G7 à Metz: Ils sont 7, nous sommes 7 milliards !

Alter G7 Metz : nous, citoyens, exigeons un changement radical pour la justice environnementale et sociale

Pour faire entendre leur voix, parce que ce ne sont pas 7 chefs d’État qui décideront du sort de l’humanité, citoyens, collectifs, associations, ONG, syndicats et partis politiques se sont regroupés pour organiser l’Alter G7 Metz les 3, 4 et 5 mai 2019

L’inaction des gouvernements et notamment ceux des 7 pays les plus riches de la planète, la course insensée au profit de la haute sphère financière et des multinationales conduisent l’humanité à sa perte.

Le réchauffement climatique, l’effondrement de la biodiversité, les pollutions massives, l’épuisement des ressources naturelles, l’accès à l’eau potable et à une nourriture saine, le partage des richesses font partie des défis majeurs pour notre civilisation.

Stop aux discours, place à l’action pour la justice environnementale et sociale !

Ils sont 7, nous sommes 7 milliards !
Nous mettons au débat citoyen des mesures d’urgence pour sortir par le haut de l’impasse environnementale, sans attendre les conclusions d’un énième sommet international.
Ces propositions de mesures, synthèse des revendications et combats des mouvements citoyens, associatifs, syndicaux et politiques dont la diversité fait la richesse du collectif Alter G7 seront présentées lors d’une conférence de presse le vendredi 3 mai à 16h.

Sans attendre, nous appelons au plus grand rassemblement et à une participation massive aux événements suivants, organisés dans le cadre de l’Alter G7 Metz. Mobilisons-nous pour montrer notre détermination et notre volonté de changement !

Ils sont 7, nous sommes 7 milliards !

Demande pour une heure d’actualité au sujet de la politique climatique

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 87 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous envoyons par la présente une demande pour la mise à l’ordre du jour d’une heure d’actualité au sujet de la politique climatique du gouvernement.

Récemment, une grande manifestation a été organisée à Luxembourg-Ville en faveur de la protection du climat sous le slogan “Friday’s for Future”. Organisée surtout par des jeunes citoyennes et citoyens, elle a mobilisé près de 15000 participants selon les organisateurs. D’autres mobilisations dans ce cadre ont été annoncées.

Suivant ce fort engagement de la population pour une politique climatique plus ambitieuse, nous sommes d’avis qu’il est important de voir les différents partis représentés à la Chambre des Députés prendre position par rapport à cette thématique et par rapport à la politique gouvernementale dans ce domaine.

Ainsi, nous vous prions de soumettre cette proposition à la prochaine réunion de la Conférence des Présidents, afin qu’une heure d’actualité à ce sujet puisse avoir lieu en séance plénière dans les meilleurs délais.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la Chambre des Députés, l’expression de notre parfaite considération.

Marc Baum                                                                  David Wagner

Député                                                                        Député

Rencontre amicale entre Jean-Claude Reding et Nico Cué

Dans les locaux de la Chambre des Salariés, le président de la CSL Jean-Claude Reding a accueilli mardi, 23 avril 2019, Nico Cué, candidat tête de liste du parti de la gauche européenne, en présence des deux candidats tête de liste de déi Lénk Carole Thoma et David Wagner. La situation de l’Union européenne et les prochaines élections pour le Parlement européen étaient au centre des conversations.

Les acquis sociaux sont en danger partout en Europe et les conséquences qui en résultent sont dramatiques pour tous les citoyennes et citoyens. Ce constat unanime a servi comme point de départ aux discussions entre Jean-Claude Reding et Nico Cué. A cette crise de l’état social s’ajoute une crise démocratique dans l’UE et une absence de vision positive pour l’avenir. Le danger de voir une prochaine Commission européenne pencher encore davantage à droite est bien réel.

La question écologique a également été abordée avec notamment l’urgence de contrer le réchauffement climatique, tout en veillant à ne pas pénaliser les couches défavorisées de la population. La question écologique et la question sociale sont étroitement liées et doivent être abordées ensemble. La meilleure manière de le faire est de rétablir la puissance étatique et de veiller à ce que le secteur public engage les transformations énergétique et économique nécessaires.

Pour contrer les menaces qui pèsent sur l’Europe, avec notamment la montée des partis de droite, les deux représentants se sont accordés à dire qu’il faut chercher des alliances plus larges dans le camp progressiste. Les syndicats doivent davantage entrer dans le jeu politique au niveau européen et considérer des alliances au-delà des alliés traditionnels socio-démocrates.

Projet Google Datacenter – E Maulkuerf fir d’Chamber? Net mat déi Lénk!

Bei der Debatt iwwer de Projet vum Google Datenzenter huet d’Regierung drop bestanen, dass et guer kee Projet Google géif ginn. D’LSAP ass esou guer souwäit gaange fir ze soen, dass d’Parlament an dësem Dossier guer näischt ze soen hätt. Net mat déi Lénk! Nodeem d’Regierung dëse Projet mat groussem Pomp ugekënnegt huet an alles dru gesat huet fir sou séier wéi méiglech déi néideg Terrain’en fir dësen Datenzenter zesummenzekréien, si mir an der leschte Méint och gewuer ginn, dass den enormen Energieverbrauch vun dem Datenzenter de Klimaschutz zu Lëtzebuerg nach méi géif a Fro stellen an ausserdeem de Waasserverbrauch net ze verantworte wir. Dat si ganz entscheedend Froen, déi d’Leit all betreffen. An d’Parlament muss doriwwer diskutéieren an decidéieren.

Eis parlamentaresch Fro zum Thema.

——————-

Lors du débat autour du projet Google impliquant un méga centre de données, le gouvernement a insisté qu’il n’existerait pas de projet Google. Le LSAP, est même allé jusqu’à nier la capacité de décision du parlement. Pas de ça avec déi Lénk! Après que le gouvernement avait annoncé ce projet en grande pompe, tout en veillant à accaparer le plus vite possible les terrains nécessaires à l’implantation du centre de données, nous avons appris au cours des derniers mois que la consommation énergétique d’un tel centre de données remettra encore davantage en question la protection du climat au Luxembourg. Même la consommation en eau impliquée par ce projet, ne peut être raisonnablement assumée. Ce sont des questions décisives qui concernent tout le monde. Le parlement doit en débattre et en conclure.

Notre question parlementaire à ce sujet.

 

Dossier google: question parlementaire concernant les objectifs nationaux en matière d’énergie et les charges supplémentaires envisageables pour les réseaux de l’électricité au Luxembourg

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Energie.

En date du 27 février 2019 le gouvernement a présenté dans son projet de Plan National Energie et Climat (NECP) les grandes orientations politiques pour la réalisation des objectifs européens en matière d’énergie et de protection du climat. En effet, le gouvernement s’est fixé les objectifs suivants en matière d’énergie d’ici 2030 :

  • une part de 23-25% d’énergies renouvelables dans la consommation brute d’énergie ;
  • une augmentation de l’efficience énergétique de 44%.

Ces deux objectifs reposent sur des investissements importants dans le développement de la production et du stockage d’énergies renouvelables ainsi que pour la mise en œuvre de mesures efficaces en matière d’amélioration de l’efficience énergétique d’un côté, et la réduction drastique de la consommation d’énergie dans tous les secteurs de l’autre côté, tel qu’exposé à la page 13 du texte du projet :

« Der vorliegende Entwurf des nationalen Energie- und Klimaplans greift diese Entwicklung auf und zeigt einen ambitionierten Weg für Luxemburg um den Energieverbrauch in allen Sektoren drastisch zu senken und die erneuerbaren Energien und die Elektromobilität stark zu entwickeln. »

En effet le projet du gouvernement table sur une réduction de 21% de la consommation d’énergie et vise même une réduction de 25% de la consommation d’énergie dans le secteur tertiaire de l’économie d’ici 2030. En ce qui concerne la consommation annuelle brute d’électricité, le projet du gouvernement projette une très légère réduction qui passerait de 6,52 TWh en 2016 à 6,31 TWh en 2030 et 6,44 TWh en 2040.

Dans son rapport intitulé Scenario Report 2040, la société gestionnaire des réseaux d’électricité et de conduites de gaz naturel, Creos Luxembourg S.A., présente une analyse différente de la consommation future d’énergie au Luxembourg. En effet, Creos crée deux scénarios distincts pour établir une projection de la consommation d’électricité en 2040. Dans son premier scénario, le scénario de base qui présuppose une augmentation ordinaire de la consommation d’électricité, Creos projette une augmentation de la consommation de 12% d’ici 2040, tous secteurs confondus.

Pour estimer la consommation d’électricité du deuxième scénario, Creos prend en compte des charges supplémentaires pour les réseaux d’électricité, liées au développement de l’électromobilité et aux implantations de centres de données supplémentaires, voire d’un centre de données de grande ampleur (mega data centre), dont la consommation d’électricité est projetée à 260MWh d’ici 2030.

En comparant ces deux scénarios, le rapport de Creos conclut que la consommation d’électricité en période de pointe pourra atteindre plus de 2000MWh au lieu des 1000MWh projetés dans le scénario ordinaire, si l’électromobilité prend son essor et si des centres de données supplémentaires, dont notamment un mega data centre, s’implantent au Luxembourg.

Vu les grandes divergences entre le projet du gouvernement et les estimations de Creos et vu les charges supplémentaires envisageables pour les réseaux d’électricité du Luxembourg, nous voudrions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Energie :

  1. Comment Monsieur le Ministre explique-t-il les divergences entre le projet NECP du gouvernement et le rapport sus-mentionné de Creos concernant les niveaux de consommation d’électricité projetés pour les années 2030 et 2040 ?
  2. Comment Monsieur le Ministre envisage-t-il de réaliser la réduction de la consommation d’électricité en termes absolus ciblée dans le projet NECP au vu des charges supplémentaires projetées pour les réseaux d’électricité par Creos ?
  3. Monsieur le Ministre peut-il nous expliquer d’où proviennent les informations citées dans le rapport de Creos sur le futur mega data centre et dont la consommation d’électricité est projetée à 260MWh d’ici 2030 ?
  4. Monsieur le Ministre n’est-il pas d’avis que des grandes charges supplémentaires pour les réseaux de l’électricité pourraient entraver la généralisation de l’électromobilité d’ici 2040 et compliquer la réalisation des objectifs fixés par le gouvernement en matière d’énergies renouvelables d’ici 2030 ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux,

David Wagner
Marc Baum
Députés

Leere Worte beim Klimaschutz? Auf große Ansagen müssen endlich Taten folgen!

Der Energie-und Klimaplan für den Zeitraum 2020-2030 verspricht viel, doch fehlt es weiterhin an einer überzeugenden gesamtwirtschaftlichen Strategie und einem kohärenten Maßnahmenkatalog um die gesteckten Ziele zu erreichen. Von einem Plan kann somit keine Rede sein. Wie die Regierung gedenkt den luxemburgischen Beitrag zur Einhaltung des Abkommens von Paris so leisten zu können bleibt unklar.

Zwar hat die Regierung im neuen Energie- und Klimaplan das Reduktionsziel nach oben korrigiert und peilt nun eine Minderung des Treibhausgassaustoßes bis 2030 um 50-55% an anstatt der von der EU vorgeschriebenen 40%. Doch diese neue Ambition müsste auch mit entsprechenden stärkeren Maßnahmen beim Klimaschutz untermauert werden. Der Maßnahmenkatalog bleibt jedoch sehr oberflächlich und es ist nicht zu erkennen, welche zusätzlichen Anstrengungen vorgesehen werden, um die nach oben korrigierte Zielsetzung zu erfüllen.

Im neuen Energie- und Klimaplan bleibt die Klimapolitik weiterhin der Wirtschaft unterworfen. Der Rahmen in dem die Regierung sich bewegt ist immer stärker bestimmt von Wachstumszwängen, Standort- und Steuerwettbewerb und von der Dominanz privater Investoren. In diesem wirtschaftlichen Umfeld ist ein langfristiger  Plan für die Entwicklung der Klimapolitik und der Energiewirtschaft eigentlich ein Widerspruch an sich. Um dieses Problem zu überspielen, beruft sich die Regierung auf die Rifkin-Strategie, doch diese wirft mehr Fragen auf als dass sie beantwortet.

Die Conditio-sine-qua-non für die Erreichung der gesteckten Ziele ist eine drastische Reduzierung des Energieverbrauchs. Die Regierung hat dies auch erkannt und setzt sehr ambitionierte Ziele bei der Energieeffizienz (+44% bis 2030), denn ohne große Energieeinsparungen wird es bis 2030 unmöglich sein 23-25% der Energie aus erneuerbaren Energiequellen zu beziehen.

Dreh- und Angelpunkt des hohen Energieverbrauchs in Luxemburg ist nach wie vor das Transportwesen, insbesondere der Spritexport. Die angedeutete minimale Erhöhung der Akzisen auf Treibstoffen wird an dieser Situation nichts ändern, solange die Akzisen in den Nachbarländern weiter steigen. Bereits im letzten Jahr hat der Export von Sprit sprunghaft zugenommen. Sollte sich diese Tendenz bestätigen, wird das luxemburgische CO²-Budget sehr schnell aufgebraucht sein und die Transformation der luxemburgischen Energiewirtschaft im Nachhinein teurer machen. Die dadurch entstehenden Verteilungskonflike würden ohne starke soziale Gegenmaßnahmen die geringen und mittleren EinkommensbezieherInnen am stärksten treffen.

Großes Einsparpotential sieht die Regierung bei den Gebäuden und vor allem bei Wohngebäuden. Diese Einschätzung wird von déi Lénk geteilt, doch fehlt es an wirksamen Instrumenten, um die Wohngebäude schnell und hochwertig zu sanieren. Die Klimabank ist wenig überraschend bisher wirkungslos geblieben[1] da sie auf der Kreditvergabe durch Privatbanken aufbaut. Wir haben eine ganz andere Vorstellung und wollen öffentliche Mittel für den Bau aber auch für die Sanierung mobilisieren. Dies würde es ermöglichen die schlecht isolierten und Wohngebäude prioritär zu sanieren, was den BewohnerInnen zu Gute kommen würde, die sich teure Sanierungen schlicht und einfach nicht leisten können.

Schließlich soll die luxemburgische Wirtschaft weniger fossile Energien verbrauchen, dafür aber dann stärker von Strom abhängig werden. Damit dies möglich wird und der Anteil erneuerbaren Stroms ansteigen kann, müssen Prioritäten gesetzt werden. Die Elektrifizierung der Mobilität soll in Zukunft den Verbrauch von Strom deutlich steigern und setzt steigende Investitionen in die Produktions-  und Netzinfrastruktur voraus. Vor diesem Hintergund macht die Ansiedlung eines großen Google-Datacenter in Luxemburg überhaupt keinen Sinn. Dieses Datacenter würde nämlich ab 2030 pro Stunde mehr Strom verbrauchen (260MW) als die in Luxemburg maximal in einer Stunde produzierte Strommenge  im Jahr 2017 (251MW).

Der Energie- und Klimaplan muss schnellstens durch konkrete Umsetzungsschritte vervollständigt werden. Pläne ohne Folgen gab es in den vergangenen Jahren bereits zur Genüge, auf die Mobilisierung von SchülerInnen in Luxemburg und europaweit muss die Regierung mit eindringlicheren Maßnahmen antworten.

[1] https://bit.ly/2C3qHOa

Zwou Säite vun enger Medaille – Nohaltegkeet ass méi ewéi Ëmweltschutz

Tribune libre RTL Radio/Radio 100,7

Nohaltegkeet ass ze laang nëmmen a Verbindung mat Ëmweltschutz gesi ginn. Dat gëtt och haut nach gemaach. Eng Gesellschaft déi sozial an ekonomesch Ongläichheete schaaft ass net nohalteg. An eng Gesellschaft an där d‘Aarmut wiisst an déi gläichzäiteg ëmmer méi Ultraräicher produzéiert an unzitt kann och net nohalteg sinn.

Zu Lëtzebuerg geet d´Scheier tëscht den äermsten an de räichste weider auserneen. Et sinn des Ongläichheeten déi dacks als Ongerechtegkeete gefillt ginn an déi Frustratiounen a Spannungen nieren.

Verstäerkt ginn des Gefiller, wa beim Kampf géint Klimaverännerung an Ëmweltzerstéierungen ëmmer erëm déi gréisste Sacrificer grad vun deene Leit verlaangt ginn, déi am mannsten hunn. Dann entstinn Revolten, wéi déi vun de Gilets Jaunes a Frankräich. Et sinn awer déi ganz Räich an déck Multinational Firmen, déi am meeschte verschmotzen, mee duerch Steier- a Sozialdumping de Präis dofir net bezuele mussen. An d’Politik, op nationalem wéi op europäeschem Niveau mécht näischt dogéint.

Déi grouss sozial Ongläichheeten an d’ekologesch Kris hänken zesummen. Méi nach: d’Ongläichheeten sinn ee staarke Moteur vun der Zerstéierung vun Ëmwelt a Klima. Dofir dierf een déi zwee Politikfelder net sech géigeniwwer stellen.  Sozialpolitik an Ëmweltpolitik si komplementar a musse mateneen ugaange ginn.

Effektiv sinn et dacks déi Äermst déi d´Konsequenze vum Klimawandel ze spiere kréien an déi räichst Persounen a mächtegst Betriber, déi di gréisste Verantwortung dofir droen. Et sinn des privilegiéiert physesch oder moralesch Persounen déi am meeschten zu CO2 Emissioune bäidroen. Et ass hei wou d´Verantwortung läit, mat der Komplizitéit vun de Staaten, fir Waasser- a Loftverschmotzung, Landraub a Biodiversitéitsverloscht.

D‘Emweltkriis an d´Sozialkriis sinn zwou Säite vun enger Medaile. Si hänke strukturell zesummen a verstäerken sech géigesäiteg. Béid sinn d´Konsequenz vun engem ekonomesche System deen op der Ausbeutung vun de Ressourcë berout: Ëmweltressourcen a mënschlech Ressourcë mam Zil vun der Akkumulatioun vu Profit wat dann nees Ongläichheete mat sech bréngt fir d´Mënschen an d´Natur.

De Kampf géint de Klimawandel geet och iwwer méi sozial Gerechtegkeet an en interventionistesche Staat. Mir kréien de Klimawandel net gemeeschtert andeems mer an dësem System mat e puer Schéinheetkorrekture weiderfueren. Schonn den Einstein sot op eng Verännerung ze hoffen andeems een dat selwecht weidermécht wier verreckt.

An dem Sënn brauche mer fir de Kampf géint de Klimawandel ze finanzéiere massiv Investissementer an d´Fro stellt sech wou een di Suen siche geet. Bestëmmt net bei de Benodeelegten.

Hei stellt sech d´Fro vun der Ëmweltgerechtegkeet. Mir brauchen e staarken a responsabele Staat deen dofir suergt dass déi grouss Ëmweltverschmotzer zur Rechenschaft gezu ginn a musse bezuelen.

Sozial Gerechtegkeet an Ëmweltgerechtegkeet geet Hand an Hand. Et sinn dacks déi am mannste Privilegiéiert vun eis déi a schlecht isoléierte Wunnenge wunnen an déi héich Heizkäschten hunn.

Wa mer eng nohalteg Gesellschaft ustriewen, musse mer sozial Ongläichheete bekämpfe souwuel fir d’tëschemënschlech Solidaritéit ze stäerken an d´Liewensfäegkeet vun der Gesellschaft ze erméiglechen a souwuel fir d´ekologesch Kris ze entschäerfen. Do kann de Staat op verschiddenen Niveau´en agéieren: mat der Iddi vun engem gestaffelte Waasserpräis, an der Wunnengskriis, am Kampf géint d´Energieaarmut, bei der Sanéierung vu Wunnengen an dofir kann a soll een Deel vun de Rentereserve benotzt ginn.

Nathalie Oberweis, déi Lénk Stad

Sozial wirtschaften gegen den Klimawandel

Zu Gast am Land

Die Zeiten, zu denen der Umweltschutz als politisches Randthema belächelt wurde, sind längst vorbei. Heute sind sich – endlich – die meisten einig, dass der Klimawandel nicht mehr ignoriert werden kann.

déi Lénk sind allerdings die einzige politische Bewegung in Luxemburg, die den Klimawandel als soziale Frage identifiziert. Es ist offensichtlich, dass, wenn auch der Klimawandel selbstverständlich alle Menschen betrifft, die Folgen nicht für alle gleich schwerwiegend sind. Weltweit sind ärmere Länder und Gesellschaftsschichten immer stärker von Naturkatastrophen und Klimaänderungen betroffen. Sie sind es, die unter Wassermangel oder Überschwemmungen leiden, während andere die finanziellen Mittel haben, um sich teilweise davor zu schützen. Auch in Luxemburg sind es oft Geringverdiener, die direkt an vielbefahrenen Straßen wohnen und daher unter der schlechten Luftqualität leiden müssen.

Gleichzeitig sind es die Reichsten, die den Klimawandel am stärksten vorantreiben. Luxemburg und Katar, zwei der weltweit reichsten Länder, besitzen gleichzeitig den größten ökologischen Fußabdruck. Auch innerhalb der Länder sind es wiederum die Wohlhabenderen, die es sich beispielsweise leisten können, mehrmals jährlich per Flugzeug zu verreisen.

Es ist demnach offensichtlich, dass die soziale und die ökologische Frage nur zusammen gelöst werden können und sich nicht gegenseitig ausschließen, wie dies öfter dargestellt wird. Ganz im Gegenteil, Maßnahmen zum Umwelt- oder Klimaschutz können nur dann erfolgreich sein, wenn sie die soziale Realität der Menschen erfassen und verbessern. In diesem Kontext hat der Weltklimarat in seinem jüngsten Bericht darauf hingewiesen, dass die im Pariser Abkommen festgehaltenen Ziele nur erreicht werden können, falls eine Umverteilung des Reichtums erfolgt und so die sozialen Ungleichheiten verringert werden.

Zudem muss die herrschende neoliberale Politik in Frage gestellt werden. Wenn wir den Klimawandel aufhalten, oder zumindest verlangsamen wollen, müssen wir aus der Wachstumslogik ausbrechen, die heute oft als alternativlos dargestellt wird. Es ist offensichtlich, dass endliche Ressourcen kein unendliches Wirtschaftswachstum erlauben. Der technische Fortschritt kann diese Tatsache nicht ändern.

Wir benötigen daher ein nachhaltiges Wirtschafts- und Gesellschaftsmodell. Dazu gehören hohe Investitionen in öffentliche Dienste und Infrastruktur, sozial gestaffelte Anreize zu ökologischerem Handeln und das schrittweise Verbot umweltschädlicher Produktionsprozesse. Die langjährige Forderung von déi Lénk eines gestaffelten Wasserpreises wurde zum Beispiel in dieser Logik erarbeitet. Und auch der Ausstieg aus dem Spritexport muss sozial tragbar sein und dem Konsumenten erlauben, sich anzupassen. Gleichzeitig muss massiv in den öffentlichen Transport investiert werden, um so eine komfortable, flexible und verlässliche Alternative zum Auto zu schaffen.

Das nötige Umdenken hin zu einer nachhaltigen Gesellschaft hätte weitere Vorteile. Eine andere Arbeitsteilung, beispielsweise, könnte gleichzeitig mehr Zeitwohlstand für alle garantieren.

Die wichtigste Voraussetzung für eine solche ökologische und soziale Transition ist allerdings, dass sie von einem möglichst großen Teil der Bevölkerung unterstützt wird. Dazu braucht es eine breite Bürgerbeteiligung, die den Rahmen dieser sozialökologischen Transition schafft.

Carole Thoma, Sprecherin von déi Lénk

 

COP24: den heeren Worten der Regierung müssen endlich Taten folgen.

Die COP24 hat nicht viel mehr gebracht als das absolute Minimum. Die VertreterInnen der Staaten konnten sich auf ein Regelwerk für die Umsetzung des Pariser Abkommens einigen, doch weitreichendere Anstrengungen, um die Erderwärmung auf 1,5°C zu beschränken, werden weiter auf die lange Bank geschoben. Damit geht ein weiteres Jahr verloren. Die luxemburgische Regierung ist in Katowice erneut als Befürworterin einer ambitiöseren Klimapolitik aufgetreten. Den großen Worten auf internationalem Parkett müssen jetzt endlich konsequente Maßnahmen im eigenen Land folgen.

Die COP24 sollte in erster Linie die technischen Details der Umsetzung des Pariser Abkommens aushandeln. Dabei ging es u.a. darum wie die Staaten über ihre Fortschritte in der Klimapolitik wie etwa bei der Reduzierung des Treibhausgasaustoßes berichten müssen. Die Staaten konnten sich auf ein solches Regelwerk einigen und haben die nationalen klimapolitischen Maßnahmen somit transparenter und vergleichbarer gemacht.

Doch der eigentlichen Herausforderung ist dieser Klimagipfel erneut nicht gerecht geworden. Der IPPC-Bericht über die verheerenden Konsequenzen einer Klimaveränderung, die über die +1,5°C hinausgeht, ist an den allermeisten Staaten und auch an der Europäischen Union scheinbar spurlos vorbeigegangen. Denn die bis dato veröffentlichten freiwilligen Zusagen der Staaten zur Reduzierung des Treibhausgasausstoßes würden auf eine Erhöhung der Temperatur auf der Erdoberfläche von 3 bis 5°C hinauslaufen. Damit es nicht soweit kommt, müssten umgehend stärkere Maßnahmen ergriffen werden und nicht erst ab 2025 oder 2030. Doch nur zwei Staaten sind bisher dazu bereit ihre Anstrengungen noch vor 2020 zu verstärken: die Fidschi- und die Marshall Inseln.

Die Europäische Union ist ohne ambitiösere verbindliche Zusagen nach Katowice gereist. Die Forderung einiger EU-Staaten, darunter auch Luxemburg, bis 2030 55% des Treibhausgasausstoßes zu eliminieren anstatt der festgeschriebenen 40%, wurde bereits im Vorfeld der COP24 abgelehnt.

Dieses Scheitern ist umso bedenklicher, da es auch für die sogenannten loss and damages keine Einigung gab. Somit ist weiterhin nicht geklärt, wer für die Schäden aufkommen soll, die durch den Klimawandel enstehen. Die Schäden sind in erster Linie von großen Unternehmen und den reichsten Bevölkerungsteilen weltweit zu verantworten, doch sie treffen die ärmsten Menschen am härtesten. Die Gerechtigkeit bleibt also auch dieses Mal ausgeklammert.

Die luxemburgische Regierung steht aufgrund ihrer mangelhaften Klimapolitik besonders in der Verantwortung. Die erste Mandatsperiode der DP-LSAP-Déi Gréng Regierung ist jedoch ohne nennenswerte Maßnahmen für den Klimaschutz zu Ende gegangen.

Mit dem Rentenfonds wird öffentliches Kapital immer noch den größten klimafeindlichen Unternehmen weltweit zur Verfügung gestellt. Der Ausbau der erneuerbaren Energien bleibt sehr weit hinter den Anforderungen zurück und liegt immer noch bei nur 6%. Das Instrument der Klimabank zur energetischen Sanierung von Wohngebäuden ist auf ganzer Linie gescheitert und eine Strategie für den Ausstieg aus der Steuernische Spritexport liegt auch nicht vor.

Den großen Ankündigungen auf internationalem Parkett müssen endlich Taten im eigenen Land folgen.

logo European Left logo GUE/NGL logo Transform! Europe