Question parlementaire suite à la question parlementaire N°4200 (Nexus Luxembourg)

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Dans ma question parlementaire adressée le 5 juin 2026 à Monsieur le ministre et enregistrée sous le numéro parlementaire 4200, je cherchais à avoir des renseignements sur les entreprises israéliennes invitées par le gouvernement à l’événement « Nexus Luxembourg ». Plus précisément, je voulais savoir si « le gouvernement luxembourgeois s’est assuré que les entreprises israéliennes sélectionnées n’ont aucun lien avec les forces armées israéliennes (respectivement d’autres autorités ou agences de sécurité, de surveillance ou de renseignements) et aucun lien avec d’éventuelles violations du droit international, y compris des activités économiques dans les Territoires Palestiniens Occupés ».

Je tiens à souligner que ces questions sont loin d’être anecdotiques, notamment au regard des conclusions de la note de la Cellule scientifique de la Chambre des Députés publiée le 23 mars 2026 (« Les obligations et la responsabilité internationales du Luxembourg au regard des pratiques d’Israël dans le Territoire palestinien occupé »). Elles concernent le respect par le Luxembourg de ses obligations internationales.

Dans sa réponse datée au 29 juin 2026, Monsieur le ministre a répondu que le Luxembourg Trade and Investment Office  (LTIO) à Tel Aviv « a entrepris des vérifications préalables ayant pour objectif d’assurer que les entreprises ciblées relèvent des domaines technologiques visées par Nexus » et que ce même bureau avait été avisé « de veiller à ce que les start-ups ayant présenté une candidature ne soient pas domiciliés dans les territoires palestiniens occupés ». Ceci devrait être en effet la moindre des choses. Toutefois, ma question ne portait pas sur leur domiciliation mais sur leurs activités économiques. Une start-up peut très bien ne pas être domiciliée dans les Territoires palestiniens occupés tout en y déployant des activités économiques. Dans ce sens, je réitère ma question.

Force est de constater que Monsieur le ministre n’a pas répondu à ma question initiale, sauf à interpréter ce silence comme un aveu que les vérification demandés n’ont en effet pas été effectuées.

Ainsi, je voudrais encore poser les questions suivantes à Monsieur le ministre :

1) Est-ce que Monsieur le ministre peut me confirmer que, mise à part la vérification de la domiciliation, le gouvernement et/ou le LTIO n’ont fait aucune autre vérification pour s’assurer que les entreprises en question ne soient pas directement ou indirectement impliqués dans des violations du droit international ?

2) Dans l’affirmative de la question 1 , Monsieur le ministre peut-il m’expliquer l’absence d’une telle vérification au vu de l’ampleur des violations du droit international par l’État d’Israël ?

3) Dans la négative de la question 1, quelle méthodologie a été appliquée et sur base de quels critères et de quels informations la vérification a-t-elle été effectuée ? Les liens éventuels avec les colonies de peuplement, les éventuels activités économiques dans les TPO, les partenariats militaires et le développement de technologies à double usage ont-ils été évalués ? Comment l’indépendance de cette vérification a-t-elle été garantie ?

4) Est-ce que de telles vérifications ont été menées à posteriori par le Gouvernement ? Dans l’affirmative, quel est le résultat de cette vérification ?

D’après un article paru dans l’édition du 12 juin 2026 du Lëtzebuerger Land au sujet du salon Nexus, le journaliste affirme qu’au moins deux des six entreprises israéliennes présentes feraient partie d’un groupe travaillant pour l’armée israélienne et une autre serait directement active sur le marché de la défense.

Selon mes informations, il s’agirait de la société Next Plus dont un logiciel participe à la production de drones militaires, de radars et de systèmes de défense électroniques israéliens. La clientèle de cette société comprendrait Elbit Systems, Aeronautics Ltd et Rada Electronic, des sociétés lourdement impliquées dans les massacres à Gaza. D’ailleurs, le fondateur de cette société est un ancien employé d’Elbit Systems.

5) Monsieur le Ministre peut-il affirmer que les critères de diligence raisonnable ont-été appliqués à l’encontre de cette société et m’assurer qu’aucun des produits, services ou compétences de Next Plus n’ont été utilisés pour appuyer des violations du droit international et notamment toute autre forme de répression de la population palestinienne ?

La seconde société dont il est question serait Eye Net Technology, issue de la société Magna B.S.P, fournisseur de l’armée israélienne et d’agence de sécurité. Ses systèmes de surveillance ont été déployé aux frontières israéliennes, le long du mur de séparation en Cisjordanie, dans Jérusalem-Est occupée et dans la prison Ktzi’ot. Encore d’après mes informations, Eye-Net Technology serait une filiale de Foresight Autonomous Holdings, elle-même issue de Magna B.S.P et dont les compétences mobilisées (vision artificielle, traitement d’image, détection d’objets, intelligence artificielle) sont des technologies dual-use et qui peuvent donc potentiellement avoir des applications militaires.

6) Monsieur le Ministre peut-il affirmer que les critères de diligence raisonnable ont-été appliqués à l’encontre de cette société et m’assurer qu’aucun des produits, services ou compétences de Eye Net Technology n’ont été utilisés pour appuyer des violations du droit international et notamment toute autre forme de répression de la population palestinienne ?

Une troisième société présente au salon, CatAmmon, serait une spin-off de l’Université Ariel, qui se situe dans les Territoires palestiniens occupés et qui, selon la Cour de Justice Internationale, opère dans le cadre de la recherche militaire.

7) Monsieur le Ministre peut-il assurer que la société CatAmmon n’a aucune activité dans les Territoires palestiniens occupés et n’a aucune interaction avec l’armée israélienne ?

Finalement, la société Wix a fait l’objet d’accusations de la part du Centre pour les Droits Humains et les Entreprises (www.business-humanrights.org) pour avoir fait la promotion et avoir soutenu les opérations dans Gaza.

8) Monsieur le Ministre peut-il contredire cette affirmation ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Question parlementaire relative à la participation de sociétés israéliennes à l’événement “Nexus Luxembourg”

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur.

« Nexus Luxembourg » est un événement sur l’Intelligence artificielle et les technologies qui se tiendra cette année les 10 et 11 juin 2026 au Kirchberg sous le titre « Accelerating AI & Tech for a Better Tomorrow ». Rassemblant des experts des domaines technologiques, des représentants politiques, des investisseurs et des représentants du secteur privé, cet événement est soutenu par le gouvernement luxembourgeois.

Pour cette occasion, le Luxembourg Trade and Investment Office (LTIO) à Tel Aviv avait invité les entreprises « start-up » israéliennes à poser leur candidature pour participer à l’événement au Kirchberg. L’invitation était adressée aux « Israeli tech startups in the AI, FinTech & Digital Finance, Cybersecurity, Space, ClimateTech, Smart Mobility & Autonomous Driving and Industry 4.0 sectors ». Les sociétés sélectionnées auront la possibilité de monter un stand à la Nexus Luxembourg, d’avoir leur logo sur le programme et de participer au diner clôturant l’événement.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre :

Est-ce que le gouvernement luxembourgeois s’est assuré que les entreprises israéliennes sélectionnées n’ont aucun lien avec les forces armées israéliennes (respectivement d’autres autorités ou agences de sécurité, de surveillance ou de renseignements) et aucun lien avec d’éventuelles violations du droit international, y compris des activités économiques dans les Territoires Palestiniens Occupés ? Dans l’affirmative, comment le gouvernement a-t-il procédé à cette vérification ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Question parlementaire urgente concernant l’interception de la mission humanitaire Global Sumud Flotilla et la détention d’un résident luxembourgeois

Monsieur le Président,


Conformément à l’article 81 du Règlement de la Chambre des Députés, j’ai l’honneur d’adresser une question parlementaire urgente à Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur concernant l’interception de la mission humanitaire Global Sumud Flotilla Luxembourg et la détention de plusieurs de ses membres, dont un résident luxembourgeois.

Selon diverses sources journalistiques internationales, ainsi que des alertes lancées par Global Movement to Gaza Luxembourg, la mission de la Global Sumud Flotilla, partie à la mi-avril 2026, vise à acheminer de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, notamment du matériel médical d’urgence. Parmi les participants figuraient quatre cents civilistes, dont six citoyens luxembourgeois.

D’après ces mêmes sources, dans la nuit du 30 avril 2026, 22 bateaux sur un total de 56 auraient été interceptés par les forces militaires israéliennes à environ 60 kilomètres de la Crète. Il est rapporté que des drones, des technologies de communication avancées ainsi que les forces armées auraient été utilisés pour stopper ces navires humanitaires.

Par ailleurs, l’ambassadeur israélien auprès des Nations unies, M. Danny Danon, aurait indiqué publiquement que les forces israéliennes avaient intercepté la flottille avant qu’elle n’accède à une zone qu’il qualifie de « leur zone ».

Certaines analyses estiment que cette intervention pourrait soulever des questions au regard du droit international, notamment en ce qui concerne la juridiction en haute mer.

À ce jour, le Luxembourg n’a pas adopté de position publique claire, ferme et cohérente dénonçant les actes illégaux présumés de l’armée israélienne en mer Méditerranée, y compris lors d’incidents similaires survenus en 2025, ce qui soulève des interrogations quant à la constance et à la crédibilité des prises de position gouvernementales en matière de respect du droit international.

Dans ce contexte, je souhaiterais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

  1. Quelle est la position officielle du gouvernement luxembourgeois concernant l’interception de la mission humanitaire Global Sumud Flotilla et la détention de ses membres, en particulier au regard du droit international ?
  • Le gouvernement luxembourgeois entend-il intervenir auprès des autorités israéliennes afin de condamner ces actes, qualifiés de détentions ou d’enlèvements sur les eaux internationales ?
  • Le gouvernement dispose-t-il d’informations concernant le résident luxembourgeois actuellement détenu par les forces militaires israéliennes ?
  • Quelles démarches concrètes ont été entreprises par le gouvernement luxembourgeois depuis l’annonce de ces faits, notamment en ce qui concerne la protection consulaire du résident luxembourgeois concerné ainsi que des autres civils ?
    Une chronologie détaillée des actions entreprises serait appréciée.
  • Le gouvernement luxembourgeois dispose-t-il d’informations concernant d’éventuels ressortissants luxembourgeois encore présents en mer Méditerranée dans le cadre de la Sumud Flotilla ?
  • Le gouvernement luxembourgeois entend-il agir auprès des autorités israéliennes afin d’assurer la protection des ressortissants luxembourgeois et de garantir leur mission humanitaire ?
  •  Le gouvernement est-il en étroite collaboration avec d’autres États membres de l’Union européenne afin d’assurer la protection consulaire des ressortissants luxembourgeois et de garantir un dispositif de sauvetage comparable à celui mis en œuvre lors des évacuations intervenues après les événements de février 2026 ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux

David Wagner Député          

Question parlementaire relative aux satellites militaires luxembourgeois

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Défense.

Le 28 février 2026, les forces armées des États-Unis et d’Israël ont déclenché une guerre contre l’Iran nommée « Operation Epic Fury ». L’ouverture des hostilités est jugée par la grande majorité des experts comme une violation du droit international, jugement auquel se sont par ailleurs ralliés 53 député·e·s de la Chambre des Députés à travers le vote de la motion n°4744 le 3 mars 2026.

GovSat-1 est un satellite de communication géostationnaire géré par la société LuxGovSat, une joint-venture à part égale entre l’État luxembourgeois et la société SES, qui couvre un espace géographique incluant l’Europe, le Moyen Orient et l’Afrique du Nord. LuxGovSat met des capacités de GovSat-1, utilisant des fréquences militaires, à disposition de gouvernements étrangers.

Dans ce contexte, j’aimerais poser les questions suivantes à Madame la ministre :

1) Est-ce que le gouvernement des États-Unis ou le gouvernement d’Israël, respectivement leurs forces armées respectives, utilisent des capacités de GovSat-1 ? Dans l’affirmative, est-ce que le gouvernement peut exclure que ces capacités ont été utilisées dans le cadre de l’opération « Epic Fury » ?

2) Indépendamment de la guerre actuelle contre l’Iran, est-ce que les contrats entre LuxGovSat et les gouvernements incluent des clauses afin de garantir que l’utilisation finale des capacités de GovSat-1 soit conforme aux engagements internationaux du Luxembourg, notamment aux Conventions de Genève et à leurs protocoles additionnels? Dans l’affirmative, comment LuxGovSat, respectivement le gouvernement luxembourgeois, vérifient l’utilisation qui en est faite ? Est-ce qu’en principe le gouvernement a la possibilité d’annuler un tel contrat s’il est en désaccord avec l’utilisation qui en est faite ?

Fin août 2025, le satellite d’observation NAOS (National Advanced Optical System) a été mis en orbite dans le cadre du programme LUXEOSys, lequel est capable de fournir des images à très haute résolution de n’importe quel point du globe. En réponse à ma question parlementaire n°2851 du 10 septembre 2025, Madame la ministre avait affirmé que des arrangements de coopération, qui donnent un accès aux acteurs étrangers aux services du programme LUXEOSys, ont été signés avec la Belgique et l’Allemagne. D’autres arrangements avec des Alliés, des membres de l’UE ainsi que des organisations internationales seraient en préparation.

Partant, je voudrais encore poser les questions suivantes à Madame la ministre :

3) Est-ce que le satellite NAOS, respectivement le programme LUXEOSys, est déjà pleinement opérationnel ? Dans la négative, pouvez-vous me dire à quelle date il sera opérationnel ?

4) Est-ce que Madame la ministre peut me dire avec quels autres pays des arrangements de coopération ont été signés entre-temps ?

Le 15 mai 2023, la Chambre des Députés a voté le projet de loi 8157 qui autorise le gouvernement à acquérir et exploiter des capacités de communication satellitaire dans le cadre du programme « Medium Earth Orbit Global Services » (MGS) qui s’appuie sur le réseau satellitaire « O3b mPOWER » de la société luxembourgeoise SES. Ce programme a été mise en place par la création d’un partenariat bilatéral entre le Luxembourg et les États-Unis censé fournir une couverture globale de services de bout en bout (« end-to-end services ») pour l’appui d’opérations militaires.

Dans ce contexte, je voudrais encore poser les questions suivantes à Madame la ministre :

5) Est-ce que les capacités de communication satellitaire que le Luxembourg a acquis à travers le programme MGS sont déjà à disposition de la Défense luxembourgeoise ? Dans la négative, pouvez-vous me dire à quelle date cela sera le cas ? Dans l’affirmative, quelle utilisation est faite par la Défense luxembourgeoise de ces capacités et quel est le taux utilisateur de ces capacités par la Défense luxembourgeoise (taux des capacités utilisés par la Défense luxembourgeoise par rapport aux capacités disponibles pour la Défense luxembourgeoise) ?

6) Est-ce que d’autres pays ou organisations se sont joints entre-temps au programme MGS et si oui, de quels pays ou organisations s’agit-il ?

7) Est-ce que le Département de la Guerre des États-Unis a acquis une capacité sur la constellation « O3b mPOWER » ou, le cas échéant, est-il toujours intéressé à acquérir une telle capacité ? Est-ce que les États-Unis ont utilisé des capacités du programme MGS, respectivement du réseau « O3b mPOWER »  dans le cadre de l’opération « Epic Fury » ?

8) Est-ce que dans le cadre du partenariat bilatéral entre le Luxembourg et les États-Unis, il a été explicitement fait référence au respect du droit international et si oui, de quelle manière ? Est-ce que la violation du droit international par les forces armées des États-Unis dans le cadre de l’opération « Epic Fury » a eu une quelconque répercussion sur le partenariat bilatéral dans le cadre du programme MGS et de la constellation « O3b mPOWER » ?

Avec mes salutations respectueuses,

Marc Baum

Député

Question parlementaire relative à un éventuel appui indirect du Luxembourg aux parties bélligérantes

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères et Madame la ministre de la Défense.

Le 28 février 2026, les forces armées des États-Unis et d’Israël ont déclenché une guerre contre l’Iran. L’ouverture des hostilités est jugée par la grande majorité des experts comme une violation du droit international, jugement auquel se sont par ailleurs ralliés 53 député.e.s de la Chambre des Députés à travers le vote de la motion N°4744 le 3 mars 2026.

Sachant que le Luxembourg n’est pas directement impliqué dans ce conflit, je voudrais par la présente m’enquérir d’un éventuel soutien indirect, actuel ou à venir, du Luxembourg aux parties belligérantes.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Madame et Monsieur les ministres :

1) Est-ce que le gouvernement, de manière bilatérale ou dans le cadre d’une organisation internationale dont le Luxembourg fait partie, a été sollicité par les États-Unis ou par Israël en vue de fournir un quelconque soutien aux opérations militaires contre l’Iran, que celui-ci soit militaire, logistique, financier ou politique? Dans l’affirmative, pouvez-vous me détailler la nature de ces sollicitations et me faire part de la réponse du gouvernement?

2) Est-ce que le Luxembourg, de manière bilatérale ou dans le cadre d’une organisation internationale dont le Luxembourg fait partie, fournit un quelconque soutien aux opérations militaires contre l’Iran, que celui-ci soit militaire, logistique, financier ou politique? Dans l’affirmative, pouvez-vous me détailler la nature exacte de ce soutien?

3) Dans la négative de la question 2, est-ce que le gouvernement est décidé à éviter toute implication directe ou indirecte dans cette guerre et de rejeter toute demande en ce sens par une des parties belligérantes? 

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Question parlementaire relative à deux sociétés multinationales impliquées dans l’accaparement des ressources naturelles du Venezuela par les États-Unis

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Après l’opération militaire des États-Unis au Venezuela du 3 janvier 2026, menée en violation du droit international, le Président Donald Trump a publiquement déclaré que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux États-Unis jusqu’à 50 millions de barils de pétrole dont les recettes seront contrôlées par lui-même. Il a également déclaré que les États-Unis pourraient conserver le contrôle du Venezuela et de son pétrole durant plusieurs années.

Le 9 janvier 2026, le Président Trump a signé un « executive order » créant un fonds fiduciaire (Foreign Government Deposit Funds) sous contrôle exclusif de la Maison Blanche censé gérer les recettes pétrolières pour le compte du Venezuela. Celui-ci a donné une licence à deux entreprises multinationales suisses spécialisées dans le commerce de ressources naturelles pour vendre le pétrole sur le marché international. Le 14 janvier, une première vente de pétrole pour un montant total de 500 millions US$ a été annoncée publiquement par l’administration Trump.

La très grande partie des recettes semble avoir été versée au Qatar sur des comptes bancaires du fonds fiduciaire susmentionné auprès de la Qatar National Bank (QNB). Il est de notoriété publique que la dynastie régente du Qatar, laquelle contrôle la QNB, entretient des liens commerciaux avec la famille Trump. Selon certains rapports des médias, une partie de l’argent aurait par après été reversée au Venezuela via la Banco Central de Venezuela.

Revenant aux deux entreprises multinationales suisses impliquées dans ce commerce dont la légalité est pour le moins douteuse, il apparaît que celles-ci possèdent plusieurs holdings au Luxembourg. Le fait que ces sociétés Soparfi payent des impôts au Luxembourg implique la possibilité que l’État luxembourgeois profitera indirectement du commerce susmentionné.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre :

1) Quel est votre analyse concernant la légalité de l’accaparement des ressources pétrolières du Venezuela par le États-Unis à la lumière du droit international, ainsi que de la construction commerciale décrite plus haut ?

2) Quel est votre analyse concernant la légalité de l’implication des deux sociétés multinationales dans ce commerce, dont des filiales sont situées au Luxembourg ?

3) Est-ce que vous pouvez écarter le risque que l’État luxembourgeois profitera indirectement du commerce décrit plus haut? Dans la négative, le gouvernement est-il prêt à accepter ce risque ou prendra-t-il des mesures pour l’écarter définitivement?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Contre l’agression et l’intervention militaires des États-Unis au Venezuela

Ce samedi 3 janvier, les forces armées des États-Unis, sur ordre du président Trump, ont lancé une opération de guerre contre le Venezuela au moyen de frappes aériennes et de missiles, dans le but de renverser le président Maduro et le gouvernement du PSUV, et de les remplacer par un gouvernement conforme aux intérêts des États-Unis.

Cet acte de guerre constitue une nouvelle violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies. Déjà quelques jours auparavant, les États-Unis avaient arraisonné et saisi en haute mer plusieurs pétroliers transportant des cargaisons vénézuéliennes. Depuis des semaines, dans les Caraïbes et dans le Pacifique, des embarcations civiles sont détruites par des missiles et des drones, ce qui a déjà causé plus de 100 morts.

Cette attaque du gouvernement américain est illégale au regard du droit international et révèle, dans son ensemble, une stratégie de politique impérialiste visant à placer sous le contrôle de l’empire américain les ressources, richesses, marchés et routes commerciales les plus précieux. Aujourd’hui le Venezuela, demain peut-être Cuba, le Panama, le Groenland… même le Canada a déjà été mentionné par Trump. Le monde ne peut rester sans réaction face à cela.

L’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures du Venezuela a une longue tradition. Les vingt dernières années ont été marquées par des sanctions économiques, des actes ouverts de sabotage criminel et des interdictions d’importation.

L’action illégale du gouvernement américain exige une réponse déterminée de toutes les personnes et de tous les gouvernements attachés au droit des peuples à l’autodétermination, à la justice, à la paix et à un développement socialement plus juste sur cette planète.

Cette nouvelle agression des États-Unis contre un pays d’Amérique latine s’inscrit dans une longue liste d’ingérences, de guerres et d’interventions sur ce continent, qui avaient toutes un objectif commun : garantir le transfert des richesses du « Sud vers le Nord ». Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole connues au monde.

Les conséquences de la puissance militaire et de l’arrogance se confirment une fois de plus. Elles sont imprévisibles, mais ne peuvent mener qu’à davantage de violence et de guerres.

C’est pourquoi nous exigeons :

  • l’arrêt immédiat des attaques et le retrait de toutes les forces armées américaines du Venezuela ;
  • la condamnation de cette opération militaire, y compris par le gouvernement luxembourgeois. Ce qui vaut pour l’Ukraine doit aussi valoir pour le Venezuela ;
  • le libre droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien ainsi que la liberté totale et la légalité pour les syndicats et les partis ;
  • la libération immédiate du président vénézuélien Maduro, illégalement enlevé au regard du droit international ;
  • la fin immédiate des sanctions américaines contre le Venezuela.

Gegen die militärische Aggression und Intervention der USA in Venezuela

An diesem Samstag, dem 3. Januar, haben die Streitkräfte der USA auf Anordnung von Präsident Trump mittels Luftschlägen und Raketenangriffen eine Kriegsoperation gegen Venezuela begonnen, mit dem Ziel, Präsident Maduro und die PSUV-Regierung zu stürzen und durch eine den US-Interessen genehme Regierung zu ersetzen.

Dieser kriegerische Akt ist ein weiterer flagranter Verstoß gegen das internationale Völkerrecht und die UN-Charta. Schon Tage zuvor hatten die USA mehrere Öltanker mit venezolanischer Fracht auf offener See besetzt und beschlagnahmt. Seit Wochen werden in der Karibik und im Pazifik zivile Boote durch Raketen und Drohnen zerstört, wobei es bisher mehr als 100 Tote gab.

Dieser Angriff der US-Regierung ist völkerrechtswidrig und offenbart in seiner Gesamtheit eine Strategie einer imperialistischen Politik, deren Ziel es ist, die wertvollsten Rohstoffe, Reichtümer, Märkte und Handelswege unter die Kontrolle des US-Imperiums zu bringen. Heute Venezuela, morgen vielleicht Kuba, Panama, Grönland… sogar Kanada wurde von Trump schon genannt. Das kann von der Welt nicht reaktionslos hingenommen werden.

Die Einmischung der USA in die inneren Angelegenheiten Venezuelas hat eine lange Tradition. Die letzten 20 Jahre waren gekennzeichnet von Wirtschaftssanktionen, offener krimineller Sabotage und Importverboten.

Das illegale Vorgehen der US-Regierung erfordert eine entschlossene Antwort aller Menschen und aller Regierungen, denen am Recht der Völker auf Selbstbestimmung, Gerechtigkeit, Frieden und einer sozial gerechteren Entwicklung auf diesem Planeten gelegen ist.

Diese erneute Aggression von Seiten der USA gegen ein lateinamerikanisches Land ist Teil einer langen Liste von Einmischungen, Kriegen und Interventionen auf diesem Kontinent, die alle ein gemeinsames Ziel hatten, nämlich den Transfer von Reichtum vom „Süden in den Norden“ zu garantieren. Venezuela verfügt über die größten bekannten Erdölvorkommen der Welt.

Wohin militärische Stärke und Arroganz hinführen, hat sich nun erneut bestätigt. Die Folgen davon sind nicht absehbar, sie können aber nur zu noch mehr Gewalt und Kriegen führen.

Deswegen fordern wir:

  • Eine sofortige Beendigung der Angriffe und einen Rückzug aller US-Streitkräfte aus Venezuela.
  • Die Verurteilung dieser militärischen Operation, auch durch die luxemburgische Regierung. Was für die Ukraine gilt, muss auch für Venezuela gelten.
  • Das freie Selbstbestimmungsrecht des Volkes von Venezuela sowie völlige Freiheit und Legalität für die Gewerkschaften und Parteien.
  • Die sofortige Freilassung des venezolanischen Präsidenten Maduro, der völkerrechtswidrig entführt wurde.
  • Ein sofortiges Ende der US-Sanktionen gegen Venezuela.

Den Trump terroriséiert Latäinamerika.

Déi rezent «Saisie» duerch militäresch Gewalt, vun engem Pëtrolstanker aus Venezuela op dem Wee a Richtung Kuba, ass als eng nei Eskalatioun ze gesinn, déi den Ufank vun enger oppener Aggressioun géint dëst Land markéiert. D’Regierunge vu Venezuela a Kuba hunn dësen «Akt vun internationaler Piraterie» vun den USA gemeinsam a mat Nodrock verurteelt.

Wéi d’Washington Post schreift, hätt den Tanker, deen 1,1 Millioune Barrels Pëtrol transportéiert huet, Kuba solle beliwweren. Dës nei Aggressioun schéngt zwee Ziler ze verfollegen: eng total Blockad géint Kuba an d’Stierze vun der venezuelanescher Regierung vum President Maduro, mat dem Zil, sech de Pëtrol vu Venezuela ënnert de Nol ze rappen. Mat der Kontroll vun iwwer der Hallschent vun den natierleche Ressourcë vun der Ukrain a mat de Blécker op Grönland a Kanada geriicht, schéngt d’Wäiss Haus entschloss ze sinn, all Mëttel anzesetzen, fir d’Ressourcë vu sengen Noperen u sech ze rappen an seng Visioun duerchzesetzen ouni sech dobäi ëm d’Vëlkerrecht ze këmmeren.

Och wann d’Regierung vum Maduro zu Recht international a starker Kritik steet, verurteelen déi Lénk dës Interventioune vum US-Imperialismus, souwéi d’Pläng vun oppene Kricher géint Venezuela a Kuba. Mir ruffen d’Lëtzebuerger Regierung an d’EU op, sech direkt vun dësen Attacken ze distanzéieren an se mat Nodrock ze verurteelen. Wéint der Menace vun engem neie bewaffente Konflikt, rifft déi Lénk déi progressiv an demokratesch Kräften an eisem Land dozou op, sech géint dës Aggressiounen a Krichsakte géint Venezuela a Latäinamerika ze stellen an sech ze mobiliséieren, falls de President Trump op där Schinn weiderfiert.

– Nee zum Krich géint Venezuela a géint Kuba.

– Fir de Respekt vun der Onofhängegkeet an dem Recht vun de Vëlker op Selbstbestëmmung.

– Fir en Enn vun der Blockad an den extraterritorialen Sanktioune géint Kuba a Venezuela.

– Fir en Enn vun den «Eliminatiounen» an den illegale Saisië vu Schëffer an internationale Gewässer.

déi Lénk


Trump terrorise l’Amérique latine.

La récente « saisie » par la force militaire d’un navire pétrolier venant du Vénézuéla et en route vers Cuba est à considérer comme une nouvelle escalade vers le début d’une agression ouverte contre ce pays. Les gouvernements du Venezuela et de Cuba ont conjointement et fermement condamné cet « acte de piraterie international » de la part des Etats-Unis.

Selon le Washington Post, le pétrolier qui transportait 1,1 millions de barils de pétrole brut, était en route pour approvisionner Cuba. Cet acte agressif correspond à la volonté de Trump d’un blocus total de Cuba et du renversement du gouvernement du Président Maduro, avec l’objectif de s’emparer du pétrole vénézuélien. Après sa mainmise sur la moitié des matières premières de l’Ukraine et ses visées sur le Groenland et le Canada, la maison blanche semble décidée à utiliser tous les moyens pour accaparer les richesses de ses voisins et à imposer sa volonté par des pratiques contraires a droit international.

Malgré les critiques méritées dont le gouvernement de Maduro fait l’objet, déi Lénk condamne fermement ces ingérences de l’impérialisme étasunien, ainsi que les projets de guerres ouvertes contre le Vénézuéla et Cuba. Nous appelons le gouvernement luxembourgeois et l’UE à se désolidariser immédiatement de ces actes et de les condamner avec fermeté. Devant la menace d’un nouveau conflit armée, déi Lénk appelle les forces progressives et démocratiques de notre pays à s’opposer à ces agressions et actes de guerre contre le Vénézuéla et l’Amérique latine et à se mobiliser au cas où le Président Trump poursuit sur sa lancée dévastatrice.

– Non à la guerre contre le Vénézuéla et contre Cuba.

– Pour le respect de l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

– Pour la fin du blocus et des sanctions extraterritoriales de Cuba et du Vénézuéla.

– Pour la fin des « éliminations » et les saisies illégales de navires dans les eaux internationales.

 déi Lénk                    

Question parlementaire relative aux sanctions décidées par la Belgique à l’égard d’Israël et de responsables du Hamas

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Début septembre, le gouvernement fédéral belge s’est accordé sur un paquet de sanctions à l’égard d’Israël et de responsables du Hamas. Celui-ci a été annoncé par le ministre des Affaires étrangères belge dans un communiqué à l’issue d’une réunion en cabinet restreint.

Suivant cet accord, la Belgique prendra des mesures et sanctions unilatérales afin d’accroître la pression sur le gouvernement israélien et les terroristes du Hamas, ceci notamment compte tenu des obligations internationales de la Belgique dont le devoir est de prévenir tout risque de génocide.

En me basant sur les détails de ce paquet de mesures, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre des Affaires étrangères :

1) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider des sanctions claires (restrictions financières, gel des avoirs, interdiction d’entrer sur le territoire) à l’égard de colons israéliens violents et de responsables du Hamas sur base des listes dressées par l’UE ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

2) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à déclarer les ministres extrémistes Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich et les leaders politiques et militaires du Hamas personae non gratae sur le territoire luxembourgeois ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

3) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider une interdiction d’exportation et de transit pour tous les biens militaires destinés à un usage par Israël, y compris les biens à double usage lorsque l’utilisateur final est militaire ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

4) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider une interdiction nationale d’importation des marchandises produites, exploitées ou transformées dans les territoires occupés illégalement par Israël ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

5) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à mettre fin aux services consulaires étendus pour ses ressortissants résidant dans les colonies ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

6) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à étudier la possibilité de refuser les visa long séjour aux Israéliens vivant dans les colonies ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

7) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à engager des poursuites judiciaires contre ses ressortissants qui, en Israël ou en territoire palestinien occupé, se seraient rendus coupable d’une violation grave du droit international humanitaire et/ou d’une infraction terroriste ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

8) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à refuser, aussi longtemps que la guerre se poursuit, des demandes de survol de l’espace aérien luxembourgeois émanant des autorités israéliennes pour les vols militaires ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

9) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à stopper l’achat de matériel militaire auprès d’entreprises situées en Israël lorsque cela est possible ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

10) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à voter au niveau européen pour la suspension (complète) du volet commercial de l’accord d’association, la suspension (complète) du volet recherche, innovation et coopération technologique de l’accord d’association, en ce compris de la participation d’Israël aux programmes de l’Union tels que Horizon Europe, la suspension de l’Agreement on Conformity Assessment and Acceptance of Industrial Products, ainsi que la coopération technique prévue par l’instrument Neighbourhood, Development and International Cooperation Instrument (NDICI) – en ce compris au travers du Technical Assistance and Information Exchange Instrument (TAIEX) mais excepté les financements profitant aux ONG israéliennes actives dans la défense des droits humains ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Isräel doit enfin respecter le droit international.

Dans la nuit du 13 juin 2025, l’État d’Israël a lancé une offensive militaire dite « préventive » contre l’Iran, qui a, sans surprise, répliqué par des tirs de missiles.

Cette agression, que le gouvernement israélien tente de justifier par la notion controversée d’« attaque préventive », survient alors même que des négociations étaient en cours entre l’administration Trump et le régime iranien autour du programme nucléaire. En lançant cette offensive, Israël cherche délibérément à torpiller toute tentative de désescalade diplomatique, au mépris des efforts de dialogue et de la vie des civils.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a ainsi choisi d’étendre sa politique guerrière à un nouveau front, après des mois de bombardements meurtriers sur Gaza et d’attaques répétées contre le Liban et la Syrie.

Cette offensive marque une nouvelle étape dans l’escalade régionale et fait franchir un seuil dangereux vers un embrasement généralisé au Proche-Orient.

La politique génocidaire et belliciste de Nétanyahou ne saurait être justifiée par un prétendu « droit à la défense » de l’État d’Israël. Il devient de plus en plus évident que cette fuite en avant militaire s’inscrit dans une stratégie cynique de maintien au pouvoir, au mépris du droit international et de la vie humaine.

Il est urgent de mettre un terme à l’impunité dont jouit le gouvernement israélien. L’État d’Israël doit être contraint à respecter le droit international et à répondre de ses actes de génocide et d’agression militaire devant les instances compétentes.

Nous, déi Lénk, exprimons notre solidarité avec toutes les victimes civiles, qu’elles soient palestiniennes, iraniennes, israéliennes, libanaises ou syriennes.

Nous exigeons notamment :

  • l’arrêt immédiat de l’offensive militaire israélienne contre l’Iran,
  • la fin du génocide en cours contre le peuple palestinien,
  • la mise en œuvre de sanctions internationales contre l’État d’Israël,
  • un embargo total sur les livraisons d’armes.

Nous appelons le gouvernement luxembourgeois et l’Union européenne à prendre leurs responsabilités et à exercer une pression maximale en ce sens.

Enfin, nous encourageons l’ensemble des forces politiques, sociales, syndicales et associatives progressistes à se joindre aux initiatives de mobilisation pour une paix juste et durable, fondée sur le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Le gouvernement de Nétanyahou constitue une menace grave pour la stabilité régionale et pour la paix mondiale. Il est impératif de mettre fin à cette fuite en avant militariste et destructrice. Face à l’inaction des grandes puissances, seuls les peuples, les mouvements sociaux, syndicaux et politiques engagés pour la justice, la démocratie, l’égalité et la liberté peuvent imposer un changement de cap et ouvrir la voie à une paix fondée sur le droit et la dignité.

logo European Left logo GUE/NGL logo Transform! Europe