Suspendre le sauvetage maritime est un crime contre l’humanité

En décidant de suspendre les patrouilles navales de l’opération Sophia, l’Union Européenne décide de laisser périr en mer des milliers de personnes, hommes, femmes et enfants.

Avec une superficie de 2 500 000 km carrés, la méditerranée constitue le passage le plus meurtrier pour les migrants qui souhaitent rejoindre le continent européen. L’abandon par l’UE et l’Italie du programme Mare Nostrum à la fin de l’année 2014, qui avait pourtant permis de sauver la vie de 170 000 personnes, avait déjà déplacé la charge liée aux opérations de sauvetage en mer sur les ONG, confirmant la volonté de l’UE de fuir ses responsabilités.

En 2015, des navires tels que l’Argos, le Dignity et le Phoenix ont continué de porter secours en méditerranée, succédés par le seul Aquarius, affrêté par l’ONG Médecins Sans Frontières en partenariat avec l’association SOS MEDITERRANEE, avant d’être lui aussi  forcé de suspendre ses opérations de sauvetage en décembre 2018, après avoir secouru plus de 30 000 personnes.

En se focalisant sur la fermeture de l’accès au continent européen au détriment de la protection des vies humaines, l’UE continue à se montrer complice de graves violations des droits humains perpétrés par les gardes côtes libyens, qui seront désormais seuls responsables de l’interception des embarcations transportant des migrants.

Le retour forcé des personnes interceptées sur le territoire libyen, ainsi que leur détention arbitraire dans les centres de rétention de ce pays, les expose aux abus devenus usuels tels que le viol et la torture, dans des conditions de détention absolument inhumaines.

déi Lénk exhorte l’UE à revenir à ses valeurs fondamentales d’accueil et de respect de la dignité humaine en rétablissant un dispositif efficace de sauvetage des personnes en mer, tout en permettant aux ONG de continuer à porter secours à ceux et celles qui en ont besoin. Il faut permettre le débarquement des personnes secourues et mettre en place un dispositif de répartition plus juste des personnes sur le territoire de l’UE.  

Le « merde alors ! » du Ministre Jean Asselborn doit se traduire par des initiatives concrètes, telle que l’attribution du pavillon luxembourgeois aux navires des ONG qui en font la demande.

Nous voulons une Europe qui encourage la solidarité au lieu de la criminaliser, qui fasse le choix de traiter les migrants comme des êtres humains et non des criminels, et qui permette l’ouverture de centres adaptés pour le traitement rapide et humain des demandes d’asile.

Wehret den Anfängen!

Letzte Woche wurde in Luxemburg an den Streik von 1942 gedacht. Damals traten ArbeiterInnen in Wiltz, Esch, Differdingen, Ettelbrück und Diekirch in den Streik, nachdem Gauleiter Simon wenige Tage zuvor die Eindeutschung der LuxemburgerInnen und die Zwangsrekrutierung junger luxemburgischer Männer in die Wehrmacht angekündigt hatte.  21 ArbeiterInnen sollten diesen Mut mit ihrem Leben bezahlen und viele Familien wurden umgesiedelt.

In Chemnitz wurden vor einer Woche diese bösen Geister wieder geweckt. Ausgelöst durch eine Messerstecherei, gab es seitdem fast täglich Ausschreitungen und Übergriffe auf die Polizei, auf die Presse und auf Ausländer. In den Straßen von Chemnitz werden offen rechtsradikale Parolen skandiert. Erschreckend sind hierbei die Reaktionen der Polizei und einem Teil der Politik, die den braunen Mob größtenteils gewähren lassen.

Besonders besorgniserregend ist auch der nun erstmals öffentliche Schulterschluss zwischen der rechtspopulistischen AfD mit der islamfeindlichen Organisation PEGIDA sowie der rechtsextremen Gruppierung „Pro Chemnitz“ im Rahmen eines gemeinschaftlich organisierten „Gedenkmarsches“.

déi Lénk sprechen sich hiermit klar gegen rassistische und fremdenfeindliche Hetze und Gedankengut aus. Wir appellieren an alle, die Augen nicht zu verschließen, und sich rechtem Gedankengut entgegenzustellen. Ohne ein kollektives Entgegenwirken der großen Mehrheit der Gesellschaftwerden rechtspopulistische und rechtsextreme Positionen immer salonfähiger werden.

Die Vorfälle in Chemnitz müssen in einem Blickwinkel der steigenden sozialen Ungleichheiten verstanden werden. Der Verfall der Demokratie kann nur mit einer inklusiven Politik gestoppt werden, die sich für die Belange aller Menschen einsetzt.

Luxemburg ist dabei keine Insel. Identität, Sprache und Wachstum werden in Luxemburg zu den wichtigen Wahlkampfthemen hochgespielt. Dabei werden diese Fragen oft einseitig in der Öffentlichkeit thematisiert und überdecken dadurch viel grundlegendere Herausforderungen, die sich in unserer Gesellschaft stellen wie etwa die Bekämpfung der wachsenden sozialen Ungleichheiten, der Wohnungsnot und der Ursachen und Folgen von Klima- und Umweltschäden. Ortsschilder werden sicherlich niemandem den Zugang zu angemessenem Wohnraum erleichtern, einem Kind aus der Armut helfen oder Ungerechtigkeiten bei der Besteuerung von Einkünften aufheben. 

Pour une transformation des luttes anti racistes

Zu Gast am Land

La Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) a sorti son cinquième rapport sur le Luxembourg en février 2018. Dans son rapport, l’ECRI met en lumière la montée d’un discours raciste et islamophobe, et fait état de plusieurs domaines pour lesquels il engage les autorités luxembourgeoises à « élimer toute discrimination structurelle subsistante ». Le premier de ces domaines est celui de l’accès à l’emploi.

Au Luxembourg, 75% des emplois peu qualifiés sont occupés par des personnes issues de l’immigration. Et si le taux de pauvreté est six fois plus élevé parmi les ressortissant.e.s des pays tiers que parmi les nationaux, les populations qui rencontrent le plus de problèmes sur le marché du travail sont les ressortissant.e.s du Cap-Vert, les demandeu.se.r.s de protection internationale et les musulman.e.s. Une étude du Centre d’étude et de formation interculturelles et sociales (CEFIS) sur la communauté capverdienne au Luxembourg montre même que le taux de chômage chez les capverdien.ne.s atteint le triple de la moyenne nationale qui est de 7%. Mais l’aspect le plus préoccupant concerne la scolarisation des enfants. L’étude du CEFIS met en garde contre l’ampleur des discriminations structurelles dans l’éducation et particulièrement pour la communauté capverdienne. En effet, parmi toutes les communautés d’immigré.e.s les plus importantes sur le territoire luxembourgeois, les enfants capverdiens sont de loin ceux qui redoublent le plus souvent une classe. Un échec scolaire que le CEFIS lie aux conditions sociales vécues par les parents immigrés, notamment sur le marché de l’emploi et du logement. L’étude pointe également le sentiment de discrimination et d’injustice ressenti par certains parents concernant l’orientation scolaire de leurs enfants. Il s’agit là, selon eux, de « discriminations indirectes, voire inconscientes, dictées par le système ». Les décisions prises par les enseignant.e.s, qui ont tendance à orienter les élèves capverdien.ne.s vers le modulaire, contribuent à « une rapide ethnicisation des rapports sociaux dans le champ scolaire », une situation ayant pour base « les préjugés véhiculés au Luxembourg à propos des capverdiens ».

La situation démographique particulière du Luxembourg, avec 47% de non-luxembourgeois.e.s résident.e.s, ainsi que 180 000 travailleurs et travailleuses frontalières français.e.s, allemand.e.s et belges également visé.e.s par la xénophobie, a tendance à diluer les discriminations subies par les minorités visibles. Pourtant, le discours de haine qui s’est amplifié depuis le référendum sur le droit de vote des étrangers en 2015, vise principalement les réfugié.e.s et les minorités visibles. Par ailleurs, le sondage réalisé par TNS-ILRES pour le Centre de l’Egalité de Traitement (CET) en 2015, montre que le pourcentage des discriminations relatives à la couleur de peau est plus élevé que tous les autres motifs (14%).

Face à ce constat, il est nécessaire que la lutte pour l’égalité devienne un thème transversal à toutes les autres questions qui concernent la cité, avec un autre mode d’action qui se situerait sur le plan politique, tout comme l’est devenue la cause écologiste dans les années 1970, lorsque les travaux scientifiques sur l’impact de l’industrialisation sur l’environnement ont peu à peu engendré une réflexion politique, suscitant une prise de conscience de la société civile.

Sandrine Gashonga
Candidate aux élections législatives dans la circonscription Centre
Membre de la Coordination Nationale

 

 

 

 

Communiqué de presse – Journée Internationale des Réfugié.e.s

Aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale des refugié.e.s, déi Lénk tient à souligner son engagement en faveur d’un accueil digne de toutes celles et ceux dont le chemin de l’exil a été long et douloureux. Les centres de rétention qui pullulent dans les pays membres de l’Union Européenne, sont le symbole d’une criminalisation de tou.te.s celles et ceux qui sont contraint.e.s à demander l’asile ailleurs, parce que leur existence est menacée dans leurs pays d’origine. Cette politique douteuse ne respecte pas les droits humains. Au-delà du débat sur les coûts financiers de l’accueil des réfugié.e.s, se situe l’aspect bien plus important des conditions d’accueil humainement dignes.

déi Lénk s’oppose ainsi à la décision du ministère de l’Immigration de mettre en place une Structure d’Hébergement d’Urgence (SHUK) , au sein du hall 6 de la Luxexpo au Kirchberg qui a désormais pour seule fonction de retenir avant expulsion les réfugi.é.e.s exclu.e.s du droit d’asile en vertu du règlement européen de Dublin III. déi Lénk condamne également la rétention de mineur.e.s isolé.e.s et non accompagné.e.s dans cette structure et plaide pour la transformation des centres de rétention en centres d’accueil, permettant l’accompagnement régulier des réfugié.e.s dans leurs démarches administratives de demande de protection internationale. Cet accompagnement en centre d’accueil moyennant la collaboration entre différentes organisations et associations humanitaire existantes, pourra inclure des cours d’apprentissage de la langue et de la législation du pays d’accueil, afin de mettre en place les conditions préalables à une intégration réussie en territoire étranger.

déi Lénk rappelle au gouvernement luxembourgeois et à tous les dirigeant.e.s des pays européens, ainsi qu’aux représentant.e.s politiques des institutions de l’Union européenne, que les réfugié.e.s sont des êtres humains et qu’ils ne peuvent pas faire l’objet d’une gestion technocrate de flux sans corps et sans visages. L’exemple de l’Aquarius, ce vaisseau mis en place par une organisation humanitaire qui accueille des réfugié.e.s sauvé.e.s en mer, à qui l’Italie et Malte ont refusé le droit d’accostage, montre à quel point les accords communs en matière de droit d’asile sont bafoués et les droits humains reniés dans l’Europe actuelle. Les véritables criminels sont ceux qui construisent des murs, mettent en place des barbelés et des structures carcérales bloquant les réfugié.e.s  sur leur route interminable vers une vie à l’abri du danger.

Au cœur de l’Europe, le Luxembourg se doit de montrer l’exemple en faisant preuve d’humanité et en refusant d’entrer dans la logique fascisante qui gagne peu à peu l’Europe entière et s’exprime de manière cruelle à la frontière mexicaine des Etats-Unis.

Echange de vue entre le Conseil National des Etrangers (CNE) et déi Lénk

Le mardi 6 mars, déi Lénk a eu le plaisir de recevoir une délégation du Conseil National des Etrangers. Suite à de nombreuses péripéties, le CNE est à nouveau en capacité de travailler. Après une présentation du fonctionnement et des priorités du CNE à moyen et long terme, nous avons abordé plusieurs questions, notamment celle du renforcement et de la représentativité du CNE, de son implication dans le processus politique et législatif ainsi que de sa collaboration avec d’autres organes, tout comme l’initiation d’un travail au niveau local notamment en collaborant avec les Commissions consultatives communales d’intégration.
 
 
(de gauche à droite: Gary Diderich, porte-parole déi Lénk, Claire Geier-Courquin, vice-présidente du CNE, Franco Avena, président du CNE et David Wagner, député déi Lénk).
 

 

Projet de Loi 7129 – Convention 169 de l’OIT

Ëm wat geet et bei dësem Gesetz?

Mat dësem Gesetz ratifizéiert Lëtzebuerg d’Konventioun 169 vun der Organisation Internationale du Travail (OIT) zum Schutz vun den indigene Vëlker (peuples indigènes et tribaux). Dorënner versteet een d’Ureinwohner an engem Land oder traditionell Communautéiten, déi sech vun dem Rëscht vun der Bevëlkerung duerch hir Traditiounen ënnerscheeden a sech selwer och als Communautéit gesinn.

D’UNO schätzt, datt et an der Welt ronn 370 Milliounen Indigener gëtt. Oft ginn se diskriminéiert oder vun hirem Land verjot, zum Beispill wéinst dem Ofholze vun de Bëscher, grousse Projete fir den Ofbau vu Ressourcen oder beim Bau vu Staudämm.

Dës Konventioun stäerkt hir Rechter an erkennt ënnert anerem hiert Recht op Land un. En zentrale Punkt ass déi sougenannten „consultation préalable“. Wa staatlech Instanzen oder privat Entreprisen e Projet op dem Territoire vun enger indigener Communautéit plangen, muss déi virdrunner informéiert an hir Zoustëmmung ginn.

Wat ass wichteg bei dësem Gesetz?

D’ILO-Konventioun 169 aus dem Joer 1989 ass eng erfollegräich Initiativ, déi zemools am latäinamerikanesche Raum ganz wichteg Repercussiounen huet. De Bäitrag, deen se do fir d’Unerkennung a fir de Schutz vun indigene Communautéite geleescht huet, kann ee net genuch ervir sträichen. Virun allem d’consultation préalable ass mëttlerweil zu engem zentralen Instrument gi fir hir Emanzipatioun.

Lëtzebuerg huet zwar selwer keng indigen Bevëlkerung, stäerkt awer mat der Ratifikatioun dës Konventioun op internationalem Niveau an hëlleft dobäi, hir Prinzipien zu engem globale Standard ze maachen. Wat méi Länner bäitrieden, wat dës Konventioun méi unerkannt gëtt. Dofir hunn eng ganz Rei vu Lëtzebuerger ONGen och säit Jore Campagne gemaach, fir datt mir dës Konventioun adoptéieren.

Donieft däerf dës Ratifikatioun awer net just e symboleschen Akt bleiwen. Si muss eis engersäits zum Nodenke bréngen, iwwert den Impakt, dee mir iwwert onsere Konsum op déi Communautéiten hunn an anerersäits awer och konkret Auswierkungen op ons Politik hunn. Datt betrëfft natierlech an éischter Linn ons Aussen- a Kooperatiounspolitik, respektiv ons Wirtschaftspolitik.

Wéi hunn déi Lénk gestëmmt ?

Dofir! Dëse Projet ass dann och eestëmmeg ugeholl ginn. déi Lénk huet bei dëser Geleeënheet och nach eng Motioun deposéiert, fir datt Lëtzebuerg och nach aner wichteg Konventioune vun der OIT ratifizéiert. Dës Motioun ass schlussendlech un déi zoustänneg Kommissioun weider geleet ginn.

All d’Dokumenter iwwer dëst Gesetz sinn hei ze fannen

 

 

 

 

PdL 7008 – Prostitutioun

Ëm wat geet et an dësem Gesetz?

Dëst Gesetz sollt sengem Titel no de Kampf géint d’Exploitatioun vun der Prostitutioun, de Proxenitismus an de Mënschenhandel zu sexuellen Zwecker virundreiwen an dem nei repressiv Mesuren agesat ginn, déi nieft sozialen a preventive Mëttel sollen de Prostituéierten eng gréisser Sécherheet bidden an den Ausstig aus der Prostitutioun erméiglechen.

Bei den neie repressive Mesuren handelt et sech ëm Modifikatiounen engersäits vum Code d’instructioun pénale an anerersäits vum Code Pénal.

Bei der Modifikatioun vum Code d’instruction pénale geet et drëms den Offizéier vun der Police judiciaire mat der Erlaabnis vum Procureur d’Etat, d‘Méiglechkeet ze ginn zu jidder Zäit an all Hotel, miwweléiert Haus, Pensioun, Café, Club, Cercle, Dancing, Spektakel mat hiren Annexen an all aner Plazen déi fir de Public op sinn oder vum Public genotzt ginn, eranzegoen falls präzis, kloer a stéchhalteg Indizie bestinn op Proxenitismus a regulär Passagë vu Leit déi sech der Prostitutioun ausliwweren.

Bei der Modifikatioun vum Code Pénal kënnt et zu folgende Mesuren:

– D’Penaliséierung vun all Propriétaire, Hotelier, Logeur, Cabarettier, allgemeng all Persoun déi engem d’Notze vun engem Gebai oder engem Deel vun engem Gebai zu Verfügung stellt oder toleréiert obwuel en weess dat des Plaze genotzt ginn zu Prostitutiounszwecker an en och selwer dovu profitéiert. An engem éischte Volet sollt des Mesure verschäerft ginn, sou dat d’Penaliséierung eleng un bewosst Vermëttlung vun de Raimlechkeete gebonne wär an deene Prostitutioun bedriwwe gëtt. De Staatsrot, mee och de Parquet hunn sech dem awer formell entgéintgesat, well et eng zousätzlech Stigmatiséierung- a Gefor fir d‘Prostituéierten duerstellt déi riskéieren hire Logement ze verléieren.

– D’Penaliséierung vu Prostiuéierten déi hir Client’en op der Strooss werben, genannt „délit de racolage“. Wuelbemierkt dat Prostituéiert déi engem Reseau, oder Proxenet  ënnerleien an sech gezwongenermoosse prostituéieren, net strofbar sinn.

– D’Penaliséierung vun de Client’en vu Prostituéierten, ënnert der Konditioun dat se sech bewosst op eng sexuell Relatioun oder nëmmen ee prinzipiellen Accord op eng bezuelte sexuell Relatioun agelooss hunn mat enger oder engem Prostituéierten den/dat uschäinbar Zeeche vun enger „Vulnerabilitéit“ opweist. Sou wéi se gesetzlech festgehalen ass, gëllt als „vulnerabel“ eng Persoun déi mannerjäreg, physesch oder geeschteg geschwächt, ouni Papéieren, sozial prekär, schwanger, oder kierperlech ageschränkt ass.

– Depenaliséierung vum Client kann der Strof awer entkommen, falls en bereet ass mat der Police ze collaboréieren a vu sengem Delikt ze temoignéieren.

– Penaliséierung vun de Persounen déi um Traffik an un der Zerstéierung vu Rees- an Identitéitsdokumenter bedeelegt sinn.

Wat ass wichteg?

Hautzedaags an Europa, sinn déi meeschte Prostituéiert Fraen déi gréisstendeels aus dem Ausland kommen a keng Pabeieren hunn.  Och wann et Männer ginn déi sech prostituéieren, sinn d’Fraen awer allgemeng der Prostitutioun méi ausgesat wéinst de strukturelle sozialen Ongläichheeten tëschent de Geschlechter. D’Ongläichheete vun de Gehälter tëscht Mann a Fra, d’Entwäertung vun Aarbechten déi gréisstendeels vu Frae gemaach ginn, d’Hallefzäitbeschäftegung oder Ënnerbeschäftegung vun de Fraen, ënnerstëtzen den Androck dat Fraen allgemeng manner Wäert sinn ewéi Männer, mee och dat se vun Natur aus méi schwaach a fragil wieren.  An dëser Logik fuerdere verschidde Feministesch Kreesser déi abolistesch Reegelung vun der Prostitutioun. Dat heescht, dat d’Fro vun der Prostitutioun reduzéiert gëtt op d’Victimiséiere vun de Fraen an op d’sexuell Gewalt duerch d’ Client’en an d’ Proxeneten.

D’Subordinatioun vun de Fraen ass historesch, an d’Prostitutioun ass virun allem eng Konsequenz vun enger Aarmutssituatioun an der finanzieller Prekaritéit déi mat der Organisatioun vun engem liberaliséierten Aarbechtsmarché zesummenhänkt. En plus ass d’Prostitutioun als Liewensënnerhalt méi attraktiv ewéi eng sougenannten « éierlech Aarbecht » um Aarbechtsmarché, déi wéi gesot oft prekär ass.  An dësem Wirtschaftssystem den uechter d’Welt dominéiert, de mondialiséierten, dereguléierte Kapitalismus, si ganz besonnesch Populatiounen aus den aarme Länner betraff, déi duerch Kricher a Misär an den Exil gezwonge ginn.  Zu Lëtzebuerg sinn eng grouss Partie Prostituéiert Migranten ouni Pass, déi och am meeschte verschiddene Forme vu Gewalt ausgesat sinn. Oft Verscholdung bei sougenannte Passeuren déi hinnen et erméiglechen Europa ze erreechen, an der Hoffnung do kënnen e bessert Liewen ze féieren, gräifen des Migrant.Inn.en oft op d’Prostitutioun zeréck fir méi schnell hir Scholde kënnen zeréck ze bezuelen. Well, ouni Openthaltsgeneemegung ass et verbueden ze schaffen an och mat enger Regulariséierung bitt den ordinären Aarbechtsmarché nëmme kleng Paien, gebonnen un onqualifizéiert Aarbechtsplazen, oder awer d’Qualifikatioune ginn hei am Land net rechtlech unerkannt.  Et ass also verständlech, dat des Situatioun dozou ureegt déi Concernéiert an d’Hänn vun de Proxeneten ze dreiwen, déi hinnen deemno eng Wunneng ubidden an se och viru Policekontrollen a Sanktioune kënne schützen. Sou ass dann och de Fanatismus vun der fräier Entscheedung vun der Prostitutioun widderluecht, op mannst als Liewensverdéngscht. Et ass eng Dynamik vun der sozialer Ofgrenzung, déi op dramateschst Aart a Weis d’Méiglechkeeten un würdeg materiell Konditioune kënnen erunzekomme reduzéiert, an dofir sech d’Necessitéit sech ze prostituéiere weider imposéiert .

Wéi hunn déi Lénk gestemmt?

Dogéint! Déi verschidde repressiv Mesuren déi dëse Gesetzesprojet fërdert fir soi-disant géint de Mënschenhandel zu sexuellen Zwecker an de Proxenitismus unzekämpfen, stellt eng lëtzebuergesch Haltung zu der Prostitutioun duer, déi op eng plus ou moins verstoppte Manéier eng repressiv Politik géint Prostituéiert an hir Client’en ënnerstëtzt.  

D’Penaliséierung vum Racolage (Uwerben) a vum Zougrëff zu der Prostitutioun bleift weiderhi bestoen. D’Bedingungen dëser Penaliséierung ze entkomme sinn esou vague verfaasst dat vill Plaz fir variéiert Interpretatioune bleift a wéineg Plaz fir Prouwen. D’Prostituéiert an d’Client geroden domat an Enkpass an dem den Temoignage, also d’Ausso den eenzegen Auswee ass. Leider huet dat awer als Konsequenz dat Prostituéiert déi fir ze préiwen op se engem Reseau ugehéieren oder an iergend enger Weis vulnerabel sinn, sech verschiddene Geforen aussetzen an zousätzlech stigmatiséiert ginn, oder hir Aktivitéit nach méi isoléiert mussen ausübe fir der Policekontroll ze entwëschen. Dem Client seng Ausso dréit och zu de Prostituéierten hirer Stigmatisatioun an Onsécherheet bäi. De Client sollt duerch d’Menace vun enger Bestrofung dovun ofgehale ginn de Prostituéierten hir Servicer ze notzen. Domat viséiert als also ee Réckgang vun der Demande, eng Aart a Weis de Prostituéierten et onméiglech ze maachen hir Aktivitéit weider ze féieren. Allgemeng kann et zu enger elargéierter a nach méi frequenter Polizeilecher Kontroll kommen, déi Prostituéiert veronséchert. Des nei repressiv Mesuren droe wéineg zum Kampf géint Proxenitismus’en etc. bäi, mee aggravéieren d’sozial an ekonomesch Situatioun vun de Prostituéierten.

déi Lénk wëllen deene Problemer op de Gronn goen déi d’Prostitutioun, de Proxenitismus an de Mënschenhandel fërderen an ënnerhalen, nämlech déi globaliséiert sozial- an ekonomesch Ongläichheeten. Fir déi Lénk sollt d’Verbesserung vun de Liewenskonditiounen- an d’sozial Versécherung vun de Prostituéierten d’Haaptzil vun engem Gesetz sinn, dat de Phenome vun der Prostitutioun behandelt. Dëst geet net ouni Depenaliséierung vun der Prostitutioun, weder nach ouni d’Unerkennung vun enger „Sexaarbescht“ an der Afrostellung vun engem ongerechte Wirtschafts- a Gesellschaftssystem.

Question urgente concernant l’intervention militaire turque en Syrie

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 81 du Règlement de la Chambre des Députés nous souhaitons poser la question urgente suivante à Messieurs les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense.

La Turquie mène depuis le 20 janvier une nouvelle offensive militaire en territoire syrien. L’opération viserait la prise de contrôle du district d’Afrin, situé dans le nord-ouest de la Syrie directement à la frontière turque, afin d’y établir un corridor de sécurité de 30 kilomètres. Le territoire en question contrôlé par le Parti de l’union démocratique (PYD) et les milices armées YPG (“Unités de protection du peuple”) est depuis quelques jours la cible d’attaques d’artillerie de l’aviation turque, ce qui a déjà causé la mort de combattant-e-s et de civils kurdes.

Or, les forces kurdes qui sont la cible de ces attaques aériennes turques constituent un pilier important de la lutte contre l’Etat Islamique et ont mené de nombreuses offensives militaires, notamment celle qui a abouti à la reprise de Raqqa. Lors de ces opérations, les Kurdes étaient appuyés par les forces militaires des Etats-Unis et de la France notamment, tous deux membres de l’OTAN.

La Turquie, qui est également membre de l’OTAN, mène ainsi une offensive militaire contre le partenaire d’alliés au sein de l’alliance atlantique. Et à en croire les annonces du Président de la République turque Recep Tayyip Erdogan, la Turquie ne s’arrêtera pas là et s’attaquera ensuite à d’autres régions syriennes.

Partant, nous aimerions poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense  :

1 – Quel est la position du Gouvernement luxembourgeois à propos de l’intervention militaire turque en Syrie ?

2 – Le Gouvernement envisage-t-il d’intervenir auprès du gouvernement turc pour demander la fin de l’intervention militaire ?

3 – Monsieur le Ministre dispose-t-il d’informations de l’implication directe ou indirecte de capacités militaires de l’OTAN dans ce conflit ?

4 – Monsieur le Ministre peut-il nous assurer que les avions de surveillance AWACS immatriculés au Luxembourg ne sont pas impliqués dans cette offensive du côté turc ?

5 – Dans l’affirmative, Monsieur le Ministre peut-il nous assurer ensuite que les images radar fournies par ces mêmes avions AWACS ne servent pas à bombarder les positions tenues par l’YPG ?

Avec nos salutations respectueuses,

David Wagner                                                          Marc Baum

Député                                                                         Député

                                                          

PdL 7103 – Comptes de paiement

1) Em wat geet et am Gesetz?

Et geet ëm d’Ëmsetzung vun enger europäescher Direktiv iwwert Bankkonten. Dës Direktiv soll de Wiessel vun enger Bank bei eng aner méi einfach maachen an d’Oplëschtung vun de Fraisen, déi bei engem Bankkonto ufalen, sollen harmoniséiert a méi transparent ginn, sou datt de Consommateur déi Fraise méi einfach ka vergläichen. Zousätzlech zielt dës Direktiv dorobber of, deene sozial schwaache Schichten den Zougang zum Bankesystem ze erliichteren.

Wat ass wichteg?

Fir déi Lénk ass virun allem de Punkt mat der Integratioun vu sozial schwaache Mënschen an de Bankesystem wichteg. Et kann een dat gutt fannen oder net, mä hautdesdaags ass et quasi onméiglech an onser Gesellschaft ze liewen, ouni en eegene Bankkonto ze hunn. Dobäi falen awer Käschten un, déi fir Leit mat niddregen oder guer kenge Revenuen, fir eeler Leit, Obdachloser oder Asylbewerber oft schwiereg ze droe sinn.

Fir dat all Persoun Zougang zu engem Konto huet, sollen d’EU-Memberstaaten bei der Ëmsetzung vun dëser Direktiv d’Méiglechkeet vun engem Basis-Konto virgesinn, dee gratis ass oder héchstens awer mat „frais raisonnables“ verbonnen ass. D’Direktiv gesäit doriwwer eraus fir, datt d’Memberstaaten vulnerabel Gruppe kënnen definéieren, déi besonnesch avantagéis Konditioune solle kréien. Si bitt also gewësse Méiglechkeeten, fir deene sozial schwaache Mënschen an dëser Problematik ënnert d’Äerm ze gräifen.

Déi lëtzebuerger Regierung huet déi Méiglechkeete bei der Ëmsetzung vun dëser Direktiv allerdéngs net wouer geholl. Déi lëtzebuerger Transpositioun gesäit net vir, vulnerabel Gruppen ze definéieren a si gesäit och net fir, d’Grondrecht op e Bankkonto fir bedürfteg Mënsche gratis ze maachen, sou wéi aner EU-Länner dat gemaach hunn. Si iwwerhëlt just den Terme „frais raisonnables“ an definéiert deen à minima vun deem, wat d’Direktiv hirgëtt. An anere Wierder: Méi wäit hätt d’Regierung de Banken net kéinten entgéint kommen ouni géint dës Direktiv ze verstoussen.

Wéi hunn déi Lénk gestëmmt?

Fir déi Lénk ass dës Ëmsetzung symptomatesch fir eng Regierung, déi Wirtschafts- a Finanzpolitik just vun uewen no ënne plangt an déi onfäheg ass, sech an d’Situatioun vun deene Leit eran ze denken, déi ganz ënnen an onser Gesellschaft stinn. Dofir hunn déi Lénk géint dëst Gesetz gestëmmt.

De Projet de loi 7103 ass mat 58 géint 2 Stëmme vun déi Lénk ugeholl ginn.All d’Dokumenter iwwer dëst Gesetz sinn hei ze fannen.

Question parlementaire: demandeurs d’asile LGBTI

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Immigration et de l’Asile.

Comme le note l’UNHCR dans un rapport de décembre 2015, la discrimination légale, sociale et culturelle à l’encontre de personnes LGBTI (lesbian, gay, bisexual, transgender, intersex) est omniprésente sur une échelle planétaire. Ainsi, l’institution onusienne insiste sur le fait que même dans les pays où il n’existe pas de lois criminalisant les personnes LGBTI, des préoccupations importantes en matière de protection peuvent exister. Parmi les réfugiés et demandeurs d’asile, les personnes LGBTI sont considérées comme étant particulièrement vulnérables.

Ce constat a également été établi par le Parlement européen, qui a adopté le 8 mars 2016 un rapport sur la situation des femmes réfugiées et demandeuses d’asile, lequel porte également une attention particulière à la situation des personnes LGBTI. Selon le rapport, ces dernières sont « victimes de formes particulières de persécution fondée sur le genre, qui sont encore trop souvent non reconnues dans les procédures d’asile ».

Ce même rapport souligne d’ailleurs que même dans les pays jugés sûrs, les personnes LGBTI peuvent être victimes d’abus et ont donc des raisons légitimes de demander une protection. Il invite tous les Etats membres à adopter des procédures d’asile et à élaborer des programmes de formation tenant compte des besoins spécifiques des personnes LGBTI et insiste sur la nécessité de mettre en place des installations d’accueil sensibles à leurs besoins.

Le rapport du parlement européen soulève aussi des questions quant au concept des « pays sûrs » entraînant des procédures d’asile accélérées. Dans ce contexte, il appelle à tenir « pleinement compte de la situation des femmes, des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI) et des autres groupes vulnérables, en prévoyant le cas échéant des dérogations spécifiques ».

Considérant ce qui précède, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

1) Pouvez-vous m’informer du nombre de demandes d’asile qui ont été déposés ces dernières années – exclusivement ou entre autres – au motif de discriminations sexuelles ou de genre dans un contexte LGBTI ? Quel est le taux de reconnaissance du statut de ces demandes ?

2) A l’aide de quels critères les autorités luxembourgeoises évaluent-t-elles la situation sécuritaire dans les pays d’origine pour les personnes LGBTI, sachant que la situation légale dans ces pays n’est souvent pas un indicateur suffisant pour exclure tout risque de persécution ou de répression ?

3) Est-ce que la procédure d’asile accélérée, appliquée pour des demandeurs d’asile originaires de pays considérés comme sûrs par le Luxembourg, prend en compte la situation vulnérable des personnes LGBTI et prévoit des dérogations spécifiques ?

4) Est-ce que les fonctionnaires de la direction de l’immigration (service des réfugiés), ainsi que le personnel encadrant des centres d’accueil, ont bénéficié d’une formation spécifique sur la question des demandeurs d’asile LGBTI ?

5) Monsieur le Ministre est-il au courant d’éventuelles situations d’harcèlement ou de violence envers des personnes LGBTI dans les centres d’accueil?

6) Est-ce que les centres d’accueil prévoient des installations ou des procédures sensibles aux besoins des personnes LGBTI ?

 

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Marc Baum

Député

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