Chile: Wir sind solidarisch!

Der Aufstand in Chile ist bis dato der Höhepunkt eines neuen politischen Zyklus der derzeit Lateinamerika durchläuft. Auf internationaler Ebene finden massive politische Auseinandersetzungen statt die von Frankreich, Hongkong, Libanon, Algerien bis zum Irak reichen. Die Menschen gehen zu hunderttausenden auf die Straße und protestieren.

Die Gründe sind vielfältig:  jahrzehntelang systematisch betriebener Subventionsabbau, Privatisierungen, Austerität, Korruption, haben die soziale Kluft in den einzelnen Gesellschaften unüberwindbar gemacht. Die aufgestaute Wut ist enorm. Zur Explosion führen dann oft, wie am Beispiel Chile ersichtlich, einzeln genommen, wenig gravierende soziale Einschnitte, die das Fass zum Überlaufen bringen.

Die globale Krise von 2008 hat dazu geführt, dass bestehende soziale Ungleichheiten ins Unerträgliche gesteigert wurden. Explodierende Preise für Gesundheitsversorgung, Miete, Strom, Transport und Bildung haben viele Menschen in existenzielle Not gebracht und an den äußersten Rand der Gesellschaft gedrängt. Hinzu kommt, dass die Chilenen seit dem Ende der Pinochet-Diktatur vor 30 Jahren große Erwartungen in die Demokratie hatten. Doch für die meisten Chilenen hat sich wenig bis gar nichts geändert. Die Besitzverhältnisse haben sich im stramm neoliberal ausgerichteten Wirtschaftssystem noch weiter zu Ungunsten der Armen verschoben. Da reicht schon die Preiserhöhung des Metrotickets um eine Kettenreaktion auszulösen.

Die Art und Weise wie die Regierung und das Militär gegen die Protestierenden vorgeht erinnert stark an die dunklen Zeiten der Pinochet-Diktatur – die gleichen Methoden und Verordnungen, Verfassungsnotstand und Ausgangssperren.

Präsident Pineras Versuch, die Bewegung zu kriminalisieren und durch den Austausch einiger Minister, die Massen von den Straßen zu bekommen, hat nicht funktioniert. Weder Repression noch unverhältnismäßige Gewalt seitens des Militärs und der Polizei konnten die Massenbewegung bislang stoppen.

Am vergangenen 30.Oktober haben rund einhundert gewerkschaftliche und soziale Organisationen unter dem Zusammenschluss „ Unidad social“ zu einem eintägigen Protest-Generalstreik aufgerufen.

Diese Bewegung lässt sich nicht stoppen.

Die Menschen in den Straßen Chiles wollen einen Systemwechsel und nicht neue Gesichter mit dem alten politischen Programm. Der Neoliberalismus ist nicht die Lösung, sondern die Ursache für die sozialen Krisen. Dieses Wirtschaftsmodell muss überwunden werden. Und zwar schnellstens.

Die Protestbewegung in Chile fordert neben dem Rücktritt des Präsidenten, der in rezenten Umfragen gerade einmal 14 Prozent Zustimmung erhielt, die Einsetzung einer verfassungsgebenden Versammlung.

Die derzeit geltende Verfassung stammt noch aus der Zeit der Pinochet-Diktatur. Das Staatsvermögen wurde privatisiert und die staatlichen Leistungen auf ein absolutes Minimum reduziert. Bis heute sind Wasser, Strom sowie das Bildungs- , Gesundheits- , und Rentensystem komplett privatisiert.

So wie nach dem Militärputsch vom 11. September 1973, als Luxemburg seine konkrete Solidarität mit den verfolgten Chileninnen und Chilenen unter Beweis stellte, indem es ihnen Asyl gewährte, sind auch diesmal unsere Herzen auf Seiten des kämpfenden Volkes gegen seine Unterdrücker.

Motion: Occupation par la Turquie de la Syrie du Nord.

Motion et bulletin de vote sur le site de la Chambre des Députés — ICI

La Chambre des Députés du Grand-Duché de Luxembourg, considérant :

(-) L’occupation illégale du nord de la République arabe de Syrie dans ladite « Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie » par l’armée de la République de Turquie le 9 octobre 2019, suite au retrait des troupes des Etats-Unis d’Amérique ;

(-) Que cette opération a déjà occasionné un grand nombre de pertes humaines, dont civiles ;

(-) Que les groupes de personnes visés par l’armée turque se sont illustrés dans leur combat contre Daesh, pour la démocratie, l’égalité entre les sexes et l’émancipation ;

(-) Que l’invasion de l’armée turque déstabilise profondément la paix et la sécurité dans la région et au-delà ;

Invite le Gouvernement luxembourgeois :

(-) À maintenir et intensifier la pression sur le Gouvernement turc en rappelant au Luxembourg l’ambassadeur du Grand-Duché à Ankara ;

(-) A s’engager au niveau européen et international en faveur d’une interdiction de ventes et d’exportation d’armes vers la Turquie ;

(-) A s’engager au niveau des Nations unies en faveur de l’envoi d’une Force de maintien de la paix des Nations unies dans le Nord et l’Est de la Syrie afin d’y protéger la population locale contre l’intervention turque ;

(-) A s’engager en faveur d’une aide humanitaire dans cette région.

 

Liberté pour les prisonniers politiques catalans!

Le Lundi 14 octobre, de lourdes condamnations ont été prononcées à l’encontre des leaders souverainistes catalans : des accusés condamnés à 100 ans de prison et 90 ans d’inéligibilité cumulés ! Un verdict honteux digne du franquisme… Leur « crime » ? Prôner et organiser la « sédition » vis-à-vis de l’État espagnol. Pourtant, la revendication en faveur de l’autodétermination d’un peuple et la désobéissance civile pacifique face à des injustices font partie des droits démocratiques élémentaires.

C’est la condamnation à l’issue d’un procès injuste, partiel et malhonnête. Un procès qui était une farce dès le premier instant. Ce n’est pas notre invention, des dizaines d’observateurs internationaux ont dénoncé l’attitude moqueuse du tribunal, ses tactiques abusives pour ne présenter que la version de la police, son interdiction d’utiliser le catalan et son traitement hostile envers les accusés et leurs familles.

Il s’agit d’un procès contre des personnes privées de liberté depuis deux ans. Une détention provisoire abusive et totalement injustifiée. Nous ne sommes pas les seuls à dénoncer ces abus. Ils sont également corroborés par des organismes et entités internationaux travaillant dans le domaine des droits de l’homme, tels que le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, Amnesty International, International Trial Watch, le réseau international EuroMedRights, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et même le Conseil de l’Europe.

déi Lénk condamne cette prétendue « justice », et dénonce également le soutien complice que l’Union européenne apporte depuis le début au gouvernement de Madrid dans cette affaire.

Il n’appartient pas à déi Lénk de se prononcer sur le statut de la Catalogne. Cette décision doit être prise souverainement par les Catalans eux-mêmes. Le soulèvement des Catalans dépasse la question nationale : il fait écho à une insatisfaction profonde d’une grande partie de la population dans l’ensemble de l’Etat espagnol face aux politiques autoritaires des gouvernements successifs à Madrid.

De puissantes mobilisations sont en cours en Catalogne pour réclamer la «liberté pour les prisonniers politiques», avec une grève générale annoncée pour vendredi 18 octobre. Nous soutenons aussi l’action de protestation que l’ANC (Assemblée Nationale catalane) au Luxembourg et d’autres organisations ont organisée le samedi 19 octobre à Luxembourg Ville (Place de la Clairefontaine).

Nous exigeons la libération des prisonniers politiques catalans et l’amnistie des condamnés.

Cette lutte de la population catalane, contre la répression et les dérives autoritaires, est aussi la nôtre !

 

déi Lénk solidaire avec la Commune du Rojava.

Après avoir joué un rôle majeur dans la défaite de Daesh, les forces combattantes kurdes de l’YPG (Unités de protection du peuple kurde), qui forment la majeure partie de la coalition des « Forces démocratiques syriennes » au sein de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (Rojava) doivent faire face à l’agression de l’armée turque qui a envahi le nord de la Syrie.

Avec le soutien indirect des gouvernements Trump et Poutine, la Turquie d’un Erdogan politiquement affaibli dans son propre pays mène la guerre à la principale force démocratique, anticapitaliste et féministe de la région de la Commune du Rojava.

Quant aux gouvernements de l’Union européenne, ils font preuve d’une passivité criminelle envers le membre et l’allié de l’OTAN. Il est d’ailleurs parlant que Viktor Orban, leader de la droite identitaire en Europe, se fasse le complice d’Erdogan, voire même le complice de Daesh : l’agression de la Turquie contre la Commune du Rojava a pour corollaire la libération de milliers de combattants de Daesh

La guerre que la Turquie mène contre la Commune du Rojava fait tomber les masques des dirigeants occidentaux : ils sont très loin de vouloir soutenir un projet qui se base sur l’autodétermination, le rejet du capitalisme, le féminisme et l’écologie au contraire.

Cette guerre démasque également la nocivité et la perversité de l’OTAN qui remet à l’ordre du jour la nécessité de sa dissolution.

Les forces kurdes ont été amenées à se placer sous la protection de l’armée syrienne sans la garantie que le régime de Damas respectera l’autonomie de la région, mais pour protéger ses habitants de l’agression de la Turquie et de ses alliés islamistes.

Le combat que mène la Commune du Rojava est le combat que mène l’humanité depuis des millénaires contre toutes les formes d’oppression.

La mobilisation internationaliste est urgente.

déi Lénk demande également :

(-) L’arrêt immédiat des opérations militaires de la Turquie

(-) L’aide et la solidarité avec la Commune du Rojava

(-) Des sanctions contre la Turquie d’Erdogan

(-) L’arrêt immédiat de toutes formes de livraisons d’armes à la Turquie

Dunkelkammer spaceresources: Entscheidende Fragen bleiben offen.

Im Mai dieses Jahres unterzeichnete die Regierung ein Space-Abkommen mit den USA. Dieses sogenannte Memorandum of Understanding (MoU’s) bleibt, so wie ähnliche Abkommen mit 7 anderen Staaten geheim. Über die politische und finanzielle Tragweite dieser MoU’s bleiben das Parlament und die Öffentlichkeit also im Dunkeln. Die lückenhaften Antworten der Regierung auf unsere parlamentarischen Anfragen tragen nicht zu größerer Transparenz bei.

Ein Memorandum of Understanding ist eine angeblich nicht verbindliche Absichtserklärung, die zwischen Staaten oder auch mit Unternehmen abgeschlossen wird. Da diese Abkommen nach offizieller Leseart nicht verbindlich sind müssen sie auch nicht unbedingt vom Parlament ratifiziert werden. Problematisch dabei ist jedoch, dass ein MoU wie es mit den USA abgeschlossen wurde laut Regierungsvertretern eine sehr umfangreiche Zusammenarbeit in einer Vielzahl von Bereichen beinhaltet. Da die Regierung in ihrer Antwort auf unsere Fragen noch ein Mal deutlich macht, dass den 8 bereits unterzeichneten MoU’s viele weitere im Space-Bereich folgen sollen, stellt sich die Frage, ob die Regierung sich anschickt völkerrechtlich geltende Verträge am Parlament vorbei durch ein Netz geheimer bilateraler Abkommen ersetzen zu wollen.

Die Zusammenarbeit im Rahmen des MoU mit den USA soll, laut dem US-amerikanischen Handelsminister Wilbur Ross, auch die Verteidigung im Weltraum beinhalten. Die luxemburgische Regierung hat dies auf unsere Nachfrage hin zwar dementiert, schließt die Verteidigung von Satelitten jedoch nicht als möglichen Gegenstand der zukünftigen Zusammenarbeit mit den USA aus. Dass die Abwehr von Angriffen auf Satelitten im Weltraum sehr wohl viel mit Verteidigungspolitik zu tun hat, liegt auf der Hand.

Aus einem 2017 erschienenen Analysepapier von Goldman Sachs geht außerdem hervor, dass der “new space” Bereich, indem die Regierung auch die spaceresources.lu-Initiative verortet, ein riesiges Potenzial für Investoren bietet und dabei die Militarisierung des Weltalls besonders vielverpsrechend sei. In diesem Zusammenhang nennen die Analysten von Goldman Sachs die Verteidigung eigener sowie die Neutralisierung gegnerischer Satelitten als eine der zentralen Prioritäten für zukünftige Forschung und Investitionen.

Fragen wirft zudem die Finanzierung der spaceresources.lu-Initiative auf. Die Regierung behauptet, es würden keine öffentlichen Mittel im Rahmen der MoU’s bereitgestellt, sondern Finanzierungswege über bestehende Fonds genutzt. Viele dieser Fonds werden jedoch aus dem Staatshaushalt gespeist, ohne dass das Parlament in irgendeiner Weise über diese Ausgaben- und Investitionspolitik mitbestimmen kann. Die wenig nachvollziehbare Finanzierung der Initiative wurde bereits Anfang dieses Jahres vom Rechnungshof bemängelt.

déi Lénk waren und bleiben der Meinung, dass die Regierung sich mit dieser Initiative auf dünnem Eis bewegt. Einerseits wird versucht das Völkerrecht ohne Einwilligung des Parlaments mithilfe von geheimen Abkommen mit Drittstaaten zu unterwandern, andererseits werden öffentliche Mittel für Unternehmen und Forschungszwecke zur Verfügung gestellt, die auf die Privatisierung und kommerzielle Verwertung von Weltraumressourcen abzielen. Inwiefern diese Aktivitäten auch militärischer Natur sein können, bleibt für uns weiterhin ungeklärt. Um diesen Verdacht ausräumen zu können, muss die Regierung die Memorandum of Understanding veröffentlichen.

Jeder Krieg beginnt mit einer Lüge.

Im Vietnamkrieg (1955 bis 1975) starben über 5 Millionen Vietnamesen und knapp 60.000 US-Soldaten. Die direkte Verwicklung der USA begann 1964 mit dem „Zwischenfall von Tonkin” vor der Küste Nordvietnams, nach angeblichen nordvietnamesischen Torpedo-Angriffen auf US-Kriegsschiffe am 4. August 1964. Es gab sofort Zweifel an der US-Darstellung. Längst ist erwiesen, dass es damals keinen Torpedoangriff gab. [1]

Den Irakkrieg von 2003 begründete die US-Regierung mit „irakischen Massenvernichtungswaffen” und einer „Verbindung des Irak zu Al Qaida-Terroristen”. Am 5. Februar 2003 legte US-Außenminister Powell dem UNO-Sicherheitsrat angebliche Beweise für ABC-Waffen des Irak vor, die sich bis Mitte 2004 alle als fingiert herausstellten. Die UNO hatte schon seit Jahren Waffeninspektoren in den Irak gesandt, die den Anschuldigungen sofort widersprachen, genauso wie Antiterror-Experten. Im Irak wurden auch nach dem Krieg keine Massenvernichtungsmittel gefunden, und der Bericht der 9/11-Kommission vom Juli 2004 widerlegte die behauptete Verbindung zu Al-Qaida.

Die Liste der konstruierten Kriegsgründe kann beliebig fortgeführt werden.

Wenn jetzt im Persischen Golf Öltanker beschossen werden und US-Präsident Trump den Iran beschuldigt, sind äußerste Vorsicht und Zurückhaltung angebracht. Die USA haben bereits mit Hilfe ihrer lokalen Verbündeten gegen den Willen der Atomenergiebehörde IAEA und der meisten europäischen Länder unter unhaltbaren Anschuldigungen den Atomvertrag mit dem Iran gekündigt und sind deshalb unglaubwürdig.

Das iranische Mullah-Regime und seine Revolutionsgarden sind wahrlich keine Unschuldsengel. Aber der wirtschaftlich durch die Sanktionen stark geschwächte Iran kann jetzt am allerwenigsten einen Krieg gebrauchen, im Gegensatz zu gewissen Kreisen in den USA. Die Ölmultis freuen sich jetzt schon auf Milliardengewinne durch explodierende Treibstoffpreise.

Luxemburg und die EU wären schon wegen der geografischen Nähe viel stärker von einem neuen Krieg in Nahost betroffen als die USA. Sie müssen alles in ihrer Macht Stehende tun, um die Pläne der Kriegstreiber zu durchkreuzen und einen drohenden Krieg abzuwenden. Wir verlangen außerdem eine unabhängige Untersuchung der Vorfälle am persischen Golf.

(Mitgeteilt von déi Lénk)

[1] Die Pentagon-Papiere von 1971 und die Memoiren des damaligen US-Verteidigungsministers McNamara zeigen, dass die US-Regierung die Tonkin-Vorfälle bewusst falsch darstellte, um ihren seit 1963 geplanten direkten Kriegseintritt durchzusetzen. US-Staatssekretär George Ball gab später zu, dass die US-Schiffe im Golf von Tonkin einen Kriegsgrund provozieren sollten und dass die sofortigen „Vergeltungsschläge” seit Monaten vorbereitet waren.

 

Résolution: faisons obstacle à la militarisation !

Faisons obstacle à la militarisation !

Course à l’armement, annulation du traité INF, interventions militaires et criminalisation des migrants : il est aujourd’hui urgent de se mobiliser contre la politique sécuritaire qui est en progression à tous les niveaux. Détourner le regard ou baisser la tête n’est pas possible, car la résistance ne pourra parvenir que des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, qui revendiquent la paix et non pas la guerre et qui représentent la très grande majorité de notre société. C’est dans cette optique que déi Lénk a salué avec enthousiasme l’appel lancé par la Friddens- a Solidaritéitsplattform ainsi que l’OGBL pour organiser le « Ouschtermarsch » du 6 avril. 600 personnes et plus de 30 organisations ont suivi et soutenu cet appel.

Le Luxembourg est loin d’être un observateur dans cette nouvelle course à l’armement, il y participe et s’engage activement. Le budget de défense augmente sans cesse et une fin n’est pas en vue : 365 millions d’euros sont prévus en 2019 pour les dépenses militaires, contre 210 millions il y a 5 ans. Selon les projections actuelles, les sommes accordées à l’armement dépasseront dans quelques années celles consacrées à la coopération internationale.

S’y ajoute que le gouvernement parle ouvertement dans son projet de loi 7325 de développer un complexe militaro-industriel au Luxembourg, qu’il soutient la mise en place d’une armée d’intervention européenne et qu’il a mis en procédure un projet de loi qui permet à l’armée luxembourgeoise de participer à toutes sortes d’aventures militaires sans mandat international.

Ledit projet de loi 7325 veut modifier trois différentes lois dans le domaine de la défense : La loi sur les opérations militaires à l’étranger (chapitre 1), la loi sur l’organisation militaire (chapitre 2) et la loi sur le financement des dépenses militaires (chapitre 3). Le premier chapitre exempte le gouvernement de la plupart des contraintes législatives par rapport aux missions à l’étranger. Le deuxième chapitre introduit des primes spéciales pour attirer et maintenir le personnel navigant pour le développement de la composante aérienne (A400M, A330 MRTT et hélicoptères NH-90). Le troisième chapitre sert à faciliter les nouvelles dépenses militaires décidés dans la stratégie à long terme (satellites, avions, etc.).

Au lieu de suivre docilement la voie tracée par l’OTAN et les lobbyistes de l’industrie de l’armement, le gouvernement doit enfin se raviser et mener une politique courageuse à contre-courant. La militarisation est synonyme de guerre. Pour garantir la paix, il faut au contraire investir dans la coopération internationale, dans la lutte contre le changement climatique et dans la lutte contre les inégalités sociales. Plus fondamentalement, il faut abolir le système économique actuel basé sur l’exploitation de l’être humain et de la nature et qui génère de par lui-même guerres et conflits.

Pour cela, de?i Le?nk:

(-) dénonce la participation du gouvernement luxembourgeois DP-LSAP-déi Gréng à la militarisation actuelle.

(-) s’engage pour le retrait immédiat du projet de loi 7325 sur les interventions militaires à l’étranger.

(-) appuie tous les mouvements citoyens qui œuvrent pour la paix et le désarmement, que ce soit au Luxembourg ou ailleurs.

(-) réitère sa position que l’OTAN doit être abolie en même temps que tout autre bloc militaire. En attendant, déi Lénk dénonce l’objectif de l’OTAN de consacrer 2% du PIB des États membres a? la défense. Bien au contraire, les dépenses d’armement doivent être revues a? la baisse pour garantir la paix et faire en sorte que davantage de fonds soient disponibles pour les services publics, les infrastructures, la protection du climat et les systèmes de sécurité sociale.

(-) s’oppose a? la mise en place d’une union de défense et d’une armée européenne. Au contraire, il faudrait mettre en œuvre au niveau de l’UE une stratégie de prévention des conflits et des crises tout en mettant l’accent sur l’élaboration de projets visant le développement en matière écologique et la lutte contre les changements climatiques. Il est indispensable d’accorder aux Nations Unies, au Conseil de l’Europe et a? l’OSCE les ressources financières et les pouvoirs nécessaires afin qu’ils puissent mettre sur pied une nouvelle architecture de sécurité.

(-) s’engage pour le maintien et le respect du traite? INF qui interdit le déploiement de missiles nucléaires de portée intermédiaire sur le sol européen. De nouvelles initiatives doivent être prises pour fixer des objectifs de désarmement de manière multilatérale.

(-) exige du gouvernement luxembourgeois de signer et de ratifier le Traite? sur l’interdiction des armes nucléaires de l’ONU et ainsi de rejoindre les 70 pays signataires.

(-) s’engage pour l’interdiction au niveau mondial des systèmes d’armes létales autonomes ou automatiques.

(-) s’oppose à ce que l’aéroport de Luxembourg et la place financière permettent des transactions en lien avec l’exportation d’armements.


Résolution adoptée par la Coordination Nationale de déi Lénk en date du 10 avril 2019

 

 

Debatt iwwer d’Kooperatiounspolitik – Ried vum David Wagner

Här President,

An enger Welt déi normal funktionéiere géif, bräicht een u sech net iwwert Entwécklungshëllef ze schwätzen.

D’Räichtümmer vun eiser Welt sinn zwar net gläichméisseg iwwer dem Globus verdeelt, mee si géifen duergoen fir den iwwer 7 Milliarde Mënschen op dëser Welt en agreabelt Liewen ze versécheren.

7 Milliarde Mënschen a souguer eendeiteg driwwer well de Problem läit net – oder nach net – bei der globaler Iwwerbevölkerung mee bei der globaler Ongerechtegkeet.

Ganz vereinfacht ausgedréckt: Ganz wéineg Mënschen hu ganz vill a ganz vill Mënschen hu ganz wéineg.

Dofir brauche mer Entwécklungshëllef.

Och wa Lëtzebuerg 1 % vum sengem RNB – an net PIB, wéi sou oft virgetäuscht – an Entwécklungshëllef investéiert a souguer wann all eenzelt industrialiséiert Land esouvill géif investéieren, dann wier et nach ëmmer eng Drëps op de waarme Steen.

Op eng gewëssen Aart a Weis ass d’Entwécklungsaarbecht eppes wéi eng Sisyphusaarbecht, well och wann all déi Mënschen, déi Entwécklungsorganisatiounen ënnerstëtzen, all déi Mënschen déi sech fir déi Organisatiounen engagéieren, all déi Mënschen, déi fir se schaffen an awer och d’Agenten vun der Kooperatioun a souguer d’Madamm Minister déi jo nach jonk am Amt ass a bestëmmt mam beschte Wëllen sech asetzt, vill Engagement an deemno wéi och Courage beweisen, sinn se einfach net zu genuch par rapport zu all deenen déi Muecht a Geld hunn an déi dofir suergen datt weiderhin Entwécklungspolitik wäert gebraucht ginn.

 

Här President,

Ech mengen et ënnersträicht een ni genuch wouhier, historesch gesinn, eise Räichtum hierkënnt – e Räichtum deen och ongläich verdeelt am Norden – a wouhier d’Aarmut vun de Populatiounen am Süden hierkënnt.

Et huet mam Phänomen vum Kolonialismus ze dinn.

Kolonialismus ass ee vun de gréissten Verbriechen un d’Mënschheet deen am Norden awer wéineg a seelen thematiséiert gëtt an heiansdo och verharmloost gëtt.

Haut nach an der Belsch kann ee Monumenter vun hirem eemolege Kinnek Leopold gesinn, den Privatproprietär vum Kongo an deen hautzedaags am Kongo als een vun de gréissten Massemäerder ugesi gëtt.

Trotzdeem huet d’Belsch dëst Joer ëmmerhin sech bei der kongolesescher Bevëlkerung entschëllegt.

Vläicht wier et och net verkéiert wa Lëtzebuerg sech dorunner inspiréiere géif, well mir waren och keng Onscholdskanner.

Da ginn et natierlech déi, déi soen „jo, mee bon, Kolonialismus ass scho laang hir“.

Mee sou laang ass et nach net hir, et ass manner laang hir wéi den 2. Weltkrich, huet bis an den 60. er Jore gedauert, voir 70er wat Portugal ugeet an esou schnell verwannen d’Wonnen vun engem Ausbludden wat e puer Joerhonnerten gedauert huet.

Mee dovunner ofgesinn: och wann den direkten, den juristeschen Kolonialismus – bis op e puer Ausnamen – net méi existéiert, gëtt et nach ëmmer eng Ofhängegkeet, déi een geleefeg als Neokolonialimus bezeechent.

Un d’Plaz vun enger direkter politescher Bevormundung ass eng indirekt politesch Bevormundung getratt.

Et ass jo och bezeechnend datt wann zum Beispill eng politesch Kris an enger eeëmoleger Kolonie stattfënnt, datt dann, relativ kritiklos, op d’Reaktioun vun der sougenannter „communauté internationale“ gewaart gëtt.

Mee „communauté internationale“ klengt zwar gutt, mee heescht net wat et a Wierklechkeet ass.

Dat sinn déi sougenannten westlech Muechtzentren: Paräis, London, Washington, Berlin, deemno wéi Tokyo…Et ass net Alger. Et ass net Nouakchott, et ass net Ulan-Bator, et ass net Lima. An et ass mol net Moskau.

Déi eenzeg « Communauté internationale » misst a Wierklechkeet d’UNO sinn.

Här President,

Och déi ekonomesch Strukturen, déi deemools d’Ausbeutung erméiglecht hunn, si weiderhin intakt.

Jo, si hunn sech nach intensivéiert a verfeinert.

Millioune vu Mënschen liewen haut an Aarmut an Ausgrenzung, genee wéi deemools.

Vill Länner, virun allem an Afrika, sinn nach ëmmer just Rohstoffliferanten fir d’Fabricken an Europa, China oder an den USA.

An dat ouni datt déi lokal Bevëlkerung eppes dovunner huet.

An domadder kommen ech zum eigentlechen Thema vu menger Interventioun, nämlech de katastrophalen Impakt vun de Multinationalen op d’Entwécklungslänner.

Déi westlech Länner maachen sech vill suergen em den staatlech dirigéierten Kolonialismus vu Peking – deen de Mao deemools als Sozialimperialismus bezeechent hätt wou e vu Moskau geschwat huet – mee si maachen sech vill manner Suergen em den hausgemaachten Kolonialismus deen iwwert Privatkonzerner fiert – wat och keng Première ass, well mat der „Compagnie des Indes“ am d’14. – 15. Joerhonnert och schonn de Fall war.

Hautzedaags sinn et d’Multinationalen, déi den Haaptpilier vun der westlecher westlecher Ausbeutungspolitik sinn.

A si ginn duerch d’Politik maassgeeblech ënnerstëtzt:

Duerch direkt politesch Interventiounen an den Entwécklungslänner;

Duerch onfair Handelsaccord’en, wéi zum Beispill déi faméis Accord de partenariat économiques ;

Iwwer eesäiteg Investitiouns- oder Steieraccord’en ;

Iwwer privat Schiidsgeriichter a villes méi.

Här President,

Bei der UNO gëtt et en Aarbechtsgrupp, dee sech mat Mënscherechtsverletzunge vun de Multinationalen ausernee setzt an deen heescht „Working Group on the issue of human rights and transnational corporations and other business enterprises“.

Wann een déi Rapport’e liest – zemools d’Rapport’en iwwert d’Missiounen vum Grupp an eenzelen Länner – da kritt een en Androck vum Ausmooss vun der Problematik.

Dat sinn net e puer vereenzelt Incident’en oder Akzidenter, net just e puer schwaarz Schof.

Dat ass eng reegelrecht Systematik, mat där d’Multinationalen Ëmweltzerstéierung an Mënscherechtsverletzungen a Kaf huelen a beginn.

Mir schwätzen pêle-mêle vu Sozial an Aarbechtsgesetzer déi vun den Multi’en systematesch ënnerlaf ginn.

Mindestlounbestëmmungen gi net agehale;

Sécherheetsnormen gi violéiert;

D’Aarbechtsrecht gëtt mat Féiss getrëppelt – bis hin zu Kanner- an Zwangsaarbecht

D’Ëmweltstandard’en ginn net agehalen;

De Landgrabbing ass e risege Problem, dee stänneg u Vitesse gewënnt, net nëmmen bei Agrarprojet’en, mä och beim Biergbau oder beim Bau vu Staudämm. E gutt Beispill ass de Wëllen vun der rietsextremer Regierung a Brasilien, déi wëlles huet weiderhin den Amazonas ofzeholzen.

An do ass et esou: wéi déi läscht Raiber, eegnen sech privat Firmen Milliounen un Hektaren pro Joer un a verdreiwe dobäi meeschtens Famillen vun hirem Land, déi do säit ëmmer wunnen, mee keng offiziell Besetztitelen hunn.

A wann déi Bevëlkerungen sech legitimerweis wieren, ginn se vum Staat brutal bekämpft oder awer och duerch privat Sécherheetsfirmen.

Déi lokal Ekonomie gëtt zerstéiert an ersat, sief et an der Landwirtschaft oder am Biergbau duerch héich mechaniséiert Industrien, déi manner Leit beschäftege muss.

Schlussendlech sinn d’Konzessiounen oder d’Royalties ganz déif ugesat – well se en enormen politeschen Afloss hunn, ënnert anerem duerch d’Korruptioun.

An – an do komme mer Lëtzebuerg e bësse méi no – si bezuele ganz wéineg Steieren well se hir Profitter duerch Auditsfirmen „optimiséieren“ an a Steieroase verstoppen.

Ech hat virun 2 Joren d’Geleeënheet zu Madrid un enger internationaler Konferenz iwwert Steierflucht deelzehuelen, organiséiert vu Podemos.

Si war am Schlepptau vun den Panama Papers organiséiert ginn.

An dorunner huet déi deemoleg Presidentin vun der Enquêtëkommissioun iwwert d’Panama Papers vum bolivianesche Senat, d’Adriana Salavatierra (elo Presidentin vum Senat) deelgeholl a si huet ganz kloer den Zesummenhang tëscht der Offshore-Steierflucht an der batterster Aarmut vun den bolivianesche Baueren hiergestallt.

Et ass net schwéier ze verstoen: e groussen Agrarmulti, dee säi Räichtum exponentiell accumuléiert derduerch datt e keng oder bal keng Steiere bezilt op déi eng Säit a Klengbaueren op déi aner Säit.

Dräi mol dierft der roden wien wien ofkeeft a wiem seng Produkter méi bëlleg sinn a wien dem anere seng Produkter ewechdreift?

Wien ass herno ruinéiert? Wien kann herno vu senger Aarbecht net méi liewen? A wien gëtt wéi e Kriminellen traitéiert wann e sech wiert?

De Bauer an net d’Multi’en.

Da kann een natierlech soen: jo, Offshore-Gesellschaften sinn oder ware legal, jo Steieroptimiséierung ass legal. Et ass jo vläicht legal, mee um Enn sinn et déi äermst déi dorënner leiden an heiansdo stierwen.

De Combel ass jo och deen datt déi Multi’en vun enger totaler Stroffräiheet profitéieren.

Eng vun den Haaptursaachen besteet jo och doranner datt déi Länner, sief et an Afrika oder a Latäinamerika drastesch neoliberal Strukturreformen hu missen duerchsetzen, déi ganz oft mat Militärterrorregimmer ugefaangen hunn.

A mir schwätzen vu Staaten déi nach keng reell industriell Revolutioun matgemaach hunn.

Dat erkläert den héijen Taux un Inegalitéit, u feelenden ëffentlechen Infrastrukturen an un endemescher Korruptioun.

A souguer wann et zu enger Veruerteelung kënnt viru Geriicht, da kënnen déi Multi’en sech de Konsequenzen vun deenen Uerteeler och entzéien oder erkennen et ganz einfach net un.

An dat huet och domadder ze dinn, datt déi Multi’en zwar engersäits streng hierarchesch strukturéiert sinn, anerersäits sech awer esou organiséiert hunn datt se aus enger Abberzuel vun Filiale bestinn déi hir juristesch Responsabilitéit total diluéiert.

Do si mer erëm, ënnert anerem, bei Lëtzebuerg.

Well vill vun deene Multi’en hunn eng Filiale hei zu Lëtzebuerg.

Dat ass natierlech och en Instrument fir sougenannten Profitshifting ze maachen, dat heescht datt d’Multien hir Profitter an deene Filialen verschreiwen déi sech a Länner befannen wou se wéineg Steiere bezuele mussen – wéi zum Beispill Lëtzebuerg. Dohier déi vill Bréifboîtten.

Dat heescht konkret datt déi Suen déi a Wierklechkeet an den Entwécklungslänner misste sinn, landen an dësen Bréifboîtten.

Banken, déi hire Setz hei hunn, investéieren natierlech och an deene Filialen.

E groussen Deel vun den Investmentfongen och déi déi op der sougenannter grénger Bourse gehandelt ginn.

An dann natierlech – same procedure as every year – an den Pensiounsfong an an den Zukunftsfong.

Dofir Här President wier et och intressant emol eng onofhängeg Etüde maachen ze loossen fir ze vergläichen wéi vill mir ginn a wéi vill mir erëm huelen.

Virun Joer hat de Chercheur Rainer Falk jo bewisen datt duerch eis Finanzplaz d’Entwécklungslänner méi verléieren wéi dat wat mer duerch eis Entwécklungspolitik do investéieren.

Et wier un der Zäit eng nei Studie ze kommanditéieren.

Awer net bei de Big Four!

Här President,

Déi ganz Verstréckungen vun eiser Finanzplaz erkläre vläicht och firwat eis Regierung sech sou schwéier deet fir eng konkret Gesetzgebung iwwert den Devoir de diligeance ze kréien.

Am Koalitiounsvertrag steet zwar datt d’Regierung dat géif „studéieren“, wat am politeschen Slang souvill heescht wéi „Mir sin eis net eens“.

Här President, ech ginn iech e Beispill:

Ech hunn iech gëschter eng Question parlementaire geschéckt adresséiert un den Aussen an un den Wirtschaftsminister.

Et geet em eng israelesch Spionagesoftware vun der Gesellschaft NSO mat där, laut Haaretz an New York Times, den Här Khashoggi vu Saudi-Arabien ausspionéiert gouf.

Déi Software soll och an aner Länner zum Gebrauch komm sinn, ënnert anerem Mexiko, wou se och benotzt gouf fir Mënscherechtsaktivisten ëmzebréngen – oder dozou bäizedroen.

Ursprénglech huet et geheescht et wier just eng Filiale hei zu Lëtzebuerg um Kierchbierg mee de Setz wier an Israel.

Mee no enger Enquête vun ONG’en hei, schéngt et esou ze sinn, datt de Setz zu Lëtzebuerg sinn.

Ech hunn dofir fir 3. Kéier eng Fro gestallt.

Ech si gespaant op d’Äntwert an ech hoffen datt ech net erëm eng Kéier wéi eng Méck ewechgescheucht ginn.

Här President,

All déi Tensiounen déi d’Madamm Ministesch opgezielt huet, wéi zum Beispill am Mali, kommen net vum Himmel gefall.

Wa mer awer wëllen kohärent sinn an eiser Entwécklungspolitik a wann et wierklech géing. Stëmmen datt eist Häerz op der richteger Säit läit, da musse mer éierlech a global iwwert all Aspekter vun eiser Politik schwätzen.

Wa mer, wéi virun 3 Joer, d’EU-Direktiv iwwert de Rôle vu Multi‘en bei Mënscherechtsfroen nëmmen a minima ëmgesat hunn, mam Virwand se hätten ze vill administrativen Opwand, da beweise mer héchstens datt d’Häerz méi no beim Portmonni vu gewësse Leit läit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question parlementaire – Devoir de vigilance III

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Économie et à Monsieur le Ministre des Affaires étrangères.

Dans les questions parlementaires enregistrées sous les numéros 195 et 394, je me suis permis d’interroger Messieurs les Ministres par rapport aux informations révélées par la presse nationale et internationale au sujet d’une société domiciliée à Luxembourg qui commercialise un logiciel d’espionnage. Ce logiciel permettrait de pirater des téléphones mobiles et aurait été utilisé pour intercepter les communications de divers défenseurs des droits humains, engendrant par la suite de graves violations des droits humains.

Dans leur réponse à la question parlementaire n°394, Messieurs les Ministres affirment que ladite société est établie en Israël et donc soumise aux procédures administratives israéliennes. Dès lors, le Gouvernement luxembourgeois n’entendrait pas intervenir auprès des autorités israéliennes.

Or, des organisations de la société civile luxembourgeoise affirment dans une communication du 10 mai 2019 que ladite société aurait son siège au Luxembourg et serait dès lors soumise à la juridiction luxembourgeoise[1].

Dans ce contexte, je me permets de rappeler que les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits humains, auxquels le Gouvernement luxembourgeois dit souscrire pleinement, stipulent dans leur point I.1.: « Les États ont l’obligation de protéger lorsque des tiers, y compris des entreprises, portent atteinte aux droits de l’Homme sur leur territoire et/ou sous leur juridiction. Cela exige l’adoption de mesures appropriées pour empêcher ces atteintes, et lorsqu’elles se produisent, enquêter à leur sujet, en punir les auteurs, et les réparer par le biais de politiques, de lois, de règles et de procédures judiciaires. »

Partant, nous voudrions poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres :

  1. Le siège de la société en question est-il au Luxembourg?
  2. La responsabilité du Luxembourg, en vertu des Principes directeurs des Nations unies, se réfère-t-elle uniquement aux entreprises qui ont leur siège principal au Luxembourg ou à toutes les sociétés domiciliées au Luxembourg?
  3. Est-il envisageable qu’une filiale établie au Luxembourg, mais appartenant à une société-mère établie à l’étranger contrevenant aux droits humains, puisse échapper à tout questionnement ou intervention de la part des autorités luxembourgeoises ?
  4. Les autorités luxembourgeoises, ne devraient-elles pas enquêter au sujet des allégations formulées dans la presse nationale et internationale à l’encontre de la société en question afin de s’assurer qu’elle ne soit pas contrevenu à sa responsabilité de respecter les droits humains en vertu des Principes directeurs des Nations unies?
  5. Plus généralement, Messieurs les Ministres partagent-t-ils l’avis qu’il est inacceptable que des entreprises implantées sur le territoire du Luxembourg soient impliquées dans des violations des droit humains dans d’autres juridictions?
  6. Dans l’affirmatif de la question 5, de quelle manière Messieurs les Ministres entendent-ils s’assurer que des entreprises implantées sur le territoire du Luxembourg ne soient pas impliquées dans des violations des droits humains dans d’autres juridictions?
  7. Est-ce qu’à ce stade le Gouvernement compte légiférer en matière de devoir de vigilance pour les entreprises domiciliées au Luxembourg? Si non, pourquoi?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

[1] https://www.initiative-devoirdevigilance.org/news/une-loi-sur-le-devoir-de-vigilance-pour-prot%C3%A9ger-d%C3%A9fenseurs-des-droits-humains-et-journalistes

G7 à Metz: Ils sont 7, nous sommes 7 milliards !

Alter G7 Metz : nous, citoyens, exigeons un changement radical pour la justice environnementale et sociale

Pour faire entendre leur voix, parce que ce ne sont pas 7 chefs d’État qui décideront du sort de l’humanité, citoyens, collectifs, associations, ONG, syndicats et partis politiques se sont regroupés pour organiser l’Alter G7 Metz les 3, 4 et 5 mai 2019

L’inaction des gouvernements et notamment ceux des 7 pays les plus riches de la planète, la course insensée au profit de la haute sphère financière et des multinationales conduisent l’humanité à sa perte.

Le réchauffement climatique, l’effondrement de la biodiversité, les pollutions massives, l’épuisement des ressources naturelles, l’accès à l’eau potable et à une nourriture saine, le partage des richesses font partie des défis majeurs pour notre civilisation.

Stop aux discours, place à l’action pour la justice environnementale et sociale !

Ils sont 7, nous sommes 7 milliards !
Nous mettons au débat citoyen des mesures d’urgence pour sortir par le haut de l’impasse environnementale, sans attendre les conclusions d’un énième sommet international.
Ces propositions de mesures, synthèse des revendications et combats des mouvements citoyens, associatifs, syndicaux et politiques dont la diversité fait la richesse du collectif Alter G7 seront présentées lors d’une conférence de presse le vendredi 3 mai à 16h.

Sans attendre, nous appelons au plus grand rassemblement et à une participation massive aux événements suivants, organisés dans le cadre de l’Alter G7 Metz. Mobilisons-nous pour montrer notre détermination et notre volonté de changement !

Ils sont 7, nous sommes 7 milliards !

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