Logement : Startschoss vun eiser Campagne fir ee Loyersdeckel !

Haut starten déi Lénk hir Campagne fir ee Loyersdeckel. De Logement ass säit Joren déi gréisste Suerg vun de Leit, déi zu Lëtzebuerg liewen. An trotzdeem geschitt säit Joerzéngte guer näischt. Déi verschidde Regierunge hunn et ëmmer rëm mat Steierkaddoe fir grouss Proprietären a Promoteuren probéiert, an de Constat ass a bleift dee Selwechten: den Accès op eng Wunneng gëtt méi schwéier fir Leit, déi vun hirer Aarbecht liewen; grouss Proprietären a Promoteure gi méi räich.

D‘Zuel vun de Proprietäre geet zeréck, déi vun de Locataire klëmmt, also – no klassescher Maartlogik – klammen d’Präisser vun de Loyeren. Leit déi sech de Kaf vun enger Wunneng net méi leschte kënnen, si lo gezwongen alt méi wéi 50% vun hirem Revenu an ee Loyer ze stiechen. Dobäi muss ee wëssen dass et a Wierklechkeet keng Knappheet um Locatiounsmaart misst ginn. Zu Lëtzebuerg stinn 12.000 Wunnengen eidel. Et handelt sech also ëm eng kënschtlech Knappheet, anescht gesot: et handelt sech ëm Spekulatioun.

Fir deem Däiwelskrees een Enn ze setzen, fuerderen déi Lénk ee Loyersdeckel. An dofir lancéiere mir haut eis Petitioun fir ee Loyersdeckel . Wéi scho bei eiser Campagne fir d’Aschreiwung vum Recht op Ofdreiwung an d’Verfassung, handelt et sech hei net ëm eng ëffentlech Petitioun déi een um Chambersite ënnerschreiwe kann, mee ëm eng Initiativ vun déi Lénk, déi d’Zil huet de Sujet an d’Ëffentlechkeet ze kréien an den Drock op d’Regierungsparteien z’erhéijen.

Mat engem Loyersdeckel gëtt d’Spekulatioun mat eidelstoende Wunnengen onméiglech gemaach an d’Proprietären hätten also kee Grond méi hir Wunnengen net méi op de Locatiounsmaart ze setzen.

Parallel zu eiser Petitioun, lancéiere mir och ee Loyersrechner op eisem Site, deen et de Leit erlaabt erauszefannen ob hire Loyer ze niddreg oder ze héich ass, an dee gläichzäiteg erkläert wéi hire Loyer géing ausgesinn, wann d’Loyersgesetz vun déi Lénk géif a Kraaft trieden. Ënnert eisem Loyersrechnerfannt Dir och een FAQ, deen op déi wichtegste Froen iwwer de Loyersdeckel äntwert.


Logement : Lancement de notre campagne pour un plafonnement des loyers !

Aujourd’hui, déi Lénk lance sa campagne pour un plafonnement des loyers. Le logement est depuis des années la plus grande préoccupation des personnes qui vivent au Luxembourg. Et pourtant, depuis des décennies, rien ne change. Les différents gouvernements ont toujours essayé de résoudre le problème à coups de cadeaux fiscaux pour les grands propriétaires et les promoteurs, et le constat est et reste le même : l’accès à un logement devient de plus en plus difficile pour les personnes qui vivent de leur travail ; les grands propriétaires et les promoteurs s’enrichissent.

Le nombre de propriétaires diminue tandis que celui des locataires augmente et donc, selon la logique classique du marché, les prix des loyers augmentent. Les personnes qui ne peuvent plus se permettre d’acheter un logement sont désormais contraintes de consacrer parfois plus de 50 % de leurs revenus au paiement d’un loyer. Pourtant, il faut savoir qu’il n’y a pas de réelle pénurie sur le marché locatif. Au Luxembourg, 12 000 logements sont vides. Il s’agit donc d’une pénurie artificielle, autrement dit : il s’agit de spéculation.

Pour mettre fin à ce cercle vicieux, déi Lénk revendique un plafonnement des loyers. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui notre pétition pour un plafonnement des loyers . Comme lors de notre campagne pour l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, il ne s’agit pas d’une pétition publique que l’on peut signer sur le site de la Chambre, mais d’une initiative de déi Lénk qui a pour objectif de porter le sujet dans l’espace public et d’accroître la pression sur les partis au gouvernement.

Avec un plafonnement des loyers, la spéculation sur les logements laissés vacants deviendrait impossible et les propriétaires n’auraient donc plus aucune raison de ne pas mettre leurs logements sur le marché locatif.

Parallèlement à notre pétition, nous lançons également un calculateur de loyer sur notre site, qui permet aux personnes de savoir si leur loyer est trop bas ou trop élevé et qui explique en même temps à quoi ressemblerait leur loyer si la loi sur les loyers proposée par déi Lénk entrait en vigueur. Sous notre calculateur de loyer, vous trouverez également une FAQ qui répond aux principales questions concernant le plafonnement des loyers.

Pour plus d’informations, vous pouvez contacter Gary Diderich :

Question parlementaire à propos de l’évacuation de logements endommagés par la sécheresse et de l’absence d’obligation de relogement.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre du Logement et de l’Aménagement du territoire et à Monsieur le ministre des Affaires intérieures.

Fin juillet 2026, quatre ménages ont dû quitter avec effet immédiat deux maisons d’habitation à Esch-sur-Alzette, sur décision du bourgmestre. Les expertises commandées par les autorités communales attribuent les fissures et le risque d’effondrement des deux maisons à la contraction du sol argileux sous les fondations suite aux épisodes de sécheresse des dernières années. Des fissures ont depuis été constatées dans un immeuble voisin.

Les personnes évacuées étaient propriétaires-occupants de leur logement. Interrogée par la presse, la commune a confirmé qu’elle ne mettrait pas d’hébergement d’urgence à disposition des propriétaires dans des cas de ce type, cette possibilité n’étant offerte qu’à des locataires touchés par une fermeture administrative. Un des ménages concernés  doit actuellement assumer simultanément le remboursement de son prêt immobilier et des frais d’hôtel.

En réponse à notre question parlementaire n°1679 du 18 décembre 2024, Monsieur le Ministre du Logement avait renvoyé à l’article 26 de la loi de 2006 sur le bail à usage d’habitation, aux termes duquel les communes ont pour mission d’assurer « dans la mesure du possible » le logement des personnes domiciliées sur leur territoire. Le Conseil d’État avait, dès son avis d’octobre 2005 sur ce même projet de loi, relevé l’absence de caractère normatif de cette disposition.

Dans ce contexte, nous souhaiterions poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres :

  1. Vos services disposent-ils de données relatives au nombre de logements déclarés inhabitables ou évacués pour des raisons de sécurité sur décision des autorités communales au cours des dernières années ? Dans l’affirmative, ces données peuvent-elles être ventilées par commune et en fonction du statut d’occupation des personnes concernées ?
  2. Vos services disposent-ils d’une évaluation du nombre de bâtiments d’habitation exposés au phénomène de contraction des sols argileux, ainsi que d’une cartographie des sols concernés ? Ce risque est-il pris en compte dans l’aménagement du territoire et dans les autorisations à bâtir ?
  3. Messieurs les Ministres partagent-ils l’analyse selon laquelle le droit luxembourgeois ne prévoit aucune obligation de relogement à charge des autorités communales lorsqu’un logement occupé par son propriétaire est déclaré inhabitable ou évacué pour des raisons de sécurité ?
  4. Messieurs les Ministres estiment-ils compatible avec l’article 40 de la Constitution que l’accès à un hébergement d’urgence soit subordonné au statut d’occupation de la personne évacuée ?
  5. Quelles solutions Messieurs les Ministres proposent-ils aux ménages appelés à supporter simultanément la charge d’un emprunt hypothécaire et celle d’un hébergement de remplacement?
  6. Le projet de loi annoncé en matière de critères de salubrité, d’hygiène et de sécurité des logements comportera-t-il un mécanisme de relogement, et celui-ci couvrira-t-il également les situations dans lesquelles le logement n’est pas donné en location ?
  7. Les régimes d’aides étatiques en matière de rénovation ou d’assainissement couvrent-ils les travaux de renforcement ou de remplacement des fondations existantes? Dans l’affirmative, selon quelles conditions ?
  8. Messieurs les Ministres estiment-ils nécessaire d’instaurer un régime d’indemnisation des dommages immobiliers d’origine climatique ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux.

David Wagner                                                 Marc Baum
Député                                                            Député

Cliquez ici pour lire la question de Marc Baum adressée au collège échevinal d’Esch.

Wunnengspolitik: Eng nei Ronn Steierkaddoe fir Investisseuren.

Déi nei Mesuren, déi de Logementsminister Claude Meisch an de Finanzminister Gilles Roth de 16. Juli presentéiert hunn, weise virun allem eent: D’Regierung huet kee klore Plang, wéi si d’Wunnengskris iwwerwanne wëll. Amplaz eng kohärent Politik op d’Been ze stellen, presentéiert si eng Rëtsch Eenzelmesuren, déi zum Deel net bis zum Schluss duerchduecht sinn. Heiansdo huet een den Androck, d’Regierung wier sech net emol eens, wou si eigentlech hi wëll.

Den neien « amortissement accéléré » ass dat bescht Beispill dofir. D’CSV schéngt dës Mesure mat Iwwerzeegung ze verdeedegen, d’DP schéngt dogéint vill manner begeeschtert ze sinn. Kloer ass awer, wien dovu profitéiert: d‘Investisseuren. De Plaffong vu 600.000 Euro wäert net dozou féieren, datt méi Wunnenge fir Famillje gebaut ginn. Am Géigendeel: Hie schaaft en Ureiz, nach méi kleng Appartementer a Studioen ze bauen, well grad déi am rentabelste sinn. Dat ass keng Äntwert op de Wunnengsmanktem, mee e weidere Steierkaddo fir Investisseuren a Promoteuren. Amplaz ëmmer nei Steiercadeauen ze verdeelen, misst d’Regierung endlech d’Spekulatioun mat an d’Retentioun vu Bauland besteieren.

Och bei de blockéierte VEFA-Projete bleift d’Regierung wäit hannert deem zeréck, wat néideg wier. Déi ugekënnegt Upassunge kënnen eenzel Problemer léisen, mee si hëllefen deene Mënschen net, déi zanter Méint oder Joren an esou Projete festhänken an deenen hiert ganzt Liewen op d’Kopp gestallt gouf. Prioritéit misst sinn, datt de Staat dës blockéiert Projete selwer iwwerhëlt an d’Leit aus där Sakgaass eraushëlt, amplaz ëmmer méi VEFA-Projeten opzekafen an domat virun allem Promoteuren entgéintzekommen. Vill méi sënnvoll wier et, ëffentlech Bauträger ze stäerken an eng ëffentlech Baufirma opzebauen.

Besonnesch problematesch ass och d’Reduktioun vun der TVA op 8 %. D’Regierung verkeeft dat als Hëllef fir de Wunnengsbau, tatsächlech mécht si domat eng grouss Dier fir privat Investisseuren a Promoteuren op. Déi nei Reegelen hu kaum nach eppes mat wierklech bezuelbarem Wunnen ze dinn. E Loyer, dee bei 4 % vum investéierte Kapital plafonéiert ass, ass beim Neibau praktesch keng Begrenzung, well alles doriwwer eraus fir déi meescht Leit souwisou net méi bezuelbar ass. Och d’Oplag, ënner dem mediane Quadratmeterpräis ze bleiwen, ass däitlech méi einfach z’erfëllen, wann nëmmen 8 amplaz 17 % TVA ufalen. An no zéng Joer fale laut Finanzminister Roth souguer all Oplagen ewech. Da kann de Proprietär mam Loyer maachen, wat e wëll, an de Staat huet net emol e Virkafsrecht. Fir déi Lénk ass kloer: All steierleche Virdeel muss un dauerhaft Géigeleeschtunge gebonne sinn.

De sougenannten Housing Bond wäert och keng Wonner bewierken. Domat gëtt keng eenzeg zousätzlech Wunneng geschaf. Finanzéiert ginn domat virun allem VEFA-Keef, déi souwisou scho geplangt waren. Déi Sue missten an de ëffentleche Wunnengsbau fléissen, net an d’Fräikafe vu Privatpromoteuren, déi sech verspekuléiert hunn.

De Claude Meisch huet d’Subvention d’intérêt als grouss sozial Mesure presentéiert. Säi Beispill weist awer genee, wou de Problem läit. Eng Famill mat engem Kand an engem Nettoakommes vu ronn 79.000 Euro d’Joer (ongeféier 6.000-6.500 Euro de Mount) kéint ronn 400 Euro de Mount kréien. Wann déi Famill en Haus fir 800.000 Euro keeft – e Präis, fir deen een haut kaum nach eppes um Marché fënnt –, läit de Remboursement vum Prêt schonn no bei 4.000 Euro de Mount. Dobäi si Käschte fir Renovatiounen, eng nei Heizung oder aner néideg Aarbechten nach guer net agerechent. Ënner esou Konditioune wäert keng Bank e Prêt accordéieren. D’Subvention d’intérêt léist de Grondproblem also net.

Op d’Fro, datt de Minister Gloden selwer gesot huet, d’Gemenge géifen entscheeden, wat gebaut gëtt, hat de Claude Meisch keng iwwerzeegend Äntwert. Hie sot, et misst ee mat de Gemenge schwätzen, fir si dozou ze beweegen, méi Wunnengen zouzeloossen. Och dat weist, wéi planglos dës Regierung virgeet. D’Gemenge brauche keng gutt Rotschléi, mee kloer Reegelen: Si mussen dozou verflicht ginn, e Mindestundeel u bezuelbare Locatiounswunnengen op hirem Territoire bereetzestellen an de Staat muss hinnen déi dofir néideg Hëllefe finanzéieren.

Fir déi Lénk ass kloer: D’Wunnengskris léisst sech net mat Steierkaddoe fir Investisseuren oder kosmetesche Korrekturen iwwerwannen. Wat et brauch, ass eng konsequent ëffentlech Wunnengspolitik: Spekulatioun besteieren amplaz Kaf ze subventionéieren, Loyere plafonéieren, den ëffentleche Wunnengsbau massiv ausbauen an de Wunnengsmaart net weider der Profitgier vu privaten Investisseuren iwwerloossen. Déi elo presentéiert Mesure ginn awer genee an déi entgéintgesate Richtung.


Politique du logement : Une nouvelle salve de cadeaux fiscaux pour les investisseurs.

Les nouvelles mesures présentées le 16 juillet par le ministre du Logement Claude Meisch et le ministre des Finances Gilles Roth montrent avant tout une chose : le gouvernement n’a pas de plan clair pour sortir de la crise du logement. Au lieu de mettre en place une politique cohérente, il présente une série de mesures isolées qui, pour certaines, ne sont pas pleinement réfléchies. On a parfois l’impression que le gouvernement lui-même ne sait pas vraiment quelle direction il souhaite prendre.

Le nouvel amortissement accéléré en est le meilleur exemple. Le CSV semble défendre cette mesure avec conviction, tandis que le DP paraît beaucoup moins enthousiaste. Une chose est cependant évidente : ce sont les investisseurs qui en profiteront. Le plafond de 600.000 euros ne conduira pas à la construction de davantage de logements adaptés aux familles. Au contraire, il incitera à construire encore plus de petits appartements et de studios, puisque ce sont eux qui offrent la meilleure rentabilité. Ce n’est pas une réponse à la pénurie de logements, mais un nouveau cadeau fiscal aux investisseurs et aux promoteurs. Au lieu de multiplier les avantages fiscaux, le gouvernement devrait enfin taxer la spéculation et la rétention de terrains constructibles.

Concernant les projets VEFA bloqués, le gouvernement reste également très en deçà de ce qui serait nécessaire. Les adaptations annoncées pourront résoudre certains problèmes ponctuels, mais elles n’aideront pas les personnes qui sont coincées depuis des mois, voire des années, dans de tels projets et dont la vie a été profondément bouleversée. La priorité devrait être que l’État reprenne lui-même ces projets bloqués afin de sortir les acquéreurs de cette impasse, au lieu d’acheter toujours plus de projets VEFA et de venir ainsi principalement au secours des promoteurs. Il serait bien plus judicieux de renforcer les maîtres d’ouvrage publics et de créer une entreprise publique de construction.

La réduction de la TVA à 8 % est également particulièrement problématique. Le gouvernement la présente comme une aide au secteur de la construction, alors qu’en réalité elle ouvre grand la porte aux investisseurs privés et aux promoteurs. Les nouvelles règles n’ont plus grand-chose à voir avec le logement réellement abordable. Un loyer plafonné à 4 % du capital investi ne constitue pratiquement aucune limite pour une construction neuve, car au-delà de ce seuil, les loyers deviennent de toute façon inabordables pour la plupart des ménages. De même, l’obligation de rester en dessous du prix médian au mètre carré est nettement plus facile à respecter lorsque la TVA est de 8 % au lieu de 17 %. Et, selon le ministre des Finances Gilles Roth, toutes les conditions disparaîtront même après dix ans. Le propriétaire pourra alors fixer librement le loyer, sans que l’État ne dispose même d’un droit de préemption. Pour déi Lénk, les choses sont claires : tout avantage fiscal doit être assorti de contreparties durables.

Le Housing Bond ne produira pas non plus de miracle. Il ne permettra pas de créer un seul logement supplémentaire. Il servira principalement à financer des achats en VEFA qui étaient déjà prévus. Ces moyens financiers devraient être investis dans le logement public, et non dans le sauvetage de promoteurs privés qui se sont engagés dans des opérations spéculatives hasardeuses.

Claude Meisch a présenté la subvention d’intérêt comme une grande mesure sociale. Son propre exemple montre pourtant précisément où se situe le problème. Une famille avec un enfant et un revenu net annuel d’environ 79.000 euros (soit environ 6.000 à 6.500 euros par mois) pourrait bénéficier d’une aide d’environ 400 euros par mois. Or, si cette famille achète une maison à 800.000 euros – un prix auquel il est aujourd’hui presque impossible de trouver un bien sur le marché –, le remboursement du prêt s’élèvera déjà à près de 4.000 euros par mois. Les frais de rénovation, d’une nouvelle installation de chauffage ou d’autres travaux indispensables ne sont même pas pris en compte. Dans de telles conditions, aucune banque n’accordera un prêt. La subvention d’intérêt ne résout donc pas le problème de fond.

Interrogé sur le fait que le ministre Gloden a lui-même déclaré que ce sont les communes qui décident de ce qui est construit, Claude Meisch n’a apporté aucune réponse convaincante. Il s’est contenté d’affirmer qu’il fallait dialoguer avec les communes afin de les encourager à autoriser davantage de logements. Cela illustre une fois de plus le manque de vision de ce gouvernement. Les communes n’ont pas besoin de simples recommandations, mais de règles claires : elles doivent être tenues de mettre à disposition une part minimale de logements locatifs abordables sur leur territoire, tandis que l’État doit leur fournir les moyens financiers nécessaires pour remplir cette mission. Pour déi Lénk, une chose est claire : la crise du logement ne sera pas résolue à coups de cadeaux fiscaux aux investisseurs ni par des ajustements cosmétiques. Ce qu’il faut, c’est une politique publique du logement ambitieuse et cohérente : taxer la spéculation plutôt que de subventionner l’achat, plafonner les loyers, développer massivement le logement public et ne plus abandonner le marché du logement à la recherche du profit des investisseurs privés. Les mesures présentées aujourd’hui vont pourtant exactement dans la direction opposée.

Question parlementaire au sujet des immeubles à destination d’habitation appartenant à l’État.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre des Finances.

Le Luxemborug traverse une crise du logement durable, marquée par une pénurie de logements abordables et par une pression continue sur les prix, tant à l’achat qu’à la location. Dans ce contexte, la mobilisation du bâti existant constitue un levier important : elle permet de remettre des logements disponibles sur le marché à brève échéance, tout en évitant la consommation de nouvelles surfaces et l’artificialisation des sols. La remise en état et la réaffectation de bâtiments existants présentent ainsi une double importance, sociale et écologique.

L’État détient lui-même un patrimoine immobilier conséquent. Une partie de ces biens — distincts des logements gérés par le Fonds du logement et par la Société nationale des habitations à bon marché (SNHBM) — relève du domaine de l’État et de la gestion de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA, sous l’autorité du ministère des Finances. Parmi ceux-ci figurent des immeubles à destination d’habitation, dont certains sont susceptibles d’être affectés ou réaffectés au logement. Il apparaît dès lors légitime de s’interroger sur l’ampleur de ce patrimoine résidentiel appartenant à l’État, sur son statut d’occupation actuel et sur les intentions du gouvernement quant à sa mobilisation.

Dans ce contexte, nous voudrions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

  1. Combien d’immeubles à destination d’habitation — et, le cas échéant, combien de logements — appartenant à l’État et relevant de la gestion de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA, hors logements du Fonds du logement et de la SNHBM, sont actuellement recensés ? Monsieur le Ministre peut-il fournir une ventilation par commune ?
  2. Quel est le statut d’occupation actuel de ces biens (occupés, loués, inoccupés, affectés à un autre usage) ? Combien d’entre eux sont actuellement inoccupés, et depuis combien de temps ? Monsieur le Ministre peut-il fournir une ventilation par commune?
  3. Pour les biens inoccupés, quelles en sont les principales raisons ?
  4. Combien de ces logements inoccupés seraient en état d’être (re)loués en l’état, et combien nécessiteraient des travaux de remise en état ou de rénovation ? Le ministère dispose-t-il d’une estimation des coûts et des délais correspondants ?
  5. Le gouvernement entend-il mobiliser ce patrimoine en faveur du logement — par exemple par la mise en location abordable ou la mise à disposition des promoteurs publics (Fonds du logement, SNHBM, communes) ? Existe-t-il un inventaire systématique et une stratégie de mobilisation du bâti à destination d’habitation appartenant à l’Etat ?
  6. Au cours des cinq dernières années, combien d’immeubles à destination d’habitation relevant du domaine de l’État ont fait l’objet d’une cession ou d’une vente, et à quel type d’acquéreur (acteurs publics ou privés) ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux,

David Wagner                                    Marc Baum

Député                                               Député

Question parlementaire relative au crédit d’impôt « Bëllegen Akt »

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Finances.

Le crédit d’impôt « Bëllegen Akt » est accordé à l’acquéreur d’un logement VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) sous condition que l’occupation soit effective dans un délai de quatre ans à compter de la date de l’acte notarié d’acquisition. L’inobservation de ce délai peut entraîner une obligation de remboursement de l’abattement accordé pour l’opération concernée.

Toutefois ce délai peut être prorogé par décision du directeur de l’administration de l’enregistrement et des domaines pour des cas d’exception et suivant qu’il sera jugé nécessaire au vu d’une demande écrite et dûment motivée, présentée par le bénéficiaire de l’abattement.

Est-ce que Monsieur le ministre peut me fournir un tableau reprenant, pour chaque année de 2015 à 2025, le nombre de demandes de prorogation du délai de quatre ans susmentionné (uniquement pour les immeubles en voie de construction), tout en spécifiant le pourcentage des demandes accordées et – si possible – la durée du délai supplémentaire accordé?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Après l’échec du Logementsdësch: Des alternatives urgentes pour faire face à la crise.

Le 22 février 2024 s’est tenu à Senningen le Logementsdësch, organisé en présence du Premier ministre Luc Frieden et du gouvernement CSV-DP. Présenté comme un moment clé pour répondre à la crise du logement et de la construction, cet événement s’inscrivait dans un contexte marqué par un net ralentissement du secteur immobilier depuis 2022.

Dès le départ, déi Lénk avait exprimé de sérieux doutes quant à la portée réelle de cette initiative. Nous estimions déjà qu’il s’agissait avant tout d’un exercice de communication et d’un espace de concertation privilégié avec les grands acteurs privés du secteur immobilier, plutôt qu’un véritable levier pour résoudre la crise du logement.

Deux ans plus tard, le constat est sans appel : les mesures issues de cet entre-soi ont eu un impact quasi nul sur la production de logements et sur l’accessibilité au logement pour la population.

  1. Analyse du “Logementsdësch” : de la poudre aux yeux.
  1. Un objectif limité : relancer le marché privé

L’objectif affiché du Logementsdësch était clair : relancer le secteur de la construction, en particulier le marché de la VEFA (vente en état futur d’achèvement), qui s’est effondré depuis 2022 pour atteindre entre 20 % et 40 % de son niveau moyen des années précédentes.

Cependant, même avant la crise, ces niveaux étaient insuffisants pour répondre à la demande. Relancer ce modèle ne pouvait donc, en soi, constituer une solution structurelle.

  • Des mesures déséquilibrées et inefficaces

Le paquet d’aides publiques (notamment les aides à l’accession) et les incitations fiscales (comme le « Bëllegen Akt ») ont, pour certaines, contribué à maintenir une certaine activité sur le marché de l’existant et ont, par conséquent, pu bénéficier aux primo-acquéreurs disposant de ressources suffisantes pour obtenir un crédit immobilier.

Cependant, ces mesures n’ont eu aucun impact sur le marché du neuf. Sans l’acquisition de logements en VEFA par l’État, la Ville de Luxembourg et d’autres promoteurs publics ou sociaux, ce marché serait resté quasiment à l’arrêt depuis 2023. L’investissement privé dans la VEFA demeure en effet à un niveau extrêmement faible.

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Ces chiffres incluent les logements en VEFA acquis par les acteurs publics et sans but de lucre.

Nous en concluons que les mesures phares avancées par le gouvernement à l’hiver 2024, telles que l’amortissement accéléré de 6 % sur six ans pour les logements acquis en VEFA en 2024 et 2025, n’ont pas produit l’effet escompté.

  • Les mesures spécifiques au Logementsdësch

Les mesures issues du Logementsdësch visaient clairement à soutenir en priorité les acteurs privés du secteur immobilier, sans s’attaquer aux causes structurelles de la crise. L’exemple de Prolog S.A. est particulièrement révélateur : présentée comme un outil innovant pour sécuriser les ventes en VEFA, cette initiative bancaire n’a concerné au final qu’un nombre très limité de logements, sans effet notable sur la relance du marché. Le silence radio du gouvernement et des banques impliquées en dit long.

De même, les partenariats public-privé (PPP), largement mis en avant par le gouvernement, n’ont suscité qu’un intérêt très marginal de la part des promoteurs, certains appels à projets n’ayant même reçu aucune offre.

Quant aux simplifications administratives et aux assouplissements des normes environnementales, elles apparaissent non seulement inefficaces pour accélérer la construction, mais également problématiques sur le plan juridique, notamment au regard du droit européen.

Au-delà de leur inefficacité, ces mesures révèlent un problème plus profond : une politique du logement orientée vers les intérêts du secteur privé.

Le Logementsdësch a en effet réuni des banques, des promoteurs immobiliers, des représentants du secteur de la construction ainsi que des communes dans leur rôle d’autorités d’autorisation. En revanche, les acteurs directement concernés par la crise — syndicats, associations de locataires, acteurs publics du logement ou encore secteur social — ont été écartés les discussions.

Cette configuration a conduit à une vision biaisée des priorités. Les promoteurs, loin d’adapter leurs pratiques, ont maintenu des prix élevés en pariant sur un retour de la demande, contribuant ainsi à bloquer le marché. Plutôt que de corriger ce déséquilibre, le gouvernement a choisi de s’aligner sur ces intérêts, renforçant ainsi les mécanismes qui sont à l’origine même de la crise du logement.

  • Le logement public toujours insuffisant

Grand absent au Logementsdësch, le secteur des logements publics et abordables ne joue toujours qu’un rôle marginal sur le marché immobilier national. Les données disponibles illustrent clairement l’ampleur de cette marginalité : la production de logements publics reste très limitée et stagne à une moyenne d’environ 300 unités par an. Le nombre de logements effectivement livrés est systématiquement bien inférieur aux objectifs annoncés, et les dépenses publiques communiquées sont souvent surévaluées, la moitié (ou  un peu plus) seulement étant réellement engagée.

En dépit des annonces spectaculaires, il n’y a donc aucune augmentation structurelle de l’offre de logements publics, qui demeure insuffisante pour répondre aux besoins réels.

  • Conclusions : quelles leçons tirer de cet échec ?

Le Logementsdësch a révélé les limites d’une politique centrée sur le marché privé et les intérêts des promoteurs. Il s’agissait avant tout d’une opération de communication : donner l’impression qu’une solution était apportée, alors que les personnes en difficulté pour se loger n’étaient jamais au centre des décisions. Dans un contexte déjà marqué par une crise du marché immobilier, la hausse des taux d’intérêt a encore fait grimper les loyers. Les mesures adoptées étaient essentiellement idéologiques et, comme le montrent les faits, n’ont eu aucun impact concret sur le marché du neuf ni sur l’accessibilité au logement.

Plusieurs leçons se dégagent :

  • Le marché privé ne résout pas la crise du logement. Les mécanismes du marché favorisent la rentabilité plutôt que l’accessibilité et ne permettent donc pas de répondre aux besoins réels.
  • Les incitations financières sont inefficaces sans régulation. Elles profitent surtout à une minorité de ménages très aisés et à des investisseurs dont le but primaire n’est pas forcément la création de logements.
  • L’État a mal ciblé ses priorités. Plutôt que de renforcer le logement public, le gouvernement a tenté de stimuler un modèle privé défaillant, au risque de laisser perdurer la crise.
  • Une dépendance excessive aux promoteurs privés. Le gouvernement a agi comme si ses intérêts coïncidaient avec ceux des promoteurs, ce qui est faux et a conduit à des décisions inefficaces.
  • Une concertation biaisée. Les principaux concernés — locataires, travailleurs, acteurs publics — ont été exclus des discussions, limitant la légitimité et l’efficacité des mesures adoptées.

  • Perspectives : des alternatives à la hauteur de la gravité de la situation

Avec les propositions issues du paquet logement de déi Lénk proposé il y a deux ans, au moins 1 000 logements abordables supplémentaires auraient pu être créés chaque année, en utilisant les moyens qui, aujourd’hui, restent inutilisés dans un marché qui n’est même pas revenu aux niveaux déjà trop bas d’avant la crise de la construction.

Nos revendications restent pleinement d’actualité et sont loin d’être irréalistes ou révolutionnaires :

  • Plafonnement des loyers, pour protéger les locataires et limiter la spéculation.
  • Renforcement et développement des promoteurs publics et à but non lucratif, ainsi que des bailleurs sociaux, afin d’augmenter durablement l’offre de logements abordables.

Nous défendons également des mesures complémentaires :

  • Un véritable Logementsdësch incluant tous les acteurs concernés, comme les syndicats, les associations de locataires, le SNHBM, le Fonds du Logement, les bailleurs sociaux (AIS et autres), ainsi que les communes. L’objectif : garantir que toutes les voix soient entendues et que les décisions prennent en compte les besoins réels.
  • Prolog 2.0 pour favoriser l’intervention des communes et des ASBL, en simplifiant les procédures et en accélérant le financement, pour permettre la mise en œuvre rapide des projets et éviter que les moyens publics restent bloqués ou inefficacement utilisés.
  • Améliorer les conditions de travail dans le secteur de la construction, notamment par une augmentation significative du salaire social minimum. Le pays a besoin de milliers d’ouvriers et d’artisans supplémentaires pour construire les logements dont le pays a besoin. Le Luxembourg ne peut pas se permettre la disparition d’entreprises ni la fuite de sa main-d’œuvre vers d’autres pays en raison de conditions de travail et de vie dégradées.
  • Conclusion

La crise du logement au Luxembourg ne pourra être résolue tant que les intérêts privés continueront de primer sur l’intérêt général. Le Logementsdësch illustre parfaitement l’impasse d’une politique qui place sa confiance dans le marché et les promoteurs privés. Deux ans après, les résultats sont là : la production de logements stagne, les mesures adoptées se révèlent inefficaces, et les inégalités d’accès au logement se sont aggravées.

Il est donc temps de changer de modèle : le logement doit devenir un droit fondamental, et non une marchandise, et l’action publique doit reprendre le dessus sur la spéculation privée. déi Lénk est prêt à porter cette alternative, avec des mesures concrètes pour réguler le marché, renforcer le logement public et garantir un accès abordable à tous.


Nom Scheitere vum Logementsdësch: Dréngend politesch Alternative géint d’Kris.

Den 22. Februar 2024 huet zu Senneng de Logementsdësch stattfonnt, organiséiert a Präsenz vum Premierminister Luc Frieden an der CSV-DP Regierung. Dësen Event gouf als Schlësselmoment presentéiert, fir op d’Immobilien- an d’Baukris ze reagéieren, déi sech ab 2022 ëmmer weider verschlëmmert huet.

Vun Ufank un hunn déi Lénk grouss Zweiwel un der reeller Tragwäit vun dëser Initiativ. Mir waren der Meenung, datt et sech virun allem ëm eng Kommunikatiounsaktioun an eng Concertatioun tëscht de grousse privaten Acteuren am Immobiliësecteur gehandelt huet, an net ëm e wierklecht Mëttel fir d’Wunnengskris ze léisen.

Zwee Joer méi spéit ass de Bilan däitlech: d’Mesuren, déi aus dësem entre-soi ervirgaange sinn, hate bal keen Impakt op d’Produktioun vu Wunnengen an op d’Accessibilitéit vum Logement fir d’Bevëlkerung.

  1. Analyse vum Logementsdësch : Vill waarm Loft
  1. E limitéiert Zil : de private Marché relancéieren

Dat ugekënnegt Zil vum Logementsdësch war kloer: de Bausecteur erëm ze relancéieren, besonnesch de VEFA-Marché (vente en état futur d’achèvement), dee säit 2022 staark agebrach ass a just nach tëscht 20 % an 40 % vum Duerchschnëttsniveau vun de Jore virdrun erreecht huet.

Allerdéngs war den Neibau scho virun der Kris net staark genuch, fir d’Demande ofzedecken. Sech eleng op de private Marché ze konzentréieren, konnt also u sech keng strukturell Léisung sinn.

  • Onbalancéiert an ineffikass Mesuren

De Pak vun ëffentlechen Aiden (virun allem fir d’Accessioun) an déi steierlech Incitatiounen (wéi de „Bëllegen Akt“) hunn zum Deel dozou bäigedroen, eng gewëssen Aktivitéit um Marché vum Bestand ze favoriséieren an hunn esou virun allem Stéit gehollef, déi genuch Moyenen haten, fir en Immobiliëkredit ze kréien.

Allerdéngs haten dës Mesuren keen Impakt op de Marché vum Neibau. Ouni d’Opkeef vu Wunnengen an der VEFA duerch de Staat, d’Stad Lëtzebuerg an aner ëffentlech oder sozial Promoteuren, wier dëse Marché säit 2023 bal komplett zum Stëllstand komm. Déi privat Investitiounen an der VEFA bleiwen nämlech extrem schwaach.

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Dës Zuele beinhalten och d’Logementer déi vun ëffentlechen Acteure kaf gi sinn.

Fir déi Lénk heescht dat, datt déi Haaptmesuren, déi d’Regierung am Wanter 2024 presentéiert huet – wéi den amortissement accéléré vu 6 % iwwer 6 Joer fir VEFA-Wunnengen –, net den erhofften Effekt haten.

  • Déi spezifesch Mesure vum Logementsdësch

D’Mesuren déi um Logementsdësch beschloss gi si ware kloer drop ausgeriicht, virun allem de private Secteur ze ënnerstëtzen, ouni sech mat de strukturelle Problemer ausenanerzesetzen.

D’Beispill vu Prolog S.A. ass besonnesch aussagekräfteg: als innovatiivt Instrument presentéiert, huet dës Initiativ am Endeffekt just eng ganz limitéiert Unzuel u Wunnenge betraff an hat kee reellen Impakt op de Marché.

Och d’PPP (Public-Private Partnerships) hunn nëmme ganz wéineg Interesse bei Promoteuren ausgeléist, deelweis goufen d’Appeller fir Projeten esouguer ouni eng eenzeg Offer ofgeschloss.

Déi vereinfacht Prozeduren an d’Ofschwächung vum Naturschutz wäert sech weder als effikass erweisen, nach wäerte se soubal kënnen a Kraaft trieden. Den Avis vum Staatsrot léist scho knapps 1,5 Joer op sech warden an dee wäert et a sech hunn, mat Bléck op potenziell Verstéiss géint europäesch Naturschutzgesetzer.

Dës Mesurë weisen e fundamentale Problem: eng Wunnengspolitik, déi sech un den Interesse vu privaten Promoteuren orientéiert.

Um Logementsdësch waren haaptsächlech Banken, Promoteuren, Vertrieder vum Bausecteur a Gemengen (awer reng als Autorisatiounsinstanz) vertrueden. Déi Acteuren, déi direkt vun der Kris betraff sinn – Gewerkschaften, Locatairesvertriedungen, ëffentlech Acteuren oder de soziale Secteur – waren ausgeschloss.

Dëst huet zu enger falscher Prioritéitesetzung gefouert. D’Promoteuren hunn hir Präisser héich gehalen an op eng Erhuelung vun der Demande gewaart, wat de Marché blockéiert huet. D’Regierung huet sech un dës Logik ugepasst.

  • Den ëffentleche Wunnengsbau bleift schwaach

De Secteur vun de ëffentlechen an abordabele Wunnengen spillt nach ëmmer nëmmen eng marginal Roll um nationale Wunnengsmaart. Déi verfüügbar Donnéeë weisen däitlech, wéi grouss dës Marginalitéit ass: d’Produktioun vu ëffentleche Wunnenge bleift ganz limitéiert a stagnéiert bei enger Moyenne vun ongeféier 300 Eenheeten pro Joer. D’Zuel vun de Wunnengen, déi effektiv fäerdeggestallt ginn, läit systematesch däitlech ënner den ugekënnegten Ziler, an déi kommunizéiert ëffentlech Ausgaben sinn dacks iwwerschätzt – nëmmen d’Hallschent (oder e bëssen driwwer) gëtt tatsächlech agesat.

Trotz spektakulären Ukënnegungen gëtt et also keng strukturell Erhéijung vun der Offer un ëffentleche Wunnengen, déi weiderhin net genuch ass, fir de reelle Besoine gerecht ze ginn.

  • Conclusiounen : wat ass aus dësem Echec ze léieren ?

De Logementsdësch weist d’Limitte vun enger Politik, déi sech op de private Marché stäipt. Et war virun allem eng Kommunikatiounsaktioun, déi d’Illusioun geschaf huet, datt eppes géif gemaach ginn, obwuel déi betraffe Leit net am Mëttelpunkt stoungen.

D’Zënserhéijungen hunn d’Situatioun nach verschlëmmert an d’Loyere weider an d’Luucht gedriwwen. D’Mesuren, déi geholl goufen, waren haaptsächlech ideologesch an hate kee konkret Resultat.

D’Conclusioune sinn kloer:

  • De private Marché léist d’Wunnengskris net. De Marché bevirdeedelegt d’Rentabilitéit géigeniwwer vun der Accessibilitéit an äntfert domat net op d’Bedierfnisser vun de Leit.
  • Finanzincitatiounen ouni Regulatioun sinn ineffikass. Besonnesch eng kleng Zuel Stéit mat vill finanzielle Mëttelen an Investore profitéiere vun dëse Mesuren, deenen hiert Ziel et net onbedéngt ass fir gënschtege Wunnraum ze schafen.
  • De Staat huet seng Prioritéite falsch gesat. Amplaz den ëffentleche Wunnengsbau ze stäerken, setzt de Staat op e Privatmarché an der Kris a riskéiert, dass d’Situatioun sou nach schlëmmer gëtt.
  • Et besteet eng ze grouss Ofhängegkeet vu Promoteuren. D’Regierung schafft esou wéi wann hir Interesse mat deene vun de Promoteuren identesch wieren, mee dat ass net esou an huet zu schlechten Decisioune gefouert.
  • Eng klientelistesch Politik. Déi Haaptbetraffe — Locatairen, Salariéen an ëffentlech Acteuren — sinn aus den Diskussiounen ausgeschloss ginn, wat d’Legitimitéit an d’Effikassitéit vun de beschlossene Moossname limitéiert.
  • Perspektiven: Alternativen, déi der Gravitéit vun der Situatioun gerecht ginn

Mat de Propositiounen aus dem Wunnengspak vun déi Lénk, déi virun zwee Joer virgeluecht goufen, hätten op mannst 1.000 zousätzlech abordabel Wunnengen all Joer kënne geschafe ginn, andeems Mëttele genotzt gi wieren, déi haut ongenotzt bleiwen an engem Maart, deen nach net emol op déi schonn ze niddreg Niveaue vun virun der Baukris zeréckkomm ass.

Eis Fuerderunge bleiwen nach ëmmer vollstänneg aktuell a si wäit ewech dovun, onrealistesch oder revolutionär ze sinn:

  • Eng Plafonéierung vun de Loyeren, fir d’Locatairen ze schützen an d’Spekulatioun ze begrenzen.
  • Eng Stäerkung an en Ausbau vun ëffentlechen an net gewënnorientéierte Promoteuren, souwéi vu soziale Bailleuren, fir d’Offer un abordabele Wunnengen nohalteg ze erhéijen.

Mir verdeedegen och ergänzend Moossnamen:

  • E richtege Logementsdësch, deen all betraffen Acteure mat abënnt, wéi d’Gewerkschaften, d’Locatairesassociatiounen, den SNHBM, de Fonds du Logement, sozial Bailleuren (AIS an aner), souwéi d’Gemengen. D’Zil: sécherstellen, datt all Stëmmen héiere ginn an datt Decisiounen déi reell Besoinen berücksichtegen.
  • Prolog 2.0, fir d’Interventioun vun de Gemengen an den ASBLen ze fërderen, andeems Prozedure vereinfacht ginn an d’Finanzéierung beschleunegt gëtt, fir eng séier Ëmsetzung vu Projeten z’erméiglechen an ze verhënneren, datt ëffentlech Mëttele blockéiert bleiwen oder ineffikass agesat ginn.
  • D’Aarbechtskonditiounen am Bausecteur verbesseren, besonnesch duerch eng substantiell Erhéijung vum soziale Mindestloun. D’Land brauch dausende weider Aarbechter an Handwierker, fir déi Wunnengen ze bauen, déi gebraucht ginn. Lëtzebuerg kann et sech net leeschten, datt Entreprisë verschwannen oder datt d’Aarbechtskraaft an aner Länner ofwandert wéinst verschlechterte Liewens- an Aarbechtskonditiounen. Mir widderhuelen an dësem Kader och eis Fuerderung no enger ëffentlecher Baufirma, déi fir de Bau vun ëffentleche Wunnengen an den Asaz kënnt.
  • Conclusioun

D’Wunnengskris zu Lëtzebuerg kann net geléist ginn, soulaang privat Interesse weiderhin iwwer dem Allgemengwuel stinn. De Logementsdësch illustréiert perfekt d’Saakgaass vun enger Politik, déi hiert Vertrauen an de Marché an a privat Promoteure setzt. Zwee Joer méi spéit sinn d’Resultater kloer: d’Produktioun vu Wunnengen stagnéiert, déi proposéiert Moossname sinn ineffikass, an d’Ongläichheete beim Zougang zu Wunnengen hunn zougeholl.

Et ass also Zäit, de Modell ze änneren: Wunne muss zu engem Grondrecht ginn an net zu enger Wuer, an d’ëffentlech Handlung muss d’Iwwerhand iwwer privat Spekulatioun zeréckgewannen. déi Lénk ass bereet, dës Alternativ ze droen, mat konkrete Moossnamen, fir de Marché ze reguléieren, den ëffentleche Wunnengsbau ze stäerken an en abordabele Zougang fir jiddereen ze garantéieren.

Um Beispill SNHBM-Projet zu Harel: Wat zu Lëtzebuerg am Logement schief leeft.

Rezent gouf bekannt, datt zu Harel an der Stauséigemeng e Wunnengsprojet fir 67 ëffentlech abordabel Wunnengen zanter iwwer 20 Joer net ëmgesat ginn ass, well déi ursprénglech vun der SNHBM geplangten Offer net méi der Demande entsprieche géif. Déi geplangte Wunnengen, déi mat enger Emphytéose um Terrain virgesi waren, wieren no Ausso vun der SNHBM net interessant, well am Norden d’Terrainspräisser net esou staark an d’Gewiicht falen.

Doropshin gouf de Projet elo deels opginn, an d’Gemeng verkeeft 40 vun de Bauplaze selwer um private Marché, wärend d’SNHBM 27 Wunnenge fir d’Locatioun baut.

Obwuel all Wunnengsbauprojet opgrond vun ekonomeschen, geografeschen a lokalpolitesche Spezifizitéiten eenzegaarteg ass, fannen déi Lénk, datt dëst Beispill repräsentativ ass fir déi schlecht Politik, déi zu Lëtzebuerg d’Wunnengsnout schaaft a verschäerft.

  • Zu Lëtzebuerg feelt et bekanntlech net eréischt zanter gëschter un abordabele Wunnengen, besonnesch an der Locatioun. D’Schéier tëscht deem, wat gebraucht gëtt, an deem, wat gebaut an ugebuede gëtt, geet ëmmer méi wäit op. Mee net nëmmen an der Locatioun gëtt et e grousse Besoin, mee och méi geziilten Offeren, wéi Jugendwunnen, Fraenhaiser oder Wunnenge fir Leit mat Handicap, ginn dréngend gebraucht. Lëtzebuerg huet och nach ëmmer keng eng Wunnkooperativ an dat läit haaptsächlech drun datt d’Terrainen dofir net do sinn respektiv ze deier sinn. Kreativ Léisungen tëscht méi Acteuren, fir den ëffentleche Bauterrain esou gutt wéi méiglech ze notzen, sinn do erfuerdert an och méiglech. Zu Harel schéngt awer net an dës Richtung geschafft ginn ze sinn. Zréckbehale gouf erëm eng Kéier eng bequem Léisung, déi net am allgemengen Interessi ass.
  • Net fir d’éischt verkeeft eng Gemeng Bauterrain. D’Grënn dofir kënne ganz ënnerschiddlech sinn, mee de Verkaf vun ëffentlechem Bauterrain um private Marché ass fir déi Lénk en No-Go. Déi ëffentlech Promoteuren an d’Gemengen hu schonn ze wéineg Bauterrain. D’SNHBM klot reegelméisseg, datt hir Terrainsreserven lues awer sécher op en Enn ginn. Gläichzäiteg kënne privat Promoteuren a Groussgrondbesëtzer ongebremst Bauterrain unheefen a kontrolléieren esou d’Präisser um Marché. An eisen Aen musse Staat a Gemenge sech vill méi wierksam steierlech a planeresch Instrumenter ginn, fir u méi Bauterrain ze kommen an d’Entwécklung um Logementsmarché a méi vernënfteg Bunnen ze lenken. Dës Regierung aus CSV an DP steiert awer genee an déi entgéigegesate Richtung!
  • Zu Harel soll elo d’Gemeng déi 40 Bauplaze selwer verkafen. Am leschte Joresrapport vun der SNHBM war nach ze liesen, datt d’Gemeng selwer op dësem Bauterrain Wunnenge baue géif. Dat ass elo net méi de Fall. Och wann d’Gemeng beim Verkaf vun de Bauplazen verschidde sozial Krittäre wéilt spille loossen, wäert si hei mat de selwechte Problemer konfrontéiert ginn, wéi d’SNHBM et bei hire Verkeef an de leschte Joren erlieft huet. Den Invest an en Terrain an de Bau vun engem neien Haus ass bei den aktuellen Zënssätz an der iwwerdriwwener Virsiicht vun de Banke bei der Kreditvergab fir déi allermeescht Stéit net méi ze stemmen. Mir kennen dëse Phenomen och bei ëffentleche kommunale Wunnengen (z. B. zu Esch): Stéit, déi d’Akommeskrittären erfëlle fir de Kaf vun enger abordabeler Wunneng, kréie kee Kredit, an déi, déi e Kredit kréien, erfëllen d’Krittären net méi. Hei bäisst sech d’Kaz an de Schwanz, an d’Bauplazen zu Harel riskéieren deemno genee esou onverkaaft ze bleiwen, wéi vill abordabel Wunnenge vun ëffentleche Promoteuren.
  • D’SNHBM kennt aner Spillregele wéi de Fonds du Logement. Als privatrechtlech Firma mat 100 % ëffentlechem Kapital kann d’SNHBM net à perte schaffen an huet keen Usproch op eng compensation de service public. Dofir verkeeft d’SNHBM och méi Wunnengen, wéi se der an d’Locatioun gëtt, fir hire Cashflow z’assuréieren. E Projet wéi zu Harel komplett an d’Locatioun ze ginn, wann de Verkaf net klappt, ass fir d’SNHBM haut dofir keng wierklech Optioun. Dëse Fall weist awer kloer, datt d’SNHBM zousätzlech Mëttel brauch, fir esou Projeten ëmzesetzen an nach méi konsequent op Locatioun ze setzen.
  • Laut den Informatiounen, déi op rtl.lu ze liese sinn, wëll d’Stauséigemeng och guer keng 67 abordabel Locatiounswunnengen zu Harel hunn. Esou Widderstänn ginn et a ville Gemengen, an et huet och kee Wäert, mat dem Fanger op eng eenzel Gemeng ze weisen. An der enorm ugespaanter Situatioun, an där mir eis zu Lëtzebuerg befannen, kënne mir esou Argumentatiounen awer net méi duerchgoe loossen. Dat si Luxusproblemer. Ville Leit, déi zanter Joren op Waardelëschte bei der SNHBM oder beim Fonds du Logement stinn, ass et egal, wou si eng Wunneng kréien, soulaang si fortkomme vu Wucherloyeren um private Marché. Doriwwer eraus bitt sech och an der abordabler Locatioun d’Méiglechkeet fir Gemengen eng sozial Mixitéit ze garantéieren. Dediéiert Logementer fir bestëmmte „Kategorië“ vu Locatairen erméiglechen dëst : Wunnenge fir Fraen, déi Affer vun haislecher Gewalt ginn, Wunnenge fir Salariéë vu Betriber an der Regioun, elengerzéiend Familljen an sou virun.
    De Logementsminister muss sech awer d’Fro gefale loossen, firwat de Fonds Spécial Logement an de leschte Jore Bauterrain zu Pëtschend, Useldéng, Hieffnech oder Lennesch kaf huet, wann et a méi ländleche Géigenden souwisou keng Nofro no abordabele Wunnengen gëtt.
    Fir déi Lénk ass et wichteg, datt all Gemeng – jee no Gréisst a Lag – abordabel Wunnenge schaaft an op hirem Terrain zouloosse muss. Dowéinst fuerdere mir eng verbindlech Quot fir abordabel Wunnengen an all Gemeng. Datt dësen Taux an der Stad méi héich sollt sinn ewéi bspw. an der Stauséigemeng, ass fir eis selbstverständlech a Länner wéi Frankräich hunn dat jo och esou emgesat.

Déi ëffentlech Promoteuren SNHBM a Fonds du Logement hunn – Stand 2024 – zesumme ronn 11.500 Leit op hire Waardelëschte fir eng Locatiounswunneng a ronn 12.000 fir de Kaf. De Besoin ass enorm, egal ob et sech ëm Bauprojete fir de Verkaf, d’Locatioun oder eng Mëschung aus béidem handelt. Et feelt massiv u Wunnengen, an d’Schafe vun neiem Wunnraum kënnt guer net no. An dëser Situatioun muss all méiglech zousätzlech ëffentlech Wunneng gebaut ginn – an zwar esou séier et geet. Dat, wat zu Harel geschitt ass, dierf esou net nach eng Kéier passéieren, weist awer gläichzäiteg, wéi vill am Logement zu Lëtzebuerg schif leeft.

Nach ass et awer och zu Harel net ze spéit, dofir proposéieren déi Lénk:

  • Datt d’Stauséigemeng d’Terrainen net verkeeft an ee Maximum vun Haiser an d’Locatioun gëtt, entweder an Eegenregie oder an Zësummenaarbecht matt engem oder e puer Bailleurs Sociaux a soss Gestionnairë vun soziale Wunnstrukturen. Et sief drun erënnert, dass d’Gesetz iwwer de logement abordable um Instanzewee nei finanziell Ënnerstzëtung virgesäit fir Gemengen déi selwer abordabel Wunnenge schafen.
  • Datt all d’Bailleurs Sociaux an déi divers sozial Träger proaktiv der Stauséigemeng Proposen eraschécke wéieng Wunnprojeten si kéinte geréieren an deenen Eefamilienhaiser an Appartementer déi do gebaut ginn

L’exemple du projet de la SNHBM à Harlange :
Les dysfonctionnements de la politique du logement au Luxembourg.

Il a été révélé récemment qu’à Harlange, dans la commune du Lac de la Haute-Sûre, un projet de construction de 67 logements publics abordables n’a pas été réalisé depuis plus de vingt ans, au motif que l’offre initialement prévue par la Société nationale des habitations à bon marché (SNHBM) ne correspondrait plus à la demande actuelle. Les logements projetés, qui devaient être réalisés sur la base d’un droit d’emphytéose sur le terrain, ne seraient plus jugés attractifs par la SNHBM, celle-ci estimant que, dans le nord du pays, les prix du foncier n’ont pas le même poids que dans d’autres régions.

Dans ce contexte, le projet a été partiellement abandonné : la commune procède désormais à la vente de 40 terrains constructibles sur le marché privé, tandis que la SNHBM prévoit la construction de 27 logements destinés à la location.

Bien que chaque projet de construction de logements soit unique en raison de spécificités économiques, géographiques et politiques locales, déi Lénk estime que cet exemple est représentatif d’une mauvaise politique du logement qui, au Luxembourg, crée et aggrave la pénurie de logements.

  • Il est de notoriété publique que le Luxembourg manque de logements abordables depuis de nombreuses années, en particulier dans le secteur locatif. L’écart entre les besoins réels et les logements effectivement construits et proposés ne cesse de se creuser. Toutefois, le besoin ne se limite pas au logement locatif classique : des offres ciblées telles que des logements pour jeunes, des maisons d’hébergement pour femmes ou des logements adaptés aux personnes en situation de handicap sont également urgemment nécessaires. Le Luxembourg ne dispose toujours pas de coopératives de logement, principalement en raison du manque de terrains disponibles ou de leur coût excessif. Des solutions créatives impliquant plusieurs acteurs, visant à exploiter au mieux le foncier public, seraient pourtant possibles et nécessaires. À Harlange, rien n’indique que cette voie ait été explorée ; une fois de plus, une solution de facilité, qui ne sert pas l’intérêt général, a été privilégiée.
  • Ce n’est pas la première fois qu’une commune vend des terrains constructibles. Les raisons peuvent être diverses, mais pour déi Lénk, la vente de terrains publics sur le marché privé est inacceptable. Les promoteurs publics et les communes disposent déjà de trop peu de foncier. La SNHBM souligne régulièrement que ses réserves foncières s’épuisent progressivement. Dans le même temps, les promoteurs privés et les grands propriétaires fonciers peuvent accumuler sans entrave des terrains constructibles et contrôler ainsi les prix du marché. À nos yeux, l’État et les communes doivent se doter d’outils fiscaux et de planification bien plus efficaces afin d’acquérir davantage de terrains et d’orienter le marché du logement dans une direction plus raisonnable. Or, le gouvernement actuel, composé du CSV et du DP, va précisément dans la direction opposée.
  • À Harlange, la commune prévoit désormais de vendre elle-même les 40 terrains. Or, le dernier rapport annuel de la SNHBM indiquait encore que la commune construirait elle-même des logements sur ces terrains, ce qui n’est désormais plus le cas. Même si la commune souhaite appliquer certains critères sociaux lors de la vente, elle sera confrontée aux mêmes difficultés que la SNHBM lors de ses ventes ces dernières années. L’investissement dans un terrain et la construction d’une maison sont devenus inaccessibles pour la grande majorité des ménages, en raison des taux d’intérêt actuels et de la prudence excessive des banques en matière d’octroi de crédits. Ce phénomène est également observé dans le logement communal public (par exemple à Esch) : des ménages remplissant les critères de revenus pour l’achat d’un logement abordable n’obtiennent pas de crédit, tandis que ceux qui obtiennent un crédit ne remplissent plus les critères. Il s’agit d’un cercle vicieux, et les terrains à Harlange risquent ainsi de rester invendus, tout comme de nombreux logements abordables proposés par des promoteurs publics.
  • La SNHBM fonctionne selon des règles différentes de celles du Fonds du Logement. En tant que société de droit privé détenue à 100 % par des capitaux publics, la SNHBM ne peut pas travailler à perte et ne bénéficie pas d’une compensation de service public. Elle est donc contrainte de vendre davantage de logements qu’elle n’en met en location afin d’assurer son flux de trésorerie. Dans ces conditions, transformer un projet tel que celui de Harlange entièrement en logements locatifs en cas d’échec des ventes n’est pas une option réaliste pour la SNHBM. Ce cas démontre clairement que la SNHBM a besoin de moyens financiers supplémentaires afin de pouvoir mener à bien de tels projets et de s’orienter de manière plus résolue vers la location.
  • Selon les informations publiées sur rtl.lu, la commune du Lac de la Haute-Sûre ne souhaiterait de toute façon pas accueillir 67 logements locatifs abordables à Harlange. De telles résistances existent dans de nombreuses communes, et il serait inutile de pointer du doigt une seule d’entre elles. Toutefois, au vu de la situation extrêmement tendue du logement au Luxembourg, de tels arguments ne sont plus acceptables. Il s’agit de problèmes de confort. Pour les nombreuses personnes inscrites depuis des années sur les listes d’attente de la SNHBM ou du Fonds du Logement, l’emplacement importe peu, pourvu qu’elles puissent échapper aux loyers abusifs du marché privé. Par ailleurs, le logement locatif abordable permet également aux communes de garantir une mixité sociale. Des logements dédiés à certaines catégories de locataires y contribuent : logements pour femmes victimes de violences domestiques, logements pour salariés d’entreprises locales, familles monoparentales, etc.
    Le ministre du Logement doit également s’expliquer sur les raisons pour lesquelles le Fonds spécial pour le logement a acquis ces dernières années des terrains à Putscheid, Useldange, Heffingen ou Lenningen, si, comme il est affirmé, il n’existe aucune demande pour des logements abordables dans les zones rurales.
    Pour déi Lénk, il est essentiel que chaque commune, en fonction de sa taille et de sa localisation, crée et autorise des logements abordables sur son territoire. C’est pourquoi nous demandons l’introduction d’un quota contraignant de logements abordables dans chaque commune. Il va de soi que ce taux devrait être plus élevé dans la capitale que, par exemple, dans la commune du Lac de la Haute-Sûre, comme cela se pratique déjà dans des pays tels que la France.

À la fin de l’année 2024, la SNHBM et le Fonds du Logement comptaient ensemble environ 11 500 personnes sur leurs listes d’attente pour un logement locatif et près de 12 000 pour l’achat d’un logement. Les besoins sont immenses, qu’il s’agisse de projets destinés à la vente, à la location ou à une combinaison des deux. Le manque de logements est massif et la création de nouveaux logements est largement insuffisante. Dans cette situation, chaque logement public supplémentaire doit être construit, et ce, le plus rapidement possible. Ce qui s’est produit à Harlange ne doit plus se reproduire, mais illustre de manière frappante les graves dysfonctionnements de la politique du logement au Luxembourg.

Il n’est cependant pas encore trop tard pour agir à Harlange. C’est pourquoi déi Lénk proposent :

  • que la commune du Lac de la Haute-Sûre renonce à la vente des terrains et mette un maximum de logements en location, soit en régie propre, soit en collaboration avec un ou plusieurs bailleurs sociaux ou autres gestionnaires de structures de logement social. Il convient de rappeler que la loi sur le logement abordable prévoit de nouveaux soutiens financiers pour les communes qui créent elles-mêmes des logements abordables ;
  • que l’ensemble des bailleurs sociaux et des organismes sociaux concernés soumettent de manière proactive à la commune du Lac de la Haute-Sûre des propositions concernant les projets de logement qu’ils pourraient gérer dans les maisons individuelles et les immeubles d’appartements qui y seraient construits.

Question parlementaire sur les expulsions en matière de bail à usage d’habitation.

Luxembourg, le 6 janvier 2025

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de la Justice.

À la suite de notre question parlementaire du 23 juillet 2024, à laquelle Madame la Ministre a répondu le 26 septembre 2024, nous souhaiterions obtenir une mise à jour des données relatives à l’exécution des décisions d’expulsion ordonnées en matière de bail à usage d’habitation, en application de la loi modifiée du 21 septembre 2006, et ce depuis le 1er septembre 2024.

Dans ce contexte, nous aimerions poser les questions suivantes à Madame la Ministre :

  1. Combien de procédures visant à obtenir l’autorisation du juge de paix de procéder à l’expulsion d’une personne sont actuellement en cours ?
  2. Combien de procédures visant à obtenir une telle autorisation ont été traitées depuis le 1er septembre 2024 ?
  3. Parmi ces demandes, combien ont donné lieu à une autorisation d’expulsion accordée par le juge de paix ?
  4. Combien d’expulsions autorisées par le juge de paix ont effectivement été exécutées depuis le 1er septembre 2024 ?
  5. Dans combien de cas, depuis le 1er septembre 2024, le juge de paix a-t-il accordé un sursis à l’exécution de la décision d’expulsion ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux,

David Wagner                                  Marc Baum

Député                                               Député

Plan national géint d’Aarmut: Reng Symptombekämpfung.

De Plang vun der Regierung fir Aarmut ze bekämpfen ass enttäuschend. Och wann eenzel Moossnamen duerchaus sënnvoll sinn, ginn awer haaptsächlech nëmme Symptomer bekämpft, awer net déi strukturell Ursaachen, firwat ëmmer méi Leit hei am Land riskéieren an d’Prekaritéit ofzerutschen. D’Regierung verfollegt d’Logik vun der Verallgemengerung vun der Sozialhëllef a leeft domadder de Problemer ëmmer nëmmen hannendrun.

Dem Luc Frieden seng Regierung hat sech d’Bekämpfung vun der Aarmut op de Fändel geschriwwen. Mee bis elo war dovun net vill ze mierken, am Géigendeel. D’CSV-DP Regierung huet d’Rechter vun den Aarbechterinnen an Aarbechter systematesch mat de Féiss getrëppelt an et stoung scho laang net méi esou schlecht ëm de Sozialdialog wéi am Moment; den 28. Juni hunn iwwer 20.000 Mënsche géint déi asozial Politik vun der schwaarz-bloer Regierung manifestéiert; den Innenminister Leon Gloden, deem säi Platzverweis net duerch de Staatsrot kënnt, verwiesselt Aarmutsbekämpfung mam Kujenéiere vun deenen Äermsten; an an der Logementspolitik gëtt weider de grousse Promoteuren an de Multiproprietären de rouden Teppech ausgerullt. Alles dat ass de Géigendeel vun Aarmutsbekämpfung. 

Et ass och ëmmer erëm wichteg an dëser Diskussioun e puer Zuelen ze nennen, déi weisen dass et ville Leit hei am Land net gutt geet: all véiert Kand zu Lëtzebuerg ass aarm an 13,4% vu Leit déi eng Aarbecht hu liewen trotzdeem ënnert der Aarmutsgrenz, an domat ass Lëtzebuerg Tabelleleschten an der EU; den Aarmustrisiko huet awer besonnesch och bei de Rentnerinnen a Rentner bäigeholl, iwwer déi lescht 10 Joer huet en sech verduebelt vu 5 op 10,7%. Am räiche Lëtzebuerg schützt d’Aarbecht also scho laang net méi géint d’Aarmut. 

déi Lénk fuerdere strukturell Reformen.

Den Haaptgrond vun Aarmut bleift zu Lëtzebuerg de Logement, an zemools d’Präisser vun de Loyeren. Déi Locatairë mat deenen niddregste Paien, stieche méi wéi 50% vun hirem « revenu disponsible » an de Loyer, am stäerkste betraff sinn elengerzéiend Fraen. Et muss och bemierkt ginn, dass den Taux u Locataire staark zougeholl huet, 33% si mëttlerweil op d’Location ugewisen. Aus deem Grond fuerderen déi Lénk ee Loyersdeckel. Et ass net méi novollzéibar, dass de d’Regierung mat hirer Subside-Politik iwwerdeiert Logementspräisser finanzéiert an esou dozou bäidréit dass Promoteuren a Multiproprietäre sech d’Täsche voll stiechen.

Deen zweete Grond sinn déi ze niddreg Paien. De Mindestloun läit zu Lëtzebuerg ënnert der Aarmutsgrenz an dat ass ee Skandal a sech. Dofir komme mer hei am Land net laanscht eng substantiell Erhéijung vum Mindestloun wa mer wëllen dass d’Aarbecht virun der Aarmut soll schützen. An dat soll och am Alter wouer sinn. Wann ee säi liewe laang geschafft huet, muss ee kënnen am Alter roueg an onbekëmmert sinn. déi Lénk fuerderen dofir och eng Erhéijung vun der Mindestrent op den Niveau vum Mindestloun.

Dëst sinn dräi konkret Pisten, déi de Problem vun der Aarmut strukturell uginn. Et huet kee Wäert eng Almosepolitik ze bedreiwe wou hei an do ee Prozentsaz am Dispositif vun der Sozialhëllef ugepasst gëtt, wann d’Logementspräisser scho laang den Domän vun der Vernonft verlooss hunn a wann d’Paien an d’Renten net méi duer gi fir dezent ze liewen.


Plan national contre la pauvreté : Une simple lutte contre les symptômes.

Le plan du gouvernement pour combattre la pauvreté laisse un goût amer. Même si certaines mesures isolées peuvent sembler pertinentes, l’essentiel se limite à traiter les symptômes sans s’attaquer aux causes structurelles qui poussent un nombre croissant de personnes dans la précarité. La logique suivie consiste à généraliser l’aide sociale, ce qui revient à courir derrière les problèmes au lieu de les prévenir.

Le gouvernement de Luc Frieden avait pourtant inscrit la lutte contre la pauvreté parmi ses priorités. Jusqu’ici, difficile d’en voir la trace — au contraire. La coalition CSV–DP a bafoué les droits des travailleuses et travailleurs, et le dialogue social ne s’était plus trouvé dans un état aussi inquiétant depuis longtemps. Le 28 juin, plus de 20 000 personnes ont manifesté contre la politique antisociale du gouvernement noir-bleu. Le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, dont le Platzverweis a encore été retoqué par le Conseil d’État, semble confondre lutte contre la pauvreté et stigmatisation des plus vulnérables. Quant à la politique du logement, elle continue de dérouler le tapis rouge aux grands promoteurs et aux multipropriétaires. Tout cela va exactement à l’encontre d’une stratégie de lutte contre la pauvreté.

Quelques chiffres méritent aussi d’être rappelés pour comprendre l’ampleur du problème : un enfant sur quatre au Luxembourg vit dans la pauvreté ; 13,4 % des personnes ayant un emploi restent pourtant sous le seuil de pauvreté — un triste record dans l’UE ; et le risque de pauvreté a particulièrement augmenté chez les retraitées et retraités, doublant en dix ans, de 5 % à 10,7 %. Dans un pays riche comme le Luxembourg, le travail ne protège donc plus de la pauvreté.

La cause principale de la pauvreté reste le logement, en particulier la flambée des loyers. Les locataires aux revenus les plus faibles consacrent plus de 50 % de leur revenu disponible au loyer, les femmes seules avec enfants étant les plus touchées. Il faut également noter que la proportion de locataires a fortement augmenté : 33 % de la population dépend désormais de la location. C’est pourquoi déi Lénk revendiquent un plafonnement des loyers. Il n’est plus acceptable que, par sa politique de subsides, le gouvernement finance des prix immobiliers excessifs et contribue ainsi à remplir les poches des promoteurs et des multipropriétaires.

Le deuxième facteur, ce sont les salaires trop bas. Le salaire minimum au Luxembourg est inférieur au seuil de pauvreté, et cela est en soi un scandale. Nous ne pouvons donc pas faire l’impasse sur une augmentation substantielle du salaire minimum si nous voulons que le travail protège réellement contre la pauvreté. Et cela doit également être vrai pour la retraite. Quand on a travaillé toute sa vie, on doit pouvoir vivre l’âge de la retraite dans la tranquillité et sans inquiétudes. C’est pourquoi déi Lénk demandent aussi une augmentation de la pension minimale au niveau du salaire minimum.

Ce sont là trois pistes concrètes qui abordent structurellement le problème de la pauvreté. Il ne sert à rien de pratiquer une politique de charité où l’on ajuste, ici et là, un pourcentage dans le dispositif d’aide sociale, lorsque les prix du logement ont depuis longtemps quitté le domaine de la raison et que les salaires comme les pensions ne suffisent plus pour vivre dignement.

Question parlementaire sur les résidences destinées aux étudiants.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Education, et du Logement ainsi qu’à Madame la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur.

Des étudiants logés dans le bâtiment Galileo à Belval ont fait état à la presse des conditions dégradantes dans lesquelles ils se retrouvent : moisissure, coupures d’électricité, inondations, manque d’eau chaude et humidité sont parmi les problèmes récurrents. L’université de Luxembourg a expliqué ne pas être responsable pour ce bâtiment : il est géré par des entreprises privées. Le partage des responsabilités ne serait pas toujours clair entre les deux entreprises qui gèrent le bâtiment.

Partant, j’aimerais obtenir les informations suivantes.

  1. Quel pourcentage des résidences destinées aux étudiants de l’université du Luxembourg est géré par des entreprises privées, et quel pourcentage par des entités publiques ?
  2. Quelle entité publique contrôle si les gestionnaires privés des bâtiments pour étudiants assurent un environnement durablement salubre à ces derniers ?
  3. Au cas où les gestionnaires privés desdits bâtiments ne respecteraient pas leurs obligations contractuelles en matière de salubrité, quelles en seraient les conséquences juridiques ou autres ?
  4. Est-ce le Fonds Belval qui a accordé leurs contrats aux deux gestionnaires responsables du bâtiment Galileo ? Dans l’affirmative, quels sont les moyens d’action du Fonds Belval pour vérifier si ces deux derniers respectent leurs obligations en matière de salubrité ? Dans la négative, avec qui les deux gestionnaires ont-ils passé un contrat ?
  5. Monsieur le ministre ou Madame la ministre comptent-ils faire quelque chose pour améliorer les conditions de vie des étudiants du bâtiment Galileo ?
  6. De façon générale, comment se positionnent-ils par rapport à l’affaire ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

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