Plan national géint d’Aarmut: Reng Symptombekämpfung.

De Plang vun der Regierung fir Aarmut ze bekämpfen ass enttäuschend. Och wann eenzel Moossnamen duerchaus sënnvoll sinn, ginn awer haaptsächlech nëmme Symptomer bekämpft, awer net déi strukturell Ursaachen, firwat ëmmer méi Leit hei am Land riskéieren an d’Prekaritéit ofzerutschen. D’Regierung verfollegt d’Logik vun der Verallgemengerung vun der Sozialhëllef a leeft domadder de Problemer ëmmer nëmmen hannendrun.

Dem Luc Frieden seng Regierung hat sech d’Bekämpfung vun der Aarmut op de Fändel geschriwwen. Mee bis elo war dovun net vill ze mierken, am Géigendeel. D’CSV-DP Regierung huet d’Rechter vun den Aarbechterinnen an Aarbechter systematesch mat de Féiss getrëppelt an et stoung scho laang net méi esou schlecht ëm de Sozialdialog wéi am Moment; den 28. Juni hunn iwwer 20.000 Mënsche géint déi asozial Politik vun der schwaarz-bloer Regierung manifestéiert; den Innenminister Leon Gloden, deem säi Platzverweis net duerch de Staatsrot kënnt, verwiesselt Aarmutsbekämpfung mam Kujenéiere vun deenen Äermsten; an an der Logementspolitik gëtt weider de grousse Promoteuren an de Multiproprietären de rouden Teppech ausgerullt. Alles dat ass de Géigendeel vun Aarmutsbekämpfung. 

Et ass och ëmmer erëm wichteg an dëser Diskussioun e puer Zuelen ze nennen, déi weisen dass et ville Leit hei am Land net gutt geet: all véiert Kand zu Lëtzebuerg ass aarm an 13,4% vu Leit déi eng Aarbecht hu liewen trotzdeem ënnert der Aarmutsgrenz, an domat ass Lëtzebuerg Tabelleleschten an der EU; den Aarmustrisiko huet awer besonnesch och bei de Rentnerinnen a Rentner bäigeholl, iwwer déi lescht 10 Joer huet en sech verduebelt vu 5 op 10,7%. Am räiche Lëtzebuerg schützt d’Aarbecht also scho laang net méi géint d’Aarmut. 

déi Lénk fuerdere strukturell Reformen.

Den Haaptgrond vun Aarmut bleift zu Lëtzebuerg de Logement, an zemools d’Präisser vun de Loyeren. Déi Locatairë mat deenen niddregste Paien, stieche méi wéi 50% vun hirem « revenu disponsible » an de Loyer, am stäerkste betraff sinn elengerzéiend Fraen. Et muss och bemierkt ginn, dass den Taux u Locataire staark zougeholl huet, 33% si mëttlerweil op d’Location ugewisen. Aus deem Grond fuerderen déi Lénk ee Loyersdeckel. Et ass net méi novollzéibar, dass de d’Regierung mat hirer Subside-Politik iwwerdeiert Logementspräisser finanzéiert an esou dozou bäidréit dass Promoteuren a Multiproprietäre sech d’Täsche voll stiechen.

Deen zweete Grond sinn déi ze niddreg Paien. De Mindestloun läit zu Lëtzebuerg ënnert der Aarmutsgrenz an dat ass ee Skandal a sech. Dofir komme mer hei am Land net laanscht eng substantiell Erhéijung vum Mindestloun wa mer wëllen dass d’Aarbecht virun der Aarmut soll schützen. An dat soll och am Alter wouer sinn. Wann ee säi liewe laang geschafft huet, muss ee kënnen am Alter roueg an onbekëmmert sinn. déi Lénk fuerderen dofir och eng Erhéijung vun der Mindestrent op den Niveau vum Mindestloun.

Dëst sinn dräi konkret Pisten, déi de Problem vun der Aarmut strukturell uginn. Et huet kee Wäert eng Almosepolitik ze bedreiwe wou hei an do ee Prozentsaz am Dispositif vun der Sozialhëllef ugepasst gëtt, wann d’Logementspräisser scho laang den Domän vun der Vernonft verlooss hunn a wann d’Paien an d’Renten net méi duer gi fir dezent ze liewen.


Plan national contre la pauvreté : Une simple lutte contre les symptômes.

Le plan du gouvernement pour combattre la pauvreté laisse un goût amer. Même si certaines mesures isolées peuvent sembler pertinentes, l’essentiel se limite à traiter les symptômes sans s’attaquer aux causes structurelles qui poussent un nombre croissant de personnes dans la précarité. La logique suivie consiste à généraliser l’aide sociale, ce qui revient à courir derrière les problèmes au lieu de les prévenir.

Le gouvernement de Luc Frieden avait pourtant inscrit la lutte contre la pauvreté parmi ses priorités. Jusqu’ici, difficile d’en voir la trace — au contraire. La coalition CSV–DP a bafoué les droits des travailleuses et travailleurs, et le dialogue social ne s’était plus trouvé dans un état aussi inquiétant depuis longtemps. Le 28 juin, plus de 20 000 personnes ont manifesté contre la politique antisociale du gouvernement noir-bleu. Le ministre de l’Intérieur, Léon Gloden, dont le Platzverweis a encore été retoqué par le Conseil d’État, semble confondre lutte contre la pauvreté et stigmatisation des plus vulnérables. Quant à la politique du logement, elle continue de dérouler le tapis rouge aux grands promoteurs et aux multipropriétaires. Tout cela va exactement à l’encontre d’une stratégie de lutte contre la pauvreté.

Quelques chiffres méritent aussi d’être rappelés pour comprendre l’ampleur du problème : un enfant sur quatre au Luxembourg vit dans la pauvreté ; 13,4 % des personnes ayant un emploi restent pourtant sous le seuil de pauvreté — un triste record dans l’UE ; et le risque de pauvreté a particulièrement augmenté chez les retraitées et retraités, doublant en dix ans, de 5 % à 10,7 %. Dans un pays riche comme le Luxembourg, le travail ne protège donc plus de la pauvreté.

La cause principale de la pauvreté reste le logement, en particulier la flambée des loyers. Les locataires aux revenus les plus faibles consacrent plus de 50 % de leur revenu disponible au loyer, les femmes seules avec enfants étant les plus touchées. Il faut également noter que la proportion de locataires a fortement augmenté : 33 % de la population dépend désormais de la location. C’est pourquoi déi Lénk revendiquent un plafonnement des loyers. Il n’est plus acceptable que, par sa politique de subsides, le gouvernement finance des prix immobiliers excessifs et contribue ainsi à remplir les poches des promoteurs et des multipropriétaires.

Le deuxième facteur, ce sont les salaires trop bas. Le salaire minimum au Luxembourg est inférieur au seuil de pauvreté, et cela est en soi un scandale. Nous ne pouvons donc pas faire l’impasse sur une augmentation substantielle du salaire minimum si nous voulons que le travail protège réellement contre la pauvreté. Et cela doit également être vrai pour la retraite. Quand on a travaillé toute sa vie, on doit pouvoir vivre l’âge de la retraite dans la tranquillité et sans inquiétudes. C’est pourquoi déi Lénk demandent aussi une augmentation de la pension minimale au niveau du salaire minimum.

Ce sont là trois pistes concrètes qui abordent structurellement le problème de la pauvreté. Il ne sert à rien de pratiquer une politique de charité où l’on ajuste, ici et là, un pourcentage dans le dispositif d’aide sociale, lorsque les prix du logement ont depuis longtemps quitté le domaine de la raison et que les salaires comme les pensions ne suffisent plus pour vivre dignement.

Question parlementaire sur le complément pour pension minimum.

Dans la contribution salariale à l’Avis du Conseil économique et social publié le 17 juillet 2024 il est écrit à la page 15 : « … en 2009, dernière année pour laquelle des données sont publiques, 80% des 26 600 bénéficiaires d’un complément pour pension minimum étaient des femmes – augmenter la pension minimum revient donc principalement à augmenter le niveau de pension des femmes ».

Comme il s’agit d’informations d’intérêt publique, Madame la Ministre pourrait-elle me transmettre une ventilation par sexe et par année (en commençant en 2009) des bénéficiaires d’un complément pour pension minimum ?

Marc Baum

Député

Gemeinsam Pressekonferenz zum Thema Heescheverbuet.

Haut, de 24. Januar hunn déi Lénk zesumme mat der LSAP, déi Gréng an de Piraten eng Pressekonferenz zum Thema Heescheverbuer ofgehalen.


Aujourd’hui, le 24 janvier 2024 déi Lénk a co-organisé une conférence de presse avec le LSAP, déi Gréng et les Pirates sur le sujet de l’interdiction de la mendicité.

Question parlementaire relative à l’allocation de vie chère et à la prime énergie pour l’année 2023

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre de la Famille, des Solidarités, du Vivre ensemble et de l’Accueil.

Le Fonds national de solidarité (FNS) a accordé pour l’année 2023 aux personnes qui en ont fait la demande une allocation de vie chère et une prime énergie sous forme d’un complément à l’allocation en question. La date limite pour introduire une demande d’obtention de l’allocation et de son complément était fixée au 31 octobre 2023.

Dès lors, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

  1. Combien de personnes ont fait une demande d’obtention d’une allocation de vie chère pour l’année 2023 ?
  2. Combien de demandes ont été accordées par le FNS ?
  3. Comment le nombre de demandes respectivement de demandes accordées pour l’allocation de vie chère a-t-il évolué par rapport aux années précédentes ?
  4. Combien de personnes ont fait une demande d’obtention d’une prime énergie ?
  5. Combien de demandes ont été accordées par le FNS ?
  6. Comment le nombre de demandes respectivement de demandes accordées pour une prime énergie a-t-il évolué par rapport à l’année précédente ?
  7. Quel est le taux de non recours aux deux prestations estimé par vos services ?

Marc Baum
Député

Question parlementaire supplémentaire concernant les déconnexions du réseau de fourniture d’électricité.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Energie et de l’Aménagement du territoire.

Dans sa réponse à ma question parlementaire n°8129 Monsieur le Ministre décrit la procédure prévue par la loi en cas de défaillance de paiement d’un client, mais il omet que les fournisseurs ont le droit de faire installer un compteur à prépaiement par le gestionnaire de réseau concerné, jusqu’au paiement de la dette. Dans ces cas, le client en défaillance de paiement est pris en charge par un office social et ne peut pas être déconnecté par le fournisseur.

Monsieur le Ministre précise également la législation qui s’applique aux clients résidentiels en défaillance de paiement, mais cette dernière ne semble pas être cohérente avec la loi sur l’aide sociale qui garantit dans son article 29 « l’accès à l’eau ainsi qu’à une fourniture minimale en énergie domestique (…) à toute personne remplissant les conditions d’éligibilité pour le droit à l’aide sociale, si elle se trouve dans l’impossibilité de faire face à ses frais d’eau destinée à la consommation humaine ou d’énergie domestique ». Ainsi les personnes qui ne sont pas directement client auprès d’un fournisseur d’électricité, mais pour lesquelles un accès à une fourniture minimale en énergie domestique est néanmoins garanti par la loi risquent de passer entre les mailles du filet social.


Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

  1. Combien de compteurs de prépaiement ont été installés auprès de clients résidentiels suite à la demande d’un fournisseur tel qu’il est prévu par la législation ? Comment Monsieur le Ministre apprécie-t-il, voire explique-t-il ce chiffre ?
  2. Monsieur le Ministre est-il d’avis que le cadre législatif actuel est adapté pour protéger tous les consommateurs résidentiels d’électricité d’une déconnexion ?
  3. Monsieur le Ministre estime-t-il qu’il faudrait adapter la législation pour mieux tenir compte des divers statuts d’occupation et pour permettre aux offices sociaux de faire correctement leur travail de suivi social ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

D’Evaluatioun vum Revis kuerz niewelaanscht.

Haut de Moie gouf an der zoustänneger Chamberskommissioun de Bilan vum Revisgesetz virgestallt. Dat mat zwee Joer Verspéidung a ganz um Enn vun der Legislatur. Warscheinlech fir sécher ze goen, dass och nëmme keng Debatt stattfënnt. Net nëmmen ass et elo ze spéit fir dass eng richteg Debatt entsteet, well haut déi lescht Chambersëtzung virun de Walen ass, mee en plus ass déi fiederféierend Ministesch mëttlerweil net méi an der Regierung. D’Deputéierte kruten och nach wieder keng Dokumenter ausgedeelt an de moien ass sech och net wierklech Zäit geholl ginn fir ze diskutéieren.

Dës Aart a Weiss vun der Regierung ass alt erëm ee Beispill vun der Veruechtung déi se fir d’Chamber huet. Mee hei geet et net eleng ëm d’Chamber, mee och ëm déi Leit déi de Revis bezéien an um soziale Mépris vun deem Gesetz leiden. déi Lénk hunn ëmmer rëm eng Evaluatioun vun dësem wichtege Gesetz gefuerdert. Dass d’Regierung dat elo esou duerch d’Commissioun peitscht, just eet se an d’Vakanz geet, ass symptomatesch fir d’Demokratieverständnis vun der Regierung.

déi Lénk bleift och dobäi dass de Revis muss fundamental reforméiert ginn. An zwar esou dass d‘Revisempfänger Perspektive gebuede kréien. Mir gesinn haut dass dat Gesetz vun der DP-Ministesch Corinne Cahen d’Leit an der Aarmut hält an se op eng eekleg Aart a Weiss bevormundet.


L’Évaluation du Revis en passant.

Ce matin, le bilan de la loi Revis (revenu d’inclusion sociale) a été présenté aux député.e.s de la commission parlementaire compétente. Avec deux ans de retard et pile à la fin de la période de législature. Sans doute pour s’assurer qu’il n’y aura pas de débat sur ce sujet important. Il est non seulement trop tard pour mener un débat de fond puisque aujourd’hui se tiendra la dernière séance publique avant les élections, mais la ministre responsable du texte de loi a entretemps quitté le gouvernement. S’y ajoute que les député.e.s n’ont pas eu le moindre document et que ils et elles ont à peine eu le temps de poser des questions.

Cette façon de procéder est un énième exemple du mépris du gouvernement envers la Chambre des député.e.s. Or, il ne s’agit pas que de la Chambre ici, mais aussi des bénéficiaires du Revis qui sont les premières victimes du mépris social de cette loi. déi lénk ont toujours revendiqué une analyse approfondie des conséquences de ce texte. Le fait que le gouvernement le fait passer à toute vitesse avant les vacances d’été est symptomatique de l’idée de démocratie du gouvernement.

déi Lénk continue de soutenir que le Revis a besoin d’une réforme fondamentale dans le but de proposer de véritables perspectives à ses bénéficiaires. Nous constatons aujourd’hui que la loi de l’ancienne ministre DP Corinne Cahen maintient les gens dans la pauvreté tout en les plaçant sous tutelle d’une manière tout à fait insidieuse.

Où en est l’évaluation du Revis ?La ministre de la Famille a peur du bilan de sa propre réforme !

Avant les élections de 2018, le RMG est devenu le Revis. Lors du vote, les députés avaient à l’époque décidé de procéder à une évaluation de la loi trois ans après son entrée en vigueur. Aujourd’hui, plus de cinq années se sont écoulées depuis l’entrée en vigueur du Revis et l’évaluation se laisse toujours désirer. Il semblerait que la ministre de la Famille veuille retarder la publication de cette évaluation. Et pour cause : la réforme est une régression sociale et le bilan risque d’apporter des arguments pour étayer ce constat.

Depuis plus d’un an, l’évaluation du Revis a régulièrement fait l’objet de débats. déi Lénk s’est à plusieurs reprises enquis pour savoir où en était cette évaluation annoncée de longue date mais le gouvernement nous a toujours demandé de prendre notre mal en patience. D’après les dernières informations, le bilan devait être présenté au printemps 2023. Nous constatons que le printemps touche à sa fin et qu’il n’y a toujours pas d’évaluation. Il est évident pour nous que la ministre de la Famille n’assume plus cette réforme et qu’elle attend les élections et son départ de la scène politique nationale pour ne plus devoir en répondre.

C’est un secret de polichinelle que le Revis constitue une régression sociale profonde. C’est pour cette raison que déi Lénk avait voté contre ce texte en 2018. Le taux de personnes frappées par le risque de pauvreté et celui des travailleurs pauvres grimpent d’année en année. Ce qui démontre que les minima sociaux, et le Revis en première ligne, ne sont pas à la hauteur.

Avec le Revis de nouveaux instruments qui mettent à mal la dignité humaine ont été créés. Il est indispensable de les soumettre à une analyse rigoureuse. Le Revis a conduit à une mise sous tutelle des bénéficiaires qui doivent subir de plus en plus de contrôles et de décisions arbitraires et qui n’ont plus voix au chapitre lorsqu’ils s’agit de leur propre existence.

Les sanctions qui frappent les bénéficiaires lorsqu’ils contreviennent à une condition de la loi, sont particulièrement dures. Une réduction voire une suppression durant des mois du Revis peuvent en être la conséquence. Ce sont justement ces sanctions que la cour constitutionnelle allemande avait jugées inhumaines. Un jugement qui a contraint le gouvernement allemand à revoir sa loi Hartz IV. Au Luxembourg, l’humanisme semble être le cadet des soucis du gouvernement. Le Revis est un système qui enferme les bénéficiaires dans un cercle vicieux de la pauvreté, du chômage de longue durée et de l’absence de perspectives. Pour les acteurs de terrain il est évident qu’une inclusion dans le monde du travail par le biais de contrats précaires, d’initiatives de travail à durée déterminée et de mesures de mise au travail, ne fonctionne que dans des cas très isolés.

déi Lénk veut abolir ce système avec ses sanctions et son contrôle permanent afin de le remplacer par un programme qui donne des perspectives et de la sécurité aux gens parce qu’il s’agit là du seul moyen qui permet aux personnes concernées de retrouver la confiance et de reprendre pied dans la société. Une garantie d’emploi conjuguée à un accompagnement sans sanctions ni mise sous tutelle est notre alternative. Bien sûr, il serait préférable de débattre de systèmes alternatifs à la lumière d’une évaluation de la loi actuelle mais malheureusement le gouvernement nous la refuse.


Wou ass d’Evaluatioun vum REVIS ?
D’Familljeministesch fäert de Bilan vun hirer eegener Reform !

Säit iwwer engem Joer ass d’Evaluatioun vum Revis reegelméisseg Thema gewiescht. Mir hunn als déi Lénk widderhuelt gefrot, wou des Evaluatioun drun ass, mee mir goufen ëmmer erëm vertréischt. De leschte Stand war, dass dëse Bilan am Fréijoer 2023 dann endlech géif kommen. Mee mir stelle fest, dass d’Fréijoer op en Enn kënnt a vum Bilan weider wäit a breet keng Spuer ass. Et ass also elo kloer, dass d’Familljeministesch net méi fir hir eege Reform wëll riicht stoen.

Nach virun de Walen 2018 gouf aus dem RMG de Revis. Deemools gouf beim Vott an der Chamber och beschloss, dass no 3 Joer eng Evaluatioun vun der Reform sollt gemaach ginn. Elo sinn et gläich 5 Joer an op e Bilan waarde mer ëmmer nach. D’Familljeministesch dréckt des Evaluatioun vum Revis offensichtlech op déi laang Bänk, et pour cause: d’Reform ass e soziale Réckschrëtt an de Bilan riskéiert natierlech dëse Constat z’ënnermaueren.

Et ass jo en oppent Geheimnis, dass de Revis e soziale Réckschrëtt duerstellt, dofir hunn déi Lénk 2018 och dogéint gestëmmt. Zu Lëtzebuerg klëmmt den Undeel vu Leit, déi an der Aarmut liewe vu Joer zu Joer, genee sou wéi och den Deel vu de schaffende Leit, déi trotz hirer Aarbecht aarm sinn. Eleng doduerch weist sech, dass déi minimal Existenzsécherung an domat an éischter Linn de Revis net op der Héicht ass.

Mam Revis goufen nei entwürdegend Instrumenter agefouert, déi an engem Bilan op de Proufstee gestallt musse ginn. An éischter Linn huet de Revis zu enger Entmëndegung vun de Beneficiaire gefouert, déi ëmmer méi Kontroll an arbiträr Decisioune mussen iwwer sech ergoe loossen, ouni dobäi nach e Matsproocherecht iwwer hir eegen Existenz ze hunn.

Besonnesch haart sinn d’Sanktiounen, déi Beneficiaire vum Revis kënnen treffen, wann se géint eng Oplag verstoussen. Eng Kierzung bis hin zu engem méintelaange Wechfale vum Revis si méiglech Sanktiounen. An Däitschland huet d’Bundesverfassungsgeriicht genee des Sanktiounen als mënschenonwierdeg deklaréiert, wouropshin d’Gesetz iwwer Hartz IV huet misste geännert ginn. Zu Lëtzebuerg hëlt d’Regierung dat mam Humanismus net esou eescht. De Revis ass e System, den d’Leit an engem Kreeslaf vun Aarmut, Laangzäitaarbechtslosegkeet a Perspektivlosegkeet aspäert. Déi meescht Acteuren um Terrain sinn sech eens, dass eng Inclusioun an d’Aarbechtswelt iwwer prekär an zäitlech befrist Beschäftegungsinitiativen a “mise au travail”-Mesuren nëmme ganz seele geléngt.

déi Lénk wëllen dëse repressive System mat senge Sanktiounen an der stänneger Kontroll ofschafen an en ersetzen duerch e Programm, deen de Leit Perspektiven a Sécherheet gëtt, wëll déi Betraffen nëmmen iwwer dee Wee Fouss kënne faassen an der Gesellschaft. D’Jobgarantie gekoppelt un eng Begleedung ouni Sanktiounen a Bevirmëndung sinn eis Alternativen.Natierlech wier et awer sënnvoll iwwer sou Alternativen opgrond vun enger wëssenschaftlecher Evaluatioun vum aktuelle System kënnen ze schwätzen. Mee déi bleift eis leider virenthalen.

Grondbesoine fir all Mënsch garantéieren a Ressourcë schounen!

Zu Lëtzebuerg ass bal all 5. Persoun dem Aarmutsrisiko ausgesat. Gläichzäiteg ënnergrieft de Klimawandel an de Verloscht u Biodiversitéit ëmmer weider eis Liewensgrondlagen. 

Dofir musse mir onbedéngt eis natierlech Ressourcë schounen. Mee vill Leit hunn elo scho Problemer sech Waasser, Stroum an Hëtzen ze leeschten. Mir mussen also déi sozial Fro zesumme mat der ekologescher Fro denken.

Als Lénk proposéiere mir dofir d’Aféiere vu gestaffelte Präisser op Grondbesoine wéi Waasser, Stroum a Gas. Dës Präisser gi gerechent opgrond vun der Unzuel vu Persounen, déi an engem Stot liewen. 

De Grondverbrauch, ouni deen e Mënsch net Liewe kann, soll gratis ginn. Fir de Bedarf, deen doriwwer eraus geet, gëlle méi héich Präisser. Esou gëtt d’Grondrecht geséchert a grouss Verbraucher kréien en Ureiz gesat fir manner Ressourcen ze verbrauchen.

Sozial an ekologesch Politik mussen Hand an Hand goen.


Garantir les besoins élémentaires et protéger les ressources !

Au Luxembourg, une personne sur cinq est menacée de pauvreté. En même temps, le changement climatique et la perte de biodiversité sont en train détruire la planète.

Pour cette raison il est indispensable de protéger nos ressources naturelles. Or beaucoup de gens ont du mal à payer leurs factures d’électricité, d’eau et de chauffage. Il faut donc traiter ensemble les questions sociale et écologique.  

déi Lénk propose l’introduction de prix échelonnés pour l’eau, l’électricité et le gaz. Les prix seront calculés en fonction de la taille du ménage.

Le besoin élémentaire, sans lequel une personne ne peut vivre, doit être gratuit. La consommation dépassant ce besoin sera facturée de manière progressive. Ainsi le droit fondamentale de l’accès à l’eau et à l’énergie est assuré et les grands consommateurs seront incités à gaspiller moins de ressources.

Les politiques sociale et écologique doivent aller main dans la main.

Question parlementaire relative à la mendicité.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question suivante à Madame la ministre de la Justice.

Lors des débats au Conseil communal de la Ville de Luxembourg au sujet d’une modification de son règlement général de police, la Bourgmestre de la Ville de Luxembourg a fait référence à l’article 563, point 6, du Code pénal.

Il convient de préciser que l’article 563, point 6, du Code pénal contient une note de bas de page et que celle-ci renvoie à l’article 157, point 2, de la loi du 29 août 2008 qui dispose qu’ « (à) l’article 563 du Code pénal, le point 6 du deuxième alinéa est supprimé. »

En ce sens, il est mentionné qu’il s’agit vraisemblablement d’une erreur de formulation car il n’a jamais existé d’alinéa 2 à l’article 563 du Code pénal.

En outre, il se dégage des travaux préparatoires de la loi que le législateur voulait en réalité non pas abolir le point 6 de l’alinéa 2, mais l’alinéa 2 du point 6, et que les autorités judiciaires considèrent que le point 6 a été abrogé dans son intégralité.

Dans ce contexte, je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de la Justice.

1) Pouvez-vous confirmer que le point 6 de l’article 563 du Code pénal a été abrogé dans son intégralité, comme le considèrent les autorités judiciaires, et que la mendicité simple n’est plus une infraction dans le Code pénal ?

2) Est-il prévu de modifier l’article 563, point 6, du Code pénal afin de tenir compte de cette erreur de formulation et d’éviter tout malentendu à l’avenir ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Nathalie Oberweis

Députée

Question parlementaire concernant l’évaluation du revenu d’inclusion sociale (REVIS)

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Famille.

En réponse à la question parlementaire 6496 de l’honorable députée Madame Djuna Bernard Madame la Ministre a annoncé que le rapport final de l’évaluation sera présenté à la commission de la Famille et de l’Intégration vers la fin du premier semestre de 2023.

Or, sur le site internet du Liser on peut apprendre qu’un volet de cette évaluation
qui se fait en réponse à une motion votée par la Chambre des Députés lors de la mise en place du projet de loi n°7113 relatif au REVIS n’a été entamé qu’en date du 1 novembre 2022 pour prendre fin le 30 juin 2023.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de la Famille :

  1. Le volet de l’évaluation du Revis réalisé par le Liser est-il censé être pris en compte pour le rapport final annoncé pour la fin du premier semestre 2023 ?
  2. Dans l’affirmative, Madame la Ministre pense-t-elle qu’une présentation d’un rapport final reste faisable à l’échéance annoncée càd. en juin 2023 au plus tard ?
  3. Madame la Ministre peut-elle me confirmer que le rapport final de l’évaluation du Revis sera effectivement présenté et pourra être débattu à la Chambre des Députés avant la fin de la session parlementaire en cours ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

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