Question parlementaire concernant le bois utilisé dans les chaudières à granulés

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de l’Environnement et à Monsieur le ministre de l’Energie.

Parallèlement à l’augmentation de prix de l’énergie observée depuis un an environ, le prix des copeaux de bois utilisés dans les chaudières à granulés/pellets connait également une forte hausse. Ainsi les coûts de chauffage pour les ménages ayant opté pour ce type de chaudières a facilement doublé depuis plusieurs mois.


Bien que cette hausse n’est pas comparable à l’explosion des prix du mazout et du gaz, elle reste néanmoins significative pour les ménages concernés tout en rappelant que l’installations de chaudières à pellets constitue une des pistes privilégiées du gouvernement pour faire avancer la transition énergétique.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de l’Environnement et à Monsieur le ministre de l’Energie :

  1. Combien d’aides pour l’installation d’une chaudière à pellets ont jusqu’à présent été accordées par vos services ? Comment ce chiffre a-t-il été impacté par l’augmentation des aides décidées lors de la pandémie de la Covid19 respectivement suite au déclenchement de la guerre en Ukraine ?
  2. Comment Madame et Monsieur les Ministres expliquent-ils la hausse des prix du bois-énergie en question ? Est-elle due à l’augmentation des prix de transport du bois ou y a-t-il d’autres raisons ?
  3. Existe-t-il une production de copeaux de bois pour les chaudières à granulés au Luxembourg ? Dans l’affirmative quelles quantités sont produites et quelle est la part de la demande intérieure satisfaite par la production autochtone ?
  4. D’où provient la majorité du bois respectivement des copeaux de bois pour lesdites chaudières commercialisées au Luxembourg ? Quelle est la distance de transport généralement parcourue pour l’importation des produits en question et par quels moyens de transports sont-ils acheminés vers le Luxembourg ?
  5. Le gouvernement fait-il des efforts pour augmenter la production de bois-énergie au Luxembourg ? Si oui, lesquels ?
  6. Monsieur et Madame les Ministres ne craignent-ils pas que l’augmentation du prix des copeaux de bois pourraient décourager de nombreux ménages à remplacer leur ancienne chaudière à mazout ou à gaz par une chaudière à granulés freinant ainsi la transition énergétique ?
  7. Monsieur et Madame les Ministres prévoient-ils des mesures supplémentaires pour soutenir les ménages et surtout les ménages à revenu modeste dans l’acquisition d’une chaudière à granulés ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

Resto-bio-polis : déi Lénk veut déployer tout le potentiel des cantines scolaires

Communiqué de presse

Les cantines publiques constituent des leviers importants pour transformer durablement l’agriculture. La production régionale d’aliments participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre liés au transport de marchandises et contribue à la création d’emplois utiles dans la région. La production biologique allège la pression sur les écosystèmes et protège la biodiversité. Les cantines publiques qui proposent des produits régionaux et biologiques permettent en même temps aux élèves et au personnel scolaire de bénéficier d’une nutrition de haute qualité.

Malheureusement, une telle réorientation de la politique agricole et de l’alimentation n’est pas dans l’esprit du gouvernement actuel.

Au cours des années passées on a maintes fois pu constater que les grandes annonces du gouvernement en matière de développement durable sont restées sans suites significatives.

L’objectif des 20 % d’agriculture biologique jusqu’en 2025 a fait beaucoup débat en 2018, mais depuis les voix se sont tues. En 2022, le Luxembourg fait mauvaise figure avec sa part de 6% d’agriculture biologique. Le nouveau label de certification des produits régionaux a été conçu de manière si vague par le ministre de l’agriculture qu’il n’opère aucune orientation d’achat et n’encourage pas les producteurs régionaux qui souhaitent œuvrer en faveur d’une production plus durable. Le dernier projet de loi de la ministre de la Santé relatif à la politique d’alimentation est tout aussi dépourvu d’ambitions et exclut d’emblée toute participation et l’avis des organisations et des personnes concernées. Le projet de loi du ministre de l’Éducation Claude Meisch (DP) sur la réforme de Restopolis s’inscrit parfaitement dans la lignée des échecs du gouvernement en place.

Avec la future réforme, Restopolis serait transformée en administration publique indépendante, ce qui ne devrait pas changer grand-chose au fait que la majorité des cantines scolaires sont exploitées par trois grandes entreprises privées (10 cantines seulement sont sous régie directe publique).

On peut en déduire que les conditions de travail et les salaires des personnes engagées dans les cantines en régie directe diffèrent de ceux du personnel des cantines sous régie privée. Une telle inégalité de traitement est inacceptable dans le cadre d’une service public.

Pour éviter que la privatisation des cantines scolaires installe une inégalité de traitement entre les élèves et le personnel scolaire, notamment en termes de tarifs et de qualité des repas, le gouvernement veut mettre en place une loi qui aura pour objectif de réglementer le secteur.

Sauf que le projet de loi en question ne prévoit actuellement pas la promotion des productions régionales ou biologiques parmi les objectifs et les missions de la nouvelle administration « Restopolis ». L’absence d’objectifs chiffrés en matière d’alimentation biologique et régionale dans le projet de loi, prouve qu’il s’agit d’une déclaration d’intention parmi d’autres. Le ministre de l’Education fait référence à d’autres stratégies, comme le plan BIOPAN 2025 qui prévoit qu’en 2025, 50% des produits disponibles dans les cantines proviendront de l’agriculture luxembourgeoise locale, dont 40% de l’agriculture biologique. C’est là que le serpent se mord la queue, car à défaut de productions agricoles diversifiées et biologiques, ces produits sont encore inexistants au Luxembourg. Les membres du gouvernement se renvoient donc constamment la balle, avec pour résultat que les produits biologiques continuent à être massivement importés en provenance de sites de production globaux.

déi Lénk ne s’oppose pas à la création d’une entité administrative pour Restopolis. Au contraire, une administration indépendante peut apporter son lot d’efficacité et de résultats positifs. Seulement, il faut que les objectifs et missions à remplir par cette administration soient clairement définis dans le texte de loi.

De plus, il est essentiel que les cantines scolaires soient exclusivement gérées et exploitées en régie directe publique. La privatisation des cantines scolaires est clairement un frein à la mise en place d’un programme d’alimentation régional et biologique dans les écoles. Le fait de servir le même menu avec les mêmes plats dans toutes les cantines scolaires du pays, est une solution alibi pour donner l’impression d’une égalité de traitement des usag.ère.er.s dans un contexte de privatisation rampante.

Cette approche est mauvaise sous divers aspects. D’une part parce qu’elle empêche la possibilité  d’une alimentation régionale et de saison. En effet, les grandes quantités d’aliments requises ne peuvent être produites qu’au Luxembourg, ce qui exclut les petits producteurs locaux.

D’autre part, cette approche part d’une conception de l’agriculture qui se résume à des productions massives et uniformes. Cette conception n’est évidemment pas idéale pour l’introduction d’une offre équilibrée et de qualité dans les cantines.

Pour cela, déi Lénk souhaite concevoir cette nouvelle administration comme une centrale de coordination de réseaux régionaux mettant en lien cantines scolaires et producteurs qui dans un échange mutuel s’accordent sur les menus proposés à partir de l’offre de produits disponibles et en fonction de critères biologiques, régionaux et saisonniers.

En s’engageant par des contrats à long terme à provisionner les cantines scolaires, les entreprises agricoles obtiendront également une sécurité de planification de leurs productions. Par ce fait, le travail agricole sera revalorisé. La création de nouvelles initiatives agricoles pourra être stimulé et des reconversions d’entreprises agricoles existantes pourront être favorisées. Les options végétariennes et véganes pourront devenir la règle. Les usag.ère.er.s des cantines scolaires et d’autres acteurs locaux pourront être facilement impliqués dans la définition de l’offre des menus proposés, ce que le projet de loi du gouvernement ne prévoit pas du tout. Enfin, l’approche de déi Lénk garantira également une égalité des conditions de travail du personnel des cantines.

Resto-bio-Polis: déi Lénk gesi méi Potenzial an de Schoulkantinnen.

Pressematdeelung

D’ëffentlech Kantinnen si potenziell e groussen Hiewel fir d’Landwirtschaft nohalteg ze veränneren. Regional produzéiert Liewensmëttel reduzéieren den Ausstouss vun Zäregase beim Transport a schafe sënnstëftend Aarbechtsplazen an der Regioun. D’biologesch Produktioun reduzéiert den Drock op d’Ekosystemer a schützt d’Aartevillfalt. Ëffentlech Kantinnen, déi regional a biologesch Produkter servéieren, droen zu enger gesonder an héichwäerteger Ernierung vun de SchülerInnen an dem Schoulpersonal bäi. Mee esou eng Reorientéierung vun der Ernierung an der Landwirtschaft ass net am Sënn vun dëser Regierung.

An de vergaangene Joren ass méi wéi ee Mol däitlech ginn, dass de groussen Usoen vun der Regierung a Saachen Nohaltegkeet net vill Bedeitung bäizemossen ass. Ronderëm dat 2018 sou vill diskutéiert 20%-Zil bei der Biolandwirtschaft bis 2025 ass et roueg ginn, 2022 végétéiert Lëtzebuerg weider bei ronn 6% Undeel bei der Biolandwirtschaft. Den neie Label fir regional Produkter gouf vum Landwirtschaftsminister esou oppe gestalt, dass e weder eng Orientéierung fir d’Leit beim Akaf ass, nach eng Hëllef fir Produzenten, déi méi nohalteg an der Regioun wëlle produzéieren. De rezente Gesetzesprojet vun der Gesondheetsministesch iwwer d’Ernährungspolitik ass genee esou ouni Ambitioun a schléisst vu vir eran all Matsprooch vun de betraffenen Organisatiounen a Leit aus. De Gesetzesprojet vum Educatiounsminister Claude Meisch (DP) iwwer d’Reorganisatioun vu Restopolis gliddert sech perfekt an an dëse Line-Up vun den Echec’en vun dëser Regierung.

Restopolis soll an Zukunft eng eegestänneg ëffentlech Verwaltung ginn. Dëst soll awer net doriwwer ewechtäuschen, dass déi allermeescht Schoulkatinnen (bis op 10 just nach) vun 3 grousse Privatentreprisen exploitéiert ginn. Dëst bedeit natierlech, dass d’Aarbechtsbedingungen an d’Salairen tëscht den direkt bei de Schoulen agestallte Leit an dem Personal vun dëse Privatentreprisen ënnerschiddlech sinn. An engem ëffentleche Service dierf et an eisen Aen esou Zoustänn net ginn.

Fir ze verhënneren, dass duerch d’Privatiséierung vun de Schoulkantinnen och d’SchülerInnen an d’Personal an de Schoulen ënnerschiddlech behandelt ginn, sief et bei den Tariffer oder der Qualitéit vum Iessen, reegelt d’Regierung de Secteur gär mat engem Gesetz. Am Projet vun dësem Gesetz, den aktuell virläit, kommen d’biologesch a regional Erzeugnisser awer net an den Zilsetzungen oder de Missioune vum der neier Verwaltung vir. Kloer chiffréiert Ziler ginn et keng, et bleift bei Absichtserklärungen. Den Educatiounsminister verweist dowéinst op aner Strategien, wéi de BIOPAN 2025, dee virgesäit dass bis 2025 50% vun de Produkter an de Kantinnen aus der lokaler Lëtzebuerger Landwirtschaft solle kommen, 40% dovunner esou guer aus der Biolandwirtschaft. Hei bäisst sech d’Kaz awer an der Schwanz, wëll déi Produkter ginn et zu Lëtzebuerg guer net, dofir hu mir weder déi diversifizéiert nach déi biologesch zertifiéiert Produktioun. D’Regierungsmembere spillen sech de Ball also hei hin an hir, mam Resultat, dass biologesch Produkter weiderhi massiv importéiert musse ginn a sech net regional mee global mat Wueren agedeckt wäert ginn.

déi Lénk hu kee Problem mat der Schafung vun enger ëffentlecher Verwaltung, am Géigendeel, eng effikass an eegestänneg Verwaltung ka sécherlech positiv Akzenter setzen. Mee d’Ziler, déi des Verwaltung verfollege soll, mussen awer kloer am Gesetz stoen.

Mee mir gi méi wäit. D’Schoulkantinnen an den ëffentleche Schoule mussen an eisen Aen alleguer an direkter an ëffentlecher Regie bedriwwe ginn. Mir sinn nämlech der Opfaassung, dass grad d’Privatiséierung vun de Kantinnen der biologescher a regionaler Ernierung an de Schoulen am Wee steet. Sou ass zum Beispill den Usproch, dass an all Kantinnen am Land déi selwecht Menuen servéiert musse ginn eng Verleeënheetsléisung, fir am Kader vun der Privatiséierung nach eng Gläichbehandlung vun de KantinnsnotzerInnen oprecht z’erhalen. Dat ass an den Aen vun déi Lénk awer total falsch. Engersäits steet des Approche enger regionaler a saisonaler Ernierung am Wee, wëll déi entspriechend Quantitéiten net zu all Moment zu Lëtzebuerg kënne produzéiert ginn a kleng Produzente soumat ausgeschloss ginn. Anerersäits ass dës Erugoensweis awer och verhaft an der Virstellung dass d’Landwirtschaft eng uniform Masseproduktioun géif bedreiwen. Se ass op kee Fall eng Bedingung fir eng qualitativ héichwäerteg an equilibréiert Offer an de Kantinnen.

Dofir wëllen déi Lénk déi nei Verwaltung als eng zentral Koordinatiounsstell vu regionale Reseau’en aus Schoulkantinnen a Produzente verstoen, déi am Echange mateneen d’Menuer opgrond vun der méiglecher Offer festleeën an dobäi d’Ziler vu Regionalitéit, Saisonalitéit a biologescher Hierstellung verfollegen. D’landwirtschaftlech Betriber sollten hei mat Hëllef vu laangfristege Kontrakter mat de Kantinne Planungssécherheet kréien. D’Aarbecht an de landwirtschaftleche Betriber kann iwwer dëse Wee opgewäert an d’Schafung vun neien an d’Rekonversioun vu bestoende Betriber dynamiséiert ginn. Och d’vegetaresch an d’vegan Optiounen an de Kantinne soll esou developpéiert an zur Reegel ginn. An esou engem regionale Kontext kënnen och d’NotzerInne vun de Kantinnen an aner lokal Acteuren an d’Ausriichtung vun der Offer matabezu ginn, eppes wat mam Regierungsprojet iwwerhaapt net virgesinn ass. Net zulescht wier iwwer dës Approche och eng Gläichheet bei den Aarbechtsbedingunge beim Kantinnspersonal ze garantéieren.

BobiBleift – déi Lénk si solidaresch mat de Bëschbesetzer*innen am Bobësch.

Déi jonk Aktivisten am Bobësch zu Käerjeng übe mat hirer Besetzungsaktioun friddleche Widderstand géint déi geplangten Ofholzung vun engem wäertvolle Bësch an enger Natura2000-Zone fir de Bau vun engem Contournement vu Käerjeng z’erméiglechen. déi Lénk erklären heimat hir Solidaritéit mat de Bëschbesetzer*innen, déi mat hirem Asaz vill dozou bäidroen, dass den Erhalt vun der Aartevillfalt an de Bëscher als gréng Longen an Zäite vu multipellen Ëmweltkrisen als eng iwwerliewenswichteg Aufgab fir eis all erkannt gëtt.

déi Lénk hunn sech vun Ufank un op lokalem wéi op nationalem Plang géint de Bau vum Contournement vu Käerjeng agesat. Ëmmer méi Stroossen si keng Léisung fir d’Verkéiersproblematik an de Grëff ze kréien, am Géigendeel, se schafen an éischter Linn Plaz fir ëmmer méi Gefierer a verschäerfen domat d’Belaaschtunge fir d’Ëmwelt an d’Mënschen.

De Contournement vu Käerjeng géif weidere Verkéier an eng Regioun bréngen, déi haut schonn am Verkéier erstéckt. Dofir soll an dësem spezielle Fall en alen, aarteräichen an dowéinst och geschützte Bësch deelweis zerstéiert ginn tëscht de Gemenge Käerjeng a Suessem, déi iwwer ganz wéineg Bëschbestand verfügen. Et ass eng Lose-Lose Situatioun fir déi ganz Regioun.

An Zäiten an deenen sech d’Berichter iwwer d’Auswierkunge vun der Äerderwiermung an Ëmweltzerstéierungen iwwerschloen a mir och zu Lëtzebuerg mat Hëtztwellen, laang undauernden Dréchenten, Tornados an Iwwerschwemmungen ze dinn hunn, ass d’Ofholze vu Bëscher an d’Zerstéierung vun aarteräiche Biotopen onverantwortlech an net méi a Bezuch zu der Realitéit. Bëscher an Aartevillfalt musse geschützt a gefleegt ginn, wëll se eis dobäi hëllefe mat de Konsequenzen vun de scho bestoenden Ëmweltschied eens ze ginn.

Matgedeelt vun déi Lénk


Bobibleiftdéi Lénk solidaire avec les occupant.e.s du Bobësch.

Des jeunes activistes occupent le Bobësch à Bascharage dans le cadre d’une action de résistance pacifique contre la destruction de la forêt. Située dans une zone Natura2000, celle-ci est censée disparaître pour permettre la construction du contournement de Bascharage. déi Lénk se montre solidaire avec les activistes qui contribuent avec leur engagement à une prise de conscience. Alors que les crises écologiques se multiplient et que la perte de la biodiversité s’intensifie, la préservation des forêts en tant que poumons verts est devenu un enjeu existentiel.

déi Lénk s’est opposé depuis le début à la construction de ce contournement, aussi bien au niveau local qu’au niveau national. Les problèmes de mobilité ne peuvent pas être résolus par la construction de toujours plus de routes. Au contraire, en créant de l’espace pour davantage de véhicules, l’environnement et les êtres humains seront d’autant plus impactés.

Le contournement de Bascharage amènera encore davantage de circulation dans une région qui est déjà saturée aujourd’hui. Et pour cela, une forêt classée pour sa richesse en matière de biodiversité doit partiellement disparaître. Ceci est d’autant plus tragique que les deux communes Bascharage et Sanem ne comptent que très peu de surfaces boisées. Il s’agit d’une situation perdant-perdant pour toute la région.

Pendant que les rapports sur les effets catastrophiques du changement climatique et de la destruction environnementale se multiplient, ce projet est tout simplement irresponsable et en décalage avec la réalité. Rappelons que le Luxembourg est touché de plus en plus par des sécheresses, des vagues de chaleur, des tornades et des inondations. Les forêts et la biodiversité doivent impérativement être sauvegardées pour nous aider à affronter les conséquences de la destruction environnementale déjà existante.

 Communiqué par déi Lénk

Iwwerschwemmungen 2021 : Politeschen Drock fir kritesch Stëmmen z’ënnerdrécken ?

Laut dem 100,7, wier de Jeff da Costa, en Employé vun enger privater Firma deen de Warnsystem fir d’Iwwerschwemmunge kritiséiert an gläichzäiteg konkret Verbesserungsvirschléi proposéiert hat, vu sengem Patron rausgehäit ginn nodeems politeschen Drock ausgeüübt gouf.  

Déi schwéier Iwwerschwemmunge vum Summer 2021 haten déi responsabel Autoritéiten iwwerrascht an hunn grousse Materialschued ugeriicht. Et hätt een se awer kéinte viraussoen. De Jeff da Costa, deen de Laxismus vun den zoustännegen Autoritéiten denoncéiert an d’Dysfonctionementer vum Warnsystem entdeckt huet, huet säin Zivilcourage mam Verloscht vu senger Aarbecht bezuelt.

Déi politesch Gestioun vun de Gewässer vun dëser Regierung ass e Fiasko : stänneg Verschmotzungen, schlëmm Iwwerschwemmungen, Mangel u Kontroll an Daten, enorm Verspéidunge wat d’Investmenter an Infrastrukturen ugeet (Réckhaltebecken, Kläranlagen…), eng Ëmweltpolitik ouni Ambitiounen. Dës Lëscht ass natierlech net komplett. Amplaz déi wichteg Chantieren unzegoen, schéngt et wéi wann d’Regierung léiwer kritesch Stëmmen ënnerdréckt.

Sollt et erauskommen, dass eis politesch Klass esou mafiéis Methode benotzt, da steet et ganz schlecht ëm eis Demokratie. D’Fro vun der politescher Verantwortung muss da gestallt ginn. Déi Lénk fuerderen, dass dës Affär esou séier wéi méiglech an den zoustännege Kommissiounen (Institutiounen, Ëmwelt, Intérieur) diskutéiert gëtt.

Matgedeelt vun déi Lénk.


Inondations 2021 : Des pressions politiques pour faire taire les voix dérangeantes ?

Selon la radio publique 100.7, Jeff da Costa, un employé d’une entreprise privée, qui avait critiqué le système d’alerte des inondations tout en proposant des améliorations concrètes, aurait été licencié par son employeur à la suite de pressions politiques.

Rappelons que les inondations de l’été 2021 avait pris de court les autorités compétentes et avaient causé d’importants dégâts matériels. Or, elles étaient parfaitement prévisibles. Jeff da Costa, qui a eu le courage de dénoncer le laxisme des autorités et les dysfonctionnements du système d’alerte, a payé son engagement civique avec la perte de son emploi.

La politique de gestion des eaux de ce gouvernement est un échec cuisant : des pollutions en masse, des inondations dévastatrices, le manque de contrôles et de données, les retards énormes en matière d’investissements dans les infrastructures (bassins de rétention et débordement, stations d’épuration…), une politique environnementale sans ambitions. Cette liste peut être rallongée à souhait. Mais au lieu de s’attaquer à ce vaste chantier, le gouvernement aurait préféré réduire au silence les voix dérangeantes.

S’il s’avère que nos responsables politiques recourent à ce genre de pratiques mafieuses, notre démocratie est très mal en point. La question de la responsabilité politique se poserait inéluctablement. La sensibilité politique déi Lénk demande que cette affaire soit au plus vite débattue lors d’une prochaine réunion de la commission parlementaire jointe (Institutions, Environnement et Affaires intérieures).

Communiqué par déi Lénk

Question parlementaire concernant la démolition partielle du château d’Eisenborn et des travaux en zone verte.

Monsieur le Président,

Selon des informations qui m’ont été transmises, des travaux seraient en cours sur le site du château d’Eisenborn dans la commune de Junglinster. Le château d’Eisenborn a été acquis par le Fonds du Logement qui a entretemps entamé des travaux de démolition partielle du château et des travaux d’aménagement du parc du château dont l’abattage d’arbres.

Vu que le château avec son parc est situé en zone verte au sens de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, ces travaux sont soumis à l’obtention d’une autorisation ministérielle.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de l’Environnement :

  1. Madame la Ministre est-elle au courant des travaux du Fonds du Logement en pleine zone verte et les a-t-elle approuvés ?
  1. Madame la Ministre a-t-elle approuvé un changement dans la délimitation de la zone verte conformément à l’article 5 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ?
  2. La création de jardins privatifs et la construction d’un parking ainsi que d’une nouvelle voie d’accès relèvent-elles des dispositions dérogatoires pour les constructions autorisées en zone verte en vertu de l’article 6 de la loi précitée ?
  3. Le changement d’affectation a-t-il été autorisé préalablement par votre ministère conformément aux dispositions de l’article 14, paragraphe 1, de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, tout en sachant que le parc du château est à considérer selon la loi comme parc d’agrément bénéficiant d’un statut de protection particulier ?
  4. La ministre de l’Environnement a-t-elle autorisé les travaux d’enlèvement et de dépôt de terres en zone verte conformément au paragraphe 1 de l’article 9 de la loi précitée ? Dans ce même contexte, le paragraphe 2 de l’article précité stipule que sauf dispense du ministre, le bénéficiaire de l’autorisation est tenu de rendre au sol son caractère naturel, en boisant ou en regarnissant de végétation les excavations, déblais ou remblais destinés à subsister de manière permanente. Le Fonds du Logement bénéficie-t-il d’une telle dérogation ?
  5. Madame la Ministre a-t-elle approuvé préalablement l’abattage de plus de 50 arbres dans le parc du château, conformément aux articles 59 et 60 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ? Dans le cas contraire, quelles sanctions seront prises contre le propriétaire ?
  6. Les arbres du parc ont-ils été inspectés, recensés et enregistrés ? Dans l’affirmative, quand et par quelles autorités les arbres ont-ils été enregistrés ?
  7. Quelles mesures de compensation ont été retenues dans ce cas précis tout en sachant que l’article 63 de la loi précitée prévoit une évaluation avant les travaux dans le but de déterminer des mesures de compensation éventuelles ?
  8. Quelles sont les voies de recours en l’espèce, notamment en ce qui concerne l’article 68 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ?

Myriam Cecchetti

Députée

« Solidaritéitspak » : D’Regierung bezilt d’Betriber fir ze verschmotzen.

Et ass vill iwwert d’Moossnamen aus dem sougenannte « Solidaritéitspak » geschwat ginn, mee déi staatlech Hëllefe fir de Präis vun den Emissiounszertifikater am Kader vum europäeschen Emissiounshandel ze kompenséiere goufe wéineg kommentéiert. Dës Hëllef ass awer symptomatesch fir déi politesch Linn vun enger Regierung, déi d’Verschmotzungsrechter vun den Entreprisë mat de Sue vun de Salariéen an Rentner.inne bezilt. Dat ass ee sozialen an ekologesche Skandal.

D’Staatshëllefen, déi d’Betriber kréie fir en Deel vun hire Verschmotzungsrechter ze bezuelen, wäert de Staat 500 Milliounen Euro bis 2030 kaschten. Dës Hëllefe ginn natierlech iwwert de Staatsbudget finanzéiert, deen zu zwee Drëttel duerch d’Lounsteier an d’TVA gespeist gëtt. Et sinn also déi Lounofhängeg an d’Rentner.innen, déi dës Moossnam bezuelen, déi ëmweltpolitesch gesinn een absolutten Nonsens ass.

D’Zil vum europäeschen Emissiounshandel ass et nämlech d’Betriber unzereegen an eng méi gréng Produktioun z’investéiere well d’Zertifikater ze deier ginn. Haut läit de Präis vun engem Zertifikat bei ongeféier 80 Euro. Mee amplaz d’Betriber elo an eng méi ëmweltfrëndlech Produktioun investéieren ze loossen, huet d’Regierung decidéiert en Deel vum Zertifikatspräis ze bezuelen. Andeems se dat mécht, gräift se d’Fundament vum Emissiounshandel hunn, dee liberal a gréng Politiker.innen zum Wonnermëttel géint d’Klimakatastroph héichstiliséiert haten.

Déi grouss Betriber, déi vum Emissiounshandel betraff sinn, hunn d’Gelder fir an hir Produktiounssitten z’investéieren, mee et geet drëms den Aktionäre weider fett Gewënner an Dividenden auszebezuelen. déi Lénk si skandaliséiert iwwert dës Moossnam, déi duerchgesat gëtt wärend Salariéen, Rentner.innen, Stagiairen, Leit déi eng Léier maachen un der rezenter Indexmanipulatioun leiden. Dës Moossnam, wéi déi aner och, weist ganz kloer dass de « Solidaritéitspak » op eng Solidaritéit grënnt, déi just an eng Richtung geet : Vun de Lounofhängegen a Rentner.inne bei d’Betriber. D’Betriber sinn dann och ganz ouni Zweiwel déi grouss Gewënner vun dëser liberaler Opfaassung vun der Solidaritéit.

Matgedeelt vun déi Lénk.

Hei fannt Dir eng méi detailléiert Analys vum Emissiounshandel.


« Paquet de solidarité » : Le gouvernement paie les entreprises pour polluer.

Parmi les mesures du soi-disant « paquet de solidarité », les aides étatiques pour compenser la hausse du prix des certificats d’émission de gaz à effet de serre dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émission ont été peu commentées. Elles sont pourtant symptomatiques de la ligne politique d’un gouvernement qui paie les droits de pollution des entreprises avec l’argent des salarié.e.s et retraité.e.s. Un scandale social et écologique.

Les aides que l’État attribuent aux entreprises pour compenser la hausse du prix des droits de pollution pourraient s’élever à 500 millions d’euros jusqu’en 2030. Elles sont évidemment financées par le budget de l’État dont deux tiers des recettes proviennent de l’impôt sur les salaires et la TVA. Ce sont donc toutes les personnes travaillant pour un salaire et les retraité.e.s qui paient cette mesure qui est un non-sens absolu du point de vue écologique.

En effet, le but du système d’échange de quotas d’émission est d’inciter les entreprises à investir dans des processus plus écologiques par une hausse continuelle des prix des certificats d’émission. Aujourd’hui, le prix d’un certificat s’élève à environ 80 euros. Mais au lieu de laisser les entreprises investir dans une production plus verte, le gouvernement a décidé de compenser une partie du prix du certificat, sapant ainsi les fondations mêmes du système d’échange qu’écologistes et libéraux avaient érigé en solution miracle contre le réchauffement climatique.

Les grandes entreprises concernées par le système d’échange disposent des fonds nécessaires pour investir dans leurs sites de productions, mais il s’agit avant tout de ne pas priver les actionnaires de leurs profits et dividendes. déi Lénk est scandalisé par cette mesure qui intervient alors que salarié.e.s, retraité.e.s, indépendant.e.s, stagiaires et apprenti.e.s pâtissent des conséquences d’une manipulation de l’index. Cette mesure, comme les autres, montrent que le « paquet de solidarité » est fondé sur une solidarité à sens unique qui va des salarié.e.s et retraité.e.s aux entreprises. Ces dernières sont, sans l’ombre d’un doute, les grandes gagnantes de cette conception libérale de la solidarité.

Communiqué par déi Lénk.

Ici vous trouvez une analyse détaillée sur le l’échange de quotas d’émissions.

Question parlementaire sur la pollution des eaux souterraines du site de l’ancienne brasserie Diekirch.

Monsieur le Président,

En réponse à la question parlementaire n° 5743, Madame la Ministre de la Culture a indiqué qu’une pollution des eaux souterraines aurait été constatée dans les alentours de l’ancien site de la brasserie à Diekirch :

« Effektiv ass, am Géigesaz zum Buedem, d’Situatioun am Grondwaasser extrem schlëmm. Esou goufen an engem Betribspëtz, dee sech an de Gebaier befënnt, extrem héich Belaaschtunge mat Phenol an Ammonium nogewisen. Déi entspriechend Sanéierungswäerter sinn 900-fach (Phenol) an esouguer 3500-fach (Ammonium) iwwerschratt ginn.

Nach guer net gewosst ass, wéi wäit déi Pollutioun schonn am Ënnergrond, baussent de Gebaier gestreet huet. D’Fléissrichtung vum Grondwaasser geet iwwert de Site no Südosten an Direktioun vun der Sauer. »

Les polluants constatés sur le site risqueraient donc de se propager via les eaux souterraines et pourraient même menacer la Sûre.

C’est dans ce contexte que je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de l’Environnement :

  1. Des prélèvements ont-ils déjà été réalisés dans les alentours du site contaminé pour déterminer si la pollution s’est déjà propagée dans les eaux souterraines autour du site ? Dans l’affirmative, quels ont été les résultats de ces prélèvements ? Dans la négative, pourquoi vos services n’ont-ils pas effectué des prélèvements ?
  2. Les mesures nécessaires telles que prévues par la législation sur la protection et la gestion des eaux ont-elles entretemps été prises sur le site pour prévenir voire réduire la pollution des eaux souterraines ? Dans l’affirmative, de quelles mesures s’agit-il ? Dans la négative, pourquoi vos services n’ont-ils pas mis en place des mesures de prévention voire de réduction de la pollution ?
  3. La pollution en question aurait-elle pu être détectée grâce à d’autres prélèvements effectués dans le puit en question depuis la fin de l’activité économique sur le site de l’ancienne brasserie ? Dans l’affirmative, quelles conclusions ont été tirées à la suite de ces prélèvements ? Dans la négative, pour quelles raisons de tels prélèvements n’ont-ils pas été effectués sur ce site à risque ?
  4.  Des contrôles en matière de pollution ont-ils été effectués par vos services pendant que l’ancienne brasserie était encore en activité ? Dans l’affirmative, vos services ont-ils imposé des mesures à l’exploitant afin de répondre à des pollutions détectées ?

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

Myriam Cecchetti

Députée

Offallgesetzer: Ze mann, ze spéit.

Haut ginn déi nei Offallgesetzer an der Chamber gestëmmt. Vun der Revolutioun, déi déi Gréng versprach hunn, gesinn déi Lénk net vill. Dës nei Legislatioun ass d’Resultat vun enger minimalistescher a verspéiter Ëmsetzung vun enger europäescher Direktive. Fundamental stellen déi Texter näischt a Fro. D’Gestioun vum Offall ënnerläit weider enger kapitalistescher Profitlogik. Dat eenzegt wat ännert ass d’Kommunikatioun.

Wéilt een tatsächlech Ressource spueren, misst een an d’Produktiounsweis agräifen. Dëst ass besonnesch de Fall am Beräich vun der Elektronik, wou Grousskonzerner Milliarde maachen duerch d’Kuerzliewegkeet vu Produiten, déi ëmmer erëm mussen ersat ginn. Firwat féiert d’Regierung zum Beispill keng Verlängerung vun der Lafzäit vun de Garantien an? Gläichzäiteg kéint een en Index iwwert d’Reparaturméiglechkeete fir verschidde Produiten aféieren. Am Frankräich gëtt et esou eppes schonn. Ee Verbuet vu Reklammen am ëffentleche Raum kéint och dozou bäidroen, déi Ressourceintensiv Approche vun de Grousskonzerner z’ënnerbannen.

Dass mat Offall vill Geld ze maachen ass, wësse mir spéitstens säit der Superdreckskëschtaffär. Betriber hunn Interessi sech déi lukratiivsten Elementer vum Offallbusiness ze kropen. De Risiko vun enger Privatiséierung ass also net vun der Hand ze weisen. Dass Offäll elo als Ressourcen ugesi ginn, déi hir Plaz am kapitalistesche Wuerekreeslaf hunn, bedeit och dass d’Profit-Käschten Iwwerleeungen ëmmer méi wichteg wäerte sinn wéi ekologesch a sozial Aspekter. Et ass keen Zoufall, dass Privatentreprisen Ressourcenzentere geréieren an d’Gestioun vun den Déchets ménagers net méi eleng ënnert d’Gemengeverantwortung fält, mee a Copropriétéiten an Zukunft och vu Privatentreprise ka gemaach ginn.

Dass Ëmweltschutz an sozial Gerechtegkeet fir dës Regierung net Hand an Hand ginn ass evident. Zwar ginn d’Plastikverpackungen fir Geméis verbueden, mee vill Produiten wäerten weider duebel an dräifach verpaakt bleiwen. Ekologesch Choixen, wéi Liewensmëttel en vrac ze kafen, ouni Verpackung also, bleiwen ee Privileeg fir Leit déi déi néideg Kafkraaft hunn. Eng Revolutioun ass eppes anescht.

An der Ëmweltpolitik geet et eeben net duer Saachen einfach een neien Numm ze ginn, fir dass se vun haut op muer nohalteg ginn. Esou nëtzt et näischt aus engem Recyclingszenter ee Ressourcenzenter ze maachen, wann net konsequent Efforten gemaach ginn fir eng Reuse/Repair Approche duerchzesetzen. Mee fir dass esou ee Paradigmewiessel ka stattfannen, brauch een e staarke Service public, deen dat systematescht Reparéieren a Weidernotzen vu gebrauchte Produiten garantéiert. Esou géing een net nëmmen d’Ëmwelt schützen andeems een den Offall reduzéiert, mee et géing een och d’Handwierk an d’Solidarwirtschaft stäerken.

Dëst si nëmmen e puer Pisten, déi déi Lénk hei proposéieren. Et wier also méiglech gewiescht ouni groussen Opwand méi ze maachen. Mee dës Offallgesetzer si symptomatesch fir eng Koalitioun, déi kee gemeinsame Projet méi huet a just dat ëmsetzt wat Bréissel virgëtt. An dësem Fall, leit d’Ëmwelt ënnert dëser flagranter Handlungsonfäegkeet vu blo/rout/gréng.

Dass esou wichteg Gesetzer, et sinn der am ganze fënnef, zu enger eenzeger Debatt zesummegeluecht ginn, fir déi just wéineg Riedenzäit virgesinn ass, ass och symptomatesch an deit drop hin dass mir hei wäit ewech vun der grénger Revolutioun sinn.

Matgedeelt vun déi Lénk.

Hei fannt Dir nach 4 Konkret Propositiounen vun déi Lénk zum Thema:

Motioun 1

Motioun 2

Motioun 3

Motioun 4


Lois sur les déchets : Trop peu, trop tard.

Aujourd’hui seront adoptées à la Chambre des députés les nouvelles lois sur les déchets. déi Lénk, malgré d’intenses efforts d’interprétation, a du mal à discerner le potentiel révolutionnaire de cette législation vanté par déi Gréng. Ces textes sont le résultat d’une transposition tardive et minimaliste d’une directive européenne. Ils ne constituent en aucun cas une remise en question fondamentale. La gestion des déchets reste soumise à la logique capitaliste du profit.

Si le gouvernement voulait vraiment protéger les ressources, il devrait agir sur les modes de production. Dans le domaine de l’électronique, de grandes multinationales font des milliards grâce à l’obsolescence programmée de produits qui doivent ainsi être régulièrement remplacés. Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas envisagé une prolongation des délais des garanties ? Parallèlement, il aurait pu élaborer un indice de réparabilité pour certains produits. Un tel indice existe déjà en France. Une interdiction de la publicité pour certains produits dans l’espace public pourrait également contribuer à contrer le gaspillage de ressources systématique des multinationales.

Depuis l’affaire Superdreckskëscht, tout le monde sait que la gestion des déchets est un business juteux. Les entreprises privées ont intérêt à s’accaparer les activités les plus lucratives de la gestion des déchets. Le risque d’une privatisation est donc bien réel. Le fait que les déchets sont désormais considérés comme des ressources que l’on peut intégrer dans le cycle capitalistes des biens, montre que l’analyse coûts-bénéfice prime sur les aspects écologiques et sociaux. Ce n’est pas par hasard que des entreprises privées gèrent des centres de ressources et que la gestion des déchets ménagers ne tombe plus exclusivement sous la responsabilité communales.

Pour le gouvernement, la protection de l’environnement et la justice sociale semblent irréconciliables. Certes, les emballages plastiques pour les légumes seront interdits, mais beaucoup de produits garderont leur emballage double, voire triple. Le choix écologique d’acheter en vrac restera donc le privilège de personnes disposant d’un pouvoir d’achat suffisant. Une révolution, c’est autre chose.

En politique environnementale, il ne suffit pas d’apposer une nouvelle étiquette à une chose pour qu’elle devienne, du jour au lendemain, durable. Il ne sert à rien d’appeler les centres de recyclage centres de ressources, si on ne fournit pas les efforts nécessaires pour mettre e place une approche repair/reuse. Pour imposer un tel changement de paradigme, il faut un service public fort qui garantit la réparation et la réutilisation systématiques de produits de seconde main. Ainsi, on pourrait à la fois protéger l’environnement en réduisant les déchets et renforcer l’artisanat et l’économie solidaire.

Il ne s’agit ici que de quelques pistes esquissées par déi Lénk. Il aurait donc été possible de faire mieux sans qu’un effort surhumain soit requis. Mais ces lois sur les déchets sont symptomatiques d’une coalition à bout de souffle qui se contente de fidèlement transposer les directives de Bruxelles. En l’occurrence, c’est l’environnement qui pâtit de l’incapacité d’agir du gouvernement DP/LSAP/déi Gréng.

Que ces lois cruciales – il y en a cinq en tout – font l’objet d’un seul débat avec un temps de parole limité est également symptomatique et montre clairement que nous sommes en réalité bien loin de la révolution tant vantée.

Communiqué par déi Lénk.

Ici vous trouverez quatre proposotions concrètes sur le sujet:

Motion 1

Motion 2

Motion 3

Motion 4

Zwou Motiounen fir d’Emwelt, d’Sécherheet op de Stroossen an géint fossil Energien.

déi Lénk haten eng Motioun deposéiert fir d’Vitessen ze limitéieren op eise Stroossen. 30 amplaz 50 am Duerf, 80 amplaz 90 op der Landstrooss an 110 amplaz 130 op den Autobunnen. Eng aner Motioun huet autofräi Sonndeger gefuerdert. Et ass an beide Fäll em dräi Saache gaangen.

Eischtens: d’Ëmwelt schützen. Méi lues a manner fueren bedeit manner CO2.

Zweetens: méi lues a manner fueren bedeit méi Sécherheet.

Drëttens: méi lues a manner fueren bedeit manner Verbrauch vu fossilen Energien, an doriwwer géing sech Russland net freeën.

All d’Parteien, déi an der Chamber vertruede sinn, hu géint dës Motioune gestëmmt.

Motioun 1

Motioun 2


Deux motions pour l’Environnement, la sécurité routière et contre les énergies fossiles.

déi Lénk avait déposé une motion pour limiter les vitesses sur nos routes. 30 au lieu de 50 en agglomération, 80 au lieu de 90 sur les nationales et, enfin, 110 au lieu de 130 sur les autoroutes. Une deuxième motion a demandé des dimanches sans voitures. Dans les deux cas, il y avait trois objectifs.

Premièrement: protéger l’environnement, car rouler plus moins et plus lentement réduit les émissions de CO2

Deuxièmement: rouler moins et plus lentement augmente la sécurité routière.

Troisièmement: rouler moins et plus lentement réduit la consommation d’énergies fossiles ce qui ne ferait pas plaisir à la Russie.

Tous les partis représentés à la Chambre ont rejeté ces deux motions.

Motion 1

Motion 2

Gestion des zones industrielles : Des catastrophes écologiques programmées.

Aire de Berchem, Kronospan et maintenant l’incendie de la zone industrielle de Mertzig. Lors de chacun de ces incidents, le cours d’eau à proximité a été pollué en raison de l’absence d’un bassin de rétention fonctionnel. Cette liste d’exemple n’est d’ailleurs pas exhaustive.

Ces pollutions ne sont pas une fatalité. Elles sont le résultat d’une déclaration de faillite politique. Les administrations chargées du contrôle des zones industrielles manquent tout simplement du personnel nécessaire pour assumer cette mission cruciale pour la protection de l’environnement. Le gouvernement, bien conscient du problème, préfère l’ignorer.

Une réponse à une question parlementaire de déi Lénk relative à l’incendie de la zone industrielle de Mertzig (numéro 5406), montre l’étendue des dysfonctionnements : l’absence d’un bassin de rétention, l’absence de contrôle et, enfin, les entreprises travaillant sans autorisations d’établissement.

Si le gouvernement veut éviter de futures catastrophes écologiques, il faut qu’il mette tout en œuvre pour que les lois censées protéger l’environnement soient appliquées. déi Lénk ne lâche pas le morceau et demande des comptes à la ministre de l’Environnement par le biais de la question parlementaire 5916.

Communiqué par la sensibilité politique déi Lénk.


D’Gestioun vun den Industriezonen : Weider Ëmweltkatastrophe si programméiert.

Aire de Berchem, Kronospan an viru kurzem de Brand an der Industriezon vu Mäerzeg. Bei all dësen Incidenten, si  Bache verschmotz ginn, well et kee Réckhaltebecke gouf. An dëser Beispiller ginn et der nach méi!

Dës Verschmotzungen si keng Schicksalsschléi. Si sinn d’Resultat vun enger politescher Failliteerklärung. D’Administratiounen, déi d’Industriezone kontrolléiere sollen, hunn einfach net genuch Leit fir dës kruzial Missioun duerchzeféieren. D’Regierung ass sech däers bewosst, mee se kuckt léiwer ewech.

Eng Äntwert op eng parlamentaresch Fro vun déi Lénk iwwert de Brand zu Mäerzeg (Nummer 5406) weist d’Ausmooss vun de Problemer : keng Réckhaltebecken, keng Kontrollen, a Betriber, déi ouni Geneemegung schaffen.

Wann d’Regierung an Zukunft wëll Ëmweltkatastrophe verhënneren an domadder d’Bache schützt, da muss se alles dru setzen, dass d’Gesetzer, déi den Ëmweltschutz solle garantéieren, applizéiert ginn. déi Lénk bleift weider um Ball a freet an enger neier parlamentarescher Fro (Nummer 5916), dass d’Ëmweltministesch sech rechtfäerdegt. Matgedeelt vun der lénker Fraktioun.

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