Question parlementaire relative à l’allocation de vie chère et à la prime énergie.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil.

Le Fonds National de Solidarité (FNS) publie chaque année l’évolution des dépenses et du nombre de bénéficiaires pour chacune des allocations et prestations versées par le FNS, dont notamment l’allocation de vie chère et la prime énergie.

Les rapports annuels du FNS ne fournissent pourtant pas d’informations sur la répartition géographique des bénéficiaires et des dépenses effectués par le FNS dans le cadre des deux allocations précitées.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil :

  1. Monsieur le Ministre peut-il me fournir un tableau reprenant pour l’année 2024 le nombre de bénéficiaires de l’allocation de vie chère et de la prime énergie ainsi que les dépenses effectués dans le cadre de ces deux allocations pour chaque commune ?
  2. Monsieur le Ministre peut-il également me fournir pour l’allocation de vie chère l’évolution du nombre des bénéficiaires ainsi que les dépenses effectués par le FNS entre 2015 et 2024 ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux,

Marc Baum
Député

Question parlementaire relative aux aides sociales au niveau communal (réitération)

Monsieur le Président,

Dans le cadre du futur plan d’action national de lutte contre la pauvreté – tel qu’annoncé en 2024 par Monsieur le Premier Ministre dans sa déclaration sur l’État de la Nation – j’ai voulu m’enquérir par le biais d’une question parlementaire (n°2605) sur le nombre de communes qui offrent des aides sociales communales liées à l’allocation de vie chère étatique, l’évolution de leur nombre depuis 2009 et les montants respectifs par commune.

M. le Ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil m’a indiqué dans sa réponse à ma question no. 2400 que « le FNS ne dispose pas d’information, ni sur le nombre de communes qui offrent une allocation communale, ni sur le montant de celle-ci… ». Alors, j’ai reposé la même question à M. le Ministre des Affaires intérieures, sachant que celui-ci dispose des comptes communaux et jusqu’au 1er février 2023 a approuvé les règlements communaux en la matière.

La réponse de M. le Ministre des Affaires intérieures me sidère à plusieurs niveaux :

  • M. le ministre indique que « les communes ne comptabilisent pas systématiquement les dépenses relatives aux allocations de vie chère sous un code comptable séparé. Une recherche effectuée dans les comptes de l’exercice 2023 a permis de constater que seulement treize communes et deux offices sociaux communaux utilisaient un code comptable séparé pour ces allocations. » S’ensuit une liste de ces treize communes avec les montants demandés.

    Cette réponse est fausse.

    Une simple recherche internet dans les quatre plus grandes communes a montré que les Villes de Luxembourg, Esch, Differdange et Dudelange disposent bel et bien d’une telle allocation communale enregistré sous le même code comptable que celui des communes indiquées dans la réponse ministérielle, à savoir 648310 P.

    • La réponse ministérielle continue : « Étant donné la non-disponibilité des informations, il n’est toutefois pas possible de mener cette recherche pour l’ensemble des exercices depuis 2009. »

    Cette réponse est fausse.

    Une simple recherche internet dans les quatre grandes communes a montré que ces communes comptabilisent depuis des années des allocations sociales dans leurs budgets respectifs  (toujours sous le même code comptable).

    • M. le Ministre affirme en plus que « les décisions prises en la matière (par le conseil communal) ne sont pas obligatoirement transmises au ministère des Affaires intérieures dans le cadre de la surveillance administrative de la gestion des communes, ce qui ne permet pas de disposer d’une vue d’ensemble ni sur le nombre de communes qui font bénéficier leur population d’une allocation de vie chère, ni sur les montants allouées. »

    Cette affirmation n’est vraie que pour les décisions prises après l’entrée en vigueur de la loi du 6 janvier 2023, c’est-à-dire après le 1 février 2023. Les décisions communales antérieures à cette date ont été approuvées par le ministère des Affaires intérieures.

    En résumé, le ministère dispose bel et bien des données demandées dans ma question parlementaire, aussi bien par le biais des comptes communales que par les décisions communales prises avant le 1er février 2023.   

    Je vous prie donc de bien vouloir retransmettre ma question parlementaire à M. le Ministre des Affaires intérieures en insistant qu’il est de son devoir de répondre de façon correcte et exhaustive à mes questions, à savoir :

    • Combien de communes offrent des allocations communales liées à l’allocation de vie chère (étatique) ?
    • Comment le nombre de communes offrant des allocations communales liées à l’AVC a-t-il évolué depuis sa création en 2009 ?
    • Quels en sont les montants pour chaque commune ?

    Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux,

    Marc Baum
    Député

    Question parlementaire à propos des aides sociales proposées au niveau communal.

    Monsieur le Président,

    Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires intérieures.

    L’été dernier, Monsieur le ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil a annoncé plusieurs mesures – notamment concernant l’allocation de vie chère – qui auraient été mises en place. Dans le communiqué de presse qui résume ces mesures il est écrit : « Dans le but de lutter également contre le non-recours des prestations sociales communales, le Fonds national de solidarité (FNS) communiquera à l’avenir d’office aux communes les données des bénéficiaires de l’allocation de vie chère résidant sur le territoire des communes respectives. De cette manière, les administrations communales auront la possibilité d’introduire également un automatisme de versement des aides communales calquées sur l’allocation de vie chère ».


    Lors du débat parlementaire en séance plénière au sujet du projet de loi n°8114, Monsieur le ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil a pourtant expliqué que, malgré ce renforcement des échanges entre les communes et le FNS, son ministère ne serait pas en connaissance des aides sociales proposées au niveau communal tout en rappelant que les communes relèveraient de la compétence du Ministre des Affaires intérieures.

    Cette déclaration de Monsieur le ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil correspond au contenu de sa réponse à ma question parlementaire n°2400 du 2 juin 2025. Monsieur le Ministre affirme dans sa réponse que « … le FNS ne dispose pas d’information, ni sur le nombre de communes qui offrent une allocation communale, ni sur le montant de celle-ci, ni sur le nombre de communes qui donnent suite à la communication des informations précitées. »

    Partant, je souhaiterais vous poser les questions suivantes :

    1. Combien de communes offrent des allocations communales liées à l’allocation de vie chère (étatique) ? Comment le nombre de communes offrant des allocations communales liées à l’AVC a-t-il évolué depuis sa création en 2009 ?
    2. Quels en sont les montants pour chaque commune ?
    3. Combien de communes ont à ce jour introduit un tel automatisme de versement de leurs propres aides ?
    4. Au cas où certaines des communes qui ont la possibilité d’introduire un tel automatisme ne le mettraient en œuvre, Monsieur le Ministre compte-t-il les y encourager ? Pourquoi ou bien, le cas échéant, pourquoi pas ? Y a-t-il eu des échanges avec le Syvicol sur le sujet ?

    Avec mes salutations respectueuses,

    Marc Baum
    Député

    Question parlementaire supplémentaire concernant les déconnexions du réseau de fourniture d’électricité.

    Monsieur le Président,

    Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Energie et de l’Aménagement du territoire.

    Dans sa réponse à ma question parlementaire n°8129 Monsieur le Ministre décrit la procédure prévue par la loi en cas de défaillance de paiement d’un client, mais il omet que les fournisseurs ont le droit de faire installer un compteur à prépaiement par le gestionnaire de réseau concerné, jusqu’au paiement de la dette. Dans ces cas, le client en défaillance de paiement est pris en charge par un office social et ne peut pas être déconnecté par le fournisseur.

    Monsieur le Ministre précise également la législation qui s’applique aux clients résidentiels en défaillance de paiement, mais cette dernière ne semble pas être cohérente avec la loi sur l’aide sociale qui garantit dans son article 29 « l’accès à l’eau ainsi qu’à une fourniture minimale en énergie domestique (…) à toute personne remplissant les conditions d’éligibilité pour le droit à l’aide sociale, si elle se trouve dans l’impossibilité de faire face à ses frais d’eau destinée à la consommation humaine ou d’énergie domestique ». Ainsi les personnes qui ne sont pas directement client auprès d’un fournisseur d’électricité, mais pour lesquelles un accès à une fourniture minimale en énergie domestique est néanmoins garanti par la loi risquent de passer entre les mailles du filet social.


    Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

    1. Combien de compteurs de prépaiement ont été installés auprès de clients résidentiels suite à la demande d’un fournisseur tel qu’il est prévu par la législation ? Comment Monsieur le Ministre apprécie-t-il, voire explique-t-il ce chiffre ?
    2. Monsieur le Ministre est-il d’avis que le cadre législatif actuel est adapté pour protéger tous les consommateurs résidentiels d’électricité d’une déconnexion ?
    3. Monsieur le Ministre estime-t-il qu’il faudrait adapter la législation pour mieux tenir compte des divers statuts d’occupation et pour permettre aux offices sociaux de faire correctement leur travail de suivi social ?

    Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

    Myriam Cecchetti

    Députée

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