Ongläichheete strukturell ugoen.

Vun haut un, a fir de Recht vum Joer, schaffen d’Frae statistesch gesinn onbezuelt. Well och wann de Stonneloun vu Frae souguer ganz liicht iwwer dem vun de Männer läit, esou läit den duerchschnëttlechen Gender Pay Gap zu Lëtzebuerg op d’Joer gerechent bei 13,9%.

Dëst erkläert sech virun allem doduerch dass Frae vill méi oft Deelzäit schaffen. Zu Lëtzebuerg stelle si 78% vun de Salariés duer, déi net Vollzäit schaffen, wat den drëtthéchsten Taux an der Eurozon duerstellt. Zu de Grënn, firwat Fraen Deelzäit schaffen, gehéiert virun allem Care-Aarbecht: Kannerbetreiung, Fleeg vu kranke Familljememberen an aner familiär Grënn. 10% sinn och an Deelzäit, well se keng Vollzäitaarbecht fonnt hunn. A Secteure wéi dem Nettoyage oder dem Commerce, an deene vill Frae schaffen, gëtt et nëmme ganz wéineg Plazen à temps plein. Dobäi sinn dat scho Secteure mat schwieregen Aarbechtskonditiounen a schlechter Bezuelung. Dës Situatioun riskéiert, sech weider ze verschlechtere mat der geplangter Liberaliséierung vun den Ouvertureszäiten am Commerce.

Deelzäitaarbecht huet awer net nëmmen en direkten Impakt op d’Pai vun deene Betraffenen, mä och spéiderhin op hir Pensioun. D’Ongläichheeten aus dem Beruffsliewe ginn deemno och am Alter weider reproduzéiert. D’Mindestpensioun läit bekanntlech ënner dem Aarmutsrisiko an 80% vun de Betraffene si Fraen. Mat der geplangter Reform vun der Regierung, déi d’Leit zwéngt, méi laang schaffen ze goen, wäert dësen Effekt weider verstäerkt ginn.

déi Lénk fuerderen dowéint nach ëmmer d’Aféierung vun der 32-Stonnewoch bei vollem Lounausgläich. Dës strukturell Verbesserung géing et all de schaffende Leit erlaben, hir Aarbecht a Privatliewe besser mateneen ze kombinéieren a se géing gläichzäiteg hëllefen, den Gender Pay Gap a mëttelfristeg och den Gender Pension Gap ze reduzéieren. Dofir fuerdere mir och eng Erhéijung vun der Mindestrent op den Niveau vum Mindestloun an de Réckzuch vun der Rentereform déi d’CSV-DP Regierung proposéiert.


Lutter contre les inégalités structurelles.

À ce jour, et jusqu’à la fin de l’année, les femmes travaillent statistiquement gratuitement. En effet, même si le salaire horaire des femmes est légèrement supérieur à celui des hommes, l’écart salarial annuel moyen entre au Luxembourg est de 13,9 %.

Cela s’explique principalement par le fait que les femmes sont beaucoup plus susceptibles de travailler à temps partiel. Au Luxembourg, elles représentent 78 % des salariés qui ne travaillent pas à temps plein, ce qui est le troisième taux le plus élevé de la zone euro. Les principales raisons pour lesquelles les femmes travaillent à temps partiel sont liées au travail du care : prise en charge d’enfants, de membres de la famille malades et d’autres raisons familiales. 10 % d’entre elles travaillent également à temps partiel parce qu’elles n’ont pas trouvé d’emploi à temps plein. Dans des secteurs tels que le nettoyage ou le commerce de détail, où travaillent majoritairement des femmes, il y a très peu de postes à temps plein. Il s’agit déjà de secteurs où les conditions de travail sont difficiles et les salaires faibles. Cette situation risque de s’aggraver encore avec la libéralisation prévue des heures d’ouverture dans le secteur du commerce.

Cependant, le travail à temps partiel a non seulement un impact direct sur le salaire des personnes concernées, mais aussi sur leur pension de retraite. Les inégalités de la vie active se reproduisent donc également à la retraite. La pension minimale est notoirement inférieure au seuil de risque de pauvreté, et 80 % des personnes concernées sont des femmes. Avec la réforme prévue par le gouvernement, qui oblige les gens à travailler plus longtemps, cet effet sera encore amplifié. déi Lénk réclament donc toujours l’introduction de la semaine de 32 heures avec maintien intégral du salaire. Cette amélioration structurelle permettrait à toutes les personnes actives de mieux concilier travail et vie privée, et contribuerait en même temps à réduire l’écart salarial entre les genres, ainsi qu’à moyen terme l’écart entre les pensions. C’est pourquoi nous demandons également une augmentation de la pension minimale au niveau du salaire minimum, ainsi que le retrait de la réforme des retraites proposée par le gouvernement CSV-DP.

Responsabiliser le Luxembourg : Solidarité avec le Soudan !

Luxembourg, le 14 novembre 2025

Le 27 octobre 2025, les soldats de la milice RSF au Soudan ont pris le contrôle de la ville d’Al-Fashir. Cette prise de contrôle a été suivie de violations des droits humains, notamment des exécutions massives et des viols. L’armée régulière soudanaise a également participé à diverses violations des droits humains. Cette nouvelle flambée de violence frappe un pays qui est depuis des années menacé par une famine massive. Selon l’ONU, 21,2 millions de personnes souffrent de famine extrême.

Dans le même temps, le Soudan est le terrain de jeu d’acteurs régionaux et non régionaux, qui soutiennent généreusement les différents camps, tant sur le plan financier que matériel. Des acteurs tels que l’Égypte, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Émirats arabes unis s’intéressent peu à la population civile locale, mais se préoccupent plutôt des matières premières et du contrôle stratégique. Et ils peuvent fournir sans entrave des armes aux deux camps, armes qui sont utilisées pour commettre des crimes contre les droits humains.

En tant que déi Lénk, nous condamnons toutes les formes de crimes contre l’humanité. Il est absolument essentiel de fournir une aide humanitaire à la population et de mettre fin aux violations des droits humains et du droit international. Les auteurs de ces crimes doivent être traduits devant les tribunaux internationaux.

déi Lénk, cependant, voit dans le Soudan un nouvel épisode d’un Occident qui ne se soucie ni des droits humains ni du droit international. Tout comme à Gaza, le Soudan est tout simplement ignoré et sa population livrée à elle-même.

Depuis 2023, Médecins Sans Frontières tente d’attirer l’attention du gouvernement luxembourgeois sur la gravité de la situation. Cependant, celui-ci ne s’y est intéressé qu’en 2024. En mai 2024, la Chambre a également adopté à l’unanimité une motion appelant le gouvernement luxembourgeois à tout mettre en œuvre pour mettre fin à la crise humanitaire au Soudan.

Il est donc déjà étonnant, à notre avis, que le ministre des Affaires étrangères Xavier Bettel, dans sa déclaration de politique étrangère de cette année, décrive comment, lors de sa récente visite au Kenya, son homologue kenyan a dû attirer son attention sur cette « crise oubliée ». Plus d’un an après la motion et plus de deux ans après le début de la crise, le Soudan n’est qu’un « fait divers ».

Cela montre également l’ordre du jour du Conseil des ministres européens des Affaires étrangères, où le Soudan figurait sous la rubrique « Divers », mais grâce à notre ministre des Affaires étrangères, il est désormais un point principal à l’ordre du jour. Mais le Soudan était-il également un point principal à l’ordre du jour du ministre des Affaires étrangères Xavier Bettel lorsqu’il a participé au « Forum Sir Bani Yars » à Abu Dhabi en novembre 2024 ?

Le conflit au Soudan et le rôle très actif que jouent les Émirats arabes unis dans le soutien à la milice RSF figuraient-ils également à l’ordre du jour lorsque le ministre des Finances Gilles Roth s’est rendu à Abu Dhabi en mai 2025 ? Ou l’accent était-il plutôt mis sur les intérêts financiers et économiques ?

« Malheureusement, nous n’avons souvent pas assez de temps pour parler de cette région », peut-on lire dans la déclaration de politique étrangère du ministre des Affaires étrangères cette année. Une excuse courageuse après presque deux ans, après deux visites à Abu Dhabi, et malgré la présence d’une ambassade luxembourgeoise à Abu Dhabi qui pourrait également exercer une pression sur l’un des acteurs du conflit sur le terrain.

Cependant, l’UE avait assez de temps pour négocier un nouvel accord avec l’Égypte (un autre acteur activement impliqué dans le conflit). Des milliards d’euros doivent y être versés, notamment pour permettre à l’Égypte de retenir autant de réfugiés que possible. Il s’agit d’un des nombreux traités conclus avec des régimes autoritaires. Il est clairement prouvé qu’en Égypte, comme en Libye, les droits humains des réfugiés sont à peine respectés. Rien qu’en Égypte, on compte 1,5 million de réfugiés soudanais.

Le Soudan figurait-il sur l’ordre du jour de notre ministre des Affaires étrangères lors de sa visite en Egypte en janvier 2025 ou les intérêts financiers et économiques étaient-ils tout simplement plus importants ? Le temps et les opportunités sont là, mais l’intérêt, semble-t-il, ne l’est pas.

Le Luxembourg et d’autres États membres de l’UE montrent, non seulement dans le dossier soudanais, mais aussi dans d’autres, qu’ils ont une attitude plutôt désinvolte à l’égard du droit international et des droits humains. Au lieu d’agir, ils ignorent le problème afin de poursuivre des activités lucratives avec les acteurs régionaux.

Notre député, David Wagner, avait déjà pris position lors du débat sur la motion en mai 2024, déclarant qu’avec l’Égypte et les Émirats, il existe divers leviers pour faire pression et mettre fin à cette catastrophe humanitaire. Nous continuons donc à demander au gouvernement luxembourgeois de respecter la motion 4323.

Le Luxembourg doit exercer une pression active sur les puissances régionales, telles que l’Égypte et les Émirats arabes unis, et se faire le fervent défenseur, au sein de l’UE, de la mise en place de sanctions. Le Luxembourg et l’UE doivent plaider en faveur d’un cessez-le-feu humanitaire et en faveur de la paix, afin d’aider enfin la population sur le terrain au lieu de donner la priorité aux intérêts économiques.

déi Lénk exprime sa solidarité avec le peuple soudanais et soutient l’appel de la communauté soudanaise au Luxembourg, qui se réunira le 15 novembre à 15 heures devant le ministère des Affaires étrangères.

La directive sur le salaire minimum repose sur des bases solides !

Aujourd’hui, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a arrêté que la directive européenne sur le salaire minimum est très largement compatible avec le droit européen. Le gouvernement luxembourgeois n’échappera pas à la transposition de cette directive, qui doit garantir un salaire protégeant contre la pauvreté et renforcer le système des conventions collectives de travail. déi Lénk salue cette décision.

Le gouvernement du Danemark avait attaqué cette directive en arguant que le texte empiétait sur la souveraineté nationale. Dans l’arrêt publié aujourd’hui, la CJUE ne donne raison au Danemark que sur deux points particuliers, qui ne mettent aucunement en péril le texte de la directive.

déi Lénk tient à rappeler que le Luxembourg est le pays de l’Union européenne qui compte le plus de travailleurs et de travailleuses pauvres — une honte pour l’un des pays les plus riches de la planète. Face à ce constat, le cynisme du ministre du Travail, Georges Mischo, est une gifle pour les travailleuses et travailleurs : son projet consistant à exclure les traitements de la fonction publique du calcul du salaire médian afin d’artificiellement le baisser est une magouille digne des plus grands illusionnistes. Or, les critères définissant le seuil d’un salaire décent restent inchangés après l’arrêt.

La facilitation des négociations de conventions collectives de travail, prévue par la directive, est confirmée dans son intégralité par la CJUE et le rôle des syndicats est confirmé. Cet arrêt marque un progrès fondamental dans la lutte pour de meilleures conditions de travail. Le gouvernement CSV-DP doit transposer la directive. S’il respecte le texte européen, une hausse conséquente du salaire social minimum luxembourgeois ainsi qu’une croissance du taux de conventions collectives sont tout simplement inévitables. déi Lénk continuera d’exercer la pression nécessaire et de dénoncer toute tentative du gouvernement CSV-DP de se dérober à ses responsabilités. En un premier temps, déi Lénk demande à ce que cet arrêt de la CJUE soit mis à l’ordre du jour de la prochaine commission parlementaire du travail.


D’Direktiv iwwert de Mindestloun huet eng zolitt Basis!

Haut huet de Geriichtshaff vun der Europäescher Unioun (EuGH) decidéiert, datt d’europäesch Direktiv iwwert de Mindestloun am grousse Ganzen am Aklang mam EU-Recht steet. D’Lëtzebuerger Regierung wäert der Transpositioun vun dëser Direktiv net entgoen, déi en Akommes soll garantéieren, dat géint Aarmut schützt an de System vun de Kollektivverträg stäerkt. déi Lénk begréisst dës Decisioun.

D’Regierung vun Dänemark hat d’Direktiv ugegraff a behaapt, den Text géif an d’national Souveränitéit agräifen. Am haut publizéierten Urteel gëtt den EuGH Dänemark just an zwee spezifesche Punkte Recht, déi awer de Kär vun der Direktiv net a Fro stellen.

déi Lénk wëll drun erënneren, datt Lëtzebuerg dat Land an der Europäescher Unioun ass, wou et am meeschten Aarbechterinnen an Aarbechter gëtt, déi trotz Aarbecht aarm sinn — eng Schimmt fir ee vun de räichste Länner vun der Welt. Am Bléck op dës Situatioun ass de Zynismus vum Aarbechtsminister Georges Mischo ass eng op de Bak vun den Aarbechterinnen an den Aarbechter: säi Plang, d’Traitementer vu Beamten aus der Berechnung vum Medianloun erauszehuelen, fir dëse kënschtlech ze drécken, ass eng Trickserei wéi se nëmmen Zauberer geléngt. D’Krittäre fir een dezente Loun ze berechnen, bleiwen awer nom Urteel onverännert.

D’Vereinfachung vum Aushandele vu Kollektivverträg, wéi se an der Direktive virgesinn ass, gouf vum EuGH integral bestätegt an d’Roll vun de Gewerkschafte gouf ënnerstrach. Dëst Urteel ass e fundamentale Fortschrëtt am Kampf fir besser Aarbechtskonditiounen. D’CSV-DP-Regierung muss d’Direktiv ëmsetzen. Wa si den europäeschen Text respektéiert, da sinn eng substantiell Erhéijung vum soziale Mindestloun an eng besser Ofdeckung duerch Kollektivverträg einfach onëmgänglech. déi Lénk wäert weiderhin de néidegen Drock ausüben an all Versuch vun der CSV-DP-Regierung denoncéieren, sech hirer Verantwortung ze entzéien. Als éischte Schrëtt fuerdert déi Lénk, datt dëst Urteel vum EuGH op d’Dagesuerdnung vun der nächster parlamentarescher Aarbechtskommissioun gesat gëtt.

Entrevue Gewerkschaftsunion-déi Lénk : Konsequent géint Verschlechterunge vum Aarbechtsrecht.

De 14. Oktober hunn sech déi Lénk an d’Union des syndicats OGBL-LCGB op enger Entrevue iwwer déi onsozial Politik vun der Regierung ausgetosch. D’Gewerkschaftsunioun an déi Lénk si sech eens an hirer Aschätzung  iwwer de Bilan vun zwee Joer CSV-DP: dës Regierung huet et kloer op déi schaffend Leit ofgesinn an zéckt net fir ëmmer erëm nei rout Linnen z’iwwerschreiden an d’Gewerkschafte virun de Kapp ze stoussen.

Deementspriechend gëllt et weider konsequente Widderstand géint all Verschlechterunge fir déi schaffend Leit ze leeschten, wann néideg och op der Strooss. Méi wéi 25.000 Mënschen hunn den 28. Juni op der Strooss géint de Sozialofbau vun dëser Regierung protestéiert. Dës beandrockend Präsenz huet d’Regierung deels zum Alenke bruecht, wëll se eng Partie vun hire Reformvirschléi huet misse fale loossen, besonnesch bei de Renten. De Gesetzesprojet dee lo fir d’Rentereform um Dësch läit wierkt och dowéinst guer net duerchduecht a werft méi Froen op wéi en der beäntwert. D’Regierung gesäit mat dësem Projet, wéi bei villen aneren och, net gutt aus. Dobäi wier eng gerecht an nohalteg Rentereform déi eise System iwwer déi nächst 30 Joer ofgeséchert hätt, mat de Virschléi vun de Gewerkschaften an och vun déi Lénk méiglech gewiescht.

Fir déi kommend Méint muss de Fokus elo um Kampf géint déi annoncéiert Verschlechterunge beim Aarbechtsrecht leien. Den Aarbechtsminister Georges Mischo huet mat senger Annonce d’Plattformaarbecht am CPTE ouni d’Gewerkschaften ze diskutéiere kloer Faarf bekannt. Hien sicht den nächste Konflikt a probéiert laanscht d’Gewerkschaften ze legiferéieren. Sollt den Här Mischo bei senger Haltung bleiwen, riskéieren déi dausende Plattformaarbechter an – aarbechterinnen och an Zukunft net déi Rechter an déi sozial Ofsécherung ze kréien, déi hinnen zousteet.

OGBL-LCGB an déi Lénk si sech eens dat et net zu weidere Verschlechterungen am Aarbechtsrecht kommen dierf. Dofir blécke mir och besuergt op d’Verhandlungen déi d’Regierung wëll iwwer d’Aarbechtsorganisatioun féieren. Hei riskéiert d’Béchs vun der Pandora opgemaach ze gi fir eng Afrostellung op breeder Front vun de Reegelen iwwer d’Aarbechtszäiten, sou wéi sech d’Patronat dat och wënscht. Sollt d’Regierung op dee Wee goen, wier dat e massive Réckschrëtt fir all déi schaffend Leit an hir Familljen.

D’Union des syndicats an déi Lénk wäerten dowéinst weider am enken Austausch bleiwe fir den Drock op d’Regierung héich ze halen a géint déi réckschrëttlech Politik zesummen unzekämpfen.


Entretien Union des syndicats – déi Lénk :
Une opposition résolue contre les détériorations du droit du travail.

Le 14 octobre, déi Lénk et l’Union des syndicats OGBL-LCGB se sont rencontrés pour un entretien au sujet de la politique antisociale du gouvernement. L’Union syndicale et déi Lénk partagent le même constat concernant le bilan de deux ans de gouvernement CSV-DP : ce gouvernement s’en prend clairement aux travailleuses et travailleurs, et n’hésite pas à franchir à répétition de nouvelles lignes rouges, heurtant ainsi les syndicats de plein fouet.

En conséquence, il s’agit de continuer à opposer une résistance déterminée à toute détérioration des conditions pour les travailleurs, y compris dans la rue si nécessaire. Plus de 25 000 personnes ont manifesté le 28 juin contre le démantèlement social mené par ce gouvernement. Cette impressionnante mobilisation a partiellement fait reculer le gouvernement, qui a dû renoncer à une partie de ses propositions de réformes, notamment en matière de pensions. Le projet de loi actuellement sur la table concernant la réforme des retraites apparaît ainsi peu réfléchi et soulève plus de questions qu’il n’en résout. Avec ce projet – comme avec beaucoup d’autres – le gouvernement ne donne pas une bonne image de lui. Pourtant, une réforme des retraites juste et durable, qui aurait assuré notre système pour les 30 prochaines années, aurait été possible avec les propositions des syndicats et de déi Lénk.

Dans les mois à venir, la priorité doit désormais être donnée à la lutte contre les détériorations annoncées du droit du travail. Le ministre du Travail, Georges Mischo, a clairement montré ses intentions en annonçant vouloir discuter du travail sur plateforme au CPTE sans les syndicats. Il cherche la confrontation et tente de légiférer en contournant les organisations syndicales. Si M. Mischo persiste dans cette voie, des milliers de travailleuses et travailleurs de plateformes risquent de ne toujours pas bénéficier des droits et de la protection sociale qui leur reviennent.

L’OGBL, le LCGB et déi Lénk s’accordent sur le fait qu’il ne doit pas y avoir de nouvelles détériorations du droit du travail. C’est pourquoi nous regardons également avec inquiétude les négociations que le gouvernement souhaite entamer sur l’organisation du travail. Il y a un risque réel que la « boîte de Pandore » soit ouverte, permettant une remise en cause généralisée des règles relatives au temps de travail, comme le souhaite le patronat. Si le gouvernement emprunte cette voie, ce serait un recul massif pour toutes les travailleuses, tous les travailleurs et leurs familles.

L’Union des syndicats et déi Lénk continueront donc à rester en étroite concertation afin de maintenir la pression sur le gouvernement et de lutter ensemble contre cette politique rétrograde.

D’Prioritéit bleift de Genozid ze stoppen

déi Lénk begréissen ausdrécklech, datt d’Regierung sech endlech dozou duerchgeronge krut, de Staat Palästina formal unzeerkennen. Mee déi éischt Prioritéit bleift, de Genozid ze stoppen.

Gëschter huet de Premier Luc Frieden op enger Konferenz zu New York offiziell ugekënnegt, datt Lëtzebuerg de Staat Palästina formal unerkennt an dat an de Grenze vun 1967 gemäss der Resolutioun 2334 vum UN-Sécherheetsrot. déi Lénk begréissen ausdrécklech dëse Schratt, deen an eisen Ae scho laang iwwerfälleg ass. Mir erënneren drun, datt d’Chamber op Initiativ vun déi Lénk dës Unerkennung scho säit 2014 fuerdert.

D’Unerkennung vu Palästina ass politesch immens wichteg, mee d’Urgence ass a bleift am Moment de Genozid an der Gaza-Sträif ze stoppen. D’Regierung Netanjahu muss dozou gezwonge ginn déi militäresch Operatiounen ze stoppen, onageschränkt humanitär Hëllef an d’Gaza-Sträif ze loossen, d’Annexiounsbestriewungen opzeginn an un de Verhandlungsdësch zeréck ze kommen. A fir dat z’erreeche féiert aktuell kee Wee laanscht international Sanktiounen.

Mir fuerderen dofir d’Regierung weiderhin op, sech aktiv fir staark international Sanktioune géint de Staat Israel anzesetzen, bis datt déi israeelesch Regierung nees dat internationaalt Recht anhält an sech eeschthaft u Friddensverhandlunge bedeelegt. Donieft erwaarde mir, datt d’Regierung an Tëschenzäit och ambitionéiert bilateral Sanktiounen decidéiert, sou wéi d’Belsch an och Spuenien dat ugekënnegt hunn. Mir fuerderen ënnert anerem, datt d’Regierung direkt de Lëtzebuerger Handelsbüro zu Tel Aviv zou mécht an d’Autorisatioun vun der CSSF fir déi israeelesch Staatsobligatiounen zeréckzitt.


La priorité reste de mettre fin au génocide dans la bande de Gaza.

La gauche salue expressément que le gouvernement ait enfin trouvé le courage de reconnaître formellement l’État de Palestine. Mais la première priorité reste de mettre fin au génocide.

Hier, le Premier ministre Luc Frieden a officiellement annoncé lors d’une conférence à New York que le Luxembourg reconnaît formellement l’État de Palestine, et ce dans les frontières de 1967 conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU. déi Lénk salue expressément cette décision, que nous considérons depuis longtemps comme largement tardive. Nous rappelons que la Chambre, à l’initiative de déi Lénk, réclame cette reconnaissance depuis 2014.

La reconnaissance de la Palestine est politiquement très importante, mais l’urgence est et reste aujourd’hui de mettre fin au génocide dans la bande de Gaza. Le gouvernement Netanyahou doit être contraint d’arrêter les opérations militaires, de laisser entrer une aide humanitaire sans restriction dans la bande de Gaza, d’abandonner les projets d’annexion et de revenir à la table des négociations. Et pour atteindre cet objectif, il n’existe actuellement aucune alternative aux sanctions internationales. Nous appelons donc le gouvernement à continuer de s’engager activement en faveur de sanctions internationales fortes contre l’État d’Israël, jusqu’à ce que le gouvernement israélien respecte à nouveau le droit international et participe sérieusement à des négociations de paix. Par ailleurs, nous attendons du gouvernement qu’il décide entre-temps de sanctions bilatérales ambitieuses, comme la Belgique et l’Espagne l’ont déjà annoncé. Nous demandons entre autres que le gouvernement ferme immédiatement le bureau de commerce luxembourgeois à Tel-Aviv et retire l’autorisation de la CSSF pour les obligations d’État israéliennes.

Regierung weist hiert duebelt Gesiicht an der Klimapolitik.

D’EU-Staaten si sech gëschter net eens ginn iwwer e Klimazil bis 2040. Doduerch kann d’EU och kee verbindlecht a credibelt Engagement fir d’COP30 zu Belém a Brasilie liwweren. Domat ass ëmmer méi a Fro gestallt, ob d’COP30 a Brasilien de batter néidege Fortschrëtt beim internationale Klimaschutz liwwere kann. De Serge Wilmes huet sech zu Bréissel enttäuscht gewisen iwwer dësen Echec. D’Regierung weist hei säin duebelt Gesiicht an der Klimapolitik. Zu Bréissel gëtt sech de schéine Männche gemaach, zu Lëtzebuerg gëtt géint Klima- an Ëmweltschutz geschoss. Dovu profitéieren net d’Leit, mee dat grousst Patronat an Investisseuren.

Am Summer huet d’Europäesch Kommissioun eng Propos op den Dësch geluecht fir d’Zäregase (Netto-Emissiounen) bis 2040 ëm 90% ze reduzéieren. Eng Rei Staaten, dorënner Frankräich, Italien a rezent och Däitschland, hunn am Virfeld vum Meeting gëschter zu Bréissel awer scho matgedeelt, dass se dat Zil esou net wëlle matdroen. Dobäi beinhalt d’Propos vun der Kommissioun esou vill Ausnamen a Flexibilitéiten am Klenggedréckten, dass och dës Propos net konform ass mat den Ziler vum Paräisser Accord an der Limitatioun vun der Äerderwiermung op maximal 1,5°C bis 2100. Mat hirer schwaacher Positioun riskéiert d’Europäesch Unioun zum Echec vun de Verhandlungen op der COP30 zu Belém bäizedroen.

D’Lëtzebuerger Regierung seet zu Bréissel, mat der Stëmm vun hirem Ëmweltminister Serge Wilmes, ambitiéis Zilsetzunge wëllen z’ënnerstëtzen a weist drop hin, dass Stéit, Entreprisen an Investore Plangbarkeet bréichten. Zréck zu Lëtzebuerg gesäit d’Realitéit awer ganz anescht aus. Ambitiéis Pläng hunn CSV-DP bis haut net präsentéiert, am Géigendeel : den Ëmwelt- a Klimaminister Serge Wilmes ass eng gro Maus vun dëser Regierung, déi een ni héiert oder gesäit. E kloren Entworf vun enger kohärenter a previsibeler Ëmwelt- a Klimapolitik, wéi de Serge Wilmes se zu Bréissel afuerdert, huet des Regierung sécher net.

Wann d’Regierung iwwer Klima-an Ëmweltschutz schwätzt, da just fir drop ze schéissen a Réckschrëtter ze decidéieren. Subventioune fir Photovoltaikanlage goufe reduzéiert an den neie Modell fir de Prefinanzement léisst weider op sech waarden. De schonn decidéierten Aus fir Mazouts- a Gasheizunge gouf vum Energieminister Lex Delles erëm réckgängeg gemaach. Den Ëmweltminister schéisst géint d’Klimagesetz a stellt sektoriell Klimaziler a Fro. Déi frontal Attack vun der Regierung op den Naturschutz wäert – sollt se ëmgesat ginn – en negativen Impakt op den Zäregasemissioun grad wéi och op d’Upassungsfäegkeet vu Leit an Natur hunn.

All dës Mesuren si schiedlech fir d’Klima an d’Ëmwelt. Mee se sinn och schiedlech fir déi ganz grouss Majoritéit vun de Leit zu Lëtzebuerg. Et sinn net Stéit déi vu méi flexibele Reegele beim Klimaschutz profitéieren, mee grouss Verschmotzer an der Industrie, déi doduerch aus der Verantwortung geholl ginn. Et sinn och net Stéit déi vun enger Verwässerung vum Naturschutz wäerte profitéieren, mee déi déck Promoteuren déi gär de maximale Profit aus hire Bauprojeten zéien. A kee Stot méi wäert eng Photovoltaikanlag op den Daach vum Haus bauen oder eng Heizung ersetzen, wann d’Regierung déi finanziell Ënnerstëtzung dofir erofsetzt a vermëttelt dass dat alles guer net esou prioritär wier. Wéi an der Sozialpolitik oder um Aarbechtsmaart, mécht d’Regierung och an der Klima- an Ëmweltpolitik eng knallhaart Politik am Interesse vun deenen, déi Mënschen an Natur fir sech schaffe loossen.


Le gouvernement montre son double visage en matière de politique climatique.


Les États de l’UE ne se sont pas mis d’accord hier sur un objectif climatique pour 2040. De ce fait, l’UE ne peut pas non plus fournir un engagement contraignant et crédible pour la COP30 à Belém au Brésil. Cela remet de plus en plus en question la capacité de la COP30 à livrer les progrès urgents et indispensables en matière de protection internationale du climat. Serge Wilmes s’est dit déçu à Bruxelles de cet échec. Le gouvernement montre ici son double visage en matière de politique climatique : à Bruxelles, il soigne son image, mais au Luxembourg, il attaque la protection du climat et de l’environnement. Et ce ne sont pas les citoyens qui en profitent, mais le grand patronat et les investisseurs.

Cet été, la Commission européenne a présenté une proposition visant à réduire de 90 % les gaz à effet de serre (émissions nettes) d’ici 2040. Plusieurs États, dont la France, l’Italie et récemment l’Allemagne, avaient cependant déjà indiqué avant la réunion d’hier à Bruxelles qu’ils ne voulaient pas soutenir cet objectif tel quel. Pourtant, la proposition de la Commission contient déjà tant d’exceptions et de flexibilités dans les petits caractères qu’elle n’est pas non plus conforme aux objectifs de l’Accord de Paris et à la limitation du réchauffement climatique à un maximum de 1,5 °C d’ici 2100. Avec une position aussi faible, l’Union européenne risque de contribuer à l’échec des négociations de la COP30 à Belém.

Le gouvernement luxembourgeois affirme à Bruxelles, par la voix de son ministre de l’Environnement Serge Wilmes, vouloir soutenir des objectifs ambitieux et souligne que les ménages, les entreprises et les investisseurs ont besoin de prévisibilité. Mais de retour au Luxembourg, la réalité est tout autre. Le gouvernement CSV-DP n’a présenté jusqu’à présent aucun plan ambitieux – bien au contraire : le ministre de l’Environnement et du Climat Serge Wilmes est une « souris grise » de ce gouvernement, qu’on n’entend ni ne voit jamais. Un projet clair d’une politique environnementale et climatique cohérente et prévisible, telle que Serge Wilmes la réclame à Bruxelles, son gouvernement n’en a certainement pas.

Quand le gouvernement parle de protection du climat et de l’environnement, c’est seulement pour torpiller la législation actuelle et décider de reculs. Les subventions pour les installations photovoltaïques ont été réduites et le nouveau modèle de préfinancement se fait toujours attendre. La suppression déjà décidée du mazout et des chaudières à gaz a été annulée par le ministre de l’Énergie Lex Delles. Le ministre de l’Environnement s’en prend à la loi climat et remet en question les objectifs climatiques sectoriels. L’attaque frontale du gouvernement contre la protection de la nature – si elle est mise en œuvre – aura un impact négatif sur les émissions de gaz à effet de serre ainsi que sur la capacité d’adaptation des populations et de la nature.

Toutes ces mesures sont néfastes pour le climat et l’environnement. Mais elles sont aussi néfastes pour la très grande majorité des habitants du Luxembourg. Ce ne sont pas les ménages qui profiteront de règles plus souples en matière de protection du climat, mais les grands pollueurs industriels, qui seront ainsi déchargés de leurs responsabilités. Ce ne sont pas non plus les ménages qui profiteront d’un affaiblissement de la protection de la nature, mais les gros promoteurs immobiliers qui veulent tirer le maximum de profit de leurs projets de construction. Et plus aucun ménage ne sera incité à installer des panneaux photovoltaïques sur le toit de sa maison ou à remplacer son chauffage si le gouvernement réduit l’aide financière et donne l’impression que tout cela n’est finalement pas prioritaire.

Comme en politique sociale ou sur le marché du travail, le gouvernement mène aussi en matière de climat et d’environnement une politique exclusivement au service de ceux qui exploitent les hommes et la nature à leur profit.

Solidarité avec la lutte contre la casse sociale en France !

Aujourd’hui, les syndicats français mobilisent contre la casse sociale. Le budget déposé par François Bayrou avant sa démission est une attaque en règle contre le code du travail et les droits des travailleurs et travailleuses, un démantèlement des services publics et, enfin, un torpillage de l’État social.

déi Lénk est solidaire avec les syndicats français et le mouvement Bloquons tout ! Nous nous identifions d’autant plus aux luttes des syndicats et mouvements progressistes en France que nous faisons face à des attaques similaires de la part du gouvernement CSV-DP. Partout en Europe, la remise en cause de l’État providence, le démantèlement des services publics et les attaques contre les droits des travailleurs et travailleuses sont devenus monnaie courante. Ces attaques frontales du capital contre les travailleurs et travailleuses préparent le terrain à l’extrême droite. La résistance doit s’organiser.

Unerkennung vu Palästina : Léiwer spéit wéi nie. déi Lénk begréissen de Richtungswiessel vum Ausseminister a Saachen Unerkennung vu Palästina, vermëssen awer e formellen Engagement.

De Lëtzebuerger Ausseminister Xavier Bettel huet géigeniwwer vu Journalisten vun RTL annoncéiert, datt hien aktuell zu enger Unerkennung vum Staat Palästina am Hierscht 2025 tendéiert. Dat, nodeems hien sech iwwert Méint mat deels verwurrelten Argumenter dogéint gewiert hat. déi Lénk begréissen ausdrécklech dës Deklaratioun als wichtege Schrëtt fir ee gerechte Fridden am Noën Osten ze erreechen.

Dëse Richtungswiessel kënnt nodeems de franséische President Emmanuel Macron annoncéiert huet, datt Frankräich wäert am Hierscht de Staat Palästina unerkennen an dat ouni Konditiounen. déi Lénk géifen sech en ähnlecht kloert Bekenntnis vun der Lëtzebuerger Regierung wënschen, zemools well dat géif hëllefen eng Dynamik z’entwéckelen, déi och aner Länner kéint incitéieren, mat op dee Wee ze goen. Aktuell erkenne schonn 148 vun 193 Länner op der Welt Palästina als Staat un.

déi Lénk weise gläichzäiteg drop hinn, datt aktuell virun den Ae vun der Welt e Vëlkermord am Gaza-Sträife passéiert. D’Hongersnout huet sech an de leschten Deeg dramatesch zougespëtzt. Ierwescht Prioritéit muss sinn, dëss Katastroph ze stoppen. Nieft enger Unerkennung vu Palästina fuerderen déi Lénk dofir dréngend Sanktiounen géint de Staat Israel, bis sech déi israeleesch Regierung nees un internationaalt Recht hält.


Reconnaissance de la Palestine : mieux vaut tard que jamais. déi Lénk salue le changement de cap du ministre des Affaires étrangères concernant la reconnaissance de la Palestine, mais regrette l’absence d’engagement formel.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, a annoncé aux journalistes de RTL qu’il penchait actuellement pour une reconnaissance de l’État de Palestine à l’automne 2025, après y avoir résisté pendant des mois avec des arguments parfois farfelus. déi Lénk salue explicitement cette déclaration, la considérant comme une étape importante vers une paix juste au Proche Orient.

Ce changement de cap intervient après l’annonce du président français Emmanuel Macron selon laquelle la France reconnaîtrait l’État de Palestine à l’automne, sans conditions. déi Lénk souhaite un tel engagement clair de la part du gouvernement luxembourgeois, notamment parce que cela contribuerait à créer une dynamique susceptible d’encourager d’autres pays à suivre son exemple. À ce jour, 148 des 193 pays dans le monde reconnaissent déjà la Palestine comme État.

déi Lénk rappelle simultanément qu’un génocide est en cours dans la bande de Gaza sous les yeux du monde entier. La famine a fait des ravages ces derniers jours. Tout doit être mis en œuvre pour mettre fin à cette catastrophe. En plus de reconnaître la Palestine, déi Lénk appelle donc à des sanctions urgentes contre l’État d’Israël jusqu’à ce que le gouvernement israélien se conforme à nouveau au droit international.

Och Lëtzebuerg muss däitlech méi maachen.

Gëschter huet den Internationale Geriichtshaff (IGH) zu Den Haag an enger Decisioun dat ënnermauert, wat mir amfong scho laang wëssen. Den IGH ënnersträicht nämlech dass d’Staaten vëlkerrechtlech verflicht sinn fir géint eng Verschlëmmerung vun der Klimaverännerung virzegoen. Geschitt dat net, da misste Staaten Entschiedegunge bezuelen u Länner a Regiounen, wou Mënschen duerch dëst Versoe Schued dovun droen an dat gemoss un hirer historescher Verantwortung. Lëtzebuerg steet also an der Verantwortung an et ass an éischter Linn un der Regierung fir dëser Verantwortung Rechnung ze droen.

Den IGH qualifizéiert eng propper, gesond an nohalteg Ëmwelt als e Mënscherecht, wat de Wee op mécht fir Entschiedegungen ze froe fir Fäll, wou dëst Recht net méi garantéiert ass. déi Lénk haten an hirer alternativer Verfassungspropos vun 2015 (déi 2022 an der Chamber verworf gi war) dat aklobart Recht op eng gesond an nohalteg Ëmwelt scho virgesinn an d’Obligatioun fir de Staat dëst Recht och ze garantéieren, also genee dat wat den IGH gëschter gefuerdert huet.

Interessant un dësem Avis vum IGH ass, dass si d’Obligatioune fir Staaten un déi maximal Erwäermung vun 1,5°C géigeniwwer vu préindustriellen Zäite bannen. Dat bedeit, dass d’EU-Klimapolitik an och dat Lëtzebuerger Klimagesetz am Prinzip net am Aklang wiere mat deem wat den IGH gëschter erkläert huet, well déi Zilsetzungen eng Temperatursteigerung vun iwwer 1,5°C bedeite wäerten. D’Ënnergruewe vun enger méiglechst ambitiéiser Klimapolitk, dat aktuell op europäeschem Niveau stattfënnt an och Ënnerstëtzung an der Lëtzebuerger Regierung fënnt, wier domat politesch wéi och rechtlech ze verwerfen.

D’Riichter vum IGH erkennen och eng éischt Kéier déi historesch Verantwortung vun de Staaten aus dem räichen Norden un a besonnesch och vun den Entreprisen, fir ewech de Petrolsentreprisen. Déi si laut IGH verflicht fir d’Schied opzekommen, déi se verursaachen. Dat weist op en neits, dass indirekt an ongerecht Steieren um Konsum déi vun de Leit bezuelt ginn (Emissiounshandel, CO2-Steieren…), keng Léisung sinn. Et geet vill méi drëms fir déi Entreprisen direkt ze besteieren an ze bestrofen, déi mat der bewosster Zerstéierung vum Klima Milliarde Gewënner asäckelen.

D’Conclusionen, déi aus dem Avis vum IGH ze zéie sinn, kéinten also net méi kloer sinn. De Klimaschutz muss intensivéiert an net zeréckgeschrauft ginn.D’Lëtzebuerger Regierung muss also hir Mesure fir de Klimaschutz verstäerke fir se konform mam 1,5°C-Zil ze maachen a sech op EU-Niveau fir dat selwescht asetzen. Virun allem awer muss d’Regierung déi historesch Verantwortung vu Lëtzebuerg eescht huelen an d’Hëllefen an Reparatiounszuelungen un de globale Süden ëm e Villfaches erhéijen, fir de Schued dee vu vergaangenem CO2-Ausstouss entstanen ass ze kompenséieren. D’Suen dofir muss d’Regierung bei grouss Verschmotzer siche goen an net bei déi vulnerable Mënschen.


Le Luxembourg doit également faire beaucoup plus.

Hier, la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye a confirmé dans un arrêt ce que nous savons depuis longtemps. La CIJ souligne que les États sont tenus, en vertu du droit international, de prendre des mesures contre l’aggravation du changement climatique. À défaut, ils devraient indemniser les pays et régions où des personnes subissent des dommages du fait de ce manquement, proportionnellement à leur responsabilité historique. Le Luxembourg porte donc une responsabilité, et il incombe en premier lieu au gouvernement d’en tenir compte.

La CIJ qualifie un environnement propre, sain et durable de droit humain, ce qui ouvre la voie à une demande d’indemnisation lorsque ce droit n’est plus garanti. Dans sa proposition constitutionnelle alternative de 2015 (rejetée par la Chambre des députés en 2022), déi Lénk avait déjà prévu le droit rà un environnement sain et durable et l’obligation pour l’État de garantir ce droit, soit exactement ce que la CIJ réclamait hier.

Ce qui est intéressant dans cet avis de la CIJ, c’est qu’il lie les obligations des États à un réchauffement maximal de 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Cela signifie que la politique climatique de l’UE et la loi climatique luxembourgeoise ne seraient en principe pas conformes aux exigences de la CIJ, car ces objectifs impliqueraient une augmentation de la température de plus de 1,5 °C. Le travail de sape pour affaiblir la politique climatique la plus ambitieuse possible, actuellement en cours au niveau européen et bénéficiant également du soutien du gouvernement luxembourgeois, serait donc politiquement et juridiquement inacceptable.

Les juges de la CIJ reconnaissent également pour la première fois la responsabilité historique des États du Nord riche, et en particulier des entreprises, et surtout des compagnies pétrolières. Selon la CIJ, elles sont tenues de réparer les dommages qu’elles causent. Cela démontre une fois de plus que les taxes indirectes et injustes sur la consommation payées par les citoyens (échange de quotas d’émission, taxes sur le CO2…) ne sont pas une solution. Il s’agit bien davantage de taxer et de punir directement les entreprises qui engrangent des milliards en détruisant délibérément le climat.

Les conclusions de l’avis de l’CIJ sont on ne peut plus claires. La protection du climat doit être intensifiée, et non réduite. Le gouvernement luxembourgeois doit donc renforcer ses mesures de protection du climat afin de les rendre conformes à l’objectif de 1,5 °C et s’engager à en faire autant au niveau européen. Surtout, le gouvernement doit prendre au sérieux sa responsabilité historique et multiplier les aides et les réparations versées aux pays du Sud afin de compenser les dommages causés par les émissions de CO2 passées. Le gouvernement doit chercher les fonds nécessaires auprès des grands pollueurs et non auprès des personnes vulnérables.

Avis vum Staatsrot iwwer d’Recht op Ofdreiwung – Proposéiert Verfassungsännerung hëlt eng wichteg Hürd.

De gëschter eestëmmeg approuvéierten Avis vum Staatsrot iwwer déi proposéiert Verfassungsännerung (n°8379) vun déi Lénk fir d’Recht op d’Ofdreiwung an op Contraceptioun an d’Verfassung anzeschreiwen ass favorabel.

Domat hëlt déi proposéiert Ännerung eng wichteg Hürd um Instanzewee, nodeem schonn eng sëllegen aner zivilgesellschaftlech Acteuren sech hannert des proposéiert Verfassungsännerung gestallt hunn.

Dass d’Aschreiwen vum Recht op Ofdreiwung a Contraceptioun an eis Verfassung op esou eng grouss Zoustëmmung trëfft ass eng ganz gutt Noriicht fir eis Gesellschaft . De Ball läit an den nächste Méint bei den Deputéierten an der Chamber, déi Lëtzebuerg zum zweete Land – no Frankräich –  maache kënnen, dat des Rechter iwwer d’Verfassung ofséchert.

Mir bleiwen als déi Lénk weiderhin am Echange mat de politeschen an zivilgesellschaftlechen Acteure fir souvill wéi méiglech Réckhalt fir dës Verfassungsännerung ze schafen.


Avis du Conseil d’État sur le droit à l’avortement – La proposition de modification constitutionnelle franchit une étape importante.

Le Conseil d’État a rendu hier à l’unanimité un avis favorable sur la proposition de modification constitutionnelle (n°8379) présentée par déi Lénk pour faire inscrire dans la Constitution le droit à l’avortement et à la contraception.

La proposition franchit ainsi une étape importante dans la procédure, après que de nombreux acteurs de la société civile se sont déjà prononcés en faveur de la modification constitutionnelle proposée.

Le fait que l’inscription du droit à l’avortement et à la contraception dans notre Constitution rencontre un tel soutien est une bonne nouvelle pour notre société. La balle est désormais dans le camp des députés, qui pourraient faire du Luxembourg le deuxième pays, après la France, à inscrire ces droits dans sa Constitution.

déi Lénk continuera d’échanger avec les acteurs politiques et de la société civile afin de générer le plus large soutien possible pour la modification constitutionnelle.

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