Tripartite : D’Fangere wech vum Index !

D’Tripartite, déi muer stattfënnt, hëlt eng komesch Form un. Ufanks goung et nach drëms eng Léisung ze fanne fir déi Problemer, déi duerch d’Explosioun vun den Energiepräisser entstane sinn. Elo gesäit et esou aus, wéi wann d’Tripartite sech an ee Frontalugrëff géint den Index verwandele géif. déi Lénk wiere sech vehement géint esou een Ugrëff.

Den Index ass ee Mechanismus, deen d’Kafkraaft vun de Salariéen oprecht hält an dofir suergt dass vill indispensabel sozial Prestatiounen een héijen Niveau behalen. Dobäi kënnt och nach, dass duerch d‘Indexmanipulatiounen d’Profitter géinge klammen. A Krisenzäite gëllt et awer den Index ze stäerken. Esou fuerderen déi Lénk, dass d’CO2-Steier soll indexéiert ginn.

déi Lénk wëllen och an dësem Kontext drun erënneren, dass den Index agefouert gouf, fir d’Auswierkunge vun der Inflatioun ofzebremsen. Déi stänneg Attacke vum Patronat géint den Index soubal den Inflatiounstaux klëmmt, sinn onverantwortlech. Wann eng Koalitioun an där d’LSAP Member ass doriwwer géing wëllen diskutéieren, da wier dat ganz einfach traureg.

D’Tripartite vu muer soll sech ausschliisslech mat der Fro vun den Energiepräisser auserneesetzen. déi Lénk fuerderen en Energiegeld tëschent 100 an 200 Euro (de Montant hänkt vun der Gréisst vum Stot of), dat als besteierbare Complément de revenu soll ausbezuelt ginn. Stéit, déi manner wéi de Medianloun verdéngen, sollen duerch eng Upassung vum Steierkredit näischt zeréckbezuelen. Stéit, déi méi wéi de Medianloun verdéngen, rembourséieren dëst Geld progressiv. Dëst Geld huet de Virdeel gläichzäiteg séier an onkomplizéiert bei de Leit unzekommen.

Fir effikass géint d’energetesch Ofhängegkeet ze kämpfen, muss sech de Staat der Energieversuergung an dem Energieverkaf erëm selwer unhuelen. Dat géing eng sozial Stafflung vun de Präisser erméiglechen an esou déi schwächste Stéit géint déi staark Präisschwankunge schützen, déi duerch d’Spekulatioun entstinn. De Staat kéint dann och ekologesch Krittären opstellen, déi d’Iwwerkonsommatioun vill méi deier géinge maachen.

Schlussendlech ass d’Energierechnung vu deene vulnerabelste Stéit oft esou héich, well se an alen a schlecht isoléierte Wunnenge liewen. Amplaz op Primmen ze bauen, déi a Wierklechkeet just deenen dengen, déi scho vill hunn, soll de Staat een ëffentleche Finanzéierungssystem opstelle fir d’energetesch Sanéierung vun den Haiser massiv ze fërderen.

Dës Kris, wéi déi Krise virdrun, huet et deene Räichsten erlaabt nach méi räich ze ginn. Et kann also net sinn, dass elo Stéit mat klengem Akommes d’Laascht vun der Kris mussen droen. Méi wéi jee, muss de Staat déi Räich zwénge solidaresch ze sinn.

Matgedeelt vun déi Lénk.


Réunion tripartite : Pas touche à l’index !

La réunion tripartite qui aura lieu demain, prend un étrange tour. Si, au départ, il s’agissait de s’attaquer au problème de l’explosion des prix de l’énergie, cette réunion s’annonce de plus en plus comme une attaque contre l’index. déi Lénk s’y oppose avec véhémence.

L’index est un mécanisme qui permet de sauvegarder le pouvoir d’achat des salarié.e.s et de maintenir à niveau de nombreuses prestations sociales indispensables. S’y ajoute qu’une manipulation de l’index ferait grimper les profits. En temps de crise, il s’agit de renforcer l’index. déi Lénk revendique ainsi que la taxe carbone soit intégrée à l’index.

Rappelons aussi que l’index est un outil qui a été créé pour amortir les effets de l’inflation. Les attaques incessantes du patronat contre l’index dès lors que le taux d’inflation augmente, sont par conséquent irresponsables. Qu’une coalition, dont le LSAP est membre, accepterait d’en discuter, serait tout bonnement consternant.

La réunion tripartite doit exclusivement se focaliser sur la question des prix de l’énergie. déi Lénk revendique un chèque énergie de 100 à 200 euros par mois (en fonction de la taille du ménage), qui prendrait la forme d’un complément de revenu imposable. Les ménages avec un revenu inférieur au revenu médian bénéficieront d’un ajustement du crédit d’impôt pour profiter à 100% de ce chèque. Les ménages touchant plus que le revenu médian, rembourseront de manière progressive. Cette aide a le double avantage d’être rapide et d’éviter les lourdeurs administratives.

Pour lutter contre la dépendance énergétique, il est indispensable que l’État assume à nouveau les missions de l’approvisionnement et de la distribution énergétiques. Un échelonnement des prix selon des critères sociaux serait ainsi possible et permettrait de protéger les plus vulnérables contre la volatilité des prix provoquée par la spéculation boursière. De plus, l’État pourrait ainsi établir des critères écologiques afin de lutter contre les consommations extravagantes.

Enfin, la facture énergétique des ménages les plus vulnérables est élevée parce qu’ils vivent souvent dans des logements anciens et mal isolés. Au lieu de miser sur un système de primes, qui ne s’adressent en réalité qu’aux plus aisés, l’État doit mettre en place un système de financement public pour promouvoir de manière efficace l’assainissement énergétique des logements.

Cette crise comme les crises précédentes permet aux plus riches de s’enrichir encore. Pour déi Lénk il ne peut être question d’en faire à nouveau porter le fardeau aux plus vulnérables. Plus que jamais, l’État doit contraindre les riches à la solidarité.

Communiqué par déi Lénk.

Proposition de loi pour une revalorisation immédiate des prestations familiales.

déi Lénk souhaite revaloriser dans l’immédiat les prestations familiales de 10,38%. A cet effet, une proposition de loi a été déposée à la Chambre des Députés, aujourd’hui même. Initialement conçue par la Chambre des Salariés, cette proposition de loi a également pour objectif de garantir une fois pour toute l’indexation automatique des prestations familiales.

Les prestations familiales ont perdu 10,38% de valeur depuis 2014. 2014, c’est aussi l’année de l’accord conclu entre les syndicats et le gouvernement pour la réindexation des prestations familiales qui avaient été désindexées en 2006. Pour garantir la pérennité de l’indexation des prestations familiales, cet accord prévoyait aussi un mécanisme d’adaptation automatique des prestations au coût de la vie. En 2021, aucun élément de cet accord n’a encore été honoré.

Entretemps, le taux de risque de pauvreté au Luxembourg a atteint de nouveaux sommets avec 17,5% en 2019 et 17,4% en 2020 et ne semble pas prêt à décroître. Les ménages avec plusieurs enfants à charge sont particulièrement exposés à ce risque de pauvreté. Les derniers chiffres du rapport « Travail et cohésion sociale » du STATEC, avertissent sur le fait que ce sont les familles monoparentales qui occupent la première marche du triste podium de la précarité. 39% des ménages monoparentaux avec plus d’un enfant à charge sont exposés au risque de pauvreté. Dans 85% des cas, il s’agit d’une femme élevant seule ses enfants. Précaires, les femmes deviennent plus facilement pauvres lorsqu’elles deviennent mères célibataires. On voit clairement que face aux aléas de la vie économique – comme l’explosion des prix du logement et de l’énergie – et face à la crise sanitaire, fonder une famille peut devenir synonyme de pauvreté si l’État ne contribue pas ou pas assez au budget des ménages. Les transferts sociaux tels que les prestations familiales sont devenus indispensables à l’équilibre des budgets familiaux et constituent une source importante de pouvoir d’achat.

Une revalorisation immédiate de 10,38% des prestations familiales n’est pas seulement largement due, mais elle est le minimum acceptable pour sortir de nombreuses familles de l’embarras. C’est une concession que le gouvernement pourrait et devrait faire facilement, faute d’avoir d’autres ambitions et projets de loi pour lutter durablement contre la pauvreté de la population dans son ensemble.

déi Lénk souhaite revaloriser dans l’immédiat les prestations familiales de 10,38%. A cet effet, une proposition de loi a été déposée à la Chambre des Députés, aujourd’hui même. Initialement conçue par la Chambre des Salariés, cette proposition de loi a également pour objectif de garantir une fois pour toute l’indexation automatique des prestations familiales.

Les prestations familiales ont perdu 10,38% de valeur depuis 2014. 2014, c’est aussi l’année de l’accord conclu entre les syndicats et le gouvernement pour la réindexation des prestations familiales qui avaient été désindexées en 2006. Pour garantir la pérennité de l’indexation des prestations familiales, cet accord prévoyait aussi un mécanisme d’adaptation automatique des prestations au coût de la vie. En 2021, aucun élément de cet accord n’a encore été honoré.

Entretemps, le taux de risque de pauvreté au Luxembourg a atteint de nouveaux sommets avec 17,5% en 2019 et 17,4% en 2020 et ne semble pas prêt à décroître. Les ménages avec plusieurs enfants à charge sont particulièrement exposés à ce risque de pauvreté. Les derniers chiffres du rapport « Travail et cohésion sociale » du STATEC, avertissent sur le fait que ce sont les familles monoparentales qui occupent la première marche du triste podium de la précarité. 39% des ménages monoparentaux avec plus d’un enfant à charge sont exposés au risque de pauvreté. Dans 85% des cas, il s’agit d’une femme élevant seule ses enfants. Précaires, les femmes deviennent plus facilement pauvres lorsqu’elles deviennent mères célibataires. On voit clairement que face aux aléas de la vie économique – comme l’explosion des prix du logement et de l’énergie – et face à la crise sanitaire, fonder une famille peut devenir synonyme de pauvreté si l’État ne contribue pas ou pas assez au budget des ménages. Les transferts sociaux tels que les prestations familiales sont devenus indispensables à l’équilibre des budgets familiaux et constituent une source importante de pouvoir d’achat.

Une revalorisation immédiate de 10,38% des prestations familiales n’est pas seulement largement due, mais elle est le minimum acceptable pour sortir de nombreuses familles de l’embarras. C’est une concession que le gouvernement pourrait et devrait faire facilement, faute d’avoir d’autres ambitions et projets de loi pour lutter durablement contre la pauvreté de la population dans son ensemble.

Allocation familiale : trop peu, trop tard !

Le gouvernement a décidé de réindexer l’allocation familiale à partir de 2022. déi Lénk salue cette décision, mais se demande toutefois pourquoi cette décision, qui figure dans le programme de coalition et qui correspond aussi à une promesse faite aux syndicats en novembre 2014, n’est prise que maintenant ? 2021 sera donc encore une année perdue pour les nombreux ménages, parmi lesquels des familles monoparentales dont plus de 40% risquent de tomber dans la pauvreté, qui ont souffert de la désindexation en 2006.

D’ailleurs, les 16 années durant lesquelles l’allocation n’a pas été indexée ont entraîné une perte de sa valeur. Si le gouvernement veut vraiment bien faire, il devrait également compenser cette perte, comme déi Lénk l’avait réclamé dans une motion déposée lors du débat sur le budget 2021. déi Lénk regrette par conséquent que le gouvernement n’aille pas jusqu’au bout en compensant immédiatement cette perte de valeur.

Communiqué par la sensibilité politique déi Lénk

Familienbeihilfe: zu wenig, zu spät!

Die Regierung hat beschlossen, die Familienbeihilfe ab 2022 erneut zu indexieren. déi Lénk begrüßen diese Entscheidung, fragen sich aber, warum diese Entscheidung erst jetzt getroffen wird, die im Koalitionsprogramm enthalten ist und auch einem Versprechen an die Gewerkschaften vom November 2014 entspricht. 2021 wird also ein weiteres verlorenes Jahr sein für die vielen Haushalte, die 2006 unter der De-Indexierung litten, einschließlich der Alleinerziehenden, von denen mehr als 40 % armutsgefährdet sind,

Außerdem führten die 16 Jahre, in denen die Beihilfe nicht indexiert wurde, zu einem Verlust ihres Wertes. Die Regierung sollte auch diesen Verlust kompensieren, wie déi Lénk es in einem Antrag (Motion) während der Debatte über den Haushalt 2021 gefordert hat. déi Lénk bedauert daher, dass die Regierung diesen Wertverlust nicht sofort vollständig kompensiert.

Mitgeteilt von déi Lénk Fraktion

D’Fangeren ewech vum Index – Aktioun virum Sëtz vun der UEL um Kierchbierg

Dem Justin séng Ried kënnt dir hei liesen.

 

Et geet lo duer:

D‘Fangeren ewech vum Index!

Der Index ist die automatische Lohnanpassung an die Preisentwicklung indem Indextranchen die Kaufkraft wiederherstellen. Dieser Indexmechanismus,  der von unseren Vorfahren erkämpft wurde, der 1921 bei der Eisenbahn und im öffentlichen Dienst eingeführt und nach dem 2. Weltkrieg verallgemeinert wurde, für den wir 1982 demonstriert und gestreikt haben, hat bisher in Luxemburg andauernde Sozialkonflikte und größere Armut verhindert.

Den Unternehmerverbänden, sowie der CSV und der DP nach, soll es diesem Instrument jetzt an den Kragen gehen: Die Unternehmerverbände wollen den Index ganz abschaffen, die CSV will ihn „deckeln“, und die DP will nur noch eine Tranche pro Jahr ausbezahlen und zudem den Warenkorb manipulieren.

Die automatische Indexanpassung der Löhne, Gehälter und Pensionen, ist für viele Menschen das einzige Mittel um ihre Kaufkraft zu erhalten. Durch die Indexmanipulation der letzten zehn Jahren aber gingen den Menschen, die gegen Lohn und Gehalt arbeiten, bereits 1.500 Millionen an Kaufkraft verloren. Statt in die Realwirtschaft investiert zu werden, trugen diese Gelder zur Finanzspekulation und letztendlich zur Finanzkrise bei – was einer riesigen Umverteilung von unten nach oben gleichkommt. – Und was geschieht in Zukunft?

Laut der von der CSV angeregten „Deckelung“ sollen Indextranchen nur noch bis zum 2,5-fachen Mindestlohn ausbezahlt werden. Auf diese Weise würde die Lohnschere – der Unterschied zwischen den niedrigsten und den höchsten Einkommen – kleiner, wird behauptet. Das stimmt aber nicht: Höchstverdienern wird der Ausfall auf anderem Wege (Gehaltserhöhung, Tantiemen, Sonderzulagen) vielfach kompensiert werden, während die mittleren Gehaltsempfänger das Nachsehen haben; ihr Verdienst wird zunehmend entwertet. Sieht so soziale Gerechtigkeit aus?

Die DP und déi Gréng wollen den Warenkorb, der die Lebensteuerung misst, manipulieren – egal wie hoch der Verlust der Kaufkraft auch ist. Dagegen wehren wir uns: der Warenkorb muss die tatsächlichen Verbrauchergewohnheiten widerspiegeln; die Inflation muss richtig gemessen werden (Manipulation des Thermometers senkt nicht das Fieber…). Um die Entwicklung der Preise zu bremsen, müssen andere Mittel eingesetzt werden (Beispielsweise eine verbesserte Preiskontrolle, keine Taxenerhöhungen, …).

Die LSAP ihrerseits will die automatische Indexbindung der Einkommen „im Prinzip“ wieder herstellen – sobald „die Krise“ überwunden ist. Da die Krise aber in den nächsten Jahren nicht überwunden sein wird, wird die LSAP also die Indexmodulation fortsetzen. Und siehe da, übers Wochenende schwenkte die CSV ebenfalls um auf das Gewähren einer einzigen  Indextranche pro Jahr … Und schon sind sich CSV, LSAP, DP und Grüne einig:  Während der andauernden Krise soll weiterhin nur noch eine Indextranche pro Jahr ausbezahlt werden. Sieht so ein „Neuanfang“ aus?

Für déi Lénk – wie auch für die Gewerkschaften – steht fest: Die automatische Indexanpassung muss wieder bedingungslos und vollständig wiederhergestellt werden, sowohl bei den Löhnen, Gehältern und Pensionen, als auch bei allen Sozialzuwendungen (Kindergeld, …), und zwar ab 1. Januar 2014 – ohne Deckelung, ohne Manipulation, ohne Aufschub.

déi Lénk, 20. September 2013

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