Luxembourg, le 9 décembre 2025
Mesdames et Messieurs,
L’Eurovision (ESC) est plus que jamais critiquée parce qu’Israël pourra participer en 2026 en Autriche. Selon une commission d’enquête de l’ONU, Israël a commis un génocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza à partir du 7 octobre 2023. En Cisjordanie, Israël poursuit sa politique de colonisation, en violation du droit international. Actuellement, malgré un cessez-le-feu officiel, le gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahou organise une catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza, ce qui fait encore grimper le nombre de victimes.
Le Luxembourg peut-il vraiment chanter et danser aux côtés d’Israël lors d’un concours alors que le gouvernement israélien poursuit sans relâche ses projets de nettoyage ethnique de la bande de Gaza et de la Cisjordanie ? Une participation luxembourgeoise est-elle responsable alors qu’en deux ans Israël a, selon les estimations de scientifiques, tué plus de 100 000 personnes, dont d’innombrables enfants ? Vous devez accepter que ces questions vous soient posées.
L’argument selon lequel l’Eurovision (ESC) serait un événement purement culturel où seule la musique compte n’est plus crédible. Non seulement parce que des pays participent à une compétition sous leur drapeau, mais aussi parce que l’ESC a déjà exclu des pays comme la Russie et le Bélarus en raison de leurs actions contraires au droit international. De plus, le gouvernement israélien a tout fait pour que la décision de l’Union européenne de radio-télévision (UER/EBU) tombe en faveur d’Israël, car l’Eurovision constitue une scène idéale pour blanchir les crimes commis dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Voulez-vous, en tant que diffuseur luxembourgeois, devenir complice de ce jeu sordide ? Vous devez également accepter que cette question vous soit posée. Si donc, lorsque le délai expire demain, vous décidez malgré tout de participer, vous devrez une explication au public. Notre pétition appelant à un boycott luxembourgeois de l’Eurovision 2026 a recueilli environ 1 000 signatures depuis vendredi.
Il ne s’agit pas de boycotter l’ESC pour toujours, mais de lui redonner ce qu’il était autrefois : un événement où les États ne peuvent pas participer lorsqu’ils commettent un génocide.
Il n’est pas trop tard pour être demain du bon côté de l’Histoire.