Contre la pauvreté énergétique.

Voici cinq motions déposées par déi Lénk lors du débat sur l’explosion des prix de l’énergie du 11 novembre. Il s’agit de mesures concrètes à court, moyen et long terme pour protéger les gens contre l’explosion des prix du gaz et de l’électricité. La majorité en a rejeté trois. Deux, les motions 2 et 4, seront discutées en commission parlementaire.

MOTION 1                                                                         

La Chambre des Députés,

  • considérant la situation particulièrement tendue sur le marché immobilier avec des hausses des prix de l’immobilier et des loyers très inquiétantes ;
  • considérant l’augmentation accentuée des coûts énergétiques pour les ménages pour l’année 2021 ;
  • considérant que la tendance haussière des prix de l’énergie se poursuivra très probablement dans les premiers mois de l’année 2022 ;
  • considérant que selon les chiffres publiés par l’Observatoire de l’Habitat 34,5% des ménages locataires affichaient un taux d’effort supérieur à 40% en 2019 ;
  • considérant que le taux d’effort des ménages locataires a connu un taux de croissance de 17,5% entre 2016 et 2019 ;
  • considérant l’impact des coûts énergétiques sur les charges locatives des ménages locataires ;
  • considérant que nombre de ménages locataires auront de plus en plus de difficultés à honorer les obligations contractuelles en matière de charges locatives vis-à-vis de leur propriétaire ;

invite le gouvernement

  • à introduire une suspension des déguerpissements ordonnés en matière de bail à usage d’habitation jusqu’au 30 avril 2022.

MOTION 2

La Chambre des Députés,

  • considérant l’augmentation des coûts énergétiques pour les ménages est estimée à 28,6% pour la seule année 2021 ;
  • considérant que la tendance haussière des prix de l’énergie se poursuivra très probablement dans les premiers mois de l’année 2022 ;
  • considérant qu’en 2019, 2,4% des ménages au Luxembourg sont concernés par la précarité énergétique et que ce taux est en hausse depuis une dizaine d’années ;
  • considérant que la précarité énergétique s’accompagne souvent de conséquences néfastes pour la santé et le bien-être des personnes concernées ;
  • considérant qu’en 2020 1.331 procédures de déconnexion ont été entamées par les fournisseurs de gaz naturel et 7.937 procédures de déconnexion ont été entamées par les fournisseurs d’électricité ;
  • considérant qu’en 2020 52 clients résidentiels ont été déconnectés de la fourniture de gaz naturel et 771 clients ont été déconnectés de la fourniture d’électricité ;
  • considérant que les fournisseurs d’énergie ne renoncent à la déconnexion d’un client défaillant que si ce dernier remplit les conditions d’éligibilité pour le droit à l’aide sociale et est pris en charge par un office social ;
  • considérant que les offices sociaux n’interviennent pas de manière égale suite à la déconnexion d’un client en défaut de paiement ;
  • estimant que l’énergie est un produit de première nécessité ;

invite le gouvernement

  • à interdire les déconnexions de la fourniture de gaz naturel et d’électricité aux consommateurs vulnérables.

MOTION 3

La Chambre des Députés,

  • considérant l’augmentation sensible des coûts énergétiques pour les ménages pour l’année 2021 ;
  • considérant que la tendance ascendante des prix de l’énergie se poursuivra très probablement dans les premiers mois de l’année 2022 ;
  • considérant l’impact des coûts énergétiques sur le budget des ménages moins aisés ;
  • considérant que le Fonds National de Solidarité accorde chaque année une allocation de vie chère (AVC) aux personnes remplissant certaines conditions ;
  • considérant que l’ensemble des revenus bruts d’une personne seule ne doit pas dépasser le salaire social minimum brut pour qu’elle soit éligible pour l’allocation de vie chère;
  • considérant que le délai pour l’introduction des demandes pour une allocation de vie chère pour l’année 2021 est dépassé depuis le 30 septembre ;
  • considérant l’augmentation à hauteur de 200€ du montant de l’allocation de vie chère annoncée par le gouvernement pour l’année 2022 ;
  • considérant que cette augmentation de l’AVC restera bien inférieure aux hausses des prix énergétiques projetées pour l’année 2022 ;

invite le gouvernement

  • à accorder un supplément d’allocation de vie chère à tous les requérants qui y ont eu droit pour l’année 2021 ;
  • à prévoir une augmentation supplémentaire de l’allocation de vie chère pour l’année 2022 ;
  • à augmenter les limites de revenu fixées dans le règlement grand-ducal relatif à l’octroi d’une allocation de vie chère au titre de l’année 2022 afin d’élargir le groupe des communautés domestiques éligibles pour ladite allocation.

MOTION 4

La Chambre des Députés,

  • vu le Plan National de l’Energie et du Climat (PNEC) qui prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030 par rapport à 2005 et des gains en efficacité énergétique entre 40 et 44% d’ici 2030 par rapport au scénario de référence EU-Primes 2007 ;
  • vu les objectifs climatiques sectoriels qui prévoient une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 64% d’ici 2030 par rapport à 2019 pour le secteur des bâtiments résidentiels et tertiaires ;
  • considérant que l’ambition de l’objectif climatique pour le secteur des bâtiments résidentiels et tertiaires demande la mise en œuvre immédiate d’une vaste campagne de rénovation de bâtiments ;
  • considérant que les investissements nécessaires pour une rénovation énergétique d’un bâtiment résidentiel constituent une surcharge financière pour nombre de ménages moins aisés ;
  • considérant que les démarches administratives, financières ainsi que les connaissances techniques requises pour le lancement et la coordination de travaux de rénovation d’un bâtiment peuvent constituer des obstacles considérables pour nombre de ménages visés par les dispositifs d’aides en place ;
  • considérant le système d’aides écologiques PRIMe House prévoit les mêmes montants pour tous les ménages indépendamment de leur situation financière de départ ;
  • vu que le prêt climatique à taux zéro accordé aux ménages respectant certaines conditions socio-économiques n’a guère été utilisé depuis son introduction en 2017 ;
  • considérant que les ménages moins aisés vivant souvent dans des logements moins efficaces du point de vue énergétique sont les plus durement touchés par les augmentations actuelles et futures des prix de l’énergie ;

invite le gouvernement

  • à introduire un échelonnement des aides écologiques PRIMe House en fonction de critères liés aux revenus des ménages ;
  • à développer davantage des modèles de financement et d’accompagnement de rénovations énergétiques de bâtiments résidentiels adaptés aux situations de départ et aux besoins des ménages.

MOTION 5

La Chambre des Députés,

  • vu l’introduction en 2021 d’une « taxe CO2 » sur les produits énergétiques à hauteur de 20€ par tonne de CO2 et dont le montant sera porté à 25€ en 2022 respectivement à 30€ en 2023 ;
  • vu l’article 8 paragraphe (2) de la loi budgétaire du 19 décembre 2020 concernant le budget des recettes et des dépenses de l’État pour l’exercice 2021 qui dispose que la « taxe CO2 » perçue sur les produits énergétiques vient en déduction des prix de ces biens relevés par le STATEC pour rétablissement de l’indice des prix à la consommation publié sur la base 100 au 1er janvier1948 ;
  • vu que cette déduction signifie la neutralisation, au niveau de l’échelle mobile des salaires, de l’impact de la hausse des accises sous forme de taxe CO2 ;
  • considérant que cette neutralisation augmente l’écart entre l’indice des prix et de l’indice neutralisé  ;
  • considérant que l’échelle mobile des salaires est un instrument préservant le pouvoir d’achat des salarié.e.s et des retraité.e.s ;

invite le gouvernement : 

  • à faire les modifications législatives nécessaires afin d’inclure la hausse des prix des produits énergétiques due à l’introduction de la taxe CO2 dans le mécanisme de l’échelle mobile des salaires.

Energie ist ein Grundrecht. Die Explosion der Verbraucherpreise stoppen.

Seit Wochen und Monaten explodieren die Energiepreise. Seit dieser Woche wissen die Kunden von « Südenergie » (ehm. Sudgaz) was diese Preisentwicklung konkret für sie bedeutet : der Erdgas-Tarif ist von 0,2985 €/m³ um ± 75 % auf 0,4935 €/m³ gestiegen und damit haben sich die Vorauszahlungen in den meisten Fällen verdoppelt.

Am härtesten getroffen werden die Menschen, die nicht die nötigen Mittel haben ihre Wohnungen energetisch zu isolieren und wenig effiziente Heizungen auf Basis von fossilen Brennstoffen besitzen. Die bisher mangelhaften Anstrengungen und wenig angepassten Modelle der Regierung zur Unterstützung der Altbausanierung machen die Regierung mitverantwortlich dafür, dass die Luxemburger Bevölkerung wenig vorbereitet ist auf diese Preisexplosion.

Für déi Lénk ist es nicht akzeptabel, dass die Lohnabhängigen die Rechnung für diese doppelte Fehlentwicklung bezahlen. Denn einerseits ist die privatisierte Energieversorgung ungebremst der Spekulation und Gewinnmaximierung ausgesetzt und andererseits wird der Umbau zur erneuerbarer Energieproduktion und weniger Energieverbrauch nur schleppend und dazu auch noch sozial ungerecht durchgeführt. Die Rolle der Spekulation in der aktuellen Preisexplosion wurde von Energieminister Claude Turmes bestätigt: “Wir müssen das extrem spekulative Verhalten einiger Händler unterbinden”, wird Claude Turmes in der Presse zitiert. 

Für déi Lénk ergibt sich daraus die Forderung, dass die Energiepreise ab sofort gedeckelt werden müssen, um die Haushalte vor der Spekulation zu schützen. Da die Politik jedoch auch mit dieser Maßnahme bereits zu spät intervenieren würde, müsste zusätzlich für diesen Herbst und Winter eine einmalige und gestaffelte Prämie an alle Haushalte verteilt werden.

Aus den höheren Preisen für Gas, Heizöl, Benzin und Diesel ergeben sich durch die Akzisen auch höhere Steuereinnahmen. Diese höheren Einnahmen sollen so sozial gestaffelt an die zurückfließen, die am wenigsten Ressourcen haben um sich auf diese Energiepreisfluktuationen vorzubereiten. Wir fordern eine einmalige Prämie von 200 Euro pro Kopf zur Überbrückung der Wintermonate für alle Haushalte die unter das Armutsrisiko fallen und degressiv gestaffelt 100 Euro pro Kopf für Haushalte die maximal das mediane Einkommen verdienen.

Die Energieversorgung gehört aus Sicht von déi Lénk zur öffentlichen Daseinsvorsorge. Jeder Haushalt muss Recht auf ein Grundkontingent an Energie haben. Die Preispolitik darf deswegen nie dazu führen, dass Menschen keinen oder nur eingeschränkten Zugang zu einer Basisenergieversorgung haben. Von profitorientierten Unternehmen wird dieses Recht jedoch nicht gewährleistet. Deshalb wollen déi Lénk die Energieversorgung in die Verantwortung der öffentlichen Hand und vorwiegend der Gemeinden zurückholen.

Le communiqué en français

Lëtzebuerg muss sech endlech senger Verantwortung stellen: 100% erneierbare Stroum bis 2050.

“Stell der vir du wunns an engem vun Land dat souvill Ressourcen verbëtzt, dass et 9 Planéite misste ginn wann all Land op der Welt esou ee Verschläiss hätt. Stell der vir dat déi vill Energie déi an dem Land verbraucht gëtt, kaum do produzéiert gëtt. Stell der vir d’Regierung vun dem Land mécht Campagne géint Atomenergie, mee schaaft keng ekologesch Alternativen zum Atomstroum. Stell der vir déi selwecht Politiker drécken sech virun der Verantwortung propper Energie ze produzéieren. Stell der vir dat Land lieft op Käschte vu villen aneren, mee stellt sech senger Verantwortung net.”

Weltwäit kommen 80% vun der Energie, déi all Dag konsuméiert gëtt aus net nohaltege Quellen. Zu Lëtzebuerg ass et wäit méi, hei sinn et 94%. 71% vun dëser Energie stame vu fossillen Energieträger, wéi Diesel, Bensin, Kerosin oder Gas. Dass dëse Wäert esou héich läit, ass an éischter Linn dem Tanktourismus geschold.

Et ass och duerch dësen Tanktourismus, dass Lëtzebuerg en enorm héijen Energieverbrauch huet. A wëll dësen och nach op fossiller Energie berout, féiert dësen héije Verbrauch zu engem vill ze groussen Ausstouss vun Zäregasen.

Sou ass et och net verwonnerlech, dass Lëtzebuerg nom Qatar, dat Land op der Welt ass, wat den héchste Ressourcëveverbrauch par rapport zu senger Awunnerzuel huet. Lëtzebuerg verbraucht souvill Ressourcen, dass et 9 Äerde misst ginn, fir dee Verbrauch weider kënnen ze stëllen, wa jiddereen op der Äerd sou liewe wéilt ewéi mir.

Wärend zu Lëtzebuerg weider sou gemaach gëtt, wéi wann eis d’ekologesch Krisen näischt géifen ugoen, kënne mir weltwäit schonn d’Konsequenze vun de Schied gesinn. Mee och zu Lëtzebuerg spiere mir éischt Folge vum Klimawandel, wéi Hëtzt- an Drëscheperioden oder zolidd Iwwerschwemmunge weisen.

Et gëtt definitiv Zäit, dass Lëtzebuerg méi Efforte mécht a sech senger Verantwortung stellt. Lëtzebuerg huet d’Moyen’en, elo musse mer et upaken, ugefaange bei der Energietransitioun.

Aktuell kommen circa 6% vun der Energie, déi verbraucht gëtt, aus erneierbare Quellen. Bis 2020 mussen et der laut Europäescher Unioun 11% sinn. Aus eegener Kraaft packe mir dat net méi, dofir gouf ze laang geschlof. Dofir geet d’Regierung an d’baltesch Staaten erneierbar Energie “kafen”. Dat ass awer just en Transfert vun Zuelen, e bëllege statisteschen Trick. Zu Lëtzebuerg ännert sech doduerch physesch näischt, et gi just Chance verpasst.

Wa mir eis Ekonomie op ekologesch Féiss setze wëllen, da musse mir hei selwer Effort’en maachen. Déi sinn och ekonomesch interessant, wëll se Aarbechtsplaze schafen an eis méi onofhängeg maache vun Importer. déi Lénk wëllen den Ausbau vun den erneierbaren Energien zu enger vun de wirtschaftleche Prioritéite maachen. Mir mengen, dass dat méi sënnvoll a propper ass, ewéi mat Steiergelder geckeg Eskapaden am Weltraum ze finanzéieren.

Bis 2050 wëlle mir bei 100% erneierbarem Stroum zu Lëtzebuerg ukommen. Dat ass ambitiéis, mee Etüden doriwwer goufe scho gemaach. D’Potenzial zu Lëtzebuerg ass do. Mir leeën de Fokus op de Stroum, wëll et de Stroum ass, den an Zukunft d’Haaptenergie wäert ginn, sief et nëmmen duerch de wuessende Stellewäert vun der Elektromobilitéit, déi fossil Brennstoffer sou séier wéi méiglech ersetze muss. Dësen Ausbau soll méiglechst dezentraliséiert stattfannen, mat ville klenge Produktiounssitten, déi kommunal a regional oder vun Energiekooperative verwalt ginn. D’Récknam vun Ubidder a Reseau’en ënner ëffentlech lokal-regional Kontroll erméiglecht eis eng demokratesch Energieplanung an eng sozial an ekologesch Tarifstruktur.

Natierlech ass déi Zilsetzung nëmmen da realistesch, wann de gesamten Energieverbrauch lues a lues reduzéiert gëtt. Déi nohaltegst Energie ass déi, déi net verbraucht gëtt. Dat geet net ouni déifgräifend politesch Entscheedungen an engem schrëttweise Réckzuch aus dem Tanktourismus, dem Ausbau vum ëffentlechen Transport an enger konsequenter Renovatiounscampagne vun Haiser a Wunnengen, ugefaange bei de Stéit mat klenge Revenu’en, déi finanziell am meeschte vum Energiespueren hunn.

http://2018.dei-lenk.lu/

Fir eisen Energieverbrauch propper an nohalteg ze maache proposéiere mir donieft och:

(-) d’Froe ronderëm d’Produktioun an de Verbrauch vun der Energie mussen demokratesch gekläert ginn an an den Entscheedungen iwwer d’Landesplanung eng Roll spillen;

(-) d’Recht op Energie verwierklechen duerch eng demokratesch festgeluechten a gestaffelt Tarifikatioun vum Verbrauch. Jidderee brauch Energie a vill Leit verbëtzen der och. Dem muss kënne Rechnung gedroe ginn, wann iwwer Präisser decidéiert gëtt;

(-) d’Digitaliséierung am Energiesecteur kritesch begleeden an Exzesser verhënneren. D’smart meters dierfen net op d’Käschte vun der Gesondheet an dem Dateschutz an all Haus installéiert ginn. Wann des Froe gekläert sinn an et sech erausstellt, dass déi intelligent Compteuren tatsächlech bei der Energietransitioun hëllefen, gesinn déi Lénk kee Problem. De Moment sinn des Froen awer nach net gekläert.

 

 

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