Stopper net la folie militaire du gouvernement!

Communiqué de presse du 22 juillet 2020

La majorité va très probablement voter ce jeudi 23 juillet le projet de loi sur la participation du Luxembourg au programme MRTT (Multi-Role Tanker Transport). Le coût total de ce dispositif militaire s’élève à environ 600 millions d’euros.

déi Lénk s’engage pour une démilitarisation conséquente et ne peut donc que s’opposer à ce projet. Alors que nous traversons la deuxième vague de la pandémie de la Covid-19, un tel investissement nous paraît particulièrement irresponsable ! Pour rappel : le programme de relance économique, « Neistart Lëtzebuerg », dont le but est d’amortir la crise économique sans précédent qui se dessine, ne bénéficie que d’une enveloppe de 700 millions d’euros ; les primes pour l’assainissement énergétique se fonde sur un budget de 20 millions d’euros seulement. Le gouvernement continue donc sans vergogne sa politique de militarisation durant la crise de la Covid-19 et prouve ainsi qu’il n’a rien appris durant les trois derniers mois !

Il est insoutenable de dilapider une telle somme alors que la pandémie nous a clairement montré que cet argent pourrait être investi mieux ailleurs. Dans le système de santé, dans une politique environnementale digne de ce nom, dans un service public de qualité, dans la politique de mobilité… La majorité et le gouvernement préfèrent faire passer ce projet de loi lors de la dernière semaine de la Chambre avec un modèle de base, c’est-à-dire sans véritable débat. Or s’il y a bien un projet qui mérite discussion, c’est celui du MRTT au budget faramineux et dont l’utilité reste à démontrer.

En plus, il s’agit d’un outil militaire offensif. Il permet d’approvisionner en carburant des avions de combat pour une utilisation au-delà des frontières européennes.

déi Lénk s’oppose à ce projet et appelle le gouvernement à redéfinir sa priorités et à arrêter d’alimenter la course à l’armement ! Communiqué par déi Lénk

Der Aufrüstungswahnsinn der Regierung muss gestoppt werden!

Die Mehrheit wird höchstwahrscheinlich an diesem Donnerstag, dem 23. Juli, über den Gesetzentwurf zur Teilnahme Luxemburgs am MRTT-Programm (Multi-Role Tanker Transport) abstimmen. Die Gesamtkosten für dieses militärische Projekt belaufen sich auf rund 600 Millionen Euro.

déi Lénk setzt sich für eine radikale Entmilitarisierung ein und kann sich daher nur diesem Projekt widersetzen. Eine solche Investition ist umso unverantwortlicher, da das Land gerade eine zweite Welle der Covid-19-Pandemie durchläuft. Zum Vergleich: Das Konjunkturprogramm “Neistart Lëtzebuerg”, dessen Ziel es ist, die sich abzeichnende beispiellose Wirtschaftskrise abzufedern, profitiert nur von einem Umschlag von 700 Millionen Euro; für die energetische Sanierung stellt die Regierung gerade mal 20 Millionen Euro zu Verfügung. Die Regierung setzt also ihre Aufrüstungspolitik während der Covid-19-Krise schamlos fort und beweist damit, dass sie in den letzten drei Monaten nichts gelernt hat!

Die Pandemie hat klar gezeigt, dass dieses Geld besser woanders investiert werden könnte: Im Gesundheitssystem, in einer Umweltpolitik, die diesen Namen verdient, in einem hochwertigen öffentlichen Dienst, in der Mobilitätspolitik… Das Gesetzesprojekt wird überdies in der letzten Parlamentswoche mit minimaler Redezeit verabschiedet, also ohne echte Debatte. Wenn es jedoch ein Projekt gibt, das eine Diskussion verdient, dann das MRTT mit seinem riesigen Budget, dessen Nützlichkeit stark bezweifelt werden kann.

Darüber hinaus ist es ein offensives militärisches Instrument. Es wird verwendet, um Kampfflugzeuge mit Treibstoff für den Einsatz außerhalb der europäischen Grenzen zu versorgen.

déi Lénk ist gegen dieses Projekt und fordert die Regierung auf, ihre Prioritäten neu zu definieren und das Wettrüsten sofort zu beenden!

Kommuniziert von Déi Lénk

Pourquoi déi Lénk s’est abstenu lors du vote des lois covid?

“Nous n’avons pas voté contre les lois Covid parce que sinon n’aurions rien eu pour contrôler le virus”. Notre député Marc Baum explique pourquoi l’abstention lors du vote des lois covid était le seul choix responsable. La traduction française des explications de Marc Baum se trouvent en dessous de la vidéo.

Pourquoi déi Lénk n’a pas voté contre les lois covid?

Marc Baum: Nous n’avons pas voté contre les lois covid pour trois raison. La première est évidente, parce que sans loi, il n’y aurait pas eu d’alternative, ni de règles pour contrer le virus. Les personnes testées positives ou suspectées d’avoir contracté le virus n’auraient pas eu la possibilité de bénéficier d’un congé maladie. La deuxième raison est que, ces dernières semaines au sein de la commission parlementaire de la Santé, nous avons beaucoup travaillé et nous avons réussi à rayer les dispositions les plus négatives du texte de loi, voire à améliorer sensiblement le texte. La troisième raison est que, malgré les failles de la loi, nous avons dû constater que seule la Croatie dispose d’une loi moins restrictives, mais de restrictions bien encadrées.

Pourquoi déi Lénk n’a pas voté en faveur des lois covid?

Marc Baum: Nous n’avons pas voté en faveur de ces lois parce que, malgré les améliorations apportées en commission parlementaire – des améliorations que nous avons portées et qui ont été respectées -, les lois restent insuffisantes et imprécises. Si un texte de loi est imprécis, c’est une raison suffisante pour ne pas le soutenir. Mais un autre argument est décisif. Ces dernières semaines nous n’avons eu de cesse de demander des informations et des modélisations au gouvernement et nous avions l’impression qu’il fallait lui tirer les vers du nez. Or, si l’on s’apprête à voter des mesures restrictives et qu’en tant que député l’on ne dispose pas des informations nécessaires pour justifier ces mesures, on ne peut pas soutenir une telle loi. De notre point de vue, il ne restait donc qu’une seule option, à savoir l’abstention. Nous savons aussi que les travaux sur ces textes de loi ne sont pas finis. Nous avons décidé de faire passer un examen de rattrapage au gouvernement. Il s’agit maintenant de patienter et de voir comment la commission de la Santé va pouvoir proposer un meilleur texte pour l’avenir.

Pour une révision de fond des lois Covid !

Trois mois après le début des premières mesures pour endiguer la diffusion du virus SARS-CoV-2, l’épidémie a pu être très largement réduite au Luxembourg grâce aux efforts de la population.

Il est d’autant plus décevant de constater que le gouvernement semble incapable de trouver une issue à l’état d’exception malgré des semaines de négociation e.a. dans les commissions parlementaires. déi Lénk fait valoir les principes suivants : 

1) Une politique moderne de pandémie ne peut se baser sur les recettes autoritaires du 19e siècle. Elle doit éclairer les gens sur les faits réels, se baser sur le dialogue et sur la recherche de l’appui. Une réduction des droits fondamentaux ne peut être décidée que sur base d’une situation de danger réel et être proportionnelle à ce danger.

2) La quarantaine (pour des personnes de contact présumées) et l’isolation (pour des personnes testées positivement) peuvent être des instruments utiles pour endiguer des infections si elles sont utilisées avec mesure et proportionnellement à la situation de danger. Elles sont du poison pour les relations sociales si elles sont l’expression de l’État autoritaire.

Nous sommes d’avis que la quarantaine à domicile ou dans un autre endroit doit rester volontaire aussi longtemps qu’un test positif n’a été effectué. Car toutes ces personnes sont d’abord présumées avoir été en contact avec une personne testée positivement uniquement sur base des déclarations de cette dernière.

De même nous sommes d’avis que l’isolation à domicile ou dans un autre endroit doit être obtenue en accord avec la personne testée positivement et en lui accordant le plus d’aides possibles. Particulièrement les personnes se trouvant dans une situation d’urgence (personnes sans domicile, victimes de violence, précaires, réfugiées e.a.) doivent obtenir toute l’aide imaginable pour leur garantir un toit au-dessus de la tête et le respect de leur dignité humaine. Des mesures contraignantes doivent être limitées à des circonstances particulières et être accompagnées de toutes les garanties. Il faut qu’il soit tenu compte des avis clairs de la Commission des Droits de l’Homme et de toutes les instances judiciaires.

3) Les dispositions actuelles sur le traitement des données sont également mises en cause par nous. Même si leur anonymisation a été avancée à trois mois après que la loi ait cessé ses effets, au lieu de 6 mois auparavant, cette disposition risque de s’éterniser au cas où la loi serait prorogée au-delà du 25 juillet. Comme le commentaire de cet article prévoit la continuation de ces données « à des autorités de santé étrangères ou européennes », cela pourrait avoir des suites dangereuses pour la politique d’admission dans d’autres États.

4) Le pouvoir de décision qui revient au parlement doit être accompagné d’un droit de regard sur tous les résultats des recherches et d’autres études afin que toutes les décisions du parlement et de l’administration puissent à chaque instant se baser sur la situation sanitaire réelle et pour éviter une utilisation abusive d’une situation de nécessité.

5) Nous demandons l’inclusion de mesures de contrôle de l’Inspection du Travail (ITM) et de la médecine du travail dans la loi, ainsi que le droit au retrait des travailleur.e.s en cas de danger. Une attention particulière doit continuer à être apportée à tous les domaines des soins médicaux et à la garde des personnes âgées.

déi Lénk continuera d’observer de près ce qui va se passer et ne donnera son accord à ces lois et à d’éventuelles lois qui leur succéderont que si les observations faites ci-avant sont suivies d’effet en substance.

Die COVID-Gesetze müssen grundsätzlich verbessert werden!

Drei Monate nach dem Beginn der ersten Maßnahmen zur Eindämmung des SARS-CoV-2-Virus konnte die Epidemie in Luxemburg dank der Anstrengungen der Bevölkerung sehr stark begrenzt werden. 

Es ist umso enttäuschender, dass die Regierung den Ausweg aus der Notstandssituation trotz wochenlanger Verhandlungen u.a. in parlamentarischen Kommissionen offensichtlich noch immer nicht finden kann. Für déi Lénk gelten folgende Prinzipien:

1) Eine moderne Pandemiepolitik kann nicht mit den autoritären Rezepten des 19. Jahrhunderts daherkommen. Das setzt voraus, dass die Menschen über die realen Fakten aufgeklärt werden, dass mit ihnen geredet und ihre Zustimmung gesucht wird. Eine Einschränkung der Grundrechte kann nur aufgrund einer tatsächlichen Gefahrenlage beschlossen werden. Sie muss proportional zu den Gefahren sein.

2) Quarantäne (für mutmaßliche Kontaktpersonen) und Isolation (für positiv Getestete) können nützliche Instrumente einer Eindämmung der Infektionen sein, wenn sie mit Augenmaß und der Gefahrenlage angemessen angewendet werden. Sie sind jedoch Gift für die sozialen Beziehungen, wenn der Obrigkeitsstaat sich dahinter verbirgt.

Wir sind dafür, dass die Quarantäne zuhause oder an einem anderen Ort freiwillig bleibt solange kein positiver Test gemacht wurde (denn der betroffene Personenkreis ergibt sich zuerst ausschließlich aus den Angaben einer positiv getesteten Person).

Wir sind auch dafür, dass die Isolation zuhause oder an einem anderen Ort im Einverständnis mit der positiv getesteten Person und unter Gewährung der größtmöglichen Hilfestellung zu geschehen hat. Besonders Personen in Notsituationen (Obdachlose, Opfer von Gewalt, prekär Arbeitende, Geflüchtete etc.) müssen jede erdenkliche Hilfe erhalten, um ihnen ein menschenwürdiges Dach über dem Kopf zu garantieren. Zwangsmaßnahmen sind nur bei besonderen Umständen und unter Gewährung aller Garantien zu tolerieren. Die Gutachten der Menschenrechtskommission und aller Gerichtsinstanzen sind eindeutig, ihnen muss Rechnung getragen werden.

3) Wir kritisieren die aktuellen Bestimmungen zur Behandlung der Daten. Auch wenn diese jetzt bereits nach 3 Monaten nach Auslaufen des Gesetzes (anstatt bisher 6 Monaten) anonymisiert werden sollen, so könnte dies bei Weiterführung des Gesetzes über den 25. Juli hinaus eine lange Zeitspanne werden. Zudem schließt der Kommentar des entsprechenden Artikels die Weiterleitung dieser Daten an „ausländische und europäische“ Gesundheitsdienste ein. Dies könnte gefährliche Auswirkungen auf die Einreisepolitik in andere Staaten haben.

4) Da die Entscheidungsgewalt jetzt wieder formal vom Parlament ausgeht, verlangen wir einen Einblick in alle Forschungsresultate und andere Studien, damit jederzeit alle Entscheidungen des Parlamentes und der Verwaltungen auf der konkreten sanitären Faktenlage begründet sind und keine missbräuchliche Ausnutzung einer Notlage möglich sein kann.

5) Wir fordern die Einbindung in das Gesetz von Kontrollmaßnahmen der Gewerbeinspektion (ITM) und der Arbeitsmedizin, sowie ein Recht auf Rückzug der Arbeitenden im Falle von Gefahr. Besondere Vorsicht muss auch weiterhin für alle Bereiche der medizinischen Versorgung und der Pflege gelten.

déi Lénk beobachten die weitere Entwicklung sehr genau und werden ihre Zustimmung zu diesen Gesetzen und zu eventuellen Nachfolgegesetzen nur geben, wenn ihren Bemerkungen im Kern Rechnung getragen wird.

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