Indexierung des Kindergeldes mit bitterem Beigeschmack.

Die heute angekündigte Indextranche für den 1.Oktober hat einen bitteren Beigeschmack für die KindergeldempfängerInnen, denn aufgrund der Reindexierung erst ab dem 1. Januar 2022 wird das Kindergeld Stand heute in nächster Zukunft keine Erhöhung erfahren. Damit nimmt das Kindergeld weiter an Wert gegenüber der Lebenshaltungskosten ab, was immer mehr Familien mit Kindern in finanzielle Bedrängnis bringt. déi Lénk haben aus diesem Grund eine retroaktive Indexierung gefordert.

Die Chambre des Salariés hat kürzlich errechnet, dass das Kindergeld seit 2006 durch die Desindexierung 22% an Wert verloren hat. Die 2014 von Familienministerin Cahen durchgeführte Reform der Familienzulagen hat außerdem zu einer zusätzlichen allgemeinen Verringerung der Familienzulagen geführt.

Die Verschlechterung bei sozialen Transferts wie die der Familienzulagen führt in Luxemburg zu einer Erhöhung der von Armut betroffenen Menschen. Liegt das Armutsrisiko in Luxemburg heute mit 17,5% auf einem besorgniserregenden Niveau, so läge es laut Panorama Social der CSL ohne soziale Transferts sogar bei 26,5%! Soziale Transferts spielen also eine zentrale Rolle in der Armutsbekämpfung. Die Verschlechterung der Familienzulagen hat im Laufe der Jahre somit zu einem erhöhten Armutsrisiko geführt. Besonders alleinerziehende Familien sind von diesen Verschlechtungen betroffen. Ihr Armutsrisiko liegt bei 41.2%.

déi Lénk hatten im Rahmen der Haushaltsdebatte 2020 dementsprechend auch eine retroaktive Reindexierung sämtlicher Familienzulagen zumindest ab 2014 (also ab der Reform von 2014) gefordert. Zu diesem Zeitpunkt hätte dies einer Erhöhung um 7,7% der Familienzulagen entsprochen. Dieser Motionsvorschlag wurde damals jedoch abgelehnt.

Die andauernd stark steigenden Wohnkosten gekoppelt an die bereits angekündigte starke Erhöhung der Energiekosten werden für immer mehr Haushalte zu unhaltbaren Belastungen. Die Indexierung der Löhne schafft bei diesen Teuerungen auch nur teilweise Abhilfe, da diese nicht gänzlich im Indexwarenkorb berücksichtigt werden.

déi Lénk sind der Auffassung, dass aufgrund der rasant steigenden Lebenshaltungskosten dringender Handlungsbedarf besteht, um das soziale Abrutschen von immer mehr Haushalten zu verhindern.

Die retroaktive Anpassung der Familienzulagen an die Lebenshaltungskosten ist für uns ein erster wichtiger wenn auch nicht ausreichender Schritt, um gegen die wachsenden Ungleichheiten anzukämpfen und Menschen mit Kindern vor Armut zu schützen.

Question parlementaire relative à l’accès et aux modifications d’urgence de certains dispositifs d’aide et de prestations sociales dans le contexte de la pandémie COVID-19.

Monsieur le président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés j’ai l’honneur de vous soumettre la question parlementaire suivante à destination de Madame la ministre de la Famille et à Monsieur le ministre du Logement.

La réponse de Madame la ministre de la Famille à la question parlementaire de déi Lénk du 9 décembre 2019 relative aux sanctions appliquées dans le cadre d’un non-respect des obligations inhérentes au plan d’activation relatif au dispositif du Revenu d’inclusion sociale (REVIS), a pu nous fournir quelques informations sur l’évolution du nombre de demandeurs et bénéficiaires du REVIS entre 2018 et 2019. Néanmoins, à toute demande d’informations concernant l’efficacité du nouveau revenu d’inclusion sociale comme garant contre la pauvreté et moyen d’accès à un emploi durable, Madame la Ministre a répondu en renvoyant à la motion votée au parlement, le 12 juillet 2018, obligeant le gouvernement à procéder à une évaluation du système REVIS trois ans après son application par la loi du 28 juillet 2018.

Or d’ici là, il nous importe de connaître l’évolution des demandes du REVIS surtout dans le contexte d’une crise majeure d’ordre sanitaire, la pandémie liée au Covid-19, dont nous aimerions saisir plus largement l’impact sur les situations économique et sociale des ménages.

D’ailleurs, d’après les derniers chiffres de l’Agence pour le Développement et l’Emploi, au 30 avril 2020, le chômage est en hausse de 31,1% par rapport à l’année dernière. Dans sa communication officielle, l’ADEM explique cette hausse notamment par une baisse des sorties vers l’emploi et une diminution des opportunités de mesures d’emploi causées par le ralentissement de l’économie en pleine crise sanitaire. Les employeurs auraient déclaré 1 895 postes vacants à l’ADEM, ce qui correspond à une baisse de 43,2% par rapport à avril 2019. Le Règlement Grand-ducal du 3 avril 2020 a mis en œuvre via son article premier, une suspension des délais et une prolongation des droits au chômage correspondant à la durée de l’état de crise. Or, en sortie de crise, le problème d’accès à l’emploi risque de perdurer et le REVIS pourra devenir pour certains la seule issue pour percevoir un revenu. Étant donnée la baisse des opportunités d’emploi constatée par l’ADEM notamment dans le secteur privé, un certain nombre de questions se posent quant aux risques d’une éventuelle répercussion de la crise sanitaire en termes d’emploi sur le secteur public et conventionné, notamment en vue des mesures d’activation obligatoires dans le cadre du REVIS. En effet selon l’article Art. 24 de la loi du 28 juillet 2018 relative au REVIS, certains comportements et notamment la non-participation aux mesures d’activation sont passibles de sanctions pendant la durée du plan d’activation. De même, pendant le confinement, les demandeurs de REVIS n’auraient guère pu suivre leur obligation de se rendre physiquement à un premier rendez-vous avec un.e. agent.e de l’ARIS (Agents régionaux de l’inclusion sociale) afin de déterminer un plan d’activation. Nous n’avons pas connaissance d’éventuels adaptations et/ou modifications d’urgence de la loi relative au REVIS. Or, faute de mesures d’urgence relatives aux modalités d’obtention et de conservation du REVIS dans le contexte de l’état de crise, de nombreuses sanctions et obstacles auraient pu s’imposer aux demandeurs et bénéficiaires des allocations du REVIS.

Au vu de ces considérations, nous voudrions poser les questions suivantes à Madame la Ministre de la Famille :

  1. Des mesures d’activation propres au plan d’activation dans le cadre du REVIS ont-elles pu être exécutées dans le contexte de la crise sanitaire et du confinement ?
  2. L’obligation de se rendre physiquement à un rendez-vous avec les ARIS pour les demandeurs du REVIS a-t-elle été suspendue pour la durée de l’état de crise ?
  3. Dans la négative aux deux premières questions, les pratiques de sanction à l’encontre des demandeurs du REVIS n’ayant pas pu remplir leurs obligations ont-elles été suspendues ?
  4. Madame la Ministre peut-elle me dire si les droits aux allocations de REVIS ont été suspendues pour certaines personnes pendant l’état de crise ?
  5. Les bénéficiaires du REVIS dont les droits ont été suspendues durant 4 mois peu avant ou en début de l’état de crise ont-ils pu être réhabilités pendant l’état de crise et jusqu’à la fin de l’état de crise au moins ? Les délais de sanction ont-ils été suspendus pour l’ensemble de la durée de l’état de crise ?

Depuis le début de l’Etat de crise, pour remédier aux pertes de revenu des ménages modestes, un ensemble de mesures exceptionnelles en matière d’aide sociale ont été mises en place par le gouvernement. En l’occurrence, en date du 20 mai 2020, le gouvernement a adopté une modification du règlement relatif à l’octroi de l’allocation de vie chère (AVC) afin d’accorder aux bénéficiaires, pour l’année 2020, le double des montants prévus. Or, il est probable que cette hausse de l’AVC qui est comptabilisée dans le calcul des revenus disponibles des ménages, risque pour certains, de générer des effets d’aubaine en ce qui concerne les droits et accès à d’autres aides et prestations sociales – notamment associées au logement – pour l’année suivante. En effet, conformément au Règlement du Gouvernement en conseil du 8 novembre 2019 relatif à l’octroi d’une allocation de vie chère au titre de l’année 2020, pour bénéficier de l’allocation de vie chère, le revenu annuel global du ménage, qui est estimé sur une période de référence de 12 mois qui précède le mois de l’introduction de la demande. Cependant, conformément à l’article 14 paragraphe 2 du chapitre 2 quinquies de la Loi du 9 décembre 2015 portant introduction d’une subvention de loyer, la subvention loyer est calculée en prenant pour base la moyenne du revenu net annuel du ménage de l’année d’imposition qui précède la date d’octroi de l’aide. Il en est de même pour la garantie locative, selon l’article 14quater-2 paragraphe 1 de la loi du 20 décembre 2019 portant modification de la loi modifiée du 25 février 1979 concernant l’aide au logement. Ainsi, certains ménages qui bénéficiaient en 2020 d’une allocation de vie chère dédoublée risqueraient en 2021 de dépasser le seuil de revenu éligible pour obtenir la subvention loyer et/ou la garantie locative. De même, les loyers sociaux dans le logement subventionné – conformément à l’article 28 de la loi concernant l’aide au logement du 25 février 1979 et spécifié par le Règlement Grand-Ducal du 25 novembre 1998 – sont calculés sur base d’une formule qui prend entre autres en considération les revenus nets disponibles du ménage. Par conséquent, il se peut qu’une augmentation du revenu d’un ménage via l’obtention de l’AVC dédoublée augmente par le même effet leur loyer social. Dans la mesure, où le gouvernement a mis en place des aides spécifiques dans le contexte de la pandémie afin de remédier à une perte de revenu des ménages modestes, il est souhaitable que ces mesures ne déclenchent pas à terme un effet inverse.

Partant, nous voudrions poser les questions suivantes à Madame la ministre de la Famille :

  1. Madame la Ministre a-t-elle pris en considération la possibilité d’un effet d’aubaine suite au dédoublement de l’allocation de vie chère, excluant les ménages modestes d’une partie d’autres aides et prestations sociales ?
  2. Dans l’affirmative, Madame la Ministre n’est-elle pas d’avis qu’une immunisation de la part du revenu constituant le nouveau montant supplémentaire de l’allocation de la vie chère s’impose pour éviter cet effet d’aubaine ?
  3. Madame la Ministre a-t-elle prévu de prendre d’autres initiatives afin de prévenir des contradictions dans le système d’aides et de prestations suite aux mesures d’urgences apportant des modifications temporaires à effet différé ?

Considérant la possibilité éventuelle d’une augmentation des revenus des ménages par le dédoublement de l’allocation de vie chère et son impact probable sur le calcul des loyers sociaux l’année d’imposition suivant la perception de l’allocation de vie chère dédoublée, nous voudrions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre du Logement :

  1. Monsieur le Ministre du Logement peut-il nous confirmer si cette perception unique d’une allocation de vie chère dédoublée dans le contexte de la pandémie pourra conduire l’année d’imposition suivante à une augmentation des loyers sociaux et une exclusion des ménages modestes des dispositifs d’aide de la subvention loyer et de la garantie locative en cas de dépassement du seuil de revenu éligible ?
  2. Dans l’affirmative, comment Monsieur le Ministre veut-il remédier à ces effets, sachant que les ménages concernés ne disposeront que momentanément d’un supplément de revenu via l’allocation de vie chère dédoublée ?

La présidente de Caritas a évoqué le 18 juin 2020 lors d’un entretien à la radio que son association est confrontée depuis le début de la crise de la pandémie Covid-19 à un nombre croissant de demandeurs d’une aide sociale. La majorité des personnes concernées seraient des primo-demandeurs d’une aide sociale âgées de moins de 40 ans et employées dans les secteurs du nettoyage, de l’HORECA ou de l’artisanat concernées soit par une perte de leur emploi soit par une baisse de leurs revenus suite à leur mise en chômage partiel. La présidente de Caritas demande dans ce contexte une augmentation substantielle du revenu d’inclusion sociale et des aides sociales afin de protéger au mieux les personnes contre la pauvreté.

Etant donné que l’association Caritas n’est qu’une seule organisation parmi d’autres qui fournit des aides directes à des personnes en difficultés et que les Offices sociaux communaux ou intercommunaux assurent les services d’aide sociale aux personnes et à leurs familles nous voudrions poser les questions suivantes à Madame la Ministre de la Famille :

  1. Madame la Ministre peut-elle nous fournir le nombre de ménages ayant demandé une aide sociale auprès des Offices sociaux depuis le début du mois de mars 2020 ? Les Offices sociaux ont-ils pu observer une hausse du nombre de demandeurs d’une aide sociale depuis le début de crise de la pandémie Covid-19 ?
  2. Quelle est la part des personnes ayant fait leur première demande pour une aide sociale parmi le total des demandeurs depuis le début de la crise de la pandémie Covid-19 en mars ?
  3. Madame la Ministre partage-t-elle l’avis de la présidente de la Caritas sur la nécessité d’une augmentation des montants du revenu d’inclusion sociale pour lutter contre la pauvreté ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées,

Marc Baum                                                     David Wagner
Député                                                            Député

Question parlementaire: situation des personnes en détresse sociale et demandeurs de protection internationale dans le contexte de la pandémie COVID-19.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Famille et de l’Intégration.

Mardi 18 mars le Gouvernement a publié un règlement détaillant différentes mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, modifiée le 20 mars. Pour garantir l’efficacité de cette lutte il s’agit de prendre en compte toute la population, aussi les plus vulnérables.

Parmi celles-ci, les personnes hébergées dans les foyers (sans-abris, demandeur·euse·s de protection internationale) sont souvent soumises à une certaine promiscuité. Celle-ci peut s’avérer dangereuse et est contraire aux consignes émises par le Ministère de la Santé, notamment celle de garder une distance de deux mètres face à toute personne en-dehors du foyer et de limiter le contacts sociaux.

Parmi les sans-abris au Luxembourg, une partie ne bénéficie pas de lits en foyer de nuit et dépend au quotidien des services mis en place pour elles et eux. Bon nombre, ne peuvent pas respecter le confinement parce qu’il n’existe pas de structures les accueillant en journée et pouvant respecter une distanciation de 2m comme recommandée par le gouvernement. En plus, il s’avère que des services de premières nécessité comme la possibilité de prendre une douche ou de laver les vêtements ont été suspendus. Déjà en temps normal, l’accès à ces services est vital. Dans le cadre de la crise sanitaire que le pays traverse, ils le sont encore plus.

Au vu de ce qui précède, j’aimerais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de la Famille et de l’Intégration :

  • Est-ce que des mesures et des moyens spécifiques sont mis en place afin d’accueillir dignement toute personne sans domicile fixe (aussi en journée) et de limiter ainsi le risque d’exposition au Covid-19 ? Lesquelles ?
  • De même, est-ce que les services destinés aux personnes à la rue, tel que l’accès aux douches, la possibilité de laver les vêtements ou encore la distribution de repas, sont maintenus, voire étendus ?
  • Concernant les foyers destinés aux sans-abris et/ou aux demandeurs de protection internationale, est-ce que des mesures spécifiques ont été prises pour limiter les risques de contagions énoncés plus haut ?
  • Dans le cas où une personne résidant ou passant dans un foyer contracte le virus Covid-19, quelles sont les mesures et procédures qui vont être mises en place ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux,

Marc Baum

Député

Conférence de presse : déi Lénk donne ses indications aux partis de la coalition

La croissance des inégalités sociales et l’urgence écologique sont les principaux défis des années à venir. Le prochain gouvernement doit être à la hauteur de ces défis et de leurs enjeux.

Qu’il en est ainsi, a été confirmé par deux rapports publiés ces dernières semaines : le rapport sur la cohésion sociale et le travail de la STATEC et le rapport de l’IPCC de l’Onu sur le réchauffement planétaire. Le risque de pauvreté au Luxembourg affiche un nouveau taux record de 18,7% et souligne encore une fois la nécessité de mettre en place des mesures sociales. 18,7% des résident.e.s au Luxembourg ont un revenu qui se situe en-dessous de 1804€, bien en-dessous du seuil de pauvreté. Un nombre croissant de salarié.e.s touchent le Salaire social minimum ou l’équivalence d’un SSM dont le montant net se situe également en-dessous du seuil de pauvreté. Depuis 2016, leur nombre est passé de 12,4% à 15,3%. Pour la majorité des personnes exposée au risque de pauvreté, les frais de logement dévorent la plus grande partie de leur budget.

Le rapport IPCC de l’Onu démontre très clairement que le réchauffement global doit être maintenu en-dessous de 1,5° C, au risque de perdre le contrôle sur les conséquences d’un dépassement de ce seuil. Or, si l’on continue sur la voie actuelle, le dépassement de ce seuil aura déjà  lieu en 2030 et pourra atteindre les +3°C. Ce scénario ne peut être évité qu’en réduisant les émissions à effet de serre de 45% et ce jusqu’en 2030 afin de laisser une marge de manœuvre aux pays pauvres. déi Lénk a traité ces enjeux de manière prioritaire dans son programme électoral. Mais aussi les programmes électoraux des LSAP et déi Gréng contiennent des mesures qui vont dans le bon sens. Désormais, ces deux partis sont tenus de respecter leurs engagements électoraux dans le cadre des négociations de coalition. déi Lénk revendique la mise en œuvre immédiate de mesures sociales pour le logement, les salaires, le temps de travail, la santé et la politique climatique. Tout retardement ou abandon de telles mesures aura non seulement des conséquences fatales sur les conditions d’existence de tous et de toutes, mais met également en doute la légitimité de la participation au gouvernement des LSAP et déi Gréng.

déi Lénk veut influer sur les négociations de coalition de manière critique et constructive. Lors d’une conférence de presse, nous avons fait part de nos revendications qu’un nouveau gouvernement devra impérativement prendre en compte et appliquer.

  • -Augmentation du SSM à 2380€ brut et réduction du temps de travail à 32h hebdomadaires jusqu’en 2030.

 

Au Luxembourg, non seulement les salarié.e.s travaillent plus d’heures par semaine que dans d’autres pays européens, mais il gagnent aussi moins qu’ils ne devraient si l’on prend en compte la forte productivité de travail et le profit généré par les entreprises. Surtout les personnes gagnant le SSM sont touchés par cette injustice. En 2017, 13,7% des personnes ayant travaillé à plein temps sur une année entière ont été exposées à la pauvreté, plus que dans nos pays voisins.

 

  • -Généralisation du Tiers-payant et introduction d’une Couverture Médicale Universelle

 

L’accès à la santé ne doit pas être enfreint par des barrières économiques. En 2017, Médecins du Monde a soigné 784 patients souffrant de problèmes de santé. Ces patients n’ont tous pas pu se faire soigner par un médecin généraliste, parce qu’ils n’avaient pas les moyens de payer en avance les frais de soins, ce qui est obligatoire au Luxembourg si le montant à payer ne dépasse pas 90€.

De manière générale, au Luxembourg, le nombre de personnes sans couverture médicale est estimé à 1500 par Médecins du Monde. Grâce à la généralisation du Tiers-payant, plus personne ne sera obligé d’avancer les frais de factures médicales. La santé n’a pas de prix, quel que soit le revenu d’une personne. Il est important d’aboutir à long terme à un Tiers-payant intégral impliquant un remboursement immédiat et intégral des frais de santé par la CNS. Pour les personnes sans revenu, une couverture médicale universelle devra être garantie.

  • -Mettre fin à la hausse des loyers et à la spéculation immobilière

 

Les commune et l’Etat ont besoin de terrains et d’espaces adéquats pour créer du logement abordable tant réclamé. déi Lénk a écrit un projet de loi qui permet d’adapter le prix maximal des loyers à la réalité économique et financière de la plupart des gens et non à l’estimation des spéculateurs de l’immobiler en quête de profit. Le logement est un droit et non pas une machine à fric. Le prochain gouvernement doit mettre fin sans plus tarder à la spéculation sur les terrains constructibles en abolissant les niches fiscales correspondantes (Fonds d’investissement spécifiques). Il doit à cet effet utiliser tous les moyens légaux à sa disposition et en élaborer des nouveaux, comme par exemple la taxe sur la plus-value des terrains.

 

  • -Prendre au sérieux le changement climatique et s’attaquer à la transition écologique

Le gouvernement doit immédiatement s’attaquer au processus d’élaboration d’une stratégie pour la protection du climat. Un processus semblable à l’élaboration des plans sectoriels doit être amorcé, pour fournir cette stratégie le plus tôt possible. Le Luxembourg a besoin d’un cadre légal pour la politique climatique qui s’étende au-delà des prescription de l’UE et contienne des objectifs sectoriels. En l’occurrence, les émissions de gaz à effet de serre provenant du secteur des transports doivent être massivement réduites jusqu’en 2030. Ce secteur est en effet responsable de 55% des émissions de gaz à effet de serre. Surtout l’exportation de carburant – le diesel pour les camions en particulier – en est une cause importante. La politique fiscale actuelle du Luxembourg dans le domaine des carburants, permet d’exporter les dégâts environnementaux et de santé en dehors de ses frontières tout en impactant de plus en plus la qualité de l’air et la santé publique à l’intérieur du pays. La pollution atmosphérique provoquée par le secteur des transports ne peux plus être assumée. Le prochain gouvernement doit se consacrer à cette problématique et rapidement en trouver les solutions.

Armutsbekämpfung: Es fehlt der politische Wille.

Die gestern vom STATEC veröffentlichten Zahlen über die soziale Entwicklung in Luxemburg sind erschreckend. 113800 Menschen (19,7%) sind in Luxemburg mittlerweile von Armut bedroht. Daneben hat mehr als einer von vier Haushalten (27,4%) Probleme am Ende des Monats mit seinem Budget über die Runden zu kommen. Um diese Entwicklung zu bekämpfen fehlt einzig und allein der politische Wille, denn schnell umsetzbare Vorschläge gibt es zur Genüge. déi Lénk haben in der Vergangenheit einige gemacht.

Im Mai haben wir die Regierung wegen der Zunahme des working poor-Phänomens zur Rede gestellt (Interpellation vom 31. Mai von Marc Baum). Den Hauptfokus haben wir dabei auf die aus unserer Sicht bestimmenden Faktoren der steigenden Armut in Luxemburg gelegt: die zu niedrigen Löhne, die Einschnitte in die Sozialsysteme und die Wohnungsnot.

Lohnpolitik: Strukturelle Erhöhung des Mindestlohnes.

Die Kaufkraft der niedrigen Löhne hat seit 2010 in Luxemburg stagniert, während die sehr hohen Löhne immer schneller ansteigen. Diese Entwicklung ist das Ergebnis einer ungerechten Lohnpolitik in den letzten Jahrzehnten. Wir wollen dem entgegensteuern, den KleinverdienerInnen mehr Kaufkraft geben und den Mindestlohn strukturell erhöhen. Eine diesbezügliche Initiative haben wir im Dezember 2016 im Parlament ergriffen.

Sozialpolitik: Leistungen den realen Bedürfnissen anpassen.

Im Zuge der Sparpolitik betrieben die CSV-geführten Regierungen in der Vergangenheit wiederholt Einschnitte in die Sozialsysteme. Auch die aktuelle Regierung hat an verschiedenen Stellen scheibchenweise Leistungen gekürzt, u.a. beim Kindergeld, das für kinderreiche Familien deutlich niederiger ausfällt als noch vor der Reform und nicht den realen Bedürfnissen entspricht, sowie bei den Studienbörsen. Auch die Reform des RMG macht deutlich, dass die Regierung keine universelle Grundsicherung oberhalb der Armutsgrenze einführen will, sondern schwache Menschen in noch größere Unsicherheit treibt und sie gängelt. déi Lénk werden in den kommenden Wochen eigene Vorschläge unterbreiten.

Wohnungsnot: Mehr öffentlich bauen und Wohnungssuchende unterstützen.

Ein Dach über dem Kopf zu haben ist ein Grundbedürfnis, dessen Befriedigung in Luxemburg immer mehr Menschen in den finanziellen Ruin treibt. Die kürzlich veröffentlichten Zahlen zum Wohnungsmarkt machen deutlich: die Preise und Mieten steigen so schnell, dass weder Löhne noch Sozialtransferts dieser Entwicklung hinterherkommen können. Die subvention loyer, die die Regierung vor zwei Jahren einführte ist nur ein vorübergehender Tropfen auf den heißen Stein, da die Steigerung der Mieten die Subvention nach spätestens zwei Jahren schon aufgefressen hat. Auch die überarbeitete Version der Subvention wird daran nichts ändern. Kleine Eingriffe in den Wohnungsmarkt reichen nicht mehr aus. In diesem Sinne haben wir kürzlich ein Konzept für die Finanzierung des öffentlichen Wohnungsbau mit Mitteln aus dem Rentenfonds vorgelegt und den Bau kommunaler Mietwohnungen in das Zentrum unseres Gemeindewahlkampfes gestellt. Zudem haben wir vor einem Jahr einen Gesetzesvorschlag im Parlament eingebracht, der für viele Mietwohnungssuchende eine schnelle finanzielle Entlastung ermöglichen würde. Die Regierung macht jedoch alles, um sich nicht mit dem Thema auseinandersetzen zu müssen: der Gesetzestext wurde bisher nicht diskutiert, obwohl positive Gutachten vom Staatsrat und der CSL vorliegen.

Die sich ausbreitende Armut in einem der reichtsten Länder der Welt kann nicht länger hingenommen werden. Politische Lösungen für die Armutsbekämpfung sind vorhanden, doch es fehlt eine Regierung mit dem Willen das Problem anzupacken. déi Lénk werden weiterhin konkrete Vorschläge ausarbeiten – in den kommenden Wochen insbesondere zum Budget 2018 und zur Reform des RMG – und den Druck auf die Regierung aufrecht halten.

PdL 6832 – Reform vun de Familljenzoulagen

Em wat geet et am Gesetzprojet?

Bei dësem Gesetz geet et ëm d’Reform vun de Familljenzoulagen, besonnesch ëm d’Kannergeld. Bis elo war d’Kannergeld no der Unzuel vun de Kanner gestaffelt. De Montant pro Kand ass eropgaang, jee méi Kanner een hat. Dëst gëtt elo duerch dës Gesetz geännert, esou datt all Kand, deeselwechte Montant zegutt huet. Fir eng Famill mat engem Kand verännert sech wéineg, bei 2 oder méi Kanner verléieren zukünfteg Famille vill Suen.

Wat ass wichteg?

1. Familljenzoulagen zu deenen d’Kannergeld gehéiert si Sozialleeschtungen. Ouni dës Sozialleeschtunge géif den Aarmutsrisiko net bei (vill ze héijen!) 16% leien, mee bei 21%.

2. Dëst ass eng Spuermesure, déi am Kader vum Spuerpak 2014 presentéiert gouf. Bis 2026 spuert d’Regierung esou bis 78 Milliounen €, Suen, déi de Famillen an Zukunft fehle wäerten. Besonnesch betraff si Famille mat ville Kanner an Allengerzéiender (bis zu puer Dausend Auer d’Joer).

3. D’Regierung huet kéng Etüd gemaach fir erauszefannen, wat dann déi eigentlech d’Käschte sinn, déi Famillen hunn, wann Kanner bäikommen. Dës Reduktioun vun der Enveloppe ass also komplett willkürlech.

4. D’Regierung huet kee Konzept iwwer d’Wiesselwierkung mat anere Spuermesuren, wéi z.B. d’Studiebourssen.

Wéi hunn déi Lénk gestëmmt?

Dogéint! Dëst Gesetz ass – ënner dem Deckmäntelche vun der Gläichberechtegung vu Kanner – a Wierklechkeet e weidere Schrëtt vu Sozialofbau an ass en Deel vun där anti-sozialer Austeritéitspolitik vun der Regierung.

D’Gesetz gouf ugeholl mat 32 Jo-Stëmme géint 28 Nee-Stëmmen, dovun zwou vun déi Lénk. All d’Dokumenter iwwer dëst Gesetz sinn HEI ze fannen.

D’Leit wiere sech

Tribune libre RTL Radio/Radio 100,7

„Dat ass dach alles egal. Déi maache souwisou wat se wëllen. Mier hu scho laang näischt méi ze soen.“

Dës oder sou ähnlech Ausdréck vu Frustratioun héiert een ëmmer méi dacks an Diskussiounen.

Mä ass dat da wierklech esou?

D’läscht Woch sinn an der Stad iwwer 9000 Leit op d’Strooss gaangen. Se hu manifestéiert fir d’Opwäertung vun de Gesondheets- a Sozialberuffer, fir d’Unerkennung vun hire Studien a fir anstänneg Aarbechtskonditiounen.

An dësen Donneschden ass schonn erëm eng Maniff geplangt. Och do geet et em d’Respektéiere vu minimalen Aarbechtskonditiounen, em dat fundamentalt Streikrecht a géint Sozialdumping.

A wat leeft iwwerhaapt a Frankräich? Do demonstréiere säit Méint am ganze Land 10 Dausenden an Honnertdausende vu Leit, virun allem Jonker, géint eng geplangte Reform vum Aarbechtsgesetz. Se sinn op der Strooss fir e staarke Kënnegungsschutz an domat géint allgemeng sozial Onsécherheeten an eng Hoffnungslosegkeet, déi sech a ville Länner ënnert de jonke Generatioune breet mécht.

A propos Jonker: Erënnert der Iech, Abrëll 2014? 17 000 Schüler a Studenten hunn sech géint finanziell Kierzunge mobiliséiert, an dat am klenge Lëtzebuerg ouni ausgepräagte Streikkultur.

Gesitt Der, wat ech gesinn?

D’Leit wiere sech. An jo, der kënnt elo soen: Frankräich – gëtt do net all Dag vun iergendengem géint iergendeppes demonstréiert? An effektiv hunn eis Noperen nach ëmmer gär gestreikt. Mä dat mat Rescht an Erfolleg! Well duerch esou massiv Demonstratiounen, wéi se elo grad erëm stattfënnt, gouf scho méi wéi ee Projet, dee sozial Verschlechterunge fir d’Allgemengheet mat sech bruet hätt, verhënnert.

D’europäesch Kommissioun, sou wéi vill europäesch Länner, vir bäi Lëtzebuerg, ginn sech all Méi eng neoliberal Politik no vir ze dreiwen, déi haart erkämpfte sozial Rechter um Altor vun de Beneficer affert. D’Patronat wittert seng Chance a bréngt ëmmer méi onerhéiert Fuerderungen op den Dësch. Souguer de Mindestloun gouf scho prinzipiell a Fro gestallt.

An der Chamber kämpfen déi 2 Vertrieder vun déi Lénk oft eleng géint 58 anerer em eis sozial Rechter. Dat Kräfteverhältnis ass net repräsentativ. Well a Wierklechkeet si mir d’Majoritéit. Déi 9000 Leit vu leschter Woch, déi 17 000 Studenten, déi 2000 Leit, déi eleng zu Lëtzebuerg géint Fräihandelsaccorden CETA an TTIP demonstréiert hunn, mir alleguer hunn d’Soen.

Et ass net wouer, dass „déi do uewen“ maache kënne wat se wëllen. D’Medaile vum Protest huet 2 Säiten: wiele goen an aktiv Astoe fir déi eege Rechter. Wa mer Béides richteg notzen, dann hunn „se“ guer keng Chance.

Passt op, d’Leit wiere sech!

Die Lage der Nation aus Sicht einer jungen Frau.

Carole Thoma – Ich werde den Blickwinkel einer jungen Generation auf die Lage der Nation einnehmen. Einer Generation, die, wie ich selber, keinen anderen Premierminister als Jean-Claude Juncker gekannt hat. Einer Generation, die sich nicht einmal vorstellen konnte, eine andere Person als den „Übervater“ der Nation an der Spitze der Regierung zu erleben. Einer Generation, die interessiert verfolgt hat, wie nach einer Reihe von Staatsaffären dann vor 2,5 Jahren sich tatsächlich eine Mehrheit ohne die CSV bildete. Die neue Regierung trat an mit dem Versprechen, „d’Fënsteren grouss opzemaachen“. Ich muss leider angeben, davon noch nichts gespürt zu haben.

Genau wie die CSV davor hat sich die Regierung die Priorität gesetzt, das Triple A an den Kapitalmärkten zu verteidigen. Und genau wie die CSV davor setzt sie auf eine Austeritätspolitik als logische Konsequenz zum Erreichen dieses Ziels. Keine 6 Monate nach Antritt hat die neue Regierung als erste Maßnahme die finanzielle Unterstützung für Studenten enorm gekürzt. Die Politiker der Mehrheitsparteien waren wenig beeindruckt vom größten Streik seit Jahren, bei dem quasi meine ganze Generation auf der Straße für ihr Recht auf Bildung demonstrierte. Und das obwohl immer mehr Leute studieren müssen da das Abitur an Wert verliert und es immer schwieriger wird, eine Lehrstelle zu finden.

Sozialaufbau auf Kosten der jungen Generationen.

Und der Sozialabbau ging munter weiter. Die Familienzulagen wurden eingeschränkt oder ganz abgeschafft, was jungen Leuten in Zeiten von Austerität und einem unsicheren Arbeitsmarkt die Familiengründung enorm erschwert. Man muss auch bedenken dass die geplante Flexibilisierung des „Congé Parental“ allein vom Willen des Arbeitgebers abhängt. Und jetzt soll auch noch das Kindergeld gekürzt werden. Der „Zukunftspak“ der Regierung schafft ironischerweise eine Generation ohne Zukunft.
Denn die Lage der Nation ist die, dass jedes 4. Kind und fast jede zweite Familie mit alleinerziehendem Elternteil im Land mit dem Armutsrisiko leben muss. Dieses Risiko steigt in keinem anderen Mitgliedsstaat der EU so stark an, wie in Luxemburg. Dabei hat die ökonomische Situation der Eltern einen sehr starken Einfluss auf die Entwicklung der Kinder. Ein schlechterer Gesundheitszustand, sowie ein schlechteres schulisches Abschneiden sind nur zwei Konsequenzen, wenn eine Familie in einer schwierigen finanziellen Lage steckt. Grund für diese steigende Armut ist neben der katastrophalen Sozialpolitik der Regierung auch ihre unverständliche Wohnungspolitik. Die Wohnsituation alleine stellt schon für viele junge Familien ein großes Armutsrisiko dar.

Wohnsituation treibt junge Menschen in die Armut

Die Regierung setzt immer noch alternativlos auf den freien Markt als Lösung für die Wohnungsproblematik. Doch es reicht einfach nicht, nur das Angebot zu erhöhen um die Preise zu senken, wenn dieses Angebot nicht bedarfsgerecht ist. Es ist unverständlich, wieso die öffentliche Hand ihre Verantwortung nicht endlich übernimmt und selber baut. Es wird Zeit, dass der Staat aufhört, auf dem internationalen Finanzmarkt mit fragwürdigen Papieren zu spekulieren und anfängt, in einen nachhaltigen Wohnungsbau zu investieren. Es fehlt jedoch nicht nur an bezahlbarem Wohnraum, sondern auch an einer modernen Gesetzgebung für alternative Wohnformen. Während die meisten jungen Leute in anderen Ländern in Wohngemeinschaften leben, fehlt in Luxemburg der legale Rahmen dafür.
Ich bin eine 25-jährige Studentin und stehe kurz vor meinem Abschluss. Wie soll ich mir eine Wohnung leisten ohne zu riskieren, unter die Armutsgrenze zu fallen? Ist es wirklich eine gute Idee, einen zusätzlichen Kredit für den Wohnungskauf aufzunehmen, wenn man bereits während des Studiums einen Schuldenberg angesammelt hat? Oder ist eine übertriebene Miete, welche oft die Hälfte des Einkommens junger Berufsanfänger beansprucht, eine Alternative?

Wir sind in der Hälfte der Legislaturperiode der neuen Mehrheit angekommen. Bis jetzt hat sich das Versprechen von „engem neie Wand“ nicht erfüllt. Die Lage der Nation ist alles andere als rosig. In einer Zeit, in der die sozialen Ungleichheiten immer größer werden und in der die Bevölkerung immer mehr verarmt, reicht es nicht mehr, nur zu lüften. Die Regierung muss endlich die Ärmel hochkrempeln und an die Arbeit gehen.

Carole Thoma, Sprecherin „déi Lénk“

Quelles sont leurs mesures afin de résoudre le manque de logements à Luxembourg.

La parole à l’opposition (Lëtzebuerger Gemengen)

La politique du logement menée au Luxembourg est un véritable désastre. La pénurie de logements conduit à une situation d’urgence, une émigration, une augmentation de la pauvreté et un endettement excessif.

déi Lénk exige donc une réorientation radicale. L’espace habitable existant doit enfin être utilisé, la situation d’urgence doit être abordée par des projets de construction publics et la politique du logement doit être plus favorable pour les locataires.

En termes pratiques, et comme prévu dans notre campagne actuelle dédiée à la politique du logement, nous revendiquons d’exploiter les logements laissés délibérément vides et de mobiliser les terrains en friches, par exemple par le biais de taxes progressives, tel que déjà prévu par le Pacte Logement. Nous souhaitons un élargissement de la construction de logements publics afin de contrer le pouvoir des promoteurs privés, en créant une entreprise de construction publique, qui prendrait en charge le financement, la planification et la construction. Enfin, nous demandons un renforcement des droits des locataires, par le biais de campagnes d’information, de repenser les aides étatiques en matière de logement, dont le gros est actuellement réservés aux propriétaires, tout en promouvant des formes d’habitation alternatives.

Verarmung durch Sozialabbau: Regierung macht Politik auf Kosten der Schwächsten.

Erschreckend ist die soeben von Caritas Europa veröffentlichte Erkenntnis*, dass in Europa 124 Millionen Menschen von Armut bedroht sind oder bereits in ihr leben und dass diese Zahl weiter schneller ansteigt als in allen anderen Regionen der Welt. Kinder sind besonders betroffen: Wenigstens eins von drei Kindern ist in 14 von 28 Mitgliedstaaten von Armut bedroht.

Caritas führt diese dramatischen Entwicklungen auf die Aushöhlung des europäischen Sozialstaats im Zuge der Finanz- und Wirtschaftskrise der letzten Jahre zurück. Die Kürzung und Abschaffung von sozialen  und öffentlichen Leistungen, die Senkung der Löhne und  die steuerliche Umverteilung von unten nach oben, träfen vor allem Lohnabhängige, Familien mit Kindern und Rentner, sowie insgesamt die schwächsten Mitglieder der Gesellschaft, die auf Sozialtransfers angewiesen sind.

Der länderspezifische Bericht über Luxemburgzeichnet in vielen Bereichen ein noch düstereres Bild der aktuellen Lage. Sämtliche Armutsindikatoren zeigen seit 2009 nach oben, mittlerweile lebt in Luxemburg eine von fünf Personen an der Armutsgrenze, ein Anteil, der sehr viel schneller ansteigt als in unseren Nachbarstaaten. In einigen Kategorien schneidet Luxemburg, so Caritas Europa, besonders schlecht ab: bei den working poor und der Kinderarmut. 10,2% der Beschäftigten leben an oder unterhalb der Armutsgrenze, obwohl sie ein Einkommen haben. Besonders betroffen sind alleinerziehende Eltern (wobei es sich meistens um Frauen handelt), bei denen 47% von Armut bedroht sind. Auch bei der Kinderarmut liegt der Anteil  erschreckend hoch: 22,6% der Kinder in Luxemburg sind von Armut bedroht, zwei Prozent mehr als der europäische Durchschnitt.

Schaut man sich vor dem Hintergrund dieser sozialen Notlage die politischen Maßnahmen und Pläne der DP-LSAP-déi gréng Regierung im Bereich Sozial-, Steuer- und Arbeitsmarktpolitik an, läuft es einem kalt den Rücken herunter:

– das Kindergeld für Familien (auch Alleinerziehende) mit mehr als einem Kind wurde gekürzt, die Erziehungs- und Mutterschaftszulagen wurden ersatzlos gestrichen (auch für Alleinerziehende).

– die finanzielle Unterstützung für Studenten und Auszubildende wurde stark zurückgefahren.

– die Mehrwertsteuer wurde erhöht. Sie belastet vor allem Haushalte mit niedrigen oder mittleren Einkommen, da diese einen verhältnismäßig großen Teil ihres Einkommens für Konsumausgaben aufwenden müssen.

– eine neue Steuer von 0,5% auf den Einkommen privater Haushalte zur Finanzierung von Sachleistungen bezüglich der Kinderbetreuung wird 2016 eingeführt. Da diese nicht progressiv ist, werden  wiederum jene Menschen mit kleinen und mittleren Einkommen überproportional belastet.

– die zwischen Regierung und Patronat ausgehandelte Aufweichung des Mindestlohn-Gesetzes, die in verschiedenen Branchen, wie z.B. im Reinigungswesen, zu schmerzhaften Lohnkürzungen führen würde. Hinzu kommen angestrebte Flexibilisierungen auf Kosten der Beschäftigten.

„Diese Maßnahmen treffen genau die Menschen, die bereits heute nur noch schlecht über die Runden kommen und in Luxemburg laut der Caritas-Studie am stärksten vom Armutsrisiko betroffen sind: Familien mit bescheidenen Einkommen, Alleinerziehende und junge Leute“, so David Wagner, Sprecher von déi Lénk. Um der wachsenden Verarmung immer größerer Teile der Bevölkerung entgegen zu treten, wäre eine ganz andere Politik dringend notwendig:

– der Mindestlohn muss erhöht werden, denn er liegt bereits heute weit unterhalb der Armutsgrenze,

– die sozialen Transfers müssen ausgebaut werden, denn sie reichen heute nicht mehr aus, um große Teile der Bevölkerung  vor Armut zu schützen,

– die öffentliche Hand muss endlich massiv Wohnungen bauen und die Mieten begrenzen, denn Preise und Mieten werden für immer mehr Menschen unbezahlbar.

Geld für diese Politik gäbe es, wenn die Vorschläge von déi Lénk Gehör fänden:  Die Einkommenssteuer könnte progressiver gestaltet  und eine Reichensteuer eingeführt werden, um hohe Einkommen und Vermögen stärker an der Finanzierung der öffentlichen Haushalte zu beteiligen. Daneben gehören Steuerentlastungen und -befreiungen auf Kapitalgewinnen abgeschafft und Unternehmensgewinne stärker besteuert. Den Wohnungsbau könnten Staat und Gemeinden mithilfe von Krediten aus dem Rentenfonds finanzieren.

Es gibt Alternativen zur jetzigen Politik, nur scheint die Regierung sie nicht zu sehen. Es ist höchste Zeit, dass ihr die Augen geöffnet werden und das Ruder endlich herumgerissen wird.

* Der Bericht von Caritas Europa ist hier verfügbar. Den länderspezifischen Bericht über Luxemburg finden Sie hier.

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