Question parlementaire sur la stratégie à long terme contre le réchauffement climatique.

Monsieur le Président,

Le règlement 2018/1999 de l’Union Européenne sur la gouvernance de l’union de l’énergie et de l’action pour le climat oblige les Etats membres à soumettre jusqu’au 1 janvier 2020 leurs stratégies nationales respectives de lutte contre le réchauffement climatique à long terme.

Or, une telle stratégie n’a pas encore été présentée par le gouvernement luxembourgeois et ne se trouve pas non plus sur le portail en ligne de la Commission Européenne.


Suivant le règlement précité, les plans nationaux en matière d’énergie et de climat pour 2030 (PNEC) doivent être compatibles avec la stratégie à long terme imposée par le règlement européen. Pourtant, le PNEC a déjà été publié et a été adopté par le gouvernement en conseil en l’absence d’une stratégie à long terme.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de l’Environnement :

  1. La stratégie à long terme a-t-elle déjà été élaborée ?
  2. Dans l’affirmative quand est-ce qu’elle sera présentée au public et ensuite envoyée à la Commission Européenne ?
  3. Dans la négative, comment Madame la Ministre explique-t-elle le retard, sachant que la mise en œuvre d’une stratégie et de mesures efficaces est urgente au vu du défi que nous pose le dérèglement climatique ?
  4. Le gouvernement mettra-t-il en place une procédure de participation citoyenne dans le cadre de l’élaboration de la stratégie telle que la prévoit le règlement précité ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

David Wagner

Député

Lëtzebuerger Klimadag 2018 – Keine Klimastrategie in Sicht?

Die Botschaft des 1,5°C-Spezialberichts des IPCC ist unmissverständlich: Eine Begrenzung der Erderwärmung auf maximal 1,5°C ist noch möglich, doch die Chancen dafür schwinden rapide. Um das Ziel noch zu erreichen sind ganz grundlegende Veränderungen der Produktions- und Lebensweisen vonnöten, in erster Linie in den reichen Industriestaaten des Nordens. Doch Luxemburg hat bisher im Verbund mit den anderen europäischen Staaten viel zu wenig für den Klimaschutz getan. Das muss sich in der kommenden Legislaturperiode ändern. Luxemburg braucht dringend eine der Herausforderungen angepasste Klimapolitik.

Denn seit dem großen Rummel rund um die COP21 ist es in Luxemburg um die Klimapolitik sehr still geworden. Die angekündigte ökologische Steuerreform der Regierung hat sich auf Steuergeschenke für Betriebe beim Kauf von Leasingautos beschränkt. Die Reform des Agrargesetzes hat so gut wie gar keine Akzente in Richtung einer ressourcenschonenderen Landwirtschaft gesetzt, die energetische Sanierung von Wohngebäuden ist der Regierung nur ein paar Groschen wert und bei den erneuerbaren Energien hinkt Luxemburg als eines der Schlusslichter Europas weiterhin seinen Zielen hinterher. Auch im Transportwesen gab es nur punktuelle Fortschritte. Der Verkauf von fossilen Treibstoffen hat sich auf dem weiterhin viel zu hohen Niveau zwar stabilisiert, doch sind die Emissionen in diesem Sektor so gewaltig, dass nur ein rascher Kurswechsel klimapolitisch noch zu verantworten ist.

So ist es nicht überraschend, dass die Europäische Umweltagentur in ihrem kürzlich erschienenen Zwischenbericht feststellen muss, dass Luxemburg sein Klimaziel bis 2020 (-20% Treibhausgasemissionen im Vergleich zu 1990) aus eigener Kraft nicht erreichen wird.

Bis 2030 soll Luxemburg seinen Treibhausgasausstoss um 40% gegenüber 1990 reduzieren. Dies ist das Ziel, das Luxemburg im Rahmen der Lastenteilung der europäischen Klimapolitik mindestens erfüllen muss, damit das 2°C-Ziel erreichbar bleibt. Würde die europäische Klimapolitik an Hand des 1,5°C-Ziels ausgerichtet, müssten deutlich mehr Anstrengungen unternommen werden.

Doch die noch amtierende Regierung hat bisher keine Klimastrategie bis 2030 verabschiedet. Ein Strategievorschlag (national energy and climate plan – NECP) sollte eigentlich bis Ende 2018 nach Brüssel geschickt werden, damit die Pläne ab 2020 auch tatsächlich umgesetzt werden können. Doch die Regierung scheint diese Deadline verschlafen zu haben, genauso wie den partizipativen Prozess, den die EU sich eigentlich gewünscht hatte und der sich in Luxemburg auf einen einzigen Workshop im Februar 2018 beschränkte. Vor diesem Hintergrund verwundert es dann auch nicht, dass Luxemburg mit der Ausarbeitung einer langfristigen Klimastrategie noch nicht begonnen hat, während viele andere Staaten bereits über eine derartige Strategie verfügen.

déi Lénk verlangen von der nächsten Regierung, dass die neue Klimastrategie als eine der obersten Prioritäten behandelt wird. Bei den Zielsetzungen soll sich die Regierung am Abkommen von Paris orientieren und somit über die EU-Anforderungen hinausgehen, die nicht ausreichen werden, um den Klimawandel entscheidend zu bremsen.

Da es sich beim Klimaschutz um eine Herausforderung handelt, die unmittelbar bis langfristig fast sämtliche Gesellschaftsbereiche betreffen wird, fordern déi Lénk außerdem, dass die Klimapolitik gesetzlich verankert wird. Eine neue Regierung soll möglichst bald ein Gesetz auf den Weg bringen, das den Klimaschutz für alle Akteure vorausschauend planbar und verbindlich macht. Ein solches Gesetz soll gesamtwirtschaftliche und sektorielle Zwischenziele enthalten und den Rückgriff auf schädliche Schlupflöcher (Kauf von Verschmutzungsrechten usw.) verbieten.

Der Spezialbericht des IPCC macht eines ganz deutlich. Den Klimawandel kann die Menschheit nicht allein mit technischem Fortschritt stoppen. Wir brauchen tiefgreifende gesellschaftliche Veränderungen und die dafür notwendigen politischen Entscheidungen. Die nächste Regierung muss zeigen, ob sie  dieser Aufgabe gewachsen ist.

Conférence de presse : déi Lénk donne ses indications aux partis de la coalition

La croissance des inégalités sociales et l’urgence écologique sont les principaux défis des années à venir. Le prochain gouvernement doit être à la hauteur de ces défis et de leurs enjeux.

Qu’il en est ainsi, a été confirmé par deux rapports publiés ces dernières semaines : le rapport sur la cohésion sociale et le travail de la STATEC et le rapport de l’IPCC de l’Onu sur le réchauffement planétaire. Le risque de pauvreté au Luxembourg affiche un nouveau taux record de 18,7% et souligne encore une fois la nécessité de mettre en place des mesures sociales. 18,7% des résident.e.s au Luxembourg ont un revenu qui se situe en-dessous de 1804€, bien en-dessous du seuil de pauvreté. Un nombre croissant de salarié.e.s touchent le Salaire social minimum ou l’équivalence d’un SSM dont le montant net se situe également en-dessous du seuil de pauvreté. Depuis 2016, leur nombre est passé de 12,4% à 15,3%. Pour la majorité des personnes exposée au risque de pauvreté, les frais de logement dévorent la plus grande partie de leur budget.

Le rapport IPCC de l’Onu démontre très clairement que le réchauffement global doit être maintenu en-dessous de 1,5° C, au risque de perdre le contrôle sur les conséquences d’un dépassement de ce seuil. Or, si l’on continue sur la voie actuelle, le dépassement de ce seuil aura déjà  lieu en 2030 et pourra atteindre les +3°C. Ce scénario ne peut être évité qu’en réduisant les émissions à effet de serre de 45% et ce jusqu’en 2030 afin de laisser une marge de manœuvre aux pays pauvres. déi Lénk a traité ces enjeux de manière prioritaire dans son programme électoral. Mais aussi les programmes électoraux des LSAP et déi Gréng contiennent des mesures qui vont dans le bon sens. Désormais, ces deux partis sont tenus de respecter leurs engagements électoraux dans le cadre des négociations de coalition. déi Lénk revendique la mise en œuvre immédiate de mesures sociales pour le logement, les salaires, le temps de travail, la santé et la politique climatique. Tout retardement ou abandon de telles mesures aura non seulement des conséquences fatales sur les conditions d’existence de tous et de toutes, mais met également en doute la légitimité de la participation au gouvernement des LSAP et déi Gréng.

déi Lénk veut influer sur les négociations de coalition de manière critique et constructive. Lors d’une conférence de presse, nous avons fait part de nos revendications qu’un nouveau gouvernement devra impérativement prendre en compte et appliquer.

  • -Augmentation du SSM à 2380€ brut et réduction du temps de travail à 32h hebdomadaires jusqu’en 2030.

 

Au Luxembourg, non seulement les salarié.e.s travaillent plus d’heures par semaine que dans d’autres pays européens, mais il gagnent aussi moins qu’ils ne devraient si l’on prend en compte la forte productivité de travail et le profit généré par les entreprises. Surtout les personnes gagnant le SSM sont touchés par cette injustice. En 2017, 13,7% des personnes ayant travaillé à plein temps sur une année entière ont été exposées à la pauvreté, plus que dans nos pays voisins.

 

  • -Généralisation du Tiers-payant et introduction d’une Couverture Médicale Universelle

 

L’accès à la santé ne doit pas être enfreint par des barrières économiques. En 2017, Médecins du Monde a soigné 784 patients souffrant de problèmes de santé. Ces patients n’ont tous pas pu se faire soigner par un médecin généraliste, parce qu’ils n’avaient pas les moyens de payer en avance les frais de soins, ce qui est obligatoire au Luxembourg si le montant à payer ne dépasse pas 90€.

De manière générale, au Luxembourg, le nombre de personnes sans couverture médicale est estimé à 1500 par Médecins du Monde. Grâce à la généralisation du Tiers-payant, plus personne ne sera obligé d’avancer les frais de factures médicales. La santé n’a pas de prix, quel que soit le revenu d’une personne. Il est important d’aboutir à long terme à un Tiers-payant intégral impliquant un remboursement immédiat et intégral des frais de santé par la CNS. Pour les personnes sans revenu, une couverture médicale universelle devra être garantie.

  • -Mettre fin à la hausse des loyers et à la spéculation immobilière

 

Les commune et l’Etat ont besoin de terrains et d’espaces adéquats pour créer du logement abordable tant réclamé. déi Lénk a écrit un projet de loi qui permet d’adapter le prix maximal des loyers à la réalité économique et financière de la plupart des gens et non à l’estimation des spéculateurs de l’immobiler en quête de profit. Le logement est un droit et non pas une machine à fric. Le prochain gouvernement doit mettre fin sans plus tarder à la spéculation sur les terrains constructibles en abolissant les niches fiscales correspondantes (Fonds d’investissement spécifiques). Il doit à cet effet utiliser tous les moyens légaux à sa disposition et en élaborer des nouveaux, comme par exemple la taxe sur la plus-value des terrains.

 

  • -Prendre au sérieux le changement climatique et s’attaquer à la transition écologique

Le gouvernement doit immédiatement s’attaquer au processus d’élaboration d’une stratégie pour la protection du climat. Un processus semblable à l’élaboration des plans sectoriels doit être amorcé, pour fournir cette stratégie le plus tôt possible. Le Luxembourg a besoin d’un cadre légal pour la politique climatique qui s’étende au-delà des prescription de l’UE et contienne des objectifs sectoriels. En l’occurrence, les émissions de gaz à effet de serre provenant du secteur des transports doivent être massivement réduites jusqu’en 2030. Ce secteur est en effet responsable de 55% des émissions de gaz à effet de serre. Surtout l’exportation de carburant – le diesel pour les camions en particulier – en est une cause importante. La politique fiscale actuelle du Luxembourg dans le domaine des carburants, permet d’exporter les dégâts environnementaux et de santé en dehors de ses frontières tout en impactant de plus en plus la qualité de l’air et la santé publique à l’intérieur du pays. La pollution atmosphérique provoquée par le secteur des transports ne peux plus être assumée. Le prochain gouvernement doit se consacrer à cette problématique et rapidement en trouver les solutions.

COP23 – Klimapolitik: Viel Gerede, wenig Zählbares.

Auf der 23. UN-Weltklimakonferenz (COP23) soll an der konkreten Umsetzung des Pariser Klimaabkommens von 2015 gearbeitet werden. Doch wichtige politische Fragen wie die Lastenverteilung zwischen den Staaten oder die Einigung auf verstärkte Anstrengungen noch vor 2020 bleiben weiter außen vor. Dabei machen die rezenten wissenschaftlichen Studien deutlich, dass die Erderwärmung sehr schnell fortschreitet und umgehend drastische Maßnahmen beim Klimaschutz ergriffen werden müssen, insbesondere in den Industriestaaten. Auch die luxemburgische Regierung hat bisher wenig Zählbares vorzuweisen.

In Paris wurde 2015 das Ziel vereinbart die Erderwärmung nicht über 1,5°C ggü. vorindustriellen Zeiten ansteigen zu lassen. Die Umsetzung dieses Ziels, das in Paris von allen Staaten unterstützt wurde, hätte einen schnellen und rigorosen Umbau der Weltwirtschaft weg von fossilen Brennstoffen hin zu erneuerbaren Energien als Voraussetzung gehabt. Doch zwei Jahre nach Paris hat sich nichts Substantielles getan. 2016 gab es gar neue Höchstwerte bei der CO2-Konzentration in der Atmosphäre. Noch immer fließen massive Beträge an öffentlichem und privatem Kapital in eine klima- und umweltschädliche Energiewirtschaft, sei es für die Erforschung neuer Öl- und Gasvorkommen oder den Bau neuer Gas-, Kohle- und Atomkraftwerke.

Die EU, die ihren C0² -Ausstoß bis 2030 um 40% ggü. 1990 reduzieren möchte, investiert mithilfe der Europäischen Investitionsbank oder des sogenannten Juncker-Fonds weiterhin munter in fossile Energien, insbesondere in Gaskraftwerke.[1] Aus einem rezent von Friends of The Earth veröffentlichten Bericht geht zudem hervor, dass die größten Banken weltweit stark in die Förderung, den Transport und die Nutzung von Schiefergas und Teersanden investieren, in Energieträger also, die noch klimaschädlicher sind als konventionelles Erdöl.[2]

Luxemburg als Trittbrettfahrer?

Luxemburg verzeichnet einen der höchsten Prokopfausstöße von C0² weltweit und trägt somit eine entsprechend hohe Verantwortung in der Klimapolitik. Doch seit der COP21 hat sich in der nationalen Klimapolitik nur wenig bewegt. Eine ambitionierte nationale Strategie für den Klimaschutz gibt es immer noch nicht, denn einen neuen überarbeiteten Klimaschutz-Aktionsplan, der diese Strategie festlegen müsste, hat die Regierung trotz großer Ankündigungen immer noch nicht vorgelegt.

Beim größten Klimakiller made in Luxembourg, dem Tanktourismus, hat die Regierung den Kopf in den Sand gesteckt. Dies obwohl die von ihr in Auftrag gegebene Studie von Dieter Ewringmann deutlich macht, dass die Kosten in den Bereichen Umwelt, Klima, Gesundheit und Infrastrukturen die Erträge aus dem Tanktourismus überwiegen. Nicht zu handeln ist somit auch aus finanzieller Sicht unverantwortlich.

Der Ausbau der erneuerbaren Energien läuft schleppend und auch hier sind politische Impulse und öffentliche Investitionen Mangelware. Um das sehr bescheidene EU-Ziel (11% bis 2020) überhaupt zu erreichen, kauft Wirtschafts- und Energieminister Etienne Schneider in den baltischen Staaten überschüssige erneuerbare Energie ein und begründet dies u.a. auch mit den geringen Kosten für diesen Deal. Die Regierung verzichtet also aus kurzsichtigen finanziellen Überlegungen scheinbar bewusst auf den Ausbau einer nachhaltigen erneuerbaren Energiebasis in Luxemburg.

Im Rahmen der derzeit stattfindenden COP23 brüsten sich Umweltministerin Carole Dieschbourg und Finanzminister Pierre Gramegna zudem mit dem Green Exchange, also der Handelsplattform für „grüne“ Anleihen an der luxemburgischen Börse. Dabei verschweigen sie jedoch, dass die beiden staatlichen Investitionsfonds, der Rentenfonds und der Fonds souverain, massiv in fossile Energien investieren und somit ganz und gar nicht grün sind. Hier fehlt es eindeutig an politischer Kohärenz.

Der Klimaschutz steht bei dieser Regierung nicht weit oben auf der Agenda und dementsprechend mager fällt auch ihre Bilanz in diesem Bereich aus. Dabei wäre ein Umschwenken in den oben erwähnten Bereichen dringend erforderlich und würde es Luxemburg erlauben zumindest einen kleinen Teil seiner historischen Verantwortung beim Klimaschutz einzulösen und nachhaltigere wirtschaftliche und soziale Perspektiven zu eröffnen.

déi Lénk

[1] http://www.foeeurope.org/sites/default/files/extractive_industries/2017/can_the_climate_afford_europes_gas_addiction_report_november2017.pdf

[2] http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/funding_tar_sands.pdf

PdL 6877 – Reglementatioun fir den Ofbau vu besonnesch schiedlechen Zäregasen

1)     Em wat geet et am Gesetzprojet?

De Projet de loi setzt e Reglement vun der EU em. Zil vun dësem Reglement ass et eng besonnesch klimaschiedlech Zort vun Zäregasen, déi sougenannte Fluor(chlor)kuelenwaasserstoffer (FKW), ofzebauen.

2)     Wat ass wichteg?

Den Text gesäit zwou Mesure vir: engersäits soll d’Quantitéit vun FKW, déi all Joer an Europa zougelooss ass, progressiv falen an anerersäits sinn eng Rei Verbueder virgesinn. Bis 2030 soll par rapport zu haut just nach e 1/5 vun den FKW-Zäeregaser ausgestouss ginn.

3)     Wei hunn déi Lénk gestemmt?

Dofir!

Am Géigesaz zum Europäeschen Emissiounshandel gëtt hei kee Maart opgebaut, mee kloer Ziler, Regelen a Verbueder festgeluecht. D’Reduktiounsziler hätte méi ambitiéis kënne sinn, mee dëse Projet stellt fir eis awer e Schrëtt an déi gutt Richtung duer.

Dësen Text gouf eestëmmeg ugeholl.

All d’Dokumenter iwwer dëse Projet sinn HEI ze fannen.

COP21: Ein Abkommen mit (zu)vielen Haken.

In Paris wurde am Samstag nach langen und zähen Verhandlungen ein neues Klimaabkommen beschlossen. Den Beschluss als historisch zu bezeichnen ist jedoch falsch und verfrüht, denn der Text enthält viel Unverbindliches und nur sehr wenige Fortschritte. Ob das Pariser Abkommen wirklich der Ausgangspunkt eines wirksamen Kampfes gegen die Erderwärmung sein wird, hängt jetzt von den nationalen politischen Maßnahmen ab.

Begrüßenswert ist die Verständigung der Vertragsparteien auf das – wenn auch unverbindliche – Ziel, die durchschnittliche Erderwärmung nach Möglichkeit auf 1,5 Grad gegenüber dem vor-industriellem Niveau zu begrenzen. Diese Einigung ist ambitionierter als das bisherige 2 Grad-Ziel, erscheint jedoch vor dem Hintergrund der freiwilligen Zusagen der Staaten (INDC), deren Umsetzung die Erderwärmung bestenfalls auf 3 Grad beschränken könnte, als rein symbolisch. Wie und unter welchen Bedingungen diese freiwilligen Zusagen verstärkt werden müssen oder ab welchem Jahr die weltweiten Emissionen spätestens sinken müssen, um das 2 Grad-Ziel zumindest theoretisch erreichbar erscheinen zu lassen, verrät uns der Text von Paris nicht.

Somit liegen die Hoffnungen einzig und allein auf der Eigenverantwortung der Staaten. Inwiefern sie diese im internationalen Standortwettbewerb und unter den Zwängen des Wachstumsdogmas überhaupt wahrnehmen können und wollen, ist jedoch mehr als fraglich.

Gerechtigkeit wird kleingeschrieben.

Neben der Glaubwürdigkeit des 1,5 Grad-Ziels ist auch die Klimagerechtigkeit als weiteres Opfer der Verhandlungen von Paris zu beklagen. Der Text beinhaltet zwar Aussagen zur gerechten Transition, doch diese wurden nur in der Präambel untergebracht und haben keine rechtliche Verbindlichkeit. Dasselbe gilt auch für die Einhaltung der Menschenrechte und die Rechte indigener Bevölkerungen.

Die Finanzierung des Klimaschutzes, die es Entwicklungsländern ermöglichen soll sich einerseits vor den Folgen des Klimawandels zu schützen und andererseits ihre politischen Maßnahmen für die Beschränkung ihrer Treibhausgasemissionen zu stemmen, bleibt weiterhin ungelöst. Wie schon in Kopenhagen werden Finanzhilfen in Höhe von 100 Milliarden Dollar pro Jahr ab 2020 versprochen. Doch ohne verbindliche und solide Finanzströme von Norden nach Süden, werden viele Entwicklungsländer ihre oft sehr ambitionierten Klimaschutzmaßnahmen nicht umsetzen und ihre Bevölkerungen nicht vor Verwüstung und Hunger schützen können.

Wie muss es jetzt weitergehen?

Frühestens 2018 soll es eine erste Evaluierung und – falls möglich – ab 2023 eine Anpassung der freiwilligen Klimaschutzzusagen geben. Viele Staaten, darunter auch die Europäische Union und natürlich auch Luxemburg, müssen ihre Anstrengungen bis zu diesem Zeitpunkt deutlich nach oben korrigieren. Geschieht diese Anpassung nicht, wird auch die allerletzte Chance auf eine minimale Beschränkung der Erderwärmung verspielt sein. Den Preis dafür werden in aller erster Linie die ärmsten Teile der Weltbevölkerung bezahlen.

Evolution future du Fonds de Compensation vu les résultats de la COP21

COP21: Le Luxembourg et l’Union européenne doivent faire plus d’efforts.

Le weekend dernier, les derniers cycles de négociation en vue de la COP21 à Paris ont pris fin, mais la proposition de texte actuellement retenue n’est pas encore à la hauteur des exigences, et ne fournit pas de pistes de solution pour résoudre les problèmes centraux de la politique climatique.

Les deux principaux points de discorde de ces négociations restent inchangés, à savoir la répartition des charges en termes de réduction des gaz à effet de serre et le financement de la protection du climat.

Les premières évaluations scientifiques des engagements volontaires en matière de protection du climat (INDC) ont révélées que ceux-ci sont insuffisants pour limiter le réchauffement de la terre à 2° jusqu’à 2100.  Une étude récemment publiée conjointement par des associations de protection de l’environnement, des syndicats et d’autres initiatives a démontré que ce sont justement les pays en voie de développement qui sont disposés à supporter une grande partie de la charge de la protection du climat, alors que les pays développés sont loin derrière leur responsabilité historique et leurs capacités financières. Cette situation est inacceptable, et les pays développés doivent apporter une contribution beaucoup plus importante!

L’Union européenne n’a pas encore joué un rôle majeur lors des négociations et se dégage de plus en plus de sa responsabilité. De même, on n’entend plus parler de la protection du climat depuis le début la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne, alors que la politique climatique a été proclamée comme étant une de leurs priorités. Le Luxembourg aurait pourtant dû prendre en charge la préparation et la coordination de la position européenne à Paris.

S’il s’avérait que cette tâche ne soit que de nature protocolaire, alors le gouvernement doit – pourvu qu’il poursuit réellement ce objectif – insister à ce que les engagements volontaires soient visiblement augmentés, et s’engager fermement pour une hausse des moyens publics pour la protection du climat en Europe et les pays du Sud.

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