Question parlementaire concernant la contribution équitable du Luxembourg aux financements des pertes et dommages globaux liés au réchauffement climatique

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable.

Le financement des coûts des pertes et dommages, c’est-à-dire des dégâts irréversibles causés par des événements climatiques extrêmes liés au réchauffement climatique, est un des points essentiels actuellement débattus à la COP27 à Charm El-Cheikh en Egypte.


Même si les calculs exacts des coûts liés aux pertes et dommages s’avèrent compliqués, des estimations des coûts globaux existent et se situent entre 295 et 590 milliards d’euros en 2030 pour atteindre 1000 à 1800 milliards d’euros en 2050.
[1]

La responsabilité attribuée à chaque Etat en matière du financement de ces coûts liés au réchauffement climatique est déterminée en fonction de la somme cumulée de ses émissions de gaz à effet de serre jusqu’à aujourd’hui et de sa capacité économique.

L’ONG Action Solidarité Tiers Monde (ASTM) a réalisé à l’aide d’un outil de référence en la matière, à savoir le Climate Equity Reference Calculator, une estimation de la contribution équitable du Luxembourg aux financements des coûts des pertes et dommages. Le montant de la contribution avancé par ASTM s’élève ainsi à 324 millions d’euros par an en moyenne et correspond à 0,075% des coûts globaux liés aux pertes et dommages.[2]

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable :

  1. Madame la Ministre a-t-elle pris connaissance des calculs réalisés par ASTM ? Dans l’affirmative, est-elle d’accord avec la méthodologie des calculs et l’ordre de grandeur des montants ?
  2. Votre Ministère a-t-il déjà réalisé voir commandité des études et estimations sur la contribution équitable du Luxembourg en matière de pertes et dommages liés au réchauffement climatique ? Dans l’affirmative, quels en ont-été les conclusions ?
  3. Le gouvernement est-il prêt à prendre un engagement formel pour contribuer à un fonds international dédié au financement des pertes et dommages tout en sachant que le Luxembourg ne s’est jusqu’à présent pas positionné par rapport à un tel mécanisme de financement et ne s’est engagé à aucun financement dans ce contexte ? Dans l’affirmative, le gouvernement est-il prêt à prendre un engagement qui sera à la hauteur de la responsabilité historique et de la capacité économique du Luxembourg d’ici 2030 ? Dans l’affirmative encore, quel est le montant jugé adéquat par Madame la Ministre et comment le justifie-t-elle ?
  4. Madame la Ministre est-elle d’accord avec l’affirmation que le principe de la responsabilité commune mais différenciée en matière de réchauffement climatique ne vaut pas uniquement pour tenir compte des inégalités entre les pays du Nord et des pays du Sud, mais également pour prendre en compte les inégalités de revenus et de patrimoine au Luxembourg? Dans l’affirmative, quelles mesures préconise-t-elle pour faire en sorte que les contributions nationales du Luxembourg à un fonds international en matière de pertes et dommages soient financées équitablement ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée


[1] https://www.wri.org/insights/loss-damage-climate-change

[2] https://actionsolidaritetiersmonde.org/wp-content/uploads/2022/11/Une-affaire-de-responsabilite%CC%81_ASTM_20221108-1.pdf

COP27 zu Sharm El-Sheikh: Setzt de Kapitalismus op d’Dagesuerdnung!

2022 war bis elo dat schlëmmste Joer wat d’Auswierkunge vun der Klimaverännerung ugeet. Getraff goufe wéi sou oft déi äermste Länner am Süden, mee och an Europa weisen sech d’sozial Ongläichheeten ëmmer méi duerch de Prisma vun der Klimaverännerung. Zu Sharm El-Sheikh sëtzen elo op Invitatioun vun engem repressive Regime d’StaatelenkerInnen a VertriederInne vu grousse Betriber a vun ONG’en zesumme fir iwwer de Klimaschutz ze verhandelen. D’COP’en ginn ëmmer méi lächerlech Veranstaltungen. D’COP27 fënnt an Ägypte statt wou de Regime äusserst repressiv virgeet mat CocaCola als Haaptsponsor : Greenwashing a sénger rengster Form.  Vill Entscheedendes wäert dobäi net erauskommen. Am Virfeld vun dëser COP goufen d’Erwaardungen deementspriechend schonn erofgespillt andeem vun enger Transitiouns-COP geschwat ginn ass. D’Klimakatastroph léisst awer längst keng esou Aussetzer méi zou.

D’UNO huet d’Rechnung gemaach : fir d’Äerderwiermung op 1,5°C ze beschränke mussen d’Zäregasemissioune bis 2030 géigeniwwer 2010  em -45% reduzéiert ginn. Dat wat d’Staate bis elo vu Pläng virgeluecht hunn féiert dogéint zu enger Steigerung vun den Emissiounen em +10% bis 2030. Dës Entwécklung bei den Zäregasemissioune wäert zu enger Erhéijung vun der duerchschnëttlecher Temperatur op der Äerd em 2,4°C bis 2,8°C féieren, ënnert der Bedingung awer, dass déi annoncéiert Engagementer awer och tatsächlech ëmgesat ginn. Et geet an déi komplett falsch Richtung.

D’UNO huet d’Staaten deementspriechend virun dëser COP dozou opgefuerdert hir Engagementer beim Klimaschutz eropzesetze fir d’Fënster fir d’1,5°C Zil sou laang wéi méiglech nach opzehalen. D’EU an domat och Lëtzebuerg hunn dëst awer net gemaach. Lëtzebuerg fält am Engagement dann och zréck (-55% CO2-Ausstouss bis 2030) wärend Länner wéi Däitschland (-65%) an Dänemark (-70%) hir Ziler awer däitlech verschäerft hunn. D’Lëtzebuerger Regierung ass beim Klimaschutz also wéineg ambitiéis an iwwerzeegend, och wann se ëmmer eppes aneres behaapt.

De grousse Verhandlungspunkt zu Sharm El-Sheikh ass d’Klimagerechtegkeet. Heibäi geet et an éischter Linn em d’Loss and Damages, also d’Entschiedegungen, déi virun allem Staaten am globale Süde beusprochë fir irreversibel Schied, déi d’Klimaverännerung an dëse Gesellschafte verursaacht. Bezuelt gi sollen des Entschiedegunge vun de Verursaacher vun den Zäregasemissiounen. Op der Brems stinn hei déi räich Staaten, dorënner d’EU an d’USA an dat aus guddem Grond: si schützen déi grouss Petrolsmultinationalen ExxonMobil, Shell, TotalEnergies a co. déi historesch fir 70% vun den Zäregasemissioune verantwortlech sinn[1] a soumat all Joer Entschiedegungen a Milliardenhéicht misste bezuelen.

Fir déi Lénk ass d’Klimagerechtegkeet déi zentral Fro, net nëmmen tëscht de Staaten, mee och tëscht de soziale Klassen innerhalb vun de Staaten. Eng rezent Etüd vun Oxfam[2] weist zurecht drop hin, dass et déi international Klass vun de ganz Räichen ass, déi am meeschte polluéiert an déi och ëmmer méi polluéiert. Déi räichst 1% wäerte Stand haut am Joer 2030 fir 16% vun de globalen CO2-Emissioune verantwortlech sinn. Innerhalb vun dësem 1% ginn et natierlech och déi Superräich mat de Villen an de Yachten, déi d’Ongläichheeten ëmmer méi grotesk maachen. Des sozial Ongläichheeten dreiwen d’Äerderwiermung staark mat un a musse bekämpft ginn.

D’COP27 wéi hir Virgängerinne wäert dat natierlech net thematiséieren. Dat ka se och net, wëll international Wirtschaftsbezéiungen, de Welthandel an d’Finanzflëss ausgeklammert sinn. De Kapitalismus ass zu Sharm El-Sheikh net op der Dagesuerdnung.


[1] https://www.cdp.net/en/articles/media/new-report-shows-just-100-companies-are-source-of-over-70-of-emissions

[2] https://oxfamilibrary.openrepository.com/bitstream/handle/10546/621305/bn-carbon-inequality-2030-051121-en.pdf


COP27 à Sharm El-Sheikh: C’est le capitalisme qu’il faut mettre à l’ordre du jour!

2022 était la pire année en termes de conséquences du changement climatique. Comme souvent ce sont les pays les plus pauvres du Sud qui ont été frappés. Cependant, en Europe aussi les inégalités sociales se manifeste davantage sous le prisme du climat. Depuis dimanche, les dirigeant.e.s d’Etat et des représentant.e.s d’entreprises et d’ONG se sont réuni.e.s à Sharm El-Sheikh afin de négocier de la protection du climat. La COP est sur le point de devenir un événement dérisoire. Elle se déroule sur le territoire d’un régime répressif avec CocaCola comme sponsor principal : du green washing pur et simple. Il n’en résultera rien de décisif, car bien en amont de cette COP, les ambitions ont été révisées vers le bas à tel point qu’il a été question d’une COP transitionnelle. L’imminence de la catastrophe climatique ne permet pourtant plus de tels digressions.

Les calculs de l’ONU sont faits : pour maintenir le réchauffement planétaire à 1,5%, les émissions de gaz à effet de serre devront être réduites de 45% par rapport à 2010 jusqu’en 2030. Jusqu’à présent, les mesures planifiées par les Etats vont plutôt dans le sens d’une augmentation des émissions à hauteur de 10% jusqu’en 2030. Cette évolution mènera à terme vers une augmentation de la température moyenne sur terre de 2,4°C à 2,8°C sous condition toutefois que les engagements annoncés seront effectivement réalisés. Les choses prennent un mauvais tournant.

Par conséquent, l’ONU a exhorté les Etats à renforcer leurs engagements pour la protection du climat afin de garder ouverte le plus longtemps possible l’issue des 1,5°C. Ni l’Union européenne, ni le Luxembourg n’ont respecté les consignes de l’ONU. Le Luxembourg a revu ses engagements à la baisse en visant -55% d’émissions CO2 jusqu’en 2013 contre -65% pour l’Allemagne et – 70% pour le Danemark qui ont chacun renforcé leurs objectifs. Le gouvernement luxembourgeois manque clairement d’ambition en matière de protection du climat et ne parvient pas à convaincre bien qu’il dit souvent le contraire.

La justice climatique est au centre des négociations à Sharm El-Sheikh. Il s’agit notamment de trouver des accords sur les loss and damages, c’est-à-dire les dédommagements que les Etats de l’hémisphère Sud réclament pour contrecarrer les dégâts irréversibles provoqués par le changement climatique au sein de leurs sociétés. Les dédommagements devront être payés par les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre. Les Etats riches, dont l’UE et les Etats-Unis, sont récalcitrants. Et pour cause, car ils protègent les multinationales du pétrole comme EXXON Mobil, Shell, TotalEnergies et cie. lesquels sont historiquement responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre[1] et qui devraient par conséquent être amenés à payer des dédommagements à hauteur de milliards.

Pour déi Lénk la justice climatique est un enjeu central entre les Etats, mais également entre les classes sociales à l’intérieur des Etats. Une étude récente d’Oxfam[2] indique justement que la classe internationale des super-riches pollue le plus et continue à polluer toujours plus. En 2030, le 1% des plus riches sera responsable de 16% des émissions de CO2 au niveau global.

Parmi ce 1% se trouvent les super-riches avec leurs villas et yachts qui rendent les inégalités grotesques. Les inégalités sociales qui participent fortement au réchauffement climatique. Il est urgent de les combattre.

Evidemment, comme ses prédécesseurs, la COP 27 ne thématisera pas ce défi. Elle en est incapable. Les relations économiques internationales, le commerce global et les flux financiers sont écartés des discussions. Le capitalisme n’est pas à l’ordre du jour à Sharm El-Sheikh.


[1] https://www.cdp.net/en/articles/media/new-report-shows-just-100-companies-are-source-of-over-70-of-emissions

[2] https://oxfamilibrary.openrepository.com/bitstream/handle/10546/621305/bn-carbon-inequality-2030-051121-en.pdf

déi Lénk est solidaire avec les salarié.e.s des raffineries en grève.

Ces derniers mois ont été particulièrement fastes pour l’industrie pétrolière qui a engendré des milliards d’euros de bénéfices et redistribué des milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires.

En même temps les salariés de la majorité des raffineries françaises Totalenergies et Esso sont en grève pour des revalorisations salariales et leurs conditions de travail.

C’est bien le travail des salariés-e-s des industries concernées qui a permis au groupe d’obtenir des résultats-records, et de verser plus que 2 milliards d’euro de dividendes aux actionnaires.

La lutte menée par les salarié-e-s et soutenue par la CGT est exemplaire et légitime.

Les seuls responsables d’une situation dégradée qui impacte fortement l’approvisionnement en carburant sont ceux qui par choix, s’accaparent les richesses produites. Au détriment de celles et ceux qui travaillent chaque jour dans des conditions de plus en plus difficiles.

C’est pourquoi déi Lénk Luxembourg adresse tout son soutien aux salarié-e-s qui font le choix légitime d’agir par la grève afin d’obtenir de véritables augmentations salariales.

Communiqué par déi Lénk

Energiespuerplang vu Regierung net op der Héicht: Schluss mam Gepiddels an endlech déi richteg Aspuerungen decidéieren!

D’Regierung mécht et sech beim Aspuere vun Energie vill ze einfach a verschiebt d’Verantwortung op all Eenzelem. Domat wierkt d’Regierung an dëser Energiekris ëmmer méi wéi eng Marketingagence, déi d’Leit mat Slogane an Haushaltstipps bei der Staang hält. Anstatt de Leit Uschafunge vun neie Luuchten oder Kichegeräter opzeschwätzen a se opzefuerderen hire Frigo ze botzen, hätt se misste kloerstellen, dass Hëtzen, Kachen an d’Kierperhygiène Grondbedierfnisser sinn. déi Lénk wëllen an éischter Linn verflichtend Moossname bei de grousse Verbraucher a beim Verbëtze vun Energie.

D’Regierung gräift mat hirer Approche laanscht d’Realitéit a gëtt dem Eescht vun der Situatioun net gerecht. Dësen Eescht ass net just temporär un déi aktuell Energieknappheet gebonnen, mee verschäerft sech säit Joren duerch déi sëllegen Ëmweltkrisen, déi op d’Verbrenne vu fossiller Energie an, jo, och op d’Verbëtze vun Energie zréckzeféiere sinn. Energieaspuerunge mussen dowéinst och laangfristeg a strukturell ugeluecht si fir wierklech nohalteg an effikass ze sinn.

Dofir geet et och scho laang net méi duer fir temporär an deelweis anekdotesch Gestë vun de Leit anzefuerderen. Vill Stéit hunn aner Suergen, hu weder d’finanziell Méiglechkeete fir déi Tipps ze befollegen, nach hunn se d’Zäit fir all Dag hire Stot op energetesch Effikassitéit ze trimmen.

déi Lénk widderhuelen dofir hir Fuerderungen no Mesuren, déi onnëtzen an iwwerméissegen Energieverbrauch viséieren an dee gesi mir net bei de Leit, déi en normaalt Liewe féieren a Grondbedierfnisser noginn. Solidaritéit bedeit fir déi Lénk, dass déi grouss Verbraucher mat de meeschte Moyen’en eppes opginn, fir aneren ze hëllefen, déi manner hunn an och manner Energie verbrauchen. Se bedeit fir eis net, dass Leit mam Argument vun héije Präisser Verzicht un d’Häerz geluecht kréien. Genee dat ass awer d’Erugoensweis vun der Regierung.

Dofir fuerderen déi Lénk :

  • E gedeckelten Tarif fir de Grondbedarf u Waasser, Stroum a Gas aféieren, gekoppelt u méi progressiv héich Tariffer fir alles wat doriwwer erausgeet. Iwwerméissege Verbrauch a Verbëtze ka sou sanktionéiert ginn, wärend Leit a klenge Wunnengen an ouni vill Elektrogeräter finanziell entlaascht kéinte ginn.
  • Sënnlos Beliichtungen an d’Onmasse vu Reklammen direkt stoppen.
  • D’maximal Vitesse op den Autobunnen (110 km/h) an de Landstroossen (80 km/h) an domat och de Verbrauch vun Energie direkt reduzéieren.
  • Gesetzlech Kadere mat verflichtende, mëttel- a laangfristege Reduktiounsziler beim Energieverbrauch an der Wirtschaft an hei an éischter Linn der Industrie. Mat fräiwëllege Mesuren ass et net gedoen.
  • Den Energieverbrauch bei grousse Projet’en vu Privatbetriber an an der ëffentlecher Uschafung systematesch a verstäerkt an d’Aen faassen. Energie- a Wasserschleidere wéi den Datenzenter vu Google dierfen net méi geneemegt ginn.
  • Endlech verstäerkt an energetesch Renovatioune vu Wunngebaier investéieren an op de Leit bei Aspuerunge ganz konkret zur Säit stoen. Prioritär musse schlecht isoléiert Gebaier als éischt renovéiert ginn an de Staat an d’Gemenge mussen de Leit mat ëffentleche Gelder a Rot an Dot proaktiv zur Säit stoen. Kleng Aspuerunge mussen op lokalem Niveau vereinfacht ginn. Spuersam Biere fir d’Luuchten kéinte bspw. op de Gemengen zur Verfügung gestalt a verdeelt ginn.
  • Den Ausbau vun den erneierbaren Energië mat méi ëffentlechen Investitiounen drastesch beschleunegen. Bis 2025 soll all adaptéierten Daach vun ëffentleche Gebaier (Staat a Gemengen) mat Sonnepanneau’en equipéiert ginn.

Um europäeschen Niveau ënnerstëtzen déi Lénk :

  • Eng verstäerkt Kooperatioun fir d’Präisser ze reguléieren an der Profittlogik z’entzéien.
  • Eng staark Besteierung vun de sougenannte windfall-Profitter, déi Energiekonzerner duerch des Energiekris verbuche kënnen.

Les mesures énergétiques du gouvernement ne sont pas à la hauteur : Fini le chipotage ! Il faut enfin décider de réelles économies énergétiques.

Confronté à la nécessité de faire des économies en énergie, le gouvernement choisit la facilité et rejette comme la responsabilité sur les citoyennes et citoyens. Elle donne l’impression d’une agence de marketing qui agit uniquement à l’aide de slogans et de conseils ménagers. Au lieu d’essayer de persuader les gens de s’acheter de nouvelles lampes et appareils de cuisine, ou encore de nettoyer leur frigo, les responsables devraient reconnaître que le chauffage, la préparation des repas et l’hygiène corporelle sont des besoins de base. déi Lénk plaide surtout pour la mise en place de mesures contraignantes qui visent les grands consommateurs d’énergie et le gaspillage.

Le gouvernement passe à côté de la réalité avec son approche et ne saisit apparemment pas la gravité de la situation. Il ne s’agit pas d’une simple crise temporaire due à une pénurie d’électricité. La situation s’aggrave depuis de nombreuses années à travers des crises écologiques causées par l’utilisation massive d’énergies fossiles et le gaspillage d’énergie. Les mesures en matière énergétique doivent donc être conçues de manière structurelle et sur la durée pour être réellement durables et efficaces.

Administrer aux gens des conseils temporaires et en partie anecdotiques ne suffit plus. Beaucoup de citoyennes et citoyens ont actuellement d’autres soucis ou tout simplement pas les moyens pour s’occuper au quotidien de l’efficacité énergétique de leur ménage. 

déi Lénk réitère sa demande pour des mesures politiques qui visent en premier lieu la consommation inutile et abusive. Le gaspillage n’est pas à chercher en premier lieu chez les personnes lambda qui couvrent leurs besoins essentiels et le gouvernement se trompe de cible quand il appelle les simples ménages à renoncer à certaines choses. Pour nous une réelle solidarité voudrait dire que les gros consommateurs qui ont les moyens d’agir sont amenés à faire des économies pour aider ceux qui ont moins de moyens et consomment moins d’énergie.

Ainsi, déi Lénk demande :

  • de bloquer les prix pour la consommation de base en eau, électricité et gaz avec des tarifs qui augmentent progressivement sur les surplus. Ainsi la consommation abusive peut être freinée tout en soulageant les ménages à faibles revenus ;
  • de mettre un terme aux éclairages inutiles et notamment aux éclairages publicitaires ;
  • de réduire la vitesse maximale sur l’autoroute et les routes hors agglomération à 110 km/h et à 80km/h respectivement pour réduire la consommation d’énergie ;
  • de mettre en place des objectifs de réduction contraignants à moyen et long terme pour les entreprises et plus particulièrement pour l’industrie. Des appels à la bonne volonté ne résoudrons pas le problème ;
  • de mettre en place des critères plus sévères en matière de consommation en énergie lors de l’autorisation de projets du secteur privé et sur les marchés publics. Des projets très énergivores comme le centre de données Google à Bissen ne doivent plus être autorisés.
  • de renforcer considérablement les investissements dans la rénovation énergétique des logements. Les bâtiments mal isolés doivent être rénovés en priorité et les autorités publiques doivent soutenir de manière proactive les ménages avec des moyens financiers et un conseil professionnel. Les petites économies en énergie doivent être encouragées au niveau local. Par exemple, les communes peuvent jouer un rôle dans la distribution d’ampoules économiques.
  • d’accélérer considérablement le développement des énergies renouvelables à l’aide d’investissements publiques. Chaque bâtiment public doit être équipé de panneaux solaires jusqu’en 2025.

A niveau européen déi Lénk demande :

  • une coopération renforcée pour réguler les prix et pour retirer l’approvisionnement den énergie de la logique des profits;
  • une taxation forte des profits de crise des entreprises productrices d’énergie (windfall-profits).

Question parlementaire concernant le repowering éolien

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Energie.

Certains parcs éoliens au Luxembourg font actuellement l’objet d’un repowering qui consiste à remplacer des anciennes turbines en fin de vie par de nouvelles turbines plus performantes.

Selon les informations recueillies sur le site de la société Soler, dans trois parcs éoliens exploités par ladite société au nord du pays, les anciennes turbines seraient actuellement remplacées par de nouveaux modèles permettant à la fois de réduire le nombre d’éoliennes et d’augmenter la capacité de production annuelle d’électricité. Cette approche visant à favoriser des turbines performantes pour augmenter la production d’énergie éolienne est préconisée par le Plan National Energie et Climat pour la période 2021-2030.

Le repowering peut cependant représenter un investissement lourd et même trop important pour les petits exploitants locaux ou coopératifs d’éoliennes qui peuvent être contraints de céder leurs infrastructures et leurs emplacements à une société avec plus de ressources au moment où les turbines en service devront être remplacées en fin de vie.

De manière générale, les nouvelles turbines nécessitent un investissement beaucoup plus conséquent que les petites turbines installées il y a vingt ans ce qui risquera de compliquer le développement de coopératives éoliennes.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de l’Energie :

  1. Combien d’éoliennes sont actuellement en service sur le territoire luxembourgeois et sur combien de sites/parcs ces dernières se répartissent-elles ?
  2. Combien de sociétés exploitent actuellement des éoliennes sur le territoire luxembourgeois ? Monsieur le Ministre peut-il me fournir un relevé des exploitants ventilé par le nombre d’éoliennes et la capacité de production annuelle ?
  3. Quelle est la part des éoliennes en service sur le même site, dont la turbine moins performante a été remplacée ?
  4. Combien de remplacements d’anciennes turbines par des nouveaux modèles plus performants sont actuellement prévus ou planifiés ?
  5. Les investissements liés au repowering sont-ils éligibles pour des subventions publiques ? Dans l’affirmative, quel est en moyenne le coût d’un tel investissement et quelle en est la proportion subventionnée ?
  6. Monsieur le Ministre est-il en faveur d’une valorisation du rôle de sociétés coopératives dans le secteur de l’énergie éolien ? Dans l’affirmative, quels instruments de soutien votre ministère met-il ou prévoit-il de mettre à disposition de ce type d’initiatives ?
  7. Existe-t-il un cadastre éolien public couvrant l’intégralité du territoire du pays ? Dans la négative, Monsieur le Ministre envisage-t-il l’élaboration d’un tel cadastre pour faciliter et encourager des initiatives citoyennes et coopératives ?
  8. Monsieur le Ministre, n’est-il pas d’avis que l’éolien, bien qu’il représente un investissement conséquent, constitue une technologie à développer davantage sur le territoire luxembourgeois, tout en sachant que l’énergie éolienne – exploitée au bon endroit – produit plus d’énergie par euro investi que l’énergie solaire ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

BobiBleift – déi Lénk si solidaresch mat de Bëschbesetzer*innen am Bobësch.

Déi jonk Aktivisten am Bobësch zu Käerjeng übe mat hirer Besetzungsaktioun friddleche Widderstand géint déi geplangten Ofholzung vun engem wäertvolle Bësch an enger Natura2000-Zone fir de Bau vun engem Contournement vu Käerjeng z’erméiglechen. déi Lénk erklären heimat hir Solidaritéit mat de Bëschbesetzer*innen, déi mat hirem Asaz vill dozou bäidroen, dass den Erhalt vun der Aartevillfalt an de Bëscher als gréng Longen an Zäite vu multipellen Ëmweltkrisen als eng iwwerliewenswichteg Aufgab fir eis all erkannt gëtt.

déi Lénk hunn sech vun Ufank un op lokalem wéi op nationalem Plang géint de Bau vum Contournement vu Käerjeng agesat. Ëmmer méi Stroossen si keng Léisung fir d’Verkéiersproblematik an de Grëff ze kréien, am Géigendeel, se schafen an éischter Linn Plaz fir ëmmer méi Gefierer a verschäerfen domat d’Belaaschtunge fir d’Ëmwelt an d’Mënschen.

De Contournement vu Käerjeng géif weidere Verkéier an eng Regioun bréngen, déi haut schonn am Verkéier erstéckt. Dofir soll an dësem spezielle Fall en alen, aarteräichen an dowéinst och geschützte Bësch deelweis zerstéiert ginn tëscht de Gemenge Käerjeng a Suessem, déi iwwer ganz wéineg Bëschbestand verfügen. Et ass eng Lose-Lose Situatioun fir déi ganz Regioun.

An Zäiten an deenen sech d’Berichter iwwer d’Auswierkunge vun der Äerderwiermung an Ëmweltzerstéierungen iwwerschloen a mir och zu Lëtzebuerg mat Hëtztwellen, laang undauernden Dréchenten, Tornados an Iwwerschwemmungen ze dinn hunn, ass d’Ofholze vu Bëscher an d’Zerstéierung vun aarteräiche Biotopen onverantwortlech an net méi a Bezuch zu der Realitéit. Bëscher an Aartevillfalt musse geschützt a gefleegt ginn, wëll se eis dobäi hëllefe mat de Konsequenzen vun de scho bestoenden Ëmweltschied eens ze ginn.

Matgedeelt vun déi Lénk


Bobibleiftdéi Lénk solidaire avec les occupant.e.s du Bobësch.

Des jeunes activistes occupent le Bobësch à Bascharage dans le cadre d’une action de résistance pacifique contre la destruction de la forêt. Située dans une zone Natura2000, celle-ci est censée disparaître pour permettre la construction du contournement de Bascharage. déi Lénk se montre solidaire avec les activistes qui contribuent avec leur engagement à une prise de conscience. Alors que les crises écologiques se multiplient et que la perte de la biodiversité s’intensifie, la préservation des forêts en tant que poumons verts est devenu un enjeu existentiel.

déi Lénk s’est opposé depuis le début à la construction de ce contournement, aussi bien au niveau local qu’au niveau national. Les problèmes de mobilité ne peuvent pas être résolus par la construction de toujours plus de routes. Au contraire, en créant de l’espace pour davantage de véhicules, l’environnement et les êtres humains seront d’autant plus impactés.

Le contournement de Bascharage amènera encore davantage de circulation dans une région qui est déjà saturée aujourd’hui. Et pour cela, une forêt classée pour sa richesse en matière de biodiversité doit partiellement disparaître. Ceci est d’autant plus tragique que les deux communes Bascharage et Sanem ne comptent que très peu de surfaces boisées. Il s’agit d’une situation perdant-perdant pour toute la région.

Pendant que les rapports sur les effets catastrophiques du changement climatique et de la destruction environnementale se multiplient, ce projet est tout simplement irresponsable et en décalage avec la réalité. Rappelons que le Luxembourg est touché de plus en plus par des sécheresses, des vagues de chaleur, des tornades et des inondations. Les forêts et la biodiversité doivent impérativement être sauvegardées pour nous aider à affronter les conséquences de la destruction environnementale déjà existante.

 Communiqué par déi Lénk

Question parlementaire concernant la compensation des émissions de CO2 des missions étatiques.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Premier ministre.

Lors de son discours sur l’Etat de la Nation en octobre 2021 Monsieur le Premier ministre a annoncé vouloir proposer au gouvernement en conseil d’établir un système de comptabilisation et de compensation des émissions de CO2 liées aux voyages de mission étatiques. Un tel système serait déjà en cours de développement et pourrait entrer en vigueur avec la loi budgétaire de 2023 pour compenser les émissions de CO2 comptabilisées au cours de l’année 2022.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Premier ministre :

  1. Le système de compensation tel que présenté lors de l’Etat de la Nation de 2021 a-t-il déjà été validé par le gouvernement en conseil ? Dans l’affirmative, entrera-t-il bien en vigueur avec la loi budgétaire pour l’année 2023 pour compenser les émissions de CO2 comptabilisées en 2022 ?
  2. La compensation envisagée des émissions de CO2 ne concernera-t-elle que les déplacements des membres de délégations étatiques (ministres, fonctionnaires et employé.e.s publics) ou bien tou.te.s les participant.e.s aux missions tels que les représentant.e.s du secteur privé ? Les représentant.e.s du secteur privé faisant partie des missions étatiques seront-ils également obligés de compenser leurs émissions de CO2 ?
  3. Quels moyens de déplacement seront visés par le système de compensation mis en place ? Concernera-t-il uniquement les vols ou bien s’appliquera-t-il également aux voyages en voiture ou en train ?
  4. Combien de missions étatiques déjà effectuées en 2022 seront prises en compte par le nouveau système de compensation ? Combien de tonnes de CO2 émises ont-été comptabilisées dans le cadre de ces missions ?
  5. Quel sera le prix par tonne de CO2 émise dans le contexte des missions étatiques qui entrera dans le système de comptabilisation et qui déterminera les montants à débourser pour financer la compensation ?

Monsieur le Premier ministre a également annoncé que les recettes de ce système de compensation seraient imputées au fonds pour le climat pour « accélerer les efforts en matière de protection du climat au Luxembourg ». Or, la mise en place d’un système de compensation de CO2 émis dans le cadre de missions étatiques devrait en principe générer des recettes qui devraient être réinvesties dans la réduction d’au minimum la même quantité de tonnes de CO2 émise par le voyage de mission en question. Vu qu’il s’agit selon les dires de Monsieur le Premier ministre de faire des efforts pour la protection du climat au Luxembourg, des mesures permettant une réduction réelle d’émissions devraient être mises en place pour compenser celles liées aux missions étatiques. Dans ce contexte, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Premier ministre.

  1. Les recettes imputées au Fonds pour le climat seront-elles directement et intégralement investies dans des mesures de réduction ou de séquestration de CO2 sur le territoire luxembourgeois ?
  2. Sachant que de nombreuses mesures financées par le biais du Fonds pour le climat ne contribuent pas forcément à réduire les émissions de CO2 au Luxembourg et que la quantité d’émissions réduites par ces mesures n’est pas comptabilisable de manière exacte, quelles mesures seront éligibles pour faire l’objet d’une compensation directe et intégrale?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

Élections communales 2023 à Luxembourg-Ville : Trois mesures primordiales de la part de déi Lénk Stad.

Lors de sa conférence de presse du 14 juillet, déi Lénk Stad a présenté trois mesures primordiales revendiquées pour les élections communales de 2023 à Luxembourg-Ville

Réaliser 10% de logements locatifs sociaux/abordables à moyen terme et 20 % à long terme par rapport au total des logements en ville

Pendant 40 ans, Lydie Polfer et son DP ont laissé libre cours aux lois du marché et aux promoteurs immobiliers privés, qui essaient de maximiser leurs profits en construisant pour celles et ceux qui peuvent payer. Une autre réalité a été l’investissement massif dans des surfaces pour bureaux – à raison de trois bureaux pour un logement.

Les logements locatifs abordables font par conséquent triste figure : Selon le rapport du Fonds de soutien au développement du logement de 2021, le nombre de logements abordables à Luxembourg-Ville était de 1,05 pour 100 habitants. Dans nos pays voisins, des villes comparables à Luxembourg affichent généralement un taux de logements publics dépassant les 10 %, voire les 20 %.

déi Lénk Stad veut augmenter la proportion des logements locatifs sociaux/abordables publics p.r. au nombre total de logements, à 10 % à moyen terme et à 20 % à long terme.

  • il s’agit de créer un contrepoids au marché privé et d’atteindre un mix social du marché du logement en ville. Les  projets « Porte de Hollerich » et « Stade/Route d’Arlon », où la Ville possède la majeure partie des terrains, pourront servir à atteindre rapidement le pourcentage de 10 % de logements locatifs publics, à condition de ne vendre qu’une faible partie d’entre eux sous bail emphytéotique. L’accent sera mis sur les logements locatifs publics, afin que des jeunes et des familles qui ne disposent pas d’un patrimoine privé ou d’un revenu élevé puissent se loger en ville. Pour déi Lénk, les baux emphytéotiques peuvent néanmoins entrer en ligne de compte lorsque des terrains sont attribués à des coopératives de logement.
  • déi Lénk Stad opte pour la création d’une société immobilière communale afin que la Ville puisse s’affirmer face aux promoteurs privés et aux forces du marché et qu’elle  permette qu’à l’avenir des personnes à revenu normal puissent continuer d’habiter en ville. La Ville dispose d’une réserve foncière importante de 87,5 ha, ses réserves et excédents financiers se chiffrent à 1.028 millions au 31 décembre 2021 et elle compte 4.400 employés. Sous ces conditions, alors que la construction de logements locatifs publics sociaux et abordables est massivement subventionnée par l’État (la subvention pouvant atteindre 75 %), le préfinancement de projets d’envergure ne pose pas problème pour la Ville et les moyens en personnel nécessaires pourront être mobilisés. Il s’agira de mettre en œuvre les nouvelles opportunités offertes par la loi Pacte logement 2.0.

Réduire foncièrement les émissions de CO2 des bâtiments

L’urgence climatique, les engagements pris par la Ville et récemment la hausse vertigineuse des prix du gaz imposent des changements stratégiques en matière énergétique et une planification en bonne et due forme. C’est bien ce dont la coalition en place, et en particulier au DP, qui tient les rênes de la Ville depuis plus de 40 ans s’est montré incapable !

La consommation énergétique des bâtiments est responsable pour 12% du total des émissions de CO2 et il nécessaire que la Ville, qui est l’acteur politique le plus proche des habitants et des entreprises assume sa responsabilité. La promotion de la rénovation énergétique à grande échelle et l’assistance aux ménages en situation de précarité énergétique d’une part ainsi que le remplacement des combustibles fossiles – gaz en particulier – par des sources d’énergie renouvelables  d’autre part sont primordiaux pour déi Lénk.

Conformément aux deux motions introduites par les conseillers municipaux déi Lénk en 2017 et en 2022,

  • nous pousserons la centralisation de toutes les données de consommation sur le territoire de la Ville,
  • nous lancerons un plan de rénovation énergétique des bâtiments résidentiels et tertiaires  en misant sur la participation des ménages et des entreprises,
  •  nous développerons les moyens financiers et personnels de la Ville pour informer et inciter systématiquement les locataires et les propriétaires à faire des rénovations énergétiques et à passer vers des sources énergétiques renouvelables , tout en tenant compte de leurs limites budgétaires et en les accompagnant dans leur projet ;
  • nous ne laisserons personne sur la route, sachant que ce sont les foyers les plus précaires et souvent les plus mal logés qui souffrent aujourd’hui de l’augmentation des tarifs de l’énergie, tant que leur logement ne sera pas rénové.

Dans les nouveaux quartiers et progressivement aussi dans les quartiers existants, nous nous engagerons pour un approvisionnement énergétique centralisé moyennant un réseau de chauffage urbain basé sur des installations d’énergie renouvelables, mis en place et exploité par la Ville.

À noter que déi Lénk ont toujours considéré la privatisation des réseaux d’électricité et de gaz comme une erreur stratégique et que nous plaidons depuis des années pour la recommunalisation des réseaux énergétiques.

Mettre en place des Comités de quartier

déi Lénk est d’avis que la seule démocratie représentative est fortement lacunaire et qu’elle doit évoluer vers davantage de démocratie de base. De telles initiatives existent par ailleurs dans un certain nombre de pays.

Actuellement, les différents syndicats d’initiative locaux fournissent un travail précieux, mais leurs avis ne sont pris en compte que de manière arbitraire. De plus, ces derniers sont souvent confrontés à des charges de travail qui ne sont pas toujours faciles à honorer surtout si leurs membres doivent également maintenir une vie active et professionnelle.

Voilà pourquoi nous pensons qu’il est nécessaire de systématiser et d’octroyer aux citoyen.ne.s de la Ville de Luxembourg de nouvelles institutions qui permettront de renforcer le travail de base et que nous appelons les Comités de quartier (CQ)

Celles-ci ne se substitueront pas aux décisions du Conseil communal, étant donné que la législation communale ne le permet pas pour l’instant. Cependant, nous estimons qu’il faudra, dans une seconde étape réformer la loi communale afin d’élargir les compétences des CQ. Rien n’empêche par ailleurs que la Ville fasse un premier pas avant une telle réforme.

Voici les grandes lignes que nous proposons :

  • Créer dans chaque quartier de la ville un Comité de quartier (CQ)

Nous proposons que la Ville de Luxembourg mette à disposition des citoyen.ne.s de la ville un Comité dans chaque quartier. Ces comités pourront se saisir de sujets concernant les quartiers en question et en aviser le conseil communal et le collège échevinal. Ces avis devront être traités par le Conseil communal dans un laps de temps à déterminer.

A l’inverse, le Conseil échevinal devra saisir les Comités de quartier pour chaque sujet concernant le quartier et ces avis devront être considérés avant le vote au Conseil communal.

Les CQ doivent également pouvoir prendre des initiatives d’amélioration de la qualité de vie du quartier, si nécessaire de concert avec les autorités communales.

  • Assurer l’indépendance des Comités de quartier

Afin d’assurer l’indépendance et le bon fonctionnement de ces CQ, la Ville mettra à leur disposition un budget dont une partie servira à rémunérer des salariés dédiés aux tâches administratives et de conseil technique et juridique.

  • Veiller au bon fonctionnement des Comités de quartier

déi Lénk propose que les membres des CQ (entre 9 ou 11 personnes, paritaires 4/5 ou 5/6) soient désigné.e.s selon le principe du tirage au sort tous les 2 ans. Une assemblée générale du quartier doit se réunir au moins deux fois par an.

Les CQ créeront des groupes de travail afin d’inclure un maximum de résident.e.s dans le travail de base.

Afin d’assurer la participation du plus grand nombre, une plateforme internet, dont le traitement sera pris en charge par un.e salarié.e devra être mise en place.

Des CQ de différents quartiers peuvent également collaborer sur des sujets les concernant.

Motion pour la promotion de la rénovation énergétique au niveau communal

LU – D’energetesch Sanéierung vun ale Gebaier ass ee wichtegen Outil am Kampf géint d’Energieknappheet an de Klimawandel. déi Lénk Stad hunn eng Motioun deposéiert fir de Schäfferot opzeruffen endlech eppes z’ënnerhuelen, well d’Gemengen spillen do eng wichteg Roll. Si kennen d’Situatioun op hirem Terrain, si kënnen d’Leit gutt an onkomplizéiert iwwert hir Méiglechkeeten informéieren, iwwert den Office social kënne si och deene Leit ënnert d’Äerm gräifen, déi finanziell Schwieregkeeten hunn an am meeschten vun Energieerspuernisser géinge profitéieren. Fir déi Lénk ass Energieffizienz kee Luxus, mee ee Recht.

FR – L’assainissement énergétique des immeubles anciens est un outil importante dans la lutte contre la pénurie énergétique et le changement climatique. déi Lénk Stad a déposé une motion pour inviter le collège échevinal à prendre enfin des mesures, parce les communes ont rôle important à jouer. Elles connaissent la situation sur leur territoire, elles peuvent informer et sensibiliser les résidents et, en collaborant avec les offices sociaux, elles peuvent aider celles et ceux qui ont des problèmes financiers et qui, pèar conséquent, ont le plus besoin de faire des économies d’énergie. Pour déi Lénk, l’efficacité énergétique n’est pas un luxe, mais un droit.

Le Conseil communal de la Ville de Luxembourg,

  • vu les efforts nécessaires pour remplir les objectifs fixés par l’Accord de Paris afin de maintenir le
    réchauffement climatique en dessous de + 2°C et l’engagement du Luxembourg à réduire ses
    émissions de gaz à effet de serre de -55% par rapport à 2005 d’ici 2030 ;
  • considérant que les gaz à effets de serre émis par le secteur du bâtiment constituent actuellement
    environ 12% du total des émissions et que les scénarios de réduction des émissions de gaz à effet
    de serre contenus dans le Plan National en matière d’Energie et de Climat prévoient une
    réduction des émissions des bâtiments résidentiels et tertiaires de -64% d’ici 2030 par rapport à
    2019 ;
  • relevant que pour atteindre cet objectif, la rénovation énergétique – en particulier des logements
    mal isolés – est une priorité et que compte tenu d’un taux de rénovation de 3% par an, sur un parc
    immobilier de 270.000 immeubles ciblés par cet objectif, 8 000 logements devraient être rénovés
    chaque année, soit 10 fois plus que ce qui correspond aux démarches faites entre janvier et
    octobre 2021 ;
  • soulignant que pour connaître les besoins d’assainissement énergétique, les acteurs politiques les
    plus proches des gens sont les communes ;
  • étant convaincu par ailleurs que l’assainissement énergétique permet de revaloriser l’artisanat
    local et régional et de créer des emplois utiles dans le secteur essentiel de la transition
    écologique;
  • mettant en évidence que les logements anciens qui n’ont pas fait l’objet d’un assainissement
    énergétique, sont souvent occupés par des ménages à revenu modeste – qu’ils soient locataires
    ou propriétaires – et que pour ces ménages, les coûts énergétiques constituent une charge
    financière importante, considérablement aggravée par l’envolée incontrôlée des prix de l’énergie;
  • notant que cette envolée des prix accentue encore l’urgence d’une politique d’assainissement
    énergétique résolue;
  • rappelant que l’accès à l’efficience énergétique n’est pas un privilège mais qu’il doit constituer un
    droit pour tous et que partant l’assainissement énergétique est un moyen important de lutte à la
    fois contre la pauvreté et contre le réchauffement climatique ;
  • insistant que pour lutter contre le réchauffement climatique, il ne faut pas se contenter de fixer
    des objectifs, mais qu’il importe de mettre en place des outils efficaces permettant à chacun-e d’y
    contribuer selon ses moyens et d’en jouir selon ses besoins ;
  • précisant qu’au niveau de la rénovation énergétique, la sélection des logements à assainir
    prioritairement, la prise de contact avec les ménages, le conseil et l’accompagnement constituent
    des outils essentiels, à côté bien entendu d’un plan de financement échelonné en fonction du
    revenu du ménage et des coûts énergétiques économisés ;
  • étant conscient que c’est rarement le locataire, mais la plupart du temps le propriétaire qui
    décide de travaux de rénovation énergétique et qu’il faut par conséquent surtout convaincre
    celui-ci de la nécessité des travaux à réaliser;
  • estimant, dans un souci d’efficience et en s’inspirant du modèle appliqué avec succès par la Ville
    allemande de Bottrop, que des interventions sur mesure en fonction des déficits d’isolation
    majeurs et des moyens de financement disponibles des ménages doivent primer sur les
    rénovations à grande échelle, qui reviennent très cher et qui se heurtent très souvent aux moyens
    de financement des ménages;
  • se référant au débat à la Chambre des Députés en novembre dernier pendant lequel il a été
    proposé d’accompagner les ménages à faible revenu dans la transition énergétique, et invoquant
    l’existence du service « Assistance aux ménages en précarité énergétique », qui vise à informer et
    sensibiliser les ménages en difficulté (sélectionnés par les offices sociaux) et à améliorer leur
    situation et qualité de vie en leur offrant notamment une subvention pour le remplacement
    d’appareils électroménagers énergivores préfinancé par l’office social et remboursé ensuite par le
    Ministère du Développement durable et des Infrastructures;

invite le Collège des Bourgmestre et Échevins

  • à confirmer l’urgence de la rénovation énergétique des logements anciens ainsi que le rôle
    essentiel de la Ville dans cette tâche, et d’augmenter par conséquent substantiellement le crédit
    inscrit dans le budget des dépenses extraordinaires (240000/ /99030 Subventions
    d’investissement pour la rénovation énergétique) ;
  • à constituer en partenariat avec “Klima-Agence” un service communal d’information, de
    sensibilisation et de conseil, avec les objectifs de dresser un plan d’assainissement énergétique
    des logements anciens sur le territoire de la ville, de prendre contact avec les propriétaires et les
    locataires, de leur proposer des subventions échelonnées suivant le revenu et de les
    accompagner durant toute la durée des travaux d’assainissement ;
  • à mettre l’accent lors de ces propositions sur des mesures d’isolation efficientes qui sont à la
    portée du budget du ménage respectif;
  • à promouvoir au niveau du Syvicol la discussion du financement des travaux de rénovation
    énergétique, avec le but de susciter la définition d’un acteur public offrant un préfinancement,
    des aides non-remboursables et des crédits remboursables, échelonnés en fonction du revenu
    disponible et des coûts énergétiques économisés grâce à la rénovation ;
  • à renforcer les moyens de l’Office social de la Ville pour soutenir financièrement les ménages en
    situation de précarité énergétique et pour sélectionner et accompagner ceux qui pourront
    bénéficier d’un conseil en énergie personnalisé de la part de “Klima-Agence” et d’une
    subvention pour le remplacement d’appareils électroménagers énergivores; à cet effet, une
    convention avec le Ministère de la Famille et le Ministère du Développement durable faciliterait
    la coopération.

Offallgesetzer: Ze mann, ze spéit.

Haut ginn déi nei Offallgesetzer an der Chamber gestëmmt. Vun der Revolutioun, déi déi Gréng versprach hunn, gesinn déi Lénk net vill. Dës nei Legislatioun ass d’Resultat vun enger minimalistescher a verspéiter Ëmsetzung vun enger europäescher Direktive. Fundamental stellen déi Texter näischt a Fro. D’Gestioun vum Offall ënnerläit weider enger kapitalistescher Profitlogik. Dat eenzegt wat ännert ass d’Kommunikatioun.

Wéilt een tatsächlech Ressource spueren, misst een an d’Produktiounsweis agräifen. Dëst ass besonnesch de Fall am Beräich vun der Elektronik, wou Grousskonzerner Milliarde maachen duerch d’Kuerzliewegkeet vu Produiten, déi ëmmer erëm mussen ersat ginn. Firwat féiert d’Regierung zum Beispill keng Verlängerung vun der Lafzäit vun de Garantien an? Gläichzäiteg kéint een en Index iwwert d’Reparaturméiglechkeete fir verschidde Produiten aféieren. Am Frankräich gëtt et esou eppes schonn. Ee Verbuet vu Reklammen am ëffentleche Raum kéint och dozou bäidroen, déi Ressourceintensiv Approche vun de Grousskonzerner z’ënnerbannen.

Dass mat Offall vill Geld ze maachen ass, wësse mir spéitstens säit der Superdreckskëschtaffär. Betriber hunn Interessi sech déi lukratiivsten Elementer vum Offallbusiness ze kropen. De Risiko vun enger Privatiséierung ass also net vun der Hand ze weisen. Dass Offäll elo als Ressourcen ugesi ginn, déi hir Plaz am kapitalistesche Wuerekreeslaf hunn, bedeit och dass d’Profit-Käschten Iwwerleeungen ëmmer méi wichteg wäerte sinn wéi ekologesch a sozial Aspekter. Et ass keen Zoufall, dass Privatentreprisen Ressourcenzentere geréieren an d’Gestioun vun den Déchets ménagers net méi eleng ënnert d’Gemengeverantwortung fält, mee a Copropriétéiten an Zukunft och vu Privatentreprise ka gemaach ginn.

Dass Ëmweltschutz an sozial Gerechtegkeet fir dës Regierung net Hand an Hand ginn ass evident. Zwar ginn d’Plastikverpackungen fir Geméis verbueden, mee vill Produiten wäerten weider duebel an dräifach verpaakt bleiwen. Ekologesch Choixen, wéi Liewensmëttel en vrac ze kafen, ouni Verpackung also, bleiwen ee Privileeg fir Leit déi déi néideg Kafkraaft hunn. Eng Revolutioun ass eppes anescht.

An der Ëmweltpolitik geet et eeben net duer Saachen einfach een neien Numm ze ginn, fir dass se vun haut op muer nohalteg ginn. Esou nëtzt et näischt aus engem Recyclingszenter ee Ressourcenzenter ze maachen, wann net konsequent Efforten gemaach ginn fir eng Reuse/Repair Approche duerchzesetzen. Mee fir dass esou ee Paradigmewiessel ka stattfannen, brauch een e staarke Service public, deen dat systematescht Reparéieren a Weidernotzen vu gebrauchte Produiten garantéiert. Esou géing een net nëmmen d’Ëmwelt schützen andeems een den Offall reduzéiert, mee et géing een och d’Handwierk an d’Solidarwirtschaft stäerken.

Dëst si nëmmen e puer Pisten, déi déi Lénk hei proposéieren. Et wier also méiglech gewiescht ouni groussen Opwand méi ze maachen. Mee dës Offallgesetzer si symptomatesch fir eng Koalitioun, déi kee gemeinsame Projet méi huet a just dat ëmsetzt wat Bréissel virgëtt. An dësem Fall, leit d’Ëmwelt ënnert dëser flagranter Handlungsonfäegkeet vu blo/rout/gréng.

Dass esou wichteg Gesetzer, et sinn der am ganze fënnef, zu enger eenzeger Debatt zesummegeluecht ginn, fir déi just wéineg Riedenzäit virgesinn ass, ass och symptomatesch an deit drop hin dass mir hei wäit ewech vun der grénger Revolutioun sinn.

Matgedeelt vun déi Lénk.

Hei fannt Dir nach 4 Konkret Propositiounen vun déi Lénk zum Thema:

Motioun 1

Motioun 2

Motioun 3

Motioun 4


Lois sur les déchets : Trop peu, trop tard.

Aujourd’hui seront adoptées à la Chambre des députés les nouvelles lois sur les déchets. déi Lénk, malgré d’intenses efforts d’interprétation, a du mal à discerner le potentiel révolutionnaire de cette législation vanté par déi Gréng. Ces textes sont le résultat d’une transposition tardive et minimaliste d’une directive européenne. Ils ne constituent en aucun cas une remise en question fondamentale. La gestion des déchets reste soumise à la logique capitaliste du profit.

Si le gouvernement voulait vraiment protéger les ressources, il devrait agir sur les modes de production. Dans le domaine de l’électronique, de grandes multinationales font des milliards grâce à l’obsolescence programmée de produits qui doivent ainsi être régulièrement remplacés. Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas envisagé une prolongation des délais des garanties ? Parallèlement, il aurait pu élaborer un indice de réparabilité pour certains produits. Un tel indice existe déjà en France. Une interdiction de la publicité pour certains produits dans l’espace public pourrait également contribuer à contrer le gaspillage de ressources systématique des multinationales.

Depuis l’affaire Superdreckskëscht, tout le monde sait que la gestion des déchets est un business juteux. Les entreprises privées ont intérêt à s’accaparer les activités les plus lucratives de la gestion des déchets. Le risque d’une privatisation est donc bien réel. Le fait que les déchets sont désormais considérés comme des ressources que l’on peut intégrer dans le cycle capitalistes des biens, montre que l’analyse coûts-bénéfice prime sur les aspects écologiques et sociaux. Ce n’est pas par hasard que des entreprises privées gèrent des centres de ressources et que la gestion des déchets ménagers ne tombe plus exclusivement sous la responsabilité communales.

Pour le gouvernement, la protection de l’environnement et la justice sociale semblent irréconciliables. Certes, les emballages plastiques pour les légumes seront interdits, mais beaucoup de produits garderont leur emballage double, voire triple. Le choix écologique d’acheter en vrac restera donc le privilège de personnes disposant d’un pouvoir d’achat suffisant. Une révolution, c’est autre chose.

En politique environnementale, il ne suffit pas d’apposer une nouvelle étiquette à une chose pour qu’elle devienne, du jour au lendemain, durable. Il ne sert à rien d’appeler les centres de recyclage centres de ressources, si on ne fournit pas les efforts nécessaires pour mettre e place une approche repair/reuse. Pour imposer un tel changement de paradigme, il faut un service public fort qui garantit la réparation et la réutilisation systématiques de produits de seconde main. Ainsi, on pourrait à la fois protéger l’environnement en réduisant les déchets et renforcer l’artisanat et l’économie solidaire.

Il ne s’agit ici que de quelques pistes esquissées par déi Lénk. Il aurait donc été possible de faire mieux sans qu’un effort surhumain soit requis. Mais ces lois sur les déchets sont symptomatiques d’une coalition à bout de souffle qui se contente de fidèlement transposer les directives de Bruxelles. En l’occurrence, c’est l’environnement qui pâtit de l’incapacité d’agir du gouvernement DP/LSAP/déi Gréng.

Que ces lois cruciales – il y en a cinq en tout – font l’objet d’un seul débat avec un temps de parole limité est également symptomatique et montre clairement que nous sommes en réalité bien loin de la révolution tant vantée.

Communiqué par déi Lénk.

Ici vous trouverez quatre proposotions concrètes sur le sujet:

Motion 1

Motion 2

Motion 3

Motion 4

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