Unerkennung vum palästinensesche Staat

Op Initiativ vun déi Lénk gouf haut mat 34 Jo-Stëmmen an der Chamber eng Motioun zur Unerkennung vum palästinensesche Staat ugeholl. En historeschen Daag fir d’Solidaritéit mat de PalästinenserInnen an en Erfolleg fir d’Gauche!

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Motion concernant la reconnaissance par le gouvernement luxembourgeois de l’Etat de Palestine

déi Lénk a présenté dans le cadre du débat suite à la déclaration sur la politique étrangère et européenne une motion invitant le gouvernement à faire de la reconnaissance de l’État de Palestine un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit. La motion fut transféré pour discussion à la Commission des Affaires étrangères.

La Chambre des Députés,

–      Affirmant sa volonté de concourir à l’effort international de paix au Proche-Orient ;

–      Constatant la volonté des peuples israélien et palestinien à vivre en paix et en sécurité ;

–      Constatant l’échec des tentatives de relance du processus de paix engagées depuis 1991 entre Israéliens et Palestiniens par la communauté internationale ;

–      Constatant les menaces pesant sur la solution des deux Etats, et notamment la poursuite illégale de la colonisation dans les territoires palestiniens qui mine la viabilité d’un futur Etat palestinien souverain, malgré les capacités institutionnelles dont s’est dotée l’Autorité palestinienne et la reconnaissance que lui a accordée l’Assemblée générale des Nations-Unies ;

–      Constatant la montée des tensions à Jérusalem et en Cisjordanie qui menace d’engendrer un nouveau cycle de violence néfaste pour l’ensemble des populations de la région ;

–      Soulignant que le statu quo est intenable et dangereux car il nourrit les frustrations et la défiance croissante entre les deux parties ;

–      Soulignant l’impératif d’une reprise rapide des négociations entre les parties selon des paramètres clairs et un calendrier déterminé, et l’urgente nécessité d’aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l’établissement d’un Etat démocratique et souverain de Palestine, vivant en paix et en sécurité avec Israël, sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem pour capitale de ces deux Etats ;

–      Soulignant que la solution des deux Etats, promue avec constance le Luxembourg et l’Union européenne, suppose la reconnaissance de l’État de Palestine ; Invite le Gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg à faire de la reconnaissance de l’État de Palestine un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit.

Invite le Gouvernement du Grand-Duché du Luxembourg à faire de la reconnaissance de l’État de Palestine un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit.

Serge Urbany

Justin Turpel

Sich nicht manipulieren lassen

Nach der Sitzung der aussenpolitischen parlamentarischen Kommission Donnerstagmorgen erklärte Abgeordneter Serge Urbany :

« Gerade weil der Abschuss der malaysischen Passagiermaschine über der Ostukraine so verurteilenswert ist, müssen die Erkenntnisse der internationalen Untersuchung über die Verantwortungen abgewartet werden, bevor politische und strafrechtliche Konsequenzen daraus gezogen werden.

Wir können deshalb auf keinen Fall damit einverstanden sein, dass – wie es sich jetzt andeutet – einseitige Massnahmen gegen Russland getroffen werden, besonders da gleichzeitig ausgeschlossen wird, dass dieser Staat den Abschuss angeordnet hat.

Die Situation in der Ukraine ist komplex und die Verantwortungen sind geteilt. Die Manipulation ist auf allen Seiten gross, auch in westlichen Ländern. Es gab leider keine wirklichen Versuche, durch Auflösung der militärischen Gruppen auf beiden Seiten und durch Gespräche über die verfassunsgsmässige Zukunft des Landes einen nationalen Dialog zustande zu bringen. Obschon sich auch Russland, die EU und die USA bereits im April in Genf darüber prinzipiell einig waren.

Wir sind gegen eine neue Spirale sowohl der Wirtschaftssanktionen als auch der militärischen Aufrüstung. In diesem Zusammenhang verurteilen wir auch den Vorstoss des Ministers für Armee und Innere Sicherheit, Etienne Schneider, der der Regierung im Zusammenhang mit der Ukraine-Krise vorschlagen will, dass Luxemburg der NATO zukünftig für 150 Millionen Satelliten-Kapazitäten zur Verfügung stellt und damit sein Militärbudget, im Gegensatz zur gleichzeitig gepredigten Sparlogik, wesentlich erhöht.

Wie einseitig unter Druck die Politik steht, im Westen vor allem seitens der USA, zeigt sich auch am Beispiel des Gaza-Streifens. Obschon der Aussenminister in seiner Analyse ganz deutlich Israel die Schuld am Konflikt gibt und scheinbar nicht einmal erwiesen ist, dass Hamas die handwerklichen Raketen auf Israel abfeuert, wird hier – im Gegensatz zur Ukraine – nicht von Sanktionen gesprochen. Wir fordern deshalb ein deutliches Handeln der luxemburgischen Regierung. Bei allem Verständnis für die Geschichte, diese darf nicht immer weiter als Entschuldigung des israelischen Staates für heutige Verbrechen herangezogen werden. Unsere Solidarität gilt der Bevölkerung, die unter unmöglichen, gefängnisähnlichen Zuständen im Gaza-Streifen lebt! Israel muss sofort mit den Bombardierungen aufhören und sich zurückziehen.

Die Ukraine, Israel-Palästina, aber auch Irak zeigen, wohin einseitige militärische Lösungen führen können. Wir fordern, dass den geopolitischen Spielereien, dem ethnischen, religiösen und damit rassistischen Wahn, ebenso wie den geheimdienstlichen Manipulationen in allen Gegenden der Welt ein Ende bereitet wird. Die Menschen sollen überall friedlich, freiheitlich und gleich zusammenleben können. Das geht nicht mit militärischen Mitteln ! déi Lénk sind solidarisch mit den Menschen, nicht mit den Grossmächten und auch nicht mit den Interessen der Grosskonzerne ! »

Question parlementaire concernant la surveillance de la marche de solidarité avec le peuple de la bande de Gaza par des services de renseignement le 19 Juillet 2014

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre à Monsieur le Ministre de la Sécurité Intérieure, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et à Monsieur le Ministre d’Etat, la question parlementaire suivante:

Le 19 juillet 2014, le Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient (CPJPO), avait appelé à une marche silencieuse pour dénoncer les nouveaux massacres contre la population de la bande de Gaza et pour appeler à un cessez-le-feu immédiat qui mettrait fin à l’agression contre le peuple palestinien, au blocus de Gaza, aux arrestations et aux destructions. Plus de 500 personnes, y compris les soussignés, ont participé à cette manifestation.

Etaient présentes à cette manifestation également des personnes qui ont observé, surveillé et enregistré scrupuleusement les participants à cette marche. Une manifestante aurait même été suivie jusque dans des commerces où elle s’était réfugiée pour se soustraire à cette surveillance. L’identité de deux personnes ayant scrupuleusement filmé et photographié chaque participant individuellement – au moins jusqu’à l’intervention de la Police – a été relevée par la Police grand-ducale.

Dans ce contexte, nous aimerions savoir de Monsieur le Ministre de la Sécurité Intérieure, de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et de Monsieur le Ministre d’Etat :

1) Est-ce que cette marche a fait l’objet de la surveillance du Service de Renseignement de l’Etat Luxembourgeois? Si oui, dans quel but?

2) Est-ce qu’elle a fait l’objet de la surveillance de services de renseignement et/ou de services secrets étrangers? Dans l’affirmative, ces opérations ont-elles été signalées au SREL et si oui, quel a été le but déclaré?

3) Est-ce que l’identité des deux individus ayant filmé et photographié chaque participant individuellement a été vérifiée?

A-t-il été vérifié s’ils effectuaient leurs observations dans l’intérêt d’un service de renseignement ou d’un service secret?

Finalement, pouvez-vous nous indiquer de quels services il s’agit ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux.

Justin Turpel,

Député

Serge Urbany,

Député

-> Réponse

Question parlementaire urgente concernant l’intervention militaire de l’Etat d’Israël dans la bande de Gaza

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 81 du règlement de la Chambre des Députés, Je vous prie de bien vouloir transmettre â Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères la question parlementaire urgente suivante:

Depuis le 8 juillet, l’armée israélienne intervient avec force dans la bande de Gaza. Cette intervention, aérienne dans une première phase, est désormais terrestre. Déjà, les bombardements sur ce territoire le plus densément peuplé du monde (1,7 million d’habitants entassés sur 360 km2), ont causé la mort de plus de 500 personnes (dont la majorité des civils), sans parler de la destruction de bâtiments et d’infrastructures. L’intervention israélienne est d’une telle violence que dans la nuit du dimanche au lundi, le Conseil de sécurité de l’ONU a fait état de sa ” grave préoccupation devant le nombre croissant de victimes ” et a appelé ” au respect des lois humanitaires internationales, notamment sur la protection des civils “. A ce titre, nous voudrions connaître les démarches que le Gouvernement luxembourgeois – et, le cas échéant, ses partenaires européens – entreprend, afin de faire cesser immédiatement cette agression intolérable.

Veuillez croire. Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux.

Justin Turpel, Député

Serge Urbany, Député

-> Réponse

Zu Gast im Land: In Syrien hält das Grauen an

(« Zu Gast » im Lëtzebuerger Land, 13. September 2013)

Frank Jost – Die Westmächte wollten wirklich kurzfristig militärische Angriffe in Syrien, doch konnten sie nicht durchführen, vorläufig nicht. Einmal hatten sie in den USA, Großbritannien und Frankreich die öffentliche Meinung gegen sich. Krieg durch noch mehr Krieg stoppen, das kann doch nicht aufgehen! Dann verweigerte paradoxerweise eine kleine Gruppe von rechten, euroskeptischen Tories ihrer Regierung die Gefolgschaft, so dass es in London keine Mehrheit mehr für einen Militärschlag gab. Nachdem nur noch wenige atlantische Mächte übrig waren, die eine Operation jenseits des internationalen Rechts und der UNO wagen wollten, führte die Initiative des russischen Außenministers zum Aussetzen der militärischen Lösung.

Das ist erst einmal gut so. Der geplante Militäreinsatz hätte gar nichts an der dramatischen Lage der syrischen Bevölkerung geändert. Er wäre vor allem ein Machtbeweis des Westens gewesen, ohne Aussicht auf eine spätere Minderung der Massaker. Es darf nicht vergessen werden, dass von den über 100.000 Toten des Bürgerkriegs, 99 Prozent durch konventionelle und nicht durch chemische Waffen umgekommen sind. Hingegen würde ein Militärschlag die Repressalien des barbarischen Regimes von Bachar Al-Assad eher verschärfen als bremsen und dahin wirken, dass der Krieg sich weiter in der Region ausbreitet.

Die Millionen Flüchtlinge in den Nachbarländern Syriens und die Millionen umherirrenden Männer, Frauen und Kinder in Syrien brauchen eine Unterstützung, die es ihnen erlaubt, sich von der Diktatur zu befreien. Es ist am syrischen Volk seinen Weg zu Demokratie, sozialer Gerechtigkeit und nationaler Dignität zu bestimmen, ohne dass die Großmächte in Ost und West dabei ihre Interessen in den Vordergrund stellen. Innerhalb der syrischen Opposition brauchen die fortschrittlich-weltlichen, demokratischen Kräfte Unterstützung auch gegen die Einflussnahme der Islamisten und der bewaffneten gangsterhaften Milizen, die aus der chaotischen Lage Profit ziehen.

Die dieser Tage bekannt gewordenen Aussagen des aus der Geiselhaft entlassenen Journalisten Quirico der Stampa zeigen, wie weit die Situation bereits verfault ist. Es kann auf die Dauer kein Überleben des Assad-Clans an der Spitze des syrischen Staates geben. Es kann aber noch unendliches Leid in der Zivilbevölkerung geben, bis dieses Regime am Boden liegt.

Die in Aussicht gestellte Isolierung und Auslieferung oder Vernichtung der chemischen Waffen ist wohl ein Erfolg, doch darf dieser nicht die schwierige Lage der demokratischen Opposition verdecken, die vor zwei Jahren in friedlichen Demonstrationen das Aufbegehren gegen Assad angestoßen hatte und nun unter der logistisch-militärischen Übermacht des verbrecherischen Regimes leidet und viel mehr Unterstützung braucht.

Wahlkampf hin oder her, es ist nun an der Zeit die Solidarität mit der demokratischen Opposition zu stärken, einen späteren Militärschlag der USA und Frankreichs zu verhindern, gegen Waffenlieferungen an Assad zu protestieren, den Zustrom importierter Islamisten zu unterbinden. Es muss auch Druck gemacht werden, dass die luxemburgische Präsenz im UN-Sicherheitsrat in diesem Sinn einwirkt. Trotz der verwirrenden Meldungen aus Syrien und auch aus den Ländern der Region, wo die demokratischen Revolten noch ihren holprigen Weg suchen, wird bei uns eine Friedensbewegung erneut gebraucht, damit das Morden ein Ende findet und der Nahe Osten besseren Zeiten entgegen geht.  

Frank Jost ist Mitglied des Koordinationsbüros von déi Lénk und Kandidat im Süden

Syrien: Wir sind weiterhin gegen jeden Militäreinsatz

Nach der außenpolitischen Kommission von heute Morgen, die Außenminister Jean Asselborn zur Situation in Syrien anhörte, erklärt der Abgeordnete von déi Lénk, Serge Urbany:

„Nach dem Votum des britischen Parlamentes gegen den geplanten Militäreinsatz der USA, Frankreichs und Großbritanniens ist eine fundamental neue Situation entstanden, die erstmals die Parlamente und die Öffentlichkeit in eine Dynamik der Infragestellung der kriegerischen Spirale der letzten 10 Jahre, angefangen beim Irak-Krieg, brachte.”

Wir unterstützen alle Bemühungen zur endgültigen Vernichtung chemischer Waffen in Syrien, zur Unterbindung des Waffenhandels und zur konkreten Hilfe an die syrische Bevölkerung, die diesem mörderischen Krieg ausgesetzt ist. Die internationale Gemeinschaft hätte hier schon lange handeln müssen, anstatt dass die verschiedenen Mitglieder besonders des UN-Sicherheitsrates ihre eigenen Interessen verfolgen.

Wir bleiben jedoch der Meinung, dass ein Militäreinsatz seitens der Großmächte, und sei es mit Mandat der UNO, weiterhin inakzeptabel bleiben wird und appellieren an die Regierung, sich im Sicherheitsrat in allen Hypothesen dagegen auszusprechen. Wir bleiben auch der Meinung, dass darüber das Luxemburger Parlament jetzt debattieren müsste und bedauern, dass offensichtlich keine andere Partei sich für eine solche Debatte ausspricht.

Conflit en Syrie: Serge Urbany demande une réunion urgente de la Chambre des Députés

Monsieur le Président,

La décision du président Obama du 31 août de convoquer le Congrès américain pour lui laisser la décision finale d’une intervention armée en Syrie ouvre une fenêtre d’opportunité pour empêcher des frappes militaires qui ne résoudraient aucun problème et qui se situeraient en plus en dehors de l’ONU.

En même temps devrait, à mon avis, s’ouvrir un nouveau débat sur d’autres possibilités d’arrêter le carnage en Syrie et d’y faire prévaloir la légalité internationale, tout en rendant possible l’aide internationale aux forces démocratiques.

L’opinion publique ne peut en effet rester passive devant les conséquences désastreuses de la guerre civile meurtrière, menée probablement aussi par des armes chimiques, prohibées internationalement, provoquant des vagues de plus en plus importantes de réfugiés.

Le volte-face surprenant du président américain, qui pourrait décider seul des frappes militaires, est sans aucun doute dû à la montée de la résistance contre la volonté unilaterale exprimée par les gouvernements des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, tout comme de la Turquie, d’ajouter la guerre à la guerre, sans aucune possibilité d’issue pacifique et démocratique.

Cette décision vient après le vote dans la nuit de jeudi, 29 juillet, du Parlement britannique qui a majoritairement repoussé l’option militaire sans mandat de l’ONU qui lui fut proposée par le gouvernement de Monsieur Cameron.

La Commission des Affaires étrangères et européennes, de la Défense, de la Coopération et de l’Immigration s’était réunie jeudi matin pour écouter les explications de M. Le Ministre des Affaires Etrangères Jean Asselborn et pour avoir un premier échange de vue sur la situation.

Il semblait y avoir consensus minimal sur le fait qu’il faut un débat préalable au Conseil de sécurité avant toute frappe militaire des Etats-Unis et de leurs alliés. Mais ce consensus ne suffit plus, à mes yeux.

Aujourd’hui, nous nous trouvons devant une situation qui a changé fondamentalement en ce que, dans les pays mentionnés, de nouvelles opportunités d’arrêter les frappes militaire se sont manifestées, le parlement français devant aussi se réunir les prochains jours.
Je demande donc de réunir la Chambre des Députés en séance plénière la semaine prochaine pour débattre publiquement de la position à adopter par le Luxembourg au sein du Conseil de sécurité et pour montrer son opposition aux frappes militaires envisagées également vis-à-vis des parlements et opinions publiques américaine et française.
Je demande aussi de réunir au préalable la Commission concernée afin de préparer ce débat.

Copie de la présente lettre, qui est publique, est adressée également à M. Ben Fayot, président de la Commission des Affaires étrangères et européennes, de la Défense, de la Coopération et de l’Immigration.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma parfaite considération.

Serge Urbany

Conflit en Syrie: Serge Urbany demande une réunion urgente de la Chambre des Députés

Monsieur le Président,

La décision du président Obama du 31 août de convoquer le Congrès américain pour lui laisser la décision finale d’une intervention armée en Syrie ouvre une fenêtre d’opportunité pour empêcher des frappes militaires qui ne résoudraient aucun problème et qui se situeraient en plus en dehors de l’ONU.

En même temps devrait, à mon avis, s’ouvrir un nouveau débat sur d’autres possibilités d’arrêter le carnage en Syrie et d’y faire prévaloir la légalité internationale, tout en rendant possible l’aide internationale aux forces démocratiques.

L’opinion publique ne peut en effet rester passive devant les conséquences désastreuses de la guerre civile meurtrière, menée probablement aussi par des armes chimiques, prohibées internationalement, provoquant des vagues de plus en plus importantes de réfugiés.

Le volte-face surprenant du président américain, qui pourrait décider seul des frappes militaires, est sans aucun doute dû à la montée de la résistance contre la volonté unilaterale exprimée par les gouvernements des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, tout comme de la Turquie, d’ajouter la guerre à la guerre, sans aucune possibilité d’issue pacifique et démocratique.

Cette décision vient après le vote dans la nuit de jeudi, 29 juillet, du Parlement britannique qui a majoritairement repoussé l’option militaire sans mandat de l’ONU qui lui fut proposée par le gouvernement de Monsieur Cameron.

La Commission des Affaires étrangères et européennes, de la Défense, de la Coopération et de l’Immigration s’était réunie jeudi matin pour écouter les explications de M. Le Ministre des Affaires Etrangères Jean Asselborn et pour avoir un premier échange de vue sur la situation.

Il semblait y avoir consensus minimal sur le fait qu’il faut un débat préalable au Conseil de sécurité avant toute frappe militaire des Etats-Unis et de leurs alliés. Mais ce consensus ne suffit plus, à mes yeux.

Aujourd’hui, nous nous trouvons devant une situation qui a changé fondamentalement en ce que, dans les pays mentionnés, de nouvelles opportunités d’arrêter les frappes militaire se sont manifestées, le parlement français devant aussi se réunir les prochains jours.
Je demande donc de réunir la Chambre des Députés en séance plénière la semaine prochaine pour débattre publiquement de la position à adopter par le Luxembourg au sein du Conseil de sécurité et pour montrer son opposition aux frappes militaires envisagées également vis-à-vis des parlements et opinions publiques américaine et française.
Je demande aussi de réunir au préalable la Commission concernée afin de préparer ce débat.

Copie de la présente lettre, qui est publique, est adressée également à M. Ben Fayot, président de la Commission des Affaires étrangères et européennes, de la Défense, de la Coopération et de l’Immigration.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma parfaite considération.

Serge Urbany

Non aux frappes militaires contre la Syrie.

Si l’utilisation d’armes chimiques contre la population civile le 21 août dernier se confirme, ce serait-là un acte de pure barbarie à condamner absolument.

Pour autant, les frappes militaires qui sont envisagées par les puissances occidentales en violation du droit international ne résoudraient en rien la situation déplorable de la population syrienne. Au contraire, elles augmenteraient dramatiquement les conséquences de la guerre pour la population civile, comme on l’a vu en Irak, tout en envenimant un conflit qui commence déjà à s’étendre dans la région. Une intervention sous couvert de l’ONU serait tout aussi désastreuse et par conséquence inadmissible.

C’est au peuple syrien de décider de son avenir en toute indépendance, avec toute l’aide internationale indispensable, mais sans les manœuvres et interventions directes d’Etats qui défendent d’abord leurs propres intérêts. Face à un pouvoir qui a coupé tous les ponts des compromis, nous soutenons le peuple syrien et ceux de ses représentants qui se battent pour la démocratie, la justice sociale et la dignité nationale dans le respect de toutes ses composantes contre le clan de Bachar Al-Assad et le refus de toute tutelle étrangère.

Nous demandons au gouvernement luxembourgeois de défendre cette ligne au conseil de sécurité des Nations Unies.

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