Taxons le CO2 des Riches!

Ce sont les pays riches d’Europe et les Etats-Unis qui polluent le plus. Mais face à la pollution carbone, personne n’est égal.

Ce sont d’un côté, les multinationales de la filière pétrochimique qui émettent le plus de CO2 et qui sont en première ligne responsables du réchauffement climatique.

D’un autre côté, ce sont les 1% les plus riches qui contribuent le plus aux émissions de CO2, par leur style de vie fastueux.

Parmi eux, il n’est pas étonnant de retrouver les actionnaires et dirigeants des grandes entreprises polluantes qui génèrent des profits colossaux.

Des profits qui se génèrent par la destruction des écosystèmes et au détriment des populations pauvres qui trinquent avec les conséquences néfastes du changement climatique.

Il faut imposer des contraintes à ces pollueurs, car à ce rythme-là, nous allons droit dans le mur.

Alors que faire ?

Il faut surtout taxer les entreprises et les classes privilégiées qui produisent la plupart des gaz à effet de serre.

A cette fin déi Lénk propose un éventail de mesures dans son programme électoral, allant de la lutte contre l’évasion fiscale et de l’imposition renforcée des grandes fortunes à la taxe carbone.

Cette dernière attire particulièrement l’attention publique, car sa mise en œuvre risque d’être socialement injuste.

Une taxe carbone doit avant tout servir à responsabiliser et à faire payer les plus grands pollueurs pour rendre aux pouvoirs publics les moyens d’engager la transition écologique tant attendue.

Ainsi, si l’on taxe par exemple le kérosène, il faut avant tout contraindre les compagnies aériennes de revoir leurs critères d’efficience énergétique en remplaçant leurs avions et en améliorant leur matériel, pour que les vols ne deviennent pas hors de prix pour les simples usagers.

De même, si l’on taxe les carburants, il faut avant tout que les recettes ainsi récoltées s’accompagnent de dépenses publiques qui profitent aux gens à travers des investissements dans la rénovation énergétique des immeubles, l’augmentation des bas salaires, ou encore la production d’énergies renouvelables.

Dans tous les cas, la taxe carbone ne peut pas se passer d’une taxation des profits des plus riches et d’une redistribution des richesses vers le bas. On ne peut pas faire payer les premières victimes de la pollution et de l’exploitation sans rien demander aux plus grands pollueurs.

Alors, taxons le CO2 des riches d’abord et investissons dans la lutte contre le réchauffement climatique ensuite !

Gilets Jaunes: Pas de transition écologique sans justice sociale

En 2008, la crise financière a donné lieu à des politiques d’austérité qui incitaient les simples citoyen.ne.s à se serrer la ceinture pour payer les dégâts provoqués par une élite de spéculateurs de la finance, d’actionnaires sans-gêne et de multimillionnaires. En 2018, le peuple est à nouveau appelé à payer le prix du réchauffement climatique provoqué par cette même élite et ses représentant.e.s politiques. Tant que la lutte contre le réchauffement climatique sera menée dans l’intérêt des riches en faisant payer celles et ceux qui travaillent pour vivre, elle sera perdue d’avance.

Ces dernières semaines, en France, mais aussi en Belgique, suite à l’annonce du président Macron de la hausse des taxes sur les carburants, présentée comme une mesure  « écologique », l’apparition du puissant mouvement des « gilets jaunes » indique une indignation générale du peuple des « fins de mois difficiles » contre ce qui est perçu comme une injustice sociale . Cette mesure s’ajoute à toute une série de mesures antisociales de la politique ultra-libérale. Elle rend désormais intenable la situation économique de la France d’« en-bas » qui constitue le noyau dur de ce mouvement dressé contre la France d’ « en-haut ». C’est seulement en liant la question sociale à la question écologique qu’une sortie de ce conflit qui oppose les gilets jaunes au président des riches .

Le gouvernement français pratique une politique fiscale et économique qui taxe les retraités, supprime l’emploi, privatise les services publics et dévalorise le travail en économisant sur les salaires tout en distribuant des cadeaux fiscaux aux riches. Dans ce contexte, l’augmentation de la taxe du carburant pénalise les plus faibles de la société qui tout en contribuant le moins au réchauffement climatique et à la destruction de l’environnement, en souffrent le plus. Alors que les grandes entreprises pétrolières et leurs riches actionnaires continuent de polluer sans entraves, le peuple en paie le prix sous forme de taxe sur le carburant. La distribution des responsabilités à porter dans la lutte contre le réchauffement climatique est profondément injuste. La révolte et la colère des « gilets jaunes » répond légitimement à cette violence des riches.

déi Lénk espère que l’annulation par le Premier Ministre français de la hausse de la taxe sur les carburants et les quelques fausses mesures sociales annoncées par le président Macron, ne démobilisent pas les « gilets jaunes », engagé.e.s pour plus de justice sociale et fiscale et plus de démocratie. Face à l’urgence écologique, une véritable transition de la production doit, en effet, en France comme au Luxembourg , s’appuyer sur ces principes fondamentaux. Une mesure comme l’augmentation progressive des taxes sur les carburants est nécessaire à l’avenir, mais elle doit s’accompagner de mesures compensatoires qui reposent à la fois sur une redistribution des richesses équitable et le développement de moyens de transports en commun, gratuits et écologiques, à destination de celles et ceux qui n’ont actuellement d’autres moyens de transport que leur voiture.. L’augmentation des taxes sur les carburants doit donc s’inscrire dans une planification à long terme qui prend en compte ces différents facteurs et qui engage l’Etat à faire des choix économiques et promouvoir des lois de finance alignées sur les besoins écologiques et populaires.

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