Question parlementaire: Moyens de procuration de soins au plus démuni.e.s. et Instauration de la couverture médicale universelle.

Monsieur le Président,

conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Santé ainsi qu’à Monsieur le ministre de la Sécurité sociale.

D’après nos informations relayées par la presse, Médecins du Monde Luxembourg manquerait de moyens pour traiter ses patients, notamment ceux qui présentent des symptômes d’infection du Covid-19. Les équipes de l’organisation ne fonctionnerait actuellement qu’avec des bénévoles et autant que possible via téléconsultation. Médecin du Monde réclamerait notamment la possibilité de pouvoir tester dans leurs locaux de consultation respectifs, les patients souffrant de symptômes liés au COVID-19, afin d’éviter d’autres contaminations, du fait que leurs patients, personnes démunis doivent se déplacer vers les centres de test souvent par les transports en commun. Or, Médecin du Monde ne disposerait à ce stade pas des moyens adéquats, notamment des blouses et lunettes de protection, pour procéder à ces tests. L’organisation ayant fait part de leur appréciation de la mesure prise par la Ministre de la Santé de garantir à toute personne en demande de soins, une prise en charge gratuite, elle revendique qu’elle reste effective après l’état de crise. De fait, par l’accès gratuit aux soins des personnes démunis et non couverts par une couverture sociale, la couverture médicale universelle est du moins non-officiellement appliquée. 

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Madame et Messieurs les Ministres:

  1. Madame la Ministre a-t-elle pris connaissance du manque de moyens de Médecins du Monde Luxembourg ? Le cas échéant, est-il prévu d’y remédier, notamment en les habilitant à pouvoir procéder à des tests Covid-19 dans leurs locaux de consultation respectifs ?
  2. De même, Madame la Ministre envisage-t-elle de mettre en place officiellement pendant la crise sanitaire et durablement après la crise, la couverture médicale universelle?
  3. En reprenant les mots de Madame la Ministre quant à la prise en charge des personnes en demande de soins quel que soit leur statut et leurs moyens financiers, j’aimerais demander à Monsieur le Ministre de la Sécurité sociale, si ce principe pourrait également s’étendre à l’ensemble de la population, notamment en instaurant le remboursement intégral des frais de soins?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

Marc Baum, Député

Pensiounsfong: 545 Milliounen € an d’Pëtrolsindustrie investéiert.

Selon les calculs de déi Lénk, le Fonds de compensation investissait en début d’année au moins 545 millions d’euros dans l’industrie des énergies fossiles. Ce constat démontre un manque de cohérence complet de la part du gouvernement. Privilégier les profits à court terme en investissant dans ce secteur est hautement irresponsable face aux défis énormes posés par le changement climatique.

En se basant sur le rapport annuel de 2018 de la SICAV-FIS du Fonds de Compensation de la Sécurité Sociale (FDC), déi Lénk a calculé le montant des investissements du FDC dans les énergies fossiles. Le constat est accablant : le fonds détient des actifs à hauteur d’au moins 545 millions d’euros dans des entreprises liées directement à l’exploitation des énergies fossiles. Par contre, le FDC n’investit que 21 millions d’euros dans les énergies renouvelables.

Le chiffre de 545 millions d’euros correspond aux investissements que le rapport attribue aux différentes catégories en lien avec les énergies fossiles. Le chiffre réel doit probablement être évalué à un montant beaucoup plus élevé, ce en raison des investissements indirects et des investissements dans des entreprises mixtes.

La politique responsable du FDC est surtout symbolique

La politique d’investissement responsable du FDC reste largement symbolique. La liste d’exclusion du FDC, introduite en 2011 après des révélations de déi Lénk, ne contient actuellement que 54 entreprises. Si ces sociétés méritent bien évidemment d’être exclus, le FDC continue d’investir dans de nombreuses entreprises responsables de violations des droits humains ou de conventions internationales.

S’y ajoute d’autres incohérences manifestes. Alors que le gouvernement se positionne contre les OGM, le FDC investit dans des entreprises comme Bayer/Monsanto ou Syngenta. Alors que le gouvernement réclame la fermeture de Cattenom, le FDC investit dans EDF. Pendant que le gouvernement veut lutter sur le plan national contre le tabagisme, le FDC détient des actifs de Philipp Morris ou British American Tobacco.

Une réforme minimaliste en 2017

L’approche en matière d’investissement responsable introduite en 2017, avancée par le ministre Schneider par voie de communiqué, est largement insuffisante et de surcroît très problématique. Avant tout, elle ne vise pas à diminuer les investissements toxiques du FDC, mais uniquement à augmenter les investissements considérés comme responsables. S’y ajoute que la démarche est douteuse. Dans pratiquement chacun des compartiments qui sont labélisés ESG (environmental and social governance) selon le ministre, on retrouve des investissements dans l’industrie pétrolière.  

En amont de la révision de la politique d’investissement du FDC en 2017, déi Lénk a fait plusieurs démarches officielles au parlement pour associer les député.e.s aux discussions. Malgré une résonance positive parmi les député.e.s en commission, où un débat en plénière avait même été retenu, ces démarches sont restées vaines et ont été classées sans suite. Il est assez évident que le gouvernement ne souhaite pas de débat public sur cette question.

déi Lénk continuera à se battre contre les investissements irresponsables

Pour déi Lénk, il est clair que la politique d’investissement du FDC doit être complètement revue. A cet effet, un large débat public s’impose sur la manière dont nous voulons utiliser ou sauvegarder les réserves de la sécurité sociale.

déi Lénk s’exprime pour un désinvestissement complet et immédiat de toutes les entreprises toxiques et douteuses. De façon complémentaire, nous demandons à ce que les réserves soient investies dans l’avenir du pays et de la Grande-Région au lieu de servir à spéculer sur les marchés financiers, par exemple à travers la création de logements ou des investissements dans la transition énergétique.

Question parlementaire concernant la saisie de rémunérations de pensions

Monsieur le Président,

Conformément a? l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante au Ministre de la Sécurité sociale et au Ministre de la Justice.

Suivant la législation en vigueur (loi modifiée du 11 novembre 1970 et règlement grand-ducal du 9 janvier 1979) en matière de cession et de saisie des rémunérations de travail, ainsi que de pensions et de rentes, les saisies-arrêts ne peuvent être pratiquées au motif d’une autorisation du juge de paix.

Or selon mes informations, la Caisse Nationale d’Assurance Pension (CNAP) pratiquerait des retenues au profit de créanciers sur les montants dus aux bénéficiaires dans le cadre de l’assurance-vieillesse, sans autorisation préalable du juge de paix. Etant donné que des bénéficiaires peuvent être confrontés à plusieurs saisies-arrêts, leur situation financière peut dans certains cas devenir extrêmement précaire.

En effet, selon la législation en vigueur il revient au juge de paix d’établir les montants à saisir en tenant compte de la situation financière globale du débiteur qui peut être impactée par d’autres créances. Pour calculer ce montant, il ne tient pas uniquement compte de la situation financière globale d’un débiteur et d’autres créances éventuelles, mais garantit également que les parties non saisissables du revenu d’un débiteur restent intouchées.

En l’absence d’une saisie-arrêt prononcée par le juge de paix, la CNAP ne serait donc pas en droit de procéder à des retenues sur les rémunérations de pension versées aux bénéficiaires de l’assurance-vieillesse. 

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres de la Sécurité Sociale et de la Justice :

1  –  Messieurs les Ministres peuvent-ils me confirmer que la CNAP pratique des retenues d’une partie du montant de l’assurance-vieillesse sur simple notification d’un créancier et sans autorisation du juge de paix ?

2  –  Dans l’affirmative, Messieurs les Ministres peuvent-ils m’indiquer le nombre de bénéficiaires de l’assurance-vieillesse qui sont actuellement concernés par de telles retenues ?

3  –  Dans l’affirmative, quelle serait selon Messieurs les Ministres la base légale de telles retenues ? La CNAP s’assure-t-elle dans de tels cas de l’honorabilité du créancier et du bien-fondé de la créance avant de procéder à la retenue ?

4  –  Dans l’affirmative encore, le débiteur en cause est-il informé en détail sur l’origine d’une retenue pratiquée par la CNAP, et cela au moyen des documents dûment signés qui se trouvent à la base de cette retenue ?

5  –  Les montants ainsi retenus sont-ils mis en suspens en attendant l’information du juge de paix de la saisie-arrêt ou sont-ils directement versés au créancier ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Marc BAUM

Député

Parlamentaresch Ufro iwwer Disfonctionnementer bei der ADEM e.a. a Bezuch op de reclassement a Steieren

Monsieur le Président,

Conformément a? l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante au Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire et au Ministre de la Sécurité sociale et au Ministre des Finances.

Selon des informations récemment parues dans la presse, certaines questions se poseraient quant au traitement de certains types de dossiers par l’Agence pour le Développement de l’Emploi (ADEM).

Ainsi, il s’avérerait que les indemnités compensatoires versées aux salariés dont la Commission mixte a décidé un reclassement interne, ne seraient versées qu’au bout de trois mois après la reprise du travail des personnes concernées. Ces salarié.e.s se retrouveraient par conséquent dépourvus d’une partie considérable de leur salaire pendant une période assez longue et risqueraient de ne plus être en mesure de satisfaire à leurs obligations financières.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire et à Monsieur le Ministre de la Fonction publique :

1  –  Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire peut-il confirmer que le versement des indemnités compensatoires ne se fait généralement qu’au bout de trois mois suivant la reprise du travail des personnes concernées ?

2  –  Dans l’affirmative, comment Monsieur le Ministre explique-t-il ces retards ?

3  –  Dans l’affirmative encore, Monsieur le Ministre juge-t-il qu’un tel délai d’attente soit approprié et raisonnable pour les personnes en reclassement interne, tout en sachant qu’ils sont dépourvus d’une partie considérable de leur salaire ?

4  –  Monsieur le Ministre peut-il m’indiquer si et comment les personnes concernées sont régulièrement informées de l’avancement de leurs dossiers auprès de l’ADEM ?

5  –  De manière générale, le Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire n’est-il pas d’avis que la législation sur le reclassement doit être révisée, voire reformée, dans la mesure où elle traite de manière discriminatoire les salariés en reclassement professionnel externe par rapport aux salariés en reclassement interne, bien que leur situation à la base de la décision du reclassement puisse être identique, à savoir qu’ils ont été déclarés incapables d’exercer leur dernier poste de travail à cause de leur mauvais état de santé ou un handicap? Cette discrimination, est-elle conforme avec notre législation, notamment avec la loi du 28 novembre 2006 sur l’égalité de traitement ?

D’autres questionnements concernent le transfert par l’ADEM de l’impôt retenu sur les indemnités de chômage à l’Administration des Contributions. Ainsi, des cas m’ont été rapporté où une personne se voyait confrontée à une procédure judiciaire à cause de la non-transmission par l’ADEM des impôts retenus sur ses revenus.

6  –  Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Economie solidaire, a-t-il connaissance de cas similaires et comment entend-il y remédier ? En fait, où est passée la somme retenue par l’ADEM mais non transféré à l’Administration des Contributions ?

7  –  Monsieur le Ministre des Finances, est-il au courant de la situation et sait-il pourquoi la personne concernée a-t-elle été sanctionnée par l’Administration des Contributions alors que les impôts auraient dû être retenus à la base et transmis par l’ADEM ?

Les mêmes personnes plaignantes m’ont également fait part d’une mauvaise communication de la part l’ADEM.

8  –  Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Economie solidaire, peut-il m’informer sur les procédures internes concernant les réclamations écrites ou orales ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Marc BAUM

Député

Rencontre amicale entre Jean-Claude Reding et Nico Cué

Dans les locaux de la Chambre des Salariés, le président de la CSL Jean-Claude Reding a accueilli mardi, 23 avril 2019, Nico Cué, candidat tête de liste du parti de la gauche européenne, en présence des deux candidats tête de liste de déi Lénk Carole Thoma et David Wagner. La situation de l’Union européenne et les prochaines élections pour le Parlement européen étaient au centre des conversations.

Les acquis sociaux sont en danger partout en Europe et les conséquences qui en résultent sont dramatiques pour tous les citoyennes et citoyens. Ce constat unanime a servi comme point de départ aux discussions entre Jean-Claude Reding et Nico Cué. A cette crise de l’état social s’ajoute une crise démocratique dans l’UE et une absence de vision positive pour l’avenir. Le danger de voir une prochaine Commission européenne pencher encore davantage à droite est bien réel.

La question écologique a également été abordée avec notamment l’urgence de contrer le réchauffement climatique, tout en veillant à ne pas pénaliser les couches défavorisées de la population. La question écologique et la question sociale sont étroitement liées et doivent être abordées ensemble. La meilleure manière de le faire est de rétablir la puissance étatique et de veiller à ce que le secteur public engage les transformations énergétique et économique nécessaires.

Pour contrer les menaces qui pèsent sur l’Europe, avec notamment la montée des partis de droite, les deux représentants se sont accordés à dire qu’il faut chercher des alliances plus larges dans le camp progressiste. Les syndicats doivent davantage entrer dans le jeu politique au niveau européen et considérer des alliances au-delà des alliés traditionnels socio-démocrates.

Question parlementaire: Quelles possibilités de soutien et de traitement pour les malades psychiques au Luxembourg?

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre cette question parlementaire à Messieurs les Ministres de la Santé et de la Sécurité sociale.

Une émission, diffusée le 10 février 2019 à la radio publique luxembourgeoise, a mis en avant des considérations alertantes quant à l’offre et aux conditions de prise en charge de traitements thérapeutiques de personnes atteintes de maladies psychiques au Luxembourg.

En effet, même trois ans après l’adoption de la loi sur les psychothérapeutes, ayant pour objectif de donner un cadre légal à la psychothérapie et d’instaurer le remboursement des actes thérapeutiques par la CNS, la tarification de ces actes et leur remboursement n’ont toujours pas été mis en place.

Le nombre de psychothérapeutes approuvé.e.s par le collège médical a très fortement augmenté depuis la mise en vigueur de la loi susmentionnée. Il est passé de 61 en 2015, à 419 actuellement.

De même, parmi la population la part de personnes concernées par des troubles mentaux à tendance chronique n’est pas négligeable. Selon la Ligue luxembourgeoise de la santé mentale, plus de 5000 personnes au Luxembourg sont atteintes de schizophrénie et qu’au moins 19% de la population sont enclins à la dépression. Face à des besoins psychothérapeutiques croissants, les professionnels de la santé, invités à l’émission susmentionnée, ont dénoncé un manque d’offres et d’infrastructures de traitements, destinés à accompagner et encadrer les personnes malades tout au long de leur vie tout en leur permettant de mener une vie autonome. De manière générale, les traitements de patients atteints d’une psychose seraient toujours selon ces mêmes interlocuteurs, trop fortement focalisés sur l’internement hospitalier, ne permettant pas de suivi de la personne et coutant sensiblement plus cher à la CNS. Enfin, il existerait au Luxembourg, un grand besoin de rattrapage en matière de prévention de maladies psychiques et mentales.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres de la Santé et de la Sécurité Sociale :

(1) Monsieur le Ministre de la Santé peut-il m’indiquer la totalité de l’offre publique et conventionnée de la prise en charge de personnes atteintes de maladies psychiques au Luxembourg, en précisant le nombre d’infrastructures hospitalières et extra-hospitalières ?

(2) Monsieur le Ministre de la Santé estime-t-il que cette offre générale soit suffisante?

(3) Monsieur le Ministre de la Santé peut-il me dire quelles sont actuellement les démarches prévues en matière de prévention de maladies psychiques et prévoit-il d’élargir l’offre de dispositifs dédié à la prévention des maladies psychiques?

(4) Monsieur le Ministre de la Santé peut-il me communiquer le nombre actuel de personnes ayant recours à une offre extrahospitalière de traitement continu des maladies psychiques?

(5) Monsieur le Ministre de la Santé a-t-il connaissance d’une liste d’attente pour certaines offres de prise en charge extrahospitalières dont par exemple l’accompagnement thérapeutique en logement individuel ou le suivi à domicile sans limite de temps ? Dans l’affirmative, quels en sont les délais d’attente et le nombre de personnes inscrites sur cette liste ?

(6) Messieurs les Ministres de la Santé et de la Sécurité Sociale peuvent-ils m’indiquer le nombre d’admissions psychiatriques urgentes et non volontaires (« placement en observation ») dans les services de psychiatrie des hôpitaux régionaux ? Dans l’affirmative, peuvent-ils estimer le nombre d’admissions concernant des malades chroniques ?

(7) Monsieur le Ministre de la Sécurité Sociale peut-il m’informer des avancées concernant l’établissement de la nomenclature des actes thérapeutiques et de la date probable de mise en vigueur des remboursements des actes psychothérapeutiques?

(8) Etant donnée qu’un traitement médical continu est indispensable à certaines personnes atteintes de maladies psychiques, Monsieur le Ministre n’estime-t-il pas qu’un remboursement intégral de ces médicaments, comme par exemple l’injection dépôt serait juste et pertinent ?

Question relative à l’attitude du Fonds de Compensation (FDC) à l’égard de l’entreprise impliquée dans la rupture du barrage minier Brumadinho au Brésil.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de la Sécurité sociale.

Le 25 janvier 2018, le barrage minier Brumadinho a cédé dans l’État brésilien du Minas Gerais, libérant un fleuve de boue qui a englouti plusieurs villages en aval. Les autorités ont déjà confirmé 99 victimes, alors que près de 300 personnes sont portées disparues. A côté de la tragédie humaine immédiate de la catastrophe, les dégâts écologiques risquent aussi d’être lourds. Selon la presse brésilienne, les boues toxiques échappées du barrage peuvent atteindre le fleuve Rio Paraopeba et affecter l’approvisionnement en eau de toute la région.

Si les responsabilités précises de la catastrophe n’ont évidemment pas encore pu être établies, les premiers éléments pointent vers de graves négligences de la part de l’entreprise multinationale qui exploite le site minier. Rappelons à cet égard que cette même entreprise était déjà impliquée dans une catastrophe similaire à Mariana, dans la même région, 3 ans auparavant. Ladite multinationale, qui compte parmi les plus grandes entreprises minières du monde, est par ailleurs régulièrement pointée du doigt par des organisations non-gouvernementales du monde entier pour des violations de droits humains et de standards environnementaux.

Les faits susmentionnés m’amènent à vous poser un certain nombre de questions par rapport à la pertinence de la politique dite « d’investissement socialement responsable » du Fonds de Compensation commun au régime général de pension (FDC). En effet, après avoir figuré sur la liste d’exclusion pendant plusieurs années, la multinationale mentionnée plus haut a été retirée de celle-ci en date du 23 novembre 2018, probablement sur recommandation de la société scandinave qui analyse l’univers d’investissement autorisé de la SICAV-FIS afin d’identifier les sociétés et entreprises ne respectant pas les conventions internationales signées par le Grand-Duché de Luxembourg.

Partant, nous voudrions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

1) Est-ce que la SICAV-FIS a acquis des avoirs de la multinationale en question depuis la publication de la nouvelle liste d’exclusion en novembre 2018 ?

2) Sur base de quel argumentaire le FDC a-t-il été amené à réévaluer le statut de ladite multinationale en novembre 2018 et à l’inclure à nouveau dans l’univers d’investissement de la SICAV-FIS ?

3) Au vue de l’historique de cette multinationale et à la lumière des événements récents, jugez-vous aujourd’hui que cette réévaluation était justifiée ?

4) Êtes-vous prêt à révoquer cette décision dans les plus brefs délais et à exclure à nouveau ladite multinationale de l’univers d’investissement du FDC sans attendre la prochaine réévaluation périodique?

L’exemple susmentionné laisse à penser que les procédures de contrôle mises en place par le FDC pour garantir que la SICAV-FIS n’investit pas dans des sociétés et entreprises ne respectant pas les conventions internationales, ne sont pas sans faille. Dès lors, des doutes peuvent surgir par rapport à la pertinence du travail de la société scandinave censée identifier ces mêmes entreprises.

5) Est-ce que Monsieur le Ministre peut garantir que les procédures de contrôle actuels garantissent effectivement que la SICAV-FIS n’investit pas dans des sociétés et entreprises ne respectant pas les conventions internationales signées par le Luxembourg?

6) Est-ce que Monsieur le Ministre peut nous informer sur base de quelles informations, de quels critères et de quelles procédures la société scandinave identifie les sociétés et entreprises ne respectant pas les conventions internationales signées par le Grand-Duché de Luxembourg ? Quels moyens la société peut-elle déployer pour garantir la pertinence de son analyse ?

7) Est-ce que la collaboration du FDC avec la société scandinave susmentionnée a déjà fait l’objet d’une évaluation à la lumière des objectifs d’investissement socialement responsable du FDC ? Dans l’affirmative, pouvez-vous nous faire part des conclusions de cette évaluation ? Dans la négative, Monsieur le Ministre est-il prêt à entreprendre une telle évaluation ?

8) Monsieur le Ministre n’est-il pas d’avis qu’une politique plus stricte et donc plus prudente en matière d’investissement socialement responsable est de mise afin d’exclure d’emblée tout risque que le FDC soit indirectement impliquée dans des violations des droits humains ou des catastrophes écologiques ?

Avec nos salutations respectueuses,

David Wagner                                                                       Marc Baum

Député                                                                                   Député

Regierungsprogramm: den Erausfuerderungen net gewuess.

2013 sinn DP, LSAP an déi Gréng zesummen ugetruede fir d’Lëtzebuerger Gesellschaft ze moderniséieren an demokratesch z’erneieren. Verschidde Reformen an dem Sënn si gelongen, wéi z.B. d’Trennung vu Kierch a Staat oder d’Aféiere vum homosexuelle Bestietnis.

Bei der Demokratiséierung ass d’Regierung awer kläglech gescheitert. D’Reform vun der Verfassung huet sie net ëmgesat a mat engem schlecht preparéierte Referendum huet sie d’Dir fir d’Wahlrecht fir auslännesch MatbiergerInnen a Jonker ab 16 Joer fir laang Zäit erëm zougeschloen.

Déi Neioplo vun DP-LSAP-Déi Gréng huet kee sou en Zil méi. D’Koalitiounsofkommes fir déi nächst 5 Joer liest sech wéi eng Opzielung vun all méiglechen Ziler a Reformen, ouni Prioriséierung, ouni roude Fuedem, ouni Plang.

Wéi eng Erausfuerderunge fir d’Zukunft?

Et wierkt esou, wéi wann d’Koalitiounsparteien sech beim Constat iwwer d’Erausfuerderungen, déi sech eisem Land an der Zukunft stellen, net eens wieren. Déi géigendeeleg Interessen, déi d’Parteie vertrieden, gi siichtbar, wann een iwwer déi puer grouss ugekënnegt Mesuren erauskuckt an erausfanne wëll, wéi

déi Lénk gesi 4 grouss Erausfuerderungen, deenen sech déi nei Regierung stelle misst:

  • Den Demokratiedefizit – Nëmmen nach eng Minoritéit vun den AwunnerInnen huet d’Wahlrecht. Dësen Defizit ass och e sozialen, wëll ëmmer manner Leit, déi hei schaffen, matentscheede kënnen. Dat selwecht trëfft zou op Locatairen, déi majoritär kee Wahlrecht hunn an awer d’Affer vun der verkorkster Logementspolitik sinn.
  • D’Schéier tëscht aarm a Räich geet rasant auserneen. Sie gëtt ugedriwwe vun der Schoul, déi sozial Ongläichheeten net méi kleng mécht, mee reproduzéiert, vun enger Lounpolitik an enger Wunnengskris, déi ëmmer méi Leit an d’Aarmut drécken, vun enger Steierpolitik, déi ëmmer méi zugonschte vun de Räichen ëmverdeelt.
  • D’ekologesch Kris: Lëtzebuerg huet en enormen ekologesche Foussofdrock, bal vu kengem Land geet esou vill Pollutioun a sou en héije Ressourcëveverbrauch aus. D’Regierung muss eng Politik maache fir dëser Verantwortung gerecht ze ginn, mee se verstoppt sech hannert der Privatwirtschaft an technologeschen Entwécklungen. Mee des Politik ass net d’Léisung, mee e groussen Deel vum Problem.
  • Oprëschtung a Konflikter: Lëtzebuerg ass ënnert de leschte Regierungen zu engem Acteur a Kricher a bewaffente Konflikter ginn, andeem mat der Oprëschtung profitabel Geschäfter gemaach ginn. Lëtzebuerg ass haut keng Stëmm méi vum Apeasement.

Demokratie: wäit hannert den Ufuerderungen.

Bei der Stäerkung vun der Demokratie wëll déi nei an all Regierung keng grouss Spréng maachen. Bis op e puer hallefhäerzeg Ukënnegunge steet wéineg Konkretes an dem Kapitel vum Accord.

D’Verfassungsreform soll endlech kommen, mee déi wichtegst Froen si vun Ufank un net méi Bestanddeel vun der Debatt, sou, dass d’Reform sech op e Facelifting vun der aler Verfassung beschränke wäert. D’Fro ob Lëtzebuerg nach en demokratesche Staat ass, wa 50% vun de Leit, déi hei wunnen a schaffen net iwwer d’Politik mat entscheede kënnen, ass ausgeklamert.

Déi nei Regierung erkennt zwar déi strukturell Schwächt vum Parlament un, mee ass net bereet dem Parlament an den Deputéierten déi Méiglechkeeten ze ginn, fir dass sie hir verfassungsméisseg Roll kënne gutt erfëllen, nämlech d’Regierung ze kontrolléieren.

Nei Regierung verdeelt Steierkaddoen a suergt net vir.

An der Steierpolitik mécht déi nei Regierung do weider wou déi al opgehalen huet. Se entzitt dem Staat an domat den AwunnerInne vum Land ëmmer méi d’finanziell Mëttelen, fir demokratesch ze decidéieren an z’investéieren.

D’Betriber sollen an Zukunft nach manner Steiere bezuelen an d’Kapital gëtt weider vill manner besteiert ewéi d’Aarbecht.

Mat dëser Politik komme mir an e geféierlechen Däiwelskrees: mat déiwe Steieren zéie mir ëmmer méi Betriber op Lëtzebuerg, wouduerch de Wuesstem weider kontrolléiert klëmmt. Wa méi wirtschaftlech Aktivitéiten zu Lëtzebuerg stattfannen, da brauche mir och méi Infrastruktur: Wunnengen, Transportmëttel, Energie, Schoulen a Crèchen. Mee wann d’Steieren dauernd erofgesat ginn, da sinn ëmmer manner Recetten an der Staatskees fir dat ze finanzéieren. D’Konsequenzen dovunner kenne mir: d’Liewensqualitéit geet erof, d’Schéier tëscht aarm a räich geet weider op.

Donieft läit doduerch och ëmmer méi Steierlaascht op de schaffende Leit, wärend Betriber a Kapital ëmmer manner zum Fonctionnement vum Staat bäidroen.

Mindestloun: D’Aarbecht gëtt weiderhin net anstänneg bezuelt!

D’Regierung proposéiert de Salariéen e puer Grimmele méi vum Kuch, mat enger Mindestlounerhéijung vun 100€ netto, réckwierkend op den 1. Januar. Vun engem richtege Fortschrëtt a punkto Ëmverdeelung tëscht Kapital an Aarbecht kann een hei net schwätzen. D‘Erhéijung vum Mindestloun soll an éischter Linn de Staat eppes kaschten, d’Patronat kënnt gutt ewech. Dat si fir d’éischt emol eng Erhéijung vum Mindestloun vun 1,1 % um 1. Januar 201. Dat ass Automatismus, eng Upassung vum Mindestloun un d’Lounentwécklung, déi all zwee Joer virgeholl gëtt. Dann eng Erhéijung vu weideren 0,9% an de Rescht soll da viraussiichtlech iwwer e Steierkredit finanzéiert ginn. Déi reell Brutto-Erhéijung bedréit also just 0,9%, circa 18€ also. An déi geplangten 100€ netto méi, sinn duerfir a Wierklechkeet just eppes méi wéi 80€ un deenen sech d’Patronat lächerlech wéineg bedeelege muss.

De Mindestloun wäert ëmmer nach ënnert der Aarmutsschwell leien an d’Leit wäerten och ëmmer nach grad esou vill a sou laang schaffe mussen. Amplaz d’Aarbechtszäit progressiv erofzesetzen an domat e moderne Geescht ze weisen, proposéiert d‘Regierung zwee weider Congésdeeg, dovun een a Form vun engem obligatoresche Feierdag. Ob d’Salariéen och wierklech vun deenen 2 Deeg méi am Joer profitéiere kënnen, hänkt vun de Gewerkschaften of an hirem Negociatiounskraaft, well des 2 Congésdeeg méi sinn net an de bestoende Kollektivverträg abegraff.

Ëffentlech Schoul geet ënner am Reformchaos.

Déi lescht Schoulreformen hunn just en décke Waasserkapp geschaaft, bestoend aus sëlleche Gremien an Organismen deenen hir Missiounen sech oft iwwerschneiden. Elo gëllt et dëse Waasserkapp un d’Schaffen ze kréien an en doropshin se evaluéieren, an der Hoffnung dat en sech bewäert. De Bildungsdësch deen dës Regierung wëll an d’Liewe ruffe fir d’Matbestëmmung bei der Schoulpolitik ze fuerderen, kënnt leider vill ze spéit. Eng richteg demokratesch Bedeelegung am Kader vun de Schoulreforme gouf et bis elo net. De gréisste Schued ass scho verursaacht ginn. Mat der Lycéesreform riskéiert eis Schoullandschaft opgespléckt ze ginn tëschent Elitten- a Masseschoulen. Mesuren déi gutt klengen ewéi d‘Diversifiéierung vun der schoulescher Offer, oder d’Upassung vun de Schoulen an hire Programmer un déi verschidden Talenter a Besoin’e vun de Schüler bedeiten tëschent de Zeilen eng Mise en concurrence vun de verschiddene Schoulen am Secondaire an ee Kompetenz orientéierten Unterrecht deen d’Schüler op Grond vun hire soziale Schwächte filtert.

An der Kontinuitéit mat de leschte Reforme scheitert d’Regierung un der Opwäertung vun der Beruffsausbildung. Amplaz op Grond vun der ekologescher Erausfuerderung déi bevirsteet dem Handwierk e neie Stellewäert ze ginn, well mer Leit brauchen déi kënne reparéieren an op ekologesch Aart a Weis Produkter schafen, stellt d’Regierung gär d’Zesummenaarbecht mat Betriber déi am wirtschaftlechen Trend vun der Digitaliséierung leien. Säit der Reform vum Stage fir d’Enseignanten aus dem Fondamental ass de Beruff esou onattraktiv ginn dat eng reegelrecht Penurie am Enseignement entstanen ass. D’Regierung huet hei weiderhi keng Verbesserungsvirschléi, mee setzt dann elo op d’Volontariat vum Schoulpersonal fir Iwwerstonnen ze leeschten am Kader vun den aide aux devoirs an de cours d’appui. Zu engem Sënneswandel fir eng sozial-gerecht an inklusiv Schoul opzebaue koum et schlussendlech net. De neie Schoulminister bleift dem alen trei.

Klimaverännerung: der Regierung feelt de Courage fir wierksam Mesuren.

déi Lénk begréissen, dass d’Regierung d’Drénglechkeet vun der Klimaverännerung erkannt huet a sech zu den Ziler am Accord vu Paräis verflicht. Sou steet am Koalitiounsofkommes, dass d’Regierung alles drusetze wëll, fir d’duerchschnëttlech Temperatur op der Äerd net iwwer de Richtwäert vun +1,5°C klammen ze loossen.

Wann déi Ausso awer eescht gemengt wier, da misst d’Regierung elo séier ufänke couragéis Mesuren z’ergräifen a virun allem eng laangfristeg Strategie op den Dësch leeën, mat verbindlechen Ziler an Echeancen, konkrete Mesuren an engem Finanzéierungsplang.

Dat feelt awer komplett am Regierungsprogramm an ob déi nei al Koalitioun wierklech bereet ass, déif gräifend politesch Entscheedungen ze treffen, ass net aus dem Text erauszeliesen, wëll alles immens flou bleift.

déi Lénk vertrieden de Standpunkt, dass Klimaschutz eng kloer a verbindlech gesetzlech Basis brauch, mat Ziler fir all Wirtschaftsberäich. Mir mengen, dass nëmme mat ëffentleche Suen iwwerhaapt Klimaschutz ka bedriwwe ginn, dee bei all de Leit ukënnt, vun all de Leit mat gestalt ka ginn. Mat Privatkapital geet dat net, wëll dat sicht nëmmen nom Profit an d’Rettung vun der Äerd ka kee Profitgeschäft sinn. Mir mengen, dass sozial Gerechtegkeet net duerch Klima- an Ëmweltpolitik (z.B. duerch Steieren) kann a Fro gestalt ginn. Dat ass och net néideg, ënnert der Bedingung, dass Staat a Gemengen dofir suergen, dass jiddereen de spannende Wee vun der ekologescher Transitioun mat ka goen, net just déi Räich a Privilegéiert.

Wat des 3 Aspekter (gesetzlech Basis, ëffentlech Investitiounen a Kontroll, sozial gerecht ekologesch Transitioun) bleift d’Ofkommes vun DP, LSAP an Déi Gréng bis op déi eng oder aner Ausnam stomm.

Logement: Déck Promoteuren an Immobilienspekulante bleiwen op Sonnesäit.

Wat d’Präisser vum Wunnen zu Lëtzebuerg ugeet, huet d’Regierung d’Seegel scho gestrach, bevir se den Hafe verlooss huet.

Déi nei Ministesch mengt, dass souwisou näischt géint déi héich Präisser um private Wunnengsmaart ka gemaach ginn. Um private Marché wunnen awer 98% vun de Leit zu Lëtzebuerg, dorënner zéngdausende Locatairen, déi also weider hiert lescht Hiem musse ginn, fir eng Wunneng ze hunn.

Fir déi Lénk ass et zwar wichteg sou séier wéi méiglech a sou vill wéi méiglech ëffentlech Locatiounswunnengen ze bauen, mee dat kann net heeschen, dass um Privatmarché d’Leit weider an de Ruin musse gedriwwe ginn.

D’Instrumenter, déi d’Regierung virschléit fir u méi Terrain’en ze kommen, fir de Gemengen sou méi Méiglechkeeten ze gi Wunnengen ze bauen, wäerten och net gräifen, wann Investoren a Promoteure weiderhi méi Geld verdénge kënnen, wann se hir Terrain’en um private Marché als Kapitalanlag halen. Soulaang d’Präisser um Privatmarché weider sou klammen, ass eng Immobilie déi sécherst a rentabelst Geldanlag zu Lëtzebuerg. Wa mam Wunnen awer weider dat déckt Geld soll verdéngt kënne ginn, wäerten déi mannste Leit an de Genoss vun enger gënschteger Wunneng kommen. An d’Gemenge wäerten och net u Bauterrain kommen.

Soumat ginn d’Virschléi vun der Regierung laanscht d’Realitéit um Wunnengsmaart an och laanscht d’Realitéit vu ville Leit, déi haut mat hirem Loun scho keng Wunneng méi bezuele kënnen. Eppes steet fest: d’Regierung wëll den décke Promoteuren an Immobilieninvestoren op alle Fall net wéi dinn.

Nach méi Oprëschtung, nach manner Fridden a Siicht.

Onmoosseg international Konflikter hunn an deene leschte Jore fir eng onverzeilech humanitär Kris gesuergt. D‘Incapacitéit vun den europäeschen Autoritéiten eng anstänneg Opnahmpolitik op d’Been ze kréien huet den Doud vun Dausende Geflüchteter aus all deene Konfliktzone verursaacht. Trotzdeem, investéiert déi lëtzebuergesch Regierung gäre weiderhin an d’Oprëschtung. Mat Militärfligeren a -satellitten huet sech d’Regierung indirekt um Krichsspill bedeelegt an dréit mat Responsabilitéit un de Schied un de Mënschen an hirer Ëmwelt déi do entstinn. D’Militärbudgete solle weiderhi klamme fir d’Fuerderunge vun der NATO kënnen ze erfëllen, och fir eng Finanzéierung vun enger europäescher Arméi kënnen ze garantéieren , déi kloer offensiv ausgeriicht ass De militäresch-industrielle Komplex dee weidergedriwwe soll ginn, a nach méi lëtzebuergesch Betriber abanne soll gëtt als lukrativ Wirtschaftsnisch opgebaut. De Militärbudget wäert fir déi nächst Jore méi héich ausfalen ewéi dee vun der Kooperatioun an der Entwécklungshëllef. Dat huet näischt méi mat Verdeedegungspolitik ze dinn.

Conclusioun : Net op der Héicht vum Enjeu

Den Accord ass e Potpourri vu verschidde Mesuren, déi alleguer eppes gemeinsam hunn: se sinn net Deel vun engem stëmmege Konzept. D’Enjeu’en, déi eist Land virun sech huet si grouss. Fir se unzegoen, brauch eng Regierung e Programm aus engem Goss, och wëll d’Froe ronderëm d’ekologesch Kris, d’sozial Ongläichheeten, d’Wunnengsnout oder d’Roll vum Staat an der Steierpolitik enk matenee verbonne sinn.

Am Ofkommes vun der Regierung tauchen des Zesummenhäng net op, Kapitelen a Mesurë widderspriechen sech deelweis, sou wéi wann d’Regierung aus lauter autonomen Eenzelkämpfer géif bestoen.

Déi eenzeg Konstant am Accord ass déi scho bal reliéis Iwwerzeegung, dass alles mat Digitaliséierung ze meeschtere wier. Dat ass natierlech praktesch. Mee et ass och geféierlech. D’Regierung street de Leit Sand an d’Aen, wann se mengt, dass mat digitale Léisungen de Kampf géint ekologesch Krise gewonne kéint ginn, dass mat der Digitaliséierung de Bildungssystem verbessert an den Zougank zu Aarbecht vereinfacht ka ginn.

An dem d’Regierung alles op technesch Léisunge reduzéiert gëtt, ass dësen Accord onpolitesch an um Enn onverantwortlech.

Schädliche Kohleindustrie: Rentenkasse investiert in die Verschmutzung unserer Atemluft.

Kohlekraftwerke sind nicht nur der Klimakiller Nummer eins, sie sind auch verantwortlich für den Ausstoß gefährlicher Substanzen, die vielerorts für eine gesundheitsgefährdende Verschmutzung der Atemluft sorgen. Eine kürzlich erschienene Studie[1] zeigt, dass die Luft in Luxemburg stark belastet ist mit Schadstoffen aus drei Braunkohlekraftwerken von RWE. Dieser Besorgnis erregende Zustand wird von der Regierung in Kauf genommen, denn wie sonst erklärt sich, dass der Rentenfonds weiterhin in Kohlekraft investiert?

-> Parlamentarische Anfrage

Die von Greenpeace und Climate Action Network in Auftrag gegebene Studie zeichnet ein erschreckendes Bild der von Kohlekraftwerken in Europa verursachten Gesundheitsschäden. Auch Luxemburg ist stark von den Schadstoffen der Kohleindustrie betroffen. So haben die VerfasserInnen der Studie berechnet, dass das gesamte luxemburgische Territorium einer gefährlich hohen Feinpartikelbelastung in der Atemluft ausgesetzt ist, die auf den Ausstoß von NO² und SO² aus drei Braunkohlekraftwerken des Energiekonzerns RWE im Westen Deutschlands zurückzuführen ist. Dabei handelt es sich um die Werke Weisweiler, Neurath und Niederaussem. Die zu hohe Belastung der Atemluft mit diesen Partikeln kann laut Studie zu chronischer Bronchitis bis hin zu Asthmasymptomen und in verschiedenen Fällen sogar zum Tod führen.

Zwei dieser genannten Werke (Niederaussem und Neurath) stehen zudem im direkten Zusammenhang mit der Rodung des Hambacher Forsts. Dieser sich durch eine große Artenvielfalt auszeichnende Wald wird seit Jahrzehnten von RWE gerodet, um den Tagebau für den Abbau der Braunkohle in der Umgebung zu vergrößern. Umweltaktivisten der Anti-Kohle-Bewegung hatten den Wald besetzt, um die weitere Zerstörung des Waldbestandes zu verhindern und konnten mit dem vom Oberverwaltungsgericht Nordrhein-Westfalen verordneten vorübergehenden Rodungsstopp zumindest einen Zwischenerfolg feiern.

Wie Messungen in Luxemburg bereits ergeben haben[2], liegt die Belastung der Atemluft mit den genannten schädlichen Substanzen vielerorts über den Grenzwerten. Auch wenn diese Verschmutzung in erster Linie auf den Ausstoß von Dieselfahrzeugen und Teilen der hiesigen Industrie zurückzuführen ist, so ist es dennoch bedenklich, dass die Atemluft zusätzlich durch die Verbrennung von Braunkohle verschmutzt wird.

Umso erschreckender ist es, dass Luxemburg direkt zu dieser Entwicklung beiträgt, indem der hiesige Rentenfonds (Fonds de Compensation) eben diese Kohleindustrie mit den Rentenbeiträgen der in Luxemburg arbeitenden Bevölkerung mitfinanziert. So taucht der Energiekonzern RWE wie viele andere große Kohleunternehmen auch auf der Investitionsliste des Rentenfonds auf. Luxemburgische Rentenbeiträge fließen in drei von fünf (RWE, PGE und CEZ) der laut Greenpeace/CAN-Studie schädlichsten Kohlekonzerne Europas. In 4 von 5 der größten Kohleunternehmen der Erde stecken luxemburgische Rentenbeiträge.

déi Lénk haben die letzten Regierungen mehrfach aufgefordert, diese schädliche Investitionspolitik zu beenden und endlich in nachhaltige Infrastruktur in Luxemburg oder in der Großregion, statt in fossile Energien zu investieren. Im Bereich der erneuerbaren Energien hat unser Land starken Nachholbedarf. Ihr Ausbau könnte mithilfe öffentlicher Mittel beschleunigt werden doch auch die Neuauflage der DP-LSAP-déi Gréng Regierung scheint sich für die kommenden Jahre keine konkreten Zielsetzungen in diesem Bereich geben zu wollen.

Der Weltklimarat IPCC hat in seinem letzten Bericht vor der COP24 deutlich gemacht, dass die ökologische Transition nur mit einer starken öffentlichen Hand und gewaltigen Investitionen in den Klimaschutz zu bewerkstelligen ist. Wenn die neue Regierung wirklich so grün ist wie sie es von sich selbst behauptet, dann wird sie sich an der dringend notwendigen Neuausrichtung der öffentlichen Investitionspolitik messen lassen müssen.

Aufgrund der nachgewiesenen unmittelbaren Gefahr, die von diesen Braunkohlekraftwerken für die Bevölkerung in Luxemburg und der Großregion ausgeht, fordern déi Lénk die Regierung auf, ähnlich wie auch bei den Atomkraftwerken Cattenom, Tihange und Doel der Fall, diplomatische Schritte einzuleiten und die schnellstmögliche Schließung der Werke zu erwirken.

[1] https://beyond-coal.eu/last-gasp/

[2] https://environnement.public.lu/content/dam/environnement/documents/air/surveillance-et-evalutaion/campagnes-mesure-speciale/20180917-Rapport-NO2-PacteClimat-sd.pdf

Question parlementaire concernant les effets nocifs de la pollution issue de centrales à charbon dans l’ouest de l’Allemagne sur la santé de la population luxembourgeoise.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de l’Environnement et à Messieurs les Ministres de la Santé et de la Sécurité sociale.

Une étude récemment publiée et commanditée par les organisations environnementales Greenpeace et Réseau Action Climat met en garde contre la pollution atmosphérique par particules fines issue de centrales à charbon européennes. Selon les auteurs de l’étude, la pollution aux particules fines – issues du rejet des polluants NO² et SO² de centrales à charbon – aurait des effets extrêmement nocifs sur la santé de la population européenne exposée, car elle pourrait entraîner des maladies des voies respiratoires et dans certains cas conduire à la mort.

Dans une analyse de cas des effets de pollution de trois centrales à charbon situées à l’ouest de l’Allemagne proche de la frontière luxembourgeoise, en l’occurrence les centrales à charbon de Neurath, Weisweiler et Niederaussem, les auteurs de l’étude montrent que le rejet des polluants NO² et SO² de ces trois centrales augmenterait de manière sensible (voire l’étude en question, page 17*) la pollution aux particules fines sur la quasi-totalité du territoire luxembourgeois et exposerait ainsi la population résidente et/ou active au Luxembourg à des risques de santé potentiellement graves.

Etant donné que le Luxembourg investit – à travers son Fonds de compensation commun au régime général de pension (FDC) – des fonds publics dans l’industrie du charbon et que l’entreprise allemande propriétaire des trois centrales susmentionnées figure sur la liste des avoirs du FDC – tout comme quatre parmi les cinq entreprises du charbon les plus grandes au monde – nous voudrions poser les questions suivantes à Madame et Messieurs les Ministres :

(1) Madame et Messieurs les Ministres ont-ils pris connaissance de l’étude susmentionnée et de ses principaux constats faits par les auteurs ?

(2) Madame et Messieurs les Ministres sont-ils d’avis que la pollution issue des centrales à charbon et notamment des trois centrales susmentionnées constitue un risque de santé potentiel pour la population sur le territoire luxembourgeois ?

(3) Dans l’affirmative, Madame et Messieurs les Ministres envisagent-ils de prendre des mesures diplomatiques pour obtenir la fermeture des centrales à charbon dont la pollution nuit à la santé de la population sur le territoire luxembourgeois ?

(4) Dans l’affirmative encore, quelles mesures le gouvernement entend-il prendre afin de protéger au mieux la population en attendant la fermeture définitive des centrales en question ?

(5) Madame et Messieurs les Ministres ne sont-ils pas d’avis qu’il faudra urgemment revoir la stratégie d’investissement du FDC et exclure toutes les entreprises qui de part leurs activités ou pratiques économiques mettent en péril les ressources naturelles et le bien-être humain ?

Avec nos salutations respectueuses,

David Wagner                                                                                    
Marc Baum
Députés

* https://beyond-coal.eu/last-gasp/

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