Question parlementaire au sujet des immeubles à destination d’habitation appartenant à l’État.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre des Finances.

Le Luxemborug traverse une crise du logement durable, marquée par une pénurie de logements abordables et par une pression continue sur les prix, tant à l’achat qu’à la location. Dans ce contexte, la mobilisation du bâti existant constitue un levier important : elle permet de remettre des logements disponibles sur le marché à brève échéance, tout en évitant la consommation de nouvelles surfaces et l’artificialisation des sols. La remise en état et la réaffectation de bâtiments existants présentent ainsi une double importance, sociale et écologique.

L’État détient lui-même un patrimoine immobilier conséquent. Une partie de ces biens — distincts des logements gérés par le Fonds du logement et par la Société nationale des habitations à bon marché (SNHBM) — relève du domaine de l’État et de la gestion de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA, sous l’autorité du ministère des Finances. Parmi ceux-ci figurent des immeubles à destination d’habitation, dont certains sont susceptibles d’être affectés ou réaffectés au logement. Il apparaît dès lors légitime de s’interroger sur l’ampleur de ce patrimoine résidentiel appartenant à l’État, sur son statut d’occupation actuel et sur les intentions du gouvernement quant à sa mobilisation.

Dans ce contexte, nous voudrions poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre :

  1. Combien d’immeubles à destination d’habitation — et, le cas échéant, combien de logements — appartenant à l’État et relevant de la gestion de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA, hors logements du Fonds du logement et de la SNHBM, sont actuellement recensés ? Monsieur le Ministre peut-il fournir une ventilation par commune ?
  2. Quel est le statut d’occupation actuel de ces biens (occupés, loués, inoccupés, affectés à un autre usage) ? Combien d’entre eux sont actuellement inoccupés, et depuis combien de temps ? Monsieur le Ministre peut-il fournir une ventilation par commune?
  3. Pour les biens inoccupés, quelles en sont les principales raisons ?
  4. Combien de ces logements inoccupés seraient en état d’être (re)loués en l’état, et combien nécessiteraient des travaux de remise en état ou de rénovation ? Le ministère dispose-t-il d’une estimation des coûts et des délais correspondants ?
  5. Le gouvernement entend-il mobiliser ce patrimoine en faveur du logement — par exemple par la mise en location abordable ou la mise à disposition des promoteurs publics (Fonds du logement, SNHBM, communes) ? Existe-t-il un inventaire systématique et une stratégie de mobilisation du bâti à destination d’habitation appartenant à l’Etat ?
  6. Au cours des cinq dernières années, combien d’immeubles à destination d’habitation relevant du domaine de l’État ont fait l’objet d’une cession ou d’une vente, et à quel type d’acquéreur (acteurs publics ou privés) ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux,

David Wagner                                    Marc Baum

Député                                               Député

Question parlementaire relative à la lutte contre la criminalité financière

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Justice et Monsieur le ministre des Finances.

Dans le cadre d’un entretien accordé au hebdomadaire d’Lëtzebuerger Land et paru le 18 janvier 2024, le directeur de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA (AED) est cité avec les mots suivants : « En matière de criminalité financière, nous sommes souvent confrontés à des structures extrêmement complexes. Le problème au Luxembourg, c’est que l’Enregistrement, la Douane, I’ACD, la CSSF et la Police judiciaire travaillent chacun dans leur coin. Il faudrait unir nos ressources. Je pense à une petite cellule d’experts: une douzaine de personnes ayant la qualité d’officier de Police judiciaire et travaillant sous l’autorité du Parquet. »

Ainsi, j’aimerais poser les questions suivantes à Madame et Monsieur les ministres :

Quelle est votre appréciation politique de la proposition citée plus haut? Êtes-vous prêts à explorer l’idée d’une telle cellule d’experts ? Dans la négative, pouvez-vous m’en donner les raisons?

Avec mes salutations respectueuses,

David Wagner

Député

Question parlementaire relative à la baisse de TVA pour l’année 2023

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre de l’Économie.

Suivant une décision du Comité de coordination tripartite de septembre 2022, le parlement a voté en octobre de la même année à l’unanimité une baisse des taux de TVA pour l’année 2023. Ainsi, pour la période du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2023, le taux de TVA normal a été ramené de 17% à 16%, le taux intermédiaire de 14% à 13% et le taux réduit de 8% à 7%. Cette mesure avait été prise principalement en vue de réduire la poussée inflationniste. Notons que dans la loi correspondante, aucun mécanisme de surveillance formalisé n’a été prévu pour vérifier l’application de la réduction de la TVA pour le consommateur final par les entreprises.

Partant, je voudrais poser à Monsieur le ministre les questions suivantes :

1) Disposez-vous d’éléments objectifs (sondages, échantillons ou autres analyses) pour évaluer en quelle mesure la baisse des taux de TVA pour l’année 2023 a été transmise par les entreprises aux consommateurs? Dans l’affirmative, pouvez-vous me donner les détails de votre évaluation ?

2) Pouvez-vous déjà tirer un bilan de l’impact réel de la baisse des taux de TVA sur le niveau d’inflation en 2023 ?

3) Pouvez-vous me faire part des projections de vos services concernant l’impact de la fin de cette mesure sur le niveau d’inflation à partir de janvier 2024 ?

Avec mes salutations respectueuses,

Marc Baum

Député

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