Question parlementaire relative à l’exploitation de panneaux publicitaires aux gares ferroviaires.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre des Transports et des Infrastructures publiques :

La rénovation, voire la modernisation des gares ferroviaires luxembourgeoises, a été accompagnée par la mise en place de panneaux publicitaires sur les quais et, pour les gares plus grandes comme à Luxembourg-Ville ou à Esch-sur-Alzette, dans les halls d’entrée et les passages piétons dans l’ensemble des infrastructures de la gare. Sur ces panneaux publicitaires, exploités par une seule et même entreprise privée, une panoplie de produits et services sont promus, allant d’un voyage en avion en passant par une assurance de pension privée jusqu’à la dernière création culinaire d’une chaine de restauration rapide. Aux gares de Luxembourg-Ville et d’Esch-sur-Alzette, ces panneaux sont en partie digitalisés et illuminés pendant la nuit, générant ainsi une consommation d’énergie importante.

Au vu des nombreux panneaux publicitaires souvent digitalisés déjà présents dans des espaces privés (commerces et galeries commerciales, agences bancaires, etc.), les panneaux publicitaires supplémentaires mis en place à des endroits publics comme aux gares peuvent contribuer à une pollution visuelle et lumineuse de plus en plus importante. Ces publicités ne vantent souvent pas les qualités du commerce local, régional et/ou durable, mais sont pour la plupart focalisées sur un même produit que l’on peut consommer partout dans le monde et dont l’impact social et écologique est plus que douteux. De fait, l’usage publicitaire dans les gares ne semble apporter aucune plus-value pour la mise en valeur des attractions locales ou régionales.

Vu que l’Etat a la pleine propriété des infrastructures ferroviaires je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre des Transports et des Infrastructures publiques :

  1. Monsieur le Ministre peut-il m’indiquer le nombre de panneaux et de bornes publicitaires exploités par des entreprises privées actuellement présents dans l’enceinte des gares ferroviaires au Luxembourg ? Peut-il me renseigner sur le nombre de panneaux publicitaires digitalisés actuellement présents dans les gares ?
  2. Quel organisme est chargé de la commercialisation des panneaux publicitaires dans les gares ?
  3. Monsieur le Ministre peut-il me communiquer les recettes générées par les CFL, voire l’Etat, par la commercialisation des panneaux publicitaires susmentionnés ?
  4. Monsieur le Ministre peut-il me communiquer la consommation d’énergie annuelle de l’ensemble des panneaux publicitaires actuellement présents aux gares au Luxembourg ?
  5. L’organisme en charge de la commercialisation des panneaux publicitaires dispose-t-il d’un cahier de charges qu’il peut imposer aux sociétés exploitantes des panneaux ?
  6. Dans l’affirmative, ce cahier de charges prévoit-il des prescriptions et/ou restrictions concernant les services et produits ainsi que les entreprises promus sur les panneaux ?
  7. Dans la négative, Monsieur le Ministre n’est-il pas d’avis que les panneaux publicitaires dans des espaces publics comme les gares devraient être soumis à certaines conditions et conçus dans l’intérêt de la promotion du commerce local et durable ou des attractions du coin ? 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

David Wagner

Député

Sobriété énergétique pour tous.

Toute politique de lutte contre le changement climatique repose en premier lieu sur la sobriété énergétique. Pour cette raison, en décembre 2019, déi Lénk a présenté une motion à la Chambre des Députés (annexe) invitant le gouvernement à revoir sa stratégie en matière d’assainissement énergétique des immeubles. Cette motion avait été saluée, mais elle est tombée aux oubliettes depuis. Le gouvernement continue à miser sur l’initiative et la mobilisation de capitaux privés avec un système de subventions destinées aux propriétaires (Prime House), d’avantages fiscaux et d’accords entre des banques privées et l’Etat. Une approche qui n’a pas fait ces preuves.

Pour déi Lénk la sobriété énergétique n’est pas un privilège mais devra constituer un droit pour tous. déi Lénk veut mettre en place une stratégie de rénovation pilotée et largement financée par l’Etat qui vise l’assainissement de 6000 logements par an. Nous voulons créer un pôle de financement public pour rendre la sobriété énergétique accessible à tous. D’autant plus que ce sont souvent les ménages à revenu modeste qui occupent des logements vétustes au anciens. Ce pôle de financement se substituera au crédit privé attribué à des ménages individuels.

Pour connaître les besoins d’assainissement énergétique dans les communes, il faudra impliquer tous les acteurs communaux qui connaissent la situation sur le terrain. Un Service public de l’Habitat devra voir le jour pour coordonner les activités locales et assurer le lien entre les différents acteurs sur le terrain, les ménages et le Pôle de financement.

Malgré une timide reprise des activités depuis la fin du confinement, les ménages restent réticients. Notre système, fondé sur l’initiative publique,  permet de contrecarrer ces réticences et ainsi de garantir du travail aux artisans et de créer des emplois dans un secteur essentiel de la transformation écologique.

Communiqué par déi Lénk


Das Recht auf Energieeinsparungen für alle!

Jede Politik zur Bekämpfung des Klimawandels basiert in erster Linie auf einem sparsamen Energieverbrauch. Aus diesem Grund legten Déi Lénk im Dezember 2019 der Abgeordnetenkammer (Anhang) einen Antrag vor, in dem die Regierung aufgefordert wird, ihre Strategie für die energetische Sanierung von Gebäuden zu überprüfen. Dieser Antrag wurde begrüßt, ist aber seitdem in Vergessenheit geraten. Die Regierung setzt weiterhin auf private Initiativen und privates Kapital mit einem System von Subventionen für Hausbesitzer (Prime House), Steuererleichterungen und Vereinbarungen zwischen Privatbanken und dem Staat. Ein Ansatz der erfolglos blieb.

Für dei Lénk sind Energieeinsparungen kein Privileg, sondern ein Recht für alle. déi Lénk möchten eine Renovierungsstrategie einführen, die vom Staat gesteuert und weitgehend finanziert wird und die darauf abzielt 6.000 Häuser pro Jahr zu renovieren. Über ein öffentliches Finanzierungssystem wollen wir allen Haushalten Zugang geben zu einer energetischen Renovation und den daraus resultierenden Kosteneinsparungen. Zumal es häufig Haushalte mit niedrigem Einkommen sind, die alte und schlecht isolierte Wohnungen bewohnen. Unser Finanzierungssystem soll die privaten Kredite ersetzen, die sich viele Haushalte nicht leisten können oder wollen.

Um den Energiebedarf der Haushalte zu ermitteln, müssen alle kommunalen Akteure einbezogen werden, die die Situation vor Ort kennen. Es sollte ein öffentlicher Wohnungsdienst eingerichtet werden, um die lokalen Aktivitäten zu koordinieren und die Verbindungen zwischen den verschiedenen Akteuren vor Ort, den Haushalten und dem Finanzierungszentrum sicherzustellen.

Trotz einer zaghaften Wiederaufnahme der wirtschaftlichen Aktivitäten seit dem Ende des Lockdowns bleiben die Haushalte zurückhaltend. Unser auf öffentlicher Initiative basierendes System ermöglicht es, dieser Zurückhaltung entgegenzuwirken und so die Arbeit der Handwerker zu garantieren und Arbeitsplätze in einem für die ökologische Transformation wesentlichen Bereich zu schaffen.

Mitgeteilt von déi Lénk

Schluss mat Investitiounen an Atomenergie!

De 26. Mee hunn déi Lénk fir de Projet de loi iwwer d’Responsabilité civile am Fall vun engem nuklearen Accident gestëmmt. Eisen Deputéierten, den David Wagner, huet et sech awer net huele gelooss eng Motioun ze deposéieren, déi op ee graffe Widdersproch an der Regierung hirer Haltung zur Atomenergie hiweist. De lëtzebuergeschen Pensiounsfong investéiert nämlech weider an grouss Entreprisen, déi Atomenergie produzéieren. Déi Motioun, déi soss näischt freet wéi mat deenen Investitiounen opzehalen an eng koherent Politik ze maachen, gouf net vun der Majoritéit, also och net vun deene Gréngen, gedroen. Dofir hunn déi Lénk eng Interpellatioun gefrot, fir di méi wéi zweiwelhaft Investitioune vum Pensiounsfong ze diskutéieren, a fir dass dee Fong endlech gebotzt gëtt.

Question parlementaire relative à l’augmentation projetée des émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie de 7,5% en 2019.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de l’Environnement et à Monsieur le Ministre de l’Energie :

En date du 6 mai 2020 Eurostat a publié ses estimations sur les évolutions des émissions de gaz à effet de serre dans les Etats membres de l’Union Européenne pour l’année 2019. Il en ressort que les émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie auraient baissé en moyenne de 4,3% pendant l’année passée ce qui signifierait une évolution encourageante en matière de protection du climat.

Or, les chiffres publiés par Eurostat[1] constatent une augmentation de 7,5% des émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie émises par le Luxembourg au cours de cette même année. Avec une telle augmentation le Luxembourg afficherait l’évolution la plus préoccupante parmi tous les Etats membres de l’Union Européenne. En effet, une augmentation de 7,5% au cours d’une seule année constituerait une hausse jamais constatée jusqu’à présent pour le Luxembourg et mettra très probablement en péril les objectifs climatiques européens du pays qui sont fixés à -20% d’ici 2020 (par rapport à 2005) et -40% d’ici 2030 (par rapport à 2005). A noter que dans le Plan Energie et Climat du Gouvernement pour les dix années à venir, un objectif beaucoup plus ambitieux a été fixé pour viser une réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 2005).

Selon les données publiées par l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE) le Luxembourg avait totalisé en 2018 une réduction des émissions des gaz à effet de serre à hauteur de -10,4% par rapport 2005. En 2017 cette réduction s’élevait encore à -13,8% indiquant que le Luxembourg a quitté la trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre en phase avec l’objectif de réduction de -20% pour 2020. L’augmentation importante des émissions liées à l’énergie observée pour 2019 aggraverait encore davantage le bilan actuel du Luxembourg en vue des objectifs en matière de climat de l’Union Européenne.[2]

Au vu de l’écart croissant entre les objectifs fixés et les évolutions des émissions de gaz à effet de serre du Luxembourg je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de l’Environnement et à Monsieur le Ministre de l’Energie :

  1. Madame et Monsieur les Ministres ont-ils des explications pour cette évolution préoccupante des émissions de gaz à effet de serre du Luxembourg ? La vente de carburants constitue-t-elle à elle seule la source de cette augmentation ?
  2. Madame et Monsieur les Ministres estiment-ils que le Luxembourg pourra encore se rapprocher de son objectif de réduction de -20% par rapport à 2005 par des mesures de lutte contre le réchauffement climatique au niveau national ? Dans la négative par quels moyens Madame et Monsieur les Ministres envisagent-ils de combler l’écart entre le niveau de réduction insuffisant et l’objectif européen ? Les fonds actuellement disponibles du Fonds Climat et Energie seront-ils suffisants pour réaliser les opérations financières de compensation nécessaires ?
  3. Madame et Monsieur les Ministres n’estiment-ils pas qu’au vu de l’objectif de réduction ambitieux qui est à la base du Plan Energie et Climat 2030 (-55% d’ici 2030) et au vu de la trajectoire de l’évolution des émissions sur laquelle le Luxembourg se trouve actuellement, des mesures supplémentaires en matière de lutte contre le changement climatique s’imposent pour atteindre l’objectif de réduction précité ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

David Wagner

Député


[1] https://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/10820684/8-06052020-BP-EN.pdf/e1dd6cf1-09b5-d7ee-b769-ffe63e94561e

[2] https://www.eea.europa.eu/data-and-maps/indicators/greenhouse-gas-emission-trends-6/assessment-3

Question parlementaire relative à la situation de logement et d’accès à la fourniture d’énergie des personnes économiquement vulnérables dans le contexte des précautions prises par le gouvernement face de la pandémie COVID-19.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire à Messieurs les ministres du Logement et de l’Energie.

L’état de crise sanitaire dans lequel nous nous trouvons risque de placer des personnes économiquement vulnérables dans une situation de détresse sociale aggravée. Etant donné que la situation sur le marché locatif est déjà tendue en temps normaux, la crise sanitaire et ses corollaires socio-économique, risquent de placer un grand nombre de personnes dans une difficulté accrue ou dans l’impossibilité de régler leurs loyers. Dans ce sens, j’aimerais  poser les questions suivantes à Messieurs les ministres du Logement et de l’Energie :

  1. Monsieur le Ministre du Logement entend-il prendre des mesures, dans le cadre et dans la durée de l’état de crise, permettant de garantir le règlement des loyers en fonction d’un certain nombre de critères tels qu’une baisse de revenu, d’une mise au chômage ou autres ?
  2. Monsieur le Ministre du Logement entend-il prendre des mesures interdisant, dans le cadre et la durée de l’état de crise, l’exécution des déguerpissements à l’encontre des locataires en défaut de paiement de leurs loyers ?
  3. Le Gouvernement entend-il assurer que pour la durée de l’état de crise aussi bien l’approvisionnement en eau qu’en électricité ainsi que la possibilité de se chauffer soient garantis, qu’il n’y aura pas de coupures à cause de défaillance de paiement ?

Veuillez agréer, Monsieur le président, l’expression de mes salutations distinguées,

David Wagner

Député

Bientôt une loi pour le climat au Luxembourg. Le courage et l’honnêteté politique ne sont pas au rendez-vous.

Depuis hier, l’Europe est en état d’urgence climatique suite à  l’adoption d’une résolution par le Parlement européen. C’est un pas décisif que le Parlement luxembourgeois n’a pas osé faire, quand déi Lénk a introduit une résolution semblable en été 2019. Cette hésitation étend son ombre sur la suite des travaux politiques. Le gouvernement se déchire  à propos du plan climat et le projet de loi sur le climat s’avère beaucoup trop laxiste. Il devient de plus en plus évident qu’un changement de politique dans l’intérêt de la majorité de la population ne sera pas possible  avec un parti à l’écoute du grand capital financier et immobilier tel que le DP.

Le texte en question comporte bien des objectifs par secteurs en matière de protection du climat, mais il ne sont soumis à aucune contrainte. En cas de violation d’un objectif visé, les ministres compétents devront proposer des mesures d’urgence en Conseil des ministres. Mais comment saura-t-on si les mesures d’urgences suffiront ou que se passera-t-il si l’objectif visé ne sera pas réalisé après tout ? Le texte ne répond pas à ces questions. Et – pire encore – les objectifs cités n’apparaissent pas dans la loi elle-même, mais seront fixés dans un règlement grand-ducal qui ne sera pas débattu au parlement et que le gouvernement pourra toujours modifier à sa guise.

Le projet de loi reste ensuite assez flou sur un certain nombre de sujets. Une plateforme pour l’action climat et la transition énergétique sera créée qui sera composée d’un maximum de 20 représentant.e.s du monde politique et économique et de la société civile, chargé.e.s de conseiller les décideurs politiques. Mais ces représentant.e.s seront tous et toutes nommé.e.s à titre d’exclusivité par les deux ministres compétents. Il s’agit donc d’une chance râtée pour le lancement d’une politique climatique humaine et démocratique, approuvée par la majorité de la population et qui ne s’aligne pas sur les intérêts lucratifs du business et des investisseurs. Pour déi Lénk il faut que la politique climatique soit au fondement de la justice climatique et de la solidarité pour faire face aux décisions importantes qui nous attendent.

Tant que le plan climat et énergie ne contient pas de mesures concrètes, il est difficile d’apprécier le projet de loi en question. Cette difficulté se remarque avec la prise en charge du financement de la protection du climat par un nouveau fonds pour le climat et l’énergie. Dans le passé, le fonds pour le climat a été utilisé en premier lieu pour se débarrasser des obligations nationales en matière de protection du climat, notamment en faisant l’acquisition de certificats CO²  ou de droits à polluer en provenance d’autres pays ou projets d’investissement. Cette pratique est pourtant un jeu à somme nulle, car une tonne de CO²  non émise quelque part au monde sera finalement émise ailleurs – et le cas échéant au Luxembourg.

La Cop 25 à Madrid donnera lieu à des négociations autour de ces mécanismes et trucages. Au cas où ces pratiques seront réglementées de façon plus stricte, les pays riches comme le Luxembourg devront renforcer leurs propres efforts, ou coopérer davantage avec des pays voisins. Il s’avérera dans les mois à venir si la loi climat peut dynamiser la politique climatique et si le gouvernement veut réellement entamer un changement de paradigme en matière de climat.

Il est évident pour déi Lénk en tout cas que le Luxembourg a besoin d’un cadre législatif et réglementaire contraignant en matière de climat qui incorpore dès le départ et de façon régulière la participation citoyenne. Les réductions de CO²  devront être réalisées sur le territoire luxembourgeois et en coopération avec les régions voisines. Cette réorientation  nécessitera des investissements publics plus conséquents dans les infrastructures, la création et un renforcement des services publics et une transformation économique et sociétale qui favorisera des modes de vie durables en renforçant l’égalité sociale.

Projet Google Datacenter – E Maulkuerf fir d’Chamber? Net mat déi Lénk!

Bei der Debatt iwwer de Projet vum Google Datenzenter huet d’Regierung drop bestanen, dass et guer kee Projet Google géif ginn. D’LSAP ass esou guer souwäit gaange fir ze soen, dass d’Parlament an dësem Dossier guer näischt ze soen hätt. Net mat déi Lénk! Nodeem d’Regierung dëse Projet mat groussem Pomp ugekënnegt huet an alles dru gesat huet fir sou séier wéi méiglech déi néideg Terrain’en fir dësen Datenzenter zesummenzekréien, si mir an der leschte Méint och gewuer ginn, dass den enormen Energieverbrauch vun dem Datenzenter de Klimaschutz zu Lëtzebuerg nach méi géif a Fro stellen an ausserdeem de Waasserverbrauch net ze verantworte wir. Dat si ganz entscheedend Froen, déi d’Leit all betreffen. An d’Parlament muss doriwwer diskutéieren an decidéieren.

Eis parlamentaresch Fro zum Thema.

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Lors du débat autour du projet Google impliquant un méga centre de données, le gouvernement a insisté qu’il n’existerait pas de projet Google. Le LSAP, est même allé jusqu’à nier la capacité de décision du parlement. Pas de ça avec déi Lénk! Après que le gouvernement avait annoncé ce projet en grande pompe, tout en veillant à accaparer le plus vite possible les terrains nécessaires à l’implantation du centre de données, nous avons appris au cours des derniers mois que la consommation énergétique d’un tel centre de données remettra encore davantage en question la protection du climat au Luxembourg. Même la consommation en eau impliquée par ce projet, ne peut être raisonnablement assumée. Ce sont des questions décisives qui concernent tout le monde. Le parlement doit en débattre et en conclure.

Notre question parlementaire à ce sujet.

 

Dossier google: question parlementaire concernant les objectifs nationaux en matière d’énergie et les charges supplémentaires envisageables pour les réseaux de l’électricité au Luxembourg

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Energie.

En date du 27 février 2019 le gouvernement a présenté dans son projet de Plan National Energie et Climat (NECP) les grandes orientations politiques pour la réalisation des objectifs européens en matière d’énergie et de protection du climat. En effet, le gouvernement s’est fixé les objectifs suivants en matière d’énergie d’ici 2030 :

  • une part de 23-25% d’énergies renouvelables dans la consommation brute d’énergie ;
  • une augmentation de l’efficience énergétique de 44%.

Ces deux objectifs reposent sur des investissements importants dans le développement de la production et du stockage d’énergies renouvelables ainsi que pour la mise en œuvre de mesures efficaces en matière d’amélioration de l’efficience énergétique d’un côté, et la réduction drastique de la consommation d’énergie dans tous les secteurs de l’autre côté, tel qu’exposé à la page 13 du texte du projet :

« Der vorliegende Entwurf des nationalen Energie- und Klimaplans greift diese Entwicklung auf und zeigt einen ambitionierten Weg für Luxemburg um den Energieverbrauch in allen Sektoren drastisch zu senken und die erneuerbaren Energien und die Elektromobilität stark zu entwickeln. »

En effet le projet du gouvernement table sur une réduction de 21% de la consommation d’énergie et vise même une réduction de 25% de la consommation d’énergie dans le secteur tertiaire de l’économie d’ici 2030. En ce qui concerne la consommation annuelle brute d’électricité, le projet du gouvernement projette une très légère réduction qui passerait de 6,52 TWh en 2016 à 6,31 TWh en 2030 et 6,44 TWh en 2040.

Dans son rapport intitulé Scenario Report 2040, la société gestionnaire des réseaux d’électricité et de conduites de gaz naturel, Creos Luxembourg S.A., présente une analyse différente de la consommation future d’énergie au Luxembourg. En effet, Creos crée deux scénarios distincts pour établir une projection de la consommation d’électricité en 2040. Dans son premier scénario, le scénario de base qui présuppose une augmentation ordinaire de la consommation d’électricité, Creos projette une augmentation de la consommation de 12% d’ici 2040, tous secteurs confondus.

Pour estimer la consommation d’électricité du deuxième scénario, Creos prend en compte des charges supplémentaires pour les réseaux d’électricité, liées au développement de l’électromobilité et aux implantations de centres de données supplémentaires, voire d’un centre de données de grande ampleur (mega data centre), dont la consommation d’électricité est projetée à 260MWh d’ici 2030.

En comparant ces deux scénarios, le rapport de Creos conclut que la consommation d’électricité en période de pointe pourra atteindre plus de 2000MWh au lieu des 1000MWh projetés dans le scénario ordinaire, si l’électromobilité prend son essor et si des centres de données supplémentaires, dont notamment un mega data centre, s’implantent au Luxembourg.

Vu les grandes divergences entre le projet du gouvernement et les estimations de Creos et vu les charges supplémentaires envisageables pour les réseaux d’électricité du Luxembourg, nous voudrions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Energie :

  1. Comment Monsieur le Ministre explique-t-il les divergences entre le projet NECP du gouvernement et le rapport sus-mentionné de Creos concernant les niveaux de consommation d’électricité projetés pour les années 2030 et 2040 ?
  2. Comment Monsieur le Ministre envisage-t-il de réaliser la réduction de la consommation d’électricité en termes absolus ciblée dans le projet NECP au vu des charges supplémentaires projetées pour les réseaux d’électricité par Creos ?
  3. Monsieur le Ministre peut-il nous expliquer d’où proviennent les informations citées dans le rapport de Creos sur le futur mega data centre et dont la consommation d’électricité est projetée à 260MWh d’ici 2030 ?
  4. Monsieur le Ministre n’est-il pas d’avis que des grandes charges supplémentaires pour les réseaux de l’électricité pourraient entraver la généralisation de l’électromobilité d’ici 2040 et compliquer la réalisation des objectifs fixés par le gouvernement en matière d’énergies renouvelables d’ici 2030 ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux,

David Wagner
Marc Baum
Députés

Leere Worte beim Klimaschutz? Auf große Ansagen müssen endlich Taten folgen!

Der Energie-und Klimaplan für den Zeitraum 2020-2030 verspricht viel, doch fehlt es weiterhin an einer überzeugenden gesamtwirtschaftlichen Strategie und einem kohärenten Maßnahmenkatalog um die gesteckten Ziele zu erreichen. Von einem Plan kann somit keine Rede sein. Wie die Regierung gedenkt den luxemburgischen Beitrag zur Einhaltung des Abkommens von Paris so leisten zu können bleibt unklar.

Zwar hat die Regierung im neuen Energie- und Klimaplan das Reduktionsziel nach oben korrigiert und peilt nun eine Minderung des Treibhausgassaustoßes bis 2030 um 50-55% an anstatt der von der EU vorgeschriebenen 40%. Doch diese neue Ambition müsste auch mit entsprechenden stärkeren Maßnahmen beim Klimaschutz untermauert werden. Der Maßnahmenkatalog bleibt jedoch sehr oberflächlich und es ist nicht zu erkennen, welche zusätzlichen Anstrengungen vorgesehen werden, um die nach oben korrigierte Zielsetzung zu erfüllen.

Im neuen Energie- und Klimaplan bleibt die Klimapolitik weiterhin der Wirtschaft unterworfen. Der Rahmen in dem die Regierung sich bewegt ist immer stärker bestimmt von Wachstumszwängen, Standort- und Steuerwettbewerb und von der Dominanz privater Investoren. In diesem wirtschaftlichen Umfeld ist ein langfristiger  Plan für die Entwicklung der Klimapolitik und der Energiewirtschaft eigentlich ein Widerspruch an sich. Um dieses Problem zu überspielen, beruft sich die Regierung auf die Rifkin-Strategie, doch diese wirft mehr Fragen auf als dass sie beantwortet.

Die Conditio-sine-qua-non für die Erreichung der gesteckten Ziele ist eine drastische Reduzierung des Energieverbrauchs. Die Regierung hat dies auch erkannt und setzt sehr ambitionierte Ziele bei der Energieeffizienz (+44% bis 2030), denn ohne große Energieeinsparungen wird es bis 2030 unmöglich sein 23-25% der Energie aus erneuerbaren Energiequellen zu beziehen.

Dreh- und Angelpunkt des hohen Energieverbrauchs in Luxemburg ist nach wie vor das Transportwesen, insbesondere der Spritexport. Die angedeutete minimale Erhöhung der Akzisen auf Treibstoffen wird an dieser Situation nichts ändern, solange die Akzisen in den Nachbarländern weiter steigen. Bereits im letzten Jahr hat der Export von Sprit sprunghaft zugenommen. Sollte sich diese Tendenz bestätigen, wird das luxemburgische CO²-Budget sehr schnell aufgebraucht sein und die Transformation der luxemburgischen Energiewirtschaft im Nachhinein teurer machen. Die dadurch entstehenden Verteilungskonflike würden ohne starke soziale Gegenmaßnahmen die geringen und mittleren EinkommensbezieherInnen am stärksten treffen.

Großes Einsparpotential sieht die Regierung bei den Gebäuden und vor allem bei Wohngebäuden. Diese Einschätzung wird von déi Lénk geteilt, doch fehlt es an wirksamen Instrumenten, um die Wohngebäude schnell und hochwertig zu sanieren. Die Klimabank ist wenig überraschend bisher wirkungslos geblieben[1] da sie auf der Kreditvergabe durch Privatbanken aufbaut. Wir haben eine ganz andere Vorstellung und wollen öffentliche Mittel für den Bau aber auch für die Sanierung mobilisieren. Dies würde es ermöglichen die schlecht isolierten und Wohngebäude prioritär zu sanieren, was den BewohnerInnen zu Gute kommen würde, die sich teure Sanierungen schlicht und einfach nicht leisten können.

Schließlich soll die luxemburgische Wirtschaft weniger fossile Energien verbrauchen, dafür aber dann stärker von Strom abhängig werden. Damit dies möglich wird und der Anteil erneuerbaren Stroms ansteigen kann, müssen Prioritäten gesetzt werden. Die Elektrifizierung der Mobilität soll in Zukunft den Verbrauch von Strom deutlich steigern und setzt steigende Investitionen in die Produktions-  und Netzinfrastruktur voraus. Vor diesem Hintergund macht die Ansiedlung eines großen Google-Datacenter in Luxemburg überhaupt keinen Sinn. Dieses Datacenter würde nämlich ab 2030 pro Stunde mehr Strom verbrauchen (260MW) als die in Luxemburg maximal in einer Stunde produzierte Strommenge  im Jahr 2017 (251MW).

Der Energie- und Klimaplan muss schnellstens durch konkrete Umsetzungsschritte vervollständigt werden. Pläne ohne Folgen gab es in den vergangenen Jahren bereits zur Genüge, auf die Mobilisierung von SchülerInnen in Luxemburg und europaweit muss die Regierung mit eindringlicheren Maßnahmen antworten.

[1] https://bit.ly/2C3qHOa

COP24: den heeren Worten der Regierung müssen endlich Taten folgen.

Die COP24 hat nicht viel mehr gebracht als das absolute Minimum. Die VertreterInnen der Staaten konnten sich auf ein Regelwerk für die Umsetzung des Pariser Abkommens einigen, doch weitreichendere Anstrengungen, um die Erderwärmung auf 1,5°C zu beschränken, werden weiter auf die lange Bank geschoben. Damit geht ein weiteres Jahr verloren. Die luxemburgische Regierung ist in Katowice erneut als Befürworterin einer ambitiöseren Klimapolitik aufgetreten. Den großen Worten auf internationalem Parkett müssen jetzt endlich konsequente Maßnahmen im eigenen Land folgen.

Die COP24 sollte in erster Linie die technischen Details der Umsetzung des Pariser Abkommens aushandeln. Dabei ging es u.a. darum wie die Staaten über ihre Fortschritte in der Klimapolitik wie etwa bei der Reduzierung des Treibhausgasaustoßes berichten müssen. Die Staaten konnten sich auf ein solches Regelwerk einigen und haben die nationalen klimapolitischen Maßnahmen somit transparenter und vergleichbarer gemacht.

Doch der eigentlichen Herausforderung ist dieser Klimagipfel erneut nicht gerecht geworden. Der IPPC-Bericht über die verheerenden Konsequenzen einer Klimaveränderung, die über die +1,5°C hinausgeht, ist an den allermeisten Staaten und auch an der Europäischen Union scheinbar spurlos vorbeigegangen. Denn die bis dato veröffentlichten freiwilligen Zusagen der Staaten zur Reduzierung des Treibhausgasausstoßes würden auf eine Erhöhung der Temperatur auf der Erdoberfläche von 3 bis 5°C hinauslaufen. Damit es nicht soweit kommt, müssten umgehend stärkere Maßnahmen ergriffen werden und nicht erst ab 2025 oder 2030. Doch nur zwei Staaten sind bisher dazu bereit ihre Anstrengungen noch vor 2020 zu verstärken: die Fidschi- und die Marshall Inseln.

Die Europäische Union ist ohne ambitiösere verbindliche Zusagen nach Katowice gereist. Die Forderung einiger EU-Staaten, darunter auch Luxemburg, bis 2030 55% des Treibhausgasausstoßes zu eliminieren anstatt der festgeschriebenen 40%, wurde bereits im Vorfeld der COP24 abgelehnt.

Dieses Scheitern ist umso bedenklicher, da es auch für die sogenannten loss and damages keine Einigung gab. Somit ist weiterhin nicht geklärt, wer für die Schäden aufkommen soll, die durch den Klimawandel enstehen. Die Schäden sind in erster Linie von großen Unternehmen und den reichsten Bevölkerungsteilen weltweit zu verantworten, doch sie treffen die ärmsten Menschen am härtesten. Die Gerechtigkeit bleibt also auch dieses Mal ausgeklammert.

Die luxemburgische Regierung steht aufgrund ihrer mangelhaften Klimapolitik besonders in der Verantwortung. Die erste Mandatsperiode der DP-LSAP-Déi Gréng Regierung ist jedoch ohne nennenswerte Maßnahmen für den Klimaschutz zu Ende gegangen.

Mit dem Rentenfonds wird öffentliches Kapital immer noch den größten klimafeindlichen Unternehmen weltweit zur Verfügung gestellt. Der Ausbau der erneuerbaren Energien bleibt sehr weit hinter den Anforderungen zurück und liegt immer noch bei nur 6%. Das Instrument der Klimabank zur energetischen Sanierung von Wohngebäuden ist auf ganzer Linie gescheitert und eine Strategie für den Ausstieg aus der Steuernische Spritexport liegt auch nicht vor.

Den großen Ankündigungen auf internationalem Parkett müssen endlich Taten im eigenen Land folgen.

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