Conduire intelligemment ? Mais seulement si vous pouvez vous le payer.

Avec l’adaptation voire la prolongation des primes pour l’électromobilité, le gouvernement poursuit sa politique climatique en restant fidèle au credo du paquet de primes Clever Wunnen. Les ménages à hauts revenus possédant leur propre maison bénéficient de remises sur leurs achats, tandis que la grande majorité d’entre eux continue à devoir s’accommoder d’un mode de vie moins « vert ». Pour leur manque apparent d’ « intelligence », ils doivent payer un supplément pour leur consommation d’énergie grâce à la taxe sur le CO2.

Il y a quelques semaines, l’ONG Oxfam a publié une étude qui n’a probablement surpris que très peu de personnes : les Européens les plus riches émettent jusqu’à 30 fois plus de CO2 que les plus pauvres. Alors que les émissions de CO2 des 10 % des Européens les plus riches ont continué à augmenter depuis 1990, elles ont diminué pour les 90 % restants. Les émissions de CO2 dépendent donc dans une large mesure du revenu. En règle générale, plus le revenu ou le budget disponible est élevé, plus les émissions de CO2 sont importantes.

Sur le revers de la même médaille se trouvent les inégalités socio-économiques qui augmentent rapidement au Luxembourg et dans le monde. Ces problèmes ne sont pas uniquement dus à des politiques climatiques injustes, mais aussi à des salaires insuffisants, à des politiques fiscales injustes et à des accords commerciaux préjudiciables. Mais les effets inégalement répartis du changement climatique sur les revenus, la santé et le bien-être, d’une part, et la lutte contre le réchauffement climatique au moyen, par exemple, de taxes ou de prélèvements indirects injustes sur le CO2, d’autre part, y contribuent.

La politique du gouvernement DP-LSAP-Les Verts s’inscrit parfaitement dans cette évolution. Avec sa politique de subventions indifférenciées, elle finance les modes de vie moins durables des personnes à hauts revenus, tandis qu’elle rend les besoins de base tels que le chauffage plus coûteux pour les personnes à faibles revenus dont les modes de vie sont généralement beaucoup moins intensifs sur le plan climatique, par le biais de taxes à la consommation.

Les primes du gouvernement pour l’électromobilité sont représentatives de cette injustice fondamentale.

  • Les primes ne sont pas liées aux revenus. Ainsi, une personne à revenu élevé reçoit la même prime qu’une personne à faible revenu.
  • Les primes ne sont pas liées au nombre de voitures déjà présentes dans le ménage. Ainsi, même une deuxième ou une troisième voiture est subventionnée par le gouvernement simplement parce qu’elle a un moteur électrique. Dans de nombreux cas, la prime permet aux ménages de rembourser les taxes sur les SUV à fortes émissions.
  • Les voitures électriques sont subventionnées indépendamment de leur consommation d’électricité, même si les voitures consommant moins d’électricité (jusqu’à 18 KWh/100km) promettent des primes plus élevées à l’avenir. Néanmoins, un SUV électrique sera toujours cofinancé par l’État à hauteur de 3000€.
  • Les voitures hybrides rechargeables seront encore subventionnées à hauteur de 1 500 € cette année, bien qu’il soit clair depuis longtemps que ces voitures consomment davantage de ressources que les voitures à combustion conventionnelles.

Le gouvernement souhaite que 49 % du parc automobile luxembourgeoise soit électrique d’ici 2030. Nous savons désormais que les voitures électriques posent également des problèmes environnementaux, que ce soit au niveau de la production des batteries ou de la production d’électricité à partir du charbon, du gaz ou du nucléaire. Les voitures électriques ont également besoin de garages, de parkings, de routes et d’autoroutes.

L’objectif doit donc être une réduction progressive du parc de véhicules privés et non l’électrification d’un parc de véhicules toujours plus important. L’argent investi par l’État joue un rôle important à cet égard. Il ne doit pas continuer à être investi principalement dans les véhicules privés, mais dans les transports publics et les infrastructures qui peuvent être utilisés par tout le monde – indépendamment de leur situation de vie et de revenu. Bien sûr, les transports publics gratuits et la mobilité douce jouent le rôle central, mais la voiture reste indispensable pour de nombreux trajets.

Afin de répondre à ce besoin de mobilité de la manière la plus écologique possible pour tous, déi Lénk préconise la création d’un système public d’autopartage à l’échelle nationale qui réduirait progressivement et finirait par remplacer la dépendance à la voiture privée. Dans un tel modèle, les meilleures normes environnementales possibles devraient s’appliquer (par exemple pour les modèles de voitures) et le coût d’utilisation devrait être gradué en fonction de critères sociaux et environnementaux.

Outre la nécessaire augmentation de la taxation des voitures très polluantes, un tel modèle pourrait apporter une contribution majeure à une utilisation plus responsable des ressources naturelles et contribuer à rendre l’accès à la mobilité du futur socialement beaucoup plus équitable.


Clever fueren? Aber nur wenn man es sich leisten kann.

Mit der Anpassung bzw. Verlängerung der Prämien für die E-Mobilität macht die Regierung mit ihrer Klimapolitik dort weiter, wo sie mit dem Clever Wunnen-Prämienpaket angefangen hat. Haushalte mir gehobenem Einkommen und eigenem Haus bekommen Anschaffungen vergünstigt während die große Mehrheit sich weiterhin mit einem weniger sogenannten ökologischen Lebensstil abfinden muss. Für ihre scheinbar fehlende “Cleverness” müssen sie dank CO2-Steuer Mehrkosten beim Energieverbrauch berappen.

Vor einigen Wochen veröffentlichte die NGO Oxfam in einer Studie eine Erkenntnis, die wohl nur die allerwenigsten überraschte: die reichsten Europäer stoßen bis zu 30mal mehr CO2 aus als die ärmsten. Während der CO2-Ausstoss der reichsten 10% der Europäer seit 1990 weiter gestiegen ist, ist er bei den übrigen 90% gesunken. Der CO2-Ausstoss hängt also maßgeblich vom Einkommen ab. In der Regel gilt: je höher das Einkommen oder das verfügbare Budget, desto mehr CO2 wird emittiert.

Auf der anderen Seite derselben Münze stehen die sozioökonomischen Ungleichheiten, die in Luxemburg und weltweit rasant ansteigen. Diese entstehen nicht alleine aufgrund ungerechter Klimapolitiken sondern sind u.a. auf schlechte Löhne, ungerechte Steuerpolitik und schädliche Handelsabkommen zurückzuführen. Doch die ungleich verteilten Effekte der Klimaveränderung auf Einkommen, Gesundheit und Wohlbefinden einerseits und die Bekämpfung der Erderwärmung bspw. durch ungerechte indirekte CO2-Steuern oder Abgaben andererseits tragen ihres dazu bei.

Die Politik vun Blau-Rot-Grün reiht sich nahtlos in diese Entwicklung ein. Mit ihrer undifferenzierten Subventionspolitik finanziert sie wenig nachhaltige Lebensweisen von Besserverdienenden, während sie Grundbedürfnisse wie Heizen bei schlechter Verdienenden mit in der Regel deutlich weniger klimaintensiven Lebensweisen durch Konsumsteuern verteuert.

Die Prämien der Regierung für E-Mobilität stehen stellvertretend für diese fundamentale Ungerechtigkeit.

  • Die Prämien sind nicht an das Einkommen gekoppelt. Somit erhält ein Großverdiener dieselbe Prämie wie ein Kleinverdiener.
  • Die Prämien sind nicht an die Anzahl der im Haushalt bereits vorhandenen Autos gekoppelt. Somit wird auch ein Zweit- oder Drittauto staatlich subventionniert, nur weil es einen elektrischen Antrieb hat. In vielen Fällen stattet der Staat mit der Prämie für das E-Auto Haushalten die Autosteuer für emissionsstarke SUV’s mehr als zurück.
  • Elektroautos werden unabhängig vom Stromverbrauch subventionniert auch wenn Autos mit weniger Stromverbauch (bis 18 KWh/100km) künftig höhere Prämien versprechen. Trotzdem wird auch weiterhin ein Elektro-SUV mit 3000€ vom Staat mitfinanziert.
  • Plug-In Hybride werden dieses Jahr noch mit 1.500€ subventionniert, obwohl seit langem klar ist, dass diese Autos ressourcenintensiver sind als konventionelle Verbrenner.

Die Regierung möchte bis 2030 49% des luxemburgischen Fuhrparks auf Elektro umgestellt haben. Wir wissen heute, dass auch Elektroautos Umweltprobleme verursachen, sei es bei der Herstellung von Batterien oder bei der Stromproduktion aus Kohle, Gas oder Atom. Auch Elektroautos benötigen Garagen, Parkhäuser, Straßen und Autobahnen.

Ziel muss deswegen eine progressive Reduzierung des privaten Fuhrparks sein und nicht die Elektrifizierung eines immer größer werdenden Fuhrparks. Dabei spielen die vom Staat investierten Gelder eine wichtige Rolle. Diese sollten nicht weiter primär in private Fahrzeuge investiert werden, sondern in öffentliche Verkehrsmittel und Infrastruktur, die von jedem – unabhängig von Wohn- und Einkommenssituation – genutzt werden können. Natürlich spielen dabei der kostenfreie öffentliche Transport und die sanfte Mobilitäit die zentrale Rolle, doch für viele Transportwege bleibt das Auto weiterhin unerlässlich.

Um diesen Bedarf an Mobilität auf möglichst umweltschonende Art und Weise für alle zu gewährleisten, befürworten déi Lénk die Schaffung eines öffentlichen, landesweiten carsharing-Systems, das die Abhängigkeit vom Privatauto nach und nach reduziert und schließlich verdrängt. Bei einem derartigen Modell sollen die bestmöglichen Umweltstandards gelten (z.B. bei den Automodellen) und die Nutzungskosten sollen nach sozialen und ökologischen Kriterien gestaffelt werden.

Neben der notwendigen stärkeren Besteuerung von stark verschmutzenden Autos könnte ein derartiges Modell einen großen Beitrag zu einem verantwortlicheren Umgang mit natürlichen Ressourcen bedeuten und außerdem dabei helfen den Zugang zur Mobilität der Zukunft sozial um einiges gerechter zu machen.

Den Energiecharta-Vertrag

An de leschten Deeg a Woche gëtt vill iwwert den Energiecharta-Vertrag geschwat, deen et grousse Konzerner erlaabt Staaten ze verkloen an domadder d’Energie-Transitioun ze behënneren. Mee ëm wat geet et genee? Wat ass den Energiecharta-Vertrag? Den Energiecharta-Verlag gouf 1994 ënnerschriwwen an ass 1998 a Kraaft getrueden. Ziel war et, d’Energie-Mäert nom kale Krich nei ze reegelen an Investitioune vu westlechen Entreprisen am Osten ofzesécheren. Et sinn dofir och v.a. déi europäesch Länner an d’Länner vun der eemoleger Sowjetunioun, déi Member sinn. Engersäits geet et drëms, datt den Handel mat Energiematerialen a -produkter sollt wäitreechend liberaliséiert ginn an datt den Energietransit, beispillsweis iwwert Pipelinen, méiglechst wéineg sollt behënnert ginn. Virun allem goung et awer drëms, d’Investitioune vun den Energiekonzerner géint politesch Decisiounen ofzesécheren Wou léit de Problem bei deem Vertrag? D’Rechter vun de Konzerner an deem Vertrag si breet an zimmlech onprezis formuléiert. Zimmlech all politesch Entscheedung, déi de Wäert vun hiren Investitiounen erofsetzt oder zukünfteg Profitter behënnert, kann als indirekt Expropriatioun interpretéiert ginn. Virun engem private Schiidsgeriicht, bei deem elementar juristesch Standarden net gëllen an déi immens ontransparent sinn, kënnen se doropshin d’Regierungen op Schuedenersatz a Milliounen- oder souguer Milliardenhéicht verkloen. Fir just ee Beispill ënner villen ze nennen: 2017 huet déi brittesch Pëtrolsfirma Rockhopper Italien op 450 Milliounen Euro Schuedenersatz verklot, well d’Regierung zu Roum d’Exploitatioun vun Äerdueleg un der Küst verbueden huet. Dëst Beispill weist, wéi de Vertrag déi iwwerfälleg Energie-Transitioun blockéiert. Sinn déi Problemer nei? Wierklech nei sinn déi Problemer net, schonn 2009 huet den Energiekonzern Vattenfall Däitschland verklot wéinst Ëmwelt-Oplagen bei engem Kuelekraaftwierk a wéinst dem Atomausstig. Neierdéngs heefen sech awer d’Kloe vu Konzerner géint Staaten op Basis vun deem Vertrag, well jo a ville Länner ëmmer méi oft legislativ Moossname geholl gi fir d’Energie-Transitioun ze fërderen. Iwwregens gi ganz vill Kloe vu lëtzebuergesche Bréifkëschtefirmen aus. Aktuell ass de Vertrag am Gespréich, well eng Persoun déi fir d’Sekretariat vum Energiecharta-Vertrag geschafft hat, intern Informatioune verroden huet a well de Vertrag am Dezember 2020 an engem oppene Bréif vun 200 Klimawëssenschaftler ugeprangert gouf. Donieft huet en internationale Journaliste-Kollektiv eng Enquête doriwwer verëffentlecht a vill Organisatioune vun der Zivilgesellschaft, déi scho säit laangem op d’Problemer vum Energiecharta-Vertrag hiweisen, hunn ëffentlech Informatiouns-Campagnen a Petitioune lancéiert. Wéi reagéiert d’Politik?                  DPolitik kennt d’Situatioun a säit e puer Joer lafe Gespréicher, fir de Vertrag ze reforméieren. Vill Politiker a Regierungen engagéiere sech fir esou eng Reform, mä natierlech ginn et och vill Politiker, deenen d’Interesse vun de fossillen Energiekonzerner méi wichteg sinn. D’Pëtrols- a Kuelenindustrie huet natierlech eng staark Lobby, déi all Fortschrëtt behënnert a blockéiert. Deementspriechend trëppelen déi Diskussiounen och scho säit laangem op der Plaz. Eng Reform vum Vertrag gëtt haut als zimlech aussiichtslos ugesinn, sou datt verschidden EU-Memberstaaten a souguer Vertrieder vun der EU-Kommissioun mëttlerweil en Austrëtt aus dëm Vertrag an d’Gespréich bruecht hunn. De Problem dobäi ass eng Klausel am Vertrag déi beseet, datt d’Konzerner souguer no engem Austrëtt vun engem Land nach 20 Joer laang kënnen dat Land verkloen. Wat seet déi Lénk dozou? déi Lénk si generell géint all Investitiounsschutz-Ofkommes, zemools wann se dann och nach kënne viru private Schiidsgeriichter ageklot ginn. Fir eis ass et komplett absurd, datt déi kommerziell Interesse vu private Konzerner solle Virrang hu virun demokratesche politeschen Entscheedungen, zemools wann se am allgemengen Interessi geholl ginn. Et muss ee wëssen, datt et mëttlerweil Dausende vun esou Verträg ginn, déi de private Konzerner wäitgoend Rechter ginn. Och am Fräihandelsaccord CETA mat Kanada beispillsweis, dee Lëtzebuerg am Fréijoer 2020 ratifizéiert huet, ginn et Passagen déi et grousse Konzerner erlaben d’Staaten ze verkloen, wann demokratesch politesch Decisiounen hinnen net an de Krom passen. Trotz deenen Problemer, mat deenen d’EU elo duerch den Energiecharta-Vertrag konfrontéiert ass, fiert se also monter weider mat neien Investitiounsschutz-Ofkommes. Am Fall vum Energiecharta-Vertrag ënnerstëtze mir en Austrieden eng oder direkt Opléisung vum Vertrag. Donieft si mir och prinzipiell der Meenung, datt d’Energieversuergung als essentielle Sekteur ganz an ëffentlech Hänn gehéiert. Wat kënnen d’Biergerinnen a Bierger maachen? Wéi sou oft ass den Drock vun der Strooss déi eenzeg Méiglechkeet, fir eppes ze beweegen. Sech an anerer informéieren ass immens wichteg an et ginn och mëttlerweil eng Rei Petitiounen, déi d’Regierungen opfuerderen, den Energiecharta-Vertrag einfach ze kënnegen. Zu Lëtzebuerg kann een ënnert anerem eng international Petitioun ënnerschreiwen, déi vun der ASTM mat gedroe gëtt.

Le Traité de la charte sur l’énergie

Le traité de la charte sur l’énergie est sur toutes les lèvres ces derniers jours. Il permet à de grandes entreprises de poursuivre en justice des États et, ainsi, de freiner la transition énergétique. Mais de quoi s’agit-il précisément ? Qu’est-ce que le traité de la charte sur l’énergie ? Signé en 1994, le traité est entré en vigueur en 1998. Son objectif était double : réguler les marchés de l’énergie après la Guerre froide et protéger les investissements des entreprises occidentales dans les pays de l’Est. Pour cette raison, les membres signataires du traité sont essentiellement les pays européens et les pays de l’ancienne Union soviétique. Il s’agissait de libéraliser le commerce avec les matériaux et les produits énergétiques et de garantir que le flux énergétique par les pipelines se fasse sans entrave. Mais l’objectif principal était de protéger les investissements des grandes entreprises du secteur de l’énergie contre des décisions politiques. Quel est le problème avec ce traité ? Les droits des entreprises sont formulés de manière à la fois large et peu précise. Une décision politique qui risque de baisser la valeur des investissements ou d’empêcher d’éventuels profits peut être interprétée comme une expropriation indirecte. Cela permet aux multinationales de l’énergie d’attaquer un État devant un tribunal d’arbitrage privé et d’exiger des millions, voire des milliards d’euros en dommages et intérêts. Pour ne citer qu’un exemple parmi beaucoup d’autres : en 2017, le producteur de pétrole britannique Rockhopper a poursuivi en justice l’État italien et a réclamé 450 millions d’euros de dommages parce que Rome avait interdit le forage du pétrole le long des côtes italiennes. Cet exemple montre clairement comment le traité de la charte sur l’énergie bloque une transition énergétique désormais urgente. S’agit-il d’un problème nouveau ? Tous ces problèmes ne sont pas vraiment nouveaux. En 2009 déjà, Vattenfall avait attaqué l’Allemagne en raison de ses critères environnementaux et de sa sortie du nucléaire. Mais les affaires dans lesquelles des entreprises poursuivent des États se multiplient parce que beaucoup de pays se dotent d’une législation de plus en plus importante pour promouvoir la transition énergétique. D’ailleurs, de nombreuses plaintes émanent de sociétés boîte-aux-lettres luxembourgeoises. Le traité fait actuellement l’objet d’un débat parce qu’une personne travaillant pour le secrétariat du traité de la charte sur l’énergie avait fait fuiter des informations confidentielles et parce que le traité a été fortement critiqué dans une lettre ouverte rédigée en décembre 2020 par quelques 200 scientifiques climatiques. S’y ajoute qu’un collectif international de journalistes a publié une vaste enquête sur la traité. Des campagnes d’information ont également été lancées par de nombreux acteurs de la société civile qui essaient depuis des années d’attirer l’attention sur les problèmes que pose le traité. Comment réagit la politique ? Les acteurs politiques sont au courant de la situation actuelle et des discussions pour réformer le traité sont en cours. Nombreux sont les femmes et hommes politiques qui s’engagent pour une telle réforme, mais d’autres responsables politiques préfèrent défendre les intérêts des grandes entreprises actives dans les énergies fossiles. Les industries du pétrole et du charbon disposent de lobbies puissants et efficaces qui freinent, voire bloquent tout progrès en la matière. Une réforme de l’accord semble aujourd’hui pratiquement impossible. Certains pays membres de l’UE et même des représentants de la Commission européenne ont entretemps avancé l’option d’un retrait collectif et coordonné du traité de la charte sur l’énergie. Cette solution est cependant compromise par une clause spéciale qui confère le droit aux entreprises d’attaquer un pays encore 20 ans après son retrait du traité. Qu’en dit déi Lénk ? déi Lénk est par principe contre tout traité de protection des investissements, d’autant plus s’ils prévoient le recours à des tribunaux d’arbitrage privés. Pour nous il est absurde de voir que les intérêts commerciaux d’entreprises privées priment sur des décisions démocratiques prises dans l’intérêt général. Il faut savoir qu’il existe aujourd’hui des milliers de ces contrats qui octroient des droits démesurés à des entreprises privées. L’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (CETA), ratifié en plein confinement par le Luxembourg, contient également des passages qui permettent aux entreprises d’attaquer en justice les États signataires si des décisions politiques et démocratiques ne leur conviennent pas. Malgré les expériences désastreuses de l’UE avec le traité de la charte sur l’énergie, elle continue donc à négocier et à signer de tels accords. Dans le cas du traité de la charte sur l’énergie déi Lénk soutient un retrait ou une dissolution du traité. Nous sommes aussi par principe d’avis que l’approvisionnement en énergie constitue un secteur essentiel qui devrait être entièrement sous contrôle public. Que peuvent faire les citoyen.ne.s ? Comme souvent, la pression venant de la rue est le seul moyen de faire bouger les choses. Il est crucial de s’informer soi-même et d’informer les autres. Il existe entretemps un certain nombre de pétitions qui demandent au gouvernement de résilier purement et simplement le traité. Au Luxembourg, on peut signer une pétition internationale défendue par l’ASTM.

Les déchets, une vraie opportunité business.

La ministre de l’Environnement a esquivé bon nombre de questions importantes lors de la réunion de la commission parlementaire. Le fait que les députés n’ont eu accès au contrat entre l’Etat et le prestataire privé que quelques minutes avant le début de la réunion n’inspire d’ailleurs pas confiance. Pour déi Lénk, il est évident que ce dossier dépasse le seul feuilletion Superdreckskëscht, notamment parce que de nouvelles sources de revenus sont créées pour des acteurs privés. En effet, le projet de loi de la ministre de l’Environnement visant à réformer la gestion des déchets renforce encore la position des prestataires privés et risque de saper un des principaux services communaux.

L’élimination des déchets est une activité potentiellement lucrative, comme en témoigne le fait que des prestataires privés rivalisent pour se voir octroyer la gestion de la Superdreckskëscht (SDK). La loi SDK, qui suspend partiellement cette concurrence sur la base de critères d’exclusion apparemment arbitraires, est naturellement une épine dans le pied de ces entreprises, qui veulent leur part du gâteau. Après tout, l’État finance la SDK à hauteur d’environ 9 millions par an. Mais ce n’est pas tout. Les déchets collectés dans le cadre de la Superdreckskëscht contiennent souvent des ressources précieuses. La meilleure séparation possible des déchets et la récupération des ressources contenues dans les articles éliminés sont à la base de l’économie circulaire dont le gouvernement fait tant l’éloge. Toutefois, à l’heure actuelle, la grande majorité des déchets collectés par la Sueprdreckskëscht sont éliminés ou transportés loin au-delà des frontières nationales pour être traités et reviabilisés à l’étranger. Cette pratique est économiquement et écologiquement non durable : elle ne favorise pas l’économie circulaire au Luxembourg et dans la région, ni ne rend la valeur ajoutée à la collectivité en récupérant les matériaux recyclables de nos déchets. Au contraire, elle finit dans les comptes de sociétés privées.

Le projet de loi du ministre de l’environnement sur la réforme de la loi sur les déchets permettra de poursuivre cette évolution. Le projet fait une distinction entre les déchets ménagers et les autres déchets. Alors que l’élimination des premiers est réservée aux municipalités, la deuxième catégorie de déchets pourra à l’avenir être  éliminée par des entreprises privées. Le projet de loi prévoit notamment aussi que les déchets des maisons plurifamiliales disposant de leurs propres points de collecte fassent partie de cette catégorie. S’y ajoute que ces points de collecte seront obligatoire pour des maisons plurifamiliales avec quatre ou plus d’unités de logement.

Cela conduit non seulement à une gestion des déchets partiellement privatisée – ce qui peut entraîner un traitement inégal des ménages au sein d’une municipalité – mais aussi à une socialisation des coûts d’élimination des déchets résiduels, d’une part, et à une privatisation des bénéfices – avec de généreuses subventions de l’État – du recyclage d’autres déchets et ressources, d’autre part.

Cette évolution amène déi Lénk à se demander dans quelle mesure la gestion commerciale des déchets peut être compatible avec l’objectif de gestion durable des ressources. Si les fournisseurs privés fondent leur modèle commercial sur l’élimination et le recyclage des déchets, comment peuvent-ils avoir un intérêt dans la prévention et la réduction des déchets ? La réponse est évidente. Cette critique est également exprimée par les initiatives Zéro Déchet, qui soupçonnent que l’économie circulaire pourrait être utilisée abusivement pour légitimer toujours plus de production et de consommation.

Pour déi Lénk, l’affaire de la Superdreckskëscht va bien au-delà de cette seule initiative et met en évidence les dangers d’une gestion privatisée des déchets. La gestion des déchets municipaux ou intercommunaux doit donc jouer un rôle central dans la gestion des ressources. C’est pourquoi nous demandons depuis des années qu’il soit mis fin à la privatisation des services publics et que la gestion des déchets soit recommunalisée. Les communes ont tout à fait les moyens de devenir elles-mêmes des acteurs pionniers de l’économie circulaire ou, à défaut, devraient se doter de ces moyens. Laisser ce terrain à des entreprises privées dont les intérêts pour l’économie circulaire tiennent davantage au profit qu’elles peuvent en tirer qu’à la préservation des ressources et de l’environnement est irresponsable et peu innovateur.

Communiqué par déi Lénk sensibilité politique

Die Abfallwirtschaft wird zum super Business.

Die Umweltministerin blieb in der Kommissionssitzung viele Antworten über das Dossier Superdreckskëscht schuldig. Dass der Vertrag mit dem privaten Anbieter den Abgeordneten erst einige Minuten vor der Sitzung zugänglich gemacht wurde, wirkt zudem nicht sehr vertrauenserweckend. Für déi Lénk stellen sich bei diesem Thema jedoch weitere Fragen über die Superdreckskëscht hinaus, insbesondere bezüglich der Entstehung neuer Geschäftsfelder für Privatfirmen. Denn der Gesetzesentwurf der Umweltministerin zur Reform der Abfallwirtschaft vergrößert das Spielfeld für die private Abfallentsorgung. Eine schleichende Unterwanderung einer der zentralen kommunalen Dienstleistungen kann die Folge sein.

Dass die Entsorgung von Abfällen ein potenziell lukratives Geschäft darstellt. zeigt sich alleine schon dadurch, dass private Anbieter um die Ausführung der Superdreckskëscht (SDK) rivalisieren. Das SDK-Gesetz, das diese Konkurrenz aufgrund willkürlich wirkender Ausschlusskriterien teilweise aussetzt, ist diesen Betrieben natürlich ein Dorn im Auge, die einen Teil des Kuchens haben wollen. Der Staat finanziert diese schließlich mit rund 9 Millionen Euro im Jahr. Doch dies ist nicht alles. Die im Rahmen von Superdreckskëscht eingesammelten Abfälle enthalten oftmals wertvolle Ressourcen. Die bestmögliche Trennung der Abfälle und die Wiedergewinnung der in den entsorgten Gegenständen enthaltenen Ressourcen ist die Grundlage der von der Regierung so gepriesenen Zirkularwirtschaft. Derzeit wird die große Mehrheit der von Superdreckskëscht eingesammelten Abfälle jedoch weit über die Grenzen hinaus transportiert, wo sie entsorgt oder wiederverarbeitet werden. Diese Praxis ist nicht nachhaltig: weder wird die Zirkularwirtschaft in Luxemburg und der Region damit gefördert, noch fließt die Wertschöpfung durch die Wiedergewinnung der Wertstoffe aus unseren Abfällen an die Allgemeinheit zurück. Im Gegenteil, sie landet auf den Konten privater Betriebe.

Der Gesetzesentwurf der Umweltministerin zur Reform des Abfallsgesetzes wird diese Entwicklung womöglich weitertreiben. Der Entwurf unterscheidet zwischen Haushaltsabfällen und anderen Abfällen. Bleibt die Entsorgung ersterer den Gemeinden vorenthalten, wird die zweite Kategorie Abfälle auch von Privatfirmen entsorgt werden können. Zu dieser Kategorie sollen laut Gesetzesentwurf auch die Abfälle von Mehrfamilienhäusern mit eigenen Sammelstellen gehören. Diese Sammelstellen sollen zudem verpflichtend werden für Mehrfamilienhäuser mit 4 oder mehr Wohneinheiten.


Hierdurch entsteht nicht nur eine teilweise privatisierte Abfallwirtschaft, die dazu führen kann, dass innerhalb einer Gemeinde Haushalte ungleich behandelt werden, sondern zusätzlich eine Sozialisierung der Kosten für die Entsorgung von Restmüll, einerseits, und eine Privatisierung der Gewinne – mit großzügigen staatlichen Subventionen – bei der Wiederverwertung von anderen Abfällen und Ressourcen, andererseits.

Diese Entwicklung führt déi Lénk zu der Frage, inwiefern die kommerzielle Abfallwirtschaft überhaupt kompatibel sein kann mit dem Ziel des nachhaltigen Umgangs mit Ressourcen. Haben private Anbieter, die ihr Business-Modell auf der Entsorgung und Wiederverwertung von Abfällen aufbauen, überhaupt ein Interesse an der Prävention und Minderung von Abfällen? Die Antwort liegt auf der Hand, sie lautet Nein. Diese Kritik wird auch von Zero Waste Initiativen geübt, die den Verdacht äußern, dass die Zirkularwirtschaft missbraucht werden könnte, um immer mehr Produktion und Konsum zu legitimieren.

Für déi Lénk geht die Affäre um die Superdreckskëscht weit über diese alleinige Initiative hinaus und macht die Gefahren einer privatisierten Abfallwirtschaft deutlich. Der kommunalen bzw. interkommunalen Abfallentsorgung muss eine zentrale Rolle in der Ressourcenwirtschaft zukommen. Wir fordern deshalb seit Jahren ein Ende der Privatisierungen öffentlicher Dienstleistungen und somit auch eine Rekommunalisierung der Abfallwirtschaft. Die Gemeinden können sich durchaus die Mittel geben, um selber Pionniere der Kreislaufwirtschaft zu werden. Es wäre unverantwortlich und wenig innovativ wenn dieses Feld Privatunternehmen überlassen bliebe, deren Interessen in erster Linie ökonomischer und nicht ökologischer Natur sind.

Mitgeteilt von déi Lénk sensibilité politique

Question parlementaire concernant le crassier entre Differdange et Sanem.

Monsieur le Président,

Au crassier entre Differdange et Sanem est prévue la construction d’un remblai technique sur le site dit « Aleweier » qui se situerait selon mes informations à la confluence entre trois autres décharges existantes ou prévues : la décharge historique de déchets sidérurgiques au Sud, deux futures décharges à l’Ouest dont l’une est destinée aux dérivés sidérurgiques (by-product) et l’autre aux déchets inertes de type B à l’Est. Les évaluations d’incidence sur l’environnement obligatoirement prévues dans la procédure d’autorisation pour ces deux dernières constructions sont encore en cours.

Le site en question héberge donc plusieurs décharges qui se recoupent. Le remblai technique dont il est question s’y ajouterait pour recouvrir partiellement les décharges existantes et pour constituer la fondation de la future décharge de déchets inertes de type B.

Pourtant, le document de cadrage (scoping) en vue de la procédure d’évaluation d’incidence sur l’environnement pour les deux nouvelles décharges ainsi que les prises de position des communes de Differdange et de Sanem indiquent qu’un nombre d’éléments en matière de protection des sols et des eaux restent incertains. Ainsi, les données disponibles pour évaluer la situation environnementale sur le site seraient en partie surannées. De plus, certains polluants retrouvés dans les eaux souterraines sur le site ne pourraient pas être attribués ce qui signifierait qu’une pollution des eaux souterraines par les décharges déjà existantes et partiellement recouvertes par le remblai technique en planification serait tout à fait probable.

Au vu de ce qui précède je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de l’Environnement :

  1. Au vu des données de référence sur l’état actuel du site qui selon le document de cadrage datent du milieu des années 2000, Madame la Ministre est-elle convaincue de la pertinence de l’évaluation de la situation ?
  2. Madame la Ministre prévoie-t-elle la mise en œuvre de nouveaux mesurages pour avoir des évaluations plus actuelles sur l’état de pollution des eaux souterraines sur le site du crassier entre Differdange et Sanem ?
  3. Les données reprises dans le document scoping constituent-elles les résultats des mesurages les plus récents ?
  4. Dans la négative, de quelle période datent les données les plus récentes ?
  5. Madame la Ministre peut-elle me fournir les résultats des mesurages effectués à l’aide des forages sur le site du crassier de Differdange depuis 2005 en les assortissant de la valeur limite prévue par la législation européenne en matière de la protection des eaux pour chaque polluant/substance trouvé ?
  6. Madame la Ministre n’est-elle pas d’avis que les données sur la qualité des eaux devraient être publiées sur un site internet facilement accessible pour le public ?
  7. Sachant que l’article 6 de la loi de 2008 sur la gestion de l’eau stipule la prévention ou la limitation du rejet de polluants dans les eaux souterraines afin de prévenir la détérioration de l’état de toutes les masses d’eau souterraines, Madame la Ministre n’estime-t-elle pas qu’une nouvelle construction en relation avec des décharges de déchets nécessite la conclusion d’une évaluation complète de la situation environnementale du site en question ? Madame la Ministre est-elle d’avis qu’une prévention ou limitation de toute pollution des eaux souterraines déclenchée ou favorisée par une nouvelle construction peut être réellement efficace si l’état actuel du site n’est que partiellement connu ?
  8. Sachant que la moitié de la consommation d’eau potable au Luxembourg est assurée par les eaux souterraines et vu les incertitudes concernant l’état actuel de l’environnement sur le site en question, Madame la Ministre n’est-elle pas d’avis qu’il faudrait faire primer le principe de précaution face aux risques de dommages potentiels pour l’environnement et la santé sur toute nouvelle construction de décharge ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

David Wagner

Député

Remblai Aleweier: une gestion des déchets catastrophique!

Aujourd’hui, le 23 février, les sections locales de Differdange et de Sanem ont tenu une conférence de presse pour dénoncer la situation intenable du remblai technique Aleweier, un crassier situé sur les territoires de deux communes. Les deux communes sont en effet contraintes d’accorder une autorisation de construire pour un projet flou qui doit y voir le jour alors que personne ne sait quels déchets y ont été enfouis et, par conséquent, quel impact ce projet aura sur les infiltrations d’eau. Pour nos conseillers communaux de Sanem (Myriam Cecchetti et Jos Piscitelli) et de Differdange (Eric Weirich), il s’agit d’un scandale qui témoigne d’une politique de la gestion des déchets qui est un véritable échec! Ici vous trouverez le dossier de presse complet ainsi qu’une question parlementaire de notre député David Wagner.

Schluss mat Investitiounen an Atomenergie!

De 26. Mee hunn déi Lénk fir de Projet de loi iwwer d’Responsabilité civile am Fall vun engem nuklearen Accident gestëmmt. Eisen Deputéierten, den David Wagner, huet et sech awer net huele gelooss eng Motioun ze deposéieren, déi op ee graffe Widdersproch an der Regierung hirer Haltung zur Atomenergie hiweist. De lëtzebuergeschen Pensiounsfong investéiert nämlech weider an grouss Entreprisen, déi Atomenergie produzéieren. Déi Motioun, déi soss näischt freet wéi mat deenen Investitiounen opzehalen an eng koherent Politik ze maachen, gouf net vun der Majoritéit, also och net vun deene Gréngen, gedroen. Dofir hunn déi Lénk eng Interpellatioun gefrot, fir di méi wéi zweiwelhaft Investitioune vum Pensiounsfong ze diskutéieren, a fir dass dee Fong endlech gebotzt gëtt.

Conférence de presse : déi Lénk donne ses indications aux partis de la coalition

La croissance des inégalités sociales et l’urgence écologique sont les principaux défis des années à venir. Le prochain gouvernement doit être à la hauteur de ces défis et de leurs enjeux.

Qu’il en est ainsi, a été confirmé par deux rapports publiés ces dernières semaines : le rapport sur la cohésion sociale et le travail de la STATEC et le rapport de l’IPCC de l’Onu sur le réchauffement planétaire. Le risque de pauvreté au Luxembourg affiche un nouveau taux record de 18,7% et souligne encore une fois la nécessité de mettre en place des mesures sociales. 18,7% des résident.e.s au Luxembourg ont un revenu qui se situe en-dessous de 1804€, bien en-dessous du seuil de pauvreté. Un nombre croissant de salarié.e.s touchent le Salaire social minimum ou l’équivalence d’un SSM dont le montant net se situe également en-dessous du seuil de pauvreté. Depuis 2016, leur nombre est passé de 12,4% à 15,3%. Pour la majorité des personnes exposée au risque de pauvreté, les frais de logement dévorent la plus grande partie de leur budget.

Le rapport IPCC de l’Onu démontre très clairement que le réchauffement global doit être maintenu en-dessous de 1,5° C, au risque de perdre le contrôle sur les conséquences d’un dépassement de ce seuil. Or, si l’on continue sur la voie actuelle, le dépassement de ce seuil aura déjà  lieu en 2030 et pourra atteindre les +3°C. Ce scénario ne peut être évité qu’en réduisant les émissions à effet de serre de 45% et ce jusqu’en 2030 afin de laisser une marge de manœuvre aux pays pauvres. déi Lénk a traité ces enjeux de manière prioritaire dans son programme électoral. Mais aussi les programmes électoraux des LSAP et déi Gréng contiennent des mesures qui vont dans le bon sens. Désormais, ces deux partis sont tenus de respecter leurs engagements électoraux dans le cadre des négociations de coalition. déi Lénk revendique la mise en œuvre immédiate de mesures sociales pour le logement, les salaires, le temps de travail, la santé et la politique climatique. Tout retardement ou abandon de telles mesures aura non seulement des conséquences fatales sur les conditions d’existence de tous et de toutes, mais met également en doute la légitimité de la participation au gouvernement des LSAP et déi Gréng.

déi Lénk veut influer sur les négociations de coalition de manière critique et constructive. Lors d’une conférence de presse, nous avons fait part de nos revendications qu’un nouveau gouvernement devra impérativement prendre en compte et appliquer.

  • -Augmentation du SSM à 2380€ brut et réduction du temps de travail à 32h hebdomadaires jusqu’en 2030.

 

Au Luxembourg, non seulement les salarié.e.s travaillent plus d’heures par semaine que dans d’autres pays européens, mais il gagnent aussi moins qu’ils ne devraient si l’on prend en compte la forte productivité de travail et le profit généré par les entreprises. Surtout les personnes gagnant le SSM sont touchés par cette injustice. En 2017, 13,7% des personnes ayant travaillé à plein temps sur une année entière ont été exposées à la pauvreté, plus que dans nos pays voisins.

 

  • -Généralisation du Tiers-payant et introduction d’une Couverture Médicale Universelle

 

L’accès à la santé ne doit pas être enfreint par des barrières économiques. En 2017, Médecins du Monde a soigné 784 patients souffrant de problèmes de santé. Ces patients n’ont tous pas pu se faire soigner par un médecin généraliste, parce qu’ils n’avaient pas les moyens de payer en avance les frais de soins, ce qui est obligatoire au Luxembourg si le montant à payer ne dépasse pas 90€.

De manière générale, au Luxembourg, le nombre de personnes sans couverture médicale est estimé à 1500 par Médecins du Monde. Grâce à la généralisation du Tiers-payant, plus personne ne sera obligé d’avancer les frais de factures médicales. La santé n’a pas de prix, quel que soit le revenu d’une personne. Il est important d’aboutir à long terme à un Tiers-payant intégral impliquant un remboursement immédiat et intégral des frais de santé par la CNS. Pour les personnes sans revenu, une couverture médicale universelle devra être garantie.

  • -Mettre fin à la hausse des loyers et à la spéculation immobilière

 

Les commune et l’Etat ont besoin de terrains et d’espaces adéquats pour créer du logement abordable tant réclamé. déi Lénk a écrit un projet de loi qui permet d’adapter le prix maximal des loyers à la réalité économique et financière de la plupart des gens et non à l’estimation des spéculateurs de l’immobiler en quête de profit. Le logement est un droit et non pas une machine à fric. Le prochain gouvernement doit mettre fin sans plus tarder à la spéculation sur les terrains constructibles en abolissant les niches fiscales correspondantes (Fonds d’investissement spécifiques). Il doit à cet effet utiliser tous les moyens légaux à sa disposition et en élaborer des nouveaux, comme par exemple la taxe sur la plus-value des terrains.

 

  • -Prendre au sérieux le changement climatique et s’attaquer à la transition écologique

Le gouvernement doit immédiatement s’attaquer au processus d’élaboration d’une stratégie pour la protection du climat. Un processus semblable à l’élaboration des plans sectoriels doit être amorcé, pour fournir cette stratégie le plus tôt possible. Le Luxembourg a besoin d’un cadre légal pour la politique climatique qui s’étende au-delà des prescription de l’UE et contienne des objectifs sectoriels. En l’occurrence, les émissions de gaz à effet de serre provenant du secteur des transports doivent être massivement réduites jusqu’en 2030. Ce secteur est en effet responsable de 55% des émissions de gaz à effet de serre. Surtout l’exportation de carburant – le diesel pour les camions en particulier – en est une cause importante. La politique fiscale actuelle du Luxembourg dans le domaine des carburants, permet d’exporter les dégâts environnementaux et de santé en dehors de ses frontières tout en impactant de plus en plus la qualité de l’air et la santé publique à l’intérieur du pays. La pollution atmosphérique provoquée par le secteur des transports ne peux plus être assumée. Le prochain gouvernement doit se consacrer à cette problématique et rapidement en trouver les solutions.

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