Chile: Wir sind solidarisch!

Der Aufstand in Chile ist bis dato der Höhepunkt eines neuen politischen Zyklus der derzeit Lateinamerika durchläuft. Auf internationaler Ebene finden massive politische Auseinandersetzungen statt die von Frankreich, Hongkong, Libanon, Algerien bis zum Irak reichen. Die Menschen gehen zu hunderttausenden auf die Straße und protestieren.

Die Gründe sind vielfältig:  jahrzehntelang systematisch betriebener Subventionsabbau, Privatisierungen, Austerität, Korruption, haben die soziale Kluft in den einzelnen Gesellschaften unüberwindbar gemacht. Die aufgestaute Wut ist enorm. Zur Explosion führen dann oft, wie am Beispiel Chile ersichtlich, einzeln genommen, wenig gravierende soziale Einschnitte, die das Fass zum Überlaufen bringen.

Die globale Krise von 2008 hat dazu geführt, dass bestehende soziale Ungleichheiten ins Unerträgliche gesteigert wurden. Explodierende Preise für Gesundheitsversorgung, Miete, Strom, Transport und Bildung haben viele Menschen in existenzielle Not gebracht und an den äußersten Rand der Gesellschaft gedrängt. Hinzu kommt, dass die Chilenen seit dem Ende der Pinochet-Diktatur vor 30 Jahren große Erwartungen in die Demokratie hatten. Doch für die meisten Chilenen hat sich wenig bis gar nichts geändert. Die Besitzverhältnisse haben sich im stramm neoliberal ausgerichteten Wirtschaftssystem noch weiter zu Ungunsten der Armen verschoben. Da reicht schon die Preiserhöhung des Metrotickets um eine Kettenreaktion auszulösen.

Die Art und Weise wie die Regierung und das Militär gegen die Protestierenden vorgeht erinnert stark an die dunklen Zeiten der Pinochet-Diktatur – die gleichen Methoden und Verordnungen, Verfassungsnotstand und Ausgangssperren.

Präsident Pineras Versuch, die Bewegung zu kriminalisieren und durch den Austausch einiger Minister, die Massen von den Straßen zu bekommen, hat nicht funktioniert. Weder Repression noch unverhältnismäßige Gewalt seitens des Militärs und der Polizei konnten die Massenbewegung bislang stoppen.

Am vergangenen 30.Oktober haben rund einhundert gewerkschaftliche und soziale Organisationen unter dem Zusammenschluss „ Unidad social“ zu einem eintägigen Protest-Generalstreik aufgerufen.

Diese Bewegung lässt sich nicht stoppen.

Die Menschen in den Straßen Chiles wollen einen Systemwechsel und nicht neue Gesichter mit dem alten politischen Programm. Der Neoliberalismus ist nicht die Lösung, sondern die Ursache für die sozialen Krisen. Dieses Wirtschaftsmodell muss überwunden werden. Und zwar schnellstens.

Die Protestbewegung in Chile fordert neben dem Rücktritt des Präsidenten, der in rezenten Umfragen gerade einmal 14 Prozent Zustimmung erhielt, die Einsetzung einer verfassungsgebenden Versammlung.

Die derzeit geltende Verfassung stammt noch aus der Zeit der Pinochet-Diktatur. Das Staatsvermögen wurde privatisiert und die staatlichen Leistungen auf ein absolutes Minimum reduziert. Bis heute sind Wasser, Strom sowie das Bildungs- , Gesundheits- , und Rentensystem komplett privatisiert.

So wie nach dem Militärputsch vom 11. September 1973, als Luxemburg seine konkrete Solidarität mit den verfolgten Chileninnen und Chilenen unter Beweis stellte, indem es ihnen Asyl gewährte, sind auch diesmal unsere Herzen auf Seiten des kämpfenden Volkes gegen seine Unterdrücker.

Liberté pour les prisonniers politiques catalans!

Le Lundi 14 octobre, de lourdes condamnations ont été prononcées à l’encontre des leaders souverainistes catalans : des accusés condamnés à 100 ans de prison et 90 ans d’inéligibilité cumulés ! Un verdict honteux digne du franquisme… Leur « crime » ? Prôner et organiser la « sédition » vis-à-vis de l’État espagnol. Pourtant, la revendication en faveur de l’autodétermination d’un peuple et la désobéissance civile pacifique face à des injustices font partie des droits démocratiques élémentaires.

C’est la condamnation à l’issue d’un procès injuste, partiel et malhonnête. Un procès qui était une farce dès le premier instant. Ce n’est pas notre invention, des dizaines d’observateurs internationaux ont dénoncé l’attitude moqueuse du tribunal, ses tactiques abusives pour ne présenter que la version de la police, son interdiction d’utiliser le catalan et son traitement hostile envers les accusés et leurs familles.

Il s’agit d’un procès contre des personnes privées de liberté depuis deux ans. Une détention provisoire abusive et totalement injustifiée. Nous ne sommes pas les seuls à dénoncer ces abus. Ils sont également corroborés par des organismes et entités internationaux travaillant dans le domaine des droits de l’homme, tels que le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, Amnesty International, International Trial Watch, le réseau international EuroMedRights, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et même le Conseil de l’Europe.

déi Lénk condamne cette prétendue « justice », et dénonce également le soutien complice que l’Union européenne apporte depuis le début au gouvernement de Madrid dans cette affaire.

Il n’appartient pas à déi Lénk de se prononcer sur le statut de la Catalogne. Cette décision doit être prise souverainement par les Catalans eux-mêmes. Le soulèvement des Catalans dépasse la question nationale : il fait écho à une insatisfaction profonde d’une grande partie de la population dans l’ensemble de l’Etat espagnol face aux politiques autoritaires des gouvernements successifs à Madrid.

De puissantes mobilisations sont en cours en Catalogne pour réclamer la «liberté pour les prisonniers politiques», avec une grève générale annoncée pour vendredi 18 octobre. Nous soutenons aussi l’action de protestation que l’ANC (Assemblée Nationale catalane) au Luxembourg et d’autres organisations ont organisée le samedi 19 octobre à Luxembourg Ville (Place de la Clairefontaine).

Nous exigeons la libération des prisonniers politiques catalans et l’amnistie des condamnés.

Cette lutte de la population catalane, contre la répression et les dérives autoritaires, est aussi la nôtre !

 

déi Lénk solidaire avec la Commune du Rojava.

Après avoir joué un rôle majeur dans la défaite de Daesh, les forces combattantes kurdes de l’YPG (Unités de protection du peuple kurde), qui forment la majeure partie de la coalition des « Forces démocratiques syriennes » au sein de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (Rojava) doivent faire face à l’agression de l’armée turque qui a envahi le nord de la Syrie.

Avec le soutien indirect des gouvernements Trump et Poutine, la Turquie d’un Erdogan politiquement affaibli dans son propre pays mène la guerre à la principale force démocratique, anticapitaliste et féministe de la région de la Commune du Rojava.

Quant aux gouvernements de l’Union européenne, ils font preuve d’une passivité criminelle envers le membre et l’allié de l’OTAN. Il est d’ailleurs parlant que Viktor Orban, leader de la droite identitaire en Europe, se fasse le complice d’Erdogan, voire même le complice de Daesh : l’agression de la Turquie contre la Commune du Rojava a pour corollaire la libération de milliers de combattants de Daesh

La guerre que la Turquie mène contre la Commune du Rojava fait tomber les masques des dirigeants occidentaux : ils sont très loin de vouloir soutenir un projet qui se base sur l’autodétermination, le rejet du capitalisme, le féminisme et l’écologie au contraire.

Cette guerre démasque également la nocivité et la perversité de l’OTAN qui remet à l’ordre du jour la nécessité de sa dissolution.

Les forces kurdes ont été amenées à se placer sous la protection de l’armée syrienne sans la garantie que le régime de Damas respectera l’autonomie de la région, mais pour protéger ses habitants de l’agression de la Turquie et de ses alliés islamistes.

Le combat que mène la Commune du Rojava est le combat que mène l’humanité depuis des millénaires contre toutes les formes d’oppression.

La mobilisation internationaliste est urgente.

déi Lénk demande également :

(-) L’arrêt immédiat des opérations militaires de la Turquie

(-) L’aide et la solidarité avec la Commune du Rojava

(-) Des sanctions contre la Turquie d’Erdogan

(-) L’arrêt immédiat de toutes formes de livraisons d’armes à la Turquie

Venezuela – Halte au coup d’Etat et aux ingérences – Solidarité avec la population

L’administration Trump, avec l’appui du néofasciste brésilien Bolsonaro et d’autres gouvernements d’Amérique latine, tente actuellement un coup de force contre le gouvernement Maduro au Venezuela en reconnaissant, contre la Constitution de cet Etat, le président auto-proclamé Guaido et en refusant de payer la facture du pétrole importé du Venezuela au gouvernement légitime du président Maduro, réélu en 2018 suite à une élection reconnue internationalement.

Si ce n’est pas un coup d’Etat, qu’est-ce que c’est qu’un coup d’Etat ? Si ce n’est pas une ingérence, qu’est-ce que c’est qu’une ingérence ? Il faut donc appeler un chat un chat.

Nous condamnons de la façon la plus claire ce coup de force au Venezuela qui vise à rétablir non pas la démocratie, mais la dictature du grand capital. Il n’est donc pas étonnant que les gouvernements français, espagnol, allemand ou britannique s’engagent à leur tour sur la voie du chantage pour reconnaître à leur tour l’usurpateur Guaido comme président putschiste du Venezuela.

On peut penser des chavistes et de Maduro en particulier ce que l’on veut (et leur gouvernement, basé sur la rente pétrolière, engagé aussi dans des compromissions avec la bourgeoisie locale, peut certainement être critiqué de gauche), mais ils ne sont pas venus au pouvoir ni par un putsch, ni par l’immixtion d’une puissance étrangère, mais par des élections libres. Et leur base électorale est certainement à trouver dans les nombreuses classes laborieuses et pauvres de ce pays en faveur desquelles ils ont obtenu une redistribution certaine des richesses.

Nous faisons donc la part des choses en étant sans ambiguïté du côté des classes laborieuses au Venezuela.

Et notre position dans ce conflit de classe international est claire aussi :

(-) Non au coup d’Etat de la bourgeoisie au Venezuela, avec l’appui de Trump et Bolsonaro.

(-) Non à l’ingérence des Etats-Unis et de l’Europe – et du Luxembourg – dans les affaires internes du Venezuela.

(-) Solidarité avec toutes celles et ceux, qui, au Venezuela, luttent pour un approfondissement des conquêtes sociales et démocratiques de la Révolution bolivarienne.

Nous appelons le gouvernement luxembourgeois à s’engager internationalement pour éviter un bain de sang au Venezuela et de dire Non à Trump, Bolosonaro et Cie.

(Communiqué par déi Lénk, 30.01.2019)

 

Gilets Jaunes: Pas de transition écologique sans justice sociale

En 2008, la crise financière a donné lieu à des politiques d’austérité qui incitaient les simples citoyen.ne.s à se serrer la ceinture pour payer les dégâts provoqués par une élite de spéculateurs de la finance, d’actionnaires sans-gêne et de multimillionnaires. En 2018, le peuple est à nouveau appelé à payer le prix du réchauffement climatique provoqué par cette même élite et ses représentant.e.s politiques. Tant que la lutte contre le réchauffement climatique sera menée dans l’intérêt des riches en faisant payer celles et ceux qui travaillent pour vivre, elle sera perdue d’avance.

Ces dernières semaines, en France, mais aussi en Belgique, suite à l’annonce du président Macron de la hausse des taxes sur les carburants, présentée comme une mesure  « écologique », l’apparition du puissant mouvement des « gilets jaunes » indique une indignation générale du peuple des « fins de mois difficiles » contre ce qui est perçu comme une injustice sociale . Cette mesure s’ajoute à toute une série de mesures antisociales de la politique ultra-libérale. Elle rend désormais intenable la situation économique de la France d’« en-bas » qui constitue le noyau dur de ce mouvement dressé contre la France d’ « en-haut ». C’est seulement en liant la question sociale à la question écologique qu’une sortie de ce conflit qui oppose les gilets jaunes au président des riches .

Le gouvernement français pratique une politique fiscale et économique qui taxe les retraités, supprime l’emploi, privatise les services publics et dévalorise le travail en économisant sur les salaires tout en distribuant des cadeaux fiscaux aux riches. Dans ce contexte, l’augmentation de la taxe du carburant pénalise les plus faibles de la société qui tout en contribuant le moins au réchauffement climatique et à la destruction de l’environnement, en souffrent le plus. Alors que les grandes entreprises pétrolières et leurs riches actionnaires continuent de polluer sans entraves, le peuple en paie le prix sous forme de taxe sur le carburant. La distribution des responsabilités à porter dans la lutte contre le réchauffement climatique est profondément injuste. La révolte et la colère des « gilets jaunes » répond légitimement à cette violence des riches.

déi Lénk espère que l’annulation par le Premier Ministre français de la hausse de la taxe sur les carburants et les quelques fausses mesures sociales annoncées par le président Macron, ne démobilisent pas les « gilets jaunes », engagé.e.s pour plus de justice sociale et fiscale et plus de démocratie. Face à l’urgence écologique, une véritable transition de la production doit, en effet, en France comme au Luxembourg , s’appuyer sur ces principes fondamentaux. Une mesure comme l’augmentation progressive des taxes sur les carburants est nécessaire à l’avenir, mais elle doit s’accompagner de mesures compensatoires qui reposent à la fois sur une redistribution des richesses équitable et le développement de moyens de transports en commun, gratuits et écologiques, à destination de celles et ceux qui n’ont actuellement d’autres moyens de transport que leur voiture.. L’augmentation des taxes sur les carburants doit donc s’inscrire dans une planification à long terme qui prend en compte ces différents facteurs et qui engage l’Etat à faire des choix économiques et promouvoir des lois de finance alignées sur les besoins écologiques et populaires.

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