Coronamissbrauch beim Arbeitsrecht – Regierung dreht die Uhr zurück.

Mit blankem Entsetzen nehmen déi Lénk die Entscheidung der Regierung zur Kenntnis, die 60-Stunden-Wochen-Regelung (also bis zu 12 Stunden am Tag arbeiten) nicht etwa abzubauen, sondern beizubehalten – sogar erweitert um all jene kommerziellen Aktivitäten, die seit Montag wieder erlaubt sind. 

Die LSAP-DP-Gréng- Regierung missbraucht somit den Ausnahmezustand, um das Arbeitsrecht zu unterhöhlen. Aus welchen Gründen die Regierung sich zu diesem tiefgreifenden Schritt entschieden hat, bleibt dabei im Unklaren, denn sie unternimmt nicht den minimalsten Versuch einer Rechtfertigung.

Die Tatsache, dass die Regierung diese salariatsfeindliche Entscheidung trifft, ohne die Gewerkschaften vorab zu konsultieren, zeigt welchen Stellenwert sie dem einst so wichtigen luxemburgischen Sozialdialog noch zukommen lässt.

Es scheint als versuche Arbeitsminister Kersch (LSAP) sich nun beim Patronat für seine unhaltbaren Aussagen bezüglich der „Indépendants“ auf Kosten der Lohnabhängigen zurückzukaufen. Für déi Lénk ist dieses Vorgehen der Regierung nicht hinnehmbar.

Question parlementaire: Réorganisation et Regroupement des agences exécutives de la Commission européennes à Bruxelles.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et européennes et à Madame la Ministre de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région.

L’Union européenne, dans sa stratégie financière 2021-2027, prévoit de réorganiser et de regrouper les différentes agences exécutives de la Commission à Bruxelles. Ces agences exécutives sont créées pour une durée déterminée. Pour le moment elles sont au nombre de six. Ces agences sont obligatoirement situées soit à Bruxelles, soit à Luxembourg-ville, là où siège la Commission européenne.

Cette décision de réorganisation concerne aussi, l’agence exécutive pour les consommateurs, la santé, l’agriculture et l’alimentation basée au Luxembourg (CHAFEA en anglais, la Consumers, Health, Agriculture and Food Executive Agency). Celle-ci doit en effet être supprimée et ses différentes tâches réparties parmis d’autres agences basées à Bruxelles. Cette agence occupe environ 80 salarié·e·s. Parmi ces 80 salarié·e·s certain·e·s ne sont pas des fonctionnaires européen·ne·s et ne bénéficient donc pas tou·te·s des mêmes protections. La décision de fermer cette agence, qui est entre autres responsable pour une partie du volet santé de l’Union, en période de pandémie et en période de crise économique, pose question.

C’est pourquoi je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre des Affaires étrangères et européennes :

  1. Qu’est-ce que Monsieur le Ministre compte faire face à la décision de fermer l’agence exécutive CHAFEA ? Est-ce que vous comptez vous y opposer ?
  2. A défaut de maintenir l’agence et ses employé·e·s, un plan de sauvegarde de l’emploi est-il prévu pour ceux et celles voulant rester au Luxembourg ?
  3. Qu’est-ce que cette réorganisation des agences exécutives de la Commission signifie pour l’accord Asselborn-Georgieva qui prévoie de développer davantage encore la présence des institutions européennes au Luxembourg, mentionnant spécifiquement l’augmentation de personnels au sein de la CHAEFA ?

La pandémie du Covid-19 a sérieusement ébranlé la solidarité et la coopération européenne. Entre fermetures des frontières, réquisition de matériels sanitaires au détriment d’autres pays membres et impossibilité de coordonner les mesures de confinement et de déconfinement, c’est l’Etat-nation et sa souveraineté qui semble sortir renforcée de cette crise. La « solidarité de fait » décrite par Robert Schuman semble avoir, encore une fois, échouée.

Cette crise politique et institutionnelle de l’Union européenne n’est pas nouvelle. Que ce soit la crise de la dette de 2010, la crise de l’accueil depuis 2015 et plus récemment la crise liée à la pandémie en 2020, la solidarité européenne recule face aux velléités de souveraineté nationale. La santé est certes du ressort des différents Etats, mais le virus ne s’est pas arrêté pas aux frontières nationales.

L’inefficacité de l’Union européene au début de la crise n’est plus à démontrer. Aujourd’hui la Commission mène une réflexion autour de la mise en place d’un programme de santé au niveau européen afin de mieux préparer les différents système de santé face à de nouvelles pandémies. La réponse européenne doit être à la hauteur des enjeux et ne doit pas se limiter à des mesures économiques. La suspension des règles gérant la concurrence permettant aux Etats d’aider financièrement leurs entreprises ainsi que la suspension du pacte de stabilité limitant les déficits budgétaires des Etats ne doivent pas être l’unique réponse.

Considérant ces réflexions courtes sur l’état de l’Union Européenne, considérant que l’Union européenne et ses politiques ne sont que les résultats de la volonté des Etats membres, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre des Affaires étrangères et européennes :

  1. Quelles sont les pistes qui découlent de cette réflexion autour d’un programme de santé européen ?
  2. Une réflexion est-elle menée au niveau européen afin d’organiser et garantir la production et le stockage de matériels sanitaires, tel que des masques chirurgicaux, des test de dépistages ou encore des médicaments de base ?
  3. Qu’est-ce que le Luxembourg envisage-t-il de faire pour contribuer au renforcement de la solidarité européenne sur un plan sanitaire mais aussi politique ?
  4. Si une coopération entre tous les Etats membres échoue, le Luxembourg envisage-t-il, à travers la procédure dite de « coopération renforcée », de renforcer la solidarité européenne avec les Etats membres volontaires ?

La pandémie a révélé la forte vulnérabilité du Luxembourg face aux politiques et mesures mises en œuvre en Allemagne, en Belgique et en France. La fermeture, réelle ou envisagée, des frontières a menacé le secteur de la santé luxembourgeois où les frontalier·ière·s constituent 62% des employé·e·s. D’une manière générale une bonne partie des secteurs dits essentiels risquent de s’effondrer si les frontalier·ière·s sont empêché·e·s de venir travailler.

A défaut de trouver des logements abordables, de plus en plus de personnes s’installent de l’autre côté de la frontière pour venir travailler au Luxembourg. Les salaires élevées contribuent aussi à attirer une partie des travailleur·euse·s qui font dès lors défaut dans leurs secteurs respectifs, notamment le secteur hospitalier. Fin 2019 plus de 200’000 frontali·ière·s travaillaient et payaient des impôts au Luxembourg.

Même si le Luxembourg ne peut pas porter l’entière responsabilité de cette situation, il ne peut pas seulement tirer profit de la situation. Et pourtant le gouvernement luxembourgeois peine à trouver des accords politiques et économiques avec ses pays voisins. La nécessité de trouver rapidement des accords autour de l’imposition du télétravail avec les pays voisins en est une bonne preuve. La Grande Région a néanmoins su se montrer solidaire en accueillant certain·e·s patient·e·s françaises dans ses hôpitaux moins submergés.

C’est pourquoi j’aimerais poser au Ministre des Affaires étrangères et européenne ainsi qu’à la Ministre de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région ces questions suivantes :

  1. Dans le cadre de la pandémie, une coopération spécifique a-t-elle été mise en place afin de coordonner les efforts dans la Grande Région? Si oui, quelles sont les résultats de cette coopération ?
  2. Qu’est-ce que le gouvernement luxembourgeois envisage-t-il pour faciliter le recours au télétravail pour les frontalier·ière·s dans le futur ? Jusqu’à quand la non-imposition des journées de télétravail dans les pays de résidences est-elle valable ?
  3. Le Luxembourg envisage-t-il de renforcer la coopération au niveau de la santé dans le cadre de la Grande Région ou avec ses pays voisins ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux,

Marc Baum

Député

Question parlementaire: Réglementation des visites de contrôle médical obligatoires pour nouveau-nés durant l’état de crise.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question suivante à Madame la ministre de la Santé ainsi que Madame la ministre de la Famille.

Sur décision gouvernementale, les activités médicales de toutes les catégories de médecins et dans tous les secteurs ainsi que des professions de santé libérales ont été reprises normalement et sans restrictions depuis le  4 mai 2020. Auparavant l’accès à un grand nombre de soins était restreint par ordre du Règlement Grand-Ducal du 18 mars 2020. L’article 3 point 6 de ce Règlement Grand-Ducal, stipule que : « Les activités exercées en cabinet libéral relevant de la loi du 29 avril 1983 concernant l’exercice des professions de médecin, de médecin-dentiste et de médecin-vétérinaire ainsi que celles relevant de la loi du 26 mars 1992 sur l’exercice et la revalorisation de certaines professions de santé sont réduites aux problèmes de santé les plus sévères et/ou urgents. » Il se trouve que durant cette période de fonctionnement restrictif des activités médicales, les visites de contrôle réglementaires pour les nouveau-nés n’étaient pas considérées comme urgentes. Or, ces contrôles strictement régulés, répartis sur 6 dates fixes et non-échangeables à compter du jour de la naissance de l’enfant jusqu’à l’âge de ses deux ans, ne peuvent être manqués par les parents éligibles à la prime d’allocation de naissance, sous peine d’une suppression de cette même prime.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Mesdames les Ministres de la Santé et de la Famille :

1. Sachant que les contrôles médicaux en question sont obligatoires afin de ne pas mettre en péril la santé des nouveau-nés, Mesdames les Ministres peuvent-elle me garantir que ces contrôles ont pu être exécutés malgré les mesures restrictives d’accès à certains soins du Règlement Grand-Ducal du 18 mars 2020 ?

2. Le cas échéant, ces visites médicales ont-elles pu avoir lieu grâce à un accord informel entre les parents et le.la médecin ?

3. Dans la mesure où des parents éligibles à la prime d’allocation de naissance, en s’en tenant aux règlements en vigueur pendant le confinement, n’auraient pas pris rendez-vous chez un.e. médecin aux dates de contrôles obligatoires tombant dans la période du confinement, des dérogations aux conditions d’obtention de la prime d’allocation de naissance ont-elles été prévues par Mesdames les Ministres de manière à leur rendre accessible cette prime ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Marc Baum

Député

Nee zu enger Corona Tracing-App.

Durant la pandémie, et surtout dans la discussions autour des stratégies de déconfinement, différents pays ont commencé à discuter et à envisager la mise en place d’une application de traçage (contact tracing app). Une telle application permettrait de savoir qui a été en contact avec qui permettant ainsi, si une personne est identifié infectée, de retracer les personnes avec qui elle a été en contact et de les tester et/ou placer en quarantaine.

Si le Gouvernement luxembourgeois s’est, depuis le début, montré défavorable face à l’instauration d’un tel système, le Parlement a, sur initiative des Pirates, voté une motion concernant les conditions dans lesquelles une telle application devrait agir. Ainsi son utilisation devra être basée sur le volontariat et son code-source devra être publié.

déi Lénk estime, outre les doutes sur la faisabilité technologique, qu’une telle application de pose un réel danger pour les libertés fondamentales de la population ainsi que pour la protection des données individuelles et a donc décidé de ne pas soutenir cette motion. Si vous voulez vous informer un peu plus sur le fonctionnement et les modalités des applications de traçage, nous vous conseillons de lire les articles de l’association la Quadrature du net disponible ici (https://www.laquadrature.net/).

Ried vum Marc Baum

Déi Diskussioun wou mir hei féieren ass ganz bosseg. Jiddereen deen ech lo hei héieren hunn, all Fraktioun, och d’Regierung, huet gesot si wéilten keng Tracing App. Ma dann halen mer dat fest an mir gi der Regierung en kloren Optrag: komm mer maachen keng Tracing App. Dat ass jo Jidderengem seng Meenung. Dofir fannen ech déi Motioun, och wann se gutt gemengt ass, wierklech superfétatoire. Et ass ongeféier esou wéi wann een géif soen mer wëllen keen Krig géint Schwäiz féieren. An dann gi mir eng Motioun eran, jo mä wann Krich géint Schwäiz, dann hätten mier awer gär déi an déi Konditiounen. Ne, komm mir bleiwen kloer. Mier wëllen keen Krich. Mier wëllen keng Tracing App. Komm mir loossen et dofir si.

Firwat? Firwat wëllen mer keng Tracing App? Éischtens, et gëtt awer guer keng wëssenschaftlech Etüd déi den Notzen vun esou enger Tracing App, bis elo, ob iergend eng Aart a Weis bewisen huet. Am Géigendeel, an ech si frou dass déi fréier Gesondheets-Ministesch dorop higewisen huet, et ass net sécher dass esou eng App iergend eppes bréngt.

Firwat? Well viraus gesat gëtt, souguer bei deenen déi dofir si, dat 60 bis 80 Prozent vun enger Populatioun mat enger Tracing App missten ausgestallt si vir dass déi iwwerhaapt en theoreteschen Notzen huet. Verschidden Länner hätten se scho agefouert an ganz kuerz drop, aus genau deene Grënn, nämlech well d’Populatioun net genuch matgemaach huet, hunn se d’App erëm ausgesat.

Ech fäerten dat dermadder eppes Aneschters gemaach gëtt, nämlech e Fouss an d’Dier gesat gëtt vir eng Beschneidung vun wesentlechen Fräiheetsrechter, vir eng Beschneidung vum Dateschutz. An ewéi gesot, wann mir eis Alleguer Eens sinn dass mer dat net wëllen, dann brauchen mir keng esou eng App.

Wann elo gesot gëtt, jo mä et ka sinn dass eis Nopeschlänner oder d’Europäesch Union eis dat opzwéngen, an domadder eventuell Rees-Beschränkungen verbannen, dann muss een ganz kloer soen dat dat en Broch vun europäeschen Traitéen ass. Also éischter brescht d’Europäesch Union zesummen ewéi dass datoen eng Bedingung gëtt vun Rees-Beschränkungen.

Dofir stëmmen mir dat heiten net mat. Mier mengen d’Regierung soll en ganz kloert Verhandlungs-Mandat hunn. Déi Positioun wou si d’ailleurs am Ufank haten, nämlech vir ze soen « Mier wëllen esou eng App net », an och dobäi bleiwen. Mier mussen eis scho bewosst sinn et gëtt am Moment een groussen Gewënner vun dëser Kris, an dat sinn all déi grouss Boiten ronderëm Digitaliséierung. Dat sinn d’Gafa, Google, Amazon, Facebook. Dat sinn d’ailleurs déi wou am stäerksten hei hannendrun si datt dat realiséiert gëtt.

Mier däerfen et net dozou kommen loossen dat Grondleeënd Fräiheetsrechter den groussen Verléiere vun dëser Kris sinn. Dofir stëmmen mir déi Motioun net mat.

Question parlementaire: Évaluation des données de santé sur le Covid-19.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Santé.

Depuis un certain temps le gouvernement publie des chiffres ventilés selon le nombre de tests effectués, le nombre de cas positifs, mais aussi les cas d’hospitalisation, de soins intensifs et de décès. Il nous semble évident que cet échantillon important de 3.824 cas positifs parmi les 48.118 personnes s’étant présenté aux tests avec des symptômes grippaux (au 3 mai 2020) peut nous fournir des renseignements précieux sur l’origine, l’évolution probable et les possibilités de contenir la maladie Covid-19 également à l‘avenir (autres vagues).  Madame la Ministre serait certainement d’accord avec nous que l’évaluation épidémiologique de cet échantillonnage est de la plus haute importance .

Partant, j’aimerais demander les précisions supplémentaires suivantes :

1. Comment les cas positifs symptomatiques non hospitalisés ont-ils été suivis pendant leur « quarantaine » ? Est-ce qu’on a uniquement tenté de retracer les chaînes de transmission éventuelles ou est-ce qu’on peut d’ores et déjà tirer des conclusions du suivi de ces cas en ce qui concerne l’évolution de leur état de santé ?

2. Concernant les cas hospitalisés, pouvez-vous nous renseigner sur la durée moyenne des hospitalisations en général et des hospitalisations en soins intensifs en particulier, ainsi que la répartition des cas sur le nombre de jours d’hospitalisation ? Quelles principales conclusions pouvez-vous tirer de l’évolution de la maladie en milieu hospitalier ?  Quelles sont les complications les plus inquiétantes constatées et les séquelles pouvant rester ?  Est-ce que des médicaments à effets présumés antiviraux ont été utilisés et si oui, lesquels ? A quel stade de l’évolution de la maladie ? Peut-on déjà en tirer des conclusions (positives, négatives ou neutres) ?

3. Quel est le nombre de non-résidents détectés positifs hospitalisés au Luxembourg ? Quelle est la collaboration du Gouvernement avec les régions limitrophes concernant le suivi des cas positifs et notamment le déroulement des mesures de déconfinement actuelles ?

4. Concernant les décès attribués au Covid19, pouvez-vous nous renseigner sur le nombre de décès dont la cause principale a été un syndrome de dépression respiratoire aigüe (ARDS en anglais) ? Combien de décès attribués au Covid19 sont-ils intervenus dans les hôpitaux ? Quelles sont les causes des décès intervenus hors des hôpitaux et notamment dans les maisons de retraite et de soins ?

5. Des premières conclusions de l’étude Discovery portant sur un essai randomisé d’efficacité de certains médicaments contre le Covid19 et impliquant plusieurs Etats européens, dont le Luxembourg, ont-elles déjà été tirées?

6. Pouvez-vous nous renseigner sur l’état de la recherche concernant  l’utilisation d’autres molécules, voire d’un vaccin, au Luxembourg et à l’étranger ? Quelle a été l’influence de l’industrie pharmaceutique sur l’orientation de cette recherche ? Le Luxembourg interviendra-t-il pour promouvoir l’accessibilité scientifique de ces recherches et la mise à disposition du résultat pour l’humanité entière ? Qu’en est-il plus précisément de la publication et de la mise à disposition de la recherche effectuée au Luxembourg ?

7. A l’heure actuelle le nombre de cas nouveaux et d’hospitalisations (en soins intensifs ou non) a encore diminué, malgré les premières mesures de déconfinement. Peut-on déjà en tirer des conclusions non seulement sur l’efficacité des mesures de confinement, mais également le cas échéant concernant un certain recul naturel du virus ? Au cas où il y aurait une deuxième vague, comment le gouvernement entend-t-il s’y préparer ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

Marc Baum,

Député

Question parlementaire relative aux dérogations autorisées aux temps de conduite et périodes de repos obligatoires pour les conducteurs de poids lourds en raison de la pandémie du coronavirus.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre des Transports et à Monsieur le Ministre du Travail.

En date du 16 avril 2020 le gouvernement a introduit par voie d’un règlement ministériel (n°292) des dérogations aux temps de conduite et périodes de repos obligatoires pour les conducteurs de poids lourds en raison de la pandémie du coronavirus. Ces dérogations sont autorisées pour la période allant du 18 avril au 31 mai 2020 et prévoient des temps de conduites journaliers et hebdomadaires plus élevés et des repos obligatoires moins fréquents.

Le règlement ministériel en question se base sur le règlement 561/20006 du Parlement Européen qui dans son article 14 permet la mise en place de dérogations en matière du temps de conduite et des temps de repos obligatoires pour les conducteurs de poids lourds dans des circonstances exceptionnelles. Ce même article prévoit également l’autorisation de ce même type de dérogations dans des cas d’urgence pour une durée maximale de 30 jours.

Il est à noter que les services de transport, transbordements et d’expédition de marchandises et de fret figurent également parmi les secteurs économiques essentiels fixés par voie du règlement grand-ducal du 18 mars dont l’exercice reste autorisé durant la pandémie Corona/Covid-19 et pour lesquelles des dérogations en matière de temps de travail ont été décidées par règlement grand-ducal.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres :

  1. Les entreprises désirant profiter des dérogations aux temps de conduite et périodes de repos obligatoires pour les conducteurs de poids lourds devront-elles demander une autorisation de la part de vos ministères respectifs ?
  2. Dans l’affirmative combien d’entreprises ont fait une telle demande et combien de chauffeurs en sont touchés ?
  3. Dans la négative Messieurs les Ministres possèdent-ils tout de même des informations quant au nombre d’entreprises qui ont recours aux dérogations ?
  4. Pour quelles raisons Messieurs les Ministres ont-ils décidé d’autoriser des dérogations aux temps de conduite et périodes de repos obligatoires pour les conducteurs de poids lourds un mois après le déclenchement de la crise ? Des problèmes d’approvisionnement ont-ils pu justifier cette décision ?
  5. Quelles sont les raisons avancées par Messieurs les Ministres pour avoir opté pour une période supérieure à 30 jours d’autorisation desdites dérogations au lieu de 30 jours dans des cas d’urgence ?
  6. Les aires de repos au Luxembourg sont-elles adaptées à l’accueil de chauffeurs de poids lourds en ces temps de crise sanitaire ? Les chauffeurs y ont-ils accès à des installations sanitaires adéquates ? Les chauffeurs ont-ils la possibilité de prendre des repas chauds aux aires de repos sachant que ce type d’activités économiques est actuellement interdit ?
  7. Messieurs les Ministres ne sont-ils pas d’avis que les temps de conduite et les pauses obligatoires pour les conducteurs de poids lourds contribuent à la sécurité routière et que des dérogations pourraient avoir des conséquences néfastes dans ce domaine ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments respectueux.

David Wagner                                                                                     Marc Baum
Député                                                                                               Député

Question parlementaire concernant la composition des « task forces » dans le cadre de la pandémie Covid-19.

Monsieur le Président,

Je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Premier Ministre, Ministre des Communications et des Médias et à Madame Ministre de la Justice. Conformément à l’article 84 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir en reconnaître le caractère urgent.

Dans un entretien publié dans le « Luxemburger Wort » du 25 avril, Monsieur le Premier Ministre, interrogé sur la composition des différentes « task forces » relatives au Covid-19, affirma que la législation sur la protection des données personnelles ne lui permettait pas de les rendre publiques.

Cette affirmation est d’autant plus étonnante que la population devrait être en droit de connaître la composition des « task forces », dont le fruit des travaux la concerne dans son ensemble. Afin de pouvoir exercer son droit d’information, la presse devrait également pouvoir connaître leurs compositions respectives. Ceci vaut aussi pour les membres du pouvoir législatif, dont la dissimulation des compositions de ces « task forces » constitue une entrave à leur devoir de contrôle du pouvoir exécutif.

Partant, nous voudrions adresser les questions suivantes à Monsieur le Premier Ministre, Ministre d’Etat et Ministre des Communications ainsi qu’à Madame la Ministre de la Justice.

  • Sur quelle base légale précise Monsieur le Premier Ministre fonde-t-il son refus de communiquer la composition desdites « task forces » ?
  • Le Gouvernement n’estime-t-il pas que la dissimulation de la composition desdites « task forces » constitue une entrave grave au droit constitutionnel de contrôle du pouvoir législatif envers le pouvoir exécutif ?
  • Le Gouvernement n’estime-t-il pas que la dissimulation de la composition desdites « task forces » constitue une entrave grave au travail et à la liberté de la presse ?
  • Selon quels critères les membres de ces « task forces » ont-ils été sélectionnés ?
  • Finalement, le Gouvernement ne devrait-il pas publier immédiatement la composition desdites « task forces » ?

Avec nos salutations respectueuses,

David Wagner                                                Marc Baum

Député                                                           Député

Nathalie Oberweis – D´Kris notzen fir nächst Krisen virzebeugen.

Wéini ass d´Kris eriwwer?

Ni, wa mer sou weider maachen wéi bis ewell.

Mir befannen eis a méi wéi engem Krisenzoustand. Offiziell ass den état de crise ausgeruff ginn. Mee deen ass näischt am Verglach mat de diverse Krisen an dene mer sinn an déi nach wäerte kommen. Ech denken natierlech un di sozial Kris déi sech bemierkbar mécht duerch wuessend Ongläichheeten an Aarmut mee och un d´Klima- an Biodiversitéitskris.

Vill Ekonomisten haten schonn virun der Pandemie di nächst ekonomesch Kris virausgesot. Krisen wäerten sech widderhuelen wa mer net aus där Sakgaass erauskommen an där mer eis verfuer hunn.

De kapitalistesche System funktionéiert net fir di allermeeschte Mënschen op der Äerd. E baséiert op Ofbau, Ausbeutung a Gewalt vis-à-vis dem Mënsch an der Natur. An dat en vue vun der Akkumulatioun vu vill fir e puer. E funktionéiert net fir di meescht an och net op laang Zäit.

Dat ass näischt Neies. Déi meescht vun eis, och ausserhalb vum Krees vun déi lénk, wëssen an fillen dass dat op Dauer net geet. Mee wéi ofkommen vun dëser Schinn?

Och de Koronavirus an seng Folgen hu mam globaliséierte kapitalistesche System ze dinn. Well den ekonomesche System ëmmer méi wäit muss gräifen fir ze accumuléieren, zerstéiert en dem Mënsch an Déier säi Liewensraum. Et ass esou wéi mer mat neiaartege Virussen a Kontakt kommen. An déi globaliséiert Produktiounsketten déi drop baséiert Käschten kleng ze halen féiert dozou dass Aktivitéiten delokaliséiert ginn an sou an Krisenzäiten wéi haut Produkter net méi lokal accessibel sinn.

Mir wëssen all dass et net esou ka virugoen a firwat da net vun dësem Moment profitéieren fir d´Schinnen anescht ze leen? Firwat net elo déi noutwenneg sozial an ekologesch Transitioun ugoen vun där sou dacks geschwat gëtt?

Vill vun eis hunn an de leschte Wochen di neigewonnen Zäit mat der Famill genoss. Et appreciéiert an sengem eegene Rhythmus ze schaffen. Mi lues ze funktionéieren. Et ass de Moment fir d´Aarbechtzäitverkierzung anzeféieren. D´Aarbechtzäitverkierzung erlaabt eis Aarbecht mat Liewensqualitéit ze verbannen a bekämpft de Chômage.

Vläicht ass eng vun de wichtegsten Léieren déi dass mer e Rappell kruten wei eng Beruffer an Engagementer wierklech wichteg a sënnvoll sinn. D´Valorisatioun vun dem wat wichteg ass mol nees mi kloer ginn. Et ass kloer dass en Infirmier méi zum Iwwerliewen an gesellschaftlechen Zesummenhalt bäidréit wéi e Private Banker.

D´Wäertetabell gouf mol rëm op d´Kopp geheit. Do wou virdrun dacks toxesch Wäerter wéi Egoismus valoriséiert goufen fir ze reusséieren an engem héisch kompetitiven Maart, do mierke mer haut dass aner Wäerter wéi Solidaritéit eis méi wäit bréngen.

Dofir brauche mir eng inklusiv, sozial gerecht an solidaresch Gesellschaft. Et ass och nëmmen esou wéi se resilient also kriseresistent ka gemaach ginn. Dofir dierf et op kee Fall sinn dass elo nees d´Allgemengheet de Präis vun dëser Kris bezilt.

Mir mussen dëse Moment notzen fir eis op di kommend Erausfuerderungen ze preparéieren. Net viru maache  wéi virdrun well de virdrun war Deel vum Problem.

D’Nathalie Oberweis ass Member vun der Nationaler Koordinatioun vun déi Lénk.

Question parlementaire urgente relative à la distribution de masques aux ménages dans les communes luxembourgeoises.

Monsieur le président,

Conformément à l’article 84 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question urgente suivante à Madame la ministre de la Santé et à Monsieur le ministre d’Etat.

En date du 15 avril 2020, le Conseil de gouvernement a rendu public les lignes directrices de la stratégie pour le déconfinement. Une mesure parmi d’autres de cette stratégie est la distribution de masques de protection aux ménages, assurée par les communes. Alors que ce n’était pas le cas jusqu’à présent, la protection des parties respiratoires du visage moyennant une étoffe ou le port d’un masque a été officiellement recommandée en cas de déplacement dans l’espace public. Cependant, la communication du gouvernement sur ce point laisse beaucoup d’espace à des interprétations diverses. En effet, tandis que le Conseil de gouvernement prévoit l’obligation de porter un masque ou une autre forme de protection de la bouche et du nez, pour toute situation où une distance de 2 m ne peut être assurée entre des personnes présentes au même endroit en dehors du foyer familial, le guide d’instruction fourni avec les masques mis à disposition des ménages, indique que « Le port d’un masque ou de tout autre dispositif permettant de recouvrir le nez et la bouche est recommandé pour tout déplacement à l’extérieur ». Face aux nombreuses interrogations et éventuels mésusages qu’un tel manque de précision risque de susciter, je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de la Santé et Monsieur le ministre d’Etat :

1.  Quelles sont les circonstances dans lesquelles le port d’une protection des parties respiratoires du visage est obligatoire ou non obligatoire ?

2. A qui est délégué la responsabilité des sanctions en cas de dérogation à la règle ?

3. L’absence de lignes directrices concrètes quant aux circonstances requérant le port du masque, donnant lieu à des interprétations diverses, ne risque-t-elle pas de provoquer des dérogations à certaines règles de distanciation physique de la part de personnes, sous prétexte d’une protection suffisante assurée par le port du masque ?

4. Le port du masque a-t-il des vertus de protection différentes du port du foulard ou d’autres tissus ? A quelles analyses et résultats scientifiques faites-vous référence en cette matière ?

5. Comment justifiez-vous que cette mesure de protection n’aie pas été mise en place plus tôt, dans la mesure où en l’absence d’un stock suffisant de masques, le port du foulard ou autre moyen de protection des parties concernées du visage aurait pu être une solution tout aussi valable?

Les masques ont été fournis aux ménages avec un guide d’instruction sous forme de brochure. Force est de constater que les instructions du guide sont largement incomplètes en ce qui concerne les modalités de port du masque, la durée de vie du masque, les précautions sanitaires à prendre pour ranger ou se débarrasser des masques usés. Par ailleurs, selon les propos tenus par Monsieur le directeur de la Santé, à la radio 100,7 en date du 24 avril 2020, les masques à usage unique auraient une durée de vie de 8h après quoi ils perdront leur vertu protectrice et devront être jetés. Dans la crainte, qu’en l’absence d’explications précises et cohérentes, le port du masque risque de provoquer plus de dégâts qu’il n’est censé en prévenir, je voudrais que Madame et Monsieur les Ministres m’informent davantage en répondant aux questions suivantes :

6. Les masques fournis aux ménages sont-ils lavables ou bien à usage unique?

7. Jusqu’à quand ces masques en question protègent-ils efficacement ? Avez-vous connaissance d’un éventuel risque de contamination par l’usage prolongé et/ou un mauvais port du masque ?

8. Une fois usés, faut-il se débarrasser des masques et le cas échéant comment les jeter correctement, voire comment les recycler pour éviter un impact écologique négatif ?

9. Compte tenu de l’incertitude existante à ce jour quant aux bonnes manières d’usage et à l’efficacité de protection des masques, ne craignez-vous pas une éventuelle augmentation des risques de contaminations et davantage de dégâts sanitaires et écologiques ?

Les masques distribués aux ménages sont au nombre de 5 par personne composant le ménage. Dans la mesure où il s’agirait de masques à usage unique, le stock de masques à disposition de chaque personne risque de s’épuiser en peu de temps. En l’absence d’une nouvelle fournée de masque à destination des ménages, certaines personnes iront probablement se procurer des masques dans les pharmacies, vendus au prix cher, à savoir jusqu’à 11€ la pièce.

Partant je voudrais adresser les questions suivantes à Madame et Monsieur les Ministres :

10. Une nouvelle fournée de masques à destination des ménages ne s’impose-t-elle pas tôt ou tard ?

11. Le cas échéant combien de nouvelles distributions de masques aux ménages peuvent-elles être assurées en fonction du stock disponible ?

12. Si de nouvelles distributions de masques aux ménages n’ont pas été envisagées, l’obligation ou la recommandation du port des masques en des circonstances données resteront-elles de vigueur ?

13. Est-il prévu que le gouvernement prenne en charge les frais d’achats de masques en pharmacie par des particuliers sous forme de remboursement par la CNS par exemple ?

14. Comment souhaitez-vous intervenir afin d’éviter un « business » de masques sur fond de crise sanitaire ?

Dans le contexte d’une crise sanitaire mondiale et d’une pénurie globale de matériel médical de protection dont nos pays voisins et notamment la région frontalière française sont touchés, la solidarité et la coopération entre les pays et leurs Etats sont plus que jamais requises pour sauver des vies.

Face à ces enjeux, j’aimerais poser la question suivante à Madame et Monsieur les Ministres :

15. Dans un esprit de solidarité et de coopération transfrontalière, ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus judicieux de répartir les masques acquises par le gouvernement luxembourgeois dans un stock commun transfrontalier permettant de les distribuer d’abord en fonction des besoins les plus pressants par secteurs d’activité entre les divers pays de la Grande Région ?

Veuillez agréer, Monsieur le président, l’expression de mes salutations distinguées,

Marc Baum

Député

Corona-Pandemie. Tag 1 der Exit-Strategie.

déi Lénk haben sich mit dem von der Regierung beschlossenen, etappenweisen Austritt aus dem Corona Lock-Down befasst, der heute beginnt. Wegen seiner weitgehenden Einschränkung der Bewegungs- und Versammlungsfreiheit und dem Lahmlegen weiter Teile des Lebens konnte der Lock-Down nur eine Vorsichtsmassnahme zur Eindämmung der Verbreitung eines Virus sein, der sich weltweit sehr schnell verbreitet hatte und für den es kaum wissenschaftliche Erkenntnisse und noch keine anerkannte Therapie gibt. So wie die Gesundheit aller Bevölkerungsschichten maßgebend bei der Verhängung des lockdown war, muss sie es auch bei der Lockerung der Maßnahmen sein.


Am Tag 1 der Exitstrategie sind unsere Gedanken bei den Schichten der arbeitenden Bevölkerung, die im Interesse der Allgemeinheit in nächster Zeit auf der Bresche stehen werden, wie das Krankenhaus- und
Pflegepersonal, das Personal im Reinigungssektor, in den Geschäften, im öffentlichen Transport, im Bausektor und das Lehrpersonal.


Wir verlangen, dass alle, die nicht zu Hause arbeiten, systematisch getestet werden und so eine frühzeitige Erkennung und ggbfs. Behandlung der Covid-19-Krankheit sichergestellt wird. Schutzmaterialien müssen überall in genügender Zahl zur Verfügung stehen. Diese Menschen müssen ein Recht auf Entbindung und Rückzug von der Arbeit erhalten, wenn ihre Sicherheit nicht garantiert werden kann und/oder es sich um Personen handelt, die einem gröβeren Risiko ausgesetzt sind.

Das Patronat im privaten und öffentlichen Sektor muss an seine arbeitsrechtliche Verantwortung gebunden bleiben, die Sicherheit seiner Beschäftigten zu garantieren. Dies kann nicht über die öffentlichen Krankenkassen geregelt werden, denn zu einer Risikogruppe zu gehören oder sich weigern, sich unnötiger Gefahren aus mangelndem Schutz am Arbeitsplatz auszusetzen, ist keine Krankheit!


Wir werden uns auch gegen alle Versuche wehren, in Zukunft die Grundrechte auf Bewegungs- und Demonstrationsfreiheit, das Recht auf körperliche Unversehrtheit, die freie Meinungsäußerung u.a. durch elektronische Überwachungssysteme in Frage zu stellen und das gesundheitliche Krisenmanagement zum Normalfall werden zu lassen, wie es sich Google, Apple, Big Pharma, oder Black Rock vorstellen.


Wir sehen im Moment wer das Leben am Laufen hält, auch durch Téléarbeit. „Sous le Haut Patronage de nous-mêmes” steht in groβen Lettern an der Fassade der Salariatskammer in Luxemburg geschrieben. Das muss endlich auch das öffentliche Leben nach der Krise bestimmen!
Wir brauchen ein aufgeklärtes und präventives Umgehen mit gesundheitlichen Fragen und mit dem Klimaschutz, sowie ein Umdenken bei der Organisierung der internationalen Wirtschaftsströme und der Nachhaltigkeit unseres Lebens.

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