Monsieur le Président,
Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.
Selon des informations relayées par la presse en date du 12 janvier 2026, la Caisse nationale d’assurance pension (CNAP) rencontrerait des difficultés d’ordre juridique et administratif dans la mise en œuvre de la réforme des pensions entrée en vigueur le 1er janvier 2026. En effet, certaines dispositions de cette réforme engendreraient une charge de travail supplémentaire significative pour les agents de la CNAP. D’après des documents internes de la CNAP, l’introduction de la nouvelle pension progressive pourrait ainsi représenter une augmentation de la charge de travail d’environ 25 % pour le personnel concerné.
Les mêmes documents feraient également état de difficultés d’interprétation des nouvelles règles relatives à la retraite anticipée, notamment en ce qui concerne la détermination de l’augmentation progressive de la durée de cotisation à partir du 1er juillet 2026. Il ressort de ces éléments que la réforme récemment adoptée par la Chambre des Députés pourrait entraîner une complexité et une lourdeur administratives accrues pour la CNAP.
Dans ce contexte, Madame la Ministre avait par ailleurs annoncé une augmentation des effectifs au sein de la CNAP afin de répondre à ces nouveaux besoins.
Partant, je souhaiterais poser les questions suivantes à Madame la Ministre :
- Madame la Ministre peut-elle confirmer que les dispositions de la réforme des pensions récemment votée par la Chambre des Députés posent des défis juridiques et administratifs importants pour les agents de la CNAP ?
- Est-il exact que les effectifs de la CNAP devront être renforcés afin de faire face à ces défis ? Dans l’affirmative, combien de nouveaux agents sont-ils appelés à être recrutés ?
- Quel est le coût annuel estimé lié à l’engagement de ces agents supplémentaires chargés d’absorber la charge de travail additionnelle ?
Avec mes salutations respectueuses,
Marc Baum
Député