CETA-Ratifizierung: Wenn die Gesellschaft sich nicht wehren darf.

Luxemburg befindet sich seit 6 Wochen im Ausnahmezustand, was unter anderem eine starke Einschränkung des Versammlungsrechts mit sich bringt. Dass das Parlament unter diesen Umständen entschieden hat, nächsten Mittwoch (6. Mai) das Freihandelsabkommen CETA mit Kanada und ein Investitionsabkommen mit Singapur zu ratifizieren, ist für déi Lénk ein Skandal.

Zweifelsohne will die Regierung von der aktuellen Situation profitieren, um die umstrittenen Abkommen ohne große Aufmerksamkeit durchzuwinken. „Während der letzten Jahre hat sich innerhalb der Zivilgesellschaft starker Widerstand gegen CETA geregt und tausende Menschen sind dagegen auf die Straße gegangen. Es ist respektlos diesen Menschen gegenüber, jetzt das Abkommen durchboxen zu wollen ohne den GegnerInnen die Möglichkeit zu geben, dagegen zu demonstrieren“, ärgert sich Sprecherin Carole Thoma. „Es ist absurd, in Zeiten, in denen die Grenzen zu unseren direkten Nachbarländern geschlossen sind, weitreichende Liberalisierungsverträge mit Nordamerika und Asien zu verabschieden.

déi Lénk stehen seit Anfang an auf der Seite von Gewerkschaften, Umweltschützern und vieler weiterer Organisationen, die sich gegen die umfangreichen Freihandelsabkommen wie CETA und TTIP wehren. Sprecher Gary Diderich erklärt: „Die neoliberale Freihandelspolitik der europäischen Union ist eine Politik der Deregulierung im Interesse großer multinationaler Unternehmen. Sie zielt darauf ab, soziale und ökologische Standards zu untergraben, die Delokalisierung der Produktion voranzutreiben und den Profit dieser Unternehmen um jeden Preis zu maximieren. Die jetzige Krise sollte eigentlich ein Umdenken einleiten, offenbar ist die Regierung dazu aber nicht bereit“.

déi Lénk rufen alle Organisationen und Personen dazu auf, sich diese Vorgehensweise von LSAP/DP/déi Gréng/CSV nicht gefallen zu lassen und im Rahmen der derzeitigen Möglichkeiten Widerstand zu leisten.

Ratification de CETA: quand la société civile ne peut pas se défendre.

L’état de crise, qui dure depuis désormais six semaines au Luxembourg, une forte restriction du droit de réunion. C’est dans ce contexte que la Chambre des députés a décidé de ratifier l’accord de libre-échange CETA avec le Canada et un accord d’investissement avec Singapour mercredi prochain (6 mai). Pour déi Lénk, c’est un scandale!

Le gouvernement souhaite sans aucun doute profiter de la situation actuelle pour évacuer deux accords internationaux hautement controversés. «Ces dernières années il y a eu une forte opposition au CETA au sein de la société civile et des milliers de personnes sont descendues dans la rue. Il est irrespectueux envers ces personnes de soumettre cet accord au vote des députés alors que les opposants n’ont pas la possibilité de manifester», s’inquiète la porte-parole déi Lénk Carole Thoma. «Il est d’ailleurs absurde d’adopter des accords de libéralisation de grande envergure avec l’Amérique du Nord et l’Asie à un moment où les frontières avec nos pays voisins sont fermées ou contrôlées.»

Depuis le début, déi Lénk s’est engagé aux côtés des syndicats, des organisations écologistes et de nombreuses autres associations qui luttent contre les accords de libre-échange tels que le CETA et le TTIP. Le porte-parole déi Lénk Gary Diderich explique: «La politique néolibérale de libre-échange de l’Union européenne est une politique de déréglementation dans l’intérêt des grandes multinationales. Elle vise à saper les normes sociales et environnementales, à  renforcer la délocalisation de la production et à maximiser à tout prix les bénéfices de ces multinationales. La crise actuelle devrait en fait amorcer une refonte, mais le gouvernement n’est apparemment pas prêt.»

déi Lénk appelle toutes les organisations et personnes à rejeter cette approche prônée par CSV/DP/LSAP/déi Gréng et à résister dans le cadre des possibilités actuelles.

Corona-Pandemie. Tag 1 der Exit-Strategie.

déi Lénk haben sich mit dem von der Regierung beschlossenen, etappenweisen Austritt aus dem Corona Lock-Down befasst, der heute beginnt. Wegen seiner weitgehenden Einschränkung der Bewegungs- und Versammlungsfreiheit und dem Lahmlegen weiter Teile des Lebens konnte der Lock-Down nur eine Vorsichtsmassnahme zur Eindämmung der Verbreitung eines Virus sein, der sich weltweit sehr schnell verbreitet hatte und für den es kaum wissenschaftliche Erkenntnisse und noch keine anerkannte Therapie gibt. So wie die Gesundheit aller Bevölkerungsschichten maßgebend bei der Verhängung des lockdown war, muss sie es auch bei der Lockerung der Maßnahmen sein.


Am Tag 1 der Exitstrategie sind unsere Gedanken bei den Schichten der arbeitenden Bevölkerung, die im Interesse der Allgemeinheit in nächster Zeit auf der Bresche stehen werden, wie das Krankenhaus- und
Pflegepersonal, das Personal im Reinigungssektor, in den Geschäften, im öffentlichen Transport, im Bausektor und das Lehrpersonal.


Wir verlangen, dass alle, die nicht zu Hause arbeiten, systematisch getestet werden und so eine frühzeitige Erkennung und ggbfs. Behandlung der Covid-19-Krankheit sichergestellt wird. Schutzmaterialien müssen überall in genügender Zahl zur Verfügung stehen. Diese Menschen müssen ein Recht auf Entbindung und Rückzug von der Arbeit erhalten, wenn ihre Sicherheit nicht garantiert werden kann und/oder es sich um Personen handelt, die einem gröβeren Risiko ausgesetzt sind.

Das Patronat im privaten und öffentlichen Sektor muss an seine arbeitsrechtliche Verantwortung gebunden bleiben, die Sicherheit seiner Beschäftigten zu garantieren. Dies kann nicht über die öffentlichen Krankenkassen geregelt werden, denn zu einer Risikogruppe zu gehören oder sich weigern, sich unnötiger Gefahren aus mangelndem Schutz am Arbeitsplatz auszusetzen, ist keine Krankheit!


Wir werden uns auch gegen alle Versuche wehren, in Zukunft die Grundrechte auf Bewegungs- und Demonstrationsfreiheit, das Recht auf körperliche Unversehrtheit, die freie Meinungsäußerung u.a. durch elektronische Überwachungssysteme in Frage zu stellen und das gesundheitliche Krisenmanagement zum Normalfall werden zu lassen, wie es sich Google, Apple, Big Pharma, oder Black Rock vorstellen.


Wir sehen im Moment wer das Leben am Laufen hält, auch durch Téléarbeit. „Sous le Haut Patronage de nous-mêmes” steht in groβen Lettern an der Fassade der Salariatskammer in Luxemburg geschrieben. Das muss endlich auch das öffentliche Leben nach der Krise bestimmen!
Wir brauchen ein aufgeklärtes und präventives Umgehen mit gesundheitlichen Fragen und mit dem Klimaschutz, sowie ein Umdenken bei der Organisierung der internationalen Wirtschaftsströme und der Nachhaltigkeit unseres Lebens.

Coronavirus et économie – Les oubliés du programme de stabilisation de l’économie.

Les oubliés du programme de stabilisation de l’économie.

Suite aux mesures de fermetures dans l’économie prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus, un programme d’aide aux entreprises obligées de fermer a été mis en place.

déi Lénk soutient ces aides à l’économie réelle dues à l’arrêt forcé de ses activités – nous ne sommes plus dans le cas de 2008 où les salariés ont dû payer les pots cassés par les spéculateurs de la finance.

déi Lénk constate cependant avec consternation que les mesures d’aide actuelles ne tiennent pas compte du sort des indépendants et petites entreprises qui n’ont que récemment lancé leur activité et ignorent totalement les free-lance qui ne disposent pas d’une autorisation d’établissement. Ils ont en commun de ne pas pouvoir prouver un chiffre d’affaire annuel de 15.000 euros en 2019. Or, ces deux conditions sont requises pour bénéficier de l’aide directe de 5.000 euros. déi Lénk appelle le gouvernement à chercher le plus rapidement possible des solutions pour soutenir toutes les personnes qui se voient dans l’impossibilité d’exercer leur métier en raison de l’état de crise. déi Lénk demande également une compensation pour les salarié.e.s travaillant à temps partiel et dépendant, pour une partie de leur revenu, de services prestés en tant que free-lance.

Concrètement nous demandons :

  • L’augmentation et l’échelonnement de l’aide accordée à toutes les micro-entreprises, également récentes, selon les besoins réels des secteurs concernés et pour couvrir leurs frais fixes pendant la période de fermeture ;
  • L’introduction d’un système de chômage partiel pour tous les indépendants et freelance qui ne sont pas des entreprises (avec un socle de base à hauteur de 100% du salaire social minimum) et des facilités généreuses de payement pour les impôts et les cotisations sociales.

Finalement déi Lénk demande que tout ce programme d’aide à l’économie soit contre-financé par une réforme fiscale audacieuse mettant à contribution les grandes fortunes, les hauts revenus, les revenus élevés du capital et les GAFA. déi Lénk soutient également les efforts en cours au niveau européen pour mettre un terme au rachat d’actions et au payement de dividendes exorbitants au bénéfice des gros actionnaires. Le soutien financier pour les grandes entreprises allant au-delà des besoins dus aux fermetures actuelles devra se solder à l’avenir par une prise de participation de l’État, le cas échéant par une nationalisation d’entreprises importantes pour le tissu économique national.

Toute tentative de financer la crise du Coronavirus par une politique d’austérité se heurtera à notre opposition ferme.

Bien au contraire, nous appelons à une politique massive d’investissements publics dans le secteur de la santé, de la recherche et de satisfaction des besoins primaires de la population pour surmonter plus facilement à l’avenir de telles crises. Et nous le rappelons, la crise du Coronavirus ne doit pas faire oublier la crise climatique qui met en péril toute l’humanité. Un retour au « business as usual » doit être évité et les fonds publics mobilisés doivent financer la transformation sociale et écologique de notre société. Une telle politique viserait aussi la mise en place d’un pôle de financement public valorisant les avoirs du Fonds de Pension pour soutenir les petites et moyennes entreprises régionales, ainsi que les créateurs indépendants, qui ont du mal à trouver des financements auprès d’institutions financières privées.

Le féminicide n’est pas une violence comme une autre.

Le 12 décembre 2019, déi Lénk a posé une question parlementaire aux Ministres de la Justice et de l’Egalité des Chances, avec l’intention d’obtenir des données chiffrées précises sur les violences conjugales et sexuelles au Luxembourg. De même, déi Lénk leur a demandé si elles sont prêtes à reconnaître le terme de féminicide pour catégoriser et rendre visible une forme particulière de violence envers les femmes, encore inexistante dans les textes législatifs et dont il n’existe pas de statistiques officielles. Le féminicide désigne l’assassinat délibéré d’une femme par un homme, dans le contexte d’une relation conjugale ou d’un partenariat.

Dans leur réponse, arrivée hors délai le 12 février 2020, les Ministres compétentes jugent non nécessaire l’introduction du terme féminicide dans le code pénal. Selon elles, le féminicide n’impliquerait pas de  « situation aggravante » par rapport au viol dans le législation existante.

déi Lénk se montre consterné par cette réponse qui euphémise et relativise une forme de violence sexiste dont les victimes se chiffrent par centaines chaque année en France et par milliers notamment au Mexique.

Un meurtre prémédité et intentionnel d’une femme par son conjoint ou partenaire n’est pas une violence comme une autre. Ce qui détermine le féminicide est la violence sociale tournée contre les femmes et la manifestation d’une suprématie masculine. Dans la majorité des cas, les féminicides ont lieu dans un contexte de séparation, où les femmes prennent leur envol, s’émancipant  de la domination masculine dans le couple.

Pour déi Lénk, la reconnaissance du terme féminicide, ne doit pas être l’enjeu d’une formalité juridique. Il s’agit surtout de la reconnaissance d’un phénomène qui pour pouvoir être correctement saisi, chiffré et prévenu doit être défini et nommé. Comment en effet prévenir le féminicide, s’il persiste un tel aveuglement et désintéressement au niveau politique et juridique face à ses enjeux? Comment produire des données sérieuses sur cette forme spécifique de violence sexiste, en l’absence de toute définition juridique et politique ?

déi Lénk insistera encore pourque le féminicide fasse son entrée dans le code pénal où ont déjà pris place l’ homicide, le parricide et l’infanticide, et soit reconnu dans l’assemblée politique.

Communiqué par la sensibilité politique déi Lénk

Crises du coronavirus et du logement – Aider résolument les gens, pour éviter le pire.

Le Luxembourg se trouve depuis de nombreuses années dans une véritable crise du logement. La pandémie du coronavirus exacerbe ce problème. Or, le gouvernement n’a jusqu’à présent pris aucune mesure pour protéger ceux qui sont le plus exposés à la crise du logement ou pour s’attaquer aux graves problèmes qui se poseront à la l’issue de la pandémie. Reste à savoir si le gouvernement veut vraiment s’atteler à cette tâche. En tout cas, le ministre du Logement est le grand absent dans la gestion de la crise du coronavirus.

La seule mesure prise il y a quelques jours par le gouvernement pour protéger les locataires est l’interdiction de les expulser durant la crise[1]. Depuis, d’autres mesures se font attendre. Tous les jours, le gouvernement nous exhorte à rester à la maison (#restezalamaison) pour endiguer la propagation du virus, alors que c’est justement le financement de cette maison qui pousse beaucoup de gens vers la pauvreté et vers le désespoir. L’actuelle crise montre une fois de plus à quel point le logement abordable pour tous est un élément crucial.

déi Lénk veut éviter qu’aux effets de la crise du coronavirus, ne se rajoutent ceux de la crise logement. Que ce soit durant ou après la pandémie. Nous voulons :

  1. loger au plus vite toutes les personnes sans domicile fixe ;
  2. protéger tant les locataires que les propriétaires contre les résiliations de contrat, les expulsions et la déconnexion des réseaux d’électricité, d’eau et de chauffage durant la crise ;
  3. protéger les locataires et les propriétaires contre les répercussions financières à court et à long terme.

Ces objectifs sont certes ambitieux, mais le gouvernement doit en faire une priorité absolue s’il souhaite garantir la cohésion sociale et la solidarité après la pandémie. déi Lénk propose les mesures d’urgence et les amendements suivants :

  • Les sans-abris doivent être logés au plus vite. Des milliers de chambres d’hôtel sont actuellement inoccupées. L’Etat doit les louer durant la crise afin de les mettre à disposition des sans-abris.
  • Des personnes qui ne peuvent rester chez elles en raison de conditions intolérables, comme par exemple dans le cas de violences domestiques, doivent se voir proposer des solutions similaires.
  • A côté de l’interdiction d’expulser, les résiliations de contrats de bail ainsi que les augmentations des loyers doivent être suspendues durant la crise.
  • En aucun cas, les ménages ne doivent être déconnectés des réseaux d’électricité, d’eau et de chauffage.

Les ménages confrontés à des pertes de revenus et donc à l’impossibilité de payer leur loyer ou de rembourser leur crédit immobilier, doivent bénéficier d’aides financières étatiques durant la crise.

  • L’Etat doit prendre en charge les loyers et les mensualités à la hauteur des pertes de revenu des ménages. Cette mesure doit s’appliquer aux revenus ne dépassant pas 2,5 fois le salaire social minimum.
  • Après la pandémie, l’Etat doit garantir qu’aucun résident ayant souffert financièrement de la crise, ne perde son logement.
  • L’Etat doit aider de manière proactive les locataires à adapter des loyers excessifs (à court terme en passant par la commission des loyers, à moyen terme en adoptant notre proposition de loi sur le sujet).

Le prélèvement d’un impôt sur les logements inoccupés et les terrains constructibles en friche, ainsi qu’une imposition correcte des Fonds d’investissement spécialisé (FIS), contribueraient à financer les mesures proposées.

Pour discuter des répercussions de la pandémie du coronavirus sur la politique du logement et d’éventuelles solutions, déi Lénk a demandé au ministre du Logement d’assister à la commission parlementaire du Logement.

[1] Déi Lénk avait revendiqué une telle mesure dans une question parlementaire du 20 mars 2020

Protéger la population sans sacrifier la protection du travail.

Au fur et à mesure que la crise sanitaire mondiale progresse, les mesures des gouvernements se renforcent. Mais contrairement à d’autres pays, le Luxembourg se distingue à travers ses mesures sensées visant principalement à réduire la propagation du virus. déi Lénk approuve également les initiatives prises à l’encontre des salarié·e·s, des indépendant·e·s et des entreprises.

Le Mouvement s’oppose néanmoins au règlement du ministre du travail Dan Kersch qui fixe la durée maximale du travail à 60 heures/semaine, respectivement à 12 heures/jour. Bien que l’état d’urgence sanitaire préconise qu’il soit nécessaire d’assouplir temporairement le droit du travail pour le secteur de la santé, il n’en va pas de même dans les autres secteurs tel que dans la grande distribution. Par cette action, le Gouvernement réalise un rêve de longue date des employeur·euse·s, auquel les syndicats s’opposent évidemment.

Alors que le Gouvernement dépasse clairement les bornes concernant cette mesure, sa volonté d’agir, afin de limiter les conséquences sociales de la crise, laisse à désirer dans d’autres domaines. déi Lénk craint que ce sont surtout les bas salaires et les travailleur·euse·s précaires qui risquent de perdre leurs moyens de subsistance.

« Beaucoup de personnes craignent pour leur existence, voire pour leur vie. Tout le monde ne peut pas travailler dans des homeoffices protégés. À l’inquiétude d’être contaminé par le virus s’ajoute la crainte de perdre son emploi ou son logement en raison du contexte financier et économique. Il ne suffit pas de compter sur la bonne volonté et la solidarité spontanée de tous et toutes, comme le déclarait récemment le président de l’Union des Propriétaires. », a précisé la co-porte-parole de déi Lénk Carole Thoma.

  1. Dès lors, et pour la durée de la crise, déi Lénk exige :le remboursement à 100%, par l’État, du salaire en cas de chômage partiel (plafonné à 2,5 fois le SSM) ;
  2. l’interdiction des licenciements économiques dans les entreprises qui, à cause de la crise actuelle, bénéficient d’un soutien public ;
  3. une dispense immédiate de travail pour les travailleur·euse·s pour lesquel·le·s leur sécurité ne peut être garantie, assortie d’un droit de retrait avec compensation intégrale du salaire ;
  4. cette même dispense de travail, accompagnée d’un droit de retrait avec compensation intégrale du salaire, doit s’appliquer à toute catégorie de population vulnérable (y compris les faux indépendants) ;
  5. la fermeture immédiate des grandes surfaces les dimanches.

Il s’agit dès lors pour le Gouvernement de faire preuve de prudence et de sens afin de s’assurer que la crise sanitaire ne se transforme pas aussi en crise sociale.

Solidaires, nous maîtriserons le coronavirus – La vie avant le profit.

Solidaires, nous maîtriserons le coronavirus est le mot d’ordre de déi Lénk lors de cette pandémie. Seul un effort à la fois collectif et individuel nous permettra de venir à bout du coronavirus dont les répercussions sur notre modèle sociétal et économique ne se laissent pour l’instant que deviner. Aussi déi Lénk s’est-il rallié, le 22 mars, au vote du projet de loi instaurant l’état de crise afin de permettre au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour faire face à la pandémie.

 Ce n’est pas pour autant que le gouvernement dispose d’une carte blanche. Si déi Lénk reconnaît la nécessité de mesures rapides et ponctuelles, il continue à scruter et à critiquer l’action gouvernementale pour éviter les dérives à un moment où l’application de l’article 32.4 de la Constitution permet de contourner le Parlement. déi Lénk se déclare ainsi solidaire avec les forces du progrès sociale qui s’opposent à toute forme de régression sociale et démocratique. Durant et après la pandémie, déi Lénk veillera à ce que les mesures du gouvernement s’appliqueront à tou.te.s et à ce que personne ne soit oublié.

La détermination et la solidarité dont témoignent celles et ceux qui œuvrent tous les jours dans l’intérêt commun depuis le début de la pandémie, seront également indispensables pour penser l’après-pandémie qui sera l’occasion historique d’un changement de système.

La pandémie nous montre clairement que la dimension sociale prime sur toutes les autres et bat ainsi en brèche les fondations sur lesquelles repose notre modèle capitaliste. Il s’agit d’ouvrir la voie à une transformation économique et sociale profonde qui mettra le social et l’écologie au centre des préoccupations.

déi Lénk s’opposera en tout cas vigoureusement à toute tentative de redresser la situation par le biais d’une politique d’austérité qui ne fera que creuser les inégalités sociales et qui risquera d’affaiblir un secteur public dont le pandémie souligne chaque jour l’importance.  Il ne faudra en aucun cas appliquer les mêmes recettes libérales qu’après la crise financière et économique mondiale de 2008 lorsque les citoyen.ne.s ont été contraint.e.s de payer les pots cassés par une finance dérégulée. Il s’agit de mettre La vie avant le profit.

Vers notre dossier sur le coronavirus.

Corona solidarisch meistern – Leben vor Profit.

Corona solidarisch meistern lautet das Motto von dei Lénk während dieser Pandemie. Nur eine kollektive und individuelle Anstrengung wird es uns ermöglichen das Coronavirus zu überwinden, dessen Auswirkungen auf unser gesellschaftliches und wirtschaftliches Modell derzeit nur zu erahnen sind. Damit die Regierung die dringenden Maßnahmen zur Bekämpfung der Pandemie ergreifen kann, haben déi Lénk am 22. März das Gesetz über den Ausnahmezustand mitgestimmt.

Die Regierung hat jedoch keinen Freibrief erhalten. Während déi Lénk die Notwendigkeit sofortiger und punktueller Maßnahmen anerkennen, werden sie weiterhin die Regierungsarbeit genauestens unter die Lupe nehmen und gegebenenfalls kritisieren. In einer Zeit, in der die Anwendung von Verfassungsartikel 32.4 es der Regierung erlaubt das Parlament zu umgehen, müssen Missbräuche vermieden werden. déi Lénk unterstützen deshalb die Kräfte des sozialen Fortschritts, die sich jeglicher Form von sozialem und demokratischem Rückschritt widersetzen. Während und nach der Pandemie werden déi Lénk sicherstellen, dass staatliche Maßnahmen für alle gelten und dass niemand durchs Raster fällt.

Die Entschlossenheit und Solidarität derer, die seit Beginn der Pandemie jeden Tag für das allgemeine Wohlbefinden der Menschen arbeiten, wird auch für das Ende dieser Pandemie von entscheidender Bedeutung sein. In der Pandemie wird deutlich, dass die soziale Dimension Vorrang hat und die Grundlagen des kapitalistischen Modells zutiefst erschüttert werden. Es geht darum, den Weg für einen tiefgreifenden wirtschaftlichen und sozialen Wandel zu ebnen, der soziale und ökologische Ansprüche in den Mittelpunkt stellt.

déi Lénk werden sich auf jeden Fall energisch gegen jeden Versuch wehren, die Folgen der Pandemie durch eine Sparpolitik auszugleichen, die nur die sozialen Ungleichheiten vertieft und die Gefahr birgt den öffentlichen Dienst zu schwächen, dessen Bedeutung während der Pandemie immer deutlicher wird. Auf keinen Fall darf der gleiche Fehler gemacht werden wie nach der globalen Finanz- und Wirtschaftskrise von 2008, als die arbeitenden Menschen dazu gezwungen wurden, für die Fehler von Finanzspekulanten zu bezahlen. Es geht darum, Leben vor Profit zu setzen.

Zu unserem Dossier über das Coronavirus.

Humanitäre statt militärische EU-Außengrenzen!

déi Lénk verurteilen die Gewalt gegen Flüchtende an der griechisch-türkischen Grenze und fordert die Europäische Union dazu auf ihren menschen- und asylrechtlichen Verpflichtungen nachzukommen.

Seit einer Woche empfängt die Europäische Union Flüchtende mit Tränengas und Blendgranaten an ihren Außengrenzen. Nach der Öffnung der Land- und Seegrenzen seitens der Türkei, versuchen Tausende über Griechenland in die EU zu gelangen. Dort werden sie von einer verstärkten Polizei- und Militärpräsenz zurückgedrängt. Auf den inakzeptablen Deal zwischen der EU und der Türkei von 2016-der aus Kriegsgebieten Flüchtende de facto und völkerrechtswidrig das Asylrecht in der EU absprach und die Türkei für 6 Milliarden Euro zur Sicherung der EU-Grenze anheuerte-folgte diese Woche die nicht minder fragliche Ankündigung Griechenlands die Bearbeitung aller Asylanträge für einen Monat aufzuheben und in dieser Zeit möglichst viele Menschen in die Türkei zurückzuführen.

Während der Hochkommissar der Vereinten Nationen für Flüchtlinge (UNHCR) dieses Vorgehen anprangert und Griechenland auffordert auf unnötige Gewalt zu verzichten, lobt EU-Kommissionspräsidentin von der Leyen Griechenland dafür Europas „Aspida“ (Schild) zu sein und verspricht Ministerpräsident Kyriakos Mitsotakis tat- und finanzkräftige Unterstützung für sein Vorgehen. In der gleichen Woche, in der Griechenland begonnen hat gegen den Willen der eigenen Bevölkerung neue befestigte und geschlossene Flüchtlingslager zu bauen, mobilisiert die EU militärische Mittel um die Grenzen zu versiegeln.

déi Lénk verurteilen dieses Vorgehen Griechenlands und der Europäischen Union scharf. Die Grund- und Menschenrechte der Flüchtenden und die Verpflichtung der europäischen Staaten ihnen gegenüber sind universell und können nicht militärisch aus einem vermeintlichen Hoheitsgebiet ferngehalten oder in einigen wenigen Hotspots isoliert werden. Deswegen verlangen déi Lénk diesen Menschen die ihnen moralisch und rechtlich gebotene Zuflucht zu geben. Die Dublin Regeln und Protokolle des Europäischen Asylsystems, vor allem zur Verteilung von Flüchtenden, müssen reformiert werden. Alle Staaten der Europäischen Union müssen Flüchtende aufnehmen und die Außenstaaten humanitär statt militärisch unterstützen. Statt die menschenunwürdigen Verhältnisse in den extrem überfüllten griechischen Flüchtlingslagern mit Gewalt unter Kontrolle zu halten, müssen diese Menschen–über ein Drittel von ihnen Kinder–überall in der EU aufgenommen und ihre Asylanträge schneller bearbeitet werden. Statt die Grenzen, Lager und den status quo zu militarisieren und mit Milliarden Deals die Allmachtsvorstellungen von autokratischen Herrschern wie dem türkischen Präsidenten Erdogan zu stärken und zu finanzieren, müssen humanitäre Korridore eröffnet und die Flüchtlingslager menschengerecht saniert werden.

Das Schicksaal von Flüchtenden ist keine Frage von Verwaltung, sondern von Verantwortung. Wer, wie die EU-Kommissionspräsidentin, einen „Schild“ gegen Flüchtende herbeilobt und davon spricht die Außengrenzen zu „schützen“, stellt Flüchtende als Bedrohung dar und nährt damit Menschenhass und rechtsextreme und rassistische Gewalt, statt an die Verpflichtung eines jeden einzelnen seinen Mitmenschen gegenüber zu appellieren. Gegen diese Repression und diesen Hass rufen déi Lénk zu Solidarität mit Flüchtenden auf: #RefugeesWelcome!

Au nom de la concurrence et du profit – la Spuerkeess ferme 11 filiales.

C’est un nouveau coup dur à encaisser pour les usagers et les employé.e.s : la Spuerkeess se débarrasse de 11 filiales à travers le Luxembourg. déi Lénk condamne ces fermetures qui privent de nombreuses personnes d’un service de proximité essentiel. En effet, rien ne justifie une telle décision de la direction de la BCEE, surtout lorsque la banque est en pleine forme financière.

L’extension urbaine, la croissance de la population, les impératifs écologiques, réclament davantage de services de proximité, plutôt que leur liquidation. Les usagers des agences bancaires n’ont pas besoin d’agences robotisées au décor dernier-cri, mais des agences accessibles, où travaillent suffisamment de personnes pour prendre en charge leurs demandes et répondre à leurs besoins. Le contact direct avec le client apporte aussi une qualité supplémentaire au travail du guichetier.

La fermeture des agences bancaires dans les villages et les périphéries contribue à l’isolement social de leur habitant.e.s et notamment des personnes du troisième âge. La liquidation des 11 filiales de la Spuerkeess ne se fait donc pas au nom de la modernité et du changement des habitudes et des besoins des usagers, comme le prétend la direction de la banque, mais bien au nom du profit à tout prix et du laisser-faire par l’Etat.

Déjà l’introduction par le gouvernement des frais bancaires sur les opérations de base avait taxé injustement les usagers ne sachant pas se servir des services bancaires en ligne et ne pouvant pas investir leur petite monnaie dans des produits financiers haut de gamme. Cette mesure a certainement contribué à la dégradation des services et la fragilisation des agences bancaires locales au détriment des conditions de travail des employé.e.s.

déi Lénk s’est fermement opposé à la tarification des opérations bancaires de base, tout comme l’Union des Consommateurs et plus de 4500 citoyen.n.es ayant souscrit à une pétition pour la gratuité de ces services. Le ministre des Finances qui agit en bon ami de la Finance n’en tient guère compte. Selon lui l’Etat n’a pas à se mêler des affaires des banques. Pourtant, la Spuerkeess appartient à 100 % à l’Etat. Avec la fermeture des 11 agences de la BCEE, l’Etat se fait complice d’une politique économique qui soumet les intérêts des gens aux intérêts de la Finance.

Wat geschitt mam historesche Postgebai um Hamilius?

Dat schéint Postgebai um Hamilius an der Stad steet eidel. D’Post ass vis-à-vis op den Boulevard Royal geplënnert. Den Hamilius selwer ass e risege Chantier. Ronderëm dat historescht Gebai gi Luxuswunnenge gebaut. En Akafszentrum steet scho prett. D’Postgebai ass eng historesch an ëffentlech Enclave op engem privatiséierte Site mat modernen,  bombastesche Gebaier. Elo soll dann och dat Stéck Patrimoine un privat Investisseuren ausgelagert ginn. D’Postgebai sollt e schicken Hotel ginn, seet d’Buergermeeschtesch aus der Stad. déi Lénk wëllen, dass d’Postgebai an ëffentlecher Hand bleift an d’Leit kënnen iwwer d’Affektatioun vun deem Gebai matstëmmen. Am Stater Gemengerot an an der Chamber, setzen déi Lénk sech a fir dass d’Gebaier vun den desertéiere Postbüroen ëffentlech verwalt ginn. Mir hunn de Wirtschaftsminister mat enger Debatt an de Logementsminister mat eise Froe konfrontéiert. Eis Leit an der Stater Sektioun hunn och hir eege Propositiounen ausgeschafft fir eng ëffentlech Reaffektatioun vum Postgebai.

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