Energiekris a Klimawandel: Benefisser duerch d‘Leed vun de Mënschen an d’Zerstéierung vum Planéit.

D’Zeitung The Guardian huet en Artikel verëffentlecht[1], dee weist dass 8 grouss Pëtrolskonzerner an deenen dräi éischte Méint vum amerikanesch-israeelesche Krich géint den Iran Benefisser vun 93 Milliarden Dollar gemaach hunn Um Réck vun der iranescher Bevëlkerung, maachen Exxon, Eni, BP a Companie also Milliardegewënner, déi duerch d’Leit un der Pompel finanzéiert ginn oder duerch staatlech Mesuren, wéi eise Resilienzpak, subventionéiert ginn.

Gläichzäiteg brennen uechter d’Welt d’Bëscher an d’Flëss dréchnen aus. D’Konsequenze vum Klimawandel, deen duerch eis Ofhängegkeet vu fossillen Energië befeiert gëtt, stellen eis viru riseg Erausfuerderungen, déi vill wäerte kaschten. Mir gesinn awer eng Tendenz, dass manner an erneierbar Energien an an de Klimaschutz investéiert gëtt. Déi grouss Energiekonzerner hunn hir wéineg Investitiounen an erneierbar Energien erëm reduzéiert. Dat ass fir eis Zukunft e fataalt Signal.

Lëtzebuerg investéiert direkt iwwer säi Pensiounsfong, de Fonds de compensation, ongeféier 96 Milliounen an déi Uelegkonzerner, déi The Guardian nennt. Laut engem Bericht vu Greenpeace investéiert de Pensiounsfong am Ganzen 1,3 Milliarden Euro a Gas-, Ueleg- a Kuelekonzerner[2], och well dës Investissementer lukrativ sinn.

Mee déi Gewënner déi haut mat fossillen Energië gemaach ginn, sinn d’Verloschter vu muer. Wann d’Ofhängegkeet vun Ueleg, Gas a Kuel net drastesch reduzéiert gëtt, da ginn Hëtztwellen, Dréchenten an aner extrem Phänomeener ëmmer méi heefeg. D’Adaptatioun un dat extreemt Klima wäert eis méi Sue kaschten, wéi mer haut mat fossillen Energien erwirtschaften.

déi Lénk fuerdert dass d’Regierung sech am internationale Kontext fir eng drastesch Reduktioun vun den CO2-Ausstéiss asetzt an och fir eng sougenannte Windfall-Steier, déi esou Benefisser massiv besteiert fir d’Energietransitioun ze finanzéieren. D’Regierung soll och verhënneren dass den FDC an Zukunft a fossil Energien investéiert. Si muss och Neel mat Käpp maachen, wann et drëms geet hei am Land d’Ofhängegkeet vu fossillen Energien ze reduzéieren.


Crise énergétique et changement climatique :Des bénéfices réalisés sur la souffrance des populationset la destruction de la planète.

Le journal The Guardian a publié un article qui montre que 8 grandes compagnies pétrolières ont réalisé 93 milliards de dollars de bénéfices au cours des trois premiers mois de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Sur le dos de la population iranienne, Exxon, Eni, BP et compagnie réalisent donc des milliards de bénéfices, financés par les consommateurs à la pompe ou subventionnés par des mesures publiques, comme notre paquet de résilience.

Dans le même temps, les forêts brûlent partout dans le monde et les rivières s’assèchent. Les conséquences du changement climatique, alimenté par notre dépendance aux énergies fossiles, nous confrontent à d’énormes défis qui coûteront très cher. Nous constatons pourtant une tendance à réduire les investissements dans les énergies renouvelables et dans la protection du climat. Les grandes compagnies énergétiques ont une nouvelle fois réduit leurs maigres investissements dans les énergies renouvelables. Pour notre avenir, c’est un signal fatal.

Le Luxembourg investit directement, par l’intermédiaire de son fonds de pension, le Fonds de compensation, environ 96 millions d’euros dans les compagnies pétrolières citées par The Guardian. Selon un rapport de Greenpeace, le Fonds de compensation investit au total 1,3 milliard d’euros dans des entreprises actives dans le gaz, le pétrole et le charbon, notamment parce que ces investissements sont lucratifs.

Mais les bénéfices réalisés aujourd’hui grâce aux énergies fossiles sont les pertes de demain. Si la dépendance au pétrole, au gaz et au charbon n’est pas drastiquement réduite, les vagues de chaleur, les sécheresses et autres phénomènes extrêmes deviendront de plus en plus fréquents. L’adaptation à ce climat extrême nous coûtera davantage que ce que nous gagnons aujourd’hui grâce aux énergies fossiles.

déi Lénk exige que le gouvernement s’engage, dans le contexte international, en faveur d’une réduction drastique des émissions de CO2 ainsi que pour la mise en place d’une taxe dite « windfall tax », qui taxerait massivement ces bénéfices afin de financer la transition énergétique. Le gouvernement doit également empêcher le FDC d’investir à l’avenir dans les énergies fossiles. Il doit aussi prendre des mesures concrètes lorsqu’il s’agit de réduire la dépendance aux énergies fossiles dans notre pays.


[1] https://www.theguardian.com/business/ng-interactive/2026/aug/04/revealed-major-oil-firms-make-93bn-profits-amid-war-and-climate-crisis

[2] https://www.greenpeace.org/luxembourg/fr/communiques-de-presse/25382/une-nouvelle-analyse-revele-les-failles-de-la-strategie-de-durabilite-du-fdc/

Retraites et espérance de vie : Une étude qui change les termes du débat

L’étude sur la longévité des retraités au Luxembourg de la Cellule scientifique de la Chambre des députés[1], demandée par le député Marc Baum, confirme ce que déi Lénk défend depuis longtemps : derrière les moyennes nationales se cachent de profondes inégalités sociales. Le Luxembourg connaît une forte progression de l’espérance de vie à 60 ans, mais les retraité.e.s ne profitent pas toutes et tous de cette avancée dans les mêmes conditions.

Chez les hommes ayant accompli une carrière étendue au Luxembourg, l’écart d’espérance de vie à 60 ans entre le haut et le bas de la distribution des pensions est d’environ six années (!). Les bénéficiaires des pensions les plus élevées passent en moyenne cinq années (!) supplémentaires à la retraite par rapport à ceux du décile inférieur. L’étude avertit d’ailleurs que les personnes qui travaillent plus longtemps sont souvent celles qui sont déjà en meilleure santé et bénéficient de conditions de travail moins pénibles. Il serait donc faux de conclure que travailler plus longtemps fait vivre plus longtemps. 

Chez les femmes, le montant de la pension individuelle reflète moins fidèlement la position sociale, notamment en raison des carrières interrompues et du temps partiel. L’étude relève toutefois un désavantage important lié au statut d’ouvrière. 

déi Lénk en tirent plusieurs conclusions:

  1. Avec ces résultats, l’étude de la Cellule scientifique révèle les graves limites de l’« Aperçu n° 30 » publié par l’IGSS en juillet 2025,[2]  qui, en utilisant un champ d’étude très restrictif, amène la ministre de la Sécurité sociale Martine Deprez à prôner avant le dépôt d’un projet de loi prolongeant obligatoirement de 8 mois les carrières professionnelles : « Cette analyse ne révèle aucune association statistiquement significative entre le secteur d’activité du dernier emploi et la probabilité de décès sur la période étudiée, ni entre cette probabilité et le revenu moyen ayant servi de base au calcul de la pension. »[3] Or, l’étude prouve le contraire et dément les affirmations de la ministre.
  • La hausse de l’âge de départ à la retraite, telle que décidée par le gouvernement, est profondément injuste dans ses effets: une année de travail supplémentaire pèse bien davantage sur celles et ceux qui ont exercé les métiers les plus pénibles, disposent des pensions les plus faibles et vivent moins longtemps. En plus, cette voie ne pérennise point le système des retraites puisque ce sont les très hautes pensions qui bénéficient plus longuement de leurs pensions.
  • La bonne réponse au vieillissement n’est donc pas de réduire les droits, mais de renforcer les recettes du régime public de manière juste. Cela implique de faire contribuer pleinement les revenus les plus élevés:  déplafonner les cotisations au-dessus de 5xSSM sans contrepartie, et d’élargir l’assiette des cotisations à l’ensemble des éléments de rémunération.
  • En parallèle, il faut protéger les retraité·es contre la pauvreté : rehausser la pension minimum au-dessus de la limite du risque de pauvreté, maintenir intégralement l’ajustement des pensions à l’évolution des salaires et préserver l’allocation de fin d’année. 

Pour déi Lénk, l’étude confirme ainsi que la durabilité financière ne peut pas être séparée de la justice sociale. Elles exigent toutes deux de renforcer le système public, solidaire et intergénérationnel.


[1] https://www.chd.lu/fr/note-scientifique-longevite-retraites-Luxembourg

[2] https://igss.gouvernement.lu/fr/publications/apercus-et-cahiers/apercus/apercu30.html

[3] Réponse du 26 août 2025 à la QP no.2465 du député Marc Baum https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/2025/08/QP_59995_1756197701237.pdf

Wunnengspolitik: Eng nei Ronn Steierkaddoe fir Investisseuren.

Déi nei Mesuren, déi de Logementsminister Claude Meisch an de Finanzminister Gilles Roth de 16. Juli presentéiert hunn, weise virun allem eent: D’Regierung huet kee klore Plang, wéi si d’Wunnengskris iwwerwanne wëll. Amplaz eng kohärent Politik op d’Been ze stellen, presentéiert si eng Rëtsch Eenzelmesuren, déi zum Deel net bis zum Schluss duerchduecht sinn. Heiansdo huet een den Androck, d’Regierung wier sech net emol eens, wou si eigentlech hi wëll.

Den neien « amortissement accéléré » ass dat bescht Beispill dofir. D’CSV schéngt dës Mesure mat Iwwerzeegung ze verdeedegen, d’DP schéngt dogéint vill manner begeeschtert ze sinn. Kloer ass awer, wien dovu profitéiert: d‘Investisseuren. De Plaffong vu 600.000 Euro wäert net dozou féieren, datt méi Wunnenge fir Famillje gebaut ginn. Am Géigendeel: Hie schaaft en Ureiz, nach méi kleng Appartementer a Studioen ze bauen, well grad déi am rentabelste sinn. Dat ass keng Äntwert op de Wunnengsmanktem, mee e weidere Steierkaddo fir Investisseuren a Promoteuren. Amplaz ëmmer nei Steiercadeauen ze verdeelen, misst d’Regierung endlech d’Spekulatioun mat an d’Retentioun vu Bauland besteieren.

Och bei de blockéierte VEFA-Projete bleift d’Regierung wäit hannert deem zeréck, wat néideg wier. Déi ugekënnegt Upassunge kënnen eenzel Problemer léisen, mee si hëllefen deene Mënschen net, déi zanter Méint oder Joren an esou Projete festhänken an deenen hiert ganzt Liewen op d’Kopp gestallt gouf. Prioritéit misst sinn, datt de Staat dës blockéiert Projete selwer iwwerhëlt an d’Leit aus där Sakgaass eraushëlt, amplaz ëmmer méi VEFA-Projeten opzekafen an domat virun allem Promoteuren entgéintzekommen. Vill méi sënnvoll wier et, ëffentlech Bauträger ze stäerken an eng ëffentlech Baufirma opzebauen.

Besonnesch problematesch ass och d’Reduktioun vun der TVA op 8 %. D’Regierung verkeeft dat als Hëllef fir de Wunnengsbau, tatsächlech mécht si domat eng grouss Dier fir privat Investisseuren a Promoteuren op. Déi nei Reegelen hu kaum nach eppes mat wierklech bezuelbarem Wunnen ze dinn. E Loyer, dee bei 4 % vum investéierte Kapital plafonéiert ass, ass beim Neibau praktesch keng Begrenzung, well alles doriwwer eraus fir déi meescht Leit souwisou net méi bezuelbar ass. Och d’Oplag, ënner dem mediane Quadratmeterpräis ze bleiwen, ass däitlech méi einfach z’erfëllen, wann nëmmen 8 amplaz 17 % TVA ufalen. An no zéng Joer fale laut Finanzminister Roth souguer all Oplagen ewech. Da kann de Proprietär mam Loyer maachen, wat e wëll, an de Staat huet net emol e Virkafsrecht. Fir déi Lénk ass kloer: All steierleche Virdeel muss un dauerhaft Géigeleeschtunge gebonne sinn.

De sougenannten Housing Bond wäert och keng Wonner bewierken. Domat gëtt keng eenzeg zousätzlech Wunneng geschaf. Finanzéiert ginn domat virun allem VEFA-Keef, déi souwisou scho geplangt waren. Déi Sue missten an de ëffentleche Wunnengsbau fléissen, net an d’Fräikafe vu Privatpromoteuren, déi sech verspekuléiert hunn.

De Claude Meisch huet d’Subvention d’intérêt als grouss sozial Mesure presentéiert. Säi Beispill weist awer genee, wou de Problem läit. Eng Famill mat engem Kand an engem Nettoakommes vu ronn 79.000 Euro d’Joer (ongeféier 6.000-6.500 Euro de Mount) kéint ronn 400 Euro de Mount kréien. Wann déi Famill en Haus fir 800.000 Euro keeft – e Präis, fir deen een haut kaum nach eppes um Marché fënnt –, läit de Remboursement vum Prêt schonn no bei 4.000 Euro de Mount. Dobäi si Käschte fir Renovatiounen, eng nei Heizung oder aner néideg Aarbechten nach guer net agerechent. Ënner esou Konditioune wäert keng Bank e Prêt accordéieren. D’Subvention d’intérêt léist de Grondproblem also net.

Op d’Fro, datt de Minister Gloden selwer gesot huet, d’Gemenge géifen entscheeden, wat gebaut gëtt, hat de Claude Meisch keng iwwerzeegend Äntwert. Hie sot, et misst ee mat de Gemenge schwätzen, fir si dozou ze beweegen, méi Wunnengen zouzeloossen. Och dat weist, wéi planglos dës Regierung virgeet. D’Gemenge brauche keng gutt Rotschléi, mee kloer Reegelen: Si mussen dozou verflicht ginn, e Mindestundeel u bezuelbare Locatiounswunnengen op hirem Territoire bereetzestellen an de Staat muss hinnen déi dofir néideg Hëllefe finanzéieren.

Fir déi Lénk ass kloer: D’Wunnengskris léisst sech net mat Steierkaddoe fir Investisseuren oder kosmetesche Korrekturen iwwerwannen. Wat et brauch, ass eng konsequent ëffentlech Wunnengspolitik: Spekulatioun besteieren amplaz Kaf ze subventionéieren, Loyere plafonéieren, den ëffentleche Wunnengsbau massiv ausbauen an de Wunnengsmaart net weider der Profitgier vu privaten Investisseuren iwwerloossen. Déi elo presentéiert Mesure ginn awer genee an déi entgéintgesate Richtung.


Politique du logement : Une nouvelle salve de cadeaux fiscaux pour les investisseurs.

Les nouvelles mesures présentées le 16 juillet par le ministre du Logement Claude Meisch et le ministre des Finances Gilles Roth montrent avant tout une chose : le gouvernement n’a pas de plan clair pour sortir de la crise du logement. Au lieu de mettre en place une politique cohérente, il présente une série de mesures isolées qui, pour certaines, ne sont pas pleinement réfléchies. On a parfois l’impression que le gouvernement lui-même ne sait pas vraiment quelle direction il souhaite prendre.

Le nouvel amortissement accéléré en est le meilleur exemple. Le CSV semble défendre cette mesure avec conviction, tandis que le DP paraît beaucoup moins enthousiaste. Une chose est cependant évidente : ce sont les investisseurs qui en profiteront. Le plafond de 600.000 euros ne conduira pas à la construction de davantage de logements adaptés aux familles. Au contraire, il incitera à construire encore plus de petits appartements et de studios, puisque ce sont eux qui offrent la meilleure rentabilité. Ce n’est pas une réponse à la pénurie de logements, mais un nouveau cadeau fiscal aux investisseurs et aux promoteurs. Au lieu de multiplier les avantages fiscaux, le gouvernement devrait enfin taxer la spéculation et la rétention de terrains constructibles.

Concernant les projets VEFA bloqués, le gouvernement reste également très en deçà de ce qui serait nécessaire. Les adaptations annoncées pourront résoudre certains problèmes ponctuels, mais elles n’aideront pas les personnes qui sont coincées depuis des mois, voire des années, dans de tels projets et dont la vie a été profondément bouleversée. La priorité devrait être que l’État reprenne lui-même ces projets bloqués afin de sortir les acquéreurs de cette impasse, au lieu d’acheter toujours plus de projets VEFA et de venir ainsi principalement au secours des promoteurs. Il serait bien plus judicieux de renforcer les maîtres d’ouvrage publics et de créer une entreprise publique de construction.

La réduction de la TVA à 8 % est également particulièrement problématique. Le gouvernement la présente comme une aide au secteur de la construction, alors qu’en réalité elle ouvre grand la porte aux investisseurs privés et aux promoteurs. Les nouvelles règles n’ont plus grand-chose à voir avec le logement réellement abordable. Un loyer plafonné à 4 % du capital investi ne constitue pratiquement aucune limite pour une construction neuve, car au-delà de ce seuil, les loyers deviennent de toute façon inabordables pour la plupart des ménages. De même, l’obligation de rester en dessous du prix médian au mètre carré est nettement plus facile à respecter lorsque la TVA est de 8 % au lieu de 17 %. Et, selon le ministre des Finances Gilles Roth, toutes les conditions disparaîtront même après dix ans. Le propriétaire pourra alors fixer librement le loyer, sans que l’État ne dispose même d’un droit de préemption. Pour déi Lénk, les choses sont claires : tout avantage fiscal doit être assorti de contreparties durables.

Le Housing Bond ne produira pas non plus de miracle. Il ne permettra pas de créer un seul logement supplémentaire. Il servira principalement à financer des achats en VEFA qui étaient déjà prévus. Ces moyens financiers devraient être investis dans le logement public, et non dans le sauvetage de promoteurs privés qui se sont engagés dans des opérations spéculatives hasardeuses.

Claude Meisch a présenté la subvention d’intérêt comme une grande mesure sociale. Son propre exemple montre pourtant précisément où se situe le problème. Une famille avec un enfant et un revenu net annuel d’environ 79.000 euros (soit environ 6.000 à 6.500 euros par mois) pourrait bénéficier d’une aide d’environ 400 euros par mois. Or, si cette famille achète une maison à 800.000 euros – un prix auquel il est aujourd’hui presque impossible de trouver un bien sur le marché –, le remboursement du prêt s’élèvera déjà à près de 4.000 euros par mois. Les frais de rénovation, d’une nouvelle installation de chauffage ou d’autres travaux indispensables ne sont même pas pris en compte. Dans de telles conditions, aucune banque n’accordera un prêt. La subvention d’intérêt ne résout donc pas le problème de fond.

Interrogé sur le fait que le ministre Gloden a lui-même déclaré que ce sont les communes qui décident de ce qui est construit, Claude Meisch n’a apporté aucune réponse convaincante. Il s’est contenté d’affirmer qu’il fallait dialoguer avec les communes afin de les encourager à autoriser davantage de logements. Cela illustre une fois de plus le manque de vision de ce gouvernement. Les communes n’ont pas besoin de simples recommandations, mais de règles claires : elles doivent être tenues de mettre à disposition une part minimale de logements locatifs abordables sur leur territoire, tandis que l’État doit leur fournir les moyens financiers nécessaires pour remplir cette mission. Pour déi Lénk, une chose est claire : la crise du logement ne sera pas résolue à coups de cadeaux fiscaux aux investisseurs ni par des ajustements cosmétiques. Ce qu’il faut, c’est une politique publique du logement ambitieuse et cohérente : taxer la spéculation plutôt que de subventionner l’achat, plafonner les loyers, développer massivement le logement public et ne plus abandonner le marché du logement à la recherche du profit des investisseurs privés. Les mesures présentées aujourd’hui vont pourtant exactement dans la direction opposée.

Plattformaarbecht : Eng éischt Victoire fir d’Livreuren.

Gëschter huet d’Luxembourg Times beriicht, dass Wolt, d’Plattform fir Iessensliwwrungen, seng Livreuren net méi wéilt outsourcen[1]. Dat ass en éischte Schrëtt a Richtung besser Aarbechtsbedéngungen. Dëst ass méiglech ginn, well d’Livreure sech organiséiert hunn a coordinéiert géint d’Mëssstänn an hirem Secteur virgaange sinn. Mat der Ënnerstëtzung vu Gewerkschaften, Zivilgesellschaft a politesche Parteien, hu si et fäerdegbruecht den Tech-Gigant Wolt an d’Knéien ze zwéngen.

D’Fro bleift natierlech wéi déi Annoncen, déi Wolt an der Luxembourg Times gemaach huet, konkret ëmgesat ginn. déi Lénk ass solidaresch mat de Livreuren an hirem couragéierte Kampf géint ee Modell, deen un d’Aarbechtsverhältnisser aus dem 19. Jorhonnert erënnert.

Och wann d’Plattform Wolt hir Livreuren net méi sous-traitéiert, heescht dat nach net, dass se an ee gereegelt Aarbechtsverhältnis kommen. Et ass just dee knaschtegsten Deel vun engem duerch an duerch dréckege System, dee wechfält an deen d’Feststelle vun engem direkte Subordinatiounsverhältnis vum Livreur géigeniwwer vun enger Plattform wéi Wolt oder Wedely zousätzlech erschwéiert.

Mir bleiwen der Meenung dass Lëtzebuerg endlech ee gudde gesetzleche Kader brauch, dee garantéiert, dass dës Livreuren de Statut vum Salarié kréien. déi Lénk hunn am Februar eng Gesetzespropos deposéiert, déi genau dat garantéiert[2]. Wann d’Regierung wierklech wëll Reegelen an Transparenz an dee Secteur kréien fir déi Leit ze schützen, da soll se eis Propos huelen an se ëmsetzen.


Le travail sur plateforme : Une première victoire pour les livreurs.

Hier, le Luxembourg Times a rapporté que Wolt, la plateforme de livraison de repas, ne souhaitait plus sous-traiter ses livreurs. Il s’agit d’un premier pas vers de meilleures conditions de travail. Cette avancée a été rendue possible parce que les livreurs se sont organisés et ont mené une action coordonnée contre les abus dans leur secteur. Avec le soutien des syndicats, de la société civile et des partis politiques, ils sont parvenus à faire plier le géant de la technologie Wolt.

La question reste naturellement de savoir comment les annonces faites par Wolt dans le Luxembourg Times seront concrètement mises en œuvre. déi Lénk est solidaire des livreurs dans leur combat courageux contre un modèle qui rappelle les rapports de travail du XIXᵉ siècle.

Même si la plateforme Wolt ne sous-traite plus ses livreurs, cela ne signifie pas encore qu’ils bénéficieront d’une relation de travail dûment encadrée. Seule la partie la plus problématique d’un système profondément défaillant disparaît, car cette partie rend plus difficile l’établissement d’un lien de subordination direct entre le livreur et une plateforme comme Wolt ou Wedely.

Nous restons convaincus que le Luxembourg a enfin besoin d’un cadre légal solide garantissant à ces livreurs le statut de salarié. déi Lénk a déposé en février une proposition de loi qui garantit précisément cela. Si le gouvernement souhaite réellement instaurer des règles et davantage de transparence dans ce secteur afin de protéger ces travailleurs, il doit reprendre notre proposition et la mettre en œuvre.


[1] https://www.luxtimes.lu/luxembourg/wolt-to-phase-out-subcontractors-as-itm-confirms-inspections-in-sector/157991756.html

[2] https://dei-lenk.lu/2026/02/10/une-protection-efficace-pour-les-travailleurs/

Plattformaarbecht: D’Regierung gëtt Negligence zou.

D’Diskussiounen an der Aarbechtskommissioun dës Woch bestätegen dat, wat déi Lénk zënter Jore kritiséieren: D’Regierung huet et zougelooss, datt sech e Modell entwéckelt huet, deen op der Ausbeutung vu Plattformaarbechter.inne baséiert, ouni anzeschreiden.

D’Aussoe vum Aarbechtsminister si besonnesch opfälleg. Si weise gläichzäiteg eng Onkenntnis dovun, wéi Plattformen eigentlech funktionéieren, ee Spill op Zäit an, virun allem, en Ageständnis vu grousser Negligence. Haut eng Kontrollcampagne an engem Secteur unzekënnegen, an deem Schwaarzaarbecht gutt dokumentéiert ass an et dowéinst och scho Geriichtsaffäre gouf, kënnt engem Zougeständnis gläich, datt d’Autoritéiten hir Kontrollflicht iwwer Joren net erfëllt hunn.

Nach méi beonrouegend ass awer, datt d’Majoritéit elo eréischt schéngt ze entdecken, datt een d’Natur vun den Aarbechtsrelatiounen an dësem Secteur misst genee ënnersichen a sech freet, wat déi aktuell Gesetzgebung eigentlech schonn erlaabt. Dobäi gesäit dat lëtzebuergescht Aarbechtsrecht schonn haut vir, datt ee „lien de subordination“ e Salariatsverhältnis charakteriséiert. Genee esou eng Situatioun besteet bei ville Plattformen. Wat feelt, ass net dëse Grondprinzip, mee kloer Krittären, déi et erlaben, dëse „lien de subordinaton“ an der Praxis festzestellen.

Virun dësem Hannergrond probéiert d’Regierung elo den Androck ze vermëttelen, si géifen äifreg no enger Léisung sichen. Mee no 5 Joer Nokucken eng Reform bis Enn vum Joer unzekënnegen, ass net glafwierdeg. déi Lénk fuerderen d’Regierung op, mat Annoncepolitik opzehalen an endlech e klore gesetzleche Kader ze schafen, deen de Plattformaarbechter.innen déi Rechter garantéiert, déi hinnen zoustinn: e richtege Salariatsstatut, wann d’Konditiounen erfëllt sinn, effikass Kontrollen an eng konsequent Bekämpfung vun Abusen. Et ass Zäit, d’Aarbechter.innen ze schützen amplaz e Wirtschaftsmodell, deen op Prekaritéit opgebaut ass.

Wéi kann d’Regierung dat séier ëmsetzen? Andeems si op d’Gesetzespropositioun zeréckgräift, déi déi Lénk schonn am Februar dëst Joer deposéiert hunn. Mir hunn doranner kloer Krittäre virgesinn, déi et erlaben, e „lien de subordination“ festzestellen. Domat stelle mir der Regierung déi néideg Instrumenter zur Verfügung, fir den Abusen op Plattformen en Enn ze setzen, déi ouni Skrupel d’Grozonen am Aarbechtsrecht ausnotzen.


Travail de plateforme : Le gouvernement reconnaît sa négligence.

Les discussions en Commission du Travail cette semaine confirment ce que déi Lénk dénonce depuis des années : le gouvernement a laissé se développer, pendant des années, un modèle fondé sur l’exploitation des travailleurs et travailleuses des plateformes, sans intervenir.

Les déclarations du ministre du Travail sont particulièrement révélatrices. Elles traduisent à la fois une méconnaissance du fonctionnement des plateformes, une volonté manifeste de gagner du temps et, surtout, un aveu de grave négligence. Annoncer aujourd’hui une campagne de contrôles dans un secteur où le travail dissimulé est largement documenté et qui a déjà donné lieu à plusieurs procédures judiciaires revient à reconnaître que les autorités n’ont pas exercé leur mission de contrôle pendant des années.

Plus inquiétant encore, la majorité semble découvrir seulement maintenant qu’il est nécessaire d’examiner concrètement la nature des relations de travail dans ce secteur et s’interroge sur ce que la législation actuelle permet déjà. Pourtant, le droit luxembourgeois prévoit d’ores et déjà qu’un lien de subordination caractérise une relation de salariat. C’est précisément la situation que l’on retrouve sur de nombreuses plateformes. Ce qui fait défaut, ce n’est pas ce principe, mais des critères clairs permettant d’établir concrètement ce lien de subordination.

Face à ce constat, le gouvernement tente aujourd’hui de donner l’impression qu’il recherche activement une solution. Mais annoncer une réforme d’ici la fin de l’année, après cinq années d’inaction, n’est pas crédible. déi Lénk demande au gouvernement de mettre fin aux effets d’annonce et de mettre enfin en place un cadre juridique clair garantissant aux travailleurs et travailleuses des plateformes les droits qui leur reviennent : un véritable statut de salarié lorsque les conditions sont réunies, des contrôles effectifs et une lutte déterminée contre les abus. Il est temps de protéger les travailleurs et travailleuses plutôt qu’un modèle économique fondé sur la précarité.

Comment le gouvernement peut-il agir rapidement ? En s’appuyant sur la proposition de loi que déi Lénk a déposée en février de cette année. Nous y avons intégré des critères clairs permettant d’établir l’existence d’un lien de subordination. Nous mettons ainsi à la disposition du gouvernement les outils nécessaires pour mettre un terme aux abus des plateformes qui exploitent sans scrupule les zones grises du droit du travail.

Hëtztwell: Déi politesch Verantwortungslosegkeet an hir déidlech Konsequenzen.

Leschte Weekend huet d’Hëtztwell, déi Europa den Ament fest am Grëff huet, zu Lëtzebuerg hiert éischt Affer gefuerdert. Eng obdachlos Persoun vu 75 Joer ass an der Stroossbuerger Strooss an der praller Sonn leie gelooss ginn. Zwee mol war d’Police geruff ginn: bei der éischter Kéier ass näischt geschitt, bei der zweeter gouf den Doud vun der Persoun festgestallt.

Et handelt sech hei net ëm een einfache Fait-Divers, mee ëm ee politescht Versoen op méi Niveauen. D’Hëtztwellen, déi elo ëmmer méi heefeg ginn, sinn d’Resultat vun enger Klima- an Ëmweltpolitik, déi zum politesche Stéifkand ginn ass, well se nervt, wéi de Luc Frieden gemengt huet. Amplaz dëse Problem ze politiséieren, an also politesch Léisungen ze proposéieren, gëtt op d’Responsabilitéit vum Eenzelne verwisen. Drénk genuch, bleif am Schied, vergiess deng Sonnecrème net… Wat ass mat der Reduktioun vun Zäregasemissiounen? Wat ass mat massiven Investitiounen an d’Klimaupassung? Themen iwwert déi net méi geschwat gëtt. Weder an der Politik, nach an de Medien.

Politesch weist sech am Moment dës Politik vun der Responsabiliséierung an der Schoul. Déi schwéier Decisioun d’Coursen z’annuléieren, oder eventuell d’Schoul zouzemaachen, läit eenzeg an eleng bei der Direktioun vun de Schoulen. D’Leit gi responsabiliséiert, d’Regierung deresponsabiliséiert sech. Sou mécht CSV-DP Politik.

De Klimawandel ass elo eng Realitéit op déi een sech als Gesellschaft an international Gemeinschaft muss astellen. Fir d’Mënsche virun dëser neier Realitéit ze schützen, mussen Upassungsmesuren dréngend geholl ginn: am Aarbechtsrecht muss de Congé intempéries och op Hëtztwellen ausgeweit ginn an et musse maximal Temperature festgeluecht ginn, iwwert deenen net méi baussen oder an net klimatiséierte Räim dierf geschafft ginn; eng national Strategie fir eng Begréngung ass batter néideg fir d’Hëtzt a Schach ze halen; eng grouss ëffentlech Renovatiounscampagne fir al Gebaier besser z’isoléieren; an natierlech och eng Strategie fir de Schutz vun deenen Leit, déi dobausse liewen a schlofen. Dës Mesure mussen op enger nationaler Adaptatiounsstrategie berouen, déi och déi néideg finanziell Mëttel kritt, fir Lëtzebuerg un dat neit Klima unzepassen.

Dass et fir d’éischt eng Persoun trëfft, déi op der Strooss lieft ass natierlech keen Zoufall. D’Sans-Abrisen si besonnesch staark dësen Temperaturen ausgesat. Dem Innenminister Leon Gloden seng Politik vun der Veruechtung (Platzverweis, Heescheverbuet…) vu Sans-Abrisen, verschäerft d’Situatioun nach eng Kéier. Firwat soll een enger Persoun hëllefen, déi duerch politesch Decisiounen entmënschlecht a verdäiwelt gëtt?

Wat ee mat Sécherheet soe kann, ass dass den tragesche Virfall aus der Stroossbuerger Strooss keen Eenzelfall bleiwe wäert. D’Hëtztwelle wäerte weider Affer fuerderen, wa mer net eppes ënnerhuelen, fir d’Leit, an zwar all d’Leit, géint dës nei klimatesch Realitéit ze schützen.

Wat de Schutz vun de Sans-Abrisen ugeet muss een elo ëmdenken. Nieft der Wanteraktioun, brauch et ee Plang iwwert de Summer. A verschiddene Länner, dorënner Frankräich, gëtt iwwer d’Aféiere vun engem „droit à la fraîcheur“ diskutéiert, fir sécherzestellen, datt keen onaushalbaren Temperaturen ausgesat ass.

D’Politik vun der Responsabiliséierung vun der eenzelner Persoun stéisst do un hir Grenzen, wou de Schutz vum Mënsch a Konflikt mat de Kapitalinteresse geréit. Wien do dee Kierzeren zitt, dat weess de Bauaarbechter, deen an der praller Sonn schafft, dat weess d’Botzfra, déi Quadratkilometer an netklimatiséierte Säll ofschaffe muss, dat wosst de Sans-abris aus der Stroossbuerger Strooss.


Canicule :L’irresponsabilité politique et ses conséquences mortelles.

Le week-end dernier, la canicule qui tient actuellement l’Europe sous son emprise a fait sa première victime au Luxembourg. Une personne sans-abri de 75 ans a été laissée allongée en plein soleil dans la rue de Strasbourg. La police a été appelée à deux reprises : la première fois, rien ne s’est passé ; la seconde, le décès de la personne a été constaté.

Il ne s’agit pas ici d’un simple fait divers, mais d’un échec politique à plusieurs niveaux. Les vagues de chaleur, qui deviennent de plus en plus fréquentes, sont le résultat d’une politique climatique et environnementale devenue le parent pauvre de l’action politique, parce qu’elle dérange, comme l’a affirmé Luc Frieden. Au lieu de politiser ce problème et donc de proposer des solutions politiques, on renvoie à la responsabilité individuelle. Buvez suffisamment, restez à l’ombre, n’oubliez pas votre crème solaire… Mais qu’en est-il de la réduction des émissions de gaz à effet de serre ? Qu’en est-il d’investissements massifs dans l’adaptation au changement climatique ? Ce sont des sujets dont on ne parle plus. Ni en politique, ni dans les médias.

Cette politique de responsabilisation se manifeste actuellement de manière très concrète dans les écoles. La lourde décision d’annuler les cours, voire éventuellement de fermer un établissement, repose exclusivement sur la direction des écoles. Les citoyens sont responsabilisés, tandis que le gouvernement se déresponsabilise. Voilà comment gouverne la coalition CSV-DP.

Le changement climatique est désormais une réalité à laquelle la société et la communauté internationale doivent s’adapter. Pour protéger les personnes face à cette nouvelle réalité, des mesures d’adaptation doivent être prises d’urgence : dans le droit du travail, le congé pour intempéries doit être étendu aux vagues de chaleur et des températures maximales doivent être fixées, au-delà desquelles il ne devrait plus être permis de travailler à l’extérieur ou dans des locaux non climatisés ; une stratégie nationale de végétalisation est indispensable pour contenir la chaleur ; une vaste campagne publique de rénovation afin de mieux isoler les bâtiments anciens ; et bien entendu une stratégie de protection des personnes qui vivent et dorment dans la rue. Ces mesures doivent s’inscrire dans une stratégie nationale d’adaptation dotée des moyens financiers nécessaires pour permettre au Luxembourg de s’adapter au nouveau climat.

Le fait que la première victime soit une personne vivant dans la rue n’a évidemment rien d’un hasard. Les sans-abri sont particulièrement exposés à ces températures extrêmes. La politique de mépris à l’égard des sans-abri menée par le ministre de l’Intérieur Leon Gloden (« Platzverweis », interdiction de la mendicité, etc.) aggrave encore davantage la situation. Pourquoi aider une personne qui est déshumanisée et diabolisée par des décisions politiques ?

Ce que l’on peut affirmer avec certitude, c’est que le drame survenu dans la rue de Strasbourg ne restera pas un cas isolé. Les vagues de chaleur feront d’autres victimes si nous n’agissons pas pour protéger les personnes, toutes les personnes, contre cette nouvelle réalité climatique.

En ce qui concerne la protection des sans-abri, il faut désormais changer d’approche. À côté du dispositif hivernal, il faut mettre en place un plan pour l’été. Dans plusieurs pays, dont la France, l’instauration d’un « droit à la fraîcheur » est en discussion afin de garantir que personne ne soit exposé à des températures insupportables. La politique de responsabilisation individuelle atteint ses limites dès lors que la protection des êtres humains entre en conflit avec les intérêts du capital. Le travailleur du bâtiment qui travaille en plein soleil et la femme de ménage qui doit parcourir des kilomètres carrés de locaux non climatisés savent qui l’emporte ; la personne sans-abri de la rue de Strasbourg le savait aussi.

Le droit à des conditions de travail sûres vaut aussi lors des vagues de chaleur

Le gouvernement doit ordonner l’arrêt du travail pour protéger les salarié·e·s.

Luxembourg, le 22 juin 2026

La vague de chaleur actuelle frappe le Luxembourg de plein fouet et une fois de plus, ce sont les travailleuses et travailleurs qui en paient le prix. Sur les chantiers, dans l’agriculture, dans la livraison et le nettoyage, des milliers de salarié·e·s sont quotidiennement exposé·e·s à des températures dangereuses pour leur santé. Les recommandations non contraignantes et les appels à la « bonne pratique » des entreprises, tels que le gouvernement les pratique jusqu’ici, ne suffisent pas.

Tant que l’État reporte la responsabilité sur les employeurs et mise sur des mesures volontaires, la protection des salarié·e·s reste soumise au calcul économique des entreprises. C’est inacceptable.

déi Lénk exige une action immédiate :

  • L’arrêt obligatoire du travail dès l’atteinte de températures dangereuses pour la santé, pour les activités particulièrement exposées en plein air et dans des espaces non climatisés
  • Le maintien intégral du salaire (100 %) pour tou·te·s les salarié·e·s concerné·e·s – aucune perte de salaire au nom de la protection contre la chaleur
  • L’extension du régime des intempéries aux vagues de chaleur extrêmes
  • Des contrôles immédiats et inopinés de l’Inspection du Travail et des Mines (ITM) dans tous les établissements concernés
  • La mise à disposition obligatoire d’eau potable, d’espaces ombragés et de mesures de protection adéquates par les employeur·euse·s
  • La révision de la liste des maladies professionnelles afin d’y intégrer les pathologies liées aux conséquences du changement climatique, conformément à la motion adoptée par la Chambre des Députés sur proposition de déi Lénk[1]. Plus d’un an après l’adoption de la motion, rien ne bouge.[2]

La crise climatique rend ces situations extrêmes plus fréquentes et plus intenses. Celles et ceux qui travaillent déjà dans des conditions précaires et n’ont aucune possibilité de se protéger eux-mêmes en sont les premières victimes.

déi Lénk demande au ministre du Travail d’agir sans délai et de régler par voie légalement contraignante la protection des salarié·e·s lors des chaleurs extrêmes. Le droit à un environnement de travail sûr ne souffre aucune exception


[1] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/Motions_Resolutions/Motion_4497/20250513_Dep%C3%B4t.pdf

[2] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/2026/05/QP_63486_1779781120370.pdf


Lëtzebuerg, den 22 juni 2026

D’Recht op sécher Aarbechtsbedéngunge gëllt och bei Hëtztwellen:

D’Regierung muss den Aarbechtsstopp unuerdnen, fir d’Salariéën ze schützen!

Déi aktuell Hëtztwell trefft Lëtzebuerg mat voller Wucht, an erëm sinn et d’Aarbechterinnen an Aarbechter, déi de Präis dofir bezuelen. Op Chantieren, an der Landwirtschaft, bei der Liwwerung an am Botzsecteur sinn dausende Beschäftegten deeglech Temperaturen ausgesat, déi geféierlech fir hir Gesondheet sinn. Net verbindlech Empfeelungen an Appeller un d’„gutt Praxis“ vun de Betriber, wéi d’Regierung se bis elo applizéiert, sinn net genuch.

Soulaang de Staat d’Verantwortung op d’Patronen ofwälzt an op fräiwëlleg Moossname setzt, bleift de Schutz vun de Beschäftegten dem wirtschaftleche Calcul vun de Betriber ënnerworf. Dat ass inakzeptabel.

déi Lénk fuerdert en direkt Handelen:

  • Verflichtenden Aarbechtsstopp ab Erreeche vu gesondheetlech geféierlechen Temperaturen, fir besonnesch ausgesat Aktivitéiten am Fräien an a net klimatiséierte Raim.
  • Vollstännegen Erhalt vum Loun (100 %) fir all betraffe Beschäftegt.
  • Erweiderung vum Regimm fir Schlechtwieder op extrem Hëtztwellen
  • Direkt an onerwaart Kontrollen duerch d’Inspection du Travail et des Mines (ITM) an all betraffene Betriber
  • Obligatoresch Zurverfügungstellung vun Drénkwaasser, Plazen am Schiet an adequate Schutzmoossnamen duerch d’Patronen
  • Iwwerschaffe vun der Lëscht vun de Beruffskrankheeten, fir Krankheetsbiller am Zesummenhang mat de Konsequenze vum Klimawandel ze integréieren, am Aklang mat der Motioun, déi op Virschlag vun déi Lénk an der Chamber ugeholl gouf.[1] Méi wéi ee Joer no der Adoptioun vun der Motioun ass näischt geschitt.[2]

D’Klimakris mécht esou extrem Situatiounen ëmmer méi heefeg an ëmmer méi intensiv. Déi, déi schonn a prekäre Konditioune schaffen an sech net selwer schütze kënnen, sinn déi éischt Affer.

déi Lénk fuerdert de Aarbechtsminister op, direkt ze handelen an de Schutz vun de Beschäftegte bei extremer Hëtzt iwwer gesetzlech verbindlech Reegelen ze garantéieren. D’Recht op e séchert Aarbechtsëmfeld erlaabt keng Ausnamen.


[1] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/Motions_Resolutions/Motion_4497/20250513_Dep%C3%B4t.pdf

[2] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/2026/05/QP_63486_1779781120370.pdf

Boycott bei Wolt weist:Mir brauchen endlech e Gesetz fir d’Liwwerplateformen!

Am Nomëtteg gouf bekannt, dass bei der Liwwerplatforme Wolt iwwer 160 Livreuren hir Aarbecht néiergeluecht hunn. D’Plattform hat decidéiert hire Loun zolidd ze reduzéieren. Wolt ass eng vun de gréissten zu Lëtzebuerg vertruedene Liwwerplateformen fir Iessplaten auszeliwweren. Dobäi gräift se op vulnerabel Mënschen zréck, déi ouni Aarbechtskontrakt, ouni Ofsécherung bei Krankheet oder Accident, fir meeschtens e ganz klenge Loun exploitéiert ginn.

Säit Jore gëtt doriwwer diskutéiert dëse Secteur ze reguléieren an dofir ze suergen, dass dës Livreuren wéi Salariéën gewäert ginn an domat och de Schutz an d’Rechter vum Salarié kréien.

Eis Regierung steet awer hei op der Brems a wëll de sougenannte level playing field erhalen, spréch, se wëll dësen ausbeuteresche Secteur an hir Profiteure schützen an och nach belounen a fërderen.

Als déi Lénk hu mir eng Gesetzespropose an der Chamber deposéiert, déi d’Livreuren, ob bei Wolt, Wedely oder Uber Eats an den allermeeschte Fäll de Wee zum Statut vum Salarié géif opmaachen. Eise Virschlag deckt sech dobäi mat de Fuerderungen déi och d’Chambre des Salariés an d’Gewerkschafte gemaach hunn.

Am Kontext vun dësem Boykott bei Wolt ass ze soen, dass eise Gesetzesvirschlag kollektiv Rechter vun de Livreure géif schafen an déi national repräsentativ Gewerkschaften als legitim Vertrieder vun den Aarbechter an Aarbechterinne vun de Plateforme géif unerkennen, fir besonnesch an de ganz komplexe Froe wéi d’Gestioun iwwer Algorithmen aktiv ze ginn.

Wann dëse Boykott bei Wolt eppes weist, dann ass et dass et héich Zäit gëtt, dass endlech e gesetzleche Schutz fir dës Aarbechter an Aarbechterinne kënnt a Schluss ass mat hirer Ausbeutung!


Boycott chez Wolt : il nous faut enfin une loi pour les plateformes de livraison !

Cet après-midi, on a appris que chez la plateforme de livraison Wolt, quelque 160 livreur.euse.s ont cessé le travail. La plateforme avait décidé de réduire la rémunération des livreur.euse.s. Wolt est l’une des plus grandes plateformes de livraison de repas présentes au Luxembourg. Pour ce faire, elle a recours à des personnes vulnérables qui, sans contrat de travail, sans protection en cas de maladie ou d’accident, sont exploitées le plus souvent pour un salaire dérisoire.

Depuis des années, on débat de la nécessité de réguler ce secteur et de faire en sorte que ces livreur.euse.s soient considérés comme des salarié.e.s et bénéficient ainsi de la protection et des droits attachés au statut de salarié.e.

Or, notre gouvernement freine des quatre fers et entend préserver le soi-disant level playing field : autrement dit, il veut protéger ce secteur fondé sur l’exploitation ainsi que ses profiteurs, et même les récompenser et les encourager.

En tant que déi Lénk, nous avons déposé une proposition de loi à la Chambre qui ouvrirait aux livreur.euse.s — que ce soit chez Wolt, Wedely ou Uber Eats — la voie vers le statut de salarié.e dans la très grande majorité des cas. Notre proposition rejoint en cela les revendications formulées tant par la Chambre des salariés que par les syndicats.

Dans le contexte du boycott le chez Wolt, il convient de souligner que notre proposition de loi créerait des droits collectifs pour les livreur.euse.s et reconnaîtrait les syndicats nationaux représentatifs comme représentants légitimes des travailleurs et travailleuses des plateformes, afin notamment de pouvoir intervenir sur des questions aussi complexes que la gestion algorithmique.

Si ce boycott chez Wolt montre une chose, c’est qu’il est grand temps qu’une protection légale soit enfin instaurée pour ces travailleurs et travailleuses et qu’il soit mis fin à leur exploitation !

Asyl- a Migratiounspakt:

déi Lénk fuerderen eng Regulariséierungscampagne vu Sans-papiers.

Haut stëmmt d’Chamber iwwer den europäeschen Asyl- a Migratiounspakt of. Dës europäesch Texter vun 2024 sinn den Ausdrock vun der Angscht vun enger politescher Mëtt, déi stänneg den Otem vun de Rietsradikalen an hirem Genéck spiert. Mat hirer restriktiver Ëmsetzung mengt d’CSV-DP-Majoritéit wuel och, se kéint der ADR Stëmmen ofrénge, wann se nach méi strikt géint „illegal Awanderung“ virgeet. Déi traditionell Parteien hunn nach ëmmer net verstanen, dass si déi Rietsradikal stäerken andeems se hiren Discours salonsfäeg maachen.

Als Europäer hu mer kollektiv mat Empörung op d’Biller vun ICE-Agenten reagéiert, déi an den USA Kanner, Fraen an eeler Mënsche brutal op der Strooss interpelléiert an a Retentiounszentren agepfercht hunn, wou onmënschlech Zoustänn herrschen. Mat dësem Asyl- a Migratiounspakt gëtt dës Empörung zur Hypokrisie, well dann änlech Zoustänn op europäesche Stroosse riskéieren ze herrschen.

De Léon Gloden huet annoncéiert, dass 350 Leit de Mount sollen an de Centre de Filtrage bruecht ginn, deen an der Stad am Garer Quartier an dat aalt Gebai vun der Adem kënnt. Well mer am Duerchschnëtt manner wéi 150 Asyldemande pro Mount zu Lëtzebuerg hunn, plangt d’Regierung offensichtlech, eng ronn 200 „Sans-papiers“ pro Mount z‘interpelléieren.

D’Fro ass, wie sinn dës „Sans-papiers“ ? A ganz ville Fäll sinn dat Mënschen, déi scho säit Jore bei eis wunnen, Leit déi schaffen, déi hei vläit studéiert hunn oder nach studéieren, Leit déi aus verschiddene Grënn hir Openthaltsgeneemegung net erneiert kruten, déi deelweis an enger administrativer Zwéckmillche sinn, Leit déi keng Protectioun kruten, deelweis och eeler Mënschen oder Mannerjäreger. Dës Leit riskéieren elo an déi immens restriktiv Maschinerie vum Asyl- a Migratiounspakt ze geroden, obwuel se ni eppes verbrach hunn. An hiren Alldag wäert domadder nach méi vun der Angscht virun de staatlechen Autoritéite gepräägt sinn.

Dofir deposéieren déi Lénk haut wärend der Debatt iwwer den Asyl- a Migratiounspakt eng Motioun fir eng nei Regulariséierungscampagne.

2013 huet Lëtzebuerg fir d’Lescht eng grouss Regulariséierungscampagne vu Leit gemaach, déi an enger irregulärer administrativer Situatioun zu Lëtzebuerg waren. 652 Sans-papiers haten eng offiziell Demande gemaach, 543 Leit goufe regulariséiert. Fir regulariséiert ze ginn huet een an deenen 12 Méint virum Dag vun der Demande missen 9 Méint um Stéck zu Lëtzebuerg wunnen a schaffen.  Deemools huet d’Regierung dës Campagne Hand an Hand mat der Zivilgesellschaft duerchgefouert (CLAE an Asti) a 543 Leit eng Perspektiv op ee bessert Liewe ginn. Déi spuenesch Regierung huet rezent och eng Regulariséierungscampagne lancéiert, déi den 30. Juni ophält.

Mir gi just effikass géint Rietsradikaler an hir Iddie vir, wa mer Mënschen Hoffnung ginn, net wa mer probéieren hinne mat nach méi Kontroll a Repressioun nozeäiferen.


Pacte sur l’asile et la migration :

déi Lénk réclament une campagne de régularisation des sans-papiers.

Aujourd’hui, la Chambre vote sur le Pacte européen sur l’asile et la migration. Ces textes européens de 2024 sont l’expression de la peur d’un centre politique qui sent constamment le souffle de l’extrême droite dans sa nuque. Avec sa mise en œuvre restrictive, la majorité CSV-DP pense sans doute pouvoir retirer des voix à l’ADR en adoptant une ligne encore plus dure contre « l’immigration illégale ». Les partis traditionnels n’ont toujours pas compris qu’ils renforcent l’extrême droite en rendant son discours socialement acceptable.

En tant qu’Européens, nous avons collectivement réagi avec indignation aux images d’agents de l’ICE qui, aux États-Unis, ont brutalement interpellé dans la rue des enfants, des femmes et des personnes âgées avant de les enfermer dans des centres de rétention où règnent des conditions inhumaines. Avec ce Pacte sur l’asile et la migration, cette indignation devient de l’hypocrisie, car des situations similaires risquent désormais de se produire dans les rues européennes.

Léon Gloden a annoncé que 350 personnes par mois devraient être conduites au Centre de filtrage qui sera installé dans le quartier de la Gare, dans l’ancien bâtiment de l’Adem. Étant donné que le Luxembourg enregistre en moyenne moins de 150 demandes d’asile par mois, le gouvernement prévoit manifestement d’interpeller environ 200 « sans-papiers » chaque mois.

La question est donc : qui sont ces « sans-papiers » ? Dans de très nombreux cas, il s’agit de personnes qui vivent déjà chez nous depuis des années, de personnes qui travaillent, qui ont peut-être étudié ici ou qui y étudient encore, de personnes qui, pour diverses raisons, n’ont pas pu renouveler leur titre de séjour et se trouvent parfois dans une impasse administrative, de personnes qui n’ont pas obtenu de protection, mais aussi parfois de personnes âgées ou de mineurs. Ces personnes risquent désormais d’être prises dans l’engrenage extrêmement restrictif du Pacte sur l’asile et la migration, alors qu’elles n’ont jamais commis la moindre infraction. Leur quotidien sera ainsi encore davantage marqué par la peur des autorités de l’État.

C’est pourquoi déi Lénk dépose aujourd’hui, pendant le débat sur le Pacte sur l’asile et la migration, une motion en faveur d’une nouvelle campagne de régularisation.

En 2013, le Luxembourg a mené pour la dernière fois une grande campagne de régularisation de personnes se trouvant dans une situation administrative irrégulière. 652 sans-papiers avaient introduit une demande officielle et 543 personnes avaient été régularisées. Pour bénéficier de cette régularisation, il fallait avoir résidé et travaillé au Luxembourg pendant au moins neuf mois consécutifs au cours des douze mois précédant la demande. À l’époque, le gouvernement avait mené cette campagne main dans la main avec la société civile (CLAE et ASTI) et avait offert à 543 personnes la perspective d’une vie meilleure. Le gouvernement espagnol a récemment lancé lui aussi une campagne de régularisation, qui prendra fin le 30 juin.

Nous ne pourrons lutter efficacement contre l’extrême droite et ses idées qu’en donnant de l’espoir aux personnes, et non en cherchant à l’imiter à travers toujours plus de contrôle et de répression.

Klimawandel a Gesondheet op der Aarbechtsplaz: D’Regierung ënnerhëlt näischt!

Déi éischt Hëtztwell ass am Gaangen, an och wann se zu Lëtzebuerg nach relativ harmlos ass, sou huet se bei eise franséischen Nopere schonn déi éischt Affer gefuerdert an déi franséisch Regierung ass schonn zesummekomm fir iwwer d’Situatioun ze beroden. Duerch de Klimawandel ginn dës Episoden ëmmer méi heefeg a Lëtzebuerg huet am Verglach zu anere Länner nach net vill ënnerholl fir d’Salariéen an deene Secteuren ze schützen, déi am meeschte vun dësen Episoden ze schützen.

An enger parlamentarescher Fro vum Deputéierte Marc Baum froen déi Lénk ob sech d’Regierung scho mat de Gesetzgebunge vun deene Länner auserneegesat huet, déi kloer Reegele virgesinn am Fall vun esou Episoden[1]? Och d’CSL (Chambre des salariés) huet an enger Nott vum Februar 2025 kloer Fuerderungen ausgeschafft fir déi Lounofhängeg ze schützen[2]. Zu Lëtzebuerg ass bis elo just virgesinn, datt et op der Aarbechtsplaz net méi waarm wéi 26°C dierf sinn, ausser et wier méi waarm dobaussen. Wat also bedeit dass et u sech keng Reegelung gëtt.

déi Lénk ass der Meenung, dass eng et eng national Reglementatioun muss gi fir déi Lounofhängeg virun esou Hëtztwellen ze schützen. Mee d’Regierung schéngt weder de Klimawandel nach d’Sécherheet vun de Salariéë wierklech z’interesséieren. D’lescht Fréijoer gouf eng Motioun vun déi Lénk ugeholl, déi d’Regierung opgefuerdert huet, verschidde Krankheeten an d’Lëscht vun den unerkannte „maladies professionnelles“ opzehuelen[3]. Ee Joer méi spéit gi mer an der Äntwert op eng parlamentaresch Fro gewuer, dass sech an deem Dossier nach guer näischt beweegt huet[4].

D’Situatioun uechter Europa an d’Welt weist dass de Klimawandel reell ass, dass seng Konsequenzen elo schonn ze spiere sinn. Et ass d’Flicht vun der Regierung d’Leit virun dëser Realitéit ze schützen an d’Land drop virzebereeden. De Code du travail muss also deementspriechend ugepasst ginn. Do féiert kee Wee derlaanscht.

Matgedeelt vun der sensibilité politique déi Lénk.


Le changement climatique et la santé au travail : Le gouvernement ne fait rien !

La première vague de chaleur est en cours et, même si elle reste encore relativement inoffensive au Luxembourg, elle a déjà fait ses premières victimes chez nos voisins français, où le gouvernement s’est déjà réuni pour discuter de la situation. Avec le changement climatique, ces épisodes deviennent de plus en plus fréquents et, comparé à d’autres pays, le Luxembourg n’a encore que très peu agi pour protéger les salarié·es des secteurs les plus exposés à ces épisodes.

Dans une question parlementaire du député Marc Baum, déi Lénk demande si le gouvernement s’est déjà penché sur les législations des pays qui prévoient des règles claires en cas de tels épisodes. La CSL (Chambre des salariés) a également formulé, dans une note de février 2025, des revendications claires afin de protéger les salarié·es. Au Luxembourg, il est jusqu’à présent uniquement prévu que la température sur le lieu de travail ne doit ps dépasser 26°C, sauf s’il fait plus chaud à l’extérieur. Ce qui signifie qu’en réalité, il n’existe pratiquement aucune réglementation.

déi Lénk estime qu’il faut une réglementation nationale afin de protéger les salarié·es contre de telles vagues de chaleur. Mais le gouvernement ne semble réellement s’intéresser ni au changement climatique ni à la sécurité des salarié·es. Le printemps dernier, une motion de déi Lénk a été adoptée, appelant le gouvernement à inclure plusieurs maladies dans la liste des « maladies professionnelles » reconnues. Un an plus tard, nous apprenons dans la réponse à une question parlementaire que rien n’a encore bougé dans ce dossier.

La situation à travers l’Europe et le monde montre que le changement climatique est bien réel et que ses conséquences se font déjà sentir aujourd’hui. Il est du devoir du gouvernement de protéger la population face à cette réalité et de préparer le pays à y faire face. Le Code du travail doit donc être adapté en conséquence. Il n’y a pas d’autre alternative.

Communiqué de la sensibilité politique déi Lénk.


[1] https://dei-lenk.lu/2026/05/27/question-parlementaire-concernant-labsence-de-cadre-reglementaire-contraignant-en-matiere-de-protection-des-salarie-e-s-contre-la-chaleur-excessive/

[2] https://www.csl.lu/app/uploads/2025/03/note-3-2025_protection-des-salaries-contre-les-risques-du-changement-climatique.pdf

[3] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/Motions_Resolutions/Motion_4497/20250513_Dep%C3%B4t.pdf

[4] https://wdocs-pub.chd.lu/docs/exped/2026/05/QP_63486_1779781120370.pdf

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