Depuis des semaines, le peuple iranien proteste contre le régime islamique en Iran. En retour, il subit une répression brutale de la part du régime. Les actions inhumaines du gouvernement ont violé le droit humain à plusieurs reprises, par exemple par l’usage massif de la violence, des arrestations, la torture et des exécutions. Pendant tout ce temps, l’accès à internet a été bloqué pour empêcher la diffusion d’informations et la propagation de nouvelles concernant ces crimes contre l’humanité.
Si le déclenchement de cette nouvelle vague de soulèvements populaires est lié à la pression économique – la population locale souffrant d’une hausse massive des prix –, il existe une histoire et une raison plus profonde derrière les manifestations et les actions courageuses d’innombrables citoyens, prêts à défier un régime brutal et à risquer leur propre vie pour la liberté et le changement.
La dégradation catastrophique des conditions de vie matérielles des Iranien.ne.s repose sur plusieurs facteurs : la corruption généralisée d’une dictature cleptocratique, mais aussi les sanctions économiques imposées au pays depuis 2011 ainsi que la politique de réarmement du régime suite au conflit armé avec Israël l’année passée.
La population iranienne vit depuis des décennies sous un régime autoritaire brutal et oppressif, qui a maintes fois réprimé toute tentative de soulèvement populaire, comme en 2022 lorsque la population s’est soulevée, révoltée par le meurtre de Mahsa Amini et la terreur qui s’en est suivie de la part des forces de l’État contre les manifestants. Ce régime a violé les droits humains à d’innombrables reprises, a réduit au silence les voix de l’opposition et a tout mis en œuvre pour instaurer et maintenir un État islamique oppressif.
déi Lénk se montre solidaire avec le peuple iranien et ses revendications en faveur d’une société démocratique respectueuse des droits humains. déi Lénk met néanmoins en garde contre toute forme d’instrumentalisation étrangère du soulèvement populaire iranien qui permet au régime de justifier sa répression par la menace d’une intervention des Etats-Unis et d’Israël. Ces deux pays, profondément impopulaires en Iran, y compris auprès des opposant.e.s au régime, ne doivent contribuer à renforcer la répression contre le mouvement social et démocratique.
déi Lénk porte également un regard très critique sur le rôle que pourrait jouer le fils de l’ancien Shah. Nous n’avons pas oublié le régime de terreur que son propre père a instauré en Iran à partir de 1953, année où le gouvernement démocratiquement élu de l’Iran a été renversé par le Shah avec le soutien actif des États-Unis. Le régime brutalement oppressif du Shah a été renversé par une révolution en 1979, qui a malheureusement conduit à la mise en place d’un autre régime autoritaire, toujours en place aujourd’hui.
Cependant, en tant que mouvement politique de gauche, nous respectons pleinement le droit du peuple iranien à l’autodétermination quant à la voie à suivre pour son avenir. Nous continuerons à manifester notre solidarité critique avec les peuples opprimés partout dans le monde et à lutter pour le respect des droits humains.
Solidarity with the Iranian People
For weeks, the Iranian people have been protesting against the Islamic regime in Iran. In response, they have been subjected to brutal repression by the regime. The government’s inhumane actions have repeatedly violated human rights, for example through the widespread use of violence, arrests, torture, and executions. Throughout this time, access to the internet has been blocked in order to prevent the dissemination of information and the spread of news about these crimes against humanity.
While the trigger for this new wave of popular uprisings is linked to economic pressure—local populations suffering from a massive rise in prices—there is a longer history and a deeper reason behind the protests and the courageous actions of countless citizens, ready to defy a brutal regime and to risk their own lives for freedom and change.
The catastrophic deterioration of the material living conditions of the Iranian people is based on several factors: the widespread corruption of a kleptocratic dictatorship, the economic sanctions imposed on the country since 2011, as well as the regime’s rearmament policy following the armed conflict with Israel last year.
For decades, the Iranian population has lived under a brutal and oppressive authoritarian regime, which has repeatedly crushed any attempt at popular uprising, such as in 2022 when the population rose up in outrage over the murder of Mahsa Amini and the terror that followed, inflicted by state forces against demonstrators. This regime has violated human rights countless times, silenced opposition voices, and done everything in its power to establish and maintain an oppressive Islamic state.
déi Lénk expresses its solidarity with the Iranian people and their demands for a democratic society that respects human rights. However, déi Lénk warns against any form of foreign instrumentalization of the Iranian popular uprising, which would allow the regime to justify its repression by invoking the threat of intervention by the United States and Israel. These two countries, deeply unpopular in Iran—including among opponents of the regime—must not contribute to strengthening repression against the social and democratic movement.
déi Lénk also takes a very critical view of the role that the son of the former Shah could play. We have not forgotten the regime of terror that his own father established in Iran from 1953 onward, the year in which Iran’s democratically elected government was overthrown by the Shah with the active support of the United States. The Shah’s brutally oppressive regime was overthrown by a revolution in 1979, which unfortunately led to the establishment of another authoritarian regime, still in power today.
However, as a left-wing political movement, we fully respect the right of the Iranian people to self-determination regarding the path they choose for their future. We will continue to express our critical solidarity with oppressed peoples everywhere in the world and to fight for the respect of human rights.