Question parlementaire: Accès à l’apprentissage et à l’emploi d’élèves en voie de formation professionnelle.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question suivante à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse ainsi qu’à Monsieur le Ministre du Travail et de l’Emploi.

Selon des informations qui nous ont été transmises par des jeunes en formation pour obtenir le Certificat de capacité professionnelle (CCP), la recherche d’un poste d’apprentissage semble compromis par un certain nombre de facteurs. Tout d’abord, pour les élèves en voie de formation CCP, les barrières d’accès à un poste d’apprentissage semblent être en lien avec le niveau de qualification auquel donne droit le certificat de capacité professionnelle. En tant que diplôme de base de la formation professionnelle, le CCP semble aux yeux de certains patron.n.e.s formateur.e.s un garant insuffisant de qualité, ce qui les pousserait par conséquent à refuser de former des jeunes en voie de formation CCP. Pourtant, les charges patronales sont le plus basses dans le cadre d’un contrat d’apprentissage engagé avec un jeune en formation CCP. De manière générale, des dissonances existent quant à l’accès à l’apprentissage et à l’emploi entre les trois voies de formation professionnelle menant respectivement au CCP, Diplôme d’Aptitude Professionnelle (DAP),  Diplôme technicien (DT). En effet, le rapport publié en septembre 2019 de l’Observatoire de la Formation sur la Transition École – Vie active (TEVA) des jeunes issus de la formation professionnelle, montre que les détenteurs d’un DAP accèdent plus fréquemment à un premier emploi directement après l’école (68 %) que les détenteurs d’un CCP (55 %) ou d’un DT (33 %). Pour le DT, il s’agit de la formation professionnelle la plus poussée et la plus longue donnant accès aux études supérieures, mais ne prévoyant pas de formation en apprentissage, ce qui semble constituer une barrière à l’emploi pour les diplômé.e.s d’un DT qui ne poursuivent pas leurs études. Pour les jeunes en formation de CCP ou DAP, il existe un risque de se retrouver hors du circuit scolaire, sans formation et sans emploi, comme l’apprentissage se compose dans le cadre de ces parcours de deux parties non dissociables, à savoir la formation à l’école et la formation en entreprise. De fait, la fin du contrat d’apprentissage entraîne aussi la fin de la formation scolaire et vice versa. En cas de résiliation de son contrat, l’apprenti.e doit dans le mois qui suit trouver un nouveau patron-formateur, sous peine de se retrouver évincé.e du système scolaire.

Les apprenti.e.s en difficulté, dont nous disposons de certaines informations, ont également fait l’expérience d’offres d’apprentissage non-valables, car clôturées. Ils ont obtenu ces informations concernant les postes d’apprentissage vacants via le Centre d’Information professionnelle de l’ADEM.

Compte tenu des problématiques évoquées ci-dessus, nous voudrions poser les questions suivantes respectivement à Monsieur le Ministre du Travail et de l’Emploi et à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse :

  1. Monsieur le Ministre du Travail et de l’Emploi peut-il nous dire si le Centre d’Information professionnelle faisant partie du Service d’orientation professionnelle de l’ADEM dispose d’un système de contrôle de la validité des offres d’apprentissage ?
  2. Dans l’affirmative, comment fonctionne exactement ce procédé de contrôle ?
  3. Monsieur le Ministre du Travail et de l’Emploi peut-il nous assurer que les annonces de postes d’apprentissage vacants sont régulièrement mises à jour et nous communiquer les statistiques actuelles de postes d’apprentissages vacants ?
  4. De même, Monsieur le Ministre du Travail et de l’Emploi peut-il nous informer sur les données sur lesquels reposent ces statistiques ?
  5. Monsieur le Ministre du Travail et de l’Emploi et Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale  et de la Jeunesse disposent-t-ils de données récentes sur la transition entre formation et vie professionnelle pour les jeunes issus de la formation professionnelle?
  6. Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse peut-il nous renseigner sur les mesures prévues pour améliorer l’accès à l’apprentissage et à l’emploi d’élèves en formation CCP ?
  7. De même, quelles mesures sont prévues pour améliorer l’accès à l’emploi des détenteurs d’un Diplôme de technicien ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président , l’expression de nos respectueuses salutations.

David Wagner                                  Marc Baum

PdL 7268 – Gepléischters bei der Formation professionnelle

Ëm wat geet et bei dësem Gesetz?

Dëst Gesetz soll eenzel Inkoherenzen a Lacunen vun der Reform vun 2008 korrigéieren. Et geet drëms de Léierkontrakt an d’Stagekonventioun aarbechtsrechtlech ofzesécheren an de carnet d’apprentissage erëm anzeféieren. Wat och nach nei dabäi kënnt ass eng Evaluatioun op Grond vun Notten, nierft der Evaluatioun no Kompetenzen am Kader vum Modulunterrécht. Dëst Gesetz féiert och eng legal Basis an fir d’équipe de pilotage, déi den Optrag huet d’Ausrichtung vun der Formation professionnelle ze bestëmmen an dofir ze suergen, dass déi nei Elementer aus dësem Gesetz ëmgesat kënne ginn. Et ass och virgesinn, dass d’équipes curriculaires déi de Programm vun der Formatioun bestëmmen, zesummen mat der Uni Lëtzebuerg, nei pedagogesch Outilen ausschaffen. Schlussendlech geet et och nach drëms Kloerheet ze verschafen iwwer d’Prozedur vun der Unerkennung vun auslänneschen Diplomer am Kader vun der Formation professionnelle transfrontalière.

Wat ass wichteg?

Säit 2008 gouf d’Gesetz vun der Reform vun der Formation professionnelle schonn 8 mol geännert. Et gëtt awer eng Konstant déi sech duerch déi Modifikatiounen zitt, an déi eiser Meenung no d’Grondlag ass fir den Echec vun dëser Reform: D’ Formation professionnelle gëtt ëmmer erëm ewéi eng Formatioun fir  « schlecht » Schüler ugesinn. Dat liest een och hei aus dem Gesetzestext eraus. Dobäi kéint d’Formation professionnelle eng schoulesch Orientéierung ewéi eng aner sinn, oder e bewosste Choix fir eng berufflech Carrière mat engem perséinlechen Intérêt fir zum Beispill d’Handwierk oder d’Fleegeaarbecht zum Beispill. Säit der Reform vun 2008 ass den Undeel u Schüler déi hiren Certificat kruten erof gaangen. Enn 2013/14, wuaren et 68,2% (läschte Bilan chiffré vun 2014). Dat läit natierlech och un de Lacunen déi si vum Fondamental iwwer déi éischt dräi Joer Lycée mat sech schleefen. Deem gëtt mat der Reform och keng Rechnung gedroen. D’Schüler ginn duerchgeschleist och wann si an engem Joer verschidde Modulen net validéieren. De Rattrapage vun all dëse Modulen ass en fin de compte teschnesch onméiglech. Dat sinn der oft vill ze vill déi um Schluss vun der Formatioun musse nogeholl ginn. Allgemeng stellt sech also de Problem vun der Evaluatiounsmethod an der gesellschaftlecher Unerkennung vun der Formation professionnelle.

Wéi hunn déi Lénk gestëmmt?

Enthalen! Dat Gesetz hei bréngt nëmme punktuell Verbesserunge mat sech an et wäert net laang daueren bis déi nächst Modifikatioun vun der Modifikatioun kënnt, fir d’Reform vun der Formation professionnelle weider ze verpléischteren, ouni, dass sech grondsätzlech eppes ännert. Mir mengen, dass et nëmmen dann zu enger Opwäertung vun der FP ka kommen, wann d’Schüler d’Fähegkeete kréie fir sech bewosst an déi Formatounssschinn ze orientéieren. Dofir, hunn déi Lénk och schonn ëmmer op d’Aféierung vum Tronc Commun am Enseignement fondamental gepocht. Den Tronc commun baséiert op enger polyvalenter Ausbildung bis zum Schoulpflichtsalter. D’Zil vum Enseignement am Kader vum Tronc commun ass et de Schüler hire Léierrythmus ze respektéieren an déi néideg Mëttelen anzesetzen fir och déi Schwächsten.  Schlussendlech gesäit een, dass sech eise Bildungssystem muss grondsätzlech änneren.

 

 

 

 

Question relative à l’avenir à la formation des adultes et du “Life-long-learning”

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 84 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire urgente suivante à Monsieur le Ministre de l’Education nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse.

Je voudrais poser les questions relatives à des projet de réorganisation et de fusion au niveau du Service de la formation des adultes (SFA), de l’Ecole nationale pour adultes (ENAD) et des Centres nationaux de la formation professionnelle continue (CNFPC) à Monsieur le Ministre:

1) Une fusion entre le SFA et l‘ENAD est-elle prévue ou existe-t-il un projet pour évaluer une éventuelle fusion entre ces deux entités administratives, que ce soit au niveau du ministère ou à celui des directions respectives du SFA et de l‘ENAD?

2) Des discussions concernant l‘intégration des CNFPC dans cette nouvelle entité administrative ont-elles eu lieu au sein de son ministère?

3) Lors d’une telle fusion, les cours de formation professionnelle de l’ENAD seraient-elles transférées et intégrées dans les CNFPC d’Esch-sur-Alzette et d’Ettelbrück?

4) La création d’un nouveau département est-elle prévue au sein du MENJE, regroupant sous sa responsabilité tout ce qui de près ou de loin pourrait tomber sous l’éducation pour adultes en y incluant, outre les entités nommées ci-avant, également la responsabilité pour l’Institut national des langues (INL) ?

5) La nouvelle structure SFA/ENAD/CNFPC serait-elle à subdiviser en trois divisions ?

6) Monsieur le Ministre peut-il me confirmer que ces subdivisions prévoient la répartition suivante : l’une regroupant les formations à haut niveau de l’ENAD, à savoir premièrement celle menant au Diplôme d’accès aux études supérieures (DAES) ainsi que celle en cours d’emploi, menant au Diplôme d’éducateur diplômé d’un côté, deuxièmement celles des cycles inférieurs et supérieurs de l’enseignement secondaire de l’ENAD et troisièmement celles regroupant les formations offertes actuellement par le SFA en y incluant les formations des CNFPC ainsi que le “life long learning” ?

7) Monsieur le Ministre peut-il me confirmer que l’initiative pour ce projet émane des directeurs du SFA et de l’ENAD ?

8) Qu’en vue de la planification de la mise en œuvre de ce projet, une réunion de concertation a eu lieu le 8 novembre 2018 au MENJE et à laquelle ont participé, e.a. un 1er conseiller de gouvernement, le directeur du SFA ainsi que le directeur de l’ENAD dans le but de donner un ordre de mission aux deux directeurs mentionnés pour qu’ils entament les réflexions pour préparer une nouvelle législation en la matière ?

9) Qu’à l’issue de la création du département prévu et de la fusion SFA/ENAD/CNFPC, la suppression d’un certain nombre de postes de direction est prévue, entre autres ceux des chargés de direction des CNFPC d’Esch-sur-Alzette et d’Ettelbrück ?

10) Que l’actuelle législation du SFA ne prévoit aucune condition d’accès spécifique en relation avec l’enseignement pour le poste de directeur adjoint SFA ?

11) Qu’il est prévu de créer sur ce modèle de nouveaux postes de directeur(s) et de directeur(s) adjoint(s) qui permettraient une première fois de nommer des personnes non-issues des carrières de l’enseignement et, surtout, sans autre condition d’accès, à accéder à des fonctions dirigeantes dans un établissement scolaire offrant des formations de l’enseignement secondaire ?

12) Concernant ce dernier point, Monsieur le Ministre ne pense-t-il pas qu’une telle législation risque de constituer une porte d’entrée pour introduire cette pratique dans d’autres écoles de l’enseignement secondaire et de l’étendre même au niveau des postes de directeurs des lycées ?

13) Dans la mesure où ce projet serait déjà avancé, Monsieur le Ministre peut-il m’informer si les directions de l’INL et du Service de la Formation Professionnelle (SFP) ont déjà été mises au courant de projet prévoyant des changements substantiels pour eux ?

14) De même, est-ce que le personnel des CNFPC, de l’ENAD et du SFA a déjà été informé de ce projet ?

15) Si tel n’est pas le cas, quand est-ce que Monsieur le Ministre pense-t-il les informer, étant donné que ces changements institutionnels auront d’énormes répercussions sur le travail et les carrières des personnes concernées ?

16) Monsieur le Ministre n’est-il pas de l’avis qu’il faille informer au plus vite les représentations du personnel des CNFPC, de l’ENAD et du SFA de ce projet afin qu’ils puissent en discuter avec les membres du personnel de leur entité respective ?

17) Monsieur le Ministre ne pense-t-il pas qu’il soit nécessaire de faire une réunion d’information avec le personnel des différentes institutions concernées étant donné qu’un grand nombre d’entre eux risque de devoir changer de lieu de travail ?

18) Dans le même ordre d’idées, Monsieur le Ministre peut-il m’informer de ce qui en est de l’affectation future et de la carrière des personnes concernées par la suppression prévue des postes de direction ?

19) Encore dans le même ordre d’idées, le personnel du SFA n’étant, pour le moment, pas géré de la même manière que le personnel de l’enseignement secondaire, auquel appartient le personnel de l’ENAD, quel serait le statut du personnel enseignant travaillant dans cette nouvelle entité ? Est-il envisagé de changer le statut et les possibilités de mutation du personnel de l’ENAD ? Les mêmes questions se posent pour le personnel enseignant des CNFPC. En ce qui concerne le personnel psycho-pédagogique et éducatif de ces entités, quel sera le statut de celui-ci ?

20) En fusionnant ces différentes entités, Monsieur le Ministre ne pense-t-il pas qu’il soit créé un hydrocéphale administratif ne pouvant plus s’adapter aux besoins pédagogiques des jeunes et jeunes adultes en voie de décrochage scolaire ? Ne serait-il pas mieux de conserver l’approche de plusieurs entités indépendantes à étendue raisonnable au lieu de créer un monstre administratif ingérable tel qu’il semble être prévu, telle qu’elle a été défendue à la Chambre des Députés ?

21) Le gouvernement a-t-il renoncé à l’idée d’origine de l’ancienne “École de la 2e chance”, dont l’objectif était de s’engager à garantir un futur aux jeunes en voie de décrochage scolaire ?

22) Monsieur le Ministre ne pense-t-il pas qu’en séparant d’un point de vue organisationnel les différentes entités, il est en train de créer, voire de laisser créer, une école élitiste, ne s’investissant, d’un côté, que dans les formations bien visibles d’un point de vue marketing et oubliant, consciemment, les plus démunis des élèves décrocheurs du système de l’éducation de l’autre ? Une telle approche ne risquerait-elle pas de négliger les élèves les plus faibles par une ségrégation et une stigmatisation, ainsi que nous l’avons malheureusement déjà connu pour les élèves de l’ancien régime préparatoire? De plus, qu’en est-il, le cas échéant, de l’appréciation du travail des CNFPC ?

23) Concernant les CNFPC, comment Monsieur le Ministre peut-il concilier l’idée de revaloriser la formation professionnelle, dont la réforme est – encore – en cours avec celle de vouloir, le cas échéant, enlever au SFP les lieux de formation qu’il gère directement ?

24) Monsieur le Ministre pense-t-il que le respect du travail du parlement est garanti si, en changeant en permanence la législation d’une même structure, ainsi que nous l’avons connu ces dernières années avec la loi portant création d’une École de la 2e chance, les objectifs visés par une législation se trouvent altérés au point qu’ils deviennent méconnaissables ?

25) Finalement, Monsieur le Ministre pense-t-il qu’une telle attitude de ‘self-service’ de certains hauts fonctionnaires qui proposent de légiférer à leur goût est une approche saine pour notre système démocratique ? Monsieur le Ministre ne pense-t-il pas qu’en général, mais surtout en période de formation d’un nouveau gouvernement, les fonctionnaires de son ministère devraient garder une retenue stricte en matière d’action politique ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

 

Allocation d’autonomie vu 400€ de Mount – Ausbildung a Studium erméiglechen. Perspektiven fir Jonker opmaachen.

„Stell der fir du wëlls op Paräis studéieren goen. Däin Dram ass et an enger vun de schéinste Stied vun der Welt eng Theaterausbildung ze maachen. Du hues Potenzial a gleefs un dech. Deng Proffen am Lycée ënnerstëtzen dech an denger Entscheedung. Mee just deng Elteren bleiwe skeptesch. Fir si ass Schauspillerei just en Zäitverdreif. Si wëllen dat’s du en anstännege Beruff léiere solls. Sou laangs du deng Féiss ënnert hirem Dësch hues, muss du maachen wat si soen, oder du muss kucke wéi’s du selwer fir däi Studium opkënns. Mat enger anstänneger finanzieller Ënnerstëtzung kéints du autonom iwwer deng Zukunft entscheeden.“

Fir zu Paräis en Appartement vun 30m2 ze lounen, muss een am Duerchschnëtt 1040€ bezuelen. Eng kleng Wunneng zu Freiburg kascht am Schnëtt 16€ de Metercarré. Zu Lëtzebuerg op der Uni kascht e 24m2-Zëmmer mat Chargë 695€ de Mount.

Déi 3 Logementspräisser an 3 wichtege Studentendestinatioune fir Lëtzebuerg sinn net representativ, mee se verdäitlechen awer, wat eleng de Logement fir Studenten a Studentinne kascht.

Jonk Leit – egal ob se zu Lëtzebuerg oder am Ausland op eng Uni ginn oder eng berufflech Ausbildung maache – sinn op finanziell Hëllef vun den Elteren ugewisen. An net ëmmer gëtt et déi Hëllef. Entweder huet de Stot vun den Elteren net genuch Akommes fir finanziell ënnert d’Äerm ze gräifen oder e weigert sech ze hëllefen, aus wéinegem Grond och ëmmer. Esou ass de Wee vu jonke Leit oft scho virgezeechent, wëll se schonn um Finanzement vun hirer Bildungs- a Beruffszukunft scheiteren.

Den aktuelle System, dee fir Jonker kee Kannergeld ab dem Ofschloss vum Enseignement Secondaire méi virgesäit, fonctionnéiert mat Boussen. Déi mussen ugefrot ginn, se si selektiv a ginn net duer, fir en anstännegt Liewen an der Ausbildung ze garantéieren. Sou gëtt beim Montant vun der Mobilitéitsbourse keen Ënnerscheed gemaach, ob ee Student oder eng Studentin elo zu Tréier, zu Köln oder zu Paräis säi Liewe muss bezuelen. D’Familljebourse ass vill ze geréng fir an engem Stot déi Käschten opzefänken, déi ufalen, wann 2 oder méi Kanner gläichzäiteg e Studium oder eng Ausbildung maachen. Fir déi allermeescht ass déi lescht Méiglechkeet de Studenteprêt. Fir vill Jonker ass dat zwar vläicht verlockend, mee e muss nom Enn vum Studium oder der Ausbildung rembourséiert ginn, wat de Start an d’Beruffsliewen oftmools erschwéiere kann.

Donieft hu jonk Leit bis 25 Joer keen Urecht op de REVIS. Am Fall vun enger Ënnerbriechung vum Studium oder der Ausbildung sti si mat eidelen Hänn do an hunn absolut keng finanziell Ofsécherung méi.

déi Lénk wëlle jonke Leit méi Autonomie a finanziell Sécherheet wärend der Ausbildung an dem Studium ginn. Mir wëllen eng Allocation d’autonomie an Héicht vu 400€ de Mount aféieren. Déi soll automatesch un all StudentInnen oder Leit an Ausbildung bezuelt ginn. Vum Prinzip hir soll des Allocation d’Kannergeld erëm aféieren, mee et soll gehéicht an direkt un déi betraffe Persoun fléissen. Op dëser Allocation soll de Staat och an d’Pensiounskees cotiséieren, sou dass jonk Leit no hirer voller Beruffskarriär och d’Recht op eng voll Rent hunn.

Donieft wëll mir déi aktuell Boussen opwäerten. Aktuell ginn déi Boussen ausbezuelt ouni dass evaluéiert ass, wat d’Liewe fir StudentInnen a Leit an Ausbildung wierklech kascht. Dat muss onbedéngt gemaach an d’Boussen deementspriechend ugepasst ginn.

Ausserdeem wëlle mir d’Recht op de REVIS op Leit ab 18 Joer auswäiten, fir dass jonk Leit net méi duerch all sozial Netzer kënne goen.

Jonk Leit mussen autonom an ouni finanziell Suergen hiert d’Liewe kënne plangen. Eng Ausbildung oder e Studium si kee Luxus. Si mussen all Mënsch zougänglech sinn, onofhängeg vun de finanzielle Mëttele vun hirer Famill.

2018.dei-lenk.lu

Question parlementaire relative aux critères de reconnaissance comme formation continue par l’IFEN et à l’insertion d’événements dans le Courrier de l’Education nationale

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Education nationale.

En décembre 2016, l’Institut de Formation l’Education nationale avait dans un premier temps accepté d’inscrire dans son catalogue de formation continue en ligne, la conférence-débat de l’historien israélien mondialement reconnu Ilan Pappé, conférence intitulée «L’art du marketing en politique – « The Idea of Israël : a History of Power and Knowledge » (20.1.2017).

Alors que plusieurs enseignants s’étaient déjà inscrits sur le site de l’IFEN, le directeur est revenu sur sa décision antérieure et a retiré ladite conférence du catalogue, informant les organisateurs que : “A la relecture du descriptif de formation qui a été publié sur notre site, je dois vous annoncer que l’IFEN revient sur la décision de publier la conférence comme formation continue. En effet, il me semble que l’angle de vue est biaisé et qu’à ce titre nous n’intégrons pas la conférence dans notre offre de formation.”

En mars 2017, les organisateurs de la conférence “Quel développement durable pour la Palestine?” avaient également proposé à l’IFEN d’inscrire dans son catalogue cette conférence dans le cadre de l’Education au Développement durable (EDD). Il leur a été répondu par le directeur de l’IFEN: “Suite vun Ärer Demande wollt ech Iech matdeelen, dat mer d’Konferenz vum 16. Mee 2017 nët an de Programm vun der Formation continue ophuelen. De Lien mat schouleschen Themen ass minimal, well d’Thema ganz spezifesch ass.” (26.03.2017)

En octobre 2017, les organisateurs de l’exposition photos-vidéos “Photography as protest in Israel-Palestine” du collectif de photographes palestiniens et israéliens (11.11 – 18.11.2017) se sont adressés au service communication du ministère de l’Education nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, afin qu’une annonce sur l’exposition, qui s’adresse à un public à partir de 13 ans, soit insérée dans le Courrier de l’Education nationale à l’attention des enseignants du secondaire.

Cette exposition peut en effet être abordée sous de nombreux angles pédagogiques : l’histoire contemporaine, la citoyenneté, l’esprit critique, l’art photographique, l’éducation aux médias, le langage des médias, etc. L’insertion de l’annonce leur a été refusée avec l’explication suivante : “Je regrette de vous informer que nous ne pouvons pas donner suite à votre demande étant donné que l’annonce de l’événement en question ne se prête à une publication dans le Courrier de l’Éducation nationale.”

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre:

1) Existe-t-il des critères objectifs déterminant la publication d’un évènement dans le Courrier de l’Education nationale?

2) Existe-t-il des critères conditionnant la reconnaissance d’une conférence dans le programme de formation continue de l’IFEN?

3) Dans l’affirmative, pouvez-vous nous énumérer ces critères pour les points 1) et 2) et nous indiquer comment ils ont été fixés, quand, par qui et où ils ont été consignés?

4) Dans la négative, quelle est la procédure en vigueur déterminant le choix du Ministère de publier ou non un événement dans le Courrier de l’Education nationale, ainsi que de la reconnaissance d’une conférence dans le programme de formation continue de l’IFEN?

5) Concernant l’exposition susmentionnée, quelles sont les raisons précises qui ont motivé le Ministère à refuser sa publication dans le Courrier de l’Education nationale et en quel sens celle-ci ne se conformerait-elle pas à d’éventuels critères?

Avec mes salutations respectueuses,                                                  

David Wagner                                                                                                    

Député                                                                             

QP: Création d’entreprises artisanales et formation professionnelle pour adultes

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre je souhaite poser les questions suivantes à Madame la Secrétaire d’Etat à l’Economie:

Monsieur le Président,

Avec la création de 4506 nouveaux postes en 2016, l’emploi dans le secteur de l’artisanat a connu la hausse la plus importante depuis la crise économique de 2007/2008. 7034 entreprises du secteur emploient désormais 90.476 salariés. Avec 144 entreprises créées l’année passée selon les informations publiées par la Chambre des Métiers, le secteur connait pourtant une concentration accrue et par conséquent un nombre moyen de salariés par entreprise qui augmente régulièrement d’année en année.

En même temps le système éducatif luxembourgeois n’arrive pas à former assez d’artisans pour occuper les postes créés par les entreprises artisanales. Ainsi, seulement 368 personnes ont pu obtenir leur diplôme professionnel tandis que 111 professionnels du secteur ont obtenu leur brevet de maîtrise. Les entreprises artisanales sont ainsi de plus en plus contraints de recourir à des professionnels non-résidents pour pouvoir se développer et assumer leurs commandes.

Partant, j’aimerais poser les questions suivantes à Madame la Secrétaire d’Etat à l’Economie:

(-) Madame la Secrétaire d’Etat peut-elle me confirmer le chiffre des 144 créations d’entreprise dans l’artisanat?

(-) Dans l’affirmative, quelle est la répartition des 144 entreprises créées en 2016 parmi les différents groupes d’activités de l’artisanat?

(-) Madame la Secrétaire d’Etat peut-elle me fournir des informations sur la nationalité ainsi que le pays de résidence des repreneurs d’entreprises artisanales et des gérants des entreprises artisanales nouvellement créées?

(-) Quels sont le niveau de formation et la moyenne d’âge des créateurs/repreneurs d’entreprises? Parmi ces personnes, combien de personnes ont effectué une reconversion professionnelle? Combien de personnes reprennent une entreprise familiale?

(-) Quelle est la part des femmes parmi ces gérants/créateurs d’entreprise?

(-) Combien d’entreprises artisanales ont cessé leurs activités et combien d’entreprises ont été reprises durant l’année 2016?

(-) Quelle a été la création d’entreprises nette dans l’artisanat? Quelle est la part de la création d’entreprises nette dans l’artisanat dans la création nette globale d’entreprises au Luxembourg?

Dans son discours dans le cadre de l’interpellation de Monsieur le député Félix Eischen au sujet des petites et moyennes entreprises (PME) et de la politique à mener dans ce domaine Madame la Secrétaire d’Etat Francine Closener a déclaré qu’il existait déjà de nombreux programmes visant à développer la formation professionnelle continue afin de faciliter et d’encourager la reconversion professionnelle.

Partant je voudrais poser les questions suivantes  à Madame la Secrétaire d’Etat à l’Economie :

(-) Madame la Secrétaire d’Etat peut-elle me fournir des informations concernant le nombre de personnes qui se trouvent actuellement en reconversion professionnelle et ce à quel niveau?

(-) Quelles formations dans le domaine de l’artisanat actuellement offertes sont accessibles à des adultes et des personnes en reconversion professionnelle?

(-) Quels organismes proposent ces formations et à quel niveau de formation mènent-elles?

(-) Est-il garanti que les acquis professionnels antérieurs des personnes en reconversion tel que p.e. des capacités d’analyse et de gestion sont effectivement valorisés dans le processus de formation et d’orientation? Si oui, comment cette valorisation a-t-elle lieu et quels sont ses résultats?

(-) L’accès aux cours dans le cadre des formations professionnelles continues est-il assuré à tous les candidats intéressés au début de chaque année respectivement de chaque semestre scolaire?

(-) Les cours sont-ils proposés de façon à permettre aux candidats intéressés d’obtenir leurs diplômes dans les plus brefs délais possibles?

(-) Les cours sont-ils proposés chaque année pour tous les métiers dont l’exercice nécessite un diplôme professionnel respectivement un brevet de maîtrise?

(-) Combien de personnes réussissent dans leur reconversion professionnelle par le biais de la formation professionnelle pour adultes?

(-) Combien de personnes réussissent leur reconversion par le biais d’une VAE? Quelle est la durée moyenne de leur parcours formatif et le niveau obtenu?

(-) Madame la Secrétaire d’Etat, est-elle d’avis que le dispositif en place pour la reconversion professionnelle répond aux besoins de l’économie et notamment à la pénurie des artisans et offre une réponse satisfaisante à la demande des personnes concernées?

Avec nos salutations respectueuses,

Marc Baum, député

Comment préparer les jeunes aux métiers de demain ?

La parole à l’opposition (Lëtzebuerger Gemengen)

Il faut distinguer deux aspects essentiels qui constituent le champ des possibles en matière d’orientation professionnelle des jeunes. Il s’agit pour une part des ressources culturelles et scolaires (savoir-faire et savoir) qu’ils ont pu accumuler dès leur entrée dans le système scolaire. D’autre part, l’évolution du marché du travail divisé en plusieurs domaines d’activité dont le potentiel de développement respectif est soumis à des décisions politiques. Ainsi, au Luxembourg, certaines branches d’activité comme la digitalisation, les “fintech” prennent leur envol, tandis que d’autres comme l’industrie lourde et l’artisanat sont en crise. De plus, dans le secteur tertiaire qui emploie un grand nombre de travailleurs frontaliers, la concurrence est plus importante et l’avenir professionnel de manière générale plus incertain pour les jeunes. Ce sont surtout les jeunes en formation professionnelle qui sont concernés par la précarité et le manque de débouchés professionnels.

Les ministères compétents en matière d’éducation et de travail pointent du doigt une mauvaise orientation scolaire et un manque de capacités requises notamment pour certains métiers au cours de la formation professionnelle. De manière générale, on constate un hiatus entre l’offre de formation scolaire et universitaire au Luxembourg et l’évolution des activités économiques qui constituent le marché de l’emploi. Selon déi Lénk, il ne suffit pas d’adapter l’ensemble de l’offre scolaire à l’économie luxembourgeoise et former les jeunes en fonction des opportunités qui se présentent sur le marché du travail, comme le voudrait l’idéologie dominante.

déi Lénk  veulent au contraire rompre avec cette dépendance vis-à-vis des fluctuations de l’économie de marché et créer des opportunités sur le marché de travail en développant dans une relation réciproque l’offre de formation scolaire et la réelle diversification des activités économiques. Selon déi Lénk le rôle de l’école doit consister principalement à transmettre aux jeunes les moyens intellectuels de l’autodétermination en matière d’orientation professionnelle et les connaissances indispensables pour la voie professionnelle engagée. Il faudrait également donner à celles et à ceux dont les études ne débouchent pas sur une branche d’activité économiquement rentable, les possibilités concrètes d’appliquer leur savoir au service de la société au sein de l’université, notamment dans la recherche fondamentale, ou auprès d’institutions publiques qui ont pour objectif la diffusion et la production de connaissances sous différentes formes (p.ex. culturelles) utiles pour comprendre le monde.

Question parlementaire urgente à propos de la formation des chargés de cours de l’enseignement fondamental

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 81 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir reconnaître l’URGENCE de cette question parlementaire et de la transmettre à Monsieur le Ministre de l’Education nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse.

Afin de permettre aux chargés de cours de l’enseignement fondamental (CCEF) et aux enseignants chargés de cours d’instruction religieuse et morale dans l’enseignement fondamental (CCIRM) d’intégrer la « formation en cours d’emploi » débouchant sur un bachelor en sciences de l’éducation ouvrant la voie au stage de l’Institut de formation de l’éducation nationale (IFEN), une formation en cours d’emploi est en préparation.

Etant donné que nous sommes déjà à la fin du mois de mars, il devient de plus en plus urgent que les chargés de cours désirant opter pour cette formation puissent en connaître les détails.

Partant, je voudrais vous poser les questions suivantes :

1) Pouvez-vous m’indiquer si le Conseil de Gouvernance de l’Université du Luxembourg a déjà pris une décision relative à cette formation ? Dans l’affirmative, pouvez-vous me dire à partir de quand celle-ci débutera et quelle sera la date d’ouverture aux inscriptions ?

2) Par quels moyens les chargés de cours (CCEF et CCIRM) seront-ils informés de l’offre de cette formation et à partir de quand ?

3) Quelles seront les conditions d’accès pour les chargés de cours (CCEF et CCIRM) ?

4) Quel sera le déroulement concret de cette formation (durée, volume et horaires des cours et travaux pratiques) ?

5) Suivant quel calendrier les candidats peuvent-ils postuler et prendre connaissance d’une décision, sachant que:

– certaines communes vont entamer l’organisation scolaire dès la fin des vacances de Pâques et que cette organisation influencera l’horaire des leçons d’enseignement direct des chargés de cours ;

– dans leur demande de réaffectation et d’affectation aux communes, respectivement aux bureaux d’inspectorat, les chargés de cours doivent indiquer le volume de la tâche qu’ils pensent prester en 2016/17 et que ce volume peut varier en fonction de la décision par rapport à leur demande d’admission à la formation en cours d’emploi.

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

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