Question parlementaire concernant le bois utilisé dans les chaudières à granulés

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de l’Environnement et à Monsieur le ministre de l’Energie.

Parallèlement à l’augmentation de prix de l’énergie observée depuis un an environ, le prix des copeaux de bois utilisés dans les chaudières à granulés/pellets connait également une forte hausse. Ainsi les coûts de chauffage pour les ménages ayant opté pour ce type de chaudières a facilement doublé depuis plusieurs mois.


Bien que cette hausse n’est pas comparable à l’explosion des prix du mazout et du gaz, elle reste néanmoins significative pour les ménages concernés tout en rappelant que l’installations de chaudières à pellets constitue une des pistes privilégiées du gouvernement pour faire avancer la transition énergétique.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de l’Environnement et à Monsieur le ministre de l’Energie :

  1. Combien d’aides pour l’installation d’une chaudière à pellets ont jusqu’à présent été accordées par vos services ? Comment ce chiffre a-t-il été impacté par l’augmentation des aides décidées lors de la pandémie de la Covid19 respectivement suite au déclenchement de la guerre en Ukraine ?
  2. Comment Madame et Monsieur les Ministres expliquent-ils la hausse des prix du bois-énergie en question ? Est-elle due à l’augmentation des prix de transport du bois ou y a-t-il d’autres raisons ?
  3. Existe-t-il une production de copeaux de bois pour les chaudières à granulés au Luxembourg ? Dans l’affirmative quelles quantités sont produites et quelle est la part de la demande intérieure satisfaite par la production autochtone ?
  4. D’où provient la majorité du bois respectivement des copeaux de bois pour lesdites chaudières commercialisées au Luxembourg ? Quelle est la distance de transport généralement parcourue pour l’importation des produits en question et par quels moyens de transports sont-ils acheminés vers le Luxembourg ?
  5. Le gouvernement fait-il des efforts pour augmenter la production de bois-énergie au Luxembourg ? Si oui, lesquels ?
  6. Monsieur et Madame les Ministres ne craignent-ils pas que l’augmentation du prix des copeaux de bois pourraient décourager de nombreux ménages à remplacer leur ancienne chaudière à mazout ou à gaz par une chaudière à granulés freinant ainsi la transition énergétique ?
  7. Monsieur et Madame les Ministres prévoient-ils des mesures supplémentaires pour soutenir les ménages et surtout les ménages à revenu modeste dans l’acquisition d’une chaudière à granulés ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

Question parlementaire concernant le repowering éolien

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Energie.

Certains parcs éoliens au Luxembourg font actuellement l’objet d’un repowering qui consiste à remplacer des anciennes turbines en fin de vie par de nouvelles turbines plus performantes.

Selon les informations recueillies sur le site de la société Soler, dans trois parcs éoliens exploités par ladite société au nord du pays, les anciennes turbines seraient actuellement remplacées par de nouveaux modèles permettant à la fois de réduire le nombre d’éoliennes et d’augmenter la capacité de production annuelle d’électricité. Cette approche visant à favoriser des turbines performantes pour augmenter la production d’énergie éolienne est préconisée par le Plan National Energie et Climat pour la période 2021-2030.

Le repowering peut cependant représenter un investissement lourd et même trop important pour les petits exploitants locaux ou coopératifs d’éoliennes qui peuvent être contraints de céder leurs infrastructures et leurs emplacements à une société avec plus de ressources au moment où les turbines en service devront être remplacées en fin de vie.

De manière générale, les nouvelles turbines nécessitent un investissement beaucoup plus conséquent que les petites turbines installées il y a vingt ans ce qui risquera de compliquer le développement de coopératives éoliennes.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de l’Energie :

  1. Combien d’éoliennes sont actuellement en service sur le territoire luxembourgeois et sur combien de sites/parcs ces dernières se répartissent-elles ?
  2. Combien de sociétés exploitent actuellement des éoliennes sur le territoire luxembourgeois ? Monsieur le Ministre peut-il me fournir un relevé des exploitants ventilé par le nombre d’éoliennes et la capacité de production annuelle ?
  3. Quelle est la part des éoliennes en service sur le même site, dont la turbine moins performante a été remplacée ?
  4. Combien de remplacements d’anciennes turbines par des nouveaux modèles plus performants sont actuellement prévus ou planifiés ?
  5. Les investissements liés au repowering sont-ils éligibles pour des subventions publiques ? Dans l’affirmative, quel est en moyenne le coût d’un tel investissement et quelle en est la proportion subventionnée ?
  6. Monsieur le Ministre est-il en faveur d’une valorisation du rôle de sociétés coopératives dans le secteur de l’énergie éolien ? Dans l’affirmative, quels instruments de soutien votre ministère met-il ou prévoit-il de mettre à disposition de ce type d’initiatives ?
  7. Existe-t-il un cadastre éolien public couvrant l’intégralité du territoire du pays ? Dans la négative, Monsieur le Ministre envisage-t-il l’élaboration d’un tel cadastre pour faciliter et encourager des initiatives citoyennes et coopératives ?
  8. Monsieur le Ministre, n’est-il pas d’avis que l’éolien, bien qu’il représente un investissement conséquent, constitue une technologie à développer davantage sur le territoire luxembourgeois, tout en sachant que l’énergie éolienne – exploitée au bon endroit – produit plus d’énergie par euro investi que l’énergie solaire ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

Question parlementaire à propos des équipements en matière de chauffage dans les logements en construction ou récemment achevés par la SNHBM et le Fonds du Logement.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre du Logement et à Monsieur le ministre de l’Energie.

Selon des informations portées à notre connaissance, les logements actuellement en construction par la SNHBM dans le cadre du PAP Geessewee à Belvaux dans la Commune de Sanem seraient encore équipés de chaudières à gaz.

Monsieur le ministre de l’Energie a pourtant annoncé tout récemment la fin des chauffages sur la base d’énergies fossiles pour les nouvelles constructions tout en précisant que la nouvelle technologie de référence en matière de chauffage serait la pompe à chaleur. En effet, la législation en vigueur prévoit qu’à partir du 1 janvier 2023 des chaudières à gaz et à fioul ne pourront en principe plus être posées dans des bâtiments résidentiels neufs.

Au vu de l’explosion des prix des énergies fossiles qui touchent en premier lieu les ménages à faibles et moyens revenus et considérant la nécessité d’une accélération de la transition énergétique dans le contexte du réchauffement du climat, nous voudrions poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres :

  1. Messieurs les Ministres peuvent-ils confirmer que les logements construits par la SNHBM dans le cadre du PAP Geessewee seront équipés de chaudières à gaz ?
  2. Messieurs les Ministres peuvent-ils nous fournir un relevé, ventilé par type de chauffage posé ou prévu, de tous les logements achevés ou en construction par la SNHBM et le Fonds du Logement dans le cadre de PAP actuellement en cours?
  3. Les logements construits dans le cadre de projets de construction planifiés qui seront entamés au cours de la deuxième moitié de l’année 2022 seront-ils encore équipés de chaudières à gaz ?
  4. Les logements prévus dans le cadre des grands projets votés en 2022 par la Chambre des Députés tels que les PAP Neischmelz à Dudelange et Wëltgebond à Mamer, seront-ils équipés de chaudières sur la base d’énergies fossiles, tout en sachant que les logements prévus dans le cadre du PAP An der Schmëtt (Fonds du Logement) seront chauffés à l’aide de pompes à chaleur et de panneaux photovoltaïques ? Messieurs les Ministres peuvent-ils expliquer ces choix en matière de chauffage ?
  5. Messieurs les Ministres n’estiment-ils pas que les projets de construction de logements financés par des fonds publics devraient donner le bon exemple et afficher un bilan écologique exemplaire même en l’absence d’ici 2023 d’une règlementation mettant fin aux chaudières sur la base d’énergies fossiles ?
  6. Dans l’affirmative à la question précédente, des modifications en matière de chauffage pour les logements non encore achevés ou entamés seraient-elles encore réalisables et souhaitées par Messieurs les ministres, notamment en ce qui concerne le PAP Geessewee à Belvaux ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de nos sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti                                                       Nathalie Oberweis

Députée                                                                       Députée

Energiedësch: Mesure vun der Regierung ginn net duer. Fir eng direkt an onkomplizéiert Hëllef fir d’Stéit.

Déi russesch Invasioun an d’Ukrain wäert déi schonn enorm héich Energiepräisser weider zolidd an d’Luucht dreiwen. Des Präisspiral riskéiert an eng sozial Katastroph ze mënden, wa keng konsequent Mesuren ergraff ginn. déi Lénk gi sech net zefridde mat de Mesure vun der Regierung. All Stéit gi beim Gas gläich staark finanziell entlaascht, mee déi zousätzlech Hëllef fir akommesschwaach Stéit geet vir an hannen net duer.

De Präis fir de Masuttstank ze fëllen huet sech am Laf vun engem Joer verduebelt. D’Avancë fir d’Gasrechnung goufe fir déi meeschte Stéit an de leschte Méint och mat zwee multiplizéiert. Dobäi kënnt de Präis vum Sprit, deen am selwechten Zäitraum och em 50% eropgaangen ass. Wann dat net scho schlëmm genuch wier, koum d’lescht Woch d’Annonce vun enger Rekordhausse vun de Wunnengspräisser: 18% méi op ee Joer!

Zu Lëtzebuerg riskéiere mir an eng sozial Katastroph ze rëtschen. Ëmmer méi Stéit rëtschen a finanziell Noutsituatiounen opgrond vun dësen Deierechten. Net nëmme Stéit mat Urecht op eng allocation de vie chère si betraff, mee och vill Stéit mat mëttlere Revenu’en, besonnesch wa si e Wunnengsprêt oder e Loyer musse bezuelen.

D’Regierung huet annoncéiert, dass si a Reaktioun op d’Deierecht bei der Energie engersäits d’Netzkäschte beim Gas op Null setze wëllen an donieft weider Upassunge bei der allocation de vie chère solle kommen.

Dobäi ass ze bemierken, dass Stéit mat héije Revenu’en genee déi selwecht Entlaaschtung beim gas kréie wäerte wéi Stéit mat klengen a mëttlere Revenu’en. Grad bei Stéit mat klenge Revenu’en, déi oft a schlecht isoléierte Wunnenge liewen, ass et awer den alldeegleche Gasverbrauch zu den héije Maartpräisser, den enorm an d’Geld schléit. Dobäi gi weider Upassunge bei de PrimeHouse a CleverFueren ugekënnegt, déi alles wéi sozial gerecht gestaffelt an accessibel sinn.

Déi nei Bestëmmunge fir d’allocation de vie chère änneren donieft näischt un der Tatsaach, dass vill eligibel Stéit des Aiden net ufroen, respektiv dass vill Stéit mat finanzielle Schwieregkeete guer net fir des Aide a Fro kommen. Fir d’Stéit, déi mat Masutt hëtzen ass fir den Ament iwwerhaapt keng Hëllef ugekënnegt ginn.

déi Lénk wëllen, dass de Stéit onkomplizéiert an direkt gehollef gëtt, mam Zil onzoumuttbar Präisshaussen och tatsächlech ze kompenséieren. Déi elo vun der Regierung annoncéiert Mesuren erfëllen des Critèren net.

All Stot dee sech ënnert dem Medianakommes beweegt, muss d’Präisshaussen integral kompenséiert kréien. Eng Direkthëllef als complément de revenu un all Stot ass fir déi Lénk déi sënnvollste Léisung an dëser aussergewéinlecher Situatioun. Esou eng Hëllef wier méi gerecht wéi eng pauschal Kierzung bei de Fixkäschte beim Gas a kéim sécher do un, wou se och gebraucht gëtt, och bei deene Stéit, déi mat Masutt hëtzen. Stéit mat héijem Revenu géifen en Deel vun dëser Hëllef no der nächster Steiererklärung erëm zréckbezuelen un de Staat. Eng zousätzlech Upassung beim crédit d’impôt misst zousätzlech dofir suergen, dass Stéit mat wéineg Revenu guer näischt mussen zréckbezuelen.

Déi aktuell drénglech Situatioun dierf eis awer net vergiesse loossen, dass d’Energieversuergung onbedéngt verstäerkt an d’ëffentlech Hand muss kommen. Sozial ewéi ekologesch gestaffelt Präisser si fir déi Lénk de richtegen Outil fir zukünfteg d’Recht op an de verantwortlechen Ëmgank mat Energie sécherzestellen. De liberaliséierten Energiemaart mécht esou eng Politik onméiglech. Genee sou huet déi liberal Energiepolitik op europäeschem ewéi op nationalem Niveau net fir deen Ausbau vun den erneierbaren Energië gesuergt, dee mir haut méi wéi jee sou dréngend brauchen.

Matgedeelt vun der lénker Fraktioun.


Table ronde énergie: les mesures du gouvernement sont insuffisantes. Pour une aide directe et simple pour les ménages.

Dans un contexte où les prix de l’énergie sont déjà exorbitants, l’invasion russe en Ukraine est à l’origine d’une nouvelle envolée. Cette explosion des prix risque d’engendrer une catastrophe sociale si elle n’est pas contrée par des mesures fortes. Pour déi Lénk, les mesures du gouvernement sont insuffisantes. Tous les ménages reçoivent le même soutien pour compenser la hausse du prix du gaz, mais l’aide supplémentaire pour les ménages aux revenus les plus faibles est clairement insuffisante.

Le prix du mazout a doublé au cours de l’année. Les avances sur la facture du gaz ont aussi doublé pour la plupart des ménages. S’y ajoute le prix du carburant qui a connu une hausse de 50% sur la même période. Comme si tout cela n’était pas assez grave, nous avons appris que les prix du logement ont connu une augmentation record de plus de 18% en un an!

Nous risquons de subir une catastrophe sociale au Luxembourg. De plus en plus de ménages se retrouvent dans l’urgence financière en raison des ces explosions de prix. Et ce ne sont pas que les ménages qui ont droit à l’allocation de vie chère qui sont concernés, mais aussi beaucoup de ménages avec des revenus moyens, surtout si ces derniers doivent rembourser un prêt immobilier ou payer un loyer.

Pour contrer ces hausses, le gouvernement a annoncé qu’il veut réduire les coûts de réseau du gaz à zéro et procéder à certaines adaptations au niveau de l’allocation de vie chère.

Au niveau du gaz, il faut d’abord noter que des ménages avec des revenus élevés bénéficieront du même allègement que les ménages aux revenus faibles ou moyens. Mais pour les ménages à faibles revenus, qui vivent souvent dans des logements mal isolés, c’est justement la consommation quotidienne de gaz aux prix du marché qui pèse sur les budgets. Le gouvernement annonce également des ajustements au niveau des primes PrimeHouse et CleverFueren. Or, ces primes ne sont ni socialement justes ni accessibles.

Les nouveaux dispositifs de l’allocation de vie chère ne changent rien au fait que beaucoup de ménages éligibles ne font pas la demande. S’y ajoute que d’autres ménages avec des problèmes financiers ne sont même pas éligibles. D’ailleurs, aucune aide n’est actuellement prévue pour les ménages qui chauffent au mazout.

déi Lénk veut des aides immédiates et sans complications pour les ménages dans l’objectif de réellement compenser l’explosion des prix de l’énergie. Les mesures que vient d’annoncer le gouvernement ne remplissent pas ces critères.

Tous les ménages dont le revenu est inférieur au revenu médian doivent pour bénéficier d’un compensation intégrale. Une aide directe sous forme de complément de revenu pour tous les ménages est pour déi Lénk la solution la plus pragmatique. Une telle aide serait plus juste qu’une réduction globale des frais fixes du réseau de gaz et elle aurait l’avantage d’aider celles et ceux qui en ont le plus besoin. Et elle incluerait aussi les ménages chauffant au mazout. Les ménages avec des revenus élevés rembourseraient une partie de l’aide par le biais de leur déclaration d’impôt. Un ajustement supplémentaire du crédit d’impôt devrait aussi garantir que les ménages aux revenus faibles ne rembourseraient rien.

L’urgence de la situation actuelle ne doit pas occulter le fait que l’approvisionnememt en énergie doit redevenir un mission des pouvoirs publics. Un échelonnement social et écologique des prix est pour déi Lénk le bon outil pour garantir à la fois le droit à l’énergie et son utilisation responsable. Le marché liberalisé de l’énergie rend une telle politique impossible. La libéralisation n’a d’ailleurs pas favorisé les énergies renouvelables dont nous avons plus que jamais besoin aujourd’hui. Communiqué par la sensibilité politique déi Lénk.

Contre la pauvreté énergétique.

Voici cinq motions déposées par déi Lénk lors du débat sur l’explosion des prix de l’énergie du 11 novembre. Il s’agit de mesures concrètes à court, moyen et long terme pour protéger les gens contre l’explosion des prix du gaz et de l’électricité. La majorité en a rejeté trois. Deux, les motions 2 et 4, seront discutées en commission parlementaire.

MOTION 1                                                                         

La Chambre des Députés,

  • considérant la situation particulièrement tendue sur le marché immobilier avec des hausses des prix de l’immobilier et des loyers très inquiétantes ;
  • considérant l’augmentation accentuée des coûts énergétiques pour les ménages pour l’année 2021 ;
  • considérant que la tendance haussière des prix de l’énergie se poursuivra très probablement dans les premiers mois de l’année 2022 ;
  • considérant que selon les chiffres publiés par l’Observatoire de l’Habitat 34,5% des ménages locataires affichaient un taux d’effort supérieur à 40% en 2019 ;
  • considérant que le taux d’effort des ménages locataires a connu un taux de croissance de 17,5% entre 2016 et 2019 ;
  • considérant l’impact des coûts énergétiques sur les charges locatives des ménages locataires ;
  • considérant que nombre de ménages locataires auront de plus en plus de difficultés à honorer les obligations contractuelles en matière de charges locatives vis-à-vis de leur propriétaire ;

invite le gouvernement

  • à introduire une suspension des déguerpissements ordonnés en matière de bail à usage d’habitation jusqu’au 30 avril 2022.

MOTION 2

La Chambre des Députés,

  • considérant l’augmentation des coûts énergétiques pour les ménages est estimée à 28,6% pour la seule année 2021 ;
  • considérant que la tendance haussière des prix de l’énergie se poursuivra très probablement dans les premiers mois de l’année 2022 ;
  • considérant qu’en 2019, 2,4% des ménages au Luxembourg sont concernés par la précarité énergétique et que ce taux est en hausse depuis une dizaine d’années ;
  • considérant que la précarité énergétique s’accompagne souvent de conséquences néfastes pour la santé et le bien-être des personnes concernées ;
  • considérant qu’en 2020 1.331 procédures de déconnexion ont été entamées par les fournisseurs de gaz naturel et 7.937 procédures de déconnexion ont été entamées par les fournisseurs d’électricité ;
  • considérant qu’en 2020 52 clients résidentiels ont été déconnectés de la fourniture de gaz naturel et 771 clients ont été déconnectés de la fourniture d’électricité ;
  • considérant que les fournisseurs d’énergie ne renoncent à la déconnexion d’un client défaillant que si ce dernier remplit les conditions d’éligibilité pour le droit à l’aide sociale et est pris en charge par un office social ;
  • considérant que les offices sociaux n’interviennent pas de manière égale suite à la déconnexion d’un client en défaut de paiement ;
  • estimant que l’énergie est un produit de première nécessité ;

invite le gouvernement

  • à interdire les déconnexions de la fourniture de gaz naturel et d’électricité aux consommateurs vulnérables.

MOTION 3

La Chambre des Députés,

  • considérant l’augmentation sensible des coûts énergétiques pour les ménages pour l’année 2021 ;
  • considérant que la tendance ascendante des prix de l’énergie se poursuivra très probablement dans les premiers mois de l’année 2022 ;
  • considérant l’impact des coûts énergétiques sur le budget des ménages moins aisés ;
  • considérant que le Fonds National de Solidarité accorde chaque année une allocation de vie chère (AVC) aux personnes remplissant certaines conditions ;
  • considérant que l’ensemble des revenus bruts d’une personne seule ne doit pas dépasser le salaire social minimum brut pour qu’elle soit éligible pour l’allocation de vie chère;
  • considérant que le délai pour l’introduction des demandes pour une allocation de vie chère pour l’année 2021 est dépassé depuis le 30 septembre ;
  • considérant l’augmentation à hauteur de 200€ du montant de l’allocation de vie chère annoncée par le gouvernement pour l’année 2022 ;
  • considérant que cette augmentation de l’AVC restera bien inférieure aux hausses des prix énergétiques projetées pour l’année 2022 ;

invite le gouvernement

  • à accorder un supplément d’allocation de vie chère à tous les requérants qui y ont eu droit pour l’année 2021 ;
  • à prévoir une augmentation supplémentaire de l’allocation de vie chère pour l’année 2022 ;
  • à augmenter les limites de revenu fixées dans le règlement grand-ducal relatif à l’octroi d’une allocation de vie chère au titre de l’année 2022 afin d’élargir le groupe des communautés domestiques éligibles pour ladite allocation.

MOTION 4

La Chambre des Députés,

  • vu le Plan National de l’Energie et du Climat (PNEC) qui prévoit une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030 par rapport à 2005 et des gains en efficacité énergétique entre 40 et 44% d’ici 2030 par rapport au scénario de référence EU-Primes 2007 ;
  • vu les objectifs climatiques sectoriels qui prévoient une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 64% d’ici 2030 par rapport à 2019 pour le secteur des bâtiments résidentiels et tertiaires ;
  • considérant que l’ambition de l’objectif climatique pour le secteur des bâtiments résidentiels et tertiaires demande la mise en œuvre immédiate d’une vaste campagne de rénovation de bâtiments ;
  • considérant que les investissements nécessaires pour une rénovation énergétique d’un bâtiment résidentiel constituent une surcharge financière pour nombre de ménages moins aisés ;
  • considérant que les démarches administratives, financières ainsi que les connaissances techniques requises pour le lancement et la coordination de travaux de rénovation d’un bâtiment peuvent constituer des obstacles considérables pour nombre de ménages visés par les dispositifs d’aides en place ;
  • considérant le système d’aides écologiques PRIMe House prévoit les mêmes montants pour tous les ménages indépendamment de leur situation financière de départ ;
  • vu que le prêt climatique à taux zéro accordé aux ménages respectant certaines conditions socio-économiques n’a guère été utilisé depuis son introduction en 2017 ;
  • considérant que les ménages moins aisés vivant souvent dans des logements moins efficaces du point de vue énergétique sont les plus durement touchés par les augmentations actuelles et futures des prix de l’énergie ;

invite le gouvernement

  • à introduire un échelonnement des aides écologiques PRIMe House en fonction de critères liés aux revenus des ménages ;
  • à développer davantage des modèles de financement et d’accompagnement de rénovations énergétiques de bâtiments résidentiels adaptés aux situations de départ et aux besoins des ménages.

MOTION 5

La Chambre des Députés,

  • vu l’introduction en 2021 d’une « taxe CO2 » sur les produits énergétiques à hauteur de 20€ par tonne de CO2 et dont le montant sera porté à 25€ en 2022 respectivement à 30€ en 2023 ;
  • vu l’article 8 paragraphe (2) de la loi budgétaire du 19 décembre 2020 concernant le budget des recettes et des dépenses de l’État pour l’exercice 2021 qui dispose que la « taxe CO2 » perçue sur les produits énergétiques vient en déduction des prix de ces biens relevés par le STATEC pour rétablissement de l’indice des prix à la consommation publié sur la base 100 au 1er janvier1948 ;
  • vu que cette déduction signifie la neutralisation, au niveau de l’échelle mobile des salaires, de l’impact de la hausse des accises sous forme de taxe CO2 ;
  • considérant que cette neutralisation augmente l’écart entre l’indice des prix et de l’indice neutralisé  ;
  • considérant que l’échelle mobile des salaires est un instrument préservant le pouvoir d’achat des salarié.e.s et des retraité.e.s ;

invite le gouvernement : 

  • à faire les modifications législatives nécessaires afin d’inclure la hausse des prix des produits énergétiques due à l’introduction de la taxe CO2 dans le mécanisme de l’échelle mobile des salaires.

Energie ist ein Grundrecht. Die Explosion der Verbraucherpreise stoppen.

Seit Wochen und Monaten explodieren die Energiepreise. Seit dieser Woche wissen die Kunden von « Südenergie » (ehm. Sudgaz) was diese Preisentwicklung konkret für sie bedeutet : der Erdgas-Tarif ist von 0,2985 €/m³ um ± 75 % auf 0,4935 €/m³ gestiegen und damit haben sich die Vorauszahlungen in den meisten Fällen verdoppelt.

Am härtesten getroffen werden die Menschen, die nicht die nötigen Mittel haben ihre Wohnungen energetisch zu isolieren und wenig effiziente Heizungen auf Basis von fossilen Brennstoffen besitzen. Die bisher mangelhaften Anstrengungen und wenig angepassten Modelle der Regierung zur Unterstützung der Altbausanierung machen die Regierung mitverantwortlich dafür, dass die Luxemburger Bevölkerung wenig vorbereitet ist auf diese Preisexplosion.

Für déi Lénk ist es nicht akzeptabel, dass die Lohnabhängigen die Rechnung für diese doppelte Fehlentwicklung bezahlen. Denn einerseits ist die privatisierte Energieversorgung ungebremst der Spekulation und Gewinnmaximierung ausgesetzt und andererseits wird der Umbau zur erneuerbarer Energieproduktion und weniger Energieverbrauch nur schleppend und dazu auch noch sozial ungerecht durchgeführt. Die Rolle der Spekulation in der aktuellen Preisexplosion wurde von Energieminister Claude Turmes bestätigt: « Wir müssen das extrem spekulative Verhalten einiger Händler unterbinden », wird Claude Turmes in der Presse zitiert. 

Für déi Lénk ergibt sich daraus die Forderung, dass die Energiepreise ab sofort gedeckelt werden müssen, um die Haushalte vor der Spekulation zu schützen. Da die Politik jedoch auch mit dieser Maßnahme bereits zu spät intervenieren würde, müsste zusätzlich für diesen Herbst und Winter eine einmalige und gestaffelte Prämie an alle Haushalte verteilt werden.

Aus den höheren Preisen für Gas, Heizöl, Benzin und Diesel ergeben sich durch die Akzisen auch höhere Steuereinnahmen. Diese höheren Einnahmen sollen so sozial gestaffelt an die zurückfließen, die am wenigsten Ressourcen haben um sich auf diese Energiepreisfluktuationen vorzubereiten. Wir fordern eine einmalige Prämie von 200 Euro pro Kopf zur Überbrückung der Wintermonate für alle Haushalte die unter das Armutsrisiko fallen und degressiv gestaffelt 100 Euro pro Kopf für Haushalte die maximal das mediane Einkommen verdienen.

Die Energieversorgung gehört aus Sicht von déi Lénk zur öffentlichen Daseinsvorsorge. Jeder Haushalt muss Recht auf ein Grundkontingent an Energie haben. Die Preispolitik darf deswegen nie dazu führen, dass Menschen keinen oder nur eingeschränkten Zugang zu einer Basisenergieversorgung haben. Von profitorientierten Unternehmen wird dieses Recht jedoch nicht gewährleistet. Deshalb wollen déi Lénk die Energieversorgung in die Verantwortung der öffentlichen Hand und vorwiegend der Gemeinden zurückholen.

Le communiqué en français

Lëtzebuerg muss sech endlech senger Verantwortung stellen: 100% erneierbare Stroum bis 2050.

“Stell der vir du wunns an engem vun Land dat souvill Ressourcen verbëtzt, dass et 9 Planéite misste ginn wann all Land op der Welt esou ee Verschläiss hätt. Stell der vir dat déi vill Energie déi an dem Land verbraucht gëtt, kaum do produzéiert gëtt. Stell der vir d’Regierung vun dem Land mécht Campagne géint Atomenergie, mee schaaft keng ekologesch Alternativen zum Atomstroum. Stell der vir déi selwecht Politiker drécken sech virun der Verantwortung propper Energie ze produzéieren. Stell der vir dat Land lieft op Käschte vu villen aneren, mee stellt sech senger Verantwortung net.”

Weltwäit kommen 80% vun der Energie, déi all Dag konsuméiert gëtt aus net nohaltege Quellen. Zu Lëtzebuerg ass et wäit méi, hei sinn et 94%. 71% vun dëser Energie stame vu fossillen Energieträger, wéi Diesel, Bensin, Kerosin oder Gas. Dass dëse Wäert esou héich läit, ass an éischter Linn dem Tanktourismus geschold.

Et ass och duerch dësen Tanktourismus, dass Lëtzebuerg en enorm héijen Energieverbrauch huet. A wëll dësen och nach op fossiller Energie berout, féiert dësen héije Verbrauch zu engem vill ze groussen Ausstouss vun Zäregasen.

Sou ass et och net verwonnerlech, dass Lëtzebuerg nom Qatar, dat Land op der Welt ass, wat den héchste Ressourcëveverbrauch par rapport zu senger Awunnerzuel huet. Lëtzebuerg verbraucht souvill Ressourcen, dass et 9 Äerde misst ginn, fir dee Verbrauch weider kënnen ze stëllen, wa jiddereen op der Äerd sou liewe wéilt ewéi mir.

Wärend zu Lëtzebuerg weider sou gemaach gëtt, wéi wann eis d’ekologesch Krisen näischt géifen ugoen, kënne mir weltwäit schonn d’Konsequenze vun de Schied gesinn. Mee och zu Lëtzebuerg spiere mir éischt Folge vum Klimawandel, wéi Hëtzt- an Drëscheperioden oder zolidd Iwwerschwemmunge weisen.

Et gëtt definitiv Zäit, dass Lëtzebuerg méi Efforte mécht a sech senger Verantwortung stellt. Lëtzebuerg huet d’Moyen’en, elo musse mer et upaken, ugefaange bei der Energietransitioun.

Aktuell kommen circa 6% vun der Energie, déi verbraucht gëtt, aus erneierbare Quellen. Bis 2020 mussen et der laut Europäescher Unioun 11% sinn. Aus eegener Kraaft packe mir dat net méi, dofir gouf ze laang geschlof. Dofir geet d’Regierung an d’baltesch Staaten erneierbar Energie “kafen”. Dat ass awer just en Transfert vun Zuelen, e bëllege statisteschen Trick. Zu Lëtzebuerg ännert sech doduerch physesch näischt, et gi just Chance verpasst.

Wa mir eis Ekonomie op ekologesch Féiss setze wëllen, da musse mir hei selwer Effort’en maachen. Déi sinn och ekonomesch interessant, wëll se Aarbechtsplaze schafen an eis méi onofhängeg maache vun Importer. déi Lénk wëllen den Ausbau vun den erneierbaren Energien zu enger vun de wirtschaftleche Prioritéite maachen. Mir mengen, dass dat méi sënnvoll a propper ass, ewéi mat Steiergelder geckeg Eskapaden am Weltraum ze finanzéieren.

Bis 2050 wëlle mir bei 100% erneierbarem Stroum zu Lëtzebuerg ukommen. Dat ass ambitiéis, mee Etüden doriwwer goufe scho gemaach. D’Potenzial zu Lëtzebuerg ass do. Mir leeën de Fokus op de Stroum, wëll et de Stroum ass, den an Zukunft d’Haaptenergie wäert ginn, sief et nëmmen duerch de wuessende Stellewäert vun der Elektromobilitéit, déi fossil Brennstoffer sou séier wéi méiglech ersetze muss. Dësen Ausbau soll méiglechst dezentraliséiert stattfannen, mat ville klenge Produktiounssitten, déi kommunal a regional oder vun Energiekooperative verwalt ginn. D’Récknam vun Ubidder a Reseau’en ënner ëffentlech lokal-regional Kontroll erméiglecht eis eng demokratesch Energieplanung an eng sozial an ekologesch Tarifstruktur.

Natierlech ass déi Zilsetzung nëmmen da realistesch, wann de gesamten Energieverbrauch lues a lues reduzéiert gëtt. Déi nohaltegst Energie ass déi, déi net verbraucht gëtt. Dat geet net ouni déifgräifend politesch Entscheedungen an engem schrëttweise Réckzuch aus dem Tanktourismus, dem Ausbau vum ëffentlechen Transport an enger konsequenter Renovatiounscampagne vun Haiser a Wunnengen, ugefaange bei de Stéit mat klenge Revenu’en, déi finanziell am meeschte vum Energiespueren hunn.

http://2018.dei-lenk.lu/

Fir eisen Energieverbrauch propper an nohalteg ze maache proposéiere mir donieft och:

(-) d’Froe ronderëm d’Produktioun an de Verbrauch vun der Energie mussen demokratesch gekläert ginn an an den Entscheedungen iwwer d’Landesplanung eng Roll spillen;

(-) d’Recht op Energie verwierklechen duerch eng demokratesch festgeluechten a gestaffelt Tarifikatioun vum Verbrauch. Jidderee brauch Energie a vill Leit verbëtzen der och. Dem muss kënne Rechnung gedroe ginn, wann iwwer Präisser decidéiert gëtt;

(-) d’Digitaliséierung am Energiesecteur kritesch begleeden an Exzesser verhënneren. D’smart meters dierfen net op d’Käschte vun der Gesondheet an dem Dateschutz an all Haus installéiert ginn. Wann des Froe gekläert sinn an et sech erausstellt, dass déi intelligent Compteuren tatsächlech bei der Energietransitioun hëllefen, gesinn déi Lénk kee Problem. De Moment sinn des Froen awer nach net gekläert.

 

 

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