Corps des Instructeurs en secourisme de l’Administration des services de secours [FRAGE]

Antwort von déi Lénk auf Fragen (—>; Fragen als .pdf öffnen) des Corps des Instructeurs en secourisme de l’Administration des services de secours.

Dans votre lettre du 26 août 2013, vous dénoncez les conséquences de la décision du Gouvernement en conseil relative à la diminution de 25 % des indemnités pour les membres des commissions d’examen et autres commissions étatiques. Cette décision fut prise déjà le 20 septembre 2012 lors de l’une des réunions à huis clos du gouvernement destinées à préparer le budget de l’État pour l’exercice 2013. Elle fut communiquée le 2 octobre 2012 par Luc Frieden dans la foulée de la présentation de la 1re mouture du budget de l’État et s’inscrit donc dans le cadre de la politique d’austérité que déi Lénk réprouve fondamentalement.

Il a fallu une intervention du Conseil d’Etat – évoquant la non-rétroactivité – pour éviter une application aux commissions nommées dès 2012 déjà , ce qui aurait violé l’un des principes les plus élémentaires du droit. Suite à cet avis très ferme du Conseil d’Etat, le gouvernement a dû faire marche arrière et appliquer ladite mesure à partir du 1er juillet 2013 seulement, après la publication du règlement du 21 juin 2013.

A notre avis, la mesure que vous dénoncez très justement est totalement contre-productive puisque ce sont précisément des personnes très engagées qui sont ainsi lésées. Elle témoigne d’un manque de respect manifeste à leur égard et il n’est dès lors pas étonnant qu’elle soit ressentie par eux comme une véritable gifle et un mépris pour le travail bénévole accompli.

Cela d’autant plus que les indemnités payées à des personnes hautement qualifiées pour faire le test de secourisme étaient déjà faibles suivant l’ancien tarif. En fonction de ce qui précède, nous pouvons vous assurer que déi Lénk agira dans le sens d’une abolition du règlement du 21 juin et d’un rétablissement de l’ancien tarif au moins.

[Dossier] La politique économique en Europe et au Luxembourg

Extrait du Dossier “La politique économique en Europe et au Luxembourg”. Auteurs: Groupe de Travail “Economie” – déi Lénk
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III. Les alternatives de la gauche à la politique néolibérale en Union Européenne et au Luxembourg

Le 8e plan d’austérité imposé au parlement et aux travailleurs grecs montre jusqu’où les dirigeants de l’Europe sont prêts à aller pour imposer leurs dogmes de politique économique: ni la récession dramatique, ni la misère sociale ne les font reculer devant la cruelle mise sous tutelle de la Grèce. La Grèce devient le laboratoire pour les pires contreréformes qui annulent les acquis du monde ouvrier du XXe siècle et bien des acquis de souveraineté démocratique. Il faudra désormais une mobilisation radicale et unitaire des travailleurs d’Europe pour inverser le cours du continent. Les orientations à prendre sont forcément des orientations de rupture.

Au niveau européen il faudra:
· Inverser la politique d’austérité qui mène à la récession et à l’appauvrissement massif et la remplacer par des plans de relance.
· Faire des réformes fiscales radicales harmonisées pour inverser la répartition des richesses produites, pour empêcher la course au dumping fiscal et assurer un contrôle strict des capitaux entre autre par une taxe substantielle européenne sur les flux.
· Nationaliser les banques et installer un contrôle démocratique sur leur orientation en affaires.
· Faire dans tous les pays un audit de la dette sous contrôle démocratique afin de connaître les créanciers principaux et de détecter les dettes qui peuvent être considérées comme illégitimes.
· Recréer le plein emploi par un partage du travail sur toutes les mains et une réduction continentale et massive du temps de travail.

L’application de cette alternative radicale doit encore être différenciée suivant les situations nationales:
· Les pays lourdement endettés de la zone euro, qui n’ont plus de variables d’ajustement devraient – selon les cas – annuler, réaménager ou renégocier la dette (comme l’Argentine face au FMI).
· Dans les pays largement exportateurs comme l’Allemagne une augmentation conséquente des salaires s’impose. Elle réduirait à la fois les inégalités sociales dans le pays concerné et les inégalités d’échange au sein de l’Union.
· La nationalisation des banques dans des pays comme le Luxembourg ou l’Irlande ne donne un sens que pour les banques qui ont un rôle structurant dans l’économie nationale. La levée du secret bancaire reste un objectif d’intérêt général. Le rôle de la banque centrale européenne doit être redéfini e.a. pour lui permettre d’intervenir directement dans les pays et les banques centrales nationales doivent revenir sous contrôle public.
· Il faut créer un Fonds européen de développement social et solidaire, une sorte de banque publique européenne destinée à faciliter les investissements publics en faveur du développement social et écologique. Il s’agit d’en arriver à un développement harmonieux des différents pays dans une logique égalitaire et de redéveloppement d’une production et d’une économie réelle durable.

Au Luxembourg, les priorités économiques à insérer dans une dynamique européenne de refondation sociale, démocratique et économique seront:
· La redistribution de la richesse créée du capital vers les salaires et les services publics.
· Le développement économique doit se faire sous une influence politique grandissante pouvant assurer une orientation diversifiée et durable au lieu du monolithisme actuel autour de la place financière. Cette orientation doit comporter une lutte contre le démantèlement industriel de la Grande Région et une ré-industrialisation dans l’ensemble du domaine du marché de travail national et transfrontalier suivant des critères de développement des technologies hautes, écologiques et durables.
· Pour le financement du développement il faudra créer un pôle de financement public englobant les banques Dexia-BIL et KBL à nationaliser.
· Le fonds de réserve des pensions doit être investi d’une façon sûre et stable dans des fonds publics opérant notamment dans le domaine de l’urbanisme et de construction massive de logements sociaux. Le fonds doit rester la propriété des retraité(e)s et des salarié(e)s.
· Le système d’éducation doit être développé dans un sens juste et efficace offrant la meilleure formation aux jeunes tant qu’aux adultes en déficit de formation sans négliger les connaissances générales approfondies qui sont à la base de toute réorientation
ultérieure.

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Steuergerechtigkeit statt Sparpolitik

Sparpolitik ist in aller Munde – in Europa allgemein, wie in Luxemburg im Besonderen. Minister Frieden wurde gar vom Parteipräsident der CSV und vom Fraktionspräsident der LSAP beim Budgetentwurf 2013 aufgefordert, noch weiter an der Sparschraube zu drehen, während den Oppositionsparteien DP, déi Gréng und ADR dies noch nicht weit genug ging.

„Der Staat lebt über seine Verhältnisse“; „die Schulden wachsen uns über den Kopf“; „die Sozialausgaben sind zu hoch“: das sind die Argumente, die uns tagtäglich um die Ohren gehauen werden. Was ist daran richtig, was ist falsch?
– Richtig ist, dass in der Krise die Staatseinnahmen sinken und die Sozialausgaben steigen.
– Richtig ist auch, dass Luxemburg eine Strukturkrise durchlebt, weil die verschiedenen Regierungen in den letzten 35 Jahren nur auf den Finanzsektor gesetzt und dem Industrieabbau zu lange tatenlos zugesehen haben.
– Falsch ist es, zu glauben, die Probleme wären durch Sparpolitik und sozialen Abbau in den Griff zu bekommen. Die europäische Austeritätspolitik, welche unter dem Impuls von Angela Merkel und dem Ex-Vorsitzenden der Eurogruppe, Jean-Claude Juncker, durchgezogen wurde, hat die Euro-Länder immer tiefer in die Krise geritten.
– Falsch ist die Annahme, das staatliche Budgetdefizit sei durch zu hohe Ausgaben bedingt. In Wirklichkeit ist vor allem der relative Abbau der Staatseinnahmen – u.a. durch die schädliche CSV-DP-Steuerreform von 2002, mit einer Milliarde Euro Steuerausfällen jährlich – dafür verantwortlich, dass der Staat besonders für Investitionen zu wenig Mittel zur Verfügung hat. Große profitable Betriebe werden nur gering oder gar nicht besteuert. Und die reichen und superreichen Haushalte werden von Steuern weitestgehend verschont. Dazu wurde zum Beispiel auch die Vermögenssteuer abgeschafft.

Im europäischen Vergleich gehört Luxemburg zu den Ländern mit den geringsten öffentlichen Einnahmen und Ausgaben im Vergleich zum produzierten Reichtum (Bruttoinlandsprodukt) und es ist das Land, in dem Betriebe am wenigsten Steuern und Sozialleistungen zahlen. Es besteht also Handlungsspielraum und den gilt es zu nutzen.

déi Lénk setzen sich ein
• für eine tatkräftige Investitionspolitik des Staates; Privataktionären wie z.B. Mittal darf nicht die Zukunft unseres Landes überlassen werden.
• für eine resolute Sozialpolitik, welche der schaffenden Bevölkerung zugute kommt; die Steuertabelle und das Kindergeld müssen an den Index angepasst werden.
• für ein Anheben der betrieblichen Gewinnsteuer für sehr rentable Unternehmen und der Steuersätze für die Haushalte mit hohen Einkommen, eine Besteuerung aller Kapitalerträge, die Wiedereinführung der Vermögensteuer, sowie die Erhebung der Finanztransaktionssteuer nach europäischem Muster.

Informationen
• 80 % der in Luxemburg ansässigen Betriebe zahlen keine Profitsteuer.
• Vor 30 Jahren zahlten Betriebe 2/3 der direkten Steuern, Haushalte 1/3. Heute ist es umgekehrt.
• 45 % der direkten Steuern sind Lohnsteuern; nur 4 % sind Kapitalertragssteuern.
• Die sozial ungerechten indirekten Steuern (wie z. B. die TVA) betragen nun 43 % des Steueraufkommens – gegenüber 31 % im Jahre 1980.
• 30 % der Staatsschuld sind auf die Sanierung von Fortis-BGL und DEXIA-BIL zurückzuführen.

CGFP – Steuerpolitik

Wahlprüfsteine der CGFP– Antworten déi Lénk

4. Steuerpolitik

a) In der Vergangenheit hat sich die Steuerlast in Luxemburg massiv zu Lasten der Privathaushalte (sie zahlen zwei Drittel der direkten Steuern) und zu Gunsten der Unternehmen (nur ein Drittel) verschoben. Was wird Ihre Partei dazu beitragen, mittelfristig hier erneut Steuergerechtigkeit herbeizuführen?

Das steuerliche Ungleichgewicht zwischen Privathaushalten und Unternehmen muss korrigiert werden. 80% der Unternehmen, die ihren Sitz in Luxemburg haben, darunter multinationale Unternehmen, bezahlen keine Gewinnsteuer. Wir werden mehr Steuern von sehr rentablen Unternehmen einfordern, insbesondere durch Bekämpfung der Steuerhinterziehung und der finanziellen und steuerlichen Konstrukte.

b) Ist Ihre Partei bereit, eine Reform hin zu einer progressiven und gerechten Steuerpolitik in Angriff zu nehmen, welche vornehmlich Lohnempfänger mit mittleren Einkommen entlasten könnte?

déi Lénk wollen den übermäßigen Steuerdruck auf Haushalte mit mittleren Einkommen vermindern und Haushalte mit hohen Einkommen, sowie Kapitalerträge mehr besteuern. Dazu müssen die Progressivität im mittleren Bereich der Steuertabelle reduziert, die Anzahl der Steuerstufen am Ende der Tabelle verlängert und die maximalen Steuersätze erhöht werden, sowie die Gesamtheit der Dividenden und anderer Kapitalerträge besteuert werden.

c) Drängt sich Ihrer Ansicht nach kurz- bis mittelfristig eine lineare oder eine anders gelagerte Anhebung der Mehrwertsteuer in Luxemburg auf, obwohl eine solche Maßnahme unserer Meinung nach sozial ungerecht ist und die Kaufkraft allgemein negativ beeinflusst?

Indirekten Steuern sind ungerechte Steuern da sie Haushalte mit geringen Einkommen stärker belasten. Deshalb muss das Gewicht der indirekten Steuern begrenzt werden. Wir widersetzen uns vehement der Erhöhung der Mehrwertsteuer, die für 2015 angekündigt wurde.

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