L’Etat doit faire pression sur ArcelorMittal.

Communiqué de presse:

Pour déi Lénk, la suppression annoncée de 15% des postes chez le groupe sidérurgiste ArcelorMittal est inacceptable. Sans consultation préalable avec le gouvernement et sans prévenir les syndicats, ArcelorMittal semble préparer une manœuvre stratégique afin de restructurer l’entreprise aux frais de l’Etat et des salariés en prétextant la crise de la Covid-19. Ce sont la volonté du groupe de procéder en même temps à 123 nouvelles embauches, les chiffres précis sur les suppressions envisagées ainsi que l’absence d’informations sur les usines concernées qui créent la suspicion.

Il ne faut pas oublier qu’ArcelorMittal n’a cessé de bénéficier d’aides étatiques et que l’entreprise s’est engagée à investir au Luxembourg. S’y ajoutent également qu’ArcelorMittal a profité d’« aides indirectes » comme l’utilisation gratuite de décharges illégales au Luxembourg. La pandémie de la Covid et un marché de l’acier en surproduction ne peuvent ainsi pas justifier la suppression de plus 570 postes au Luxembourg exclusivement.  Les détails qui justifieraient une telle suppression font donc clairement défaut.

De nouveau, nous contestons le manque d’influence étatique sur l’outil de production sidérurgique au Luxembourg. Des alternatives à la quête destructive du profit maximal existent bel et bien, par exemple chez nos voisins en Sarre. 

déi Lénk est solidaire avec les salariés du groupe qui viennent de recevoir un coup de massue terrible et appelle le gouvernement à faire tout pour conserver ces postes et rappeler à ArcelorMittal ses engagements. déi Lénk exige également qu’ArcelorMittal s’engage à conserver tous les sites de production luxembourgeois restants. déi Lénk suivra de près l’évolution du dossier et maintiendra la pression.

Der Staat muss Druck auf ArcelorMittal ausüben.

Pressemitteilung:

Für déi Lénk ist der angekündigte Abbau von 15% der Arbeitsplätze beim Stahlhersteller ArcelorMittal inakzeptabel. Ohne vorherige Absprache mit der Regierung und ohne Vorwarnung an die Gewerkschaften scheint ArcelorMittal ein strategisches Manöver vorzubereiten, um das Unternehmen auf Kosten des Staates und der Mitarbeiter umzustrukturieren. Dabei wird die Covid-19-Krise nur als Entschuldigung herangezogen. Dies kann man insbesondere aus der Ankündigung des Stahlherstellers schließen, 123 Neueinstellungen vorzunehmen, sowie aus dem Fehlen von genauen Zahlen zu dem geplanten Stellenabbau und von Informationen über die betroffenen Fabriken.

Es darf nicht vergessen werden, dass ArcelorMittal weiterhin von staatlichen Beihilfen profitiert und dass das Unternehmen sich verpflichtet hat, in Luxemburg zu investieren. Dazu kommt, dass ArcelorMittal auch von „indirekten Hilfsmitteln“ profitiert hat, wie die freie Nutzung illegaler Deponien in Luxemburg. Die Covid-Pandemie und die Überproduktion im Stahlmarkt können daher den Abbau von mehr als 570 Arbeitsplätzen ausschließlich in Luxemburg nicht rechtfertigen. Die Details die einen solchen Abbau rechtfertigen würden fehlen eindeutig.

Wir bestreiten erneut den mangelnden staatlichen Einfluss auf die luxemburgische Stahlindustrie. Alternativen zum zerstörerischen Streben nach maximalem Profit gibt es zum Beispiel bei unseren Nachbarn im Saarland.

déi Lénk ist solidarisch mit den Arbeitern des Stahlherstellers, die gerade einen schrecklichen Schlag erhalten haben, und fordert die Regierung auf, alles zu tun, um die Arbeitsplätze zu schützen und ArcelorMittal an seine Verpflichtungen zu erinnern. Des Weiteren fordert déi Lénk ArcelorMittal dazu auf sich zum Erhalt der luxemburgischen Produktionsstandorte zu bekennen. déi Lénk wird die Entwicklungen genau beobachten und den Druck aufrechterhalten.

Mitgeteilt von déi Lénk

Question urgente relative à l’aide des demandeurs d’asile du camp de Moira en Grèce.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 86 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Immigration et de l’Asile dont je vous prie de bien vouloir considérer le caractère urgent.

Dans la nuit de mardi à mercredi de cette semaine, le camp de réfugiés de Moira sur l’île grecque de Lesbos a été l’objet d’un énorme incendie. Désormais, entre 12.000 et 13.000 demandeurs d’asile qui peuplaient ce camp initialement prévu pour accueillir environ 3.000 personnes, se trouvent dans le dénuement le plus absolu.

Au niveau de l’Union européenne, la Commissaire chargée des affaires intérieures a annoncé que l’UE prenait en charge un transfert immédiat vers la Grèce continentale de 400 mineurs. La Norvège a quant à elle également proposé d’accueillir des demandeurs d’asile. En Allemagne, plusieurs Länder ont également appelé le Gouvernement fédéral à accueillir des demandeurs d’asile issus du camp de Moira.

A la vue de cette immense catastrophe humaine, je voudrais poser la question suivante à Monsieur le Ministre de l’Immigration et de l’Asile :

  • Le Gouvernement luxembourgeois entend-il également proposer son aide urgente, par exemple en accueillant un certain nombre de demandeurs d’asile sur le sol luxembourgeois ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

L’exigence d’un nouveau modèle industriel

La décision du groupe Daimler de céder son site de Hambach est un grave coup porté à toute une région. Ce groupe   annonçait déjà une délocalisation de la production smart en Chine en Avril 2019. Cela témoigne d’un modèle de gestion qui sacrifie les salariés et la population pour le seul intérêt des actionnaires.  Nous refusons cette logique destructrice.

La nature du groupe décideur, la localisation du site, comme la forte résonnance de ce projet industrielle inaugurée en grande pompe par Helmut Kohl et Jacques Chirac en 1997 donnent à ce séisme social une dimension franco-allemande et européenne. Ce site est un atout industriel moderne et financé largement par des contributions publiques, et ce depuis sa création. Cela suppose, à minima,  le statut d’une propriété partagée publique privée!

Les forces progressistes politiques, associatives et syndicales, les femmes et les hommes de gauche et écologistes ne peuvent rester sans réagir devant une telle situation. Nous témoignons d’abord de notre pleine solidarité aux salariées et salariées mobilisés pour défendre leur outil de travail.  Nous appelons les gouvernements respectifs à empêcher la vente du site.  

 Dans un contexte de grave crise sociale, économique et politique, la décision du groupe Daimler porte non seulement un grave préjudice aux salariés et à la population concernée mais aussi aux relations franco- allemandes et à l’Europe.  Les délocalisations de productions, la mise en concurrence des salariés au-delà d’une frontière contribuent au rejet de la politique, de l’Europe et favorisent la montée des idées nationalistes. Elles contribuent également à l’appauvrissement des populations et à la régression sociale. 

L’avenir de l’automobile en Europe est une question stratégique. Il suppose des réponses nouvelles qui associent les exigences sociales et écologiques. Cela passe par la remise en cause des exigences des seuls actionnaires. A l’échelle de l’Europe, des nouvelles coopérations sont nécessaires et des nouveaux modes de gestion qui associent les puissances publiques et les représentants des salariés aux décisions stratégiques.  Il faut sortir des logiques de gestion financière pour affronter les défis nouveaux.  La mobilisation des ressources au service d’un véhicule plus propre et plus économe (moteur thermique ou électrique) doit s’accompagner d’une relocalisation des productions et d’une réduction du temps de travail (32 h/semaine, retraite à 60 ans.)

La crise du coronavirus a mis en évidence la fragilité du modèle de développement économique actuel et l’urgence de sortir des politiques néo-libérales.  Les partis et organisations signataires et les citoyens appellent les gouvernement français et allemand et les instances européennes à imposer à Daimler l’arrêt du processus de vente. 

Les instances politiques des Etats et de l’Europe doivent s’imposer dans le jeu des grands groupes de l’automobile pour réorienter leurs stratégies afin d’imposer la prise en compte des exigences sociales et écologiques à l’échelle du continent et le dépassement de la libre concurrence.

Communiqué par PTB, DGB, PCF, déi Lénk, die Linke, Parti de la gauche européenne

Question parlementaire: des sans-papiers en situation précaire en raison de la crise sanitaire

Notre député David Wagner rend le gouvernement attentif à la situation précaire de nombreuses personnes sans papiers qui sont au Luxembourg depuis des années et qui souffrent particulièrement de la crise sanitaire. Certains ne survivent que grâce à une aide alimentaire organisée par l’Association de soutien aux travailleurs immigrés. Cette action n’est d’ailleurs possible que grâce au soutien de donateurs privés et de l’Oeuvre Grande-Duchesse Charlotte. La dernière initiative de régularisation remonte à 2013. Ne serait-il pas temps maintenant de régulariser les personnes qui peuvent faire valoir une certaine durée de séjour?

Concerne : Question parlementaire relative aux personnes sans papiers

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de la Famille et de l’Intégration, ainsi qu’à Monsieur le Ministre de l’Immigration.

Récemment, l’ASTI (« Association de Soutien aux Travailleurs immigrés ») a tiré l’attention sur le sort des personnes sans papiers au Luxembourg qui sont particulièrement affectées par la crise. L’association affirme avoir apporté en moins de 2 mois une aide alimentaire à 214 personnes, dont 32 familles, pour un montant de 20.000 euros. Cette action a été possible grâce à des donateurs privés et le soutien de l’Œuvre Grande-Duchesse Charlotte.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de la Famille et de l’Intégration :

1) Le gouvernement était-il au courant que des personnes sans papiers au Luxembourg se trouvent dans une situation existentielle préoccupante à cause de la crise sanitaire et quelles sont les dispositions prises par le Gouvernement pour éviter ces situations ?

2) Est-ce que des personnes sans papiers ont accès à d’éventuels programmes d’aide du Gouvernement sans risquer des conséquences par rapport à leur situation administrative ?

L’ASTI a également évoqué la situation personnelle de ces personnes. Pour la plupart, il s’agit de personnes qui ne sont pas simplement de passage, mais qui vivent et travaillent depuis des années au Luxembourg. Il va de soi que ces personnes sont dans une situation particulièrement vulnérable et souvent précaire, d’autant plus dans le contexte de la crise sanitaire que nous vivons. Notons que la dernière régularisation de personnes sans papiers date déjà de 2013.

Ainsi, je voudrais adresser la question suivante à Monsieur le Ministre de l’Immigration :

3) Monsieur le Ministre n’est-il pas d’avis qu’il faudrait lancer une initiative de régularisation envers des personnes sans papiers qui peuvent faire valoir une certaine durée de séjour au Luxembourg ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la Chambre des Députés, l’expression de ma parfaite considération.

David Wagner       Député

Appel aux dons de masques

Chèr.e.s. membres et sympathisant.e.s, 

durant les dernières semaines, le gouvernement a distribué une cinquantaine de masques aux résident.e.s et travailleurs frontaliers. Alors que beaucoup d’entre nous se sont déjà procuré des masques en tissu ou d’autres alternatives aux masques distribués, les régions limitrophes au Luxembourg continuent de souffrir d’une pénurie de masques. C’est pourquoi, ensemble avec le Parti Communiste Français, déi Lénk vous propose de faire don de vos masques qui seront redistribués à des personnes en situation précaire en Lorraine. 

Si vous voulez participer à cette action, vous pouvez déposer vos masques au bureau du mouvement au 63, Boulevard de la Pétrusse, L-2320 Luxembourg, ou les envoyer à déi Lénk, BP 817, L-2018 Luxembourg jusqu’au vendredi, 19 juin. Pour toute question, vous pouvez joindre le mouvement par courriel à sekretariat@dei-lenk.luou par téléphone sous #26 20 20 72.
 
Nous vous remercions d’avance pour votre soutien!

Nathalie Oberweis – D´Kris notzen fir nächst Krisen virzebeugen.

Wéini ass d´Kris eriwwer?

Ni, wa mer sou weider maachen wéi bis ewell.

Mir befannen eis a méi wéi engem Krisenzoustand. Offiziell ass den état de crise ausgeruff ginn. Mee deen ass näischt am Verglach mat de diverse Krisen an dene mer sinn an déi nach wäerte kommen. Ech denken natierlech un di sozial Kris déi sech bemierkbar mécht duerch wuessend Ongläichheeten an Aarmut mee och un d´Klima- an Biodiversitéitskris.

Vill Ekonomisten haten schonn virun der Pandemie di nächst ekonomesch Kris virausgesot. Krisen wäerten sech widderhuelen wa mer net aus där Sakgaass erauskommen an där mer eis verfuer hunn.

De kapitalistesche System funktionéiert net fir di allermeeschte Mënschen op der Äerd. E baséiert op Ofbau, Ausbeutung a Gewalt vis-à-vis dem Mënsch an der Natur. An dat en vue vun der Akkumulatioun vu vill fir e puer. E funktionéiert net fir di meescht an och net op laang Zäit.

Dat ass näischt Neies. Déi meescht vun eis, och ausserhalb vum Krees vun déi lénk, wëssen an fillen dass dat op Dauer net geet. Mee wéi ofkommen vun dëser Schinn?

Och de Koronavirus an seng Folgen hu mam globaliséierte kapitalistesche System ze dinn. Well den ekonomesche System ëmmer méi wäit muss gräifen fir ze accumuléieren, zerstéiert en dem Mënsch an Déier säi Liewensraum. Et ass esou wéi mer mat neiaartege Virussen a Kontakt kommen. An déi globaliséiert Produktiounsketten déi drop baséiert Käschten kleng ze halen féiert dozou dass Aktivitéiten delokaliséiert ginn an sou an Krisenzäiten wéi haut Produkter net méi lokal accessibel sinn.

Mir wëssen all dass et net esou ka virugoen a firwat da net vun dësem Moment profitéieren fir d´Schinnen anescht ze leen? Firwat net elo déi noutwenneg sozial an ekologesch Transitioun ugoen vun där sou dacks geschwat gëtt?

Vill vun eis hunn an de leschte Wochen di neigewonnen Zäit mat der Famill genoss. Et appreciéiert an sengem eegene Rhythmus ze schaffen. Mi lues ze funktionéieren. Et ass de Moment fir d´Aarbechtzäitverkierzung anzeféieren. D´Aarbechtzäitverkierzung erlaabt eis Aarbecht mat Liewensqualitéit ze verbannen a bekämpft de Chômage.

Vläicht ass eng vun de wichtegsten Léieren déi dass mer e Rappell kruten wei eng Beruffer an Engagementer wierklech wichteg a sënnvoll sinn. D´Valorisatioun vun dem wat wichteg ass mol nees mi kloer ginn. Et ass kloer dass en Infirmier méi zum Iwwerliewen an gesellschaftlechen Zesummenhalt bäidréit wéi e Private Banker.

D´Wäertetabell gouf mol rëm op d´Kopp geheit. Do wou virdrun dacks toxesch Wäerter wéi Egoismus valoriséiert goufen fir ze reusséieren an engem héisch kompetitiven Maart, do mierke mer haut dass aner Wäerter wéi Solidaritéit eis méi wäit bréngen.

Dofir brauche mir eng inklusiv, sozial gerecht an solidaresch Gesellschaft. Et ass och nëmmen esou wéi se resilient also kriseresistent ka gemaach ginn. Dofir dierf et op kee Fall sinn dass elo nees d´Allgemengheet de Präis vun dëser Kris bezilt.

Mir mussen dëse Moment notzen fir eis op di kommend Erausfuerderungen ze preparéieren. Net viru maache  wéi virdrun well de virdrun war Deel vum Problem.

D’Nathalie Oberweis ass Member vun der Nationaler Koordinatioun vun déi Lénk.

Coronavirus – Solidaritéit ass de mot d’ordre.

Mir befannen eis an enger Situatioun vun enger grousser Gravitéit.

Eist alldeeglecht Liewen ass op eng Aart a Weis beschnidden, wéi mer eis dat nach virun e puer Wochen net virstelle konnten. Schoulen a Crèchë sinn zou, grad esou wéi Bistroen a Restaurants, Evenementer ofgesot, an d’Leit sinn opgefuerdert esou vill méi méiglech doheem ze bleiwen.

Kuerz : d’ëffentlech Liewen ass op en absolutte Minimum zeréckgefuer. Eist Land a ganz Europa ass am Grëff vun engem Virus, deen sech zur globaler Pandemie entwéckelt huet, fir deen et nach keen Impfstoff gëtt an dee riskéiert wéi an anere Länner eise Gesondheetssystem un d’Grenze vun der Belaaschtbarkeet ze bréngen.

Demokratie schützen och an dëser Krisesituatioun

D’Regierung hëlt déi Mesuren, déi vun der Weltgesondheetsorganisatioun proposéiert sinn, fir d’Propagatioun vum Virus anzedämmen an erauszezögeren, fir Zäit ze gewannen. Mir liewen also alleguer an enger Zort Ausnamezoustand – och wann d’Regierung, dee formal net ausgeruff huet. Als Oppositioun an Deel vum Parlament, musse mir dofir suergen, dass no rechtsstaatleche Prinzippie verfuer gëtt an, dass eis Institutiounen an domadder eis Demokratie trotz der Gravitéit vun der Situatioun weiderhi garantéiert sinn.

Wann een sech ëmlauschtert da mierkt een, datt eng grouss Veronsécherung bei de Mënschen ass. Veronsécherung a plazeweis carrement Angscht.

“Angscht ass warscheinlech dat schlëmmste Gefill wat e Mënsch kann hunn. An Angscht mécht irrational. Datt hu mer gesi bei deenen irrationalen Hamsterkeef vum leschte Weekend.”

An dobäi ass e klore Kapp genee dat, wat mer alleguer elo bräichten, fir dëser Situatioun ze begéinen.

Duerfir muss d’Chamber an d’Regierung all déi Mesuren ergräifen, fir nieft der Verbreedung vum Virus, d’Verbreedung vun der Angscht anzedämmen.

D’Regierung muss virsuergen mat sanitären a soziale Precautiounen

Ugefaange bei de schwächste vun de Schwaachen, den Obdachlosen… si si ganz vulnerabel, si kënnen net doheem an a Quarantaine bleiwen an eis Strukture sinn net drop ausgeriicht, hinne ganzdeeglëch en Encadrement unzebidden. Mir brauche ganz dréngend zousätzlech Strukture fir si opzefänken.

De Chômage partielle misst zumindest fir d’Dauer vun den exzeptionelle Mesurë vun 80 op 100% eropgesat ginn. Am Géigesaz zu anere kapitalistesche Kriseperioden, sinn et dës Kéier an alleréischter Linn kléng- a Minientreprisen, déi dovunner gebrauch maache mussen. De ganzen Horesca-Secteur, eleng do : 12.000 Leit sinn direkt betraff.

Den Eenzelhandel, an dat si ganz dacks kéng grouss Chaînen. Dat si Salariéë meeschtens ouni Kollektivvertrag, déi um Mindestloun agestallt sinn. Si brauchen de komplette Lounausgläich, wéi aner Länner dat och schonns ugekënnegt hunn, an net e partiellen. 

Mir wëssen alleguer, datt de Mindestloun zu Lëtzebuerg net duergeet fir dezent ze liewen : 80% vun ze wéineg ass : vill ze wéineg. Déi Leit hunn blank existenziell Ängschten. Hinne musse mer direkt hëllefen.

D’Hëllefe fir kléng a ganz kléng Betriber mussen a séier an onbürokratesch opgestockt an och verdeelt ginn.

“Entreprisen, déi esou gehollef kréien däerfen net entloossen. Dat selwecht muss fir Entreprisë gëllen, déi Beneficer maachen. Si däerfen net aus ekonomesche Grënn entloossen. Ech verweisen do op eng Gesetzespropos vun eis, déi mer virun iwwer 10 Joer deposéiert hunn, déi awer bis elo royalement ignoréiert gouf.”

Mir brauchen dréngend adequat Moossname fir d’Independant ze stëtzen. Hir Aktivitéite si quasi op Null gefuer. A mer wësse lo schonns, datt bei hinnen den Undeel un “Working Poor” am héchsten ass.

Vill Betriber sinn am Chômage technique oder maachen Télétravail. Vill Salariéën a Betriber leeschten awer och iwwerliewenswichteg Servicer wéi z.B. an der Alimentatioun. Hinne musse mer et erméiglechen nieft dem Fleegesecteur op ëffentlech Kannerbetreiung zréckzegräifen.

Mer mussen op europäeschem Plang déi absurd Budgetsreegelen ausser Kraaft setzen.

“Wann industrialiséiert Länner wéi Italien, Spuenien a Frankräich e medezineschen Noutstand hunn, dann huet dat ganz vill domadder ze dinn, datt déi Länner gezwonge goufen, hire Gesondheetssystem futti ze spueren. Elo kréie mer d’Rechnung.”

Ursaache vun där Kris

Mir mussen iwwer d’Ursaache vun där Kris schwätzen: mir mussen eis bewosst ginn:

  • datt eisen ekonomesche System Schold drun ass.
  • datt natierlech Habitater weltwäit zerstéiert ginn, an doduercher ëmmer nei Iwwerdrounge vu Vire bei de Mënsch entstinn.
  • datt d’Massendéierenhaltung weltwäit ënnerbonne muss ginn.
  • datt déi wansinneg Fräihandelspolitik dozou féiert, datt mer an enger geckeger Spiral no ënne sinn, wat Sozial- Ëmwelt- an och sanitär Standard sinn.

“Et ass schonns eng batter Ironie vun der Geschicht, datt duerch de Corona-Virus de Vott vun de Fräihandelsaccord’en mat Kanada a Singapur huet misse verluet ginn.”

Virum Coronavirus ass nom Coronavirus

Mer mussen awer och iwwer eis Aart a Weis diskutéieren, wéi mer produzéieren, well d’Globaliséierung jo och dozou gefouert huet, datt wann an enger Regioun e Problem ass, déi hallef Welt stëll steet, well déi grouss Multien alles delokaliséiert hunn.

Am däitlechste gëtt dat am Pharmaberäich.

Et kann dach net sinn, datt mer driwwer diskutéiere mussen, ob mer nach basesch Medikamenter an Europa hunn, well d’Pharma-Industrie grouss Deeler vun hirer Produktiounsketten ausgelagert hunn.”

Eng grouss Léier aus der Kris muss awer och sinn : mir brauchen als Lëtzebuerger eng sérieux Politik vun der Groussregioun. Spéitstens wann eis Nopere riskéieren hir Grenzen zou ze maachen, wësse mer, datt hei näischt méi leeft. Besonnesch am Gesondheetssecteur. Dat ass déi allergréisste Gefor, déi eisem Land dréit.

Sozial brauche mer keng Distanz, mee mënschlechen Zesummenhalt

déi allergréisste Léier aus dëser Kris ass awer, datt mer staark ëffentlech Servicer brauchen, an un alleréischter Platz: e staarken ëffentleche Gesondheetssystem. An ech ka just hoffen, datt sech an e puer Méint all déi un dës Kris erënneren, déi ënner dem Motto vum ‘Virage ambulatoire’ nach gefuerdert hunn, mer missten d’Gesondheetsservicer privatiséieren a Prestatiounen outsourcen. 

Solidaritéit ass de mot d’ordre. A Respekt ass dat Mannst wat een de Leit kann temoignéieren, déi am Moment all Dag am Asaz si fir eis all déi wesentlech Servicer kënnen ze garantéieren, déi mer brauche fir de Coronavirus an de Grëff ze kréien an eis Gesellschaft um rullen ze halen.

Message de solidarité avec l’action syndicale.

Avec ses propos scandaleux, l’UEL met sérieusement en péril le dialogue social au Luxembourg.

La très curieuse approche du haut représentant du patronat suscite un profond sentiment d’étrangeté à travers le monde syndical et salarial.

déi Lénk considère le dérapage du président du patronat luxembourgeois comme une appréciation confuse des réalités politique et sociale historiques.

Le retour en arrière de l’Union des Entreprises Luxembourgeoise va de pair avec les multiples attaques contre les acquis sociaux des salariés.

Les trois syndicats OGBL, LCGB et CGFP appellent ce soir à une manifestation de protestation afin de marquer leur opposition et leur détermination.

Par le biais de ce message de solidarité, déi Lénk tient à exprimer sa solidarité avec la plateforme syndicale contre le boycott du patronat et pour un droit de travail progressiste. 

Chile: Wir sind solidarisch!

Der Aufstand in Chile ist bis dato der Höhepunkt eines neuen politischen Zyklus der derzeit Lateinamerika durchläuft. Auf internationaler Ebene finden massive politische Auseinandersetzungen statt die von Frankreich, Hongkong, Libanon, Algerien bis zum Irak reichen. Die Menschen gehen zu hunderttausenden auf die Straße und protestieren.

Die Gründe sind vielfältig:  jahrzehntelang systematisch betriebener Subventionsabbau, Privatisierungen, Austerität, Korruption, haben die soziale Kluft in den einzelnen Gesellschaften unüberwindbar gemacht. Die aufgestaute Wut ist enorm. Zur Explosion führen dann oft, wie am Beispiel Chile ersichtlich, einzeln genommen, wenig gravierende soziale Einschnitte, die das Fass zum Überlaufen bringen.

Die globale Krise von 2008 hat dazu geführt, dass bestehende soziale Ungleichheiten ins Unerträgliche gesteigert wurden. Explodierende Preise für Gesundheitsversorgung, Miete, Strom, Transport und Bildung haben viele Menschen in existenzielle Not gebracht und an den äußersten Rand der Gesellschaft gedrängt. Hinzu kommt, dass die Chilenen seit dem Ende der Pinochet-Diktatur vor 30 Jahren große Erwartungen in die Demokratie hatten. Doch für die meisten Chilenen hat sich wenig bis gar nichts geändert. Die Besitzverhältnisse haben sich im stramm neoliberal ausgerichteten Wirtschaftssystem noch weiter zu Ungunsten der Armen verschoben. Da reicht schon die Preiserhöhung des Metrotickets um eine Kettenreaktion auszulösen.

Die Art und Weise wie die Regierung und das Militär gegen die Protestierenden vorgeht erinnert stark an die dunklen Zeiten der Pinochet-Diktatur – die gleichen Methoden und Verordnungen, Verfassungsnotstand und Ausgangssperren.

Präsident Pineras Versuch, die Bewegung zu kriminalisieren und durch den Austausch einiger Minister, die Massen von den Straßen zu bekommen, hat nicht funktioniert. Weder Repression noch unverhältnismäßige Gewalt seitens des Militärs und der Polizei konnten die Massenbewegung bislang stoppen.

Am vergangenen 30.Oktober haben rund einhundert gewerkschaftliche und soziale Organisationen unter dem Zusammenschluss „ Unidad social“ zu einem eintägigen Protest-Generalstreik aufgerufen.

Diese Bewegung lässt sich nicht stoppen.

Die Menschen in den Straßen Chiles wollen einen Systemwechsel und nicht neue Gesichter mit dem alten politischen Programm. Der Neoliberalismus ist nicht die Lösung, sondern die Ursache für die sozialen Krisen. Dieses Wirtschaftsmodell muss überwunden werden. Und zwar schnellstens.

Die Protestbewegung in Chile fordert neben dem Rücktritt des Präsidenten, der in rezenten Umfragen gerade einmal 14 Prozent Zustimmung erhielt, die Einsetzung einer verfassungsgebenden Versammlung.

Die derzeit geltende Verfassung stammt noch aus der Zeit der Pinochet-Diktatur. Das Staatsvermögen wurde privatisiert und die staatlichen Leistungen auf ein absolutes Minimum reduziert. Bis heute sind Wasser, Strom sowie das Bildungs- , Gesundheits- , und Rentensystem komplett privatisiert.

So wie nach dem Militärputsch vom 11. September 1973, als Luxemburg seine konkrete Solidarität mit den verfolgten Chileninnen und Chilenen unter Beweis stellte, indem es ihnen Asyl gewährte, sind auch diesmal unsere Herzen auf Seiten des kämpfenden Volkes gegen seine Unterdrücker.

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