Question parlementaire concernant la contribution équitable du Luxembourg aux financements des pertes et dommages globaux liés au réchauffement climatique

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable.

Le financement des coûts des pertes et dommages, c’est-à-dire des dégâts irréversibles causés par des événements climatiques extrêmes liés au réchauffement climatique, est un des points essentiels actuellement débattus à la COP27 à Charm El-Cheikh en Egypte.


Même si les calculs exacts des coûts liés aux pertes et dommages s’avèrent compliqués, des estimations des coûts globaux existent et se situent entre 295 et 590 milliards d’euros en 2030 pour atteindre 1000 à 1800 milliards d’euros en 2050.
[1]

La responsabilité attribuée à chaque Etat en matière du financement de ces coûts liés au réchauffement climatique est déterminée en fonction de la somme cumulée de ses émissions de gaz à effet de serre jusqu’à aujourd’hui et de sa capacité économique.

L’ONG Action Solidarité Tiers Monde (ASTM) a réalisé à l’aide d’un outil de référence en la matière, à savoir le Climate Equity Reference Calculator, une estimation de la contribution équitable du Luxembourg aux financements des coûts des pertes et dommages. Le montant de la contribution avancé par ASTM s’élève ainsi à 324 millions d’euros par an en moyenne et correspond à 0,075% des coûts globaux liés aux pertes et dommages.[2]

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable :

  1. Madame la Ministre a-t-elle pris connaissance des calculs réalisés par ASTM ? Dans l’affirmative, est-elle d’accord avec la méthodologie des calculs et l’ordre de grandeur des montants ?
  2. Votre Ministère a-t-il déjà réalisé voir commandité des études et estimations sur la contribution équitable du Luxembourg en matière de pertes et dommages liés au réchauffement climatique ? Dans l’affirmative, quels en ont-été les conclusions ?
  3. Le gouvernement est-il prêt à prendre un engagement formel pour contribuer à un fonds international dédié au financement des pertes et dommages tout en sachant que le Luxembourg ne s’est jusqu’à présent pas positionné par rapport à un tel mécanisme de financement et ne s’est engagé à aucun financement dans ce contexte ? Dans l’affirmative, le gouvernement est-il prêt à prendre un engagement qui sera à la hauteur de la responsabilité historique et de la capacité économique du Luxembourg d’ici 2030 ? Dans l’affirmative encore, quel est le montant jugé adéquat par Madame la Ministre et comment le justifie-t-elle ?
  4. Madame la Ministre est-elle d’accord avec l’affirmation que le principe de la responsabilité commune mais différenciée en matière de réchauffement climatique ne vaut pas uniquement pour tenir compte des inégalités entre les pays du Nord et des pays du Sud, mais également pour prendre en compte les inégalités de revenus et de patrimoine au Luxembourg? Dans l’affirmative, quelles mesures préconise-t-elle pour faire en sorte que les contributions nationales du Luxembourg à un fonds international en matière de pertes et dommages soient financées équitablement ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée


[1] https://www.wri.org/insights/loss-damage-climate-change

[2] https://actionsolidaritetiersmonde.org/wp-content/uploads/2022/11/Une-affaire-de-responsabilite%CC%81_ASTM_20221108-1.pdf

COP27 zu Sharm El-Sheikh: Setzt de Kapitalismus op d’Dagesuerdnung!

2022 war bis elo dat schlëmmste Joer wat d’Auswierkunge vun der Klimaverännerung ugeet. Getraff goufe wéi sou oft déi äermste Länner am Süden, mee och an Europa weisen sech d’sozial Ongläichheeten ëmmer méi duerch de Prisma vun der Klimaverännerung. Zu Sharm El-Sheikh sëtzen elo op Invitatioun vun engem repressive Regime d’StaatelenkerInnen a VertriederInne vu grousse Betriber a vun ONG’en zesumme fir iwwer de Klimaschutz ze verhandelen. D’COP’en ginn ëmmer méi lächerlech Veranstaltungen. D’COP27 fënnt an Ägypte statt wou de Regime äusserst repressiv virgeet mat CocaCola als Haaptsponsor : Greenwashing a sénger rengster Form.  Vill Entscheedendes wäert dobäi net erauskommen. Am Virfeld vun dëser COP goufen d’Erwaardungen deementspriechend schonn erofgespillt andeem vun enger Transitiouns-COP geschwat ginn ass. D’Klimakatastroph léisst awer längst keng esou Aussetzer méi zou.

D’UNO huet d’Rechnung gemaach : fir d’Äerderwiermung op 1,5°C ze beschränke mussen d’Zäregasemissioune bis 2030 géigeniwwer 2010  em -45% reduzéiert ginn. Dat wat d’Staate bis elo vu Pläng virgeluecht hunn féiert dogéint zu enger Steigerung vun den Emissiounen em +10% bis 2030. Dës Entwécklung bei den Zäregasemissioune wäert zu enger Erhéijung vun der duerchschnëttlecher Temperatur op der Äerd em 2,4°C bis 2,8°C féieren, ënnert der Bedingung awer, dass déi annoncéiert Engagementer awer och tatsächlech ëmgesat ginn. Et geet an déi komplett falsch Richtung.

D’UNO huet d’Staaten deementspriechend virun dëser COP dozou opgefuerdert hir Engagementer beim Klimaschutz eropzesetze fir d’Fënster fir d’1,5°C Zil sou laang wéi méiglech nach opzehalen. D’EU an domat och Lëtzebuerg hunn dëst awer net gemaach. Lëtzebuerg fält am Engagement dann och zréck (-55% CO2-Ausstouss bis 2030) wärend Länner wéi Däitschland (-65%) an Dänemark (-70%) hir Ziler awer däitlech verschäerft hunn. D’Lëtzebuerger Regierung ass beim Klimaschutz also wéineg ambitiéis an iwwerzeegend, och wann se ëmmer eppes aneres behaapt.

De grousse Verhandlungspunkt zu Sharm El-Sheikh ass d’Klimagerechtegkeet. Heibäi geet et an éischter Linn em d’Loss and Damages, also d’Entschiedegungen, déi virun allem Staaten am globale Süde beusprochë fir irreversibel Schied, déi d’Klimaverännerung an dëse Gesellschafte verursaacht. Bezuelt gi sollen des Entschiedegunge vun de Verursaacher vun den Zäregasemissiounen. Op der Brems stinn hei déi räich Staaten, dorënner d’EU an d’USA an dat aus guddem Grond: si schützen déi grouss Petrolsmultinationalen ExxonMobil, Shell, TotalEnergies a co. déi historesch fir 70% vun den Zäregasemissioune verantwortlech sinn[1] a soumat all Joer Entschiedegungen a Milliardenhéicht misste bezuelen.

Fir déi Lénk ass d’Klimagerechtegkeet déi zentral Fro, net nëmmen tëscht de Staaten, mee och tëscht de soziale Klassen innerhalb vun de Staaten. Eng rezent Etüd vun Oxfam[2] weist zurecht drop hin, dass et déi international Klass vun de ganz Räichen ass, déi am meeschte polluéiert an déi och ëmmer méi polluéiert. Déi räichst 1% wäerte Stand haut am Joer 2030 fir 16% vun de globalen CO2-Emissioune verantwortlech sinn. Innerhalb vun dësem 1% ginn et natierlech och déi Superräich mat de Villen an de Yachten, déi d’Ongläichheeten ëmmer méi grotesk maachen. Des sozial Ongläichheeten dreiwen d’Äerderwiermung staark mat un a musse bekämpft ginn.

D’COP27 wéi hir Virgängerinne wäert dat natierlech net thematiséieren. Dat ka se och net, wëll international Wirtschaftsbezéiungen, de Welthandel an d’Finanzflëss ausgeklammert sinn. De Kapitalismus ass zu Sharm El-Sheikh net op der Dagesuerdnung.


[1] https://www.cdp.net/en/articles/media/new-report-shows-just-100-companies-are-source-of-over-70-of-emissions

[2] https://oxfamilibrary.openrepository.com/bitstream/handle/10546/621305/bn-carbon-inequality-2030-051121-en.pdf


COP27 à Sharm El-Sheikh: C’est le capitalisme qu’il faut mettre à l’ordre du jour!

2022 était la pire année en termes de conséquences du changement climatique. Comme souvent ce sont les pays les plus pauvres du Sud qui ont été frappés. Cependant, en Europe aussi les inégalités sociales se manifeste davantage sous le prisme du climat. Depuis dimanche, les dirigeant.e.s d’Etat et des représentant.e.s d’entreprises et d’ONG se sont réuni.e.s à Sharm El-Sheikh afin de négocier de la protection du climat. La COP est sur le point de devenir un événement dérisoire. Elle se déroule sur le territoire d’un régime répressif avec CocaCola comme sponsor principal : du green washing pur et simple. Il n’en résultera rien de décisif, car bien en amont de cette COP, les ambitions ont été révisées vers le bas à tel point qu’il a été question d’une COP transitionnelle. L’imminence de la catastrophe climatique ne permet pourtant plus de tels digressions.

Les calculs de l’ONU sont faits : pour maintenir le réchauffement planétaire à 1,5%, les émissions de gaz à effet de serre devront être réduites de 45% par rapport à 2010 jusqu’en 2030. Jusqu’à présent, les mesures planifiées par les Etats vont plutôt dans le sens d’une augmentation des émissions à hauteur de 10% jusqu’en 2030. Cette évolution mènera à terme vers une augmentation de la température moyenne sur terre de 2,4°C à 2,8°C sous condition toutefois que les engagements annoncés seront effectivement réalisés. Les choses prennent un mauvais tournant.

Par conséquent, l’ONU a exhorté les Etats à renforcer leurs engagements pour la protection du climat afin de garder ouverte le plus longtemps possible l’issue des 1,5°C. Ni l’Union européenne, ni le Luxembourg n’ont respecté les consignes de l’ONU. Le Luxembourg a revu ses engagements à la baisse en visant -55% d’émissions CO2 jusqu’en 2013 contre -65% pour l’Allemagne et – 70% pour le Danemark qui ont chacun renforcé leurs objectifs. Le gouvernement luxembourgeois manque clairement d’ambition en matière de protection du climat et ne parvient pas à convaincre bien qu’il dit souvent le contraire.

La justice climatique est au centre des négociations à Sharm El-Sheikh. Il s’agit notamment de trouver des accords sur les loss and damages, c’est-à-dire les dédommagements que les Etats de l’hémisphère Sud réclament pour contrecarrer les dégâts irréversibles provoqués par le changement climatique au sein de leurs sociétés. Les dédommagements devront être payés par les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre. Les Etats riches, dont l’UE et les Etats-Unis, sont récalcitrants. Et pour cause, car ils protègent les multinationales du pétrole comme EXXON Mobil, Shell, TotalEnergies et cie. lesquels sont historiquement responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre[1] et qui devraient par conséquent être amenés à payer des dédommagements à hauteur de milliards.

Pour déi Lénk la justice climatique est un enjeu central entre les Etats, mais également entre les classes sociales à l’intérieur des Etats. Une étude récente d’Oxfam[2] indique justement que la classe internationale des super-riches pollue le plus et continue à polluer toujours plus. En 2030, le 1% des plus riches sera responsable de 16% des émissions de CO2 au niveau global.

Parmi ce 1% se trouvent les super-riches avec leurs villas et yachts qui rendent les inégalités grotesques. Les inégalités sociales qui participent fortement au réchauffement climatique. Il est urgent de les combattre.

Evidemment, comme ses prédécesseurs, la COP 27 ne thématisera pas ce défi. Elle en est incapable. Les relations économiques internationales, le commerce global et les flux financiers sont écartés des discussions. Le capitalisme n’est pas à l’ordre du jour à Sharm El-Sheikh.


[1] https://www.cdp.net/en/articles/media/new-report-shows-just-100-companies-are-source-of-over-70-of-emissions

[2] https://oxfamilibrary.openrepository.com/bitstream/handle/10546/621305/bn-carbon-inequality-2030-051121-en.pdf

Question parlementaire concernant la prime énergie pour l’année 2022.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Famille.

Le gouvernement en conseil a décidé en date du 16 septembre 2022 de prolonger la date limite d’introduction de la demande de l’allocation de vie chère et de la prime énergie jusqu’au 31 octobre 2022.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de la Famille :

  1. Combien de demandes pour l’obtention de la prime énergie ont entretemps été introduites auprès du Fonds National de Solidarité (FNS) ?
  2. Quel est actuellement le taux d’éligibilité pour la prime énergie parmi les ménages ayant introduit une demande ?
  3. Quelle est la part des ménages bénéficiant d’une prime énergie tout en ne remplissant pas les critères de revenu pour l’allocation de vie-chère parmi la totalité des bénéficiares de la prime énergie ?
  4. Quelle est la durée d’attente moyenne pour le versement de la prime énergie à partir de la date d’introduction de la demande ?
  5. Vos services prévoient-ils des mesures d’information et de sensibilisation supplémentaires auprès de la population éligible pour la prime énergie afin de toucher un maximum de ménages ? Dans l’affirmative, quelles mesures Madame la Ministre prévoit-elle ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

Solidaritéit ass kee Slogan mee e politesche Programm – De sozial-ökologesche Mesurëpak géint d’Kris.

D’Präisdeierecht huet sech an de leschte Méint weider verschäerft an déi fir den Hierscht ugekënnegt Verdueblung bei de Gaspräisser riskéiert vill Leit an eng ganz uerg Lag ze bréngen, wann net direkt déi néideg Krisemossnamen ergraff ginn. déi Lénk maachen dofir konkret Virschléi fir de Leit an dëser Kris ze hëllefen déi souwuel sozial gerecht ewéi ökologesch sënnvoll sinn.

Kloer ass fir déi Lénk, dass eng weider Manipulatioun vum Index net méi dierf zougelooss ginn. D’Indexéierung vun de Salairen weider no hannen ze réckele bedeit e Kafkraaftverloscht fir déi schaffend Leit an d’RentnerInnen an e Kaddo un d’Patronat. Déi nächst Indextranche mussen op alle Fall ausbezuelt ginn! D’Leit brauchen déi Suen méi wéi jee. Betriber, an hei besonnesch déi kleng, déi opgrond vun der Deierecht a Problemer geroden, sollen geziilt Hëllefe vum Staat kréien.

Zousätzlech brauchen d’Leit staatlech Ënnerstëtzung fir duerch d’Krise ze kommen. Mir brauchen Hëllefen déi direkt wierken an ouni bürokrateschen Opwand ausbezuelt ginn. Dofir fuerdere mir zënter Februar schon en Krisegeld mat engem Basismontant vu minimum 200€ pro Mount fir ee Stot an e Supplement vu 50€ fir all weider Persoun am Stot. Dëst Krisegeld muss elo un déi aktuell Zuelen vum Statec ugepasst ginn a soll progressiv gestaffelt sinn, wouduerch Leit mat manner Akommes méi kréien.

Donieft wëlle mir eng Deckelung vum Präis fir de Basisbedarf bei Gas a Stroum aféieren. De Verbrauch, dee vum gedeckelte Präis ofgedeckt ass, gëtt opgrond vu der Wunnfläch an der Zuel vun de Persounen am Stot festgeluecht. Fir de Bedarf deen doriwwer eraus geet, gëlle méi héisch Präisser je no Verbrauch. Esou eng Deckelung respektiv Stafflung vu Präisser gesinn déi Lénk och als Energiespuermesure, wëll grouss Verbraucher en Ureiz gesat kréie fir manner Energie ze verbrauchen.

Wichteg ass fir eis och, datt d’Déconnexioune vu Gas a Stroum gesetzlech ausgesat ginn fir en Ustuerm op d’Offices sociaux ze verhënneren. Parallell sollen d’Expulsiounen aus Wunnengen erëm verbuede ginn, fir ze verhënneren, dass Locatairen opgrond vun héijen Niewekäschte gekënnegt kréien.

Mëttelfristeg brauche mir awer nach ganz aner Léisungen, fir aus der aktueller Krise eraus ze kommen. D’Renovatioun vu Wunngebaier muss prioritär beschleunegt ginn fir datt souvill Stéit wéi méiglech aus der Energiefal befreit ginn. déi Lénk hunn e Modell entwéckelt, dee genee dësem Problem géif Rechnung droen: méi sozial gestaffelt Aiden, ëffentlech Kreditter, déi opgrond vun de reellen Energieerspuernisser géife rembourséiert ginn a virun allem awer eng vill méi aktiv Roll vun de Gemenge vun der Energieberodung bis zur Gestioun vun den Renovatiounsaarbechte selwer. Fir dat z’ennerstëtzen, muss an Zukunft och den energeteschen Zoustand vun enger Wunneng an der Locatioun en Afloss op de maximale Loyer hunn.

Verhënnert gi muss och, datt déi klammend Zënsen dozou féieren, dass Propriétairen, déi en Immobiliëkredit fir hir Residence principale hunn, hir Wunneng ouni eegent Verschëlde mussen opginn. Mir schloen dofir eng nei Mutuelle vir, déi virum Verloscht vun der Wunneng opgrond vu klammenden Zënsen schützt. Dëss Mutuelle soll gréisstendeels mat Hëllef vun de Garanties locatives an duerch Beiträg vun de Banken an de Bailleure gespeist ginn. Am Fall wou e Stot ouni eegent Verschëlden a finanziell Problemer geréit, soll des Mutuelle iwwer eng gewëssen Zäit eng finanziell Ënnerstëtzung liwweren.

Desweideren muss den Accès zum ëffentlechen Transport flächendeckend verbessert ginn fir der sougenannter mobilité subie – also der Ofhängegkeet vun ëmmer méi deiere Privatauto’en – en Enn setzen. Fir de Grondbesoin u Mobilitéit fir jiddereen ze garantéiere, brauche mer och e flächendeckende Ruffbus a Carsharing-System an ëffentlecher Hand.


La solidarité n’est pas un slogan, mais un programme politique – un paquet de mesures éco-sociales pour contrer la crise.

L’inflation s’est encore accentuée ces derniers mois et sans mesures d’urgence, le dédoublement des prix du gaz annoncée pour l’automne risque de mettre de nombreux ménages dans de sérieuses difficultés. Pour cette raison, déi Lénk fait une série de revendications concrètes pour aider les gens à surmonter la crise qui sont socialement équitables et qui font du sens d’un point de vue écologique.

Il est évident pour déi Lénk que l’index ne doit subir plus aucune manipulation. Décaler encore une fois l’indexation automatique des salaires signifie une perte du pouvoir d’achat pour les salariés et retraités. La prochaine tranche indiciaire doit en tout cas être déclenchée comme prévu ! Les gens ont besoin de cet argent plus que jamais. Les petites entreprises qui ont des difficultés à cause de l’inflation doivent pouvoir compter sur des aides étatiques ciblées pour surmonter ces temps difficiles.

En complément, les citoyennes et citoyens ont besoin d’une aide étatique pour affronter la crise. Nous plaidons pour des aides qui produisent un effet immédiat et qui sont accessibles sans démarches bureaucratiques. Ainsi, nous revendiquons depuis le mois de février une aide de crise avec un montant de base de 200€ par mois pour chaque ménage et 50€ supplémentaires pour chaque personne dans le ménage. Le montant de cette aide de crise doit être adapté avec les nouvelles chiffres du Statec et être échelonnée de manière progressive pour que les revenus faibles reçoivent d’avantage d’argent.

Aussi, nous avons besoin d’un gel des prix pour la consommation de base en gaz et en électricité. La quantité de gaz et électricité qui est couverte par le gel des prix est fixé en fonction de la surface habitable et du nombre de personnes dans le ménage. Pour la consommation au-delà de ce seuil, des prix plus élevés sont facturés selon la hauteur de la consommation. Ce modèle est également une mesure pour économiser de l’énergie, puisque la consommation abusive est pénalisée.

Pour déi Lénk, il est également important d’interdire temporairement les déconnexions de l’approvisionnement en gaz et en électricité pour éviter une ruée sur les offices sociaux. En parallèle, les expulsions doivent à nouveau être suspendues pour éviter que les locataires soient expulsés à cause des charges locatives qui explosent.

A moyen terme, d’autres solutions sont encore nécessaires pour sortir de la crise. Il est ainsi prioritaire d’accélérer considérablement la rénovation énergétique des logements pour extirper le plus de gens possible du piège énergétique. déi Lénk a développé un modèle pour affronter ce défi : des aides qui sont échelonnés selon le revenu des bénéficiaires, des crédits publics qui sont remboursés selon les économies réelles en énergie et surtout un rôle beaucoup plus actif pour les communes qui doivent s’impliquer depuis le conseil énergétique jusqu’à la gestion des travaux de rénovation. Pour soutenir cette offensive, nous plaidons également pour que l’état énergétique d’un logement soit un critère pour déterminer la hauteur du loyer maximal

Il est également nécessaire d’éviter que les propriétaires perdent leur logement parce qu’ils ne peuvent plus honorer leur crédit immobilier à cause de la hausse des taux d’intérêt. Dans ce contexte, nous proposons la mise en place d’une mutuelle qui protège contre le risque de la hausse des taux d’intérêts et qui serait financé par les garanties locatives, ainsi que par des contributions des banques et des bailleurs. Dans le cas où un ménage se retrouve dans des difficultés financières sans faute de sa part, cette mutuelle pourrait fournir des aides temporaires.

Finalement, l’accès au transports publics doit être amélioré sur tout le territoire national pour en finir avec la mobilité subie, c’est-à-dire la dépendance vis-à-vis des voitures individuelles de plus en plus chères. Pour couvrir les besoins de base en matière de mobilité, nous avons également besoin d’un système public de bus sur demande et d’un système public de Carsharing.

BobiBleift – déi Lénk si solidaresch mat de Bëschbesetzer*innen am Bobësch.

Déi jonk Aktivisten am Bobësch zu Käerjeng übe mat hirer Besetzungsaktioun friddleche Widderstand géint déi geplangten Ofholzung vun engem wäertvolle Bësch an enger Natura2000-Zone fir de Bau vun engem Contournement vu Käerjeng z’erméiglechen. déi Lénk erklären heimat hir Solidaritéit mat de Bëschbesetzer*innen, déi mat hirem Asaz vill dozou bäidroen, dass den Erhalt vun der Aartevillfalt an de Bëscher als gréng Longen an Zäite vu multipellen Ëmweltkrisen als eng iwwerliewenswichteg Aufgab fir eis all erkannt gëtt.

déi Lénk hunn sech vun Ufank un op lokalem wéi op nationalem Plang géint de Bau vum Contournement vu Käerjeng agesat. Ëmmer méi Stroossen si keng Léisung fir d’Verkéiersproblematik an de Grëff ze kréien, am Géigendeel, se schafen an éischter Linn Plaz fir ëmmer méi Gefierer a verschäerfen domat d’Belaaschtunge fir d’Ëmwelt an d’Mënschen.

De Contournement vu Käerjeng géif weidere Verkéier an eng Regioun bréngen, déi haut schonn am Verkéier erstéckt. Dofir soll an dësem spezielle Fall en alen, aarteräichen an dowéinst och geschützte Bësch deelweis zerstéiert ginn tëscht de Gemenge Käerjeng a Suessem, déi iwwer ganz wéineg Bëschbestand verfügen. Et ass eng Lose-Lose Situatioun fir déi ganz Regioun.

An Zäiten an deenen sech d’Berichter iwwer d’Auswierkunge vun der Äerderwiermung an Ëmweltzerstéierungen iwwerschloen a mir och zu Lëtzebuerg mat Hëtztwellen, laang undauernden Dréchenten, Tornados an Iwwerschwemmungen ze dinn hunn, ass d’Ofholze vu Bëscher an d’Zerstéierung vun aarteräiche Biotopen onverantwortlech an net méi a Bezuch zu der Realitéit. Bëscher an Aartevillfalt musse geschützt a gefleegt ginn, wëll se eis dobäi hëllefe mat de Konsequenzen vun de scho bestoenden Ëmweltschied eens ze ginn.

Matgedeelt vun déi Lénk


Bobibleiftdéi Lénk solidaire avec les occupant.e.s du Bobësch.

Des jeunes activistes occupent le Bobësch à Bascharage dans le cadre d’une action de résistance pacifique contre la destruction de la forêt. Située dans une zone Natura2000, celle-ci est censée disparaître pour permettre la construction du contournement de Bascharage. déi Lénk se montre solidaire avec les activistes qui contribuent avec leur engagement à une prise de conscience. Alors que les crises écologiques se multiplient et que la perte de la biodiversité s’intensifie, la préservation des forêts en tant que poumons verts est devenu un enjeu existentiel.

déi Lénk s’est opposé depuis le début à la construction de ce contournement, aussi bien au niveau local qu’au niveau national. Les problèmes de mobilité ne peuvent pas être résolus par la construction de toujours plus de routes. Au contraire, en créant de l’espace pour davantage de véhicules, l’environnement et les êtres humains seront d’autant plus impactés.

Le contournement de Bascharage amènera encore davantage de circulation dans une région qui est déjà saturée aujourd’hui. Et pour cela, une forêt classée pour sa richesse en matière de biodiversité doit partiellement disparaître. Ceci est d’autant plus tragique que les deux communes Bascharage et Sanem ne comptent que très peu de surfaces boisées. Il s’agit d’une situation perdant-perdant pour toute la région.

Pendant que les rapports sur les effets catastrophiques du changement climatique et de la destruction environnementale se multiplient, ce projet est tout simplement irresponsable et en décalage avec la réalité. Rappelons que le Luxembourg est touché de plus en plus par des sécheresses, des vagues de chaleur, des tornades et des inondations. Les forêts et la biodiversité doivent impérativement être sauvegardées pour nous aider à affronter les conséquences de la destruction environnementale déjà existante.

 Communiqué par déi Lénk

Question parlementaire concernant la compensation des émissions de CO2 des missions étatiques.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Premier ministre.

Lors de son discours sur l’Etat de la Nation en octobre 2021 Monsieur le Premier ministre a annoncé vouloir proposer au gouvernement en conseil d’établir un système de comptabilisation et de compensation des émissions de CO2 liées aux voyages de mission étatiques. Un tel système serait déjà en cours de développement et pourrait entrer en vigueur avec la loi budgétaire de 2023 pour compenser les émissions de CO2 comptabilisées au cours de l’année 2022.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Premier ministre :

  1. Le système de compensation tel que présenté lors de l’Etat de la Nation de 2021 a-t-il déjà été validé par le gouvernement en conseil ? Dans l’affirmative, entrera-t-il bien en vigueur avec la loi budgétaire pour l’année 2023 pour compenser les émissions de CO2 comptabilisées en 2022 ?
  2. La compensation envisagée des émissions de CO2 ne concernera-t-elle que les déplacements des membres de délégations étatiques (ministres, fonctionnaires et employé.e.s publics) ou bien tou.te.s les participant.e.s aux missions tels que les représentant.e.s du secteur privé ? Les représentant.e.s du secteur privé faisant partie des missions étatiques seront-ils également obligés de compenser leurs émissions de CO2 ?
  3. Quels moyens de déplacement seront visés par le système de compensation mis en place ? Concernera-t-il uniquement les vols ou bien s’appliquera-t-il également aux voyages en voiture ou en train ?
  4. Combien de missions étatiques déjà effectuées en 2022 seront prises en compte par le nouveau système de compensation ? Combien de tonnes de CO2 émises ont-été comptabilisées dans le cadre de ces missions ?
  5. Quel sera le prix par tonne de CO2 émise dans le contexte des missions étatiques qui entrera dans le système de comptabilisation et qui déterminera les montants à débourser pour financer la compensation ?

Monsieur le Premier ministre a également annoncé que les recettes de ce système de compensation seraient imputées au fonds pour le climat pour « accélerer les efforts en matière de protection du climat au Luxembourg ». Or, la mise en place d’un système de compensation de CO2 émis dans le cadre de missions étatiques devrait en principe générer des recettes qui devraient être réinvesties dans la réduction d’au minimum la même quantité de tonnes de CO2 émise par le voyage de mission en question. Vu qu’il s’agit selon les dires de Monsieur le Premier ministre de faire des efforts pour la protection du climat au Luxembourg, des mesures permettant une réduction réelle d’émissions devraient être mises en place pour compenser celles liées aux missions étatiques. Dans ce contexte, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Premier ministre.

  1. Les recettes imputées au Fonds pour le climat seront-elles directement et intégralement investies dans des mesures de réduction ou de séquestration de CO2 sur le territoire luxembourgeois ?
  2. Sachant que de nombreuses mesures financées par le biais du Fonds pour le climat ne contribuent pas forcément à réduire les émissions de CO2 au Luxembourg et que la quantité d’émissions réduites par ces mesures n’est pas comptabilisable de manière exacte, quelles mesures seront éligibles pour faire l’objet d’une compensation directe et intégrale?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

A quand un débat informé sur la politique climatique?

Concerne : Motion du 8 décembre 2020 invitant le gouvernement à présenter annuellement à la Chambre des Députés un rapport concernant la politique climatique.

Monsieur le Président,

En date du 8 décembre 2020 une motion des députés David Wagner et Marc Baum introduite dans le cadre du débat sur la loi relative au climat demandant la présentation annuelle à la Chambre des Députés d’un rapport sur la politique en matière de lutte contre le réchauffement climatique a été adoptée par une majorité des députés.

La motion en question invite le gouvernement à présenter ledit rapport qui devra au moins comporter les éléments suivants :

  • un rapport de situation concernant l’accomplissement des objectifs visés en matière de climat ;
  • l’historique ainsi que les projections des émissions de gaz à effet de serre totales et par secteur ;
  • un rapport sur les recettes et les dépenses du Fonds Climat et Energie ;
  • un rapport sur les mesures en cours ainsi que les mesures planifiées en vue de l’accomplissement des objectifs en matière de climat.

Sauf omission de notre part, un tel point n’a pas encore figuré à l’ordre du jour d’une séance plénière de la Chambre des Députés depuis le 8 décembre 2020.

Nous sommes d’avis que l’urgence et l’importance de la lutte contre le réchauffement climatique impose la tenue annuelle d’un débat à la Chambre des Députés sur la base de données scientifiques et financières objectives pour permettre aux députés ainsi qu’au public de pouvoir apprécier les mesures de lutte contre le réchauffement climatique déjà en place et les mesures supplémentaires prévues à l’avenir.

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti                                                   Nathalie Oberweis

Députée                                                                      Députée

Ökosozial Prioritéit: Energetesch Renovatioun vu Wunnengen.

Virun zwee Joer hunn déi Lénk en ausgeschafften Konzept fir eng sozial gerecht an ëffentlech finanzéiert Renovatioun vu Wunnenge virgeluecht. An der Chamber koum dat op déi laang Bänk. Mir haken elo no a wëllen dat deemnächst mat den zoustännege Ministeren an de Kommissiounen diskutéieren. Energie aspueren a confortabel wunnen dierf net e Privileeg fir besser verdéngend Leit sinn, mee muss fir all Stot méiglech sinn. Nëmmen sou komme mir am Klimaschutz wierklech weider.


Concerne : Mise à l’ordre du jour d’une réunion jointe des Commissions de l’Environnement, du Climat, de l’Energie et de l’Aménagement du territoire et du Logement de la motion sur la création d’un dispositif de financement public permettant à des ménages modestes d’accéder à des prêts remboursables sur le long terme et dont l’évaluation du montant à rembourser tienne compte des revenus disponibles et des économies énergétiques réalisées.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 23(3) du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous saurions gré de bien vouloir demander à Monsieur le Président de la Commission de l’Environnement, du Climat, de l’Energie et de l’Aménagement du territoire ainsi qu’à Madame la Présidente de la Commission du Logement de mettre à l’ordre du jour d’une prochaine réunion jointe desdites commissions un point relatif à la motion du 19 décembre 2019 (déposée par Monsieur David Wagner) concernant la création d’un dispositif de financement public permettant à des ménages modestes d’accéder à des prêts remboursables et dont l’évaluation du montant à rembourser tienne compte des revenus disponibles et des économies réalisées grâce à un projet de rénovation énergétique.

En effet, le gouvernement vient de publier les objectifs climatiques sectoriels d’ici 2030 en fixant les allocations d’émissions annuelles pour cinq secteurs de l’économie. De ces chiffres il ressort que le gouvernement vise la réduction la plus sensible des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des bâtiments résidentiels et tertiaires. Cet objectif ambitieux pour le secteur est censé diviser par trois d’ici 2030 les émissions par rapport à 2019. Aussi pose-t-il évidemment un grand défi en matière de rénovation énergétique de l’immobilier résidant existant. D’un point de vue du financement il s’agira à nos yeux de permettre à tous les ménages d’avoir accès à un financement pour des projets de rénovation énergétique, c’est-à-dire même si leurs capacités financières sont faibles. Il nous importe aussi de faire en sorte que les coûts d’investissements pour les logements mis en location ne soient pas exclusivement imputés aux locataires.

En vue de ce qui précède je vous prie de bien vouloir transmettre notre demande aux Présidents des desdites commissions et d’inviter Madame et Messieurs les Ministres concernés à assister aux discussions en commission.


Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre parfaite considération.

Myriam Cecchetti                                                        Nathalie Oberweis
Députée                                                                      Députée

Question parlementaire relative à la publication du règlement grand-ducal déterminant les allocations d’émissions de gaz à effet de serre annuelles par secteur.


Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de l’Environnement :

La loi du 15 décembre 2020 sur le climat introduit des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour cinq secteurs de l’économie. Ces objectifs devraient permettre de définir les efforts à contribuer par les différents secteurs à la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% voire de 55% d’ici 2030 par rapport à 2005. La loi en question renvoie à un règlement grand-ducal pour déterminer les allocations d’émissions annuelles des cinq secteurs. Or ce règlement grand-ducal n’a pas encore été publié à ce jour.

Vu l’urgence du défi du réchauffement climatique et les niveaux de réduction annuels importants à réaliser d’ici 2030, tout retard pris dans la mise en œuvre des mesures concrètes risque de compromettre les objectifs climatiques du Luxembourg et de reporter des efforts de plus en plus incisifs à l’avenir.

Dans ce contexte je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de l’Environnement:

  1. Pour quand la publication du règlement grand-ducal déterminant les allocations d’émissions annuelles des cinq secteurs est-elle prévue ? Madame la Ministre peut-elle m’assurer que le règlement grand-ducal verra bien le jour avant 2022 ?
  2. Quelles sont les raisons pour la publication tardive du règlement grand-ducal en question ?
  3. Comment Madame la Ministre s’explique-t-elle les difficultés dans l’élaboration dudit règlement tout en sachant que la loi sur le climat ne prévoit ni d’obligation pour les secteurs visés, ni de mesures supplémentaires contraignantes dans le cas d’un dépassement des émissions annuelles allouées à un secteur ?
  4. Le retard pris dans la publication signifiant une année 2021 de facto perdue en vue des objectifs en matière de climat d’ici 2030, Madame la Ministre prévoit-elle par conséquent une augmentation des objectifs sectoriels pour les années subséquents afin de combler le retard pris en 2021 ?
  5. Madame la Ministre n’est elle pas d’avis que tout retard pris par rapport à la mise en oeuvre de la loi sur le climat et notamment des objectifs sectoriels représente un déni de l’urgence climatique affirmée par les scientifiques?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

Myriam Cecchetti

Députée

Question parlementaire sur la stratégie à long terme contre le réchauffement climatique.

Monsieur le Président,

Le règlement 2018/1999 de l’Union Européenne sur la gouvernance de l’union de l’énergie et de l’action pour le climat oblige les Etats membres à soumettre jusqu’au 1 janvier 2020 leurs stratégies nationales respectives de lutte contre le réchauffement climatique à long terme.

Or, une telle stratégie n’a pas encore été présentée par le gouvernement luxembourgeois et ne se trouve pas non plus sur le portail en ligne de la Commission Européenne.


Suivant le règlement précité, les plans nationaux en matière d’énergie et de climat pour 2030 (PNEC) doivent être compatibles avec la stratégie à long terme imposée par le règlement européen. Pourtant, le PNEC a déjà été publié et a été adopté par le gouvernement en conseil en l’absence d’une stratégie à long terme.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de l’Environnement :

  1. La stratégie à long terme a-t-elle déjà été élaborée ?
  2. Dans l’affirmative quand est-ce qu’elle sera présentée au public et ensuite envoyée à la Commission Européenne ?
  3. Dans la négative, comment Madame la Ministre explique-t-elle le retard, sachant que la mise en œuvre d’une stratégie et de mesures efficaces est urgente au vu du défi que nous pose le dérèglement climatique ?
  4. Le gouvernement mettra-t-il en place une procédure de participation citoyenne dans le cadre de l’élaboration de la stratégie telle que la prévoit le règlement précité ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

David Wagner

Député

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