Verarmung durch Sozialabbau: Regierung macht Politik auf Kosten der Schwächsten.

Erschreckend ist die soeben von Caritas Europa veröffentlichte Erkenntnis*, dass in Europa 124 Millionen Menschen von Armut bedroht sind oder bereits in ihr leben und dass diese Zahl weiter schneller ansteigt als in allen anderen Regionen der Welt. Kinder sind besonders betroffen: Wenigstens eins von drei Kindern ist in 14 von 28 Mitgliedstaaten von Armut bedroht.

Caritas führt diese dramatischen Entwicklungen auf die Aushöhlung des europäischen Sozialstaats im Zuge der Finanz- und Wirtschaftskrise der letzten Jahre zurück. Die Kürzung und Abschaffung von sozialen  und öffentlichen Leistungen, die Senkung der Löhne und  die steuerliche Umverteilung von unten nach oben, träfen vor allem Lohnabhängige, Familien mit Kindern und Rentner, sowie insgesamt die schwächsten Mitglieder der Gesellschaft, die auf Sozialtransfers angewiesen sind.

Der länderspezifische Bericht über Luxemburgzeichnet in vielen Bereichen ein noch düstereres Bild der aktuellen Lage. Sämtliche Armutsindikatoren zeigen seit 2009 nach oben, mittlerweile lebt in Luxemburg eine von fünf Personen an der Armutsgrenze, ein Anteil, der sehr viel schneller ansteigt als in unseren Nachbarstaaten. In einigen Kategorien schneidet Luxemburg, so Caritas Europa, besonders schlecht ab: bei den working poor und der Kinderarmut. 10,2% der Beschäftigten leben an oder unterhalb der Armutsgrenze, obwohl sie ein Einkommen haben. Besonders betroffen sind alleinerziehende Eltern (wobei es sich meistens um Frauen handelt), bei denen 47% von Armut bedroht sind. Auch bei der Kinderarmut liegt der Anteil  erschreckend hoch: 22,6% der Kinder in Luxemburg sind von Armut bedroht, zwei Prozent mehr als der europäische Durchschnitt.

Schaut man sich vor dem Hintergrund dieser sozialen Notlage die politischen Maßnahmen und Pläne der DP-LSAP-déi gréng Regierung im Bereich Sozial-, Steuer- und Arbeitsmarktpolitik an, läuft es einem kalt den Rücken herunter:

– das Kindergeld für Familien (auch Alleinerziehende) mit mehr als einem Kind wurde gekürzt, die Erziehungs- und Mutterschaftszulagen wurden ersatzlos gestrichen (auch für Alleinerziehende).

– die finanzielle Unterstützung für Studenten und Auszubildende wurde stark zurückgefahren.

– die Mehrwertsteuer wurde erhöht. Sie belastet vor allem Haushalte mit niedrigen oder mittleren Einkommen, da diese einen verhältnismäßig großen Teil ihres Einkommens für Konsumausgaben aufwenden müssen.

– eine neue Steuer von 0,5% auf den Einkommen privater Haushalte zur Finanzierung von Sachleistungen bezüglich der Kinderbetreuung wird 2016 eingeführt. Da diese nicht progressiv ist, werden  wiederum jene Menschen mit kleinen und mittleren Einkommen überproportional belastet.

– die zwischen Regierung und Patronat ausgehandelte Aufweichung des Mindestlohn-Gesetzes, die in verschiedenen Branchen, wie z.B. im Reinigungswesen, zu schmerzhaften Lohnkürzungen führen würde. Hinzu kommen angestrebte Flexibilisierungen auf Kosten der Beschäftigten.

„Diese Maßnahmen treffen genau die Menschen, die bereits heute nur noch schlecht über die Runden kommen und in Luxemburg laut der Caritas-Studie am stärksten vom Armutsrisiko betroffen sind: Familien mit bescheidenen Einkommen, Alleinerziehende und junge Leute“, so David Wagner, Sprecher von déi Lénk. Um der wachsenden Verarmung immer größerer Teile der Bevölkerung entgegen zu treten, wäre eine ganz andere Politik dringend notwendig:

– der Mindestlohn muss erhöht werden, denn er liegt bereits heute weit unterhalb der Armutsgrenze,

– die sozialen Transfers müssen ausgebaut werden, denn sie reichen heute nicht mehr aus, um große Teile der Bevölkerung  vor Armut zu schützen,

– die öffentliche Hand muss endlich massiv Wohnungen bauen und die Mieten begrenzen, denn Preise und Mieten werden für immer mehr Menschen unbezahlbar.

Geld für diese Politik gäbe es, wenn die Vorschläge von déi Lénk Gehör fänden:  Die Einkommenssteuer könnte progressiver gestaltet  und eine Reichensteuer eingeführt werden, um hohe Einkommen und Vermögen stärker an der Finanzierung der öffentlichen Haushalte zu beteiligen. Daneben gehören Steuerentlastungen und -befreiungen auf Kapitalgewinnen abgeschafft und Unternehmensgewinne stärker besteuert. Den Wohnungsbau könnten Staat und Gemeinden mithilfe von Krediten aus dem Rentenfonds finanzieren.

Es gibt Alternativen zur jetzigen Politik, nur scheint die Regierung sie nicht zu sehen. Es ist höchste Zeit, dass ihr die Augen geöffnet werden und das Ruder endlich herumgerissen wird.

* Der Bericht von Caritas Europa ist hier verfügbar. Den länderspezifischen Bericht über Luxemburg finden Sie hier.

Lettre ouverte au gouvernement à propos de la crise grecque

A l’attention de:

Monsieur Xavier BETTEL, Premier Ministre, Ministre d’Etat

Monsieur Jean ASSELBORN, Ministre des Affaires étrangères et européennes

Monsieur Pierre GRAMEGNA, Ministre des Finances

 

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et européennes,

Monsieur le Ministre des Finances,

Nous nous adressons à vous, en votre qualité de représentants luxembourgeois engagés au premier plan lors des négociations sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro.

Devant les yeux sidérés de l’opinion publique européenne se déroule actuellement ce qu’on appelle un “bras de fer” entre ceux qui sont perçus comme les gardiens du temple de l’orthodoxie financière et les représentants de tout un peuple qui ont été élus pour mettre un terme à une austérité cruelle, découlant des charges qui lui ont été imposées, tout en affirmant vouloir négocier le remboursement de la dette en le liant à une amélioration de la situation économique et sociale.

Nous pensons que les gouvernements de chaque pays portent une responsabilité vis-à-vis de leurs populations respectives dans ce débat sur l’avenir de l’Europe – car il s’agit de cela et non seulement de la Grèce – et ne doivent pas se cacher derrière un programme technocratique qui a fait faillite et dont rien, dans les textes, ne dit qu’il doit rester gravé dans le marbre.

L’Eurogroupe, par son scandaleux “ultimatum” imposé à un peuple, le prenant en otage, s’est de toute évidence retranché pour l’instant sur la position la plus dure, celle du Ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, alors que, d’après le gouvernement grec, d’autres possibilités auraient existé, laissant la dignité et la liberté de gouverner au nouveau Gouvernement.

Si cela était vrai, cela signifierait que la démocratie devrait s’incliner devant ce qui a été une fois décidé, sous la pression, et que des changements ne seraient pas possibles dans le cadre de l’union monétaire dans le sens d’une plus grande justice redistributive.

Nous pensons, Messieurs, que le Luxembourg, qui doit beaucoup, dans l’après-guerre, à la solidarité européenne, ne devrait pas être en cette heure du côté de ceux qui, comme notamment les dirigeants allemands actuels, défendent les intérêts des banques et des riches créanciers en Europe.

Nous estimons que la population du Luxembourg est en droit de connaître la position du Gouvernement luxembourgeois face à la crise grecque et nous attendons de lui qu’il exprime clairement comment il veut contribuer à sa résolution, notamment au niveau de la coopération économique bilaterale et de l’aide concrète contre l’évasion fiscale via le Luxembourg et sa place financière par des entreprises et des personnes physiques grecques. Nous pensons également que le Gouvernement luxembourgeois doit exprimer son opinion à propos des politiques d’austérité décidées pour la Grèce, et exprimer clairement si la Grèce doit continuer à appliquer ces politiques ou si elle peut changer de cap comme le souhaite le Gouvernement grec.

L’avenir de l’Europe est aussi entre vos mains!

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, Messieurs les Ministres, nos sentiments distingués.

Serge Urbany
Justin Turpel

 

Grèce – déi Lénk interpelle le Gouvernement

Monsieur le Premier Ministre,

Chers membres du Gouvernement,

Lors de la réunion de l’Eurogroup ce mercredi 11 février et du Sommet européen le 12 et 13 février, les ministres des Finances de la zone euro ainsi que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne prendront des décisions cruciales pour l’avenir de la Grèce en particulier et de toute l’Union européenne en général.

Le 25 janvier, le peuple grec a exprimé dans les urnes sa volonté de rompre avec les politiques austéritaires que lui ont imposés la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international.

Ces politiques se sont soldées par un cuisant échec : la dette grecque n’a cessé de croître pour dépasser les 175 % du PIB, ce dernier ayant chuté de 25 %, le chômage a atteint 25 % de la population active (dont 50 % des jeunes) et la pauvreté touche 3 millions de personnes sur une population totale de 10 millions.

Au Luxembourg, un appel lancé par la société civile dépassant les clivages partisans se prononce en faveur d’un moratoire sur le remboursement de la dette grecque ainsi que l’arrêt des politiques d’austérité et de privatisations qui ne font qu’asphyxier davantage l’économie grecque.

Dans toute l’Europe, y compris au Luxembourg, une grande partie de la population a manifesté son enthousiasme face au choix des Grecs et des Grecques. Si la Grèce fait partie des pays européens qui ont le plus durement éprouvé les mesures austéritaires, il ne fait aucun doute que ces mesures, où qu’elles soient pratiquées et quelles que soit leur ampleur, sont de plus en plus rejetées par l’ensemble des peuples de l’Union européenne.

Vous n’êtes pas sans savoir que les « aides » accordées à la Grèce ont prioritairement servi le service de la dette envers ses créanciers banquiers, qui se sont ainsi enrichis avec l’argent des contribuables européens.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, l’a rappelé une nouvelle fois devant les députés grecs ce dimanche : son gouvernement ne reviendra pas sur son refus de continuer ces politiques mortifères.

De l’autre côté, la Banque centrale européenne n’a pas hésité à intervenir politiquement en menaçant la Grèce de mettre un terme prématuré aux aides accordées.

A Berlin, le gouvernement Merkel s’est montré inflexible malgré les remontrances croissantes de la communauté internationale.

A ce jour, nous ne connaissons pas encore la position du gouvernement luxembourgeois face à la question de la restructuration de la dette grecque, ni des politiques d’austérité qui lui sont imposées.

Nous estimons que le peuple du Luxembourg est en droit de connaître la position que son gouvernement entend défendre au niveau des instances européennes.

Nous appelons également le gouvernement du Luxembourg à soutenir le gouvernement grec dans sa volonté de mettre fin à l’austérité et à restructurer sa dette.

Vous faites face à l’Histoire de l’Europe, ne vous trompez pas de bord.

 

Pour déi Lénk,

Le Bureau de Coordination.

Syriza : l’antifascisme concret

Il manquait donc deux sièges à Syriza pour obtenir la majorité absolue à la Vouli, le parlement grec. Il lui fallut donc trouver un partenaire de coalition. Le choix fut rapide : il se porta sur l’Anel, qui a obtenu un seul portefeuille, celui de la Défense. Il n’est pas étonnant que ce choix en choqua plus d’un. L’Anel est en effet réactionnaire, mis à part son approche de la question de la dette, contrairement à To Potami et aux restes du Pasok et c’est sur ce point que Syriza et l’Anel se sont mis d’accord. Une collaboration avec des partis économiquement libéraux aurait donc hypothéqué dès le début la réalisation de la promesse électorale fondamentale de Syriza. Quant au KKE (parti communiste grec), il fait encore preuve d’un tel sectarisme ultrastalinien qu’il refuse tout contact avec Syriza.

Faut-il rappeler l’enjeu des élections, à savoir la question de la dette ? Il faut être clair : sans règlement de la dette, sans sortie de la logique de la Troïka, rien n’est possible. C’est la priorité absolue, dans un contexte de crise humanitaire catastrophique. Il s’agit prioritairement de sortir la Grèce de l’extrême droite économique, celle de la violence sociale exercée par les dominants sur les dominés.

Cette alliance signifie-t-elle que la Grèce ouvrirait grandes les portes à un tournant réactionnaire ? Pas du tout. Au contraire, même.

A l’heure où nous écrivons, Tasia Christodoulopoulou, une des figures de la défense des droits humains, a été nommée au poste de secrétaire d’Etat pour les immigrés. Le problème du traitement inhumain des réfugiés a toujours été un axe central des préoccupations de Syriza. Et il le reste, en témoigne cette nomination qui augure une politique humaine qu’aucun gouvernement grec (y compris socialiste) n’a jusqu’à présent osé mener. Sa première mesure déclarée sera d’ailleurs d’accorder la nationalité grecque aux enfants d’immigrés.

Concernant la « menace fasciste » : les politiques violentes que les gouvernements conservateurs et socialistes ont mises en œuvre, imposées par les instances de l’UE, ont achevé de détruire les liens sociaux faisant s’engouffrer le tiers de la population dans la pauvreté avec la perspective d’une aggravation. Un terreau idéal pour les fascistes, notamment ceux d’Aube dorée, qui est passé de groupuscule néonazi à une des principales forces politiques du pays. Une formation qui s’est notamment distinguée par l’agression physique de nos camarades de Syriza, parfois jusqu’à la mort. Le centre-droit et le centre-gauche ont permis à Aube Dorée de progresser. Syriza a mis fin à cette progression. Devant ces faits, les sociaux-libéraux et aux autres sociaux-démocrates devraient faire preuve d’un peu plus d’humilité.

Les socialistes paniquent et on peut les comprendre : une réussite de Syriza, à savoir l’amélioration des conditions de vie de la Grèce ainsi que le redressement de son économie, constitueraient un désaveu cinglant des politiques qu’ils ont menées jusqu’à présent. On comprend donc qu’ils se réfugient dans un antifascisme verbal bien tardif. Ils sont aux commandes à Paris, Rome et Berlin. Sont-ils sérieux quand ils affirment lutter contre l’austérité ? Syriza leur donnera l’occasion de passer des paroles aux actes dans les semaines à venir. Cela concerne aussi le LSAP, notamment lors de la présidence européenne. Les antifascistes sérieux combattent le fascisme en luttant contre le libéralisme économique et les injustices sociales et non pas en agitant des menaces factices, vu les rapports de force au sein du gouvernement . Syriza a besoin de notre solidarité. Le renouveau social et démocratique qu’ils mettent en place constitue le meilleur rempart contre l’extrême droite. Tsipras n’est pas Héraclès. Il ne nettoiera pas les écuries d’Augias en une seule journée. Mais ils peuvent donner un coup de main, au lieu de pointer du doigt les immondices qu’ils lui ont léguées.

David Wagner est porte-parole de déi Lénk

Chamber: De Justin Turpel iwwert den Internationale Währungsfong (FMI)

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Den FMI ass eng ganz Geschicht, wou ville Leit op der Welt d’Grujelen ausginn, wann se dovunner héieren. Wa mir géingen ee Weltgendarm sichen, deen derfir suerge soll, datt deenen Räichen näischt geschitt, datt si ëmmer méi kréie, an dat op Käschte vun der Majoritéit vun der Weltbevëlkerung, da wier den FMI deen ideale Kandidat dofir!

déi Lénk wäerten dësem Gesetzprojet net zoustëmmen – well entgéint deem, wat behaapt gëtt, et hei net drëms geet de Leit an de Kriselänner an der Eurozone ze hëllefen. Ech erkläre mech:

Déi sougenannte Troika – den FMI, zesumme mat der EU-Kommissioun an der Europäescher Zentralbank – ass een vun de Haaptinstrumenter, deen zum totale Veraarmen vun Länner uechtert d’Welt bäigedroen huet an ëmmer nach bäidréit.

Ugaang ass et mat de sou genannten Strukturhëllefen – ajustements structurels – an Afrika an Südamerika, mat desaströsen Konsequenzen fir d’Bevëlkerung vun deene Länner: drastesch Präissteigerungen fir Basisprodukter (Brout, Waasser, …), Privatiséierung vun ëffentlechen Infrasrukturen, bis hin zu Hongerrevolten …

Lo solle mir dem FMI ee remboursable Prêt vun 2,06 Milliarden accordéiere, fir, wéi et am Projet de loi heescht, “déi ökonomesch a finanziel Kris an d’souverän Schold an Europa ze bekämpfen”.

Ee vun deene Länner, wat bis elo am meeschten vun deene sougenannten Hëllefspäck profitéiert soll hunn, ass Griicheland.

Mee eng Hëllef fir d’Leit war et net: déi Hëllefspäck waren un Konditiounen gekoppelt, wéi d’Kierzung vun de Léin a Pensiounen, d’Sträiche vun soziale Transferten a massive Privatiséierungen vun ëffentleche Betriber an Allgemengutt.

Zanter datt d’Griicheland d’Programmer vun der Troika applizéiert, huet dat Land 25% vun sengem BIP verluer; de Chômage ass ëm weider 18% geklomm (fir lo bei 25% ze leien); an d’Staatsschold ass geklomm an huet 2013 176% vum BIP erreecht. An der Tëschenzäit ass all 4. griichesche Bierger aus dem System vun der allgemenger sozialer Sécherheet rausgeflunn!

A wa mir da kucken, wou déi Suen hikomm sinn, sou sinn – laut enger Etude vun ATTAC-Éisträich – vun deenen 207 Milliarden, déi bis Mëtt lescht Joer ausbezuelt gi waren, méi wéi ¼ un déi griichesch Banke gaang, d’Halschent (101 Milliarden) un auslännesch Banken an a Fongen (och zu Lëtzebuerg an vrun allem an Däitschland), an just 43,7 Mia an de griichesche Budget – déi selwecht Zäit huet de griichesche Staat awer misse 34 Mia fir Zënsen bezuelen!

Zanter datt d’Troika a Portugal hiert Onwiesen dreift, ass d’ëffentlech Schold vun 94% am Joer 2010 op 127,8% am Joer 2013 an d’Luucht gaang. Parallel dozou goufen 800.000 Aarbechtsplazen zerstéiert, a méi wéi ¾ vun de Portugisen a Portugal kommen um Enn vum Mount mat deem, wat hinne bleiwt, net méi aus!

Ëmmer méi Kanner leiden Honger, a ginn dowéinst an d’Spideeler bruecht, Spideeler, déi wéinst de Spuermoossnamen, déi se opgezwong krut hunn, net méi déi néideg Mëttelen hunn, fir de Leit adequat ze hëllefen!

Dat ass dat wat weider wäert geschéien, wa mir onsen Accord zu deeër Politik ginn, andeems mir dësem Projet de loi zoustëmme géingen.

Wat d’Verscholdung vun de Länner ugeet, sou wier et natierlech wichteg iwwert d’Alternativen zu der desaströser Politik vun FMI, EZB an EU-Kommissioun ze diskutéieren, dobäi och iwwert déi reell Ursaache vun der Krise a wéi een déi bekämpfe kann. Mee dofir geet d’Zäit haut net duer, an ech sinn iwwerzeegt, dat mir nach dorop zréck komme mussen.

Ech well zum Schluss awer nach eppes ervirsträichen, deem mir ons bewosst musse sinn: Wann den sozialen Zesummenhalt an Europa a Fro gestallt gëtt, wann d’EU Sozialofbau, Aarmut a Chômage weider dreiwt, da sichen ëmmer méi Leit falsch Léisungen am Zréckzéien op Nationalismen, Rassismus, Friemefeindlechkeet a rietsextrem Tendenzen. Europa fënnt nëmmen dann d’Ënnerstëtzung vun senge Bierger, wann jidder Bierger an sengem Alldag positiv d’Auswierkungen vun Solidaritéit an sozialer Ofsécherung verspiert. An d’Politik vum FMI an der EU steet deem de Moment am Wee!

Conférence de presse de déi Lénk sur la politique budgétaire et économique luxembourgeoise

Auf einer für heute einberufenen Pressekonferenz haben déi Lénk zur Haushalts- und Wirtschaftspolitik der Regierung Stellung bezogen.

Fabienne Lentz, Sprecherin von déi Lénk, verwies einführend auf den europäischen Kontext, der die Gestaltung der nationalen Wirtschafts- und Finanzpolitik wesentlich mitbestimme. So beschneide der europäische Fiskalpakt, der auch in Luxemburg bald im Parlament zur Abstimmung gestellt wird, die nationale Budgetsouveränität indem er den ausgeglichenen Haushalt zur Verfassungsnorm in sämtlichen EU-Staaten erhebe. Somit beschränke sich die nationale Finanzpolitik zukünftig nur noch auf den Schuldenabbau, der, laut europäischer Kommission, mit Ausgabenkürzungen erreicht werden müsse und folglich weiteren Sozialabbau nach sich ziehe. Die Folgen dieser Politik seien in vielen europäischen Staaten bereits allzu deutlich geworden und könnten auch Luxemburg in einigen Jahren blühen.

Dabei gebe es in Luxemburg überhaupt keine Notwendigkeit eine solch destruktive Politik zu betreiben. Bei einer Staatsschuldenanteil von 18,3% am BIP und einem öffentlichen Defizit von 0,8% könne keinesfalls von einer Schuldenkrise gesprochen werden. Ein Blick auf andere sozio-ökonomische Kennzahlen müsste dagegen eher für Unruhe sorgen: 6,1% Arbeitslosigkeit, 20000 Arbeitslose, Kaufkraftverlust und zunehmende Präkarisierung immer größerer Teile der Bevölkerung. Sie verdeutlichen, dass wir uns in Luxemburg in einer Sozialkrise befinden, die die Regierung mit ihrer Austeritätspolitik weiter verschärfe. Die Haushaltsvorlage für 2013 setze diesen Trend fort, so Marc Baum, parlamentarischer Mitarbeiter von Serge Urbany. Er stellt fest, dass die Unternehmen und das Kapital immer mehr aus der Verantwortung genommen würden und die Hauptlast bei der Finanzierung unseres Sozialstaats von den Lohnabhängigen getragen würde. So sei die Einführung einer neuen Betriebssteuer von jährlich maximal 500€ im Vergleich zur Reduzierung der Zulage für Familien für den Schulanfang oder der Preiserhöhung beim öffentlichen Transport lächerlich. Nicht zuletzt diese Maßnahme zeige, dass die Regierung nicht im Ansatz über eine finanzpolitischen Strategie verfüge.

In der Wirtschafts- und Industriepolitik sähe die Sache nicht anders aus, so der Abgeordnete Serge Urbany. Dies zeige sich im Verhalten der Regierung gegenüber ArcelorMittal und auch im Dossier
Cargolux, das auch nach dem Rückzug Qatars nicht geschlossen werden dürfe. In beiden Fällen seien zwei wichtige Industriestandbeine in Gefahr und tausende Arbeitsplätze bedroht, doch die Regierung bliebe untätig und habe, zumindest bei Cargolux, mit undurchschaubaren und fehlerhaften Entscheidungen die Kontrolle über das Unternehmen verloren. Dies sei in Zukunft zu verhindern, indem keinem Privataktionär die Mehrheit oder außerordentliche Rechte im Konzern mehr überlassen werden dürften.
In Bezug auf die ArcelorMittal-Werke in Rodingen und Schifflingen, zeigte sich Serge Urbany empört über die Untätigkeit der Regierung, die zudem zu verschleiern versuche (indem die Studie von Laplace unter Verschluss bliebe), dass beide Werke eigentlich rentabel betrieben werden könnten. In diesem Fall biete es sich nämlich an, öffentliche Gelder zu investieren, um beide Werke wieder in Betrieb zu nehmen und hunderte Arbeitsplätze zu erhalten. Auf ArcelorMittal solle man diesbezüglich nicht warten, denn der Konzern hätte längst deutlich gemacht, dass er nur an hohen Renditen und Aktienkursen und nicht an der Produktion von Stahlprodukten interessiert sei.

In diesem Zusammenhang sei erwähnt, dass déi Lénk seit Monaten eng mit Gewerkschaften und Schwesterparteien in der Großregion zusammen arbeitet und in den kommenden Wochen konkrete Initiativen für die Fortführung der Stahlpolitik in der Großregion ergreifen wird.

(Mitgeteilt von déi Lénk)

Pressekonferenz: Europa anescht denken

Pressekonferenz vom 6. Februar zum « Treaty on Stability, coordination and governance in the economic and monetary Union »

Auf dem ersten diesjährigen Gipfeltreffen der Europäischen Union haben sich vergangene Woche 25 der 27 europäischen Regierungs- und Staatschefs auf einen neuen zwischenstaatlichen Vertrag verständigt. Ziel dieses neuen Vertrags soll es sein, die sogenannte Eurokrise durch strengere haushaltspolitische Auflagen in den Griff zu bekommen. Auf der heute abgehaltenen Pressekonferenz haben drei Vertreter von déi Lénk zu diesem neuen Vertrag Stellung bezogen.

Interview mam Frank Jost, Serge Urbany & Fabienne Lentz:

 

Integrale Video vun der Pressekonferenz: 

 


1. Frank Jost

Frank Jost fasste in seinen Ausführungen die grundlegenden Neuerungen des Vertrags zusammen. Dabei stellte er fest, dass dieses neue Vertragswerk zu einem verschärften Eingriff in die Souveränität der nationalen Parlamente führt, da ihnen immer weniger Spielraum bei der Formulierung der Haushaltspolitik bleibt. Insbesondere die neue „Goldene Regel », die nur noch ein Haushaltsdefizit von 0,5 Prozent erlaubt, macht es den nationalen Parlamenten in wirtschaftlichen Krisenzeiten unmöglich mit Hilfe einer antizyklischen Investitionspolitik gegenzusteuern.

Ausserdem zweifelte er an, ob der neue Vertrag die aktuelle Schuldenkrise, die in erster Linie durch Bankenrettungen und Eskapaden der Finanzmärkte verursacht wurde, tatsächlich durch restriktivere Haushaltspolitik gelöst werden kann. Zur Veranschaulichung dieser Fragestellung verwies er auf Spanien und Irland, die noch vor der Krise, im Gegensatz zu Deutschland oder Frankreich, die Maastricht-Kriterien erfüllten und erst durch teure Bankenrettungen in eine budgetäre Schieflage gerieten.

Schliesslich zeigte Frank Jost sich besorgt über eine neue Regelung, die es einem EU-Mitgliedsstaat erlaubt, ein anderes Mitglied beim Europäischen Gerichtshof anzuschwärzen, wenn dieses Reformen zur Haushaltskonsolidierung nicht im richtigen Mass durchführt. Eine solche Regel könnte zu immer grösserem Misstrauen zwischen den Mitgliedsstaaten der Union führen.

2. Serge Urbany

Anschliessend ging der Abgeordnete von déi Lénk, Serge Urbany, auf die Konsequenzen ein, die dieser Vertrag für Luxemburg haben wird. Auch er sieht in dem neuen Regelwerk eine ernsthafte Beschränkung der Souveränität des Parlaments, das in Zukunft nur noch die grossen Linien des Haushalts vorgeben kann, da die strengen Auflagen aus Brüssel grössere Investitionsvorhaben nur noch in beschränktem Masse möglich machen.

Die Verabschiedung eines neuen Haushaltsgesetzes im Zuge der Ratifizierung des neuen Vertrags, stellt für Serge Urbany die grösste Gefahr dar. Da die neuen haushaltspolitischen Normen in den ratifizierenden Mitgliedsstaaten, also auch in Luxemburg, in Gesetzen verankert werden sollen, verlieren die Parlamente einen wesentlichen Teil ihrer demokratisch legitimierten Souveränität. Da das Gesetz in Luxemburg wohl mit einer 2/3-Mehrheit verabschiedet wird, kann es in Zukunft auch nur mit einer solchen Mehrheit abgeschafft werden. Somit wird der Handlungsspielraum zukünftiger Regierungen extrem eingeschränkt.

Zum Schluss kritisierte Serge Urbany die CSV-LSAP Regierung, die sich selbst immer mehr zum Handlanger der Grossindustrie und Finanzwirtschaft macht. Ihr kommt der neue Vertrag wie gerufen, da sich Teile der Regierung schon seit längerem strengere Auflagen gewünscht haben. So ist bereits eine Studie in Auftrag gegeben worden, in der Vorschläge für weitere Budgetnormen ausgearbeitet werden sollen. Die bisher vorliegenden Ideen, wie etwa das Einfrieren der Staatsquote und ein weiteres Zurückfahren der Steuereinnahmen deuten darauf hin, dass der Wille besteht den Sozialstaat immer weiter abzubauen. Die Indexmanipulation und die Rentenreform können somit als erste Vorboten dieser neoliberalen Politik gedeutet werden, die es um jeden Preis zu bekämpfen gilt.

3. Fabienne Lentz

Im letzten Teil der Pressekonferenz stellte Fabienne Lentz die Vorschläge von déi Lénk zur Lösung der jetzigen Krise vor.

Um Griechenland und auch anderen Staaten in dieser schwierigen Situation zu helfen, schlagen déi Lénk mit den anderen Mitgliedern der Europäischen Linkspartei die Schaffung eines Solidaritätsfonds vor, der es den Ländern ermöglichen soll zu günstigen Zinssätzen Geld bei der EZB zu leihen, um so den extrem hohen Zinsen auf den internationalen Finanzmärkten aus dem Weg zu gehen. Um dieses Vorhaben auf die europäische Tagesordnung zu setzen, wird die Europäische Linkspartei in den kommenden Wochen mit dem Sammeln von einer Million Unterschriften beginnen, um das EU-Parlament auf diesem Weg zu zwingen, sich mit dem Vorschlag zu befassen.

Eine solche Initiative würde vor allem dem durch Sozialabbau gebeutelten griechischen Volk zu Gute kommen und käme deshalb auch einer sozialen Massnahme gleich. In diesem Zusammenhang plädiert déi Lénk auch für die Bekämpfung des Sozialdumpings. Zu diesem Zweck sollte ein europaweiter Mindestlohn eingeführt werden, der in allen Mitgliedsstaaten 65% des Medianeinkommens entsprechen soll.

Schlussendlich plädiert déi Lénk für ein weitreichendes Umdenken in einer immer stärker durch nationale Interessen dominierte Europapolitik. So gilt es über institutionelle Reformen nachzudenken, die dem Europaparlament zu mehr Macht verhelfen und den Einfluss undemokratischer Akteure wie der Kommission und dem Europäischen Rat beschränken. Denn die aktuelle Krise ist nicht nur eine wirtschaftliche, sondern auch eine politische Vertrauenskrise einer Europäischen Union, die sich seit Jahren über die Köpfe der europäischen Bürger hinwegsetzt.

Aus diesem Grund fordert déi Lénk das Abhalten eines Referendums, um die Entscheidung über diesen neuen Stabilitätsvertrag demokratisch zu legitimieren.

« Der Krieg der Banken gegen das Volk »

Här President,

Dir Dammen an dir Hären,

Den Här Finanzminister huet gëschter hei gesot, de groussen Test fir d’Politik wir, wann d’Länner an de nächste Joren op d’Finanzmäert Sue wäerte léine goen.

En huet domat an ausseruerdentlech kloerer Form däitlech gemeet, ween – vun der Politik oder vun de Finanzmäert – an Europa regéiert.

Déi dätsch TAZ schreift viru kuerzem:

« Nicht nur Staaten, sondern auch die Parlamente sind postsouverän geworden. (…) Statt Gewalt herrscht Sachzwang, Haushaltsdisziplin und Expertentum. Parlamente und Parteien haben sich gänzlich der Logik der Märkte unterworfen und ihnen ihre hoheitlichen Kompetenzen überlassen. Das Kriterium für gutes Regieren lautet nun : Wie reagieren die Märkte ?”

Wéi Politik sech sougenannte Sachzwäng upasse kann, ass déi geplangte Budgetsreform vun der Regierung.

Op Aluedung vum Ministär vum Här Frieden huet d’OECD elo e Rapport iwwer d’Budgetsprozedur zu Lëtzebuerg verfaasst, an dem se eng Rei vu Recommandatioune mécht.

Déi Recommandatioune sinn den 22.November der Finanzkommissioun an der Budgetskontrollkommissioun virgestallt ginn.

Ech si net Member an deene Kommissiounen, well awer aus deenen Dokumenter e puer Conclusiounen ervirsträichen, déi mer wichteg schéngen fir dee Verloscht u Souveränitéit vun der Politik ze illustréieren.

– D’OECD-Experten schloen z.B. fir, déi staatlech Investitiounsfongen opzeléisen.

– Domat giffe Suen fir d’Zukunft agespuert ginn, gëtt gesot, fir d’Schold haut ze senken. Wee profitéiert dervun? Natierlech déi räich Geldbesetzer a Créanciere vun de Staaten! Zukunft gëtt geopfert.

– A well déi Schold zu Lëtzebuerg esou niddreg wir, sollten d’Suen aus den Investitiounsfonge och geholl gin fir entweder an de Pensiounsfong vun der Rentekeess ze stiechen oder, wann dee keng zousätzlech Sue brauch, domat e Rentesystem fir d’Staatsbeamten ze schaafen, deen um Kapitalisatiounsprinzip berout. A béide Fäll profitéiere jo dann d’Finanzmäert.

– Wann da nach Iwwerschëss am Budget sin, da sollen d’Steiere gesenkt gin.

Här President,

d’Salariatskummer seet an hirem Avis zum Budget dass Stabilitéitsprogrammer a Scholdebremsen eigentlech zum Ziil hun fir d’ëffentlech Depensen an d’Steierbeiträg ze senken an ze verhënneren dass de Staat Iwwerschëss behält mat deene e Politik maache kann.

Esou eng Politik gëtt gedeelt vum Finanzminister Frieden, deen gëschter nach hei formell bei senger Duerstellung zur Dexia-Affär d’Thes opgestallt huet, et misst een ëmmer fir d’éischt eng Léisung mam Privatkapital fannen.

Dat ass eng reng ideologesch Haltung, Här President, wéi een se vun him als Moartradikalen an als onflexiblen Virspriecher vun der Finanzmäert gewinnt ass.

Ech well nach zwee weider kuerz Beispiller aus eiser budgetärer Zukunft zitéieren, wéi se der OECD an dem Finanzministère virschwieft:

-Et get virgeschloen eng Regel anzeféieren déi verhënnert dass de Budgetsequilber duerch nei Steieren erëm kann hirgestallt ginn.

Zesumme mat enger Bannung vun den Dépensen un d’Entwécklung vum PIB giff esou d’Part vum Staatsbudget um geschafene Räichtum no uewen agefruer gin.

-D’Chamber giff och nëmmen e Budget no grousse Richtlinnen virgeluecht kréien, deen se während e puer Joer net méi verännere kéint, an déi eenzel Ministère giffen eng Deckelung vun den Depensen imposéiert kréien.

Wat dat bedeit fir déi historesch erkämpfte Souveränitéit vun der Chamber iwwer hire Budget, muss sech nach erweisen. Ech fäerten éischter dass sech hei en historesche Réckschlag ukënnegt.

Déi Budgetsreform, déi de Minister elo mat der Chamber diskutéiere well, gräift och schon den europäischen Diskussiounen iwwer eng konstitutionell Budgetsnorm, déi sougenannt gëlle Regel, fir – déi iwwregens an Amerika vum Reagan an den 80er Joren agefouert gouf.

An de nächste Méint a Woche gin zu Bréissel offensichtlech d’Weiche fir eng autoritär europäesch Regierungsform geluecht, déi net demokratesch legitiméiert ass an esouguer géint bestehend Verträg verstéisst (z.B. bei der 2/3 Majoritéit fir eng Sanktioun vun der Kommissioun zeréckzeweisen).

D’Lëtzebuerger Regirung spillt do eng federführend Roll.

Den Här Frieden huet och gëschter hei och onmëssverständlech d’Argumentatioun vun de Ratingsagencen iwwerholl, déi just zum falschen Zäitpunkt – sot en – den Triple A fir d’Euro-Länner an hire Rettungsschierm erofgesat hätten.

Mee och den Här Juncker ass en Exponent vun deeër Politik, z.B. wann en als Eurogruppechef vu Bréissel aus der Lëtzebuerger Regierung par personnes interposes Oplage mécht, wéi se sollen d’Rente verschlechteren, den Index manipuléieren an den ëffentlechen Déngscht verschlechteren, dat alles fir de Lounniveau hei am Land ze senken, angeblech well en der Produktivitéit an der Kompetitivitéit vun eiser Economie am Wee steet.

Do notzen all Etuden vun der Chambre des Salariés näischt, déi de Contraire beweisen, do spillt just den Diktat vun de Finanzmäert – a gëtt duerfir och prinzipiell esou akzeptéiert.

Här President,

d’Opbausche vum Staatsdefizit geschitt an Europa ganz kloer mam Zil, strukturell Reformen duerchzesetzen. Duerfir och all déi Epressungsmanöver vun de Ratingsagencen. “Der Krieg der Banken gegen das Volk” ass en Artikel vun haut an der groussbiergerlécher dätscher FAZ iwertitelt.

Do spillt eng Dramaturgie, déi besonnesch am Fall vu Lëtzebuerg komplett iwerzun ass.

D’Halschecht vum Staatsdefizit kënnt aus der Ënnerstëtzung vum Bankesecteur 2008 an 2011.

A wann ee weess, dass 2,7 Milliarden während 20 Joer engagéiert bleiwe mussen fir d’bad bankvun der Dexia mat Staatsgelder ze garantéiren, do wou déi toxesch Fongen dra lageren, da gesäit een wéi verréckt déi Politik ass.

D’Regirung – och d’LSAP an hir – hellt awer dru fest, fir 2014 d’Scholden op Null ze setzen an dono esouguer e Boni – “e Produit”, wéi dat am Maastricht-Jargon heescht -, aus dem Budget erauszeschloen. Dat ass zwar géint all wirtschaftlech Logik, an entzitt dem Land Substanz.

Keen anere wéi den Här Sold seet haut am Leitartikel am Tageblatt:“Und wie ärgerlich, das eine LSAP hilft, nicht wir sagten es, sondern Stiglitz (gëschter am Tageblatt), Luxemburg tiefer in die Rezession zu stürzen. Das war nie ihr Auftrag”.

D’Regierung well mat allerhand Organisatioune schwätzen. Wouriwwer? Iwwer Transferten vun universal Sozialrechter an iwer selektiv Sozialpolitik déi Plooschtere verdeele soll.

No de Verschlechterunge beim “bëllegen Akt”, déi wäerte substantiell grad fir déi ausfalen, déi sech eng ekologesch Erneierung vun hirem Haus net leeschte kënnen, gëtt offensichtlech d’Aaxt ugesat bei de Steierabattementen. Do wäert et also zu substantielle Verännerunge kommen, wat d’Steierlaascht emfindlech fir d’Stéit wäert an d’Lut setze kéint.

Dann zu de Familljenzoulagen.

Hei gouf jo scho kräfteg an der Vergaangenheet gespuert duerch Desindexéierung.

Ech muss soen, ech akzeptéiere net wann eng Spuermoossnam als eng Moossnam vu sozialer Gerechtegkeet hirgestallt gëtt.

Well ee Besserverdinger schued engem Klengverdinger net wann e Kannergeld kritt. Kritt en et awer ewech geholl, fällt och déi noutwenneg Solidaritéit am Salariat, da wann d’Kannergeld emol gekierzt get.

Et as e bësse wéi beim Index. Beim Index giff grat d’Patronat am Bankesecteur vun engem gedeckelten, fälschlecherweis sozial genannten Index profitéieren. An duerch eng Politik vu niddrege Steieren op Gewënner, Kapital an héije Léin profitéiere virun allem déi Besserverdingend, esouguer wann hirt Kannergeld giff matbesteiert ginn.

Gerecht ass eng Steierpolitik déi de Räichtum wierklech besteiert an net zu enger ëmgekéierter Ëmverdeelung vun indirekten zu direkte Steieren – an elo soll d’TVA erem erhéicht gin – a vu Steieren op Betriber an um Kapital zu Steieren op de Stéit.

Wéi déi Lénk awer dacks hei nogewisen huet, ass et an der Steierpolitik zu enger Verdeelung no uewe komm, och wann et nach ëmmer eng staark ofgeflachte Progressivitéit bei der Akommessteier gëtt:

Wann 10% vun den Akommesbezéier 50% vun der Steier bezuelen, da weist dat op déi grouss Akommessënnerscheeder hin.

Et misst emol nogewise gin, wivill méi Steiere mer hätten bei enger méi staarker Progressivitéit, déi awer vun der Regierung ausgeschloss gëtt.

D’Regierung schléisst jo och aus, de Plafong vun 5mol de Mindestloun bei de Kotisatiounen fir d’Krankekeess ze erhéigen an bei der Fleegeversécherung, wou et dee Plafong net gëtt, léisst se zou dass verschidde Patronen – ween eigentlech? – keng Donnéeën iwwer Léin vu méi wéi 5mol de Mindestloun liwweren.

Wéi wéineg de Räichtum besteiert gëtt gesäit een bei der Taxe d’abonnement, deeër Tax déi um Emsaatz vun der Fongenindustrie erhuewe get. Dat ass déi Industrie déi duerch dee gewaltegen Ëmsetz vun 2.000 Milliarden Euro vu Lëtzebuerg aus – Lëtzebuerg ass eng Plaatz déi do an der Welt zielt – eigentlech am Mëttelpunkt vun dem steet wat een als Finanziariséirung vun der Wirtschaft bezeechent a wat kloer um Ursprung vun der aktueller Finanzkris steet.

Wann op 14.000 Euroen Avoiren an engem Fong awer nëmmen 1 Euro Steiere bezuelt gin, da mécht dat an der Somme sécherlech vill aus. Mee et entsprécht awer och engem dérisoiren Besteierungstaux, deen reng theoretesch bei 0,05 oder 0,01% je no Produit läit, an der Praxis awer vill méi déif ass.

Firwat gëtt keng Erhéijung vun denen Tauxen an d’Aa gefaasst? Et ass awer kee Problem fir z.B. d’Autostax ze erhéijen.

Och bei der Rentereform geet et natierlech ëm Leeschtungskierzungen oder méi laang schaffe goen, respektiv e lukrative Marché fir privat Zousazrenten. Méi al ginn d’Leit och bei privaten Assurancen, mam Ënnerscheed allerdings dass do keng Solidaritéit herrscht, mä nëmmen de Portmonni, niewent anere Nodeeler, déi en demokratesch matverwaltene Pensiounssystem net kennt.

A bei der Reform am ëffentlechen Déngscht grad esou wéi bei den Diskussiounen ëm den Index, an och bei villen aarbechtsrechtleche Froen, geet et just nëmmen ëm d’Senkung vun der Lounmass a vun de rechtleche Systemer déi se, onofhängeg vun der Präisbildung op de Mäert, fixéieren.

All déi Froen wäerten am nächste Joer am Mëttelpunkt vun de sozialen Ausenanersetzunge stoen, an ech menge net dass déi vu grousser Kompromëssbereetschaft op béide Säite wäerte gekennzeechent sinn.

Et kënnt ee nach laang weiderfueren, ech well awer elo nach kuerz eppes zur wirtschaftlécher Zukunft soen.

Dozou – a net zu de sozialen Ëmverdeelunge – misst e breed ugeluechten Dialog stattfannen.

De Minister presentéiert eis dat awer als eng Saach ouni Alternativ. TINA, there is no Alternativ, dat war schonn de Motto vun der Mme Thatcher.

Mär als déi Lénk akzeptéieren awer net, Här President, dass engersäits Budgetsfongen gestrach solle gin, dass och de Fong vun der Rentereserv, an der Héicht vun engem Staatsbudget, op den international Finanzmäert plazéiert gëtt, mol mat héijen, mol mat niddregen Erträg, dass awer op der anerer Säit Kapital op den ganze Globus ugezu get fir hei héich Renditen ze erzilen an dacks ofzebauen, wéi mer dat bei ArcelorMittal gesinn hunn, dat fanne mär net méi normal.

Et ass och net normal dass déi eelste lëtzebuerger Schalterbank, vun deeër vill Gemengen ofhänken, an enger Nacht un d Nebelaktioun, an engem Staatsdeal – wéi ass et mam Prinuzip Les traits secrets son abolis – un e Staatsfong vun engem anere Land verkaaft gëtt, ouni dass emol nëmmen de Geschäftsmodell vum Här Frieden ugekënnegt gi wier.

Hinn an hir gerappt vun deene verschiddenste privaten Intressen, sech selwer ëmmer méi budgetär Mëttelen huelend, huet de lëtzebuerger Staat geschwë keng Moyenen méi fir am intérêt public eng Wirtschaftspolitik ze maachen, och am Kader vun der Groussregioun deen entscheedend wichteg ass.

Et gëtt wuel Limite fir eng eegestänneg Wirtschaftspolitik an engem klengen, oppene Land. Mä mer sin der Meenung, dass vill Chance verpasst goufen, fir déi bestehend Mëttelen – an zu Lëtzebuerg sinn an all deene Joren vill Suen zesummekomm – ëffentlech an demokratesch anzesetzen.

Déi Budgetspolitik hei bidd dem Land keng Zukunft a suergt dogéint fir sozial Zerrassenheet. Ech stëmme natirlech dergéint.

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