déi Lénk salue le retardement du traité Mercosur

Mercredi, le 21 janvier, le Parlement européen a pris ses responsabilités en soumettant le traité de libre-échange entre les pays du Mercosur et l’UE à la Cour de justice de l’UE. Les juges de Luxembourg devront répondre à deux questions précises : premièrement, le traité peut-il entrer en vigueur sans être ratifié par les parlements nationaux ? Deuxièmement, le mécanisme de rééquilibrage, qui permet aux pays du Mercosur de demander des compensations si des réglementations européennes s’avèrent néfastes à leurs exportations vers l’UE, est-il conforme au droit européen ?

déi Lénk salue le vote des eurodéputés qui rejettent ainsi l’application d’un traité antidémocratique. Celui-ci aurait un impact négatif sur le climat, ainsi que des conséquences néfastes pour les agriculteurs européens et la petite paysannerie en Amérique latine. Bien que cette décision n’équivaille pas à un rejet définitif du traité, son application sera retardée d’un an à peu près, donnant ainsi le temps à la société civile et aux agriculteurs de continuer la lutte et d’œuvrer pour un abandon du traité.

Reste à espérer que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen respecte ce choix démocratique et renonce à une application provisoire que réclament déjà de nombreux chefs d’États et de gouvernements conservateurs.

déi Lénk va continuer de suivre ce dossier de près et élever sa voix contre ces traités de libre-échange qui bafouent la souveraineté de l’UE et qui sont des poisons tant pour les populations que pour l’environnement.



déi Lénk begréisst d’Verspéidung vum Mercosur-Traité

De Mëttwoch, den 21. Januar, huet dat Europäescht Parlament seng Verantwortung iwwerholl, andeems et de Fräihandelstraité tëscht de Mercosur-Länner an der EU un den Europäesche Geriichtshaff verwisen huet. D’Riichter zu Lëtzebuerg mussen zwou konkret Froe beäntweren: Éischtens, kann den Traité a Kraaft trieden, ouni datt e vun den nationale Parlamenter ratifizéiert gouf? Zweetens, ass de „mécanisme de rééquilibrage“, deen de Mercosur-Länner et erlaabt Kompensatiounen ze verlaangen, wann europäesch Reglementer hiren Exporter an d’EU schueden, mam europäesche Recht konform?

déi Lénk begréissen d’Ofstëmmung vun den EU-Deputéierten, déi domat d’Akraafttriede vun engem antidemokrateschen Traité zeréckweisen. Dësen Traité hätt negativ Auswierkungen op d’Klima, souwéi schiedlech Konsequenze fir europäesch Baueren an déi kleng Bauerebetriber a Latäinamerika. Och wann dës Decisioun net engem definitive Refus gläichkënnt, gëtt d‘Akraafttrieden ëm ronn ee Joer verzögert. Dat gëtt der Zivilgesellschaft an de Baueren d’Méiglechkeet, de Kampf weiderzeféieren an op e Refus vum Traité hinzeschaffen.

Et bleift ze hoffen, datt d’Presidentin vun der Europäescher Kommissioun, Ursula von der Leyen, dësen demokratesche Choix respektéiert an op e provisorescht Akraafttriede verzicht, dat scho vu ville konservative Staats- a Regierungscheffe gefuerdert gëtt. déi Lénk wäerten dësen Dossier weiderhi genee verfollegen an hir Stëmm géint dës Fräihandelstraitéen erhiewen, déi d’Souveränitéit vun der EU mat Féiss trëppelen an déi Gëft sinn, souwuel fir d’Bevëlkerungen wéi och fir d’Ëmwelt.

Question parlementaire relative à l’application provisoire des accords avec le Mercosur

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur.

Le vote du Parlement européen le 21 janvier 2026 en faveur d’une résolution demandant un avis de la Cour de justice sur la compatibilité avec les traités de l’accord de partenariat et de l’accord intérimaire sur le commerce proposés entre l’Union européenne et le Mercosur aura un effet suspensif sur la ratification. Malgré ce vote se pose la question de l’application provisoire des accords qui peut être décidée par la Commission européenne. A ce sujet, Madame la Présidente de la Commission européenne a annoncé vouloir sonder la position des gouvernements des différents États membres de l’Union européenne.

Dans ce contexte, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre :

Quelle est la position du gouvernement quant à une éventuelle application provisoire des accords? Pouvez-vous me donner les motivations de la position du gouvernement?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Question parlementaire relative à deux sociétés multinationales impliquées dans l’accaparement des ressources naturelles du Venezuela par les États-Unis

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Après l’opération militaire des États-Unis au Venezuela du 3 janvier 2026, menée en violation du droit international, le Président Donald Trump a publiquement déclaré que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux États-Unis jusqu’à 50 millions de barils de pétrole dont les recettes seront contrôlées par lui-même. Il a également déclaré que les États-Unis pourraient conserver le contrôle du Venezuela et de son pétrole durant plusieurs années.

Le 9 janvier 2026, le Président Trump a signé un « executive order » créant un fonds fiduciaire (Foreign Government Deposit Funds) sous contrôle exclusif de la Maison Blanche censé gérer les recettes pétrolières pour le compte du Venezuela. Celui-ci a donné une licence à deux entreprises multinationales suisses spécialisées dans le commerce de ressources naturelles pour vendre le pétrole sur le marché international. Le 14 janvier, une première vente de pétrole pour un montant total de 500 millions US$ a été annoncée publiquement par l’administration Trump.

La très grande partie des recettes semble avoir été versée au Qatar sur des comptes bancaires du fonds fiduciaire susmentionné auprès de la Qatar National Bank (QNB). Il est de notoriété publique que la dynastie régente du Qatar, laquelle contrôle la QNB, entretient des liens commerciaux avec la famille Trump. Selon certains rapports des médias, une partie de l’argent aurait par après été reversée au Venezuela via la Banco Central de Venezuela.

Revenant aux deux entreprises multinationales suisses impliquées dans ce commerce dont la légalité est pour le moins douteuse, il apparaît que celles-ci possèdent plusieurs holdings au Luxembourg. Le fait que ces sociétés Soparfi payent des impôts au Luxembourg implique la possibilité que l’État luxembourgeois profitera indirectement du commerce susmentionné.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre :

1) Quel est votre analyse concernant la légalité de l’accaparement des ressources pétrolières du Venezuela par le États-Unis à la lumière du droit international, ainsi que de la construction commerciale décrite plus haut ?

2) Quel est votre analyse concernant la légalité de l’implication des deux sociétés multinationales dans ce commerce, dont des filiales sont situées au Luxembourg ?

3) Est-ce que vous pouvez écarter le risque que l’État luxembourgeois profitera indirectement du commerce décrit plus haut? Dans la négative, le gouvernement est-il prêt à accepter ce risque ou prendra-t-il des mesures pour l’écarter définitivement?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Solidarité avec le peuple iranien

Depuis des semaines, le peuple iranien proteste contre le régime islamique en Iran. En retour, il subit une répression brutale de la part du régime. Les actions inhumaines du gouvernement ont violé le droit humain à plusieurs reprises, par exemple par l’usage massif de la violence, des arrestations, la torture et des exécutions. Pendant tout ce temps, l’accès à internet a été bloqué pour empêcher la diffusion d’informations et la propagation de nouvelles concernant ces crimes contre l’humanité.

Si le déclenchement de cette nouvelle vague de soulèvements populaires est lié à la pression économique – la population locale souffrant d’une hausse massive des prix –, il existe une histoire et une raison plus profonde derrière les manifestations et les actions courageuses d’innombrables citoyens, prêts à défier un régime brutal et à risquer leur propre vie pour la liberté et le changement.

La dégradation catastrophique des conditions de vie matérielles des Iranien.ne.s repose sur plusieurs facteurs : la corruption généralisée d’une dictature cleptocratique, mais aussi les sanctions économiques imposées au pays depuis 2011 ainsi que la politique de réarmement du régime suite au conflit armé avec Israël l’année passée.

La population iranienne vit depuis des décennies sous un régime autoritaire brutal et oppressif, qui a maintes fois réprimé toute tentative de soulèvement populaire, comme en 2022 lorsque la population s’est soulevée, révoltée par le meurtre de Mahsa Amini et la terreur qui s’en est suivie de la part des forces de l’État contre les manifestants. Ce régime a violé les droits humains à d’innombrables reprises, a réduit au silence les voix de l’opposition et a tout mis en œuvre pour instaurer et maintenir un État islamique oppressif.

déi Lénk se montre solidaire avec le peuple iranien et ses revendications en faveur d’une société démocratique respectueuse des droits humains. déi Lénk met néanmoins en garde contre toute forme d’instrumentalisation étrangère du soulèvement populaire iranien qui permet au régime de justifier sa répression par la menace d’une intervention des Etats-Unis et d’Israël. Ces deux pays, profondément impopulaires en Iran, y compris auprès des opposant.e.s au régime, ne doivent contribuer à renforcer la répression contre le mouvement social et démocratique.

déi Lénk porte également un regard très critique sur le rôle que pourrait jouer le fils de l’ancien Shah. Nous n’avons pas oublié le régime de terreur que son propre père a instauré en Iran à partir de 1953, année où le gouvernement démocratiquement élu de l’Iran a été renversé par le Shah avec le soutien actif des États-Unis. Le régime brutalement oppressif du Shah a été renversé par une révolution en 1979, qui a malheureusement conduit à la mise en place d’un autre régime autoritaire, toujours en place aujourd’hui.

Cependant, en tant que mouvement politique de gauche, nous respectons pleinement le droit du peuple iranien à l’autodétermination quant à la voie à suivre pour son avenir. Nous continuerons à manifester notre solidarité critique avec les peuples opprimés partout dans le monde et à lutter pour le respect des droits humains.


Solidarity with the Iranian People

For weeks, the Iranian people have been protesting against the Islamic regime in Iran. In response, they have been subjected to brutal repression by the regime. The government’s inhumane actions have repeatedly violated human rights, for example through the widespread use of violence, arrests, torture, and executions. Throughout this time, access to the internet has been blocked in order to prevent the dissemination of information and the spread of news about these crimes against humanity.

While the trigger for this new wave of popular uprisings is linked to economic pressure—local populations suffering from a massive rise in prices—there is a longer history and a deeper reason behind the protests and the courageous actions of countless citizens, ready to defy a brutal regime and to risk their own lives for freedom and change.

The catastrophic deterioration of the material living conditions of the Iranian people is based on several factors: the widespread corruption of a kleptocratic dictatorship, the economic sanctions imposed on the country since 2011, as well as the regime’s rearmament policy following the armed conflict with Israel last year.

For decades, the Iranian population has lived under a brutal and oppressive authoritarian regime, which has repeatedly crushed any attempt at popular uprising, such as in 2022 when the population rose up in outrage over the murder of Mahsa Amini and the terror that followed, inflicted by state forces against demonstrators. This regime has violated human rights countless times, silenced opposition voices, and done everything in its power to establish and maintain an oppressive Islamic state.

déi Lénk expresses its solidarity with the Iranian people and their demands for a democratic society that respects human rights. However, déi Lénk warns against any form of foreign instrumentalization of the Iranian popular uprising, which would allow the regime to justify its repression by invoking the threat of intervention by the United States and Israel. These two countries, deeply unpopular in Iran—including among opponents of the regime—must not contribute to strengthening repression against the social and democratic movement.

déi Lénk also takes a very critical view of the role that the son of the former Shah could play. We have not forgotten the regime of terror that his own father established in Iran from 1953 onward, the year in which Iran’s democratically elected government was overthrown by the Shah with the active support of the United States. The Shah’s brutally oppressive regime was overthrown by a revolution in 1979, which unfortunately led to the establishment of another authoritarian regime, still in power today.

However, as a left-wing political movement, we fully respect the right of the Iranian people to self-determination regarding the path they choose for their future. We will continue to express our critical solidarity with oppressed peoples everywhere in the world and to fight for the respect of human rights.

Contre l’agression et l’intervention militaires des États-Unis au Venezuela

Ce samedi 3 janvier, les forces armées des États-Unis, sur ordre du président Trump, ont lancé une opération de guerre contre le Venezuela au moyen de frappes aériennes et de missiles, dans le but de renverser le président Maduro et le gouvernement du PSUV, et de les remplacer par un gouvernement conforme aux intérêts des États-Unis.

Cet acte de guerre constitue une nouvelle violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies. Déjà quelques jours auparavant, les États-Unis avaient arraisonné et saisi en haute mer plusieurs pétroliers transportant des cargaisons vénézuéliennes. Depuis des semaines, dans les Caraïbes et dans le Pacifique, des embarcations civiles sont détruites par des missiles et des drones, ce qui a déjà causé plus de 100 morts.

Cette attaque du gouvernement américain est illégale au regard du droit international et révèle, dans son ensemble, une stratégie de politique impérialiste visant à placer sous le contrôle de l’empire américain les ressources, richesses, marchés et routes commerciales les plus précieux. Aujourd’hui le Venezuela, demain peut-être Cuba, le Panama, le Groenland… même le Canada a déjà été mentionné par Trump. Le monde ne peut rester sans réaction face à cela.

L’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures du Venezuela a une longue tradition. Les vingt dernières années ont été marquées par des sanctions économiques, des actes ouverts de sabotage criminel et des interdictions d’importation.

L’action illégale du gouvernement américain exige une réponse déterminée de toutes les personnes et de tous les gouvernements attachés au droit des peuples à l’autodétermination, à la justice, à la paix et à un développement socialement plus juste sur cette planète.

Cette nouvelle agression des États-Unis contre un pays d’Amérique latine s’inscrit dans une longue liste d’ingérences, de guerres et d’interventions sur ce continent, qui avaient toutes un objectif commun : garantir le transfert des richesses du « Sud vers le Nord ». Le Venezuela dispose des plus grandes réserves de pétrole connues au monde.

Les conséquences de la puissance militaire et de l’arrogance se confirment une fois de plus. Elles sont imprévisibles, mais ne peuvent mener qu’à davantage de violence et de guerres.

C’est pourquoi nous exigeons :

  • l’arrêt immédiat des attaques et le retrait de toutes les forces armées américaines du Venezuela ;
  • la condamnation de cette opération militaire, y compris par le gouvernement luxembourgeois. Ce qui vaut pour l’Ukraine doit aussi valoir pour le Venezuela ;
  • le libre droit à l’autodétermination du peuple vénézuélien ainsi que la liberté totale et la légalité pour les syndicats et les partis ;
  • la libération immédiate du président vénézuélien Maduro, illégalement enlevé au regard du droit international ;
  • la fin immédiate des sanctions américaines contre le Venezuela.

Gegen die militärische Aggression und Intervention der USA in Venezuela

An diesem Samstag, dem 3. Januar, haben die Streitkräfte der USA auf Anordnung von Präsident Trump mittels Luftschlägen und Raketenangriffen eine Kriegsoperation gegen Venezuela begonnen, mit dem Ziel, Präsident Maduro und die PSUV-Regierung zu stürzen und durch eine den US-Interessen genehme Regierung zu ersetzen.

Dieser kriegerische Akt ist ein weiterer flagranter Verstoß gegen das internationale Völkerrecht und die UN-Charta. Schon Tage zuvor hatten die USA mehrere Öltanker mit venezolanischer Fracht auf offener See besetzt und beschlagnahmt. Seit Wochen werden in der Karibik und im Pazifik zivile Boote durch Raketen und Drohnen zerstört, wobei es bisher mehr als 100 Tote gab.

Dieser Angriff der US-Regierung ist völkerrechtswidrig und offenbart in seiner Gesamtheit eine Strategie einer imperialistischen Politik, deren Ziel es ist, die wertvollsten Rohstoffe, Reichtümer, Märkte und Handelswege unter die Kontrolle des US-Imperiums zu bringen. Heute Venezuela, morgen vielleicht Kuba, Panama, Grönland… sogar Kanada wurde von Trump schon genannt. Das kann von der Welt nicht reaktionslos hingenommen werden.

Die Einmischung der USA in die inneren Angelegenheiten Venezuelas hat eine lange Tradition. Die letzten 20 Jahre waren gekennzeichnet von Wirtschaftssanktionen, offener krimineller Sabotage und Importverboten.

Das illegale Vorgehen der US-Regierung erfordert eine entschlossene Antwort aller Menschen und aller Regierungen, denen am Recht der Völker auf Selbstbestimmung, Gerechtigkeit, Frieden und einer sozial gerechteren Entwicklung auf diesem Planeten gelegen ist.

Diese erneute Aggression von Seiten der USA gegen ein lateinamerikanisches Land ist Teil einer langen Liste von Einmischungen, Kriegen und Interventionen auf diesem Kontinent, die alle ein gemeinsames Ziel hatten, nämlich den Transfer von Reichtum vom „Süden in den Norden“ zu garantieren. Venezuela verfügt über die größten bekannten Erdölvorkommen der Welt.

Wohin militärische Stärke und Arroganz hinführen, hat sich nun erneut bestätigt. Die Folgen davon sind nicht absehbar, sie können aber nur zu noch mehr Gewalt und Kriegen führen.

Deswegen fordern wir:

  • Eine sofortige Beendigung der Angriffe und einen Rückzug aller US-Streitkräfte aus Venezuela.
  • Die Verurteilung dieser militärischen Operation, auch durch die luxemburgische Regierung. Was für die Ukraine gilt, muss auch für Venezuela gelten.
  • Das freie Selbstbestimmungsrecht des Volkes von Venezuela sowie völlige Freiheit und Legalität für die Gewerkschaften und Parteien.
  • Die sofortige Freilassung des venezolanischen Präsidenten Maduro, der völkerrechtswidrig entführt wurde.
  • Ein sofortiges Ende der US-Sanktionen gegen Venezuela.

Responsabiliser le Luxembourg : Solidarité avec le Soudan !

Luxembourg, le 14 novembre 2025

Le 27 octobre 2025, les soldats de la milice RSF au Soudan ont pris le contrôle de la ville d’Al-Fashir. Cette prise de contrôle a été suivie de violations des droits humains, notamment des exécutions massives et des viols. L’armée régulière soudanaise a également participé à diverses violations des droits humains. Cette nouvelle flambée de violence frappe un pays qui est depuis des années menacé par une famine massive. Selon l’ONU, 21,2 millions de personnes souffrent de famine extrême.

Dans le même temps, le Soudan est le terrain de jeu d’acteurs régionaux et non régionaux, qui soutiennent généreusement les différents camps, tant sur le plan financier que matériel. Des acteurs tels que l’Égypte, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Émirats arabes unis s’intéressent peu à la population civile locale, mais se préoccupent plutôt des matières premières et du contrôle stratégique. Et ils peuvent fournir sans entrave des armes aux deux camps, armes qui sont utilisées pour commettre des crimes contre les droits humains.

En tant que déi Lénk, nous condamnons toutes les formes de crimes contre l’humanité. Il est absolument essentiel de fournir une aide humanitaire à la population et de mettre fin aux violations des droits humains et du droit international. Les auteurs de ces crimes doivent être traduits devant les tribunaux internationaux.

déi Lénk, cependant, voit dans le Soudan un nouvel épisode d’un Occident qui ne se soucie ni des droits humains ni du droit international. Tout comme à Gaza, le Soudan est tout simplement ignoré et sa population livrée à elle-même.

Depuis 2023, Médecins Sans Frontières tente d’attirer l’attention du gouvernement luxembourgeois sur la gravité de la situation. Cependant, celui-ci ne s’y est intéressé qu’en 2024. En mai 2024, la Chambre a également adopté à l’unanimité une motion appelant le gouvernement luxembourgeois à tout mettre en œuvre pour mettre fin à la crise humanitaire au Soudan.

Il est donc déjà étonnant, à notre avis, que le ministre des Affaires étrangères Xavier Bettel, dans sa déclaration de politique étrangère de cette année, décrive comment, lors de sa récente visite au Kenya, son homologue kenyan a dû attirer son attention sur cette « crise oubliée ». Plus d’un an après la motion et plus de deux ans après le début de la crise, le Soudan n’est qu’un « fait divers ».

Cela montre également l’ordre du jour du Conseil des ministres européens des Affaires étrangères, où le Soudan figurait sous la rubrique « Divers », mais grâce à notre ministre des Affaires étrangères, il est désormais un point principal à l’ordre du jour. Mais le Soudan était-il également un point principal à l’ordre du jour du ministre des Affaires étrangères Xavier Bettel lorsqu’il a participé au « Forum Sir Bani Yars » à Abu Dhabi en novembre 2024 ?

Le conflit au Soudan et le rôle très actif que jouent les Émirats arabes unis dans le soutien à la milice RSF figuraient-ils également à l’ordre du jour lorsque le ministre des Finances Gilles Roth s’est rendu à Abu Dhabi en mai 2025 ? Ou l’accent était-il plutôt mis sur les intérêts financiers et économiques ?

« Malheureusement, nous n’avons souvent pas assez de temps pour parler de cette région », peut-on lire dans la déclaration de politique étrangère du ministre des Affaires étrangères cette année. Une excuse courageuse après presque deux ans, après deux visites à Abu Dhabi, et malgré la présence d’une ambassade luxembourgeoise à Abu Dhabi qui pourrait également exercer une pression sur l’un des acteurs du conflit sur le terrain.

Cependant, l’UE avait assez de temps pour négocier un nouvel accord avec l’Égypte (un autre acteur activement impliqué dans le conflit). Des milliards d’euros doivent y être versés, notamment pour permettre à l’Égypte de retenir autant de réfugiés que possible. Il s’agit d’un des nombreux traités conclus avec des régimes autoritaires. Il est clairement prouvé qu’en Égypte, comme en Libye, les droits humains des réfugiés sont à peine respectés. Rien qu’en Égypte, on compte 1,5 million de réfugiés soudanais.

Le Soudan figurait-il sur l’ordre du jour de notre ministre des Affaires étrangères lors de sa visite en Egypte en janvier 2025 ou les intérêts financiers et économiques étaient-ils tout simplement plus importants ? Le temps et les opportunités sont là, mais l’intérêt, semble-t-il, ne l’est pas.

Le Luxembourg et d’autres États membres de l’UE montrent, non seulement dans le dossier soudanais, mais aussi dans d’autres, qu’ils ont une attitude plutôt désinvolte à l’égard du droit international et des droits humains. Au lieu d’agir, ils ignorent le problème afin de poursuivre des activités lucratives avec les acteurs régionaux.

Notre député, David Wagner, avait déjà pris position lors du débat sur la motion en mai 2024, déclarant qu’avec l’Égypte et les Émirats, il existe divers leviers pour faire pression et mettre fin à cette catastrophe humanitaire. Nous continuons donc à demander au gouvernement luxembourgeois de respecter la motion 4323.

Le Luxembourg doit exercer une pression active sur les puissances régionales, telles que l’Égypte et les Émirats arabes unis, et se faire le fervent défenseur, au sein de l’UE, de la mise en place de sanctions. Le Luxembourg et l’UE doivent plaider en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire et en faveur de la paix, afin d’aider enfin la population sur le terrain au lieu de donner la priorité aux intérêts économiques.

déi Lénk exprime sa solidarité avec le peuple soudanais et soutient l’appel de la communauté soudanaise au Luxembourg, qui se réunira le 15 novembre à 15 heures devant le ministère des Affaires étrangères.

Am Virfeld vun der COP30: D’Regierung mécht am Dossier Klimaschutz näischt!

De Mëttwoch den 29. Oktober huet an der Chamber, op Initiativ vun déi Lénk, eng Debatt stattfonnt iwwer d’COP30 Zu Belém a Brasilien. Dës Debatt war absolutt néideg well Klimapolitik fir déi schwaarz-blo Regierung keng Prioritéit ass, fir et léif ze soen. D’Zuele sinn alarméierend, d’Naturkatastrophen heefen sech, all d’Indicateure weisen an déi falsch Richtung.

déi Lénk hunn zwou Motiounen deposéiert:

  • déi éischt huet ënnert anerem eng Erhéijung vun der Lëtzebuerger Contributioun am Kampf géint de Klimawandel gefuerdert;
  • déi zweet huet gefuerdert datt d’Regierung sech verstäerkt géint Deforestatioun asetzt.

D’LSAP an déi Gréng hunn eis Motioune matgedroen, d’Regierung huet se alle béid verworf.


À l’approche de la COP30 : le gouvernement ne fait rien en matière de protection du climat !

Le mercredi 29 octobre, un débat a eu lieu à la Chambre des députés, à l’initiative de déi Lénk, sur la COP30 qui se tiendra à Belém, au Brésil.
Ce débat était absolument nécessaire, car la politique climatique n’est clairement pas une priorité pour le gouvernement noir-bleu — pour le dire gentiment.
Les chiffres sont alarmants, les catastrophes naturelles se multiplient, et tous les indicateurs pointent dans la mauvaise direction.

déi Lénk ont déposé deux motions :

  • La première demandait, entre autres, une augmentation de la contribution du Luxembourg à la lutte contre le changement climatique.
  • La seconde exigeait que le gouvernement renforce son engagement contre la déforestation.

Le LSAP et les Verts ont soutenu nos motions, mais le gouvernement les a toutes deux rejetées.

Question parlementaire relative à une entreprise luxembourgeoise active dans les Territoires palestiniens occupés

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme a récemment mis à jour sa liste des sociétés liées au développement des colonies israéliennes, considérées comme illégales par le droit international. Une entreprise luxembourgeoise continue à figurer sur cette liste.

Dans sa réponse à la question parlementaire n°1245 des députés Franz Fayot et Yves Cruchten datant du 28 octobre 2024, Monsieur le ministre des Affaires étrangères a indiqué avoir contacté l’entreprise en question par courrier « exprimant ses préoccupations quant aux activités de l’entreprise dans le Territoire palestinien occupé et rappelant ses obligations en vertu des principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ». Monsieur le ministre avait également expliqué dans cette réponse que le ministère assurait le suivi de cette lettre et qu’il continuerait à suivre de près les évolutions en la matière.

Rappelons à cet endroit que les relations commerciales et les investissements vers les Territoires palestiniens occupés sont explicitement interdits par la Cour internationale de justice.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre :

1) Quelles suites ont été données à la lettre mentionnée plus haut et quelles évolutions ont pu être constatées dans ce dossier depuis octobre 2024 ?

2) Quelle est la réaction de Monsieur le ministre face au constat que ladite entreprise continue à figurer sur la liste de l’ONU ? Monsieur le ministre est-il d’accord pour dire que cette situation est inacceptable ?

3) Quelles mesures le gouvernement entend-il entreprendre afin de faire en sorte qu’aucune société luxembourgeoise ne figure sur la liste de l’ONU lors de la prochaine mise à jour ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

D’Prioritéit bleift de Genozid ze stoppen

déi Lénk begréissen ausdrécklech, datt d’Regierung sech endlech dozou duerchgeronge krut, de Staat Palästina formal unzeerkennen. Mee déi éischt Prioritéit bleift, de Genozid ze stoppen.

Gëschter huet de Premier Luc Frieden op enger Konferenz zu New York offiziell ugekënnegt, datt Lëtzebuerg de Staat Palästina formal unerkennt an dat an de Grenze vun 1967 gemäss der Resolutioun 2334 vum UN-Sécherheetsrot. déi Lénk begréissen ausdrécklech dëse Schratt, deen an eisen Ae scho laang iwwerfälleg ass. Mir erënneren drun, datt d’Chamber op Initiativ vun déi Lénk dës Unerkennung scho säit 2014 fuerdert.

D’Unerkennung vu Palästina ass politesch immens wichteg, mee d’Urgence ass a bleift am Moment de Genozid an der Gaza-Sträif ze stoppen. D’Regierung Netanjahu muss dozou gezwonge ginn déi militäresch Operatiounen ze stoppen, onageschränkt humanitär Hëllef an d’Gaza-Sträif ze loossen, d’Annexiounsbestriewungen opzeginn an un de Verhandlungsdësch zeréck ze kommen. A fir dat z’erreeche féiert aktuell kee Wee laanscht international Sanktiounen.

Mir fuerderen dofir d’Regierung weiderhin op, sech aktiv fir staark international Sanktioune géint de Staat Israel anzesetzen, bis datt déi israeelesch Regierung nees dat internationaalt Recht anhält an sech eeschthaft u Friddensverhandlunge bedeelegt. Donieft erwaarde mir, datt d’Regierung an Tëschenzäit och ambitionéiert bilateral Sanktiounen decidéiert, sou wéi d’Belsch an och Spuenien dat ugekënnegt hunn. Mir fuerderen ënnert anerem, datt d’Regierung direkt de Lëtzebuerger Handelsbüro zu Tel Aviv zou mécht an d’Autorisatioun vun der CSSF fir déi israeelesch Staatsobligatiounen zeréckzitt.


La priorité reste de mettre fin au génocide dans la bande de Gaza.

La gauche salue expressément que le gouvernement ait enfin trouvé le courage de reconnaître formellement l’État de Palestine. Mais la première priorité reste de mettre fin au génocide.

Hier, le Premier ministre Luc Frieden a officiellement annoncé lors d’une conférence à New York que le Luxembourg reconnaît formellement l’État de Palestine, et ce dans les frontières de 1967 conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU. déi Lénk salue expressément cette décision, que nous considérons depuis longtemps comme largement tardive. Nous rappelons que la Chambre, à l’initiative de déi Lénk, réclame cette reconnaissance depuis 2014.

La reconnaissance de la Palestine est politiquement très importante, mais l’urgence est et reste aujourd’hui de mettre fin au génocide dans la bande de Gaza. Le gouvernement Netanyahou doit être contraint d’arrêter les opérations militaires, de laisser entrer une aide humanitaire sans restriction dans la bande de Gaza, d’abandonner les projets d’annexion et de revenir à la table des négociations. Et pour atteindre cet objectif, il n’existe actuellement aucune alternative aux sanctions internationales. Nous appelons donc le gouvernement à continuer de s’engager activement en faveur de sanctions internationales fortes contre l’État d’Israël, jusqu’à ce que le gouvernement israélien respecte à nouveau le droit international et participe sérieusement à des négociations de paix. Par ailleurs, nous attendons du gouvernement qu’il décide entre-temps de sanctions bilatérales ambitieuses, comme la Belgique et l’Espagne l’ont déjà annoncé. Nous demandons entre autres que le gouvernement ferme immédiatement le bureau de commerce luxembourgeois à Tel-Aviv et retire l’autorisation de la CSSF pour les obligations d’État israéliennes.

Question parlementaire relative aux sanctions décidées par la Belgique à l’égard d’Israël et de responsables du Hamas

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre des Affaires étrangères.

Début septembre, le gouvernement fédéral belge s’est accordé sur un paquet de sanctions à l’égard d’Israël et de responsables du Hamas. Celui-ci a été annoncé par le ministre des Affaires étrangères belge dans un communiqué à l’issue d’une réunion en cabinet restreint.

Suivant cet accord, la Belgique prendra des mesures et sanctions unilatérales afin d’accroître la pression sur le gouvernement israélien et les terroristes du Hamas, ceci notamment compte tenu des obligations internationales de la Belgique dont le devoir est de prévenir tout risque de génocide.

En me basant sur les détails de ce paquet de mesures, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre des Affaires étrangères :

1) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider des sanctions claires (restrictions financières, gel des avoirs, interdiction d’entrer sur le territoire) à l’égard de colons israéliens violents et de responsables du Hamas sur base des listes dressées par l’UE ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

2) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à déclarer les ministres extrémistes Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich et les leaders politiques et militaires du Hamas personae non gratae sur le territoire luxembourgeois ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

3) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider une interdiction d’exportation et de transit pour tous les biens militaires destinés à un usage par Israël, y compris les biens à double usage lorsque l’utilisateur final est militaire ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

4) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à décider une interdiction nationale d’importation des marchandises produites, exploitées ou transformées dans les territoires occupés illégalement par Israël ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

5) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à mettre fin aux services consulaires étendus pour ses ressortissants résidant dans les colonies ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

6) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à étudier la possibilité de refuser les visa long séjour aux Israéliens vivant dans les colonies ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

7) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à engager des poursuites judiciaires contre ses ressortissants qui, en Israël ou en territoire palestinien occupé, se seraient rendus coupable d’une violation grave du droit international humanitaire et/ou d’une infraction terroriste ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

8) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à refuser, aussi longtemps que la guerre se poursuit, des demandes de survol de l’espace aérien luxembourgeois émanant des autorités israéliennes pour les vols militaires ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

9) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à stopper l’achat de matériel militaire auprès d’entreprises situées en Israël lorsque cela est possible ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

10) A l’instar de la Belgique, le Luxembourg est-il prêt à voter au niveau européen pour la suspension (complète) du volet commercial de l’accord d’association, la suspension (complète) du volet recherche, innovation et coopération technologique de l’accord d’association, en ce compris de la participation d’Israël aux programmes de l’Union tels que Horizon Europe, la suspension de l’Agreement on Conformity Assessment and Acceptance of Industrial Products, ainsi que la coopération technique prévue par l’instrument Neighbourhood, Development and International Cooperation Instrument (NDICI) – en ce compris au travers du Technical Assistance and Information Exchange Instrument (TAIEX) mais excepté les financements profitant aux ONG israéliennes actives dans la défense des droits humains ? Dans la négative, Monsieur le ministre peut-il m’en donner les raisons ?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

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