déi Lénk demande un arrêt des expulsions vers l’Afghanistan

déi Lénk soutient la demande exprimée le 29 novembre par plusieurs ONG luxembourgeoises de ne pas recourir à des expulsions forcées de ressortissants afghans. Au vue de la situation sécuritaire en Afghanistan, il serait irresponsable de renvoyer des personnes vers ce pays.

En réponse à une question parlementaire du 13 octobre (n°2466) de déi Lénk, le Ministre Jean Asselborn avait confirmé que le Luxembourg compte participer aux vols retour organisés par Frontex dans le cadre de la déclaration commune « Joint Way Forward ». Monsieur le Ministre a également jugé dans sa réponse qu’ « il importe de souligner que plusieurs régions sont considérées comme étant sûres. En effet, la densité de violence dans la capitale Kaboul, ainsi qu’à Mazar-i-Sharif notamment, n’est pas élevée ».

déi Lénk ne peut être d’accord avec ce raisonnement. Nous rappelons que la capitale afghane est régulièrement frappée par des attaques violentes. Récemment, le 21 novembre, une attaque suicide sur une mosquée à Kaboul a coûté la vie à 30 personnes et a fait plus de 70 blessés. Dix jours plus tôt, 4 personnes ont été tuées dans une attaque suicide sur le consulat allemand à Mazar-i-Sharif.

Nous rappelons également que les personnes expulsées ne sont pas forcément originaires de Kaboul et que la signature de ladite déclaration, qui a d’ailleurs été accompagnée d’une pression politique et financière considérable de la part des Européens, ne crée pas des conditions d’accueil acceptables.

Notons que selon le Ministre, les demandes de protection internationale de 233 ressortissants afghans sont actuellement en cours d’examen (en date du 17 octobre).

Question parlementaire à propos de la Déclaration UE-Afghanistan « Joint Way Forward »

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Immigration et de l’Asile.

Le 2 octobre 2016, une déclaration nommée “The EU-Afghanistan Joint Way Forward on Migration issues” a été signée dans la capitale afghane par le sous-ministre afghan des réfugiés et le président de la délégation UE.

Cette déclaration, dont la signature, selon divers rapports médiatiques concordants, a été accompagnée d’une pression politique et financière considérable de la part des Européens, prévoit le retour massif de ressortissants afghans dont la demande de protection internationale a été rejetée. Elle prévoit aussi bien des retours volontaires que des retours forcés à l’aide de vols réguliers et non-réguliers, y compris des vols communs organisés et coordonnés par Frontex rapatriant en même temps des ressortissants afghans de plusieurs Etats membres de l’UE. Notons également que la déclaration stipule qu’elle n’a pas la vocation de créer des droits ou obligations juridiques internationales.

Dans ce contexte, j’aimerais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de l’Immigration et de l’Asile :

1) Est-ce que Monsieur le Ministre a été au courant des négociations en amont de cette déclaration et dans l’affirmative, quel est la position que le Luxembourg a fait valoir lors de ces négociations ?

2) Est-ce que le Luxembourg compte participer aux vols communs organisés par Frontex dans le cadre de cette déclaration, c’est-à-dire rapatrier des ressortissants afghans depuis le Luxembourg avec lesdits vols communs ?

3) Dans l’affirmative de la question 2, Monsieur le Ministre juge-t-il que toutes les conditions sont réunies pour participer à ces vols communs au vue des obligations internationales du Luxembourg ?

4) Quel est le nombre de ressortissants afghans en séjour au Luxembourg dont la demande de protection internationale est actuellement en cours ? Quel est le nombre de ressortissants afghans en séjour au Luxembourg dont la demande de protection internationale a été rejetée en dernière instance et combien de ces derniers se trouvent actuellement en rétention ?

5) Quel est le pourcentage des demandes de protection internationale accordées à des ressortissants afghans par rapport aux demandes refusées en dernière instance sur les cinq dernières années ?

6) Est-ce que le Luxembourg est en train ou prévoit de négocier un accord de réadmission bilatéral avec l’Afghanistan ?

7) Monsieur le Ministre n’est-il pas d’avis qu’au vu de la situation générale en Afghanistan, il serait préférable, dans un souci de précaution, de s’abstenir d’expulser des personnes vers ce pays afin d’écarter tout risque de violation du principe de non-refoulement ?

Avec mes salutations sincères,

David Wagner

Député

Question parlementaire à propos de l’expulsion de ressortissants afghans

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 81 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire urgente suivante à Monsieur le Ministre de l’Immigration et de l’Asile.

Selon des informations diffusées par la radio 100,7 le mercredi 12 octobre, 20 personnes de nationalité afghane, dont la demande de protection internationale aurait été rejetée, seraient sur le point d’être expulsées vers leur pays d’origine. Admettant que ces informations soient correctes et sachant que la situation sécuritaire en Afghanistan est loin d’être rassurante, j’aimerais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

1) Est-ce que Monsieur le Ministre peut garantir que le principe de non-refoulement est pleinement respecté, c’est-à-dire que tout danger de sécurité ou de persécution pour les personnes concernées dans leur pays d’origine peut être écarté ?

2) Dans la négative de la question 1, est-ce que Monsieur le Ministre est prêt à révoquer immédiatement la décision d’expulsion ?

Avec mes salutations sincères,

David Wagner

Député

Question parlementaire liée à propos de la Déclaration UE-Afghanistan « Joint Way Forward »

PdL 6948 – Readmissiounsaccord mam Kasachstan

1)     Em wat geet et am Gesetzprojet?

Et gëtt ëm d’Ratifizéierung vun engem Ofkommes zwëschen de Benelux-Staaten an dem Kasachstan, datt d’Réckféierung vun ofgewisene Migrante regele soll. Eng Réckféierung ka nëmmen da statt fannen, wann am Virfeld individuell ënnersicht gouf, op déi betreffend Persoun an deem Land kenger Verfolgung ausgesat ass oder net a Gefor leeft, vun deem Land an eng geféierlech Situatioun zréck geschéckt ze ginn. Ass d’Réckféierung vun den Autoritéite beschloss, regelt dat Ofkommes déi praktesch Modalitéiten.

2)     Wat ass wichteg?

Déi Accords de Réadmission, sou gëtt gesot, géinge just administrativ Prozedure virgesi fir juristesch Decisiounen auszeféieren a si wären neutral, wann et ëm Mënscherechter geet. Sou einfach ass et awer net. Déi Accorde kënnen an der Praxis leider ganz wuel zu Mënscherechtsverletzunge  féieren, virun allem wann och d’Réadmission vu Persounen aus Drëttstaaten a Persounen ouni Nationalitéit doranner geregelt ginn, wéi dat an deem heite Vertrag de Fall ass. Den Artikel 3 gesäit jo fir, datt Lëtzebuerg ka Leit an de Kasachstan zréck schécken, egal wéi eng Nationalitéit ze hunn, virausgesat, datt se um Wee heihinner iergendwann duerch de Kasachstan komm sinn.
Dofir huet d’Versammlung vum Europarot och d’Länner opgefuerdert, nëmmen esou Accorde mat Länner ze ënnerschreiwen, déi d’Mënscherechter anhalen. Dat ass hei manifestement vergiess ginn, well d’Mënscherechtssituatioun am Kasachstan ass ganz problematesch. Zum Beispill kann een am Rapport vum UNO-Komitee géint d’Folter vun 2014 liesen, datt et an de staatleche Centres de Détention an de Centres de Rétention am Kasachstan zu Folterungen, Mësshandlungen a Vergewaltegunge kënnt, déi vun de Beamte selwer ausginn. Genau op deene Plazen also, wou Persounen aus Drëttstaaten riskéieren ze landen, wann se vun hei aus zréck geflu ginn.

3)     Wei hunn déi Lénk gestemmt?

Dogéint!
Réckféierungsofkommesse si generell kontestéiert, well se Deel vun enger Strategie sinn, déi d’Verantwortung fir d’Asyl- a Wirtschaftsmigratioun op aner Länner dréckt, dat heescht op eng Externalisatioun vun der Migratiounspolitik ofzielt. Besonnesch problematesch sinn se awer, wann se mat Länner ofgeschloss ginn, déi d’Mënscherechter oder d’Genfer Flüchtlingskonventioun net respektéieren. Am Fall Kasachstan schwätzen d’UN-Berichter do eng kloer Sprooch. Donieft sinn an dësem Ofkommes och am Detail keng Garantien a Saache Mënscherechter virgesinn, wéi se a vergläichbaren Accorde mëttlerweil Standard sinn.

Ausgang vum Vote: 58 Stëmmen dofir, bei zwou Géigestëmmen (vun déi Lénk)

All d’Dokumenter iwwer dëse Projet sinn HEI ze fannen.

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