. Comme si l’urgence climatique n’existait pas.

Cet été, le Luxembourg a connu deux canicules. Des milliers de jeunes sont descendus dans la rue pour dénoncer la passivité de leurs aînés face au réchauffement climatique. La communauté scientifique a multiplié les rapports alarmants et renouvelé son appel aux décideurs politiques de prendre des mesures énergiques pour éviter une catastrophe climatique.

Le réaménagement du boulevard Roosevelt aurait pu être une occasion pour le gouvernement de montrer qu’il prend cette situation au sérieux. En fermant cet axe, aujourd’hui totalement engorgé, aux voitures individuelles, il aurait pu annoncer un changement de priorités au profit des transports en commun et de la mobilité douce. Et réhabiliter du même coup ce magnifique lieu de promenade avec vue sur la Vallée de la Pétrusse, option évidente en rapport avec la revalorisation projetée de la place de la Constitution..

déi Lénk Stad, qui avait préconisé cette solution dans un communiqué en date du 8 avril 2019, constate qu’une fois de plus, les Verts luxembourgeois ne sont pas à la hauteur. Si nous saluons évidemment l’installation d’une piste cyclable bidirectionnelle – en fait c’est le minimum absolu qu’on pouvait attendre dudit réaménagement – nous dénonçons clairement que le boulevard Roosevelt reste accessible aux voitures. Cela aura d’abord pour conséquence que les voies de bus seront en partie inexistantes entre le parking du St-Esprit et la place de Bruxelles. Cela permettra ensuite – c’est l’un des principes de base déclarés du projet – de “renforcer la liaison entre le bd Roosevelt et le Centre-Ville”. Officiellement, il s’agirait de faciliter les livraisons vers le nouveau Centre commercial Royal Hamilius – gageons que l’accès aux parkings Knuedeler, Hamilius et St-Esprit constitue la véritable motivation de ce choix, à l’encontre de toute autre considération d’aménagement urbain.

Rappelons que l’extension des parkings Knuedeler et Hamilius avait été soutenue par Déi Gréng lorsqu’ils faisaient encore partie de la majorité échevinale à Luxembourg-Ville. Or d’un point de vue écologique, une telle décision est totalement aberrante : étendre les parkings en plein centre-ville, c’est y attirer plus de voitures.

déi Lénk Stad, contrairement à Déi Gréng, sont prêts à prendre les mesures qui s’imposent, notamment :

  • réduire systématiquement l’espace dédié à la voiture (circulation et stationnement) au centre-ville, y compris sur les grands axes;
  • réduire systématiquement à 30 km/h la vitesse maximale autorisée en ville, y compris sur les grands axes comme le boulevard Royal et l’avenue de la Liberté ;
  • privilégier les voies dédiées aux transports en commun, aménager des pistes cyclables sécurisées (y compris sur le boulevard Royal), élargir les trottoirs et planter des arbres.

Communiqué le 26 août 2019 par déi Lénk Stad

Nouveau PAG – la fin du laisser-faire ?

Zu Gast am Land

Le passage de 85.128 à 110.499 habitants entre 2006 et 2016; l’augmentation du nombre d’emplois de 123.622 en 2005 à 150.127 en 2012; 51% des ménages constitués d’une seule personne; 70% de résidents non luxembourgeois; 45% des enfants ne fréquentant pas les écoles communales, voilà quelques chiffres-phares tirés des études préparatoires du nouveau plan d’aménagement général (PAG) de la Ville de Luxembourg. Ils témoignent du déficit de logements par rapport aux emplois, du manque d’habitat familial, de l’impact de la population internationale de la Ville et de la perte de vitesse de l’école publique. Ces chiffres – et bien d’autres encore – figurant dans ces études, demandent à être analysés plus en détail. Pour établir ces études, un immense travail a été accompli par les services de la Ville et par les consultants externes afin de répondre aux conditions légales de mise en place d’un nouveau PAG.

Un déficit démocratique

En revanche, les efforts des responsables politiques de la Ville pour informer et impliquer les conseillers communaux et les citoyens n’ont pas été à la hauteur de ce travail.

Les conseillers communaux ont été informés bien trop tardivement et non impliqués dans l’élaboration du nouveau PAG: après 6 réunions de la Commission du Développement durable de la Ville entre le 3 mai et le 7 juin 2016, plus de 300 fichiers leur ont été adressés le 8 juin, soit 5 jours avant le vote sur la mise en procédure du nouveau PAG. Il leur était dès lors impossible d’étudier en détail tout ce qui leur était soumis. Or de nombreux documents non frappés du sceau de discrétion étaient terminés bien avant et ils auraient pu être communiqués beaucoup plus tôt.

Quant à l’implication des citoyens, des « réunions de dialogue »  avaient été organisées  en 2014 en guise de préparation du nouveau PAG. Pourtant lors de ces réunions très bien fréquentées, la discussion a été cantonnée à l’organisation interne des quartiers. Par contre la question essentielle de la croissance de la Ville et l’exigence qui en résulte pour les politiques de logement, de transport et d’énergie, n’y ont guère été abordées.

Les conclusions de ces réunions n’ont jamais été discutées dans les commissions consultatives de la Ville ou mises à l’ordre du jour du Conseil communal. Depuis lors et jusqu’aux réunions d’information qui ont eu lieu entre le 20 et le 30 juin 2016 , les citoyens n’ont plus été sollicités. À l’instar des conseillers communaux, ils ont finalement été submergés d’informations et invités à introduire leurs réclamations endéans les trente jours prévus par la législation.

Il est vrai qu’au « Biergercenter », chacun pouvait s’informer individuellement, mais tout cela ne ressemble pas vraiment à un modèle de dialogue démocratique.

La croissance fulgurante de la Ville, défi essentiel …

Dans l’hypothèse maximale, la Ville évoluera de 110.500 habitants en 2016 à 126.000 en 2020 et à 174.000 en 2030. Une progression maximale des emplois de 160.000 en 2016 à  225.000 en 2020 et à 263.000 en 2030 est prévue.

Ces chiffres montrent un déséquilibre flagrant entre le nombre d’emplois et celui des habitants. Il en résulte un volume croissant de navetteurs et donc un trafic entrée-sortie en constante augmentation.

Personne au Conseil communal ne conteste plus aujourd’hui que la promotion du logement en Ville doit être une priorité. En revanche, pratiquement tous les conseillers soutiennent la très forte croissance, dont le déficit en logements et l’augmentation parallèle du trafic automobile sont pourtant les corollaires. Depuis que les Verts sont au gouvernement, plus aucun parti politique, sauf déi Lénk, ne met en question cette forte croissance, considérée comme essentielle pour maintenir notre modèle social. L’argument que malgré cette forte croissance, les inégalités se creusent et que 16,4% de nos concitoyens sont actuellement soumis au risque de pauvreté, n’est pas entendu. L’autre issue, qui vise à mieux répartir les revenus et les richesses plutôt que de courir après une croissance infinie, dont de moins en moins personnes se partagent les fruits, est tabouisée par les libéraux au pouvoir.

On peut invoquer que la question de la croissance et de ses risques pour la qualité de vie dépasse le cadre du nouveau PAG. C’est vrai, mais il faut voir que depuis le début des années 1990, point de départ de l’expansion massive de la place financière, la croissance au niveau national s’est traduite plus fortement encore à Luxembourg- Ville  – et qu’elle y a été très mal gérée.

Les majorités successives au Conseil communal l’ont encouragée tant qu’elles pouvaient: taux multiplicateur plancher de l’Impôt commercial communal (ICC); création de ZAC à profusion; laisser-faire vis-à-vis de la propagation massive de surfaces de bureaux dans les zones d’habitation. Les conséquences sont connues: le recul des espaces naturels aux abords de la ville, l’accroissement de plus en plus insupportable du trafic automobile, la déstructuration de nombreux quartiers en un amalgame incohérent sans véritable centre ni espace de convivialité et la flambée des prix de l’immobilier qui, faute d’une politique de logements sociaux et à prix abordables, a fait partir les jeunes et les familles à revenus faibles et modestes.

Le développement de la Ville aux mains du marché

La “stratégie” de croissance débridée des 35 dernières années a été essentiellement dictée par le dogme du “laisser-faire-le-marché” des libéraux, qui dirigent cette Ville depuis des décennies. Mais cette façon d’agir semble aussi avoir arrangé les édiles du CSV, souvent alliés au DP au sein du Collège échevinal. Quant aux Verts, ils ne s’y sont pas opposés non plus au cours des 11 dernières années. En raison de ce laisser-faire, le développement de la ville a été marqué par les intérêts immédiats des promoteurs et des affairistes, qui raisonnent surtout dans le court terme.

L’exemple du Ban de Gasperich, où le nombre de logements dépend finalement des choix économiques du promoteur et où des infrastructures routières adaptées font toujours défaut; l’exemple du plan d’aménagement particulier (PAP) Kennedy Sud – Zone A1, voté le 21 mars dernier au Conseil communal, qui laisse au promoteur la marge d’aménager dans les futures tours entre 165 et 309 unités de logement; ou encore l’exemple du  projet « Royal Hamilius », qui remplace la gare d’autobus au Centre-Ville – un atout formidable pour les transports en commun – par un complexe commercial de luxe, sont parlants à cet égard.

Vers un changement de cap avec le nouveau PAG ?

Le nouveau PAG lancé dans la procédure d’adoption, contient de nombreux éléments positifs et des améliorations importantes, qui vont dans le sens d’une planification du développement. Il faut remarquer pourtant que ces éléments de planification ont été imposés par la loi et ne sont pas dus à l’initiative du Collège échevinal. C’est notamment le cas pour la “Strategische Umweltprüfung” (SUP), qui permet d’inscrire des servitudes et des compensations dans le PAG, ou encore pour le schéma directeur, qui doit être établi pour chaque nouveau quartier. Un tel schéma définit les objectifs de développement du nouveau quartier, sa densité, ses fonctions, son efficience énergétique et ses relations avec d’autres quartiers; il formule un concept de mobilité; il évalue combien de nouveaux logements pourront y être construits ; il réserve des  terrains pour des infrastructures scolaires ou pour le commerce de proximité, etc. , facilitant ainsi la mise en oeuvre d’un futur PAP.

Le nouveau PAG pourrait donc changer le cours des choses, à condition que la majorité actuelle rompe avec l’esprit du laisser-faire traditionnel.  Sinon, le nouveau PAG n’aura été  qu’un pur exercice administratif d’adaptation de l’ancien Plan Joly à la réglementation et au nouveau langage imposés par la loi.

Une véritable stratégie de développement est indispensable …

Le non-élargissement du périmètre d’agglomération dans le cadre du nouveau PAG doit sans doute être salué: le périmètre actuel comporte encore 27% (550 ha) de réserves foncières constructibles. Néanmoins, les prévisions d’expansion économique jusqu’en 2030 font prendre conscience de plusieurs évidences:

– La croissance extrême que le nouveau PAG est supposé gérer, entamera davantage encore les espaces naturels restants. La discussion actuelle autour du “Schëttermarial” montre qu’il faudra réexaminer les terrains ayant fait l’objet d’une SUP précédemment.

– La forte demande de logements, qui ira de pair avec la croissance prévisible de la population, augmentera encore la pression sur les prix et les loyers.

– Le saut au-delà de 150.000 habitants engendrera des équipements collectifs d’une nouvelle envergure.

– A défaut d’un changement fondamental au niveau du modal split, les flux de trafic sur les grands axes deviendront ingérables. On passerait en effet de 730.000 déplacements par jour actuellement à plus de 1 million en 2030.

Il résulte de tout cela que l’élaboration d’un modèle de développement pour la Ville, comportant des objectifs, des moyens et des méthodes à court, moyen et long terme, devient indispensable pour faire face aux besoins en logements et en infrastructures, pour préserver les zones naturelles non compensables sur le territoire de la Ville et pour réduire massivement le trafic automobile au profit des transports en commun et de la mobilité douce.  À l’intérieur de ce modèle, il  faudra prêter une attention particulière à la construction de logements sociaux et à coût abordable.

… mais elle est loin d’être acquise

Si la majorité actuelle au Conseil communal se résout enfin à mettre en avant la construction de logements, encore faudra-t-il qu’elle exerce la pression nécessaire sur les propriétaires et les promoteurs, qui détiennent 90% des terrains constructibles, afin qu’ils mettent à disposition leurs terrains et qu’ils réalisent les PAP votés.

Or les déficiences de la politique récente du Collège échevinal en matière de logement sont manifestes. Ainsi notamment:

– le PAP de la Place de l’Étoile, approuvé par le Conseil communal en juillet 2010, n’a toujours pas été mis en exécution et la Ville n’intervient pas avec les moyens que la loi met à sa disposition ;

– la Ville construit certes quelques logements sociaux par-ci,-par là et elle respecte le minimum légal des 10% de logements à coût modéré dans les PAP qui dépassent le ha, mais cela ne change rien à la pénurie manifeste de logements en ville pour des ménages à revenu faible ou moyen;

– pour mobiliser les anciennes friches industrielles à Pulfermühl et à Mühlenbach/ Rollingergrund, la majorité communale a fait reclasser celles-ci en terrain à bâtir, décuplant ainsi leur valeur. Elle permet ainsi aux anciens industriels de vendre leurs terrains à prix d’or et de financer leur décontamination. En fin de compte, ce sont les acquéreurs des logements qui y seront construits et non le pollueur qui payeront la décontamination. Sous ces conditions de prix, on ne pourra pas y réaliser du logement social ou un projet de logement coopératif.

En matière de mobilité, la récente politique de la majorité échevinale accuse aussi des déficits:

– Il est significatif que le règlement des bâtisses réformé, qui accompagne le nouveau PAG, prévoit toujours un minimum obligatoire d’emplacements de stationnement sur la propriété, cela malgré le fait qu’une telle mesure attire le trafic et renchérit la construction.

– Le tram, décrit comme la “grande machine” permettant de s’attaquer au problème du trafic constitue certainement une belle avancée. Mais il ne résoudra pas tout seul les problèmes de mobilité en Ville. Le réseau des autobus aura un rôle capital à jouer dans le changement du modal split. Or un concept pour de meilleures liaisons transversales entre les quartiers fait défaut. Quant à la mobilité douce, la promesse de mettre en place un réseau de pistes cyclables cohérent se heurte régulièrement à l’objectif prioritaire de prévoir suffisamment de place pour le trafic automobile et le stationnement des voitures des deux côtés de la rue. On est loin de prévoir systématiquement une piste cyclable lorsqu’une rue est réaménagée. Sous ces conditions, peu de cyclistes risqueront leur vie !

Les doutes au sujet d’un véritable changement de politique sont encore nourris par les prises de position de la Bourgmestre lors des 6 réunions d’information sur le nouveau PAG.

En substance,

– tout le monde devrait s’estimer heureux de bénéficier d’une forte croissance;

– les décideurs économiques et non le Conseil communal et le Collège échevinal déterminent la croissance de la ville et le nouveau PAG doit permettre de répondre favorablement à  leur demande;

– un taux multiplicateur minimal de l’ICC permet d’attirer les entreprises;

– ce sont les entreprises qui décideront combien d’emplois seront logés dans un immeuble;

– le marché, (= le promoteur/propriétaire respectif) décidera, quand quel type de logement sera construit;

– nous vivons dans un Etat de droit, interdisant toute expropriation, sauf pour des raisons d’utilité publique, c’est-à-dire pour la construction d’une route ou l’implantation d’une institution européenne (sic).

D’un tel point de vue

– le PAG n’apparaît pas comme un instrument de planification permettant de mener une politique active de développement de la Ville, mais plutôt comme un moyen de gestion passive d’une croissance, qu’il faut être prêt à accueillir à bras ouverts;

– les problèmes résultant de cette croissance, que sont le trafic automobile massif et la disparition d’espaces naturels, sont plutôt des dommages collatéraux qu’on essaiera de limiter dans la mesure du possible, mais qu’il faudra assumer face aux problèmes plus importants qui proviendraient d’une diminution de la croissance;

– la responsabilité pour le logement n’incombe pas aux décideurs politiques, mais au marché, c’est-à-dire aux promoteurs. D’ailleurs l’utilisation future des terrains appartenant à la Ville pour réaliser de grands projets de logement social ou coopératif n’est nulle part prévue dans le nouveau PAG, même pas pour ceux de l’ancien stade ou du centre de recyclage à la route d’Arlon, qui seront disponibles avant 2020;

– une mise en œuvre des moyens de la loi « Pacte logement » du 27 octobre 2008 que sont le lancement d’une procédure d’expropriation ou la taxation des terrains non bâtis, affectés à la construction depuis 3 ans, n’est pas envisagée.

Le PAG, instrument visant à promouvoir l’intérêt général et la qualité de vie

Cette conception très restrictive de la vocation du PAG s’oppose à  l‘article 2 de la loi du 28 juillet 2011 sur l’aménagement communal et le développement urbain, qui charge les communes de la “mission de garantir le respect de l’intérêt général en assurant à la population de la commune des conditions de vie optimales par une mise en valeur harmonieuse et un développement durable de toutes les parties du territoire communal”.

Or ignorer la problématique de la croissance illimitée et penser qu’on pourra continuer à gérer à court terme à travers le libre jeu du marché le développement de la Ville, peut aujourd’hui être considéré comme une attitude irresponsable de la part d’un homme ou d’une femme politique. Les citoyens qui ont assisté nombreux aux 6 réunions d’information, semblent davantage conscients des limites de la croissance. Ils redoutent en effet une perte manifeste de leur qualité de vie.

Il faut regretter aussi que le nouveau PAG ne regarde pas au-delà du pourtour communal et que le Collège échevinal n’ait pas voulu attendre la publication des plans sectoriels remis à jour. Cela d’autant plus que les mesures de compensation issues des SUP nécessiteront une coopération avec les communes voisines, si des terrains pour ces mesures font défaut sur le territoire de la Ville.

Il est indispensable que le nouveau PAG tienne compte des engagements de réduction des gaz à effet de serre pris par le gouvernement lors de la COP21 à Paris et que la Ville développe à cet effet une stratégie énergétique durable. Il ne suffit pas de se remettre ici au bon vouloir d’ENOVOS/CREOS, qui a même refusé jusqu’à présent d’informer valablement la Ville au sujet de la consommation d’énergie sur son territoire.

Au niveau social, il est inadmissible de rester en attente d’un développement souhaité et de laisser au marché le soin d’en déterminer les composantes. Une telle démarche politique ne sert que les intérêts de ceux qui ont réussi à tirer vers eux la couverture de la croissance.
La majorité au Conseil communal insiste certes que dans les zones d’habitation et les zones mixtes du nouveau PAG, un pourcentage minimum sera réservé au logement. Mais elle ne s’engage pas à y assurer une mixité sociale minimale. Elle ignore donc délibérément les prix prohibitifs du logement en Ville et la fâcheuse tendance des promoteurs de construire essentiellement pour les acheteurs solvables et elle tolère que les jeunes et les familles à revenus moyens et faibles soient éliminés du territoire de la Ville. Elle ne veut pas admettre qu’à défaut d’une politique résolue pour le logement social et coopératif, ce processsus, déjà engagé depuis plusieurs années, s’accentuera encore à l’avenir.

 Changer de politique !

Le nouveau PAG est un instrument fondamental permettant de diriger l’évolution de la Ville pendant les 25 prochaines années. Il est essentiel de faire les bons choix dans le long terme et de les assumer à travers une politique conséquente. Mettre en question la croissance illimitée et assurer la mixité sociale dans la Ville sont deux impératifs primordiaux dans ce cadre.

Il est à craindre que la majorité qui est actuellement aux leviers de la Ville, ne se décide pas à “faire le saut” et qu’elle s’obstinera à poursuivre la politique libérale du passé, qui  laisse le marché décider du développement de la Ville.

Cela conduira sans doute à des ruptures sociales graves et à une perte de qualité de vie pour tous.

Encadrés graphiques et photos

Guy Foetz, membre de la Coordination Nationale

Symboles nazis arborés dans une exposition au Knuedeler: La Bourgmestre de la Ville de Luxembourg doit assumer sa responsabilité

Sur la place du « Knuedeler » à Luxembourg-Ville figure jusqu’au 1er juillet l’exposition de photos « Ukraine d’aujourd’hui : la défense contre l’agression, la lutte pour la paix, la liberté et la démocratie », présentée par l’ambassade d’Ukraine en Belgique, la Mission d’Ukraine auprès de l’OTAN, avec le soutien du consul honoraire d’Ukraine à Luxembourg et en collaboration avec la Ville de Luxembourg.

Sur l’une des photos est représenté un milicien, montrant sur sa casquette un emblème qui se compose d’une part du Soleil noir (« Schwarze Sonne »), qui était le symbole occulte du IIIe Reich et qui fut l’un des symboles favoris par le Reichsführer SS Himmler, et d’autre part de la Wolfsangel, emblème du NSDAP, emprunté par la 2e division SS Das Reich et que le code pénal interdit en Allemagne de montrer en public en tant que symbole d’extrême droite

L’emblème figurant sur la casquette du milicien l’identifie comme un membre du régiment Azov, qui est connu pour les penchants d’extrême droite et même néo-nazis.  Un article très fouillé figurant sur le site http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9giment_Azov  souligne cela. Des rapports d’ Amnesty International notent que le régiment Azov, intégré à la garde nationale ukrainienne, enlève des personnes, les humilie, les maltraite et commet des actes de crimes de guerre en exécutant des otages et des prisonniers pro-russes. Un rapport de l’ONU rapporte des actes de violation des droits de l’homme, dont des détentions arbitraires et des actes de torture, commises notamment par le régiment Azov.

Guy Foetz, conseiller communal déi Lénk a interpellé la Bourgmestre de la Ville de Luxembourg à ce sujet et lui a demandé de faire enlever cette photo « qui rend hommage à un milicien d’un régiment composé, du moins en partie, de néo-nazis et qui arbore fièrement les symboles d’une idéologie d’extrême-droite, dont des milliers de citoyens de notre pays ont été victimes pendant la Deuxième Guerre mondiale. »

Dans sa réponse au conseil communal. la Bourgmestre a refusé d’agir dans ce sens et a renvoyé la balle à l’ambassade d’Ukraine, seule habilitée selon elle, à prendre une telle décision.

Cette attitude de la part de Madame Polfer est à nos yeux inacceptable : c’est bien la Bourgmestre qui est responsable de ce qui est exposé dans les lieux publics et elle devrait agir en conséquence.

Nous l’invitons dès lors à revoir sa position et à réparer cet outrage, qui résulte sans doute d’un manque d’attention et d’information des autorités de la Ville de Luxembourg.

La Chambre des Députés et notre Premier ministre viennent de présenter des excuses à la communauté juive du fait de la responsabilité de l’autorité publique luxembourgeoise dans des actes fautifs commis durant l’occupation allemande, de 1940 à 1944. Il est d’autant moins admissible que l’administration communale de la capitale tolère la représentation d’un milicien néo-nazi en plein Centre-ville, au nom de la « lutte pour la paix, la liberté et la démocratie » .

Luxembourg: question d’actualité au sujet de symboles nazis arborés dans une exposition au Knuedeler

Madame le Bourgmestre,

Au Knuedeler figure actuellement l’exposition de photos « Ukraine d’aujourd’hui : la défense contre agression, la lutte pour la paix, la liberté et la démocratie », présentée par l’ambassade d’Ukraine en Belgique, la Mission d’Ukraine auprès de l’OTAN, avec le soutien du consul honoraire d’Ukraine à Luxembourg et en collaboration avec la Ville de Luxembourg.

Or sur l’une des photos, on voit un milicien, arborant sur sa casquette un emblème qui se compose d’une part du Soleil noir (« Schwarze Sonne »), qui était le symbole occulte du IIIe Reich et qui fut l’un des symboles favoris par le Reichsführer SS Himmler, et d’autre part de la Wolfsangel, emblème du NSDAP, emprunté par la 2e division SS Das Reich et que le code pénal interdit en Allemagne de montrer en public en tant que symbole d’extrême droite. La photo et les symboles décrits se trouvent en annexe à la présente.

L’emblème figurant sur la casquette du milicien l’identifie comme un membre du régiment Azov, qui est connu pour les penchants d’extrême droite, et même néo-nazis, de ses commandants et de beaucoup de ses membres. Pour souligner cela, je me permets de citer quelques extraits de l’article très fouillé figurant sur le site internet http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9giment_Azov. Je ferai abstraction dans mes citations, des nombreuses références de cet article, qui soutiennent les faits cités et qui pourront être consultés sur ce site.

« Le régiment Azov, connu aussi sous le nom des « hommes en noir » est une unité paramilitaire spéciale formée de volontaires ukrainiens intégrée à la garde nationale ukrainienne. Il est placé sous le commandement du ministère de l’intérieur d’Ukraine, et intégré aux « forces de défense » par l’État-major ukrainien. Il est composé d’environ 500 volontaires, venus surtout de l’Ouest de l’Ukraine, mais aussi pour certains du centre de l’Ukraine.

Le régiment Azov a été formé le 5 mai à l’initiative du député Oleh Liachko qui le finance en partie, et qui a été soutenu dès le départ par des organisateurs des manifestations de l’Euromaïdan de Kiev : Igor Mossiyitchouk, porte-parole de l’« assemblée sociale-populaire », Igor Krivoroutchko, membre du conseil politique du parti d’extrême-droite Secteur droit et Iaroslav Gontchar, l’un des organisateurs des manifestations d’Automaïdan en marge de l’Euromaïdan.

Il est financé par l’oligarque milliardaire ukraino-chyprio-israélien Ihor Kolomoïsky, nommé gouverneur de Dnipropetrovsk en mars 2014; Ihor Kolomoïsky offre des récompenses à ceux qui remettent des armes aux autorités, notamment 1 500 dollars pour un AK-47, l’arrestation d’un rebelle pro-russe vaut 10 000 dollars et la libération d’un bâtiment occupé par les séparatistes, 200 000 dollars. Ihor Kolomoïsky offre même un million de dollars à celui qui assassinera le député pro-russe et ancien candidat à la présidentielle ukrainienne du 25 mai 2014, Oleg Tsarev .(…)

Le gouvernement canadien qui enverra des troupes pour entraîner l’armée ukrainienne, refuse de former le régiment Azov pour ses sympathies au néonazisme.

Le commandant du régiment Azov est Andreï Byletsky, dirigeant d’un groupe ukrainien néo-nazi appelé l’Assemblée sociale-nationale qui déclara que : « La mission historique de notre nation dans ce moment critique est d’amener les races blanches du monde dans une croisade finale pour leur survie (…). Une croisade contre les sous-hommes menés par les sémites ». (…)

En mars 2015, dans un article du journal USA Today, un sergent du régiment Azov dénommé Alex reconnaît qu’il est « nazi » et que pas moins de 50% de ses compagnons d’armes le sont. En revanche, Andrey Dyachenko, porte-parole de l’unité, avance que pas plus de 10 à 20% des volontaires font état de convictions nazies et que le dénommé Alex n’est pas autorisé à s’exprimer pour le groupe.

Des volontaires [étrangers] sont venus combattre du côté pro-européen. Parmi eux : Mikael Skillt, ancien militaire de l’armée suédoise et membre du parti néonazi suédois Svenskarnas parti (« parti des Suédois »), qui a rejoint le régiment Azov en tant que commandant d’une petite unité de reconnaissance et tireur d’élite. Lors d’une interview au journal suédois Svenska Dagbladet, Mikael Skillt a déclaré que « son but est une Ukraine blanche » et « je suis nationaliste et je veux être avec des Européens blancs en Europe » sachant que pour lui, les minorités juives, russes et arméniennes ne sont ni blanches, ni européennes et voudrait dans ce but interdire les relations sexuelles interraciales. (…)  Le contingent français comprend dix ressortissants de l’Hexagone, dont Gaston Besson, un ancien militaire, mercenaire lors des guerres de Yougoslavie chez les commandos d’extrême-droite croates du HOS, où il lui est arrivé d’exécuter des prisonniers de guerre, partisan d’une « troisième voie » pour une Europe « libre, sociale, nationaliste et chrétienne » qui déclare ne pas exclure de s’attaquer au gouvernement pro-européen de Kiev, si les autorités officielles trahissent la révolution de Maïdan. (…)

Le régiment est spécialement formé pour prêter main forte aux opérations autour de la ville de Marioupol située au bord de la mer d’Azov et dont un certain nombre de bâtiments de l’administration locale ont été pris par les insurgés pro-russes en avril 2014. (…)

Le 6 août 2014, Amnesty International publie un rapport dénonçant qu’Oleg Liachko, accompagné de groupes paramilitaires, dont le bataillon Azov, enlève des personnes, les humilie et les maltraite et cela en toute impunité.

Un rapport de l’ONU rapporte des actes de violations des droits de l’homme, dont des détentions arbitraires et des actes de torture, commises par les forces armées ukrainiennes et par des forces paramilitaires attachées auprès du ministère de l’Intérieur comme le régiment Azov[. (…)

Un autre rapport d’Amnesty International dénonce que les paramilitaires pro-européens, dont ceux du régiment Azov, commettent des actes de crimes de guerre en exécutant des otages et des prisonniers pro-russes en les décapitant. (…)

Madame le Bourgmestre,

Je trouve scandaleux que la Ville de Luxembourg ait donné son accord à présenter au cœur de notre cité une photo qui, au nom d’une prétendue « lutte pour la paix, la liberté et la démocratie » rend hommage à un milicien d’un régiment composé, du moins en partie, de néo-nazis et qui arbore fièrement les symboles d’une idéologie d’extrême-droite, dont des milliers de citoyens de notre pays ont été victimes pendant la Deuxième Guerre mondiale. Et cela à un moment où la Chambre des Députés et notre Premier ministre viennent de présenter des excuses à la communauté juive du fait de la responsabilité de l’autorité publique luxembourgeoise dans des actes fautifs commis durant l’occupation allemande, de 1940 à 1944.

Ma question est la suivante : qu’est-ce que le collège échevinal va entreprendre face à cet outrage ?

Veuillez agréer, Madame le Bourgmestre, l’expression de mes sentiments distingués.

Guy FOETZ

conseiller communal déi Lénk

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La Commune de Paris du 18 mars au 27 mai 1871 – La Grèce à partir du 25 janvier 2015: Discours de Jeanne Schosseler à fête de la Commune

Le 26 mars 1871, des élections municipales s’accomplissaient dans la légalité, les maires y ayant consenti. Le Conseil communal, élu par environ 229 000 votants sur environ 485 000 (soit à peu près 50 % d’abstention), était mis en place à l’Hôtel de Ville le 28 mars sous le nom de Commune de Paris et recevait les pouvoirs du Comité central.

Pendant le court laps de temps que survécut la Commune, les communards avaient élaboré un catalogue de mesures démocratiques et sociales qui restent ou redeviennent d’une brûlante actualité dans le monde où nous vivons :

Une démocratie qui permettait au peuple d’être entendu et de conserver sa pleine souveraineté

–       Reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers

–       Mesures pour l’émancipation des femmes

–       Instruction laïque, obligatoire et gratuite

–       Réquisition des logements vacants pour les sans-domiciles
et moratoire sur les loyers

–       Réquisition des entreprises abandonnées

–       Protection sociale et contrôle salarié

–        Égalité des salaires des femmes et des hommes

–       Réduction de la journée de travail

–       Gestion des ateliers par des coopératives ouvrières

–       Interdiction du travail de nuit

–       Justice accessible à tous

–       Séparation de l’Eglise et de l’Etat

–       Liberté de la presse

–       Droit du divorce

–       Reconnaissance de l’union libre

Une grave erreur des communards consiste dans le fait de ne pas avoir pris le contrôle de la banque de France.

Erreur fatale qui contribuait largement à l’échec de la Commune.

Une question se pose : quelles sont les raisons qui l’ont poussée à la commettre.

On évoque 2 membres de la Commission des Finances, Charles Beslay qui devient le délégué de la Commune auprès de la Banque de France et François Jourde, comptable, nommé délégué aux finances.

Ce ne sont certes pas les seuls « coupable », s’il en faut :

La grande majorité des membres de la Commune avaient la même perception, la même approche du problème de la Banque de France. Ils étaient, déjà en 1871, victimes de deux mythes qu’il convient de dénoncer.

1)    Le premier est que la banque – et plus généralement la finance – appartient au domaine du sacré.

2)    Le second, qui en découle, est que les mécanismes financiers sont trop compliqués pour être compris par les simples citoyens, voire par les responsables politiques, et qu’ils doivent de ce fait être réservés à des spécialistes ou même à des experts.

On peut se demander si la sacralisation de la finance n’est pas, aujourd’hui encore, l’un des moyens de cette répression des idées et des projets progressistes et l’une des causes de cette absence de solution.

Le gouverneur et les régents ne refusaient pas l’argent demandé par les communards, ils en retardaient le plus possible le versement, ou bien le fractionnaient. Une situation qui ressemble étrangement à ce que nous vivons aujourd’hui avec la Grèce.

L’Union Européenne, ne refuse pas l’argent dont la Grèce a absolument besoin pour combler la dette héritée des gouvernements précédents mais le versement est subordonné à des mesures antisociales. Cette dette pourrait en parti s’avérer odieuse ou illégitime. Le Parlement grec ayant commandé une étude auprès du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM) qui sous la présidence d’Éric Toussaint passera au peigne fin l’accumulation de la dette.

L’Union Européenne exige des concessions, qui servent les intérêts des finances et des transnationales et qu’on appelle réformes, de la part du gouvernement de coalition formé après les élections démocratiques du 25 janvier 2015 entre le parti SYRIZA, (une coalition entre des mouvements de gauche et écologiques) et le parti de droite « Grecs indépendants » (ANEL).

Les 2 partis avaient décroché 149 sièges pour SYRIZA et 13 pour ANEL disposant donc d’une légitimation de la part des électeurs de former un gouvernement et devant répondre aux attentes des électeurs qui ont un légitime espoir de voir les promesses de la campagne électorale se réaliser.

Le programme gouvernemental est à chaque fois rejeté par les instances européennes ou internationales et une plus grande austérité est mise en jeu pour recevoir l’argent nécessaire. Le gouvernement Allemand est en tête pour refuser toute concession à la Grèce, cette Allemagne qui avait jeté une couverture brune sur l’Europe au 20e siècle et qui refuse de payer les dommages de guerre qu’elle a causée en Grèce.

Tout comme la Commune fut réprimée par l’ordre régnant, la Grèce doit céder au dictat du néolibéralisme. Des réformes visant à améliorer le sort des êtres humains, qui ont connu la plus grande misère ces dernières années, ne sont pas tolérées.

Le gouvernement vise prioritairement l’apaisement de la crise humanitaire.

–       Fourniture de l’électricité nécessaire gratuite, subvention alimentaire et garantie du logement pour environ 30.000 familles.

–       Gratuité des transports publics pour les personnes sous le seuil de pauvreté.

–       Elévation graduelle du salaire minimum.

–       Réforme de la législation sur les conventions collectives.

–       Réintégration de la population à la sécurité sociale.

–       Accessibilité des soins médicaux et pharmaceutiques à l’ensemble des habitants.

–       Suspension de la réduction des retraites.

–       Réembauche des femmes de charge du ministère des finances qui avaient été licenciées au profit d’une firme de nettoyage privée.
Elles ont été réintégrées ce mercredi    (6/05/2015)

Ces mesures d’urgences pour amortir les souffrances des plus démunis sont refusées par les zélateurs européens et internationaux au service de la finance.

D’autres mesures nécessaires pour stabiliser le pays sont également réfutées :

–       une relance de l’économie réelle est envisagée au détriment de la financiarisation du capital.

–       -Le rôle de la Banque de Grèce doit être révisé avec des mesures de protection contre les produits et services douteux

–       Une Banque Nationale de Développement doit être créée

–        Le réseau des banques coopératives et régionales doit être réformé et élargi.

Les banques doivent trouver leur rôle au service de l’économie et des hommes, la situation inverse que nous connaissons actuellement pervertit tout simplement les sociétés dans laquelle nous vivions.

–       Le gouvernement grec veut remédier au système fiscal qui exonérait le capital, favorisait l’évasion fiscale et faisait payer les travailleurs.

–       Il a établi un programme de préservation de l’environnement naturel et des monuments culturels.

Toutes ces mesures rappellent John Keynes dont les théories économiques étaient en vogue pendant l’époque qu’on appelle les 30 glorieuses et qui s’étendait après la 2e guerre mondiale jusqu’à l’apogée du néolibéralisme qui sonna le glas d’une répartition plus juste des richesses.

Maintenant le fait de vouloir réinstaller un régime économique qu’on appelait à cette époque économie de marché à caractère social donne le frisson aux élites européennes et le gouvernement SYRIZA est qualifié d’extrême gauche.

Le message est clair, les peuples en Europe ne doivent pas retrouver espoir,

« There is no alternative », le slogan émis par Marguerite Thatcher en Angleterre et repris par Ronald Reagan aux Etats-Unis et répété inlassablement par les adeptes du néolibéralisme ne doit en aucun cas être mis en doute. La perspective d’une meilleure vie, une vie protégée par un droit de travail efficace et une sécurité sociale universelle pourrait avoir un effet néfaste sur les profits de la finance et des multinationales.

Une Grèce sociale pourrait avoir un effet de domino, d’autre pays pourraient suivre, tout brin d’espoir doit être étouffé à la base.

Alors soutenons la Grèce

Vite créons beaucoup de Grèces afin que cette lueur qui commence à briller au bout du tunnel s’agrandisse pour le bonheur et le bien-être des populations en Europe et dans le monde entier.

La démocratie, les standards sociaux et sanitaires élevés, le droit de travail à la hauteur, la réduction substantielle de la durée du travail, la protection de la nature et la réparation des dégâts doivent être rétablis et élargis en Europe et dans le monde entier.

Pour le nouveau tram en mains publiques !

Aux yeux de déi Lénk, le nouveau tramway est nécessaire pour résoudre les problèmes de circulation dans la ville Luxembourg, à condition qu’il s’intègre dans un réseau de transport public cohérent.

Toutefois la municipalité et lÉtat ne doivent pas abandonner ce moyen de transport important à l’économie privée !

Dans ce sens, les deux conseillers de déi Lénk ont introduit une motion au conseil communal de la Ville, qui sera discutée prochainement.

Cette motion exige :

–          que la société de mise en place du tram reçoive un statut public et non pas un statut privé de société anonyme, dont les parts pourraient facilement être vendues plus tard à des bailleurs de fonds privés,

–          que l’exploitation du tram soit transférée au Service des Autobus existant de la Ville et non pas livrée à une entreprise multinationale par la voie d’une adjudication européenne,

–          que la maintenance technique du tram soit organisée en coopération avec la compagnie des chemins de fer nationale, qui planifie justement à Howald un nouveau centre d’entretien.

Les arguments qui soutiennent ces propositions sont clairs et crédibles !

–          Le nouveau tram est un service public, qui doit être garanti par les pouvoirs publics et non pas par une société privée qui – avec des moyens minimalistes pour les usagers et son personnel – essayerait d’en tirer un profit maximal.

–          Le nouveau tram – qui comportera de nombreux pôles d’échange – doit s’insérer parfaitement dans le réseau d’autobus de la Ville. Par conséquent, la Ville doit conserver l’intégrité de son réseau de transport public actuel et non pas le fractionner en deux entités, l’une publique, l’autre privée , où l’autobus et le tram entreraient en concurrence, au lieu de fonctionner de façon complémentaire.

–          Le Service des Autobus de la Ville de Luxembourg dispose d’une grande expérience dans le transport des voyageurs, dont il faut tirer profit. Il en est de même pour l’expertise technique des CFL dans le secteur de l’entretien des véhicules sur rail. Au lieu d’acheter à l’étranger des performances techniques à prix élevé , il vaut mieux se baser sur nos propres compétences qui existent déjà et les développer !

Toutes les options au niveau du statut juridique, de la gestion journalière et de la maintenance restent ouvertes: ni le programme gouvernemental, ni le projet de loi sur la construction de la première ligne de tram Gare-Luxexpo ne se sont fixés à ce sujet.

Sur le plan européen, il reste loisible aux États membres de privatiser ou de fournir des services publics sous leur propre régie. À l’occasion de la rencontre Benelux d’avril 2014 concernant le 4e paquet ferroviaire de la Commission européenne, les ministres de transport des trois pays ont rejeté la nécessité d’un appel d’offres européen et ont déclaré que les services publics en place peuvent fournir des prestations de transport publiques tout à fait attractives.

Ce qui vaut pour le 4e paquet ferroviaire, vaut certainement aussi pour le nouveau tram !

Nous demandons aux partis gouvernementaux et particulièrement au POSL et aux Verts d’annoncer la couleur avant les élections européennes et de rejeter la privatisation du tram !

Luxembourg, le 16 mai 2014                                                                     déi Lénk Ville de Luxembourg

Zum Bankrott von 20 Geschäften in der Oberstadt

« Unternehmerische Freiheit“ nannten die Herren Pascal Einhorn und Frédéric Castera ihr Geschäftsmodell, mit dem sie die Geschäftswelt in der Hauptstadt aufmischen und das schnelle Geld machen wollten. Mit dem Resultat, dass 19 Geschäfte ihre Türen schließen und 70 Beschäftigte von heute auf morgen auf die Straße fliegen! Auf 60-80 („sieben bis acht Prozent von 900“) schätzt Guill Kaempff, Präsident des hauptstädtischen Geschäftsverbandes, die Anzahl der Geschäfte die jährlich in der Hauptstadt „schließen und nach einer Weile wieder öffnen.“

Auch der erfolgsverwöhnte Anton Schlecker hatte die „unternehmerische Freiheit“ die gesamte europäische Schlecker-Kette gegen die Wand zu fahren. Die Übernahme durch „daily“ brachte nur einen Aufschub. Wenn bis Ende September kein Übernehmer gefunden wird, werden die 28 Verkaufsstellen in Luxemburg schließen und weitere 120 Angestellte ohne Arbeit sein!

Dubiose Geschäftemacher …

Überhöhte Mieten für Geschäftslokale „in besonders günstigen Lagen“ zwangen alt-eingesessene Geschäfte beim Auslaufen der Mietverträge zum Aufgeben. Ein zusätzliches „Schlüsselgeld“ (ein „Kommission“ die der neue Mieter an den bisherigen Mieter zahlt) bis in Millionenhöhe ließ Traditionshäuser kapitulieren. „Wir haben die Marken, die uns erlauben, einen höheren Umsatz zu machen“, prahlten die Einhorn und Castera. „Deswegen können wir auch etwas mehr Miete zahlen.“ Und „an der Kundschaft für die Luxusboutiquen fehlt es nicht“. So bauten sie ein Imperium auf, mit verschachtelten Gesellschaften, von denen sie jetzt den größten Teil – bisher deren 20 an der Zahl – über Nacht bankrott erklären. Übrig bleiben ein Finanzloch von mehreren Millionen Euro, sowie rund 70 Mitarbeiter/innen die einen neuen Job finden müssen oder arbeitslos sind. Und schon stehen dieselben und neue Marken und Geschäftemacher bei der Konkursverwalterin an, um zu übernehmen …

Es geht auch anders!

Für die alt-eingesessenen Geschäfte gab es überhaupt keinen Schutz. Wenn ihr Mietvertrag ausgelaufen ist, müssen sie bei den Mieterhöhungen mithalten oder aufgeben. Das konnten viele sich nicht leisten. Deshalb muss das Mietgesetz für kommerzielle Mieten im Sinne des Schutzes der bisherigen Mieter verbessert werden! Auch der Geschäftsverband hat den Traditionsbetrieben nicht geholfen. Im Gegenteil: der Geschäftsverband setzte sich dafür ein, die Praxis der „Schlüsselgelder“ gesetzlich zu verankern, statt sie zu verbieten!

Die Konkursverwalterin deckt auf, dass jahrelang keine Sozialversicherungsbeiträge, keine Steuern und Mieten bezahlt wurden! Jeder wusste Bescheid, niemand hat reagiert! Enregistrement, Steuerverwaltung und Sozialversicherung müssen rechtzeitig reagieren, wenn es Zeichen auf Insolvenz gibt!

Eine Personalvertretung, die hätte reagieren können, gab es nicht! Die cleveren Geschäftemacher haben nämlich für jedes Geschäft eine andere Gesellschaft gegründet. Obschon das gesamte Personal – es geht die Rede von rund 200 Angestellten – ein und denselben Arbeitgeber hatte, beschäftigte kein einziges Geschäft mehr als 15 Leute, so dass nirgends eine Personaldelegation gewählt werden musste und niemand vor Ort reagieren konnte! Es wird höchste Zeit dass das Personalvertretungsgesetz geändert wird – so wie déi Lénk dies in einer Gesetzesinitiative vorgeschlagen haben – damit das Personal eines solchen Arbeitgebers gemeinsam eine Personalvertretung wählen kann und diese auch Einsicht in die Geschäftsbücher erhalten muss, um rechtzeitig auf solche Alarmzeichen regieren zu können.

Nicht zuletzt brauchen wir eine andere Städteplanung, die in allen Vierteln, auch im Stadtkern Wohnungen zu erschwinglichen Preisen schafft und wohnortnahen Einzelhandel („commerce de proximité“) fördert, statt die Mieten in derartige Höhen schnellen zu lassen und alt-eingesessene Geschäfte zu vertreiben. Dafür ist die Gemeinde zuständig;  es wird höchste Zeit, dass die Stadtplanung und die Bebauungspläne dem normalen Menschen Vorrang vor Schicki-Mickis und skrupellosen Geschäftemachern gewährt.

Das Flugbatt von déi Lénk Zentrum kann hier als PDF heruntergeladen werden.

Action déi Lénk Stad – Luxopoly : Arrêtons la spéculation immobilière!

Aujourd’hui, entre 15.00 et 15.30, déi Lénk a organisé une action symbolique devant l’Hôtel de Ville de Luxembourg.

Déguisés en Paul Helminger (DP), François Bausch (déi gréng) et Marco Schank (CSV, ministre du Logement), les militants de déi Lénk ont dénoncé l’inaction politique du Conseil échevinal et du Gouvernement face à la crise du logement. Abordés par un promoteur immobilier (déguisé en « bonhomme Monopoly ») spéculant sur des immeubles et des terrains à Luxembourg-Ville, ils faisaient mine, comme les « trois petits singes », de ne rien voir (Helminger), de ne rien entendre (Schank) et de ne rien dire (Bausch).

L’action symbolisait le fait que, malgré l’existence d’instruments fiscaux (possibilité de doubler le montant de la taxe foncière sur les logements vacants), réglementaires (possibilité de réquisitionner des terrains constructibles laissés en friche) et politiques (construction massive de logements sociaux et/ou étudiants, remboursés aux communes par l’État respectivement à 75 et à 100 %), l’équipe échevinale actuellement au pouvoir préfère faire de la Ville de Luxembourg un terrain de jeux pour spéculateurs.
Dans un discours tenu devant l’Hôtel de Ville, David Wagner, tête de liste de déi Lénk Stad, a dénoncé cette situation : « Nous assistons à un vrai jeu Monopoly grandeur nature, qui fait les délices de promoteurs immobiliers et autres spéculateurs comme Flavio Becca, comme nous le voyons actuellement pour le projet du Ban de Gasperich. Il est temps de mettre fin à ce jeu ! Le logement est un droit de l’homme, c’est un enjeu social et humain trop important pour le laisser au seul marché. »

Et de poursuivre : « Le prix de l’immobilier à Luxembourg-Ville a augmenté de 32 % en 5 ans ! Si nous laissons faire le marché, les habitants les plus vulnérables seront chassés de leurs maisons et de leurs quartiers. Ce processus de « gentrification » est actuellement en marche et remplir une centaine de « Baulücken » ne l’arrêtera pas. Pour le stopper, il faut une vraie volonté politique. Celle de rompre avec la logique du libre jeu des forces du marché qui broiera toujours les plus faibles. Au conseil communal comme à la Chambre des Députés, déi Lénk défendra les intérêts des habitants de la Ville de Luxembourg ; si nécessaire contre ceux des spéculateurs immobiliers. »

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