Question parlementaire sur la répression de la contestation sociale en Colombie

Monsieur le Président,

Depuis plusieurs semaines, la Colombie connait une forte mobilisation sociale contre le gouvernement. Les manifestations, qui se sont initialement dirigées contre des annonces de réforme fiscale, font l’objet d’une répression excessivement violente de la part des autorités publiques. D’après les informations de la société civile locale, plus de 2090 personnes ont déjà été victimes de la répression des autorités publiques, 43 d’entre-elles ont été tuées présumément par les forces de l’ordre. Le recours excessif à la violence de la part des forces de l’ordre colombiennes a d’ailleurs été condamné par le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Dans ce contexte, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre:

1) Monsieur le Ministre peut-il m’informer de toutes les démarches en faveur d’un arrêt des violences en Colombie entreprises par le Luxembourg, voire par l’Union européenne?

2) Est-ce que Monsieur le Ministre envisage d’autres actions dans ce même but? Monsieur le Ministre n’est-il pas d’avis que l’Union européenne devrait augmenter la pression sur le gouvernement colombien afin que le droit de manifester soit garanti et que cessent les violences?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Nathalie Oberweis

Députée

Question parlementaire concernant des violences policières

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre à Monsieur le Ministre de l’Intérieur et à la Grande Région la question parlementaire suivante.

Selon les informations de la presse, les déclarations de la victime présumée et des témoins, le 17 septembre 2011 un jeune Luxembourgeois d’origine africaine aurait subi des brutalités policières. Pour une affure anodine de carte grise, des agents de police apparemment très jeunes I’auraient plaqué au sol, menotté, emmené au commissanat où il aurait subi des injures racistes et des coups entraînant une légère commotion cérébrale. Voulant déposer une plainte, on le lui aurait refusé au commissariat – et il l’aurait donc adressée à l’inspection générale de la police.

Je voudrais prier Monsieur le Ministre de répondre aux questions suivantes:

Monsieur le Ministre peut-il confirmer que I’affaire sera l’objet d’une enquête, qu’elle sera menée dans l’urgence qui s’impose et que les résultats seront rendus publics ?

Un commissariat de police peut-il refuser d’accepter une plainte qui le concerne ?

Le Ministre peut-il informer de I’ampleur et de la fréquence de cas semblables de violence policière, de plaintes pour injures racistes, des enquêtes et des suites de ces enquêtes au cours de la décennie passée?

Comment s’expliquer que les critères de recrutement, la formation initiale, la formation continue et I’accompagnement des jeunes aspirants policiers et policiers ne sont pas à même de prévenir de tels comportements ?

Quelles sont les mesures envisagées par Monsieur le Ministre pour mieux sauvegarder tant une autorité méritée de la police que le respect de la dignité et des droits des citoyens ?

En vous remerciant d’avance, Monsieur le Président, ainsi que Monsieur le Ministre, je vous prie d’accepter l’expression de ma très haute considération.

André Hoffmann

-> Réponse

logo European Left logo GUE/NGL logo Transform! Europe