Communiqué: Mieux soutenir le secteur associatif pour renforcer la société civile, la solidarité et la démocratie!

L’économie et la société civile ont été durement frappées par la pandémie du COVID-19 et les mesures de lutte contre sa propagation. Or, alors que les mesures d’aide pour l’économie se multiplient, nombreux acteurs de la société civile, tel que le secteur associatif, continuent de faire face seuls aux défis de la crise sanitaire et de ses suites.

Deux sondages réalisés par le CLAE (Comité de liaison des associations d’étrangers) et le Cercle de coopération des ONG au Luxembourg, auprès de 258 associations, ont montré que « 90% des associations répondantes estimaient que la crise avait eu des répercussions sur leur structure. Près de 25 % estiment même que les difficultés rencontrées au niveau financier remettent en cause l’existence de l’association ». Cela concerne surtout les ONG et asbl non conventionnées, dont la levée de fonds a été fortement entravée par la crise sanitaire. En même temps, une étude ILRES commissionnée par le Mouvement Écologique a mis en évidence le désir de la population de ne pas revenir à l’avant-COVID-19, mais de profiter de la relance pour créer une société plus humaine, avec des priorités sociales et écologiques au lieu d’un primat économique.

Ce sont donc les associations œuvrant dans le domaine de l’intégration, essentielles pour la cohésion sociale d’un pays avec 48% de ressortissants n’ayant pas la nationalité luxembourgeoise, et les ONG pour le développement qui font face en Afrique, en Asie, et en Amérique latine à des crises humanitaires et alimentaires pour lutter contre les inégalités que cette crise a encore renforcées.

Une société plus humaine, plus écologique et plus solidaire ne naît pas de sociétés anonymes, de valeurs investies et d’actions en bourse, mais d’associations engagées, de valeurs partagées et d’actions sur le terrain. C’est ici que se trouvent le commun et les racines de la démocratie réelle. Soutenir le secteur associatif, et les nombreux bénévoles qui s’y engagent, c’est soutenir ceux qui fondent et font la société.

déi Lénk soutient les revendications que le CLAE, le Cercle de Coopération des ONG portent envers les structures nationales :

  • La reconnaissance de l’importance du secteur associatif dans la cohésion sociale et un soutien politique qui soit à la hauteur des enjeux
  • La reconnaissance de l’engagement bénévole pour maintenir le tissu associatif 
  • La consultation des organisations associatives avant l’adoption de toute décision concernant l’affectation des fonds de l’aide publique au développement, tout particulièrement pour que les subsides concernant les ONG et des solutions adaptées au secteur puissent être négociées
  • Le renoncement aux coupes budgétaires surtout en période de crise car le travail associatif permet aussi de venir en aide aux personnes les plus vulnérables de la société
  • L’octroi d’une ligne budgétaire spécifique pour venir en aide aux associations en difficulté

déi Lénk reconnait l’importance des subsides communaux pour beaucoup d’associations. Cependant, de nombreux problèmes continuent d’exister au niveau local, notamment la difficulté de trouver et de financer des bureaux et des salles de réunion. Surtout dans la capitale, l’explosion de la spéculation immobilière et les effets du capitalisme anti-social chassent des associations de leur bureau vers des endroits plus excentrés et plus difficilement accessibles et créent ainsi des barrières supplémentaires à franchir pour les militant.e.s et le public intéressé.

L’État doit par principe soutenir les acteurs qui tissent et renforcent les liens sociaux. Renforcer le secteur associatif est donc encore plus urgent face à une pandémie qui s’attaque à ces mêmes liens et dont les effets néfastes continuent de mettre à l’épreuve notre vivre-ensemble. 

Pour une révision de fond des lois Covid !

Trois mois après le début des premières mesures pour endiguer la diffusion du virus SARS-CoV-2, l’épidémie a pu être très largement réduite au Luxembourg grâce aux efforts de la population.

Il est d’autant plus décevant de constater que le gouvernement semble incapable de trouver une issue à l’état d’exception malgré des semaines de négociation e.a. dans les commissions parlementaires. déi Lénk fait valoir les principes suivants : 

1) Une politique moderne de pandémie ne peut se baser sur les recettes autoritaires du 19e siècle. Elle doit éclairer les gens sur les faits réels, se baser sur le dialogue et sur la recherche de l’appui. Une réduction des droits fondamentaux ne peut être décidée que sur base d’une situation de danger réel et être proportionnelle à ce danger.

2) La quarantaine (pour des personnes de contact présumées) et l’isolation (pour des personnes testées positivement) peuvent être des instruments utiles pour endiguer des infections si elles sont utilisées avec mesure et proportionnellement à la situation de danger. Elles sont du poison pour les relations sociales si elles sont l’expression de l’État autoritaire.

Nous sommes d’avis que la quarantaine à domicile ou dans un autre endroit doit rester volontaire aussi longtemps qu’un test positif n’a été effectué. Car toutes ces personnes sont d’abord présumées avoir été en contact avec une personne testée positivement uniquement sur base des déclarations de cette dernière.

De même nous sommes d’avis que l’isolation à domicile ou dans un autre endroit doit être obtenue en accord avec la personne testée positivement et en lui accordant le plus d’aides possibles. Particulièrement les personnes se trouvant dans une situation d’urgence (personnes sans domicile, victimes de violence, précaires, réfugiées e.a.) doivent obtenir toute l’aide imaginable pour leur garantir un toit au-dessus de la tête et le respect de leur dignité humaine. Des mesures contraignantes doivent être limitées à des circonstances particulières et être accompagnées de toutes les garanties. Il faut qu’il soit tenu compte des avis clairs de la Commission des Droits de l’Homme et de toutes les instances judiciaires.

3) Les dispositions actuelles sur le traitement des données sont également mises en cause par nous. Même si leur anonymisation a été avancée à trois mois après que la loi ait cessé ses effets, au lieu de 6 mois auparavant, cette disposition risque de s’éterniser au cas où la loi serait prorogée au-delà du 25 juillet. Comme le commentaire de cet article prévoit la continuation de ces données « à des autorités de santé étrangères ou européennes », cela pourrait avoir des suites dangereuses pour la politique d’admission dans d’autres États.

4) Le pouvoir de décision qui revient au parlement doit être accompagné d’un droit de regard sur tous les résultats des recherches et d’autres études afin que toutes les décisions du parlement et de l’administration puissent à chaque instant se baser sur la situation sanitaire réelle et pour éviter une utilisation abusive d’une situation de nécessité.

5) Nous demandons l’inclusion de mesures de contrôle de l’Inspection du Travail (ITM) et de la médecine du travail dans la loi, ainsi que le droit au retrait des travailleur.e.s en cas de danger. Une attention particulière doit continuer à être apportée à tous les domaines des soins médicaux et à la garde des personnes âgées.

déi Lénk continuera d’observer de près ce qui va se passer et ne donnera son accord à ces lois et à d’éventuelles lois qui leur succéderont que si les observations faites ci-avant sont suivies d’effet en substance.

Die COVID-Gesetze müssen grundsätzlich verbessert werden!

Drei Monate nach dem Beginn der ersten Maßnahmen zur Eindämmung des SARS-CoV-2-Virus konnte die Epidemie in Luxemburg dank der Anstrengungen der Bevölkerung sehr stark begrenzt werden. 

Es ist umso enttäuschender, dass die Regierung den Ausweg aus der Notstandssituation trotz wochenlanger Verhandlungen u.a. in parlamentarischen Kommissionen offensichtlich noch immer nicht finden kann. Für déi Lénk gelten folgende Prinzipien:

1) Eine moderne Pandemiepolitik kann nicht mit den autoritären Rezepten des 19. Jahrhunderts daherkommen. Das setzt voraus, dass die Menschen über die realen Fakten aufgeklärt werden, dass mit ihnen geredet und ihre Zustimmung gesucht wird. Eine Einschränkung der Grundrechte kann nur aufgrund einer tatsächlichen Gefahrenlage beschlossen werden. Sie muss proportional zu den Gefahren sein.

2) Quarantäne (für mutmaßliche Kontaktpersonen) und Isolation (für positiv Getestete) können nützliche Instrumente einer Eindämmung der Infektionen sein, wenn sie mit Augenmaß und der Gefahrenlage angemessen angewendet werden. Sie sind jedoch Gift für die sozialen Beziehungen, wenn der Obrigkeitsstaat sich dahinter verbirgt.

Wir sind dafür, dass die Quarantäne zuhause oder an einem anderen Ort freiwillig bleibt solange kein positiver Test gemacht wurde (denn der betroffene Personenkreis ergibt sich zuerst ausschließlich aus den Angaben einer positiv getesteten Person).

Wir sind auch dafür, dass die Isolation zuhause oder an einem anderen Ort im Einverständnis mit der positiv getesteten Person und unter Gewährung der größtmöglichen Hilfestellung zu geschehen hat. Besonders Personen in Notsituationen (Obdachlose, Opfer von Gewalt, prekär Arbeitende, Geflüchtete etc.) müssen jede erdenkliche Hilfe erhalten, um ihnen ein menschenwürdiges Dach über dem Kopf zu garantieren. Zwangsmaßnahmen sind nur bei besonderen Umständen und unter Gewährung aller Garantien zu tolerieren. Die Gutachten der Menschenrechtskommission und aller Gerichtsinstanzen sind eindeutig, ihnen muss Rechnung getragen werden.

3) Wir kritisieren die aktuellen Bestimmungen zur Behandlung der Daten. Auch wenn diese jetzt bereits nach 3 Monaten nach Auslaufen des Gesetzes (anstatt bisher 6 Monaten) anonymisiert werden sollen, so könnte dies bei Weiterführung des Gesetzes über den 25. Juli hinaus eine lange Zeitspanne werden. Zudem schließt der Kommentar des entsprechenden Artikels die Weiterleitung dieser Daten an „ausländische und europäische“ Gesundheitsdienste ein. Dies könnte gefährliche Auswirkungen auf die Einreisepolitik in andere Staaten haben.

4) Da die Entscheidungsgewalt jetzt wieder formal vom Parlament ausgeht, verlangen wir einen Einblick in alle Forschungsresultate und andere Studien, damit jederzeit alle Entscheidungen des Parlamentes und der Verwaltungen auf der konkreten sanitären Faktenlage begründet sind und keine missbräuchliche Ausnutzung einer Notlage möglich sein kann.

5) Wir fordern die Einbindung in das Gesetz von Kontrollmaßnahmen der Gewerbeinspektion (ITM) und der Arbeitsmedizin, sowie ein Recht auf Rückzug der Arbeitenden im Falle von Gefahr. Besondere Vorsicht muss auch weiterhin für alle Bereiche der medizinischen Versorgung und der Pflege gelten.

déi Lénk beobachten die weitere Entwicklung sehr genau und werden ihre Zustimmung zu diesen Gesetzen und zu eventuellen Nachfolgegesetzen nur geben, wenn ihren Bemerkungen im Kern Rechnung getragen wird.

IDEA et la crise du logement : une étude à s’arracher les cheveux

Dans une étude sur le logement au Luxembourg publiée ce mois-ci par le think tank de la Chambre de Commerce, la fondation IDEA prétend que le STATEC, le CES et l’Observatoire de l’habitat aient mal calculés les besoins en nouveaux logements ces dernières années. Selon l’étude d’IDEA, la construction de 6.500 nouveaux logements par an entraînerait une hausse des prix. La même étude juge « paradoxale » la charge financière que représente le logement pour 80% des ménages interrogés par le STATEC en 2012.

Ainsi, les enquêteurs d’IDEA concluent que ces 80% des ménages qui doivent débourser 19% de leur revenu disponible pour se loger exagèreraient quelque peu leur cause. Si ce montant semble mesquin à leurs yeux, que diront-ils des 30% ou plus de dépenses pour le logement chiffrées par le rapport travail et cohésion sociale du STATEC en 2017 pour les cas des jeunes et des familles monoparentales ? Que dire des nombreux ménages à revenus modestes qui sont obligés de s’adresser aux instances publiques pour pouvoir accéder à un logement décent ? Le logement social ne représente que 2% du parc immobilier total au Luxembourg. Avant de s’avancer avec un chiffre quelconque sur les besoins de logements au Luxembourg, il suffit de se rappeler que dans toutes les régions du pays, les prix de tous les types de logement confondus augmentent actuellement de 5% par an en moyenne.

Enfin, l’étude de la fondation IDEA remet en cause un principe économique fondamental, à savoir la relation entre l’augmentation de l’offre et la baisse des prix. déi Lénk persiste à ce qu’un vaste programme de construction publique est indispensable pour augmenter sensiblement l’offre de logements abordables de qualité. Ce programme sera financé par la réserve du régime de pension et piloté par un nouveau Service Public de l’Habitat assurant sa gestion, sa conception ainsi que sa réalisation. De plus, une étude scientifique sérieuse sur les besoins réels en logements au Luxembourg doit permettre de construire selon les besoins des (futur.e.s) résident.e.s.

La construction de nouveaux logements étant une mesure à long terme, il s’agit de renforcer l’accès et les droits des locataires dès que possible au vu de l’explosion des prix des loyers. Durant la législature actuelle, déi Lénk a soumis deux propositions de loi à la Chambre des Députés, dont la première vise à limiter la caution locative à un mois de loyer et la prise en charge des frais d’agence par le commanditaire (souvent le propriétaire). La deuxième vise à réduire l’écart croissant entre l’évolution des prix des logements et l’évolution du coût de la vie. Il n’est pas étonnant que la première proposition de loi n’ait pas été favorablement reçue par la Chambre de Commerce, vu le déni de la crise du logement dont témoigne l’étude IDEA en question.

Un troisième point d’attaque pour contrer la crise du logement consiste à mobiliser le logement existant. Avec l’entrée en vigueur du « pacte logement » en 2008, les communes peuvent percevoir une taxe communale sur les logements vides et les terrains non-bâtis. A ce jour, seul un petit nombre de communes a osé mettre en œuvre cette mesure. déi Lénk revendique que le pacte logement soit modifié afin de rendre obligatoires ces taxes communales tout en clarifiant les doutes juridiques quant au recensement des logements vides et des terrains non-bâtis.

La crise du logement ne sera pas maîtrisée en jonglant avec des calculs statistiques, ni en accumulant des débats débouchant toujours sur les mêmes constats. Il faut agir maintenant et s’engager pour un réel changement de la politique du logement.  

(communiqué par déi Lénk)

déi Lénk am forum: Viele braucht es um Veränderung zu schaffen!

D’Junis-Ausgab vun der Zäitschrëft forum ass eng Sonderausgab wou am Virfeld vun der Chamberwahlen am Oktober 2018 dozou aluet sech mam Thema Wahlen auserneen ze setzen. Dobäi ginn e.a. déi ënnerschiddlech politesch Offeren an Iddie virgestallt – och déi vun déi Lénk.

Viele braucht es um Veränderung zu schaffen!

In Artikel 1 (Gesellschaftliche Ziele) der Statuten von déi Lénk vom Januar 1999 wird ausgegangen von einer unabhängig von ihr existierenden Bewegung: “Der weltweite Widerstand gegen Entwicklungen, die alles, auch den Menschen selbst, zur Ware degradieren und für den privaten Profit nutzen, nimmt heute neue Formen an und gewinnt an Intensität.”

déi Lénk wurde in einer (politischen) Zeitenwende gegründet, die alle bisherigen linken Strategien und Praktiken in Frage stellte und einen Neuanfang erforderte.

Was die linken MilitantInnen verschiedener Herkunft und die vorher nicht Aktiven verband, waren die alten Menschheitsideale: “déi Lénk treten ein für soziale Gleichheit und individuelle Entfaltung auf allen Ebenen der Gesellschaft.”

“Die Zurückdrängung und Überwindung des Kapitalismus ist für (déi Lénk) nicht Ziel an sich, sondern Mittel zum Zweck.” Wozu? “Einer aktiven Demokratie, auch am Arbeitsplatz und in der Wirtschaft; einer Entwicklung der sozialen Beziehungen zu Gleichheit und Kooperation; der individuellen Entfaltung und Freiheit der Menschen abseits von materieller Not, ökonomischer Ausbeutung, sozialer, geschlechtlicher oder ethnischer Diskriminierung, politischer Unterdrückung, kultureller Entmündigung, Raubbau an der natürlichen Umwelt.”

Der Zweck ist also konkret formuliert. Vor dem Scherbenhaufen der Geschichte wurden Lehren gezogen: “Es gibt kein fertiges sozialistisches Projekt, die Gesellschaft von morgen entsteht aus der Realität von heute, aus den Bedürfnissen und Forderungen der Menschen, die in der heutigen Gesellschaft leben.”

Der Bruch mit der alten Linken vollzog sich folgerichtig auch bei den organisatorischen Prinzipien (Artikel 2):

(-) déi Lénk “betonen die Demokratie “von unten”, die autonome Mitarbeit aller, die Beteiligung von Personen, die nicht Mitglied sein wollen, die Offenheit aller Gremien. Funktionen sollen so wenig wie möglich delegiert werden”,

(-) “Mandate in Parlamenten und Gemeinderäten dürfen keine Domäne von “Berufspolitiker/inne/n” werden”.

(-) “Die Gleichstellung der Geschlechter wird auf allen Ebenen von déi Lénk und in deren Aktivitäten zum Ziel gesetzt”.

Die Programmdiskussion die wir heute führen geht auf eine strategische Diskussion zurück die wir auf unserem Seminar nach den Gemeindewahlen angefangen haben: über den Zustand der Luxemburger Gesellschaft und den Standort von déi Lénk, fast 20 Jahre nach der Gründung.

Drei Bruchlinien stellen wir in der Luxemburger Gesellschaft fest:

1. erstens ist der Graben zwischen unten und oben, zwischen denen die arbeiten und denen die daran verdienen, im 200tsten Geburtsjahr des Karl Marx aus Trier so tief und so offensichtlich geworden wie schon lange nicht mehr;

2. wird deshalb auch der demokratische Bruch sichtbar, nicht nur beim Wahlrecht, sondern auch bei der Verfügung aller über den Reichtum, bei den wirtschaftlichen Entscheidungen;

3. sind die ökologischen Existenzbedingungen der Menschheit in Frage gestellt, von den gleichen die für die sozialen und demokratischen Frakturen verantwortlich sind.

Wir wollen die Gesellschaft verändern über die Mobilisierung ihrer Widersprüche. Wir laden alle linken Kräfte in unserer Gesellschaft ein sich an diesem Prozess zu beteiligen, denn viele braucht es um wirklich etwas zu bewirken.

Mit unserem Programm greifen wir Forderungen auf, die von denen kommen, die sich nicht abfinden mit den Beschränktheiten einer Produktionsweise, die prioritär und immer mehr dem Reichtum der Wenigen dient. Wir wollen diese Forderungen zu einem Programm der Vielen zusammenführen.

Wir gehören zur transformatorischen, systemverändernden Linken. Gerade deswegen ist der Stellenwert der Programmdiskussion bei uns so groß.

Die Französische Revolution entstand au seiner Reihe von scheinbar banalen Forderungen, die die Missstände der damaligen Monarchie im Visier hatten, nicht die Monarchie an sich.

déi Lénk

Déi ganz Ausgab kann een online um Site vun der forum liesen ënnert dësem Link.

déi Lénk: Engagéiert fir Verännerung.

Tribune libre am Kader vun enger Artikel-Serie vum forum wou d’Parteien hier politesch Offer virstellen.


Business as usual

Bei de Neiwahlen 2013 war d’Verbindung tëschent der sozialer a politescher Kris nach ni esou spierbar ewéi virdrun. D‘Nowéie vun der Finanzkris vun 2008 – bei där déi kapitalistesch Weltuerdnung kuerz virum Kollaps stoung a Steiergelder hu weltwäit mussen duerhale fir grouss Banken a Konzerner virun der Faillite ze retten – waren nach ëmmer ze spieren. Zu Lëtzebuerg goufen des milliardeschwéier Interventioune finanzéiert duerch eng Obligatioun, déi de Lëtzebuerger Staat um Marché placéiert an déi d’Staatsschold staark an d’Luucht gedriwwen huet. Et gouf eng Krisesteier agefouert, honnerten Aarbechtsplaze sinn ewechgefall, an de Staatsbudget gouf prioritär fir d’Erhale vum triple A an der Kompetitivitéit agesat. Fir Staatsschold an de Grëff ze kréie goufen 2015 net manner ewéi 258 Spuermesuren ëmgesat, getarnt ënnert dem schéine Begrëff „Zukunftspak“. Gläichzäiteg gouf op der Recetten-Säit TVA vu 15 op 17% eropgesat. Ronn zwee Joer méi spéit, nodeems de Wuesstem méi staark ausgefall ass wéi erwaart, gouf eng ‘historesche‘ Steierreform ëmgesat. D’Betribssteier ass bei dëser Reform vu 21 op 19% erofgesat ginn (2018 gëtt se op 18% reduzéiert) an ass haut eng vun de niddregsten a ganz Europa. An dëser Traditioun huet sech Lëtzebuerg iwwer déi lescht 30 Joer zum Paradäis fir Entreprisen entwéckelt.

Lëtezbuerg – E Paradäis fir Entreprisen a Superräicher

Et gëtt geschat datt d’Europäesch Unioun wäit iwwert 1.000 Milliarden Euro all Joer duerch déi aggressiv Steierpolitik vu ville Memberlänner verléiert.  Trotz internationalem Drock hält Lëtzebuerg awer weiderhin um Geschäft vun der Steieroptimiséierung fest. Mesuren déi deem entgéint wierke sollen, wéi z.B. d’Ofschafe vum Bankgeheimnis fir net-Resident’en, den automateschen Austausch vu Steierdonnée’en oder d’Ofschafe vun der IP Box, ginn ënnert aneren Nimm a Formater erëm aktivéiert, wéi z.B. dem Fonds d’Investissement Alternatif Réservé oder der Patent Box. Deementspriechend blockéiert Lëtzebuerg reegelméisseg international Bestriewunge fir méi déifgräifend Reforme géint Steierdumping ëmzesetzen, no de Reegele vum level playing field:

 „Wa kee matzitt, zéie mir och net mat.“

Nischenpolitik 2.0

Op der Sich no der ekonomescher Diversifizéierung huet sech d‘Regierung 2016 un de sougenannten Zukunftsfuerscher Jeremy Rifkin adresséiert, dee fir d’wirtschaftlech Zukunft vu Lëtzebuerg eng Strategie entwéckelt huet, baséierend op Digitaliséierung, Vernetzungen a modernst Technologien. Lëtzebuerg soll eng Virreiderroll anhuele fir wirtschaftlecht Kompetitivitéit a Wuesstem an Aklang ze brénge mat enger „nohalteger“ Entwécklung. Kléngt alles gutt, ass et awer net. D’Gewerkschaften an d’ONG’en goufen ni richteg an de Rifkinprozess agebonnen. D’Ëmsetze vun de Mesuren aus der Rifkin Etüd bleift onkloer, an den Impakt op d’Aarbechtswelt an d’Aarbechtskonditiounen, grad ewéi de globalen ekologeschen Impakt goufe bis haut nach net vun der Regierung thematiséiert. D’Rifkin Etüd stellt och den aktuelle Wirtschaftsmodell net a Fro. An dem Sënn ass se kompatibel mam Space Mining. Mam Gesetz iwwert de Space Mining huet d’Regierung e legale Kader geschaaf fir d’privat Proprietéit vun de Ressourcen am Weltall ze erméiglechen. D‘Ziel ass et, Entreprisen an Investisseuren op Lëtzebuerg ze lackelen, déi an dësem Gebitt täteg sinn. Mat dësem Gesetz gouf net nëmme géint en internationale Vertrag verstouss, dee säit 50 Joer virgesäit, datt Ressourcen am Weltraum Allgemenggutt sinn, mee et déngt och exklusiv der Beräicherung vun e puer Milliardären.

Wat um Spill steet

D’Ausriichtung vun der Wirtschaftspolitik, Investissementer an onmoralesch Nischen an den demographesche Wuesstem, dee weider zouhëlt, wäerten d’Land a seng Awunner mat gréisseren Defi’e an Erausfuerderunge vun enger internationaler Envergure konfrontéieren. D’Ofhängegkeet vun der Finanzplaz, déi ëmmerhin 30% vun de Recette vum Staatsbudget ausmécht, hält eis all an Otem : Eng nei Weltwirtschaftskris géing eng grave ekonomesch a sozial Kris op nationalem Plang bedeiten. D’ekologesch Sandauer leeft, an eis natierlech Ressourcë komme schnell a sécher op en Enn. D’sozial Schéier geet ëmmer méi wäit auserneen (16,5 % Aarmutstaux am Joer 2016, ee vun deenen héchsten an der EU). De Steiersystem ass trotz Reform ongerecht, well mëttlerweil 2/3 vun de fiskale Recettë vun de Salarié’e kommen a nëmmen nach knapps een Drëttel vun de Betriber bäigesteiert gëtt. D’sozial Ofsécherung vun de Leit iwwer Kranken- a Pensiounskeesen, sou wéi och den ekonomesche Wuelstand vun eisem Land, hänken also gréisstendeels vun der Aarbecht of. A ville Beräicher ass de Retard beängschtegend grouss fir dem Bedarf vun enger wuessender an deelweis ëmmer méi prekärer Populatioun nozekommen : méi bezuelbare Wunnraum, d’Ausweidung vum ëffentlechen Transport, ee Schoulsystem deen eng Garantie op eng nëtzlech an emanzipatoresch Ausbildung bitt an d’ekologesch Transitioun loossen nach ëmmer op sech waarden.

D‘Band tëschent Wuesstem a Wuelstand ass gerass

Momentan fueren d’Leit an eiser Gesellschaft mat 3 verschiddene Vitessen : Et ginn déi, déi kee Start hikréien, déi, déi aktiv sinn an trotzdeem stagnéieren, an déi, déi an d’Luucht schéissen, an dat oft op Basis vu prekärer Aarbecht déi vun anere geleescht gëtt. Wann bis de Start gemaach ass, struewele vill Leit am Hamsterrad. Den alldeegleche Stress am ëffentlechen Transport oder am Stau, de Produktivitéitsdrock op der Aarbecht, de Konsumdrock an och d’Verscholdung maache ville Leit ze schafen. Et schéngt ewéi wann et zu Lëtzebuerg zwou Parallelwelte géing ginn : d’Schattengespenst Finanzplaz engersäits, an anerersäits d’Alldagssuerge vun de Leit. Déi sozial Mobilitéit an deenen zwou Welte geet an zwou komplett verschidde Richtungen: out of space an to the bottom.

« Ville Leit geet et awer gutt zu Lëtzebuerg », ass en Argument dat de Gesellschaftskritiker oft entgéint gehale gëtt. Effektiv geet et ville Leit hei am Land gutt, mee d’Fro ass, fir wéi la

ang ? Si mer mëttlerweil dann net schonn op dem Punkt ukomm, wou d’Aussiichten op eng besser Liewensqualitéit fir déi jonk Generatioune méi schlecht sinn ewéi se fir hir Eltere waren ? Ouni familiär Hëllef, sief et duerch Ierfschaft oder duerch finanziell Mëttel, kënnen sech di meescht Jonk Leit keng Wunneng méi leeschten.

Eis Zukunfsvisioun

Och ee realistesche Bléck an d’Zukunft, verréit eis dat dee staarke lëtzebuergesche Wirtschaftswuesstem net vu laanger Dauer wäert sinn an och esou net méi verantwortbar ass. Fir engem  worst case  Zeenario ze entgoen, wëllen déi Lénk sech als politesch Kraaft positionéieren déi sech fir eng positiv Verännerung engagéiert. An dëser Zukunftsvisioun hunn d’Leit méi Zäit, méi Undeel a méi vum Liewen. Mir realiséieren e Wirtschaftsmodell deen ekologesch responsabel ass an eng gerecht Verdeelung vum Räichtum als Haaptreegel gëlle léist. An dësem Modell dréie mer der ongesonder Nischepolitik de Réck, a setzen dofir op eng diversifiéiert Ekonomie déi all d’Potenzial ausnotzt déi eisen Territoire ze bidden huet : vun der ekologescher Transitioun, der nohalteger Industrie, dem Handwierk, iwwer d’Geschäftswiesen, der biologescher Landwirtschaft, bis hin zu der Solidarwirtschaft an der Fuerschung.

Zäit fir Verännerung…

 Steiergerechtegkeet !

Nëmmen eng lénk Steier- a Budgetspolitik steet am Interessi vun der Allgemengheet. Si besteiert verstäerkt d’Kapital a vergréissert doduerch de Staatsbudget. Si ënnerstëtzt d’staatlech Ausgaben am Beräich vun den Infrastrukturen, de kulturellen a schouleschen Institutiounen an der Opwäertung vun de Salairen. Si dréit deene Leit Rechnung déi duerch hir Aarbecht, hir Produktivitéit, hir Consommatioun an hiert Eegentum un enger solidarescher Wäertschafung deelhuelen. Si stellt strikt fiskal Reegelen op, déi der Profilschäerfung Grenze setzen, an dem Staat déi néideg Autonomie gi fir sech den Dogmen vum fräie Marché ze entzéien. Steiere bezuele soll keng Laascht fir Kleng- a Mëttelverdénger ginn, och net fir Kleng- a Mëttelbetriber, déi relativ zu grousse Multinationale proportionell ongerecht besteiert ginn. De Steierdumping vu grousse Multinationalen zouzeloossen ass an deem Sënn eng Farce géigeniwwer jidderengem dee muss senge fiskal Responsabilitéiten nogoen. Jiddereen den als grousse Wirtschaftsboss, Millionär oder Aktionär grousse Profit mécht muss en Deel vu sengem Räichtum iwwer Steieren un d’Kollektivitéit ofginn. Dat ass logesch a gerecht.

            Bezuelbare Wunnraum !

Gläichzäiteg ass den Immobiliëmarché zu Lëtzebuerg eng Geldmaschinn fir eng ganz kleng Minoritéit vu Leit. Et sinn déi grouss Terrainsbesëtzer, déi op enorm Wäertsteigerungen kënne spekuléieren an dorop keng oder just ganz wéineg Steiere musse bezuelen. Et sinn déi déck Promoteuren, déi opgrond vun den héije Präisser a Loyeren immens grouss Margen op hire Bauprojet‘en erzielen. Et sinn si, déi vun de Konsequenze vum ongläich verdeelten Immobiliëbesëtz an dem Wuesstemsdrock profitéieren, an dat op Käschte vun de Schwächsten, vun de Leit mat klengem Revenu an ouni Patrimoine, a vun de Jonken, déi iergendwéi Fouss faasse wëllen, mee ëmmer méi oft op der Streck bleiwen. Mee fir all dës betraffe Leit ass d’Situatioun net aussiichtslos. D‘Wunnengskris ka bekämpft ginn, mee dofir brauch ee politesche Courage. Dee feelt awer säit Joerzéngten, an déi aktuell Regierung ass dëser Traditioun trei bliwwen, well se huet keng eenzeg Mesure geholl, déi d’Problemer vum Logement un der Wuerzel paakt. Fir déi Lénk ass kloer, wat ze maachen ass. Eegentemer vun Immobilië mussen an d’Flicht geholl ginn. De Méiwäert op Terrain’en a Spekulatioun op Wunnraum musse besteiert ginn, fir sou de Gemengen d’Mëttelen ze gi fir selwer Raumplanung a Wunnengsbau ze bedreiwen. Do wou Eegentemer vu Bauterrain e wichtege Wunnengsbauprojet verhënneren, wëll se op ëmmer méi héich Verkafspräisser spekuléieren, muss am ëffentlechen Interesse kënnen enteegent ginn. Besonnesch d’Gemenge stinn an der Verantwortung fir endlech méi Wunnengen ze bauen. A well all déi Mesuren net vun haut op muer eng Wierkung entfale wäerten, muss d’Entwécklung vun de Loyer’en erëm der normaler Liewensdeieregt ugepasst ginn. Sou kéint ee ville Leit direkt hëllefen. déi Lénk hunn am Mäerz 2018 en deementspriechend Gesetz an der Chamber an d’Prozedur ginn. De Ball läit elo bei der Regierung.

      Recht op Aarbecht, Fräizäit a méi Pei !

De Jugendchômage zu Lëtzebuerg ass weiderhi problematesch. Déi 14% u sougenannten NEET’s , also Persounen déi Not in Education, Employement or Training sinn, sti stellvertriedend fir eng verfeelte Schoul-an Aarbechtspolitik.  Mëttlerweil fannen iwwer 21.000 Mënsche guer keng Aarbecht, wouvun der 5000 a Beschäftegungsinitiativen ageschriwwen. déi Lénk wëllen dofir datt de Staat erëm selwer méi Verantwortung iwwerhëlt andeems en Aarbecht ubitt als „Employer of last resort“. D‘ADEM muss dofir eng aner Roll kréien. Jidderee muss e Recht op eng sënnvoll Aarbecht mat anstännegem Salaire hunn, an dat muss e Recht sinn, a keen Zwang. déi Lénk wëllen dat Recht op eng Aarbecht verwierklechen andeems d’Aarbecht an de Fortschrëtt finanzéiert ginn, a net de Chômage an d’sozial Ausgrenzung wéi et haut de Fall ass. Dofir wëlle mer de Mindestloun däitlech iwwer d’Aarmutsgrenz eropsetzen an d’Recht op de qualifizéierte Mindestloun no spéitstens 10 Joer am Beruff duerchsetzen. Et muss awer och ee Recht op Zäit gi wou net geschafft gëtt, mee wou Leit hiren eegene Bedürfnisser nogoe kënnen an, an där oft Fräiraim vir sozial a kreativ Prozesser entstinn. A kengem europäesche Land mat Ausnam vu Rumänien schafft e Salarié méi wéi zu Lëtzebuerg. Dobäi ass d’Produktivitéit vun dem Salarié europawäit mat déi héchst, néierens produzéiert ee Salarié souvill Wäert pro Schaffstonn wéi zu Lëtzebuerg. Des Aarbechtsleeschtung geet awer u ville Leit net spurlos laanscht. Si verspieren déi komplex Aarbechtswelt an de wuessenden Drock op der Schaff an am Alldag als grouss Belaaschtung. Aus deene Grënn setzen déi Lénk sech fir eng progressiv a previsibel Verkierzung vun der Aarbechtszäit an. De wirtschaftleche Spillraum ass do fir op dee Wee ze goen. D’Leit hunn sech deen erschafft.

déi Lénk sinn engagéiert fir Verännerung. Eng Verännerung, déi sech an enger Gesellschaft erëm spigelt, an déi d’Leit demokratesch kënne matgestalten. An dëser Gesellschaft sinn d’sozial Bezéiungen an d’wirtschaftlech Kooperatioun op egalitär a solidaresch Wäerter baséiert. An dëser Gesellschaft gëtt verhënnert dat d’Privatsphär vun de Leit de kommerzielle Prinzipien ausgesat ass. Hei entsteet Raum fir alternativ Gesellschaftsmodeller.

Auteurs:

Line Wies, attachée parlementaire – déi Lénk, Gemengeréitin – déi Lénk Esch

Jean Krier, Member – Coordination Nationale déi Lénk, Coordinateur – déi Lénk Bezierk Osten

 

Prise de position par rapport à la réforme statutaire et la réforme des carrières d’octobre 2015

Permettez-nous de rappeler que lors des débats et du vote des lois concernant la réforme statutaire et la réforme des carrières des fonctionnaires et employés de l’État à la Chambre des Députés le 24 mars 2015, la sensibilité de ‘déi Lénk’ à soumis au vote du Parlement pas moins de 50 amendements, de même que 4 motions concernant les projets de loi en question.

50 propositions concrètes

En ce qui concerne la réforme du statut général des fonctionnaires, nous avions présenté 19 amendements qui traitaient de la durée du stage, de la gestion par objectifs, de la consultation des représentants du personnel lors de la description des postes, du programme de travail et de l’organigramme, de l’entretien individuel, du système d’appréciation, de l’insuffisance professionnelle, de l’ordre de justification, du remboursement prévu des dispenses de service pour formation, du congé de reconnaissance, du reste du congé de récréation lors de la cessation des fonctions, de l’interdiction d’autres occupations lors du congé pour travail à mi-temps, de l’élection démocratique des représentations du personnel, de l’élection de représentations du service, des missions de la représentation du personnel, des attributions d’un comité mixte à conférer également aux représentations du personnel, des conséquences de l’insuffisance professionnelle.

En ce qui concerne la réforme de la loi portant règlementation de la grève, nos 4 amendements traitaient du préavis lors du recours à la grève, de la prolongation d’une grève, du droit à la grève générale ou intersectorielle et la grève de solidarité.

Par rapport à la loi fixant le régime des traitements et des avancements, nous avions soumis 19 amendements concernant la computation de la période de stage, la majoration d’indice, la procédure d’appréciation pour majoration, les critères de nomination à un poste à responsabilité particulière, la définition de l’effectif total, les postes à responsabilité particulière dans l’enseignement, l’indemnité de stage, le maintien de l’expectative actuelle d’avancement et de promotion pendant 5 années, la situation spéciale de la Police et plus particulièrement les grade de substitution et les carrières reclassées.

Par rapport à la loi déterminant le régime et les indemnités des employés de l’État, nous avions soumis 7 amendements concernant l’insuffisance professionnelle, le licenciement pour raison de santé, la période de stage et les carrières reclassées.

Enfin, les motions présentées lors du débat à la Chambre des Députés concernaient encore les carrières reclassées, le suivi de la mise en pratique de la réforme et son adaptation courante aux besoins détectés, l’élection libre des représentations du personnel de l’État et le respect de la convention no 151 de l’OIT.

Le détail des amendements et motions, les débats et votes y relatifs, peuvent être consultés dans le compte rendu des séances publiques de la Chambre des Députés no 11 de la session ordinaire 2014-2015, séance du mardi, 24 mars 2015.

Vous voyez que nous avons pris très au sérieux la réforme du statut et des carrières des fonctionnaires et employés de l’État. Les modifications que nous avions proposées à la Chambre des Députés ont été largement expliquées, aussi bien lors des débats préparatoires dans la commission de la fonction publique, que lors de la séance plénière du 24 mars 2015. Malheureusement, et à l’encontre de leur bien-fondé, aucun de ces amendements n’a été accepté par la majorité des députés.

Nous estimons également que les amendements et les motions en question gardent toujours leur actualité.

L’essentiel des propositions de déi Lénk

Nous estimons toujours qu’un stage généralisé de 3 ans n’est pas adapté aux besoins et qu’il y a lieu d’adapter la durée du stage aux besoins de formation et d’insertion professionnelle de la carrière respective. Ainsi, la durée du stage pourrait être réduite à 6 mois, un an ou deux ans, en fonction des besoins réels. La durée de 3 ans, ensemble avec la réduction des indemnités (80/80/90) ne constitue qu’une pure mesure de réduction des dépenses. Cette mesure rend moins attractives les carrières auprès de l’Etat, avec toutes les conséquences que ceci comporte sur le recrutement, le manque de personnel et la motivation. Voilà pourquoi nous continuons à revendiquer une indemnité de stage à 100%, au lieu des 80/80/90 décidées en mars 2015. En plus, nous estimons que la période de stage doit être computée à 100% lors de l’établissement des carrières.

Nous insistons sur l’indépendance et la neutralité des fonctionnaires de l’Etat, une parfaite qualification. Nous estimons que le travail des fonctionnaires de l’Etat est à apprécier en fonction de ces objectifs d’un service public de haute qualité, et en aucun cas selon des critères du secteur privé. Par conséquent, nous voulons modifier la gestion par objectifs et l’appréciation, pour autant qu’elle soit nécessaire.

Nous estimons que le personnel des administrations de l’État, de même que leurs représentants du personnel, doivent être associés étroitement à l’élaboration des objectifs des services, à la définition des besoins en personnel et matériel, à l’élaboration des programmes de travail et des organigrammes.

Nous nous sommes penchés en détail sur les carrières dite «reclassées» afin que leur revienne tout le bénéfice du reclassement ; voilà pourquoi nous continuons à réfuter les mécanismes qui les privent d’un reclassement complet.

Nous estimons qu’il n’est pas nécessaire de revenir dans la présente sur tous les détails exposés lors des débats sur la réforme du statut et des carrières à la Chambre des Députés, qui gardent toute leur actualité.

déi Lénk continuera à suivre de près l’évolution d’un secteur public et de la situation de son personnel. Un service public au service des citoyens, y compris par une rémunération correcte, la qualification, l’indépendance et la neutralité de son personnel, nous tient à cœur. Dans l’intérêt de tout citoyen, nous nous opposons à toute privatisation de services publics, qui, bien au contraire, doivent être renforcés continuellement en fonction des besoins de notre société.

Télécharger la prise de position

Die luxemburgische Wohnungskrise: ein Spiel auf Zeit?

Das luxemburgische Statistikamt STATEC, in Zusammenarbeit mit dem Observatoire de l’habitat, hat gestern seinen neuen Quartalsbericht zur Entwicklung der Wohnungspreise in Luxemburg vorgestellt. Wenig überraschend sind die Wohnungspreise wieder einmal kräftig angestiegen. Dem gegenüber steht eine weitere Konstante:  Die Regierungen kündigen viel an, doch setzen wenig Handfestes um.

In Zahlen ausgedrückt sprechen wir von einer Preissteigerung von 4,9% innerhalb von nur einem Jahr (3. Trimester 2016 – 3. Trimester 2017). Das Schema sowie die Preisunterschiede sind dabei immer die gleichen. Eine neue Wohnung ist um 25-30% teurer beim Kauf als eine Bestehende. Der Quadratmeterpreis von Wohnungen sinkt mit der Größe der Wohnfläche. Und das bei weitem teuerste Pflaster im Land ist weiterhin Luxemburg-Stadt und ihr Speckgürtel, wo ein Haus mittlerweile rund 1 Million Euro kostet.

Dem gegenüber stehen wenig erfolgreiche Anstrengungen seitens der Regierung um den völlig überhitzten Wohnungsmarkt in den Griff zu bekommen. Anstatt die Höchstpreise bei Mieten konsequenter zu deckeln führte die aktuelle Regierung 2016 einen Mietzuschuss (subvention de loyer) für die niedrigsten Einkommensschichten ein. Anstatt brachliegendes Bauland konsequent mit einer Besteuerung zu mobilisieren wurde bei der letztjährigen Steuerreform der Besteuerungssatz auf den Verkauf von Bauland um die Hälfte gesenkt. Doch mit Steuergeschenken kann die Politik dem äußerst lukrativen Spekulationsgeschäft nicht Herr werden. Auch werden viele der noch so fortschrittlichen und großen Bauvorhaben der beiden öffentlichen Bauträger erst in Jahrzehnten bezugsfertig sein (Wiltz, Olm, Dudelange, etc.)

Des Weiteren gibt es scheinbar einen parteiübergreifenden Konsens für die Erhaltung des Status Quo. Rund ein halbes Jahr vor den Nationalwahlen soll noch eine Orientierungsdebatte zur Wohnungspolitik in der Chamber stattfinden. Bei dieser Herangehensweise wird man das Gefühl nicht los, dass hier auf Zeit gespielt wird, um dieses heiße Eisen der Nachfolgeregierung zu überlassen.

Über die zukünftige Wohnungspolitik mit allen Beteiligten zu reden ist sicherlich nicht verkehrt, jedoch ist damit keinem der unter der Wohnungskrise Leidenden geholfen, und die Preise steigen weiterhin ins Unendliche. déi Lénk sind nach ihrer Kampagne von 2016 zur Bekämpfung der Wohnungskrise auch weiterhin proaktiv in diesem Bereich.

Im November 2016 haben wir einen Gesetzentwurf (N° 7094) im Parlament eingereicht welcher zwei Ziele verfolgt: erstens sollen die Vermittlungsgebühren der Immobilienagentur künftig vom Auftraggeber (meistens der Besitzer) getragen werden; zweitens soll die Höhe der Mietkaution auf eine Monatsmiete begrenzt werden, anstatt die heute maximal erlaubten drei Monatsmieten. Oft scheitern Mietvorhaben heute an genau diese beiden Faktoren, denn nicht jeder kann bei den aktuellen Mietpreisen 4-5 Monatsmieten auf den Tisch legen. Nachdem unser Gesetzesentwurf heute seit genau 15 Monaten auf dem Instanzenweg ist und alle erforderlichen Gutachten vorliegen tut sich nichts in der zuständigen parlamentarischen Kommission, um das Gesetz zur Abstimmung im Parlament vorzubereiten.

Auch letzteres Beispiel veranschaulicht sehr gut, wie wertvolle Zeit bei der Bekämpfung der Wohnungskrise verloren geht. Dabei gilt es jetzt zu handeln und nicht erst zu reagieren, wenn sich nur noch Superreiche den Luxus leben in Luxemburg leisten können. 

(Mitgeteilt von déi Lénk)

Armutsbekämpfung durch Revis? Ziel verfehlt!

Zu Gast am Land

In Luxemburg, einem der reichsten Länder der Welt, steigt das Armutsrisiko immer weiter an. Fast jeder Fünfte ist zurzeit von Armut bedroht. Jeder Zehnte befindet sich sogar in anhaltender Armut, ist also dauerhaft in finanzieller Not. Am stärksten betroffen sind Kinder und Alleinerziehende.

Das garantierte Mindesteinkommen RMG sollte eigentlich ein Existenzminimum darstellen, das den Menschen erlaubt, ein würdevolles Leben inmitten der Gesellschaft zu führen, und somit die Armut bekämpfen. Die aktuelle Gesetzgebung wird  aufgrund mehrerer Schwachstellen zurzeit reformiert, das RMG durch das Revis („Revenu d’inclusion sociale“) ersetzt. Doch trotz einiger Verbesserungen wird auch durch das neue Gesetz die soziale Eingliederung Aller in die Gesellschaft nicht erreicht.

Für die Regierung ist das erste Ziel der geplanten Reform offenbar nicht die Bekämpfung der Armut, sondern die „Aktivierung“ der Betroffenen. Diese Wortwahl zeugt nicht nur von einer herablassenden Haltung diesen Menschen gegenüber, sie entspricht auch nicht der Realität. Denn der Großteil der aktuellen RMG-Bezieher ist keinesfalls inaktiv, sondern arbeitet sehr wohl.

Dem Anspruch, einen Reiz zum Arbeiten zu schaffen, wird das Gesetz zudem gar nicht gerecht. Laut Berechnungen der Salariatskammer können einige Bezieher ohne eigenes Einkommen durch die Reform eine leichte Erhöhung der Beträge erwarten. Viele arbeitende Menschen, deren geringes Gehalt durch RMG/Revis aufgestockt wird, müssen jedoch mit zum Teil hohen Einbußen rechnen. Dabei liegt der Anteil Jener, die trotz Berufstätigkeit in Armut leben („Working Poor“), jetzt bereits bei 12%.

Weiterhin ist zu bedauern, dass die Gelegenheit verpasst wurde, eine neue Regelung bezüglich der Definition von Haushalten aufzustellen. Diese hat großen Einfluss auf den Entscheid, ob und in welcher Höhe eine Person Revis beziehen kann. Aufgrund der akuten Notsituation auf dem Wohnungsmarkt entscheiden sich immer mehr, vor allem junge Menschen dafür, sich in Wohngemeinschaften zu organisieren um sich so die Wohnkosten aufteilen zu können. Mangels Gesetzgebung gelten sie dann jedoch als ein gemeinsamer Haushalt. Will ein Bewohner Revis beziehen, werden die Einkommen aller Mitbewohner in die Berechnung seines verfügbaren Budgets einbezogen, so dass der Antrag möglicherweise abgelehnt wird oder zu gering ausfällt. Der Betroffene wird somit dazu gezwungen, eine eigene Wohnung zu suchen und höhere Kosten auf sich zu nehmen, um die ihm zustehende Sozialleistung beziehen zu können. Die Katze beißt sich in den Schwanz.

Die Reform des RMG hat ihr Ziel, die soziale Eingliederung Aller und die Bekämpfung der Armut, verfehlt. Vielmehr handelt es sich um eine Bekämpfung der Armen, denen durch zusätzliche finanzielle Sanktionen, sowie lange Fristen bis zur Auszahlung des Revis, das Leben unnötig erschwert wird. Unter 25-Jährige sind weiterhin von der Sozialleistung ausgeschlossen, obwohl diese aufgrund prekärer Beschäftigungen und der schwierigen Wohnsituation oft in besonderer finanzieller Not sind. Werden einige Beträge im Vergleich zur aktuellen Gesetzgebung leicht erhöht, so liegt der Gesamtbetrag, den Betroffene erhalten, bestehend aus Revis und zusätzlichen Familienleistungen, weiterhin unterhalb des Armutsrisikos.

déi Lénk setzen sich vehement dafür ein, dass jeder ohne Armut und in Würde leben kann, indem sowohl die Revis-Beträge als auch der Mindestlohn spürbar erhöht werden.

Carole Thoma
Spriecherin déi Lénk

Tribune libre op RTL/100,7 zum selweschten Thema:

Parts de l’Etat auprès de Cargolux – nos députés écrivent au formateur

Serge Urbany
Justin Turpel

Luxembourg, le 6 novembre 2013

Monsieur Xavier Bettel
Formateur
xbettel@chd.lu

Monsieur Claude Wiseler
Ministre du Développement Durable
info@developpement-durable-infrastructures.public.lu

Lettre ouverte

Conc. : parts de l’Etat auprès de CARGOLUX

Messieurs,

Nous prenons acte de la décision prise par les trois partis engagés dans des négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement de mandater un expert en la personne de M. Robert Schaus d’une mission d’information sur la cession projetée des parts de Cargolux actuellement détenues par l’Etat.

Cette mission devrait à notre sens être aussi complète que possible et comprendre non seulement un rapport sur toutes les options actuellement sur la table, mais aussi sur l’option du maintien de la participation actuelle de l’Etat auprès de Cargolux.

Une telle participation dans le sens d’un développement stratégique pérenne des activités de Cargolux et du secteur de la logistique ne serait d’ailleurs à notre avis nullement incompatible avec le droit européen, mais exigerait bien sûr un engagement déterminé du nouveau gouvernement à utiliser toutes les opportunités qu’offrirait une telle option.

Pour déi Lénk, l’engagement pour l’avenir du secteur stratégique de l’aviation n’est pas une question de négociations secrètes, mais exige la transparence la plus complète et un véritable débat public.

Ce dont le pays a besoin, c’est d’un modèle commercial viable pour l’aéroport et le secteur logistique ainsi que de garanties d’emploi et de garanties sociales.

Il faut à notre avis que les conclusions soient clairement tirées du désastre autour de la reprise des actions par Quatar Airways, d’abord en continuant d’instruire, tant au niveau gouvernemental que parlementaire, le dossier sur ce désastre, mais aussi en jouant maintenant cartes sur tables par rapport au devenir des 35% de parts détenues par l’Etat.

Nous sommes prêts à rencontrer M. Schaus ainsi que tout autre interlocuteur, pour lui expliquer plus en détail nos observations et suggestions, et nous vous prions de lui continuer copie de la présente lettre à cet effet.

Finalement, nous voudrions faire observer que la décision finale dans ce dossier d’une très haute importance stratégique ne saurait être prise à notre avis que sur base d’un accord préalable du Parlement suite à un débat en séance plénière et suite à la publication préalable du rapport Schaus.

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de notre parfaite considération.

Pour déi Lénk,
Justin Turpel, député
Serge Urbany, député

Copies à :

  • LSAP: M. Etienne Schneider, lsap@chd.lu
  • déi gréng: M. François Bausch, deigreng@chd.lu
  • M. Robert Schaus, avec prière de lui transmettre

 

La lettre au formateur (pdf – 247 kb)

logo European Left logo GUE/NGL logo Transform! Europe