Le gouvernement baisse le budget de la coopération – déi Lénk est consterné

Hier, le jeudi 23 juillet, déi Lénk a proposé une motion afin de maintenir le chiffre absolu du budget de la coopération au même niveau qu’en 2019[1]. La majorité a rejeté la motion et a ainsi ouvert la voie à des coupes claires dans le budget de la coopération. Le vote sur la motion est intervenu peu de temps après que la Chambre a voté un projet militaire dont le coût s’élève à environ 600 millions d’euros !

Le budget de l’aide au développement s’élève traditionnellement à 1% du revenu national brut (RNB), or, en raison de la crise de la Covid-19, le RNB va rétrécir. Le gouvernement accepte par conséquent une baisse substantielle du budget de l’aide au développement et certains projet prévus pour cette année seront en partie supprimés.

Le jeudi 23 juillet, déi Lénk ont donc déposé une motion invitant le gouvernement à maintenir le budget de l’aide au développement au niveau de 2019. Ceci afin d’assurer que cette année et les années suivantes le budget de l’aide au développement ne passe pas en dessous du niveau de 2019 en raison de la crise de la Covid-19 et ainsi garantir qu’il n’y ait pas de coupes. Un tel seuil pour le budget de la coopération avait déjà été instauré par le gouvernement en 2014.

La motion a été rejetée par les voix du DP, du LSAP, de déi Gréng et de l’ADR. Ces quatre partis ont donc préparé la voie à une coupe budgétaire massive au niveau de la politique de coopération en faisant passer le montant du budget en dessous du niveau de 2019. Le vote, lors de la même session parlementaire, d’un projet militaire de 600 millions euros, est une circonstance aggravante. Pour déi Lénk, cette décision est totalement incompréhensible. En pleine crise sanitaire, les habitants des pays en voie de développement ont plus que jamais besoin de la solidarité internationale. Le fait que le gouvernement augmente sans cesse le budget militaire tout en diminuant les ressources indispensables à l’aide au développement, montre une fois de plus que ce gouvernement DP/LSAP/déi Gréng n’a tiré aucune leçon de la crise.

Communiqué par déi Lénk


[1] https://chd.lu/wps/portal/public/Accueil/TravailALaChambre/Recherche/RoleDesAffaires?action=doMotionDetails&id=3251&backto=p0/IZ7_28HHANET20F2A0A91N6L0M0CE3=CZ6_D2DVRI420G7Q402JEJ7USN3851=M/#Z7_28HHANET20F2A0A91N6L0M0CE3/%3E

Regierung senkt das Kooperationsbudget – déi Lénk ist fassungslos

déi Lénk hat am gestrigen Donnerstag einen Antrag im Parlament zur Abstimmung gebracht, der auf eine Beibehaltung des Budgets für Entwicklungshilfe abzielt[1]. Die Majorität hat den Antrag jedoch abgelehnt und damit den Weg freigemacht für massive Kürzungen beim Kooperationsbudget. Die Abstimmung erfolgte kurz nachdem das Parlament einem Militärprojekt in Höhe von 600 Millionen Euro zustimmte.

Da sich das Entwicklungsbudget traditionell auf 1% des Bruttonationaleinkommens (BNE) beläuft und das BNE voraussichtlich im Zuge der Corona-Krise sinken wird, beabsichtigt die Regierung reale Kürzungen bei der Entwicklungshilfe vorzunehmen. Aufgrund des voraussichtlich niedrigeren BNE in diesem Jahr sollen Teile der Anfang des Jahres geplanten Projekte gestrichen und trotzdem die 1%-Marke gehalten werden.

Am Donnerstag hat déi Lénk deshalb einen Antrag (Motion) eingereicht, der eine Einfrierung des Entwicklungsbudgets auf den Gesamtbetrag von 2019 fordert. Demnach würde in diesem Jahr und auch in den folgenden Jahren zumindest das Niveau von 2019 beibehalten werden, es käme also nicht zu realen Kürzungen. Eine solche Untergrenze für das Kooperationsbudget wurde von der Regierung bereits 2014 beschlossen

Der Antrag von déi Lénk wurde jedoch mit den Stimmen von DP, LSAP, déi Gréng und ADR abgelehnt. Damit haben diese vier Parteien den Weg frei gemacht, bei der Kooperationspolitik Einsparungen vorzunehmen und das Budget für Entwicklungshilfe in absoluten Zahlen unter den Betrag von 2019 zu drücken. Erschwerend kommt noch hinzu, dass die Ablehnung in der gleichen Sitzung stattfand, in der ein Militärprojekt in Höhe von 600 Millionen Euro genehmigt wurde. Für déi Lénk ist diese Entscheidung völlig unverständlich und unverantwortlich. Inmitten der Pandemie sind die Menschen in den Entwicklungsländern mehr denn je auf internationale Solidarität angewiesen. Dass die Regierung das Militärbudget auf immer neue Höchststände treibt und gleichzeitig bitter notwendige Entwicklungsgelder kürzt, zeigt ein weiteres Mal, dass sie nichts aus der Krise gelernt hat.

Mitgeteilt von déi Lénk


[1] https://chd.lu/wps/portal/public/Accueil/TravailALaChambre/Recherche/RoleDesAffaires?action=doMotionDetails&id=3251&backto=p0/IZ7_28HHANET20F2A0A91N6L0M0CE3=CZ6_D2DVRI420G7Q402JEJ7USN3851=M/#Z7_28HHANET20F2A0A91N6L0M0CE3/%3E

Question parlementaire: Quel budget le gouvernement veut-il allouer à la défense? Et pourquoi?

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de la Défense.

En juillet 2017, le gouvernement a publié les « Lignes directrices de la défense luxembourgeoise à l’horizon 2025 et au-delà ». Dans ce document, il annonce son objectif de porter ses dépenses militaires à 0,6% du PIB en 2020, chiffre qui a déjà été atteint et probablement dépassé en 2019 (avec environ 383 millions d’euros). Cependant, le document susmentionné reste muet quant aux objectifs quantitatifs pour la période 2020-2025. Il affirme uniquement que « au-delà de 2020, le gouvernement a décidé de planifier une hausse constante de l’effort de défense ». L’accord de coalition de 2018 n’apporte pas beaucoup plus d’éclaircissement, mentionnant uniquement que « les efforts en matière de défense seront poursuivis au-delà de 2020, axés sur le principe de l’effort raisonnable et dans une proportion comparable aux efforts de ses partenaires européens ». Lors de la réunion de la Commission de la Sécurité intérieure et de la Défense le 10 janvier 2019, Monsieur le Ministre a indiqué un taux de 0,70% à 0,72% du PIB comme objectif pour l’année 2025, sans toutefois préciser les étapes intermédiaires.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

  1. Quels sont les objectifs quantitatifs du gouvernement en matière de dépenses militaires du Luxembourg (en pourcentage du PIB) pour les années 2020, 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025 ?
  2. Est-ce que dans le contexte budgétaire difficile qui suivra la crise sanitaire, le gouvernement est-il prêt à revoir en baisse ses objectifs en matière d’armement ?
  3. Le gouvernement est-il prêt à intervenir activement auprès de l’OTAN en faveur d’une baisse significative des objectifs formulés au Sommet au Pays de Galles en 2014 ?
  4. Pouvez-vous m’expliquer quels risques ou menaces sécuritaires justifient une augmentation continue des dépenses militaires du Luxembourg ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux. Marc Baum

Marc Baum Député

Luxembourg, le 25 mai 2020

Député

600 millions d’euros gaspillés pour des programmes militaires inutiles !

En l’espace de quelques mois seulement le gouvernement a décidé d’investir plus de 600 millions d’euros supplémentaires dans deux projets militaires. Le premier concerne l’acquisition d’un satellite militaire pour lequel le gouvernement prévoyait l’été dernier une enveloppe de 170 millions d’euros. Celle-ci a plus que doublé pour atteindre désormais 350 millions d’euros en raison d’une mésestimation spectaculaire !

Le second concerne l’augmentation substantielle d’un projet militaire de 2016, le « Multi-Role Tanker Transport » (MRTT). Il s’agit d’un programme qui consiste à combler les lacunes existantes au niveau de l’OTAN dans le domaine du ravitaillement en vol et du transport stratégique. Les dépenses initialement prévues s’élevaient à 172 millions d’euros étalés sur 30 ans. déi Lénk était le seul parti à s’opposer à cet investissement militaire à caractère offensif. Aujourd’hui, le ministre de la Défense, François Bausch, demande une augmentation de 426,4 millions euros du budget de départ. Le montant arrêté en 2016 va donc plus que tripler! Le ministère justifie cette hausse par le constat vaque qu’il existe une «opportunité d’accroissement de la participation luxembourgeoise à ce programme».

Le Conseil d’Etat s’étonne d’ailleurs dans son avis du flou qui entoure cette «opportunité»: «Le projet de loi modificative ne fournit que des indications assez vagues sur les raisons et la ventilation d’une telle augmentation. Si la fiche financière énonce que les dépenses sont chiffrées en détail, force est de constater que cette dernière se contente de subdiviser les dépenses totales en deux enveloppes aux contours vaguement définis».

déi Lénk demande à ce que le gouvernement annule cette décision et retire le projet de loi en question. Il n’existe ni d’opportunité ni de nécessité d’investir dans un programme MRTT qui est a priori un outil militaire offensif et dont l’utilité semble échapper au gouvernement lui-même.

 déi Lénk milite depuis toujours pour une baisse substantielle des dépenses militaires. La pandémie du coronavirus montre que cet argent pourrait être utilisé de manière autrement plus efficace que pour des programmes militaires qui bénéficient surtout à l’industrie de l’armement. Mais le gouvernement ne semble pas avoir de scrupules à dépenser inutilement plus de 600 millions d’euros alors que le pays a besoin de cet argent pour amorcer les effets d’une crise sanitaire sans précédent.


600 Millionen Euro für sinnlose Militärprogramme verschwendet!

Innerhalb weniger Monaten hat die Regierung beschlossen, mehr als 600 Millionen Euro in zwei Militärprojekte zu investieren. Das erste Projekt ist der Erwerb eines Militärsatelliten, für den die Regierung im vergangenen Sommer Ausgaben in Höhe von 170 Millionen Euro geplant hatte. Diese Ausgaben haben sich aufgrund einer spektakulären Fehleinschätzung mehr als verdoppelt! Der Satellit soll nun 350 Millionen kosten.

Beim zweiten Projekt handelt es sich um die erhebliche Erhöhung des Luxemburger Beitrags zu einem Militärprogramm aus dem Jahr 2016:  das “Multi-Role Tanker Transport” (MRTT) Programm. Es geht darum bestehende Lücken auf NATO-Ebene im Bereich der Luftbetankung zu schließen. Ursprünglich waren 172 Millionen Euro, gestaffelt über einen Zeitraum von 30 Jahren, für dieses Programm vorgesehen. déi Lénk waren die einzige Partei, die sich dieser Investition widersetzte. Verteidigungsminister François Bausch fordert heute eine Aufstockung des ursprünglichen Beitrags um 426,4 Millionen Euro. Der 2016 beschlossene Betrag wird sich daher mehr als verdreifachen! Das Ministerium begründet diese Erhöhung mit der Feststellung, dass “die Möglichkeit bestehe, die Teilnahme Luxemburgs an diesem Programm zu erhöhen”.

Der Staatsrat bemängelt, dass die Regierung diese “Möglichkeit” und die damit verbundenen Ausgaben nur unzureichend erklärt. Der Gesetzesentwurf enthält nur ziemlich vage Erklärungen über die Gründe, die zu einer solchen Erhöhung des Beitrags geführt haben. Die Regierung behauptet in ihrem Entwurf, dass die neuen Ausgaben im Detail aufgelistet seien. Der Staatsrat spricht jedoch von „vage definierten Umrissen“.

déi Lénk fordern die Regierung auf, den Gesetzesentwurf zum MRTT-Programm zurückzuziehen. Es ist weder gelegen noch sinnvoll in ein MRTT-Programm zu investieren, das ein militärisches Angriffsinstrument darstellt und dessen Nützlichkeit sich der Regierung selbst zu entziehen scheint.

déi Lénk haben sich immer für einen erheblichen Rückgang der Militärausgaben eingesetzt. Die Coronavirus-Pandemie zeigt, dass dieses Geld viel effizienter eingesetzt werden kann als für militärische Programme, die hauptsächlich der Rüstungsindustrie zugutekommen. Die Regierung scheint jedoch keine Bedenken zu haben, mehr als 600 Millionen Euro unnötig auszugeben, während das Land dieses Geld benötigt, um den Auswirkungen einer beispiellosen sanitären Krise entgegenzuwirken.

Résolution: faisons obstacle à la militarisation !

Faisons obstacle à la militarisation !

Course à l’armement, annulation du traité INF, interventions militaires et criminalisation des migrants : il est aujourd’hui urgent de se mobiliser contre la politique sécuritaire qui est en progression à tous les niveaux. Détourner le regard ou baisser la tête n’est pas possible, car la résistance ne pourra parvenir que des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, qui revendiquent la paix et non pas la guerre et qui représentent la très grande majorité de notre société. C’est dans cette optique que déi Lénk a salué avec enthousiasme l’appel lancé par la Friddens- a Solidaritéitsplattform ainsi que l’OGBL pour organiser le « Ouschtermarsch » du 6 avril. 600 personnes et plus de 30 organisations ont suivi et soutenu cet appel.

Le Luxembourg est loin d’être un observateur dans cette nouvelle course à l’armement, il y participe et s’engage activement. Le budget de défense augmente sans cesse et une fin n’est pas en vue : 365 millions d’euros sont prévus en 2019 pour les dépenses militaires, contre 210 millions il y a 5 ans. Selon les projections actuelles, les sommes accordées à l’armement dépasseront dans quelques années celles consacrées à la coopération internationale.

S’y ajoute que le gouvernement parle ouvertement dans son projet de loi 7325 de développer un complexe militaro-industriel au Luxembourg, qu’il soutient la mise en place d’une armée d’intervention européenne et qu’il a mis en procédure un projet de loi qui permet à l’armée luxembourgeoise de participer à toutes sortes d’aventures militaires sans mandat international.

Ledit projet de loi 7325 veut modifier trois différentes lois dans le domaine de la défense : La loi sur les opérations militaires à l’étranger (chapitre 1), la loi sur l’organisation militaire (chapitre 2) et la loi sur le financement des dépenses militaires (chapitre 3). Le premier chapitre exempte le gouvernement de la plupart des contraintes législatives par rapport aux missions à l’étranger. Le deuxième chapitre introduit des primes spéciales pour attirer et maintenir le personnel navigant pour le développement de la composante aérienne (A400M, A330 MRTT et hélicoptères NH-90). Le troisième chapitre sert à faciliter les nouvelles dépenses militaires décidés dans la stratégie à long terme (satellites, avions, etc.).

Au lieu de suivre docilement la voie tracée par l’OTAN et les lobbyistes de l’industrie de l’armement, le gouvernement doit enfin se raviser et mener une politique courageuse à contre-courant. La militarisation est synonyme de guerre. Pour garantir la paix, il faut au contraire investir dans la coopération internationale, dans la lutte contre le changement climatique et dans la lutte contre les inégalités sociales. Plus fondamentalement, il faut abolir le système économique actuel basé sur l’exploitation de l’être humain et de la nature et qui génère de par lui-même guerres et conflits.

Pour cela, de?i Le?nk:

(-) dénonce la participation du gouvernement luxembourgeois DP-LSAP-déi Gréng à la militarisation actuelle.

(-) s’engage pour le retrait immédiat du projet de loi 7325 sur les interventions militaires à l’étranger.

(-) appuie tous les mouvements citoyens qui œuvrent pour la paix et le désarmement, que ce soit au Luxembourg ou ailleurs.

(-) réitère sa position que l’OTAN doit être abolie en même temps que tout autre bloc militaire. En attendant, déi Lénk dénonce l’objectif de l’OTAN de consacrer 2% du PIB des États membres a? la défense. Bien au contraire, les dépenses d’armement doivent être revues a? la baisse pour garantir la paix et faire en sorte que davantage de fonds soient disponibles pour les services publics, les infrastructures, la protection du climat et les systèmes de sécurité sociale.

(-) s’oppose a? la mise en place d’une union de défense et d’une armée européenne. Au contraire, il faudrait mettre en œuvre au niveau de l’UE une stratégie de prévention des conflits et des crises tout en mettant l’accent sur l’élaboration de projets visant le développement en matière écologique et la lutte contre les changements climatiques. Il est indispensable d’accorder aux Nations Unies, au Conseil de l’Europe et a? l’OSCE les ressources financières et les pouvoirs nécessaires afin qu’ils puissent mettre sur pied une nouvelle architecture de sécurité.

(-) s’engage pour le maintien et le respect du traite? INF qui interdit le déploiement de missiles nucléaires de portée intermédiaire sur le sol européen. De nouvelles initiatives doivent être prises pour fixer des objectifs de désarmement de manière multilatérale.

(-) exige du gouvernement luxembourgeois de signer et de ratifier le Traite? sur l’interdiction des armes nucléaires de l’ONU et ainsi de rejoindre les 70 pays signataires.

(-) s’engage pour l’interdiction au niveau mondial des systèmes d’armes létales autonomes ou automatiques.

(-) s’oppose à ce que l’aéroport de Luxembourg et la place financière permettent des transactions en lien avec l’exportation d’armements.


Résolution adoptée par la Coordination Nationale de déi Lénk en date du 10 avril 2019

 

 

Question parlementaire concernant le statut du dépôt militaire de l’armée des Etats-Unis à Sanem.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Messieurs les Ministres de la Défense et du Travail.

Depuis la signature en 1978 d’un Memorandum of Understanding entre le Luxembourg et les Etats-Unis, l’armée américaine est présente sur le territoire luxembourgeois avec des dépôts militaires. Tandis que le premier à Bettembourg/Dudelange a été fermé en 2006, le deuxième, situé à Sanem fonctionne toujours.

Dans sa réponse à une question sur l’affectation de ce dépôt militaire, posée lors d’une séance du conseil communal de Sanem, le bourgmestre Georges Engel a expliqué que le dépôt militaire à Sanem serait actuellement exploité par US Air Force et a exclu la possibilité de la présence dans le dépôt à Sanem, d’armes nucléaires ou de pièces utilisées dans le déploiement d’armes nucléaires. Pourtant, le bourgmestre a indiqué que, suite à des informations obtenues par les responsables états-unisiens, le dépôt à Sanem pourrait être considéré comme étant un partenaire de la base militaire de Ramstein Air Base en Allemagne.[1]

La base militaire de Ramstein était un des deux lieux de stockage d’armes nucléaires des Etats-Unis en Allemagne. Même si certaines sources indiquent que ces armes auraient été enlevées en 2005, ces informations n’ont jusqu’à présent jamais été vérifiées avec certitude.

Eu égard aux liens de coopération entre le dépôt militaire de Sanem et la base militaire de Ramstein et les informations incertaines sur le statut du dépôt à Sanem, je voudrais poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres :

  1. Monsieur le Ministre de la Défense peut-il me confirmer que le dépôt militaire à Sanem est actuellement exploité par US Air Force ?
  2. Monsieur le Ministre de la Défense a-t-il connaissance du matériel stocké au dépôt à Sanem ?
  3. Dans l’affirmative, peut-il exclure avec certitude que des armes nucléaires ou des pièces utilisées dans le déploiement d’armes nucléaires sont stockées au dépôt à Sanem ?
  4. Dans l’affirmative encore, peut-il m’informer sur la nature et de la vocation du matériel militaire stocké à Sanem?
  5. Monsieur le Ministre de la Défense, est-il informé par les autorités états-uniennes compétentes en cas d’un changement de statut du dépôt militaire de Sanem ? Dans l’affirmative, peut-il m’informer sur les procédures prévues pour un tel cas de figure ?
  6. Monsieur le Ministre de la Défense, a-t-il connaissance d’une relation plus étroite entre le dépôt militaire de Sanem et de la base militaire de Ramstein ? Dans l’affirmative, cette relation a-t-elle des incidences sur le matériel stocké à Sanem et l’intensité des activités et des mouvements logistiques ?
  7. Monsieur le Ministre du Travail peut-il indiquer le nombre de personnes sous statut de travail luxembourgeois actuellement employées au dépôt militaire US à Sanem. Travaillent-elles sous autorité militaire US ? L’ITM effectue-t-elle des contrôles de leurs conditions de travail ?

Avec mes salutations respectueuses,

Marc Baum

Député

[1] https://soundcloud.com/commune-de-sanem/sets/conseil-communal-de-sanem-22032019

Eis Wirtschaft mat Waffen diversifizéieren?

Tribune libre RTL Radio/Radio 100,7

Ech komme grad vum Klimastreik – ech muss do mäin allergréisste Respekt virun de Schüler ausdrécken, duerch hir Aktioun a wuel weider Aktioune wäert kee méi laanscht de Klimaschutz kommen an et muss endlech konsequent an ouni Kompromësser géint de Kris gehandelt ginn.

Leider gesäit et an der Chamber a bei der Regierung net esou aus wéi wann all eenzele Minister an Deputéierten sech bewosst wär wéi eng Kris elo Prioritéit soll hunn. De gréngen Minister François Bausch huet nämlech elo eng Gesetzesännerung abruecht déi sech léiwer mat Krisen beschäftegt wou eise Militär soll an Zukunft intervenéieren.

An deem Gesetz geet et drëm dass eis Zaldoten, eis medicine militaire, de Militärfliger etc. soll kënne fir all Zorten « Krisegestioun » agesat ginn an net méi nëmme fir Friddensmissiounen. Och soll dat ouni UNO Mandat kënne mat eenzele Staaten kënne gemaach ginn an dat laanscht de Staatsrot an ouni d’Conférence de President méi an der Chamber ze froen. Et soll also virun allem méi schnell goen, kuerz d’Chamberskommissioun consultéieren an hëpp an de Krich. Grad esou soll et och an Zukunft méi einfach, méi schnell a manner demokratesch oflafe fir ze decidéiere wéi de Budget fir Militärausgaben agesat gëtt. Amplaz fir all gréisser Investitioun wéi fir ee Militärfliger oder Helikopteren ee Gesetz mussen ze stëmmen an domadder eng Debat an der Chamber ze hunn soll dat einfach iwwert de Budget vum « Fonds d’équipement militaire » laafen dee pro Joer X Milliounen an een Dëppen kritt, wann den allgemenge Staatsbudget gestëmmt gëtt an da kann d’Regierung do fräi verfueren. An et sinn därer Milliounen net wéineg.

2019 eleng sinn et der 365 Milliounen an et sollen all Joer méi ginn, esou datt mäer an den nächste Joren méi fir de Militär ausginn wéi fir d’Kooperatioun. Domadder si mäer erëm zeréck beim Klimaschutz, wären sech DP-LSAP an déi Gréng nämlech wierklech bewosst wat d’Prioritéit aktuell misst sinn da géifen si all déi Milliounen an de Klimaschutz investéieren.

Mee d’Politik ass sech der Saach deelweis net bewosst an deelweis zécken si aus elektorale Grënn, aus Angscht hir Muecht op d’Spill ze setzen, eng Muecht déi se awer net notze fir dat wat néideg wär. Dofir muss d’Zivilgesellschaft Drock maache wat och ëmmer méi geschitt.

Um Weltfraendag den 8. Mäerz war den Appell eindringlech, och fir Fridden a Klimaschutz, de Klimastreik vun de Schüler haut an och d’Friddensbeweegung aktivéiert sech erëm, esou rifft den OGB-L an d’Friddens- a Solidaritéitsplattform op fir de 6. Abrëll um 15 Auer um Glacis ee groussen Ouschtermarsch.

Diversifier notre économie grâce aux crises (militaires) ?

Zu Gast am Land

En juin 2018, Etienne Schneider déposa le projet de loi 7325 qui vise à modifier trois lois en lien avec les opérations, l’organisation et le financement militaire. Après les élections, c’est au nouveau ministre de la défense François Bausch de défendre le projet. Les changements proposés sont loin d’être cosmétiques, il s’agit d’un véritable changement de paradigme pour la politique de Défense du Luxembourg.

(1) Le gouvernement veut déployer l’armée quand et où bon lui semble : La loi actuelle limite la participation de l’armée luxembourgeoise à des opérations de « maintien de la paix » effectués dans le cadre d’organisations internationales. La réforme prévoit de remplacer les « opérations de maintien de la paix » par des « missions de gestion de crises » et ceci « dans le cadre de coopérations bilatérales décidées par le Gouvernement ». Un mandat international n’est donc plus requis, permettant en théorie des interventions militaires offensives et même illégales en vertu du droit international.

(2) La procédure pour déployer l’armée est raccourci, les instances de contrôle démocratique sont court-circuités : Selon la loi actuelle, le Conseil d’État et la Conférence des Président de la Chambre des Députés doivent donner obligatoirement leur avis sur chaque opération militaire ou civile à l’étranger. Désormais une simple consultation de la commission compétente de la Chambre des Députés suffira.

(3) Le gouvernement veut investir comme bien lui semble dans la militarisation : Avec les modifications, la quasi entièreté des dépenses militaires pourront être financés directement depuis le Fonds d’équipement militaire, dont la dotation est fixée chaque année par loi budgétaire. Tout nouveau projet (p. ex. achat d’un avion) n’aura plus besoin d’une loi de financement spécifique et donc plus de débat au Parlement. Comme l’explique l’exposé des motifs, cela vise « à faciliter le développement d’une véritable politique économique et industrielle » dans le secteur de la défense.

Ainsi le gouvernement opère un revirement particulièrement dangereux dans sa politique étrangère. Dans l’exposé des motifs du projet de loi, il va jusqu’à déclarer obsolète le cadre des Nations-Unies et le droit international, défendant la nécessité de pouvoir agir en-dehors de tout mandat et dans une multitude de types d’opérations pour « renforcer sa fiabilité envers ses alliés ».

S’y ajoute une constante augmentation du budget militaire : les 365 millions prévus pour 2019 sont plus que le double qu’il y a 10 ans et le budget militaire dépassera dans quelques années les sommes dédiés à la coopération internationale. déi gréng et LSAP prônent les retombés civiles et économiques pour faire oublier que finalement tout investissement militaire sert à des fins militaires. Ainsi le Luxembourg participe à la renaissance de la militarisation des blocs. Le satellite Govsat est p.ex. déjà utilisé par des drones qui effectuent des missions d’observation de la Russie. Pour déi Lénk, le Luxembourg devrait miser entièrement sur la diplomatie et la coopération. Les besoins en ressources et le changement climatique vont générer les conflits de demain. Investir dans ces défis actuels devra primer sur la tentation de se montrer bon élève de l’OTAN.

Gary Diderich, co-porte-parole de déi Lénk

Keng Lëtzebuerger Bedeelegung un illegale Kricher !

Dat aktuellt Gesetz limitéiert d’Bedeelegung vun der Lëtzebuerger Arméi op Friddensmissiounen am Kader vun den internationalen Organisatiounen (UNO, EU, NATO). D’Regierung wëll dës Contrainten ophiewe fir d’Arméi kënnen anzesetze wou a wéini se wëll.

Eng Bedeelegung un offensive Kricher ass mat dem Gesetz vum 27. Juli 1992 net méiglech, well hei den Asaz limitéiert ass op Friddensmissiounen, déi am Kader vun internationalen Organisatioune stattfannen, bei deene Lëtzebuerg Member ass.

Mam Gesetzesprojet 7325 wëll d’Regierung de Wee opmaache fir kënne bei all méiglechen Zorte vu Militärinterventioune mat ze maachen. Souguer eng Bedeelegung un offensiven oder laut Vëlkerrecht illegale Kricher gëtt domadder méiglech. Mat dëser Reform kritt d’Regierung d’Méiglechkeet d’Arméi op Krisemissiounen (« missions de gestion de crise ») ze schécken an dat am Kader vu bilaterale Kooperatiounen déi se selwer decidéiert (« dans le cadre de coopérations bilatérales décidées par le Gouvernement »). E Mandat vun der UNO gëtt net gebraucht, genee esou wéineg wéi eng Decisioun vun iergend enger anerer Institutioun. Theoretesch kann d’Regierung also mat just engem anere Land – zum Beispill mat den USA – decidéieren, iergendwou op der Welt militäresch z’intervenéieren, virausgesat et loossen sech op der Plaz Elementer vun Instabilitéit fannen (« facteurs d’instabilité »).

E geféierleche Paradigmewiessel

Mat dësem Gesetzesprojet vollzitt d’Regierung e geféierleche Richtungswiessel a senger Aussepolitik. An den Erklärungen zum Gesetz geet se esou wäit, de Kader vun der UNO an d’Vëlkerrecht als obsolet z’erklären, andeems se d’Necessitéit verdeedegt, ausserhalb vun all Mandat bei ënnerschiddlechen Zorte vun Operatioune kënnen Deel ze huelen. An dat, wéi et heescht, fir seng Zouverlässegkeet vis-à-vis vun den Alliéierten ze stäerken. De multilaterale System vun der UNO, deen déi Lëtzebuerger Diplomatie säit dem zweete Weltkrich verdeedegt huet, gëtt ersat duerch eng Blocklogik.

Dëse Paradigmewiessel ass ëm esou méi problematesch, wëll den internationale Kontext onstabil ass an sech duerch eng staark Militariséierung kennzeechent. Deemno ass d’Gefor fir an illegal Kricher eragezunn ze ginn, ëm esou méi grouss. Amplaz sech dëser Dynamik entgéint ze stellen an de multilaterale Kader ze stäerken, erhéicht Lëtzebuerg säi Militärbudget Joer fir Joer a gëtt mat dësem Gesetzesprojet all Zréckhalung Auslandsasätz op

Nee zur Oprëschtung ! Nee zu enger Lëtzebuerger Bedeelegung un illegale Kricher !

déi Lénk fuerderen d’Regierung nodréiglech dozou op hir Politik z’iwwerdenken. D’Lëtzebuerger Arméi sollt eng reng defensiv Roll spillen oder allefalls u Friddensmissiounen Deel huelen, déi e Mandat vum Sécherheetsrot vun der UNO hunn.

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Pas de participation luxembourgeoise à des guerres illégales !

La loi actuelle limite la participation de l’armée luxembourgeoise à des opérations de maintien de la paix effectuées dans le cadre d’organisations internationales (ONU, UE, OTAN). Désormais, le gouvernement prévoit de se débarrasser de ces contraintes afin de pouvoir engager l’armée luxembourgeoise dans n’importe quel conflit et comme bon lui semble.

Une participation du Luxembourg à des guerres offensives est actuellement prohibée par la loi du 27 juillet 1992. Celle-ci limite l’intervention de l’armée luxembourgeoises à des « opérations pour le maintien de la paix qui sont effectuées dans le cadre d’organisations internationales dont le Grand-Duché de Luxembourg est membre ».

Avec le projet de loi 7325, le gouvernement compte ouvrir la voie pour la participation du Luxembourg à toutes sortes d’interventions militaires, y compris à des guerres offensives ou illégales en vertu du droit international. Il s’autorise à envoyer l’armée dans des «  missions de gestion de crise » et ceci « dans le cadre de coopérations bilatérales décidées par le Gouvernement ». Un mandat de l’ONU n’est donc pas requis, ni d’ailleurs une décision formelle d’une autre organisation internationale. En théorie, le gouvernement peut se joindre à un seul autre pays, par exemple aux États-Unis, pour intervenir de manière offensive dans n’importe quelle région du monde, à condition d’y déceler « des facteurs d’instabilité ».

Un changement de paradigme dangereux

Avec ce projet de loi, le gouvernement opère un revirement particulièrement dangereux dans sa politique étrangère. Dans l’exposé des motifs du projet de loi, il va jusqu’à déclarer obsolète le cadre des Nations-Unies et le droit international, défendant la nécessité de pouvoir agir en-dehors de tout mandat et dans une multitude de types d’opérations pour « renforcer sa fiabilité envers ses alliés ». Le système multilatéral des Nations-Unies, défendu depuis la Deuxième Guerre Mondiale par la diplomatie luxembourgeoise, est ainsi abandonné pour inscrire le Luxembourg dans une logique de blocs concurrents.

Ce changement de paradigme est d’autant plus problématique que le contexte mondial actuel est particulièrement instable et caractérisé par une forte militarisation. En conséquence, le danger d’être entraîné dans des conflits illégaux au regard du droit international est très important. Au lieu de s’opposer à cette dynamique et de renforcer le cadre multilatéral, le Luxembourg augmente son budget de défense année par année et abandonne avec ce projet de loi toute retenue par rapport à des opérations militaires à l’étranger.

Non à la militarisation ! Non à la participation du Luxembourg à des guerres illégales!

déi Lénk appelle le gouvernement avec insistance à reconsidérer sa politique. L’armée luxembourgeoise devrait se cantonner à un rôle strictement défensif ou tout au plus participer à des opérations de maintien de la paix couverts par un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU.

Free Tilly

Heute früh kam es bei Protesten gegen die Aufkündigung des INF-Vertrages und die Lagerung von Atomwaffen im belgischen Klein-Brogel zu mehreren Festnahmen, darunter auch die von Tilly Metz, luxemburgische Europaabgeordnete der Grünen.

Als linke Abgeordnete unterstützen wir die Proteste gegen die anhaltende Militärisierung inner- und ausserhalb Europas, und begrüssen, dass nun auch grüne Politiker sich dieser zerstörerischen Entwicklung scheinbar widersetzen wollen.

Noch erfreuter wären wir allerdings, wenn grüne Politiker in Luxemburg sich mit dem gleichen zivilen Ungehorsam der luxemburgischen Aufrüstungspolitik widersetzen würden.

Leider waren in den vergangenen Jahren von den Grünen keine kritischen Stimmen in der Chamber zu hören, als das Militärbudget um 50% gesteigert wurde. Gleiches gilt für den Kauf von Militärtransportern, Tankflugzeugen, Kommunikations- und Überwachungssatelliten.

Auch der neue grüne Verteidigungsminister (und ehemalige Friedensaktivist) François Bausch hält an den Aufrüstungsplänen der Défense[1] bis 2025 fest.

Deshalb fordern wir die Freilassung von Tilly Metz, denn ihre Zivilcourage wird gebraucht!

Am kommenden Donnerstag, den 28. Februar wird in der parlamentarischen Verteidigungskommission unter Leitung ihrer grünen Präsidentin über das Gesetzesprojekt 7325 bezüglich internationaler Auslandseinsätze der luxemburgischen Armee beraten.

Jenes Gesetz bedeutet nämlich einen radikalen Bruch mit der luxemburgischen Aussenpolitik der letzten Jahrzehnte: zukünftig soll die Armee auch ohne UN-Mandat im Ausland tätig werden können und ihre Mission gilt nicht mehr vordergründig der “Wahrung des Friedens” (“maintien de la paix”), bei gleichzeitiger Umgehung aktuell bestehender Kontrollmechanismen (Staatsrat und Präsidentenkonferenz der Chamber werden umgangen).

Deshalb wiederholen wir: lasst Tilly Metz frei, denn wir brauchen engagierte KämpferInnen für den Frieden, die dem aktuellen Verteidigumngsminister gehörig den Kopf waschen!

Marc Baum                                                                 David Wagner

[1] https://defense.gouvernement.lu/dam-assets/la-defense/lignes-directrices-de-la-defense-luxembourgeoise-a-l-horizon-2025-et-au-dela.pdf

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