Pas de périmètre pour les manifestations.

déi Lénk s’oppose à tout périmètre pour les manifestations. Mais, la bourgmestre de la Ville Lydie Polfer ou le gouvernement – personne ne semble savoir qui en responsable – continuent à fouler aux pieds les droits fondamentaux des citoyen.ne.s en créant une nouvelle norme pour les manifestations. Le fait est que Xavier Bettel a décrété ce périmètre le 7 décembre lors d’une séance publique de la Chambre et il a laissé le soin de le définir à la Ville et à la police.

Il est inacceptable qu’un droit fondamental, comme celui de manifester, soit ainsi limité à cause de quelques manifestants violents. déi Lénk n’est évidemment pas solidaire des manifestants violents, mais un État de droit – et déi Lénk ose espérer que le Luxembourg en est un – doit pouvoir garantir un droit de manifester sans restrictions. Il s’agit d’un droit que les mouvements d’ouvriers et les mouvements sociaux ont arraché de haute lutte. Déjà en décembre 2021, déi Lénk avait souligné dans un communiqué que les droits sociaux et démocratiques ne doivent en aucun cas être violés.

déi Lénk exige que le gouvernement prenne position. Xavier Bettel avait clairement dit à la Chambre le 7 décembre : « La démocratie ne cèdera jamais devant un groupe de gens violents. Nous ne nous laisserons pas intimider. » déi Lénk se demande si la réduction d’un droit fondamental à un petit périmètre, n’est pas déjà la preuve que les tentatives d’intimidation d’une minorité violente ont porté leurs fruits ?

La Ville et le gouvernement, qui essaient d’esquiver leur responsabilité et de se renvoyer sans cesse la patate chaude, offrent un bien triste spectacle. Une question parlementaire urgente de déi Lénk sur le périmètre a été jugée « irrecevable » parce que, argumentait le président de la Chambre du DP, Fernand Etgen, le périmètre relève de l’autorité communale. La bourgmestre DP de la Ville, Lydie Polfer, affirme en revanche, dans une lettre adressée à l’organisation de la grève des femmes, que « le zoning a été décidé au niveau national (…). » déi Lénk a adressé une nouvelle question parlementaire à Xavier Bettel et au ministre de la police, Henri Kox, pour savoir sur quelle base légale repose ce périmètre puisqu’aucune loi n’a jamais été votée. déi Lénk attend cette réponse avec impatience.

déi Lénk exige que la Ville et la police examinent chaque demande de manifestation au cas par cas grâce à des critères objectifs, comme cela a été le cas avant la création du périmètre. Toute autre approche serait une violation de nos droits fondamentaux et de la Constitution.

Communiqué par déi Lénk.


Kee Perimeter fir Maniffen.

déi Lénk si géint ee Manifestatiounsperimeter fir Maniffen. Mee d’Stater Buergermeeschtesch Lydie Polfer oder d’Regierung – wie responsabel ass schéngt net kloer – hu kee Problem weiderhin d’Grondrechter vun de Bierger.inne mat Féiss ze trëppelen andeems se eng nei Norm fir Manifestatioune schafen. Fakt ass, dass de Xavier Bettel de 7. Dezember dee Perimeter an der Chamber dekretéiert huet an der Stad Lëtzebuerg an der Police et iwwerlooss huet en ze definéieren.

Et ass einfach inakzeptabel, dass esou ee fundamentaalt Recht wéi d’Manifestatiounsrecht ageschränkt gëtt, well et an der Vergaangenheet zu gewaltsame Manifestatioune koum. déi Lénk si natierlech net solidaresch mat gewaltsame Manifestanten, mee ee Rechtsstaat, wéi Lëtzebuerg hoffentlech een ass, muss een onageschränkt Manifestatiounsrecht garantéieren. Et ass ee Recht, dat Sozial- an Aarbechterbeweegungen sech haart erkämpft hunn. déi Lénk hate schonn am Dezember an engem Communiqué geschriwwen, dass op kee Fall sozial an demokratesch Rechter dierfe beschnidde ginn.

déi Lénk verlaangen och elo eng kloer Positioun vun der Regierung. De Xavier Bettel huet kloer de 7. Dezember gesot: « Demokratie wäert ni virun enger gewaltbereeter Grupp vu Leit an d’Knéie goen. Mir loossen ons net aschüchteren. » déi Lénk froe sech ob d’Aspäre vun engem Grondrecht an ee Perimeter net de Beweis ass, dass d’Aschüchterungsversich vun enger gewaltsamer Minoritéit hir Friichte gedroen hunn ?

Et ass awer och een Trauerspill wann een nokuckt wéi sech d’Stad an d’Regierung virun hirer Verantwortung drécken a sech géigesäiteg de schwaarze Péiter zouspillen. Eng dréngend parlamentaresch Fro vun déi Lénk zum Perimeter gouf als “irrecevable” deklaréiert, well dee Perimeter an de Kompetenzberäich vun der Stad Lëtzebuerg fält, sou d’Argument vum DP-Chamberspresident Fernand Etgen. D’Stater DP-Buergermeeschterin Lydie Polfer verséchert awer an engem Schreiwes un d’Organisatioun vum Fraestreik, dass de Perimeter um nationalen Niveau decidéiert gouf (« Le zoning a été décidé au niveau national (…) »). déi Lénk hunn awer eng nei Fro un de Xavier Bettel an d’Policeminister Henri Kox gestalt, fir ze wësse wat iwwerhaapt d’legal Basis vun dem Perimeter ass, well jo ni ee Gesetz gestëmmt gouf. Op d’Äntwert si mir gespaant.

déi Lénk fuerderen dass d’Stad Lëtzebuerg mat der Police all ugemellte Maniff “au cas par cas” no objektive Krittären analyséieren, wéi se dat bis elo ëmmer gemaach hunn. Alles anescht wier eng Violatioun vun eise Grondrechter an eiser Verfassung.

Matgedeelt vun déi Lénk.

Question urgente relative au périmètre de manifestation.

Monsieur le Président,

Depuis l’instauration du périmètre de manifestation reposant sur un accord commun conclu début décembre 2021 entre le ministère de la Sécurité Intérieure, la Police Grand-Ducale et la mairie de Luxembourg-Ville, toute manifestation prévue à Luxembourg-Ville est censée se dérouler nécessairement dans le périmètre prévu entre le Glacis et le plateau du Kirchberg. Comme il s’agit d’un accord provisoire et dans la mesure où depuis le mois de décembre les tensions aient pu se calmer, de même que la situation sanitaire évolue positivement, de nombreuses organisations se posent la question si leurs manifestations prévues dans les prochains mois, en l’occurrence le 8 mars 2022 pour la Journée Internationale de la lutte pour les droits des Femmes et le 1er mai pour la fête du Travail, peuvent avoir lieu en-dehors du périmètre prévu.

Leur demande de clarification de la situation se fait urgente, comme tout un travail organisationnel en dépend. L’urgence d’une clarification sur le maintien ou non d’un périmètre se pose alors du point de vue des organisations et de la limitation dans le temps de l’illégalité de manifester en-dehors de l’enclave du périmètre.

En effet, au moment de l’annonce de l’établissement d’un périmètre de manifestation  par Monsieur le Premier ministre à la Chambre des Députés, le 7 décembre 2021, Monsieur le Premier Ministre précisait qu’il s’agissait avant tout d’une mesure de sécurité mise en place pour prévenir les atteintes à l’ordre public de groupes de manifestants ayant saccagé le marché de Noël et souillé des monuments historiques tels que la Gëlle Fra par leurs propos antisémites.

Il indiquait également que le périmètre de manifestation devrait devenir la norme pour toutes les manifestations dans les semaines à suivre sans indiquer précisément la fin provisoire de cette mesure. De même, Monsieur le Premier Ministre a déclaré lors de cette même intervention que toute manifestation ayant lieu en-dehors du périmètre serait à considérer comme illégale.

Partant, nous prions Messieurs les Ministres de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

1. Jusqu’à quand l’obligation de manifester à l’intérieur du périmètre sera-t-elle en vigueur ?

2. Quelle est actuellement la base légale de cette obligation?

Veuillez-agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées,

Myriam Cecchetti         Nathalie Oberweis

Députée                       Députée

Autoriser la “Grève des Femmes” au Centre-Ville!

Pour l’autorisation de la manifestation “Grève des Femmes” de la Gare centrale au Centre-Ville !

Nous, conseillères et conseillers communaux LSAP et déi Lénk à Luxembourg-Ville, plaidons pour autoriser le défilé de la manifestation “Grève des Femmes“ entre la Gare Centrale et le Centre-Ville, tel qu’il est proposé par la plateforme “Journée Internationale des Femmes” (JIF) en date du 8 mars.

Il ne peut être question pour nous d’exclure de manière systématique du centre de notre ville des manifestations organisées en concertation avec la police par des personnes qui en assument la pleine responsabilité. Cela au motif que certains rassemblements du mouvement “antivax” – non déclarées, dont les organisateurs ont refusé de révéler leur identité et de coopérer avec les forces de l’odre – ont dégénéré.

Il est essentiel pour la vie démocratique que le droit de manifester en public puisse être pleinement exercé si les conditions de sécurité sont remplies.

Or les deux manifestations précédentes organisées par la plateforme JIF en 2020 et en 2021 n’avaient occasionné aucun problème, ce qui invalide l’argument d’un “périmètre de sécurité” éloigné du centre-ville.

Notons encore que la manifestation annoncée aura lieu le lundi, 8 mars après 17 heures et qu’elle ne saurait porter préjudice aux commerçant-e-s, déjà malmené-e-s par les séquelles de la pandémie Covid.

Dès lors tout converge pour ouvrir le coeur de notre ville aux revendications de justice salariale, de droit au logement et d’actions conséquentes contre les violences faites aux femmes, défendues par les organisatrices et organisateurs de cette manifestation.

En tant que conseillères/conseillers municipaux, nous exigeons que sur la base d’une concertation avec la police et les organisations de la plateforme JIF,  la bourgmestre autorise le déroulement de cette manifestation sur le parcours proposé.

Luxembourg, le 9 février 2022

Gabriel Boisante

Cathy Fayot

Tom Krieps

Ana Correia Da Veiga

Guy Foetz

Question urgente relative à la grève des femmes*du 08 mars 2022.

Monsieur le Président,

La plateforme JIF (Journée Internationale de lutte pour les droits des Femmes) organise depuis 2020 la grève des femmes qui a lieu le 8 mars, date historique qui représente la journée internationale de la lutte pour les droits des femmes et qui mobilise des centaines de milliers de personnes, femmes, personnes LGBTQI* et hommes solidaires dans les grandes villes du monde entier. Or, il se trouve que cette année la grève des femmes* ne pourra pas avoir lieu dans les conditions habituelles.  La mairie de Luxembourg-Ville a fait entendre aux organisatrices de la grève des femmes* que leur manifestation devrait se dérouler dans le périmètre prévu entre le Glacis et le Kirchberg.

Dans la mesure, où la grève des femmes est prévue dans un mois et que cela implique un important travail organisationnel, les membres de la JIF auront besoin d’une réponse claire concernant leur droit de manifester sur le parcours qui a été indiqué dans leur demande d’autorisation de manifester à la mairie de Luxembourg-Ville, c’est-à-dire avec un départ prévu à la Gare de Luxembourg-Ville à 17h, en passant par l’avenue de la Liberté jusqu’à la Place d’Armes.

Au moment de l’annonce de l’établissement d’un périmètre de manifestation, il s’agissait d’une mesure de sécurité mise en place pour prévenir les atteintes à l’ordre public de groupes de manifestants, pour la plupart des hommes, ayant saccagé le marché de Noël et souillé des monuments historiques tels que la Gëlle Fra par leurs propos antisémites.

Monsieur le Premier Ministre affirmait alors à la Chambre des Députés, nous citons «Il ne faut pas qu’une minorité ne respecte pas le droit de manifester et agisse dans la violence. La démocratie ne se mettra pas à genoux face à un groupe violent!».

Or il se trouve qu’aujourd’hui, la JIF en tant qu’organisation est mis sur le même pied que « (cette) minorité (qui) ne respecte pas le droit de manifester et agi(t) dans la violence. », pour reprendre les paroles de Monsieur le Premier Ministre. De la même manière, le périmètre de manifestation serait devenu la norme pour toutes les manifestations depuis le 7 décembre 2021, date à laquelle cette nouvelle mesure a été annoncée à la Chambre des Députés.

Partant, nous prions Messieurs les Ministres de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

1. Considérez-vous que la grève des femmes* et leur manifestant.e.s représentent un danger d’atteinte à l’ordre public ?

2. Dans la négative comment justifiez-vous leur renvoi au périmètre de manifestation ? La possibilité que la grève des femmes* ait lieu cette année sur le parcours de manifestation demandée est-elle totalement exclue ? Veuillez préciser pourquoi.

3. Quelle est actuellement la base légale en vigueur pour déterminer le renvoi de toutes les manifestations déclarées à la mairie de Luxembourg-Ville au périmètre de manifestation? Jusqu’à quand ces règles seront-elles en vigueur ?

4. N’existe-t-il pas un moyen de traiter au cas par cas les demandes d’autorisation de manifester faites auprès de la mairie de Luxembourg-Ville, pour ainsi ne pas compromettre le droit démocratique fondamental de manifester de celles et ceux qui ne sont pas à considérer comme une menace potentielle pour l’ordre public, ni aut.eur.ices de violences ?

Veuillez-agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées,

Myriam Cecchetti         Nathalie Oberweis

Députée                       Députée

La mobilité pour tous: défendre le service public ferrovaire!

Depuis hier matin les cheminot(e)s français(e)s continuent leur mobilisation pour la défense du service public ferroviaire en France. Leur lutte contre la privatisation des chemins de fer, la suppression de lignes moins rentables et la destruction de leurs droits aquis s’inscrit dans un contexte européen qui nous concerne tous: en France, au Luxembourg et ailleurs en Europe.

Selon les premières indications données, près de la moitié des personnels de la SNCF s’est déclarée grêviste pour ces 3 et 4 avril. La mobilisation a ainsi pris une ampleur historique et s’annonce plus importante encore que la grève des cheminots contre le plan Juppé en 1995.

Les cheminot(e)s français(es) se battent contre la libéralisation du rail déjà entamée en 2001 au niveau européen avec le premier des quatre paquets ferroviaires adoptés jusqu’ici (le quatrième datant de 2016). Ces directives imposent aux pays européens d’ouvrir à la concurrence leurs réseaux de transport ferroviaire et de gérer les entreprises des chemins de fer selon des principes qui s’appliquent aux sociétés commerciales. En Grande-Bretagne le service ferroviaire a déjà été privatisé. Les conséquences sont catastrophiques, la ponctualité des trains s’élève à 20%, les prix des tickets de transport flambent en même temps que les salaires des cheminots baissent. Ces derniers ont démarré la lutte pour la renationalisation du rail. On se demande pourquoi la France veut à tout prix emprunter le chemin inverse.

Avec la réforme annoncée de la SNCF le gouvernement d’Emmanuel Macron tente de forcer ces mesures et de détruire ce qui reste du service public ferroviaire français. Cette offensive se fait sur le dos des personnels de la SNCF et des usagers qui seront tôt ou tard confrontés à des suppressions de lignes non rentables, à des prix toujours plus élevés et à une baisse de la qualité et de la sécurité du service.

Les effets de ces mesures se feront également sentir par les cheminots et les usagers au Luxembourg. Le réseau ferroviaire luxemborgeois est fortement interconnecté et la mobilité dans la Grande Région repose sur la coopération efficace entre les quatre pays concernés. Si demain la SNCF décidait de changer sa tarification ou de supprimer une ligne, les usagers dans la Grande Région et surtout les frontaliers en payeraient le prix, sans parler des bouleversements qu’un tel développement produirait dans le secteur du transport luxembourgeois.

La casse du service public ne s’arrête d’ailleurs pas à la frontière franco-luxembourgeoise. En effet, les travailleu(ses)rs de LuxTram S.A. se retrouvent déjà actuellement dans un statut privé, contrairement aux chauffeu(ses)rs de bus AVL et des agents de la CFL. Ils sont donc beaucoup moins bien rémunérés que leurs camarades de l’AVL, du TICE et de la CFL et se retrouvent dans des conditions de travail indécentes. déi Lénk ne demande rien d’autre que les mêmes conditions de travail pour les travailleurs du Tram dont bénéficient, à juste titre, les salarié(e)s des autres moyens de transport publics.

déi Lenk soutient la grève des cheminotes et cheminots français(es) et fait appel à une large solidarisation avec la lutte des salariées et salariés du secteur du transport en France, au Luxembourg et partout en Europe.

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