Et misst an all Land e Referendum gemaach ginn iwwer d’Austeritéitspolitik!

« De griichesche Referendum wäert, egal wéi et weider geet, an d’Geschicht vun der Europäescher Union agoen. Et war nämlech e majoritärt Opbegiere vun engem Vollek – an zwar duerch all Schichte vun der Bevëlkerung, besonnesch staark vertruede bei de Jonken – géint déi neoliberal Politik, déi an Europa gemaach gëtt! » – De Serge Urbany an der Chamber no der Deklaratioun vum Premierminister zur aktueller Situatioun a Griicheland.

Référendum grec: une chance unique pour l’Europe!

Depuis mercredi, le Luxembourg est en charge de la Présidence du Conseil Européen, en ce moment où l’Union Européenne est fortement remise en question. L’UE est incapable de trouver des solutions à la catastrophe des migrants ainsi qu’à la crise de la dette grecque.

Des intérêts économiques sont train de diviser les Européens, tout en ayant des conséquences dramatiques en termes de cohésion sociale et politique. Même au sein de l’union monétaire européenne, des pays sont mis en concurrence. Des mesures  sont prises au nom de la compétitivité, comme par exemple le dumping salarial en Allemagne ou encore le dumping fiscal au Luxembourg, alors qu’en fin de compte, celles-ci nuisent à tout le monde. Comme avec tous les conflits, seuls  quelques-uns qui en profitent au détriment des plus faibles. Afin de préserver les intérêts des banques et investisseurs, le peuple grec est poussé dans une crise humanitaire depuis cinq ans. Sur base de recommandations de cabinets de conseil et de banques, comme Goldmann Sachs, confortées par des agences de notation et en collaboration avec des technocrates de la Troïka, qui sont déjà en train de former un gouvernement de remplacement, les riches et les multinationales sont de plus en plus défiscalisés, alors qu’en même temps l’Etat social est démonté sur le dos du peuple. La recherche de coupables afin de cacher sa propre misère mène de plus en plus vers le nationalisme.

Il est intolérable de monter les salarié-e-s, retraité-e-s, les jeunes et les sans-emploi des différents pays les uns contre les autres. On ne peut pas non plus tolérer qu’il n’existe que le chemin de l’austérité pour l’Europe. C’est pourquoi il est important de soutenir SYRIZA, en tant que premier gouvernement européen à s’opposer aux mesures d’austérité, dans son effort de rompre avec la logique échouée de la Troïka des dernières années, et d’esquisser un nouveau chemin pour l’Europe.

Ce sont les forces de gauche qui s’engagent pour renforcer la solidarité, la démocratie et la dignité pour tous. l’Europe ne peut que fonctionner de façon solidaire.

Le référendum de ce dimanche, organisé par le gouvernement grec, est une chance unique pour l’Europe. C’est la première fois qu’un peuple aura l’occasion de s’exprimer au sujet d’une politique économique, sociale et financière, au lieu de se la voir imposée. C’est un signe fort que l’ambiance en Grèce ne s’est tournée ni contre l’Europe ni contre l’euro, mais que le peuple tient à l’idée d’une autre Europe.

 

Une dette illégitime

Pendant des mois le gouvernement grec a négocié avec « les institutions » (Commission européenne, Banque centrale européenne, FMI) pour débloquer les quelques milliards d’euros restant du dernier « plan de sauvetage ». Cet argent n’a jamais été débloqué. Mais s‘il l’avait été, ces milliards  auraient servi dans leurs quasi-totalité à payer les intérêts sur les prêts précédents et sur les titres de la dette grecque, qui sont actuellement tenus a 80% par ces trois institutions, ce qui leur fait les premiers créanciers de l’Etat grec.

Depuis 2010 90% de l’argent prêté aux gouvernements grecs a servi à payer les intérêts de la dette : parfois l’argent  a été viré directement aux institutions financières, sans même toucher le sol grec. Mais les créanciers ont toujours refusé d’aborder le problème de la dette  en tant que telle. Une dette qui au lieu de diminuer, ne cesse d’augmenter avec chaque nouveau prêt.

Mais on commence à aller au fond de la question. La question d’une restructuration de la dette est maintenant mise en avant par le gouvernement grec. Et en avril 2015 le Parlement grec a nommé une « Commission  pour la vérité sur la dette grecque. » Cette commission a rendu les 17 et 18 juin un rapport sur ses travaux, que nous allons essayer de résumer ici.

La commission a fait une analyse de la dette publique grecque depuis les années 80, ce qui la conduit  à écarter l’idée que la dette grecque venait de dépenses publiques excessives. Son rapport conclut que la dette est due aux taux d’intérêts élevés imposés par des créanciers (surtout des banques françaises et allemandes), aux dépenses militaires excessives et injustifiés, à la perte de revenus fiscaux suite aux fuites illicites des capitaux, à l’argent dépensé par l’Etat pour recapitaliser des banques privées et au déséquilibres créées par la façon dont la monnaie unique a été mise en œuvre.

Le rapport souligne l’impact des conditions imposées par les créanciers. Les mesures d’austérité et les réformes structurelles n’ont pas seulement eu un effet catastrophique sur le niveau de vie et la santé du peuple grec, créant une véritable crise humanitaire: elles ont aussi eu des effets récessionistes conduisant à une baisse du PIB et poussant les gouvernements grecs à emprunter davantage pour faire face aux dettes précédentes. Une véritable spirale infernale qui conduit la commission à conclure que la dette est tout simplement insoutenable et impayable – une conclusion partagée par de nombreux économistes et même par le FMI dans ses moments les plus lucides.

Mais les auteurs du rapport ne s’arrêtent pas là. Ils commencent à examiner dans quelle mesure la dette est aussi illégitime, illégale et odieuse. Beaucoup de gens accepte comme de bon sens les affirmations des créanciers que la dette doit être payée, que si on emprunte de l’argent il faut bien le rembourser. Mais pour les Etats comme pour les individus des dettes encourues suite à des menaces, de l’intimidation et en violant la loi peuvent être contestés. En ce qui concerne les Etats spécifiquement, leur premier devoir est de s’occuper du bien-être de leurs citoyens en respectant les droits fondamentaux.

Ainsi le rapport conclut-il que les prêts venant du FMI, de la BCE, du Fonds européen de stabilité financier (FESF) et d’Etats européens sont illégaux, illégitimes et odieux parce qu’ils violent de diverses façons les statuts de leurs propres organisations, la constitution grec et des traités internationaux. Ils enfreignent aussi les droits de l’homme et les droits sociaux, empêchant en particulier l’Etat grec à décharger ses obligations dans ces domaines. Des considérations semblables s’appliquent aux créanciers privés.

Le rapport conclut par un examen des fondements légaux pour la répudiation et la suspension de la dette souveraine grecque. Il existe en fait une série de justifications légales : la mauvaise foi des créanciers qui ont poussé la Grèce à violer ses lois nationales et ses obligations concernant les droits de l’homme; la primauté des droits de l’homme sur les accords conclus par des gouvernements précédents ; l’utilisation de la coercition ; et le droit de l’Etat grec à prendre des mesures contre des actes illégaux de ses créanciers.

En ce qui concerne la dette insoutenable, la commission cite ce qu’on peut considérer comme le droit le plus fondamental de chaque Etat : d’agir pour sauvegarder les intérêts essentiels de l’Etat et de ses citoyens dans des situations exceptionnelles où ces intérêts sont menacés d’un danger grave et imminent. Dans ce cas l’Etat est dispensé d’obligations qui augmentent le danger. Par exemple le remboursement des dettes.

Quelque soit le résultat du référendum de ce dimanche, le besoin de se défaire du fardeau de la dette restera une question vitale pour la Grèce. Les travaux de cette commission peuvent contribuer à la résoudre.

Murray Smith

Le rapport intégral est disponible sur le site du CADTM en cliquant ici .

Macht ein Referendum in Griechenland Sinn?

Carole Thoma (Pro & Contra im Lëtzebuerger Journal) – déi Lénk unterstützen den Entschluss der griechischen Regierung, sich nicht auf die erpresserischen Methoden der Gläubiger einzulassen, welche sich strikt weigerten, über alternative Vorschläge zu diskutieren. Andernfalls hätte sie die demokratische Entscheidung des Volkes übergangen, das sich während der letzten Wahlen klar gegen die Austeritätspolitik der Troika ausgesprochen hatte. Allein die griechische Bevölkerung darf und soll über ihre eigene Zukunft souverän entscheiden – nicht Technokraten, die über keinerlei demokratische Legitimation verfügen. Wer direkte Demokratie in einer solch kruzialen Frage, die nicht nur die griechische, sondern die gesamte europäische Bevölkerung betrifft, nicht akzeptiert, gefährdet die Grundprinzipien des europäischen Projektes.

Lettre ouverte au gouvernement à propos de la crise grecque

A l’attention de:

Monsieur Xavier BETTEL, Premier Ministre, Ministre d’Etat

Monsieur Jean ASSELBORN, Ministre des Affaires étrangères et européennes

Monsieur Pierre GRAMEGNA, Ministre des Finances

 

Monsieur le Premier Ministre,

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et européennes,

Monsieur le Ministre des Finances,

Nous nous adressons à vous, en votre qualité de représentants luxembourgeois engagés au premier plan lors des négociations sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro.

Devant les yeux sidérés de l’opinion publique européenne se déroule actuellement ce qu’on appelle un “bras de fer” entre ceux qui sont perçus comme les gardiens du temple de l’orthodoxie financière et les représentants de tout un peuple qui ont été élus pour mettre un terme à une austérité cruelle, découlant des charges qui lui ont été imposées, tout en affirmant vouloir négocier le remboursement de la dette en le liant à une amélioration de la situation économique et sociale.

Nous pensons que les gouvernements de chaque pays portent une responsabilité vis-à-vis de leurs populations respectives dans ce débat sur l’avenir de l’Europe – car il s’agit de cela et non seulement de la Grèce – et ne doivent pas se cacher derrière un programme technocratique qui a fait faillite et dont rien, dans les textes, ne dit qu’il doit rester gravé dans le marbre.

L’Eurogroupe, par son scandaleux “ultimatum” imposé à un peuple, le prenant en otage, s’est de toute évidence retranché pour l’instant sur la position la plus dure, celle du Ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, alors que, d’après le gouvernement grec, d’autres possibilités auraient existé, laissant la dignité et la liberté de gouverner au nouveau Gouvernement.

Si cela était vrai, cela signifierait que la démocratie devrait s’incliner devant ce qui a été une fois décidé, sous la pression, et que des changements ne seraient pas possibles dans le cadre de l’union monétaire dans le sens d’une plus grande justice redistributive.

Nous pensons, Messieurs, que le Luxembourg, qui doit beaucoup, dans l’après-guerre, à la solidarité européenne, ne devrait pas être en cette heure du côté de ceux qui, comme notamment les dirigeants allemands actuels, défendent les intérêts des banques et des riches créanciers en Europe.

Nous estimons que la population du Luxembourg est en droit de connaître la position du Gouvernement luxembourgeois face à la crise grecque et nous attendons de lui qu’il exprime clairement comment il veut contribuer à sa résolution, notamment au niveau de la coopération économique bilaterale et de l’aide concrète contre l’évasion fiscale via le Luxembourg et sa place financière par des entreprises et des personnes physiques grecques. Nous pensons également que le Gouvernement luxembourgeois doit exprimer son opinion à propos des politiques d’austérité décidées pour la Grèce, et exprimer clairement si la Grèce doit continuer à appliquer ces politiques ou si elle peut changer de cap comme le souhaite le Gouvernement grec.

L’avenir de l’Europe est aussi entre vos mains!

Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, Messieurs les Ministres, nos sentiments distingués.

Serge Urbany
Justin Turpel

 

Europa nei opbauen

Europa in der Krise – Europa neu gründen

Europa durchlebt heutzutage seine tiefste Krise seit den 1930er Jahren. Gab es 2008 noch einige kritische Stimmen, so wurde die Frage nach den Ursachen der Krise bald weitgehend verdrängt. Denn diese Frage trifft mitten ins Herz des Systems und der Interessen, die es beherrschen. Nach den sozialen Kompromissen der drei Nachkriegsjahrzehnte ist das Kapital, und ganz besonders das Finanzkapital, zum Angriff übergegangen, um seine Macht, seine Gewinne und Vermögen nicht nur zu erhalten, sondern weiter zu vermehren. Die Folgen waren ein geschwächter Sozialstaat, immer größere Ungleichheiten und die Anhäufung enormer Geldmengen, die nicht mehr produktiv investiert wurden. Die Krise wurde durch äußerst spitzfindige Formen der Geldanlage immer stärker angefacht. Es ist daher kein Wunder, dass sie zuerst diejenigen Banken und Finanzinstitute erfasste, deren Erträge kaum noch aus der produktiven Wirtschaft kamen. Im Jahre 2006 betrugen die Aktiva des Finanzsektors 350% des weltweiten BIP – im Jahr 1990 waren es noch 100% gewesen. Die Weltwirtschaft trieb auf einem Ozean der Verschuldung. Im September 2008 wäre das Finanzsystem beinahe durch die Pleite von Lehmann Brothers zusammengestürzt. Angesichts des drohenden Zusammenbruchs setzten die Regierungen auf massive öffentliche Geldspritzen. So machten sie aus den privaten Schulden öffentliche Schulden. In der Eurozone belief sich die öffentliche Schuld 2007 auf 66% und Ende 2013 auf 92,7%. In Luxemburg stieg sie in diesem Zeitraum von 6,4% auf 27,7%.

Nach einigen zaghaften Programmen zur Ankurbelung der Wirtschaft, der kostspieligen Bankenrettung, dem Anfang der Rezession und dem Anwachsen der öffentlichen Defizite und Staatsschulden hatten die Regierungen nur eine einzige Antwort: eine Sparpolitik zu erzwingen, die angeblich die Haushalte wieder ins Gleichgewicht bringen sollte. Aber die Senkung der Sozialausgaben und das Einfrieren und gar Kürzen der Löhne und Renten verschlimmerten sowohl die wirtschaftliche Rezession als auch den Sozialabbau und die Arbeitslosigkeit. Mit den verminderten Steuereinnahmen ging die Schuld nicht zurück, sondern wuchs noch weiter an, wie es die oben zitierten Zahlen belegen. Übrigens musste die Europäische Kommission in ihrem öffentlichen Bericht von Januar 2013 zugeben: „Nach fünf Jahren Wirtschaftskrise und einem erneuten Konjunktureinbruch im Jahr 2012 erreicht die Arbeitslosigkeit Werte, die es seit rund 20 Jahren nicht mehr gegeben hat, die Einkommen der Haushalte sind geschrumpft und Armuts- und Ausgrenzungsrisiko steigen, besonders in den Mitgliedstaaten im Süden und Osten Europas.”

Die Sparpolitik dient als Rechtfertigung sogenannter struktureller Reformen, die in Wirklichkeit Konterreformen sind: Verschlechterung des Arbeitsrechts, Flexibilisierung, unsichere Einkommen, Rentenkürzungen und Verlängerung der Lebensarbeitszeit, Privatisierungen und Eindringen von Privatkapital in die öffentlichen Bereiche der Gesundheit, Bildung und Erziehung. Das Ziel ist es, die Arbeitskosten zu senken und den Sozialstaat zu zerschlagen. Wobei der Sozialstaat und die Errungenschaften der Arbeiterbewegung bereits vor der Krise in der Schusslinie standen und jetzt das Ziel von verstärkten Angriffen sind.

Hinter dem einschläfernden Gerede von „immer mehr Einheit” sind die Machthaber Europas in Wahrheit dabei, Zwietracht und Unfrieden zu säen. Die Länder des früheren Sowjetblocks sind als Untergebene in die Europäische Union integriert worden. Ihre Finanzsektoren werden nun von westlichen Banken kontrolliert und ihre Wirtschaften wurden in die Produktionsketten der westlichen Multis eingegliedert, denen diese Länder billige Arbeitskräfte liefern. Die Länder der „Randgebiete”, besonders im Süden des Kontinents, wurden von den finanziellen Unruhen von 2008 erfasst und konnten ihre Schulden nicht mehr zurückzahlen. Weil die Europäische Zentralbank keine Staatsdefizite durch Anleihen finanzieren darf (Vertrag von Maastricht) und weil die EU ihren Mitgliedstaaten in Not nicht helfen darf (Vertrag von Lissabon), wurden sie den drakonischen Maßnahmen unterworfen, die die „Rettungspläne” der Troika (EUEZB- WWF) ihnen aufzwingen. Die aufgebrachten Gelder wurden als Hilfen für die in Schwierigkeiten steckenden Länder ausgegeben; sie dienten jedoch vor allem der Rettung der deutschen, französischen und britischen Banken, die über 50% der griechischen, portugiesischen, irischen, italienischen und spanischen Staatsschuld besaßen. Übrigens bestand die „Hilfe” vor allem in Krediten, die zurückbezahlt werden müssen; und sie wurde hauptsächlich benutzt, um die Zinsen der existierenden Schulden zu zahlen. Die Bedingungen, die an die Hilfen geknüpft waren, führten zu einer drastischen Verschlechterung der Lebensbedingungen und zu einer seit 1945 beispiellosen Zerschlagung des Sozialstaates.

Wenn es die nationalen Regierungen sind, die die Sparpolitik und die Konterreformen durchführen, so sind es die europäischen Institutionen, die sie empfehlen und erzwingen. Die Hoheit über den Staatshaushalt – und damit jegliche demokratische Kontrolle – wurde den nationalen Parlamenten de fakto entzogen, was bedeutet, die Wahl einer anderen Politik zu verbieten. Die Haushaltsempfehlungen der EU-Kommission bedrohen regelmäßig die sozialen Errungenschaften. Der Bericht von 2013 für Luxemburg empfiehlt weitere Angriffe auf die Renten und auf die Anpassung der Löhne an den Preisindex. Wenn die gewählten Regierungen nicht mehr als vertrauenswürdig angesehen werden, können sie durch „Technokraten” ersetzt werden wie 2011 in Griechenland und in Italien.

Und so bedeutet „Europa” jetzt für die Völker „sozialer Rückschritt” und „keine Demokratie”. Dies ist ein guter Nährboden für die Entwicklung von Rassismus und Fremdenfeindlichkeit, und für die politischen Kräfte die diese Ideologie verbreiten. In einer Reihe von Ländern wird sogar die Frage nach einem Austritt aus der Euro-Zone gestellt.

Welches Europa für morgen?

Wir lehnen die Wahl ab zwischen der Zustimmung zum Rahmen der aktuellen EU und dem Rückzug auf die Nationalstaaten. Weder der neoliberale Europäismus, die Konsens-Ideologie zwischen Mitte-rechts und Mitte-links, noch die nationalistische Abkapselung nützen den Interessen der Völker, und vor allem nicht denen der lohnabhängigen Bevölkerung.

Es gilt eine andere Richtung einzuschlagen, um Europa wieder aufzubauen und zu vereinen, auf einem anderen Fundament als dem des Finanzkapitalismus. Ein soziales, demokratisches, ökologisches Europa, das die privaten Wirtschaftsinteressen den menschlichen Bedürfnissen und einer intakten planetaren Natur und Umwelt unterordnet, das die Herrschaft der Finanz bricht, ein Europa im Dienst der Bevölkerungen, der Lohnabhängigen, der Jugend, der Rentner, ein Europa, das seine Industrie und seine Dienstleistungen entwickelt und Umstrukturierungen sowie Produktionsverlagerungen im Namen des Profits verhindert.

Die Kredite müssen dem Finanzkapital entzogen werden und in den Dienst der produktiven Wirtschaft gestellt werden. Die Steuern auf Betriebsgewinnen, großen Vermögen und hohen Einkommen müssen nach oben harmonisiert werden, um der Steuerkonkurrenz ein Ende zu machen und die Umverteilungsfunktion der Steuern wiederherzustellen.

Um den Mangel an Demokratie zu überwinden muss die Architektur der Europäischen Union von Grund auf verändert werden.
Unsere Ansichten und Vorgehensweisen verdeutlichen wir in den Kritiken und Vorschlägen dieses Programms.
Unsere Vorschläge sollen den Weg bahnen für sozialen Fortschritt, für ein selbstbestimmtes Leben in Frieden, Würde und sozialer Sicherheit, für die sozial-ökologische Umgestaltung im Sinne eines „guten Lebens” und daher für die gerechte Aufteilung des geschaffenen Reichtums und eine solidarische Wirtschaftsordnung.

Chamber: De Justin Turpel iwwert den Internationale Währungsfong (FMI)

view video on chd.lu 

Den FMI ass eng ganz Geschicht, wou ville Leit op der Welt d’Grujelen ausginn, wann se dovunner héieren. Wa mir géingen ee Weltgendarm sichen, deen derfir suerge soll, datt deenen Räichen näischt geschitt, datt si ëmmer méi kréie, an dat op Käschte vun der Majoritéit vun der Weltbevëlkerung, da wier den FMI deen ideale Kandidat dofir!

déi Lénk wäerten dësem Gesetzprojet net zoustëmmen – well entgéint deem, wat behaapt gëtt, et hei net drëms geet de Leit an de Kriselänner an der Eurozone ze hëllefen. Ech erkläre mech:

Déi sougenannte Troika – den FMI, zesumme mat der EU-Kommissioun an der Europäescher Zentralbank – ass een vun de Haaptinstrumenter, deen zum totale Veraarmen vun Länner uechtert d’Welt bäigedroen huet an ëmmer nach bäidréit.

Ugaang ass et mat de sou genannten Strukturhëllefen – ajustements structurels – an Afrika an Südamerika, mat desaströsen Konsequenzen fir d’Bevëlkerung vun deene Länner: drastesch Präissteigerungen fir Basisprodukter (Brout, Waasser, …), Privatiséierung vun ëffentlechen Infrasrukturen, bis hin zu Hongerrevolten …

Lo solle mir dem FMI ee remboursable Prêt vun 2,06 Milliarden accordéiere, fir, wéi et am Projet de loi heescht, “déi ökonomesch a finanziel Kris an d’souverän Schold an Europa ze bekämpfen”.

Ee vun deene Länner, wat bis elo am meeschten vun deene sougenannten Hëllefspäck profitéiert soll hunn, ass Griicheland.

Mee eng Hëllef fir d’Leit war et net: déi Hëllefspäck waren un Konditiounen gekoppelt, wéi d’Kierzung vun de Léin a Pensiounen, d’Sträiche vun soziale Transferten a massive Privatiséierungen vun ëffentleche Betriber an Allgemengutt.

Zanter datt d’Griicheland d’Programmer vun der Troika applizéiert, huet dat Land 25% vun sengem BIP verluer; de Chômage ass ëm weider 18% geklomm (fir lo bei 25% ze leien); an d’Staatsschold ass geklomm an huet 2013 176% vum BIP erreecht. An der Tëschenzäit ass all 4. griichesche Bierger aus dem System vun der allgemenger sozialer Sécherheet rausgeflunn!

A wa mir da kucken, wou déi Suen hikomm sinn, sou sinn – laut enger Etude vun ATTAC-Éisträich – vun deenen 207 Milliarden, déi bis Mëtt lescht Joer ausbezuelt gi waren, méi wéi ¼ un déi griichesch Banke gaang, d’Halschent (101 Milliarden) un auslännesch Banken an a Fongen (och zu Lëtzebuerg an vrun allem an Däitschland), an just 43,7 Mia an de griichesche Budget – déi selwecht Zäit huet de griichesche Staat awer misse 34 Mia fir Zënsen bezuelen!

Zanter datt d’Troika a Portugal hiert Onwiesen dreift, ass d’ëffentlech Schold vun 94% am Joer 2010 op 127,8% am Joer 2013 an d’Luucht gaang. Parallel dozou goufen 800.000 Aarbechtsplazen zerstéiert, a méi wéi ¾ vun de Portugisen a Portugal kommen um Enn vum Mount mat deem, wat hinne bleiwt, net méi aus!

Ëmmer méi Kanner leiden Honger, a ginn dowéinst an d’Spideeler bruecht, Spideeler, déi wéinst de Spuermoossnamen, déi se opgezwong krut hunn, net méi déi néideg Mëttelen hunn, fir de Leit adequat ze hëllefen!

Dat ass dat wat weider wäert geschéien, wa mir onsen Accord zu deeër Politik ginn, andeems mir dësem Projet de loi zoustëmme géingen.

Wat d’Verscholdung vun de Länner ugeet, sou wier et natierlech wichteg iwwert d’Alternativen zu der desaströser Politik vun FMI, EZB an EU-Kommissioun ze diskutéieren, dobäi och iwwert déi reell Ursaache vun der Krise a wéi een déi bekämpfe kann. Mee dofir geet d’Zäit haut net duer, an ech sinn iwwerzeegt, dat mir nach dorop zréck komme mussen.

Ech well zum Schluss awer nach eppes ervirsträichen, deem mir ons bewosst musse sinn: Wann den sozialen Zesummenhalt an Europa a Fro gestallt gëtt, wann d’EU Sozialofbau, Aarmut a Chômage weider dreiwt, da sichen ëmmer méi Leit falsch Léisungen am Zréckzéien op Nationalismen, Rassismus, Friemefeindlechkeet a rietsextrem Tendenzen. Europa fënnt nëmmen dann d’Ënnerstëtzung vun senge Bierger, wann jidder Bierger an sengem Alldag positiv d’Auswierkungen vun Solidaritéit an sozialer Ofsécherung verspiert. An d’Politik vum FMI an der EU steet deem de Moment am Wee!

Austeritätspolitik stoppen!

„Selbst über die Zukunft entscheiden“: Interview mit Gaby Biermann.

Wie siehst du die Entwicklung in Europa seit Ausbruch der Wirtschaftskrise?

Die von der EU aufgezwungene Austeritätspolitik hat Länder wie Portugal, Spanien und Griechenland wirtschaftlich ausgeblutet. Der fortschreitende Sozialabbau und die steigende Massenarbeitslosigkeit nimmt einem großen Teil der Menschen jede Perspektive. Viele gut qualifizierte Fachkräfte aus Südeuropa wandern daher aus. Ein solcher Verlust an menschlichem Wissen und Können ist für diese Länder natürlich nicht zu ersetzen. Er reißt zusätzliche Löcher in ihre Sozialsysteme, während wir wirtschaftlich eher davon profitieren. Diese Ungerechtigkeit wird von den europäischen Regierungen jedoch nie erwähnt.

Wir haben es also mit einem tiefgreifenden Problem zu tun. Welche Lösung schlägst du vor?

Um das Problem an der Wurzel zu packen, muss es zu einem grundlegenden Umdenken auf europäischer Ebene kommen. Demokratisch nicht legitimierte Institutionen dürfen nicht weiter ganze Staaten in den Ruin treiben und die Zukunft von Millionen Menschen bestimmen. Die Bürger und Bürgerinnen Europas müssen selbst über ihre wirtschaftliche und politische Zukunft entscheiden dürfen. Die Wirtschaft soll wieder den Menschen dienen und nicht umgekehrt. Nur so können wir uns aus der Abwärtsspirale befreien.

Wie siehst du die Haltung der luxemburgischen Regierung?

Die luxemburgische Regierung ist den Weg der Austeritätspolitik seit Beginn der Krise leider aktiv mitgegangen. Ich hoffe, dass sich das nach den Wahlen im Oktober ändern wird. Ein solcher Politikwechsel ist allerdings nur mit einer Stärkung von déi Lénk möglich.

Interview with Alexis Tsipras

DEI LENK: Greece is facing a serious socio-economic crisis while the austerity plan is intensifying. What are the measures proposed by SYRIZA, to put an end to this deadly spiral?

You are absolutely right that the failure of Greece’s austerity package, encoded as “Memorandum”, will bring a new one and even heavier. Our party is committed to cancel the Memoranda of austerity and recession. We will negotiate a new and different loan agreement with our creditors, aiming to stop the destructive austerity and bring about a real and sustainable reduction of national public debt, which is unsustainable and out of control.
We have elaborated a national plan for economic, social and environmental reconstruction to replace the Memorandum of austerity. It will exit Greece from the economic and social crisis and create the conditions for a new and sustainable model of development.

That plan has three pillars:

First pillar: Stabilising the economy. To this end, we will focus on the side of public revenues: we will eliminate tax evasion, reduce tax rates on low and middle classes and increase taxation on the oligarchy. That would stimulate internal demand and help the economy recover.

Second pillar: Averting the humanitarian crisis. To this end, we will implement emergency measures of social protection for people of low income and those living below the poverty line.

Third pillar: Reorganising the productive base and developing the comparative advantages of the economy.

DEI LENK: In order that these measures should be effective, should they have to be applied to other European countries as well, or even to the EU as a whole?

From the onset of the crisis, SYRIZA has taken the position that Greece’s public debt crisis was not a national exception, but, instead the earlier manifestation of Eurozone’s collective debt problem. Viewed from that angle, a European problem requires a European solution. To this end, part of the new loan agreement with the country’s creditors that a SYRIZA government would negotiate is calling a European Debt Conference to reach a collective and sustainable solution to the problem. In SYRIZA’s European strategy, that solution would serve as a springboard for Europe’s sustainable recovery and growth.

Of course, this is our political preference and first choice. If rejected by our partners, we will then work towards a solution at the national level.

DEI LENK: The European Left Party will hold its next congress in December 2013. The refoundation of the EU remains as an issue? How will you achieve this?

The European Left party is fighting to shift the correlation of political forces in Europe with a view to emancipating Europe from neo-liberal consensus, along with the peoples of Europe in the anti-austerity and social movements.

In Greece, SYRIZA has made a big and irreversible step to power for the people, with the people. The victory of SYRIZA in the next elections will be a victory for all people of Europe and will trigger successive political and social power shifts in the European level.

We are thus steadily laying the ground to Europe’s refoundation. By putting forward collective and coordinated progressive policies to exit the crisis, focused on social, ecological and socially cohesive growth, that will create new and sustainable jobs with decent wages and salaries.

By repositioning the role of banks in the service of the economy and society – not of the voracious hedge funds and other levers of casino -capitalism.
We demand more democracy in Europe, with popular participation in the decision making process. We demand Europe.
A new Europe, our own Europe, is realistic and possible.

Interview with Alexis Tsipras

Interview von déi Lénk mit Alexis Tsipras, Vorsitzender der griechischen Linken « SYRIZA »: www.syriza.gr

DEI LENK: Greece is facing a serious socio-economic crisis while the austerity plan is intensifying. What are the measures proposed by SYRIZA, to put an end to this deadly spiral?

Alexis Tsipras (Photo: Robert)
Alexis Tsipras (Photo: Robert)

You are absolutely right that the failure of Greece’s austerity package, encoded as « Memorandum », will bring a new one and even heavier. Our party is committed to cancel the Memoranda of austerity and recession. We will negotiate a new and different loan agreement with our creditors, aiming to stop the destructive austerity and bring about a real and sustainable reduction of national public debt, which is unsustainable and out of control.
We have elaborated a national plan for economic, social and environmental reconstruction to replace the Memorandum of austerity. It will exit Greece from the economic and social crisis and create the conditions for a new and sustainable model of development.

That plan has three pillars:

First pillar: Stabilising the economy. To this end, we will focus on the side of public revenues: we will eliminate tax evasion, reduce tax rates on low and middle classes and increase taxation on the oligarchy. That would stimulate internal demand and help the economy recover.

Second pillar: Averting the humanitarian crisis. To this end, we will implement emergency measures of social protection for people of low income and those living below the poverty line.

Third pillar: Reorganising the productive base and developing the comparative advantages of the economy.

DEI LENK: In order that these measures should be effective, should they have to be applied to other European countries as well, or even to the EU as a whole?

From the onset of the crisis, SYRIZA has taken the position that Greece’s public debt crisis was not a national exception, but, instead the earlier manifestation of Eurozone’s collective debt problem. Viewed from that angle, a European problem requires a European solution. To this end, part of the new loan agreement with the country’s creditors that a SYRIZA government would negotiate is calling a European Debt Conference to reach a collective and sustainable solution to the problem. In SYRIZA’s European strategy, that solution would serve as a springboard for Europe’s sustainable recovery and growth.

Of course, this is our political preference and first choice. If rejected by our partners, we will then work towards a solution at the national level.

DEI LENK: The European Left Party will hold its next congress in December 2013. The refoundation of the EU remains as an issue? How will you achieve this?

The European Left party is fighting to shift the correlation of political forces in Europe with a view to emancipating Europe from neo-liberal consensus, along with the peoples of Europe in the anti-austerity and social movements.

In Greece, SYRIZA has made a big and irreversible step to power for the people, with the people. The victory of SYRIZA in the next elections will be a victory for all people of Europe and will trigger successive political and social power shifts in the European level.

We are thus steadily laying the ground to Europe’s refoundation. By putting forward collective and coordinated progressive policies to exit the crisis, focused on social, ecological and socially cohesive growth, that will create new and sustainable jobs with decent wages and salaries.

By repositioning the role of banks in the service of the economy and society – not of the voracious hedge funds and other levers of casino -capitalism.
We demand more democracy in Europe, with popular participation in the decision making process. We demand Europe.
A new Europe, our own Europe, is realistic and possible.

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