Le budget 2021: Comme si de rien n’était.

La pandémie de la Covid a fait éclater une crise économique qui se profilait déjà à l’horizon. Dans les mois et années à venir, ses répercussions vont menacer des existences. Le gouvernement, au lieu de taxer les plus riches ainsi que les revenus du capital, continue comme si de rien n’était en maintenant une politique fiscale en faveur des plus riches et en renonçant ainsi à des recettes supplémentaires qui seraient pourtant très utiles pour combattre les effets de la crise, faire avancer la transformation écologique ou pour lutter enfin contre la crise du logement.

Ce budget ne tient donc pas compte des défis de l’actuelle crise. Une imposition des revenus du capital et des plus riches est indispensable pour amortir le choc qui va traverser la société. Bien que le gouvernement ait pris des mesures ponctuelles durant la pandémie pour protéger les plus vulnérables, son budget ne s’attaque pas à la racine que sont les inégalités sociales qui ne cessent de croître. Même si le gouvernement s’est attaqué à la niche fiscale liée aux fonds d’investissement spécialisés, il introduit avec la taxe carbone une mesure injuste qui risque de frapper lourdement les ménages les plus vulnérables comme l’a relevé la Chambre des salariés.

déi Lénk a par conséquent déposé quatre motions. Leurs objectifs sont multiples : protéger les ménages les plus faibles en demandant la hausse et l’indexation des allocations familiales et en exigeant que la taxe carbone soit intégrée dans le calcul de l’index ; supprimer la niche fiscale qui permet à des non-résidents et à des entreprises étrangères d’investir dans l’immobilier luxembourgeois par le biais d’un fonds étrangers sans être taxés sur la plus-value ; enfin créer un service qui compile les données fiscales afin de nourrir le débat publique en matière de politique fiscale.

déi Lénk ne peut voter en faveur d’un budget qui continue à appliquer les mêmes recettes alors que nous vivons une période extraordinaire pendant laquelle il est plus que jamais cruciale de lutter contre les inégalités sociales croissantes et de prendre à bras-le-corps les problèmes les plus urgents comme la transformation écologique et le logement. La politique du slogan doit cesser !

Motion 1

Motion 2

Motion 3

Motion 4

Ouvrir la voie pour le remboursement des prestations en psychothérapies

Le Conseil d’État appuie les positions des psychothérapeutes

Chaque année, environ une personne sur quatre est atteinte d’une maladie mentale. Ces maladies, le plus souvent invisibles, sont encore largement tabouisées et stigmatisées. Le problème est d’ autant plus  actuel et urgent puisque le confinement, l’isolation mais aussi l’incertitude qui règne autour des conséquences sociales de la pandémie aggravent le mal être de nombreux d’entre nous. Selon un sondage réalisé au Luxembourg, un tiers des sondés affirment avoir vu leur santé mentale se dégrader pendant le confinement.

Les psychothérapeutes nous le disent : les besoins en consultation ont augmenté en raison de la pandémie. Mais alors que leur métier a été créé il y a plus de 5 ans, il n’ y a toujours pas de possibilité pour se faire rembourser les consultations.

C’est grave pour le métier du psychothérapeute qui n’est pas valorisé à sa juste valeur mais c’est surtout dramatique pour les nombreuses personnes qui ont besoin d’aide mais qui ne peuvent se la payer. Et ceci avec le risque d’aggraver des maladies qui pourraient être traitées préventivement.

De plus, les services psychiatriques des hôpitaux sont surchargés et les psychiatres débordés. Il semble alors évident d’investir dans la prévention donc dans la psychothérapie.  Surtout si l’on sait que selon une étude allemande, investir 1 euro dans une thérapie c’est en économiser 3-4 plus tard.

Suite à l’échec des négociations et de la médiation entre la CNS (Caisse nationale de santé) et la FAPSYLUX (Fédération des associations représentant des Psychothérapeutes), un projet de règlement grand-ducal portant réglementation des relations entre la CNS et le groupement représentatif de la profession de psychothérapeute avait été rédigé par le ministère de la Sécurité sociale.

L’avis du Conseil d’État appuie largement les positions de la FAPSYLUX dans le sens où les auteurs argumentent que le projet de RGD réglementerait de trop près leur métier. Ainsi, « aucun des éléments y énumérés ne permet d’insérer dans le règlement grand-ducal en projet des dispositions visant (i) à restreindre la prise en charge des prestations du psychothérapeute aux seules prestations faites sur ordonnance médicale, (ii) à obliger le psychothérapeute à présenter un plan de prise en charge à la CNS avant de pouvoir débuter le traitement ou (iii) à définir les catégories de troubles mentaux pouvant être pris en charge »[1].

Il est urgent de mettre en place un remboursement des prestations en psychothérapies car la santé mentale se dégrade, les services psychiatriques des hôpitaux sont débordés et le Conseil d’Etat appuie largement les positions des premiers concernés, les psychothérapeutes. déi Lénk appellent le gouvernement à suivre le Conseil d’Etat afin d’ouvrir le chemin dans les plus brefs délais vers la mise en place du remboursement des prestations en psychothérapie.

Communiqué par déi Lénk


[1] Avis du Conseil d’ Etat https://conseil-etat.public.lu/fr/avis/2020/Novembre2020/17112020/60064.html

Communiqué de presse: déi Lénk solidaire : Soutien aux salarié(e)s de Guardian-LuxGuard

La conciliation entre la représentation syndicale des salarié(e)s et la direction de Guardian- LuxGuard a échoué. Les salarié(e)s envisagent désormais de se mettre en grève pour défendre leurs droits tandis que la direction de l’entreprise reste impassible devant la situation difficile des salarié(e)s. déi Lénk soutient les salarié(e)s de Guardian-LuxGuard en lutte pour la défense de leurs emplois.

A l’origine de la situation inquiétante pour les salarié(e)s de Guardian-LuxGuard, se trouve l’annonce de la direction d’arrêter le four à verre flottant du site LuxGuard à Dudelange. Peu après, le groupe annonçait la fusion de Guardian Dudelange avec le site de Bascharage pour ne former qu’une seule entité juridique.

Les salarié(e)s des deux sites alertés par l’évolution de cette crise réclamaient ensemble avec la représentation syndicale en urgence un plan de maintien dans l’emploi. Mais Guardian-LuxGuard se montrait dès le départ peu intéressé par de telles mesures. Quelques semaines après la signature du plan de maintien dans l’emploi, la direction de Guardian-LuxGuard annonce vouloir procéder à un plan social.

La volonté de mettre en œuvre un plan social et licencier des salarié(e)s a d’autant plus d’amertume que la direction de Guardian-LuxGuard profite pleinement des aides publiques en faveur des entreprises, dont notamment le chômage partiel, mises en place justement pour maintenir les emplois pendant la pandémie de la Covid-19.

La non-conciliation actée aujourd’hui ouvre la voie au déclenchement d’une grève chez Guardian- LuxGuard. déi Lénk exprime sa solidarité avec les salarié(e)s de Guardian-LuxGuard qui sont décidé(e)s de défendre leurs emplois en utilisant tous les moyens syndicaux à leur disposition.

Le gouvernement force le vote d’un projet militaire opaque et inutile

Aujourd’hui, la Chambre des députés a adopté avec les voix de la majorité le projet de loi très controversé sur la rallonge budgétaire pour le satellite militaire LuxeoSys. La gestion catastrophique et très opaque du ministère de la Défense sous la houlette de l’ancien ministre LSAP Etienne Schneider s’est soldée par une hausse spectaculaire du prix. De 170 millions d’euros prévus initialement, le prix de ce gadget inutile est passé à 310 millions.

Seule une commission d’enquête parlementaire aurait pu permettre de faire toute la lumière dans ce dossier épineux, mais la majorité le refuse, ajoutant ainsi l’ineptie à l’aveuglement. Pour déi Lénk, il n’y a pas de doute, ce projet n’aurait jamais dû être soumis au vote en l’absence d’un rapport impartial d’une commission d’enquête. C’est donc une bien triste journée pour la démocratie luxembourgeoise.

Le gouvernement a d’ailleurs du mal à justifier l’achat de cet objet dont l’utilité demeure très douteuse. Il s’agit là d’un mal intrinsèque aux dépenses militaires. Pour toute autre dépenses, le gouvernement s’interroge sur son bienfondé. Mais lorsqu’il s’agit du budget de la défense, la seule ambition du gouvernement semble être de le dépenser coûte que coûte. Il fait ainsi le jeu de l’industrie de l’armement qui se frotte les mains à l’idée de pouvoir vendre ses joujoux au prix fort. Pour donner un ordre de grandeur, il suffit de rappeler que le gouvernement prévoit de verser environ 170 millions d’euros au fonds du logement en 2021.

déi Lénk est d’ailleurs le seul parti représenté au Parlement à avoir dès le départ rejeté l’achat de ce satellite qui est le symbole d’une course effrénée à l’armement orchestrée par l’Otan et que le gouvernement luxembourgeois refuse de questionner. Alors que l’utilisation spécifique des images prises par ce satellite reste obscure, ce projet peut entraîner le Luxembourg malgré lui dans des conflits lointains ou faire en sorte qu’il soit associé à des actions militaires illégales. déi Lénk continuera à s’opposer à la militarisation mise en œuvre depuis 2014 et votera évidemment contre le projet de loi qui accorde une rallonge budgétaire au projet LuxeoSys.

Communiqué par déi Lénk

Trois motions pour protéger les gens !

Aujourd’hui, mardi 17 novembre, déi Lénk a déposé trois motions à la Chambre des députés invitant le gouvernement à prendre des mesures concrètes afin de protéger celles et ceux qui souffrent le plus de la crise sanitaire et de la crise économique qui en découle. En effet, la reprise récente des déguerpissements montre clairement que le gouvernement doit agir afin d’éviter que des gens ne se retrouvent à la rue ou en situation précaire en pleine pandémie. déi Lénk demande une suspension des déguerpissements ordonnés en matière de bail à usage d’habitation, ainsi que des coupures d’eau, de gaz e d’électricité pour la durée d’application de loi contre la pandémie de Covid-19. déi Lénk rappelle d’ailleurs qu’il a déposé une proposition de loi pour prolonger le moratoire sur les hausses des baux à usage d’habitation jusqu’au 31 décembre 2021. La pandémie a clairement aggravé les inégalités et cela se fait surtout sentir au niveau du logement dont les prix continuent à exploser alors que le revenu de nombreux ménages a pris un sérieux coup.

En raison de la hausse du nombre de chômeurs depuis le début de la pandémie et afin d’éviter que ces personnes ne dépassent la durée d’indemnisation légale, déi Lénk demande de prolonger de douze mois à partir du 16 mars 2020 la période pendant laquelle les allocations de chômage peuvent être perçues pour toute personne inscrite au chômage. La crise économique et sociale risque de se faire ressentir encore durant de longs mois, il est donc crucial de protéger celles et ceux qui ont perdu leur travail ou qui doivent chercher du travail sur un marché de l’emploi mis à mal par la pandémie.

Enfin, déi Lénk demande au gouvernement d’organiser une nouvelle distribution gratuite de masques aux ménages. L’efficacité des gestes barrières dépend d’un matériel de qualité. Pour cette raison, déi Lénk demande également que des bornes de distribution de gel désinfectant soient installées dans les transports publics ainsi que dans l’espace publique aux principaux points de rencontre.

déi Lénk propose ici des mesures concrètes qui permettraient d’atténuer les répercussions sociales de la pandémie et de protéger ainsi les personnes qui risquent de glisser dans la précarité.

Motion 1

Motion 2

Motion 3


déi Lénk reicht drei Anträge ein um die Menschen zu schützen!

déi Lénk reicht drei Anträge ein um die Menschen zu schützen!

Heute, Dienstag der 17. November, hat déi Lénk im Parlament drei Anträge eingebracht, in denen die Regierung aufgefordert wird, konkrete Maßnahmen zu ergreifen, um diejenigen zu schützen, die am meisten unter der sanitären Krise und der daraus resultierenden Wirtschaftskrise leiden. In der Tat zeigt der jüngste Anstieg der Zwangsräumungen deutlich, dass die Regierung Maßnahmen ergreifen muss, um zu verhindern, dass Menschen mitten in der Pandemie auf der Straße oder in einer prekären Situation landen. déi Lénk fordert eine Aussetzung der Zwangsräumungen sowie der Abschaltung von Wasser-, Gas- und Stromzufuhr für die Dauer des Gesetzes gegen die Covid-19 Pandemie. déi Lénk erinneren daran, dass sie einen Gesetzentwurf zur Verlängerung des Moratoriums gegen die Erhöhung von Mietspreisen bis zum 31. Dezember 2021 vorgelegt haben. Die Pandemie hat die Ungleichheiten eindeutig verschärft, was sich vor allem auf dem Wohnungsmarkt bemerkbar macht, wo die Preise weiter explodieren, während das Einkommen vieler Haushalte einen schweren Schlag erlitten hat.

Aufgrund des Anstiegs der Zahl der Arbeitslosen seit Beginn der Pandemie und um zu verhindern, dass Arbeitslose die gesetzliche Entschädigungsdauer überschreiten, beantragen déi Lénk eine Verlängerung der Bezugsdauer von Arbeitslosengeld für alle als arbeitslos gemeldete Personen um zwölf Monate ab dem 16. März 2020. Da die wirtschaftliche und soziale Krise wahrscheinlich noch viele Monate zu spüren sein wird, ist es von entscheidender Bedeutung, diejenigen zu schützen, die ihren Arbeitsplatz verloren haben oder auf einem durch die Pandemie geschädigten Arbeitsmarkt nach Arbeit suchen müssen.

Schließlich fordern déi Lénk die Regierung auf, eine neue kostenlose Verteilung von Masken an die Haushalte zu organisieren. Die Wirksamkeit von Hygienemaßnahmen hängt von der Qualität des Materials ab. Aus diesem Grund fordern déi Lénk auch, dass sowohl in den öffentlichen Verkehrsmitteln als auch im öffentlichen Raum an zentralen Punkten Desinfektionsgel-Verteilungsstellen eingerichtet werden.

déi Lénk schlagen hier konkrete Maßnahmen vor, die es ermöglichen würden, die sozialen Auswirkungen der Pandemie zu mildern und so Menschen zu schützen, die Gefahr laufen, in die Prekarität abzugleiten.

Antrag 1

Antrag 2

Antrag 3

Le rêve de Claude Meisch : L’école publique dirigée par des entrepreneurs.

En toute discrétion, le Ministre de l’Education Nationale a déposé deux projets de loi qui l’aideront à parfaire le processus de privatisation de l’école publique qu’il a enclenché depuis qu’il est en mandat.

Ces projets de loi (7658 et 7662 ) visent entre autres, l’ouverture de postes directions auprès du Service de coordination de la recherche et de l’innovation pédagogiques et technologiques (SCRIPT) et de l’Institut de Formation de l’Education nationale (IFEN), du Centre de Gestion Informatique de l’Etat (CGIE) ainsi que de plusieurs lycées spécialisés à des candidat.e.s issu.e.s du secteur privé et du monde de l’entreprise.

Ainsi, ces nouvelles recrues deviendraient les supérieurs hiérarchiques de tout un ensemble de fonctionnaires et employé.e.s de l’Etat bien qu’eux-mêmes n’aient pas eu à faire leurs preuves et à monter les échelons de la carrière de la fonction publique que ce soit dans l’administration ou dans l’enseignement. Exempts de toutes les exigences en matière de compétences linguistiques et de formations propres à l’accès aux carrières de la fonction publique, ceux.celles-ci pourraient pourtant diriger des institutions, administrations et services clés du Ministère de l’Education Nationale. Même si leurs intentions pourront être bonnes, il n’en reste pas moins que leur nomination à ces postes clés signifierait une insulte infligée à celles et ceux des carrières supérieures de l’Etat dont on a exigé jusqu’à présent des preuves de compétences et d’expériences qui, au final, ne les qualifient même plus pour accéder à ces postes de direction.

Si ces lois passent, le plus grand affront est de loin fait aux enseignant.e.s de la carrière supérieure, mais aussi aux futurs enseignant.e.s, à celles et ceux qui commencent leur formation universitaire, leur stage ou même tout juste leur première année en tant que professeur.e assermenté.e. A quoi bon entamer de longues études en sciences de l’éducation et passer ensuite une évaluation de stage intransigeante en matière de compétences linguistiques, puis enseigner à des élèves pas toujours arrangeants, si c’est pour être au final écarté de postes à responsabilité de l’Education nationale en faveur de quelques arrivistes et académiciens du secteur privé ? En effet, en nommant aux postes de direction du SCRIPT qui développe les programmes scolaires et pédagogiques et de l’IIFEN qui forme en fait les enseignants, des personnes pouvant être issues du secteur privé et n’ayant pas à faire preuve de 5 années d’expériences dans l’enseignement, donc ne bénéficiant pas de compétences pédagogiques, le Ministre fait passer le message que ni le système de l’enseignement luxembourgeois, ni l’Institut national d’administration publique (INAP) ne parviendraient à produire des candidat.e.s suffisamment doté.e.s en compétences requises pour diriger les institutions dont ils sont en partie issu.e.s. Si tel était le cas, le Ministre devrait davantage se consacrer  à la formation continue des enseignants-fonctionnaires.

Mais il y a aussi un autre scénario qui se dessine avec l’application des projets de loi 7658 et 7662. Ce sont l’implantation de l’esprit managérial au sein de l’Education nationale et la transformation des établissements scolaires et services ressources du Ministère en entreprises qui sont visées par Claude Meisch. On peut même craindre un certain népotisme de la part du Ministre qui pourra aisément placer ses favoris à des postes de haute responsabilité au sein de l’Education Nationale.

S’y ajoute que ces lois constituent la privatisation rampante de l’enseignement public. En effet, les personnes issues du secteur privé ont une vision de la société qui ne correspond pas aux missions d’un enseignement public de qualité dont le but est de préparer nos jeunes à être des citoyen.ne.s responsables au sein de sociétés de plus en plus en complexes et non de formater les têtes afin qu’elles répondent aux besoins de l’économie.

déi Lénk ne manquera pas de s’opposer à ces projets de loi. Ce n’est pas tant l’avenir de la fonction publique qui est en jeu que l’avenir de l’Education Nationale comme service publique à l’abri des intérêts privés et commerciaux. Après des réformes permettant la spécialisation et partant la hiérarchisation des profils des lycées, puis avec leur autonomie financière et la multiplication d’écoles internationales publiques achetant leurs programmes scolaires auprès de multinationales, on peut dire que le ministre Claude Meisch est bien lancé pour saper l’école publique.

Communiqué par déi Lénk

Dépôt d’une proposition de loi pour un gel des loyers jusqu’au 31 décembre 2021 !

Aujourd’hui, déi Lénk a déposé une proposition de loi pour prolonger le gel des loyers d’habitation jusqu’au 31 décembre 2021. Durant le confinement, le gouvernement avait pris la décision de geler les loyers d’abord jusqu’à la fin du confinement et ensuite jusqu’au 31 décembre 2020. Or, les effets de l’actuelle crise, qui se traduisent notamment par des pertes d’emploi, risquent de se faire sentir durant des années encore, mais le gouvernement n’a pas jugé bon de prolonger le gel des loyers au-delà du 31 décembre 2020.

déi Lénk a donc pris cette initiative afin de protéger les locataires dont certains dépensent déjà plus de 50% de leur revenu pour pouvoir se loger. Pour éviter que ces personnes ne puissent plus payer leur logement, il est impératif de prolonger ce gel durant une année au moins.

Communiqué par déi Lénk


Gesetzesvorschlag zur Verlängerung des Verbots der Mietpreiserhöhungen bis zum 31. Dezember 2021!

déi Lénk hat heute einen Gesetzvorschlag zur Verlängerung des Verbots der Mietpreiserhöhungen bis zum 31. Dezember 2021 vorgelegt. Während dem Lockdown hatte die Regierung beschlossen, die Mietpreiserhöhungen zunächst bis zum Ende des Lockdowns und dann bis zum 31. Dezember 2020 zu verbieten. Auch wenn die Auswirkungen der aktuellen Krise, die unter anderem Arbeitsplatzverluste mit sich bringen, noch Jahre lang zu spüren sein werden, hat die Regierung es nicht für angebracht gehalten, dieses Verbot über den 31. Dezember 2020 hinaus zu verlängern.

déi Lénk hat daher diese Initiative ergriffen, um die Mieter zu schützen, von denen einige bereits mehr als 50% ihres Einkommens für das Wohnen ausgeben. Um zu vermeiden, dass diese Menschen ihre Wohnung nicht mehr bezahlen können, ist es unbedingt erforderlich, dieses Verbot um mindestens ein Jahr zu verlängern.

Il est temps d’agir!

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, le groupe parlementaire déi Lénk a défini ses priorités politiques pour les prochains mois. La crise de la Covid a plus que jamais montré qu’un système public de santé de qualité est indispensable. Durant la pandémie, le manque de personnel est apparu au grand jour. Renforcer ce secteur veut aussi dire lui donner les moyens nécessaires. Mais il faut également veiller à ce que toute la population ait accès aux soins, y compris les plus démunis, en instaurant une couverture médicale universelle.  

Avec le recours massif au chômage partiel et un télétravail souvent imposé, le droit du travail a été sérieusement secoué. Avec la crise économique qui se profile désormais, ce sont les fermetures d’entreprises qui menacent des centaines d’emplois. Il s’agit de renforcer les droits des salariés et ainsi d’éviter une hausse conséquente du chômage qui commence déjà à se dessiner chez les jeunes. Nous proposons d’attacher à la transformation écologique, qui doit se faire rapidement, une garantie d’emploi avec l’Etat dans le rôle de l’employeur en dernier ressort. Une utilisation responsable des ressources et une manière de produire plus respectueuse de l’environnement nécessitent beaucoup de main-d’œuvre dans des secteurs comme l’économie circulaire ou l’agriculture par exemple qui doit commencer sa transition vers le bio.

Avec la pandémie, les effets de la crise du logement se sont également accentués et un vaste mouvement populaire pour le droit au logement s’est créé. déi Lénk fera tout pour que le grondement de la rue soit entendu à la Chambre des députés. Aujourd’hui, ce sont surtout les locataires avec les revenus les moins élevés qui pâtissent de l’explosion des prix. En moyenne, ils dépensent 51,8% de leur revenu disponible pour se loger, ce qui est inacceptable ! Les deux grands projets du ministère du logement dégradent encore davantage la situation. Le pacte logement 2.0 est un aveu d’impuissance face au manque de logements et le projet de loi sur le bail à loyer est un acte de collaboration avec les grands propriétaires et les investisseurs qui se remplissent allègrement les poches ! déi Lénk exige qu’aucun ménage ne doive dépenser plus de 25% de son revenu disponible pour se loger.

déi Lénk est conscient que ces mesures et revendications doivent être financées. Les privilèges fiscaux des riches et des grandes entreprises ne sont plus tolérables. Ce sont eux qui doivent participer davantage à l’effort collectif pour surmonter la crise. Parmi nos principales mesures, déi Lénk demande que le barème fiscal soit augmenté de quelques tranches avec un taux d’imposition maximal de 48% au lieu de 42% actuellement. déi Lénk exige aussi l’introduction d’un impôt sur le revenu de 0,5% par an. La résidence principale et les épargnes à hauteur de 200.000 euros seraient toutefois exonérées.

A l’occasion du discours sur l’état de la nation d’abord et du dépôt du budget 2021 ensuite, le gouvernement est attendu au tournant.

Communiqué par déi Lénk


Es ist Zeit zu handeln

Anlässlich seiner Pressekonferenz zu Beginn des parlamentarischen Jahres 2020/2021 legte die parlamentarische Fraktion von déi Lénk seine politischen Prioritäten für die nächsten Monate fest. Die Covid-Krise hat mehr denn je gezeigt, dass ein qualitativ hochwertiges öffentliches Gesundheitssystem unverzichtbar ist. Während der Pandemie trat der Personalmangel offen zutage. Diesen Sektor zu stärken bedeutet auch, ihm die notwendigen Mittel zur Verfügung zu stellen. Es muss aber auch sichergestellt werden, dass die gesamte Bevölkerung, auch die Ärmsten, Zugang zur Gesundheitsversorgung hat, indem eine universelle medizinische Versorgung geschaffen wird. 

Durch den massiven Rückgriff auf Kurzarbeit und Telearbeit ist das Arbeitsrecht ernsthaft erschüttert worden. Angesichts der sich abzeichnenden Wirtschaftskrise, bedroht jetzt die Schließung von Unternehmen Hunderte von Arbeitsplätzen. Es geht darum, die Rechte der Arbeitnehmer zu stärken und damit einen deutlichen Anstieg der Arbeitslosigkeit zu vermeiden, der sich bei jungen Menschen bereits abzeichnet. Wir schlagen vor, dass der ökologische Umbau, der rasch durchgeführt werden muss, mit einer Beschäftigungsgarantie einhergehen sollte, durch die Einführung des Prinzips “l’Etat comme employeur en dernier ressort”. Ein verantwortungsbewusster Umgang mit Ressourcen und eine umweltfreundlichere Produktionsweise erfordern viel Arbeitskraft beispielsweise in Sektoren wie der Kreislaufwirtschaft oder der Landwirtschaft, die ihren Übergang zur ökologischen Landwirtschaft beginnen muss.

Mit der Pandemie haben auch die Auswirkungen der Wohnungskrise zugenommen, und es ist eine breite Volksbewegung für das Recht auf Wohnung entstanden. déi Lénk wird alles dafür tun, dass das Grollen der Straße im Abgeordnetenhaus Gehör findet. Heute sind es vor allem die Mieter mit den niedrigsten Einkommen, die unter der Preisexplosion leiden. Im Durchschnitt geben sie 51,8% ihres verfügbaren Einkommens für Wohnraum aus, eine Tatsache, die für uns inakzeptabel ist! Die beiden großen Reformen des Wohnungsbauministeriums verschlimmern die Situation zusätzlich. Der Wohnungsbaupakt 2.0 ist ein Eingeständnis der Ohnmacht angesichts des Wohnungsmangels, und das Mietvertragsgesetz ist ein Akt der Zusammenarbeit mit den großen Vermietern und Investoren, die sich freudig die Taschen füllen! déi Lénk fordert, dass kein Haushalt mehr als 25% seines verfügbaren Einkommens für Wohnraum ausgeben muss.

déi Lénk ist sich bewusst, dass diese Maßnahmen und Forderungen finanziert werden müssen. Die Steuerprivilegien der Reichen und Großunternehmen sind nicht mehr tragbar. Sie sind diejenigen, die sich stärker an den kollektiven Bemühungen zur Überwindung der Krise beteiligen müssen. Unter unseren wichtigsten Maßnahmen fordert déi Lénk, dass die Steuertabelle um einige Stufen erhöht und der Höchststeuersatz auf 48% anstatt der derzeitigen 42% angehoben wird. déi Lénk fordert auch die Einführung einer Vermögenssteuer von 0,5% pro Jahr. Ausgenommen wären jedoch der Hauptwohnsitz und Ersparnisse bis zu 200.000 Euro.

Anlässlich der Rede zur Lage der Nation nächste Woche und der Vorstellung des Budgetentwurfs für 2021 erwarten wir , dass die Regierung Antworten gibt auf die dringenden Probleme des Landes.

Mitgeteilt von déi Lénk

déi Lénk plaide pour une adaptation du cadre légal concernant le télétravail

Durant le confinement imposé en raison de la propagation du Covid-19, de nombreuses entreprises ont opté pour le télétravail, sans nécessairement respecter la règlementation existante, comme p.ex. l’obligation de supporter le coût de l’équipement électronique à domicile. déi Lénk estime qu’après le déconfinement, il est temps de tirer un bilan sur la situation du télétravail au Luxembourg.

A condition que le télétravail soit possible (il est souvent inaccessible aux « travailleurs essentiels », comme l’a montré la période de confinement), travailler depuis chez soi a ses avantages, tels que la réduction de temps et de coût de transport, et offre l’opportunité de concilier différemment la vie privée et la vie professionnelle

Néanmoins déi Lénk tient à accentuer que le travail à distance risque de devenir un vecteur d’injustices structurelles, telle l’externalisation des coûts de l’employeur vers le ou la salarié.e. Il pourrait s’agir là des coûts de matériel (ordinateurs, etc…) ou encore de loyer commercial. Le mélange de la vie privée et professionnelle peut aussi déboucher sur des heures de travail supplémentaires « invisibles » et apporter une perte de l’espace privé en raison, par exemple, des visioconférences. De plus, le travail à distance risque de supposer une disponibilité constante et peut nuire à la solidarité professionnelle et sociale. Face aux changements technologiques du travail, il faut cesser l’atomisation accélérante de la société et la destruction continue des liens sociaux, dont les relations du travail constituent une partie importante.

Prenant en compte ces arguments, déi Lénk exige que le télétravail dans les différents secteurs ne puisse être réglé que par conventions collectives. Il est également primordial que les principes fondamentaux du télétravail soient régulés par la loi, notamment le droit au refus du télétravail qui ne peut constituer un motif légal de licenciement, ou le droit à la déconnexion.

déi Lénk tire aussi la sonnette d’alarme sur la situation du télétravail transfrontalier. Selon les accords fiscaux avec les pays voisins, les revenus du travail sont imposés dans le pays où s’effectue le travail. Une mesure qui avantage le Luxembourg qui n’a pas à utiliser les impôts ainsi récoltés pour financer les infrastructures dans les régions limitrophes. La législation européenne sur la sécurité sociale prévoit également le principe de prélèvement des cotisations dans le pays où s’effectue le travail, à charge bien-sûr de payer les prestations. Il faut ajouter qu’une partie des prestations est financée au Luxembourg par l’impôt. Récemment, de nouveaux accords exceptionnels conclus avec nos pays voisins dans le contexte de la pandémie Covid-19 ont eu pour effet d’augmenter le nombre de journées de travail à domicile permises sans taxation dans le pays de résidence. Comme l’a observé le sénateur de Meurthe-et-Moselle, Olivier Jacquin, élever le seuil de fiscalité ne changerait en rien le nombre de jours de télétravail permis, mais bien le seuil à partir duquel « le télétravailleur doit effectuer une déclaration complémentaire de revenus en France ». Ces accords exceptionnels actuels se présentent donc comme un instrument additionnel de l’inégalité fiscale maintenue à Dieu vat par le Grand-Duché dans la Grande Région.

C’est dans ce contexte aussi que déi Lénk demande un bilan du télétravail après le confinement lié à la pandémie du Covid-19, qui devra inclure :

  1. Un bilan des revenus fiscaux additionnels assurés par les règlements spéciaux sur le télétravail conclus et prolongés avec les pays voisins depuis le début du confinement
  2. Un bilan des contrôles effectués pour assurer le respect des règlementations sur le télétravail existantes
  3. Un bilan du télétravail en soi, c’est-à-dire les heures totales prestées, le nombre de salarié.e.s concerné.e.s, fourni par le secteur d’activité économique

Une extension de la période de télétravail permise aux travailleurs frontaliers afin de rester entièrement imposables au Luxembourg ne doit pas dépasser 25% du temps de travail (limite prévue par la réglementation européenne de sécurité sociale sur le détachement). Toute imposition au Luxembourg doit comporter obligatoirement une compensation fiscale pour ces pays qui ont eu des charges communales et de formation de ces travailleurs. Le rôle de la médecine du travail et l’inspection du travail et des mines (ITM) doit par la même occasion être redéfini, pour que des contrôles aux domiciles des télétravailleurs soient réalisables, également chez les travailleurs frontaliers (avec l’aide des organismes compétents de ces pays).

L’Etat doit faire pression sur ArcelorMittal.

Communiqué de presse:

Pour déi Lénk, la suppression annoncée de 15% des postes chez le groupe sidérurgiste ArcelorMittal est inacceptable. Sans consultation préalable avec le gouvernement et sans prévenir les syndicats, ArcelorMittal semble préparer une manœuvre stratégique afin de restructurer l’entreprise aux frais de l’Etat et des salariés en prétextant la crise de la Covid-19. Ce sont la volonté du groupe de procéder en même temps à 123 nouvelles embauches, les chiffres précis sur les suppressions envisagées ainsi que l’absence d’informations sur les usines concernées qui créent la suspicion.

Il ne faut pas oublier qu’ArcelorMittal n’a cessé de bénéficier d’aides étatiques et que l’entreprise s’est engagée à investir au Luxembourg. S’y ajoutent également qu’ArcelorMittal a profité d’« aides indirectes » comme l’utilisation gratuite de décharges illégales au Luxembourg. La pandémie de la Covid et un marché de l’acier en surproduction ne peuvent ainsi pas justifier la suppression de plus 570 postes au Luxembourg exclusivement.  Les détails qui justifieraient une telle suppression font donc clairement défaut.

De nouveau, nous contestons le manque d’influence étatique sur l’outil de production sidérurgique au Luxembourg. Des alternatives à la quête destructive du profit maximal existent bel et bien, par exemple chez nos voisins en Sarre. 

déi Lénk est solidaire avec les salariés du groupe qui viennent de recevoir un coup de massue terrible et appelle le gouvernement à faire tout pour conserver ces postes et rappeler à ArcelorMittal ses engagements. déi Lénk exige également qu’ArcelorMittal s’engage à conserver tous les sites de production luxembourgeois restants. déi Lénk suivra de près l’évolution du dossier et maintiendra la pression.

Der Staat muss Druck auf ArcelorMittal ausüben.

Pressemitteilung:

Für déi Lénk ist der angekündigte Abbau von 15% der Arbeitsplätze beim Stahlhersteller ArcelorMittal inakzeptabel. Ohne vorherige Absprache mit der Regierung und ohne Vorwarnung an die Gewerkschaften scheint ArcelorMittal ein strategisches Manöver vorzubereiten, um das Unternehmen auf Kosten des Staates und der Mitarbeiter umzustrukturieren. Dabei wird die Covid-19-Krise nur als Entschuldigung herangezogen. Dies kann man insbesondere aus der Ankündigung des Stahlherstellers schließen, 123 Neueinstellungen vorzunehmen, sowie aus dem Fehlen von genauen Zahlen zu dem geplanten Stellenabbau und von Informationen über die betroffenen Fabriken.

Es darf nicht vergessen werden, dass ArcelorMittal weiterhin von staatlichen Beihilfen profitiert und dass das Unternehmen sich verpflichtet hat, in Luxemburg zu investieren. Dazu kommt, dass ArcelorMittal auch von „indirekten Hilfsmitteln“ profitiert hat, wie die freie Nutzung illegaler Deponien in Luxemburg. Die Covid-Pandemie und die Überproduktion im Stahlmarkt können daher den Abbau von mehr als 570 Arbeitsplätzen ausschließlich in Luxemburg nicht rechtfertigen. Die Details die einen solchen Abbau rechtfertigen würden fehlen eindeutig.

Wir bestreiten erneut den mangelnden staatlichen Einfluss auf die luxemburgische Stahlindustrie. Alternativen zum zerstörerischen Streben nach maximalem Profit gibt es zum Beispiel bei unseren Nachbarn im Saarland.

déi Lénk ist solidarisch mit den Arbeitern des Stahlherstellers, die gerade einen schrecklichen Schlag erhalten haben, und fordert die Regierung auf, alles zu tun, um die Arbeitsplätze zu schützen und ArcelorMittal an seine Verpflichtungen zu erinnern. Des Weiteren fordert déi Lénk ArcelorMittal dazu auf sich zum Erhalt der luxemburgischen Produktionsstandorte zu bekennen. déi Lénk wird die Entwicklungen genau beobachten und den Druck aufrechterhalten.

Mitgeteilt von déi Lénk

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