Question parlementaire relative aux contrats d’embauche dans le cadre du Contact tracing

Monsieur le Président,

L’extrême rapidité avec laquelle se propage le variant Omicron a provoqué une hausse d’infections à la Covid-19 sans précédent. Cette nouvelle vague d’infections submerge également les équipes du Contact Tracing qui faute de personnel, ne peuvent guère exécuter leur travail en bonne et due forme. Pourtant, ce n’est pas la première fois dans le contexte de la pandémie que les capacités du Contact Tracing se heurtent à leurs limites. L’augmentation des capacités du Contact Tracing semble au fil du temps de la pandémie ne semble pas suffisamment avoir été considérée par les responsables du gouvernement. D’une autre manière, l’on pourrait conclure également que les capacités du Contact Tracing n’auraient pas su être pérennisées dans un contexte de crise sanitaire durable bien que marquée par des mouvements d’infections aléatoires. La fin de la pandémie n’est ainsi pas encore en vue et avec les expériences faites par le passé, il faudrait que le gouvernement puisse donner au Contact Tracing  les moyens en personnel nécessaires pour pouvoir efficacement affronter une soudaine surcharge de travail dû à une nouvelle vague d’infections. A cet égard, les conditions et contrats d’embauche nous semblent jouer un rôle important. Cependant, nous avons reçu l’information qu’il existe différentes formes de contrats au sein des équipes du CT et qu’il s’agirait pour la majorité de contrats à durée déterminée (CDD) ne pouvant à priori légalement être prolongés au-delà d’une durée de 24 mois . D’autres contrats qui y seraient de rigueur seraient des contrats volontaires encore davantage précaires que les CDD.

Devant ces affirmations, nous prions Monsieur et Madame les ministres de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

1. Combien de personnes travaillent actuellement au sein du Contact Tracing ?

2. Madame et Monsieur les Ministres pourraient-ils nous indiquer comment leur nombre a évolué depuis l’instauration du CT en livrant des chiffres précis?

3. Combien de personnes ont démissionné au sein du Contact Tracing ? Pourriez-vous nous renseigner sur l’évolution des démissions en nous indiquant dans quels intervalles elles ont eu lieu ?

4. Quels sont les formes de contrats d’embauche en vigueur au sein du CT ? Pourriez-vous nous dresser une liste des contrats utilisés en indiquant pour chaque forme de contrat la quantité afférente ?

5. Est-il fait usage de contrats à durée indéterminée au sein du CT ? Dans l’affirmative, de combien de contrats de ce type s’agit-il ? A quel poste ou fonction s’attachent-ils ? Dans la négative, veuillez nous expliquer pourquoi ?

6. Le recrutement de nouveaux effectifs pour le CT s’est il avéré plus difficile par moments ? Si oui, dans quelle mesure et en fonction de quels critères ? Dans la négative, comment expliquez-vous le manque d’effectifs actuel ?

7. Parmi les personnes travaillant au sein du CT , combien y ont été engagé à plusieurs reprises depuis sa mise en place ? Veuillez nous indiquer le cas échéant de combien de reprises il s’agit pour la personne concernée ?

8. Quel est la durée moyenne des contrats signés dans le cadre du CT ? Des personnes ont-elles obtenu une prolongation de leur CDD jusqu’au maximum de 24 mois ?

9. Madame et Monsieur les ministres ne jugent-ils pas pertinent, de mettre en place une cellule pérenne au sein du CT dont les salarié.e.s disposeraient de CDI ?

10. De même pour les salarié.e.s ayant accumulé.e.s le maximum d’années autorisé dans le cadre de leur CDD, Monsieur le Ministre envisage-t-il la possibilité d’une prolongation de contrat ?

11. Combien de salarié.e.s du CT arrivent actuellement à terme de leur CDD ?

12. Monsieur le ministre envisage-t-il une possibilité pour ces salarié.e.s d’être réembauché.e.s sous d’autres conditions, ou bien devront-ils nécessairement être remplacé.e.s par de nouvelles recrues ?

13. Dans la négative à la question précédente, Monsieur et Madame les Ministres ne sont-ils pas d’avis qu’une non-reconduction des contrats en question risquerait de faire perdre des expériences et savoir-faire importants apportés jusqu’à présent par ces salarié.e.s au bénéfice du service du CT ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées,

Myriam Cecchetti         Nathalie Oberweis

Députée                       Députée

Medizin für den Menschen, nicht den Kommerz

Medizin für den Menschen, nicht den Kommerz: déi Lénk stellen sich gegen die Schaffung privater Ärztegesellschaften 

Nur vier große, überregionale Krankenhäuser sichern in Luxemburg die medizinische Versorgung. Eine Folge dieser räumlichen Konzentration auf wenige Zentren ist, dass die dort angebotenen Dienste zwar allgemein gut sind, aber weite Landstriche in den Bereichen ambulante und stationäre Medizin unterversorgt sind. Mit der Schaffung privater Ärztegesellschaften soll nun aus der „Notsituation“ außerhalb der Zentren Profit geschlagen werden. 

Seit einigen Wochen liegt ein, eindeutig die Handschrift der Ärztelobby tragender, Gesetzesvorentwurf vor, der es Ärzten in Zukunft erlauben soll, gewerbliche Gesellschaften zu gründen, Kapital zu sammeln, Geräte zu kaufen und Personal einzustellen, wozu auch Ärzte und medizinisches Pflegepersonal zählen. So sollen wirtschaftliche Anreize geschaffen werden um die medizinische Versorgung auch außerhalb der 4 Krankenhauszentren zu verbessern. Dass diese Anreize nichts anderes als das Versprechen satter Profite sind, wird dabei nicht weiter ausgeführt.

Statt einer Strategie zur Schaffung einer auch in die Fläche hinein hochwertigen, öffentlichen und allgemeinen Gesundheitsversorgung vorzulegen – dessen Notwendigkeit ja gerade die aktuelle Pandemie nachdrücklich bewiesen hat – treiben die Regierung und ihre Gesundheitsministerin demnach weiterhin massiv deren Kommerzialisierung und Privatisierung voran. Wird das Projekt „private Ärztegesellschaften“ wie vorgesehen umgesetzt, so dürften diese alle möglichen medizinischen Dienstleistungen anbieten. Die Details würden dabei in großherzoglichen Reglementen festgelegt werden, also am Parlament vorbei. Und der Teufel liegt bekanntlich im Detail: Zwar schließt der vorliegende Vorentwurf Investoren ohne medizinischen Beruf ausdrücklich von der Beteiligung an solchen Ärztegesellschaften aus. Jedoch gilt dieses Beteiligungsverbot nicht für andere in der Europäischen Union niedergelassene Ärztegesellschaften. Wer bei diesen ausländischen Ärztegesellschaften wiederum Investor ist, bleibt unbekannt.

Als auf Gewinn ausgelegte Kapitalgesellschaften werden die vorgesehenen Ärztegesellschaften voraussichtlich eine entsprechende Medizin anbieten. Und das obwohl Artikel 16 des ärztlichen Deontologiekodexes festhält: « La médécine ne doit pas être pratiquée comme un commerce ». Dieser Widerspruch stört umso mehr, wenn man bedenkt, dass der Gesetzesvorentwurf mit Hochdruck am Gesondheetsdësch, dessen Hauptaufgabe es ja eben ist, das Gesundheitswesen der Zukunft zu erarbeiten, vorbeigedrückt wird. Statt die Idee privater Ärztegesellschaften in diesem Gremium von verschiedenen Interessengruppen gemeinsam debattieren zu lassen, scheint die Ärzteschaft diese ganz allein heute schon verwirklichen zu wollen. 

déi Lénk verurteilt vehement diese nicht nur verschleierte, sondern durchweg undemokratische Privatisierung des Gesundheitswesens! Private Ärztegesellschaften bedeuten nicht nur eine eindeutige Schwächung des öffentlichen Gesundheitwesens in Luxemburg, sondern garantieren zudem keineswegs die wesentliche, aber kommerziell oft uninteressante gesundheitliche Grundversorgung. Es ist ein Skandal, dass hier eine sozial-demokratische Gesundheitsministerin die Weichen stellt für eine Zweiklassenmedizin, wie sie sich auch an den Beispielen des IRM in Grevenmacher oder des Diagnostikzentrums mit Poliklinik in Junglinster bereits abzeichnet. So wird die Kluft zwischen bedürftigen Kassenpatienten und kapitalstarken Privatkonsumenten auf Jahre weg rechtlich und institutionell verfestigt und ausgeweitet, mit weitreichenden Folgen nicht nur für die Patienten, sondern auch für das im Gesundheitswesen arbeitende Personal.

déi Lenk stellt sich mit aller Kraft gegen eine Kommerzialisierung der Gesundheit und wiederholt seine Forderung nach einer Stärkung des öffentlichen und allgemeinen Gesundheitswesens. Nur die öffentliche Hand kann garantieren, dass Menschen und nicht Profite im Mittelpunkt des Gesundheitswesens stehen, und dies sowohl was die Betreuung der Patienten, als auch die Arbeitsbedingungen des Personals betrifft. Gesundheit darf weder Luxus sein, noch ein Mittel um aus Menschen in Not auch noch den letzten Cent herauszuquetschen, oder sie gar wegen Zahlungsunfähigkeit sich selbst zu überlassen. Statt Privatisierung und satten Gewinnen braucht unsere Gesellschaft mehr Gemeinschaft und mehr Solidarität. Gerade wenn es um die Gesundheit geht muss garantiert sein, dass alle Menschen gleich sind!

[Pressemitteilung, 7. Januar 2022]

Lutte contre la pandémie: pilotage à vue du gouvernement

Pilotage à vue, incongruités et manque de pragmatisme et de courage

Une semaine à peine après le vote de la nouvelle loi Covid, le gouvernement est revenu devant le parlement pour renforcer encore les mesures de lutte contre le virus. déi Lénk voudrait dénoncer ce pilotage à vue de la part du gouvernement, alors que la diffusion rapide du nouveau variant “Omicron” était connue depuis deux semaines. Cela fait encore augmenter les incertitudes et le manque de confiance dans l’action gouvernementale en ces temps difficiles et cela apporte de l’eau au moulin des comploteurs et négationnistes.

Pour déi Lénk, la vaccination est essentielle pour réduire la pression sur les hôpitaux et éviter les cas graves surtout chez les personnes âgées et vulnérables, et nous le répétons encore et encore : “faites-vous vacciner !” Nous renouvelons aussi notre soutien au personnel de santé, qui depuis maintenant 21 mois est soumis à un stress permanent pour sauver des vies humaines.

Nous voudrions pourtant exprimer notre incompréhension face aux incongruités flagrantes des mesures anti-Covid actuelles :

  • le régime 2G communique d’une part une fausse certitude, puisque tant les vacciné.e.s que les rétabli.e.s peuvent tomber malades et transmettre le virus et il confine d’autre part les non-vacciné.e.s dans un “Niemandsland” social et culturel;
  • le régime 3G tend à exclure les non-vacciné.e.s chaque fois que les tests sont payants; c’est le cas sur le lieu de travail, mais aussi dans les écoles de musique et au niveau des cours de langue, faussement assimilés tous les deux à des “activités de loisirs”.

déi Lénk n’admet pas l’exclusion sociale des non vacciné.e.s au moyen de tests payants, qui tend à mettre en place par la petite porte l’obligation de vaccination. déi Lénk réclame au contraire la propagation de tests gratuits à grande échelle et le respect strict des gestes barrières. C’est là une façon pragmatique d’aborder la problématique :

  • on gardera dans le circuit sociétal les non-vacciné.e.s, encore renforcé.e.s dans leur attitude de refus par les moyens de pression actuels mais dont une majorité pourrait être patiemment convaincue au moyen d’arguments rationnels;
  • on protègera en même temps les vacciné.e.s à chaque fois qu’ils devront ôter leur masque et qu’ils ne pourront respecter les gestes barrières.

Le même pragmatisme devrait être de mise dans la discussion autour de l’obligation vaccinale. En effet, puisque le droit à l’intégrité physique interdit une vaccination par la force, il faudra se demander, quels autres moyens de coercition existent réellement.

déi Lénk voudrait enfin rappeler que personne dans le monde ne sera protégée du virus et de ses mutations avant que tout le monde ne soit protégé. Le variant Omicron provient d’Afrique du Sud, dont la population n’a pu être vaccinée suffisamment du fait du coût élevé du vaccin. Or l’Union européenne bloque toujours une levée temporaire des brevets sur les vaccins, demandée par les pays du Sud et qui aurait pu mener à une accélération substantielle dans la production mondiale des vaccins. Dans le même sens du blocage, 58 député.e.s du parlement luxembourgeois n’ont pas eu le courage de voter pour une motion de déi Lénk au mois de mai, qui demandait une telle levée des brevets.

[Communiqué de presse du 23 décembre 2021]

Communiqué de presse: Sauver des vies – pour une vaccination prioritaire des personnes âgées et vulnérables !

Pressemitteilung/Communiqué de presse

Luxembourg, 22. Dezember 2021

Leben erhalten – Jetzt prioritär ältere und vulnerable Menschen impfen!

déi Lénk nehmen die Ankündigung neuer Massnahmen durch die Regierung zur Kenntnis.

Wir werden diese Vorschläge mit der nötigen Distanz beurteilen, fordern aber noch vor Jahresende eine gezielte Impfaktion prioritär in Richtung der noch nicht Geimpften und Geboosterten unter den über 60-Jährigen und den vulnerablen Menschen.

Diese Zielgruppen sollen über alle verfügbaren Kanäle („traçage“-Equipen, Sozialdienste der Gemeinden, private Hilfsorganisationen, Ärzte) aufgefordert werden, sich, wenn noch nicht geschehen, nach ärztlichem Rat, so schnell wie möglich  impfen, bzw. boostern zu lassen.

Denn obschon der Schutz, vor allem gegenüber Ansteckungen durch die aktuellen Impfstoffe nicht 100% ist, schützen sie doch vor schweren Verläufen, verkürzen die Ansteckungsdauer und erhalten somit Leben.

(déi Lénk)

Sauver des vies – pour une vaccination prioritaire des personnes âgées et vulnérables !

déi Lénk a pris connaissance des nouvelles mesures proposées par le gouvernement et prendra position avec la distance qui s’impose.

Mais nous voulons proposer dès maintenant une autre mesure, à savoir, avant la fin de l’année, une campagne de vaccination dirigée prioritairement vers les personnes âgées (plus de 60 ans) et vulnérables qui ne sont pas encore vaccinées ou « boostées ».

Nous proposons d’approcher ces groupes cibles par tous les canaux possibles (équipes de traçage, services sociaux des communes, organisations d’entraide privées, médecins) en leur demandant, après avis médical, de se faire vacciner resp. « booster » le plus rapidement possible.

Car même si la protection, surtout contre des infections, n’est pas garantie à 100% par les vaccins actuels, ceux-ci protègent contre des maladies aggravées, raccourcient la durée d’infection et sauvent ainsi des vies.

(déi Lénk)

Die Bevölkerung in der Krisenbekämpfung mitnehmen!

Seit Wochen demonstrieren tausende Menschen in der Hauptstadt gegen die Corona-Politik der Regierung. Das ist auch ein Ergebnis des Krisenmanagements von oben herab sowie nicht erklärbarer Maßnahmen wie Ausgangssperren und jetzt des Ausschlusses von Ungeimpften von großen Teilen des sozialen Lebens, oder auch kostenpflichtiger Tests um Zugang zur Arbeit zu erhalten. Auch das Organisieren von Impf- und Testkampagnen durch Massenkommunikation über die Dienstleister des Finanzplatzes (etwa PWC), statt zielgruppenspezifische Kommunikation und Terrainarbeit über die Gemeinden und Sozialdienste, gehört zu den Ursachen.

Zu sehr emotionalisierte und schulmeisterliche Aussagen des Premiers haben in den letzten Monaten sicherlich nicht dabei geholfen, den Zusammenhalt und den breiten Rückhalt in der Bevölkerung zu stärken. Angst ist eine schlechte Ratgeberin, besonders in Pandemiezeiten. Wir brauchen aber ein Abwägen der wissenschaftlichen Positionen mit Hilfe welcher sich die Politik eine Meinung bilden und im Interesse der öffentlichen Gesundheit handeln kann. 

Für déi Lénk ist Freiheit ein viel zu wichtiges Wort in der Geschichte Luxemburgs und Europas, als dass es mit dem Ablehnen von Masken und Impfen gleichzusetzen wäre. Was sind Eure Lösungsvorschläge zur Erhaltung der öffentlichen Gesundheit? 

déi Lénk verurteilen noch einmal die Ausschreitungen an den beiden letzten Wochenenden in der Hauptstadt und besonders die rechtsextremen Randalierer.innen, die diese Demonstrationen missbrauchen. déi Lénk fordern, dass Straftaten wie Waffen- und Sprengstoffbesitz mit faschistischem Hintergrund exemplarisch bestraft werden, sollten sich diese Vorwürfe als begründet erweisen. 

déi Lénk fordern alle Beteiligten und Kommentator.innen der Ereignisse der letzten Wochen dazu auf, angemessen zu reagieren und solidarisch nach Lösungen für den Weg aus der Pandemie zu suchen, nach Lösungen die auf Wissenschaftlichkeit, Wirksamkeit, Begründbarkeit und Proportionalität beruhen. Aktuelle oder zukünftig nötige Maßnahmen sollten darauf hinzielen die arbeitende Bevölkerung in ihren sozialen und demokratischen Errungenschaften und Rechten auf keinen Fall zu beschneiden. In diesem Sinne sollen auch die wirtschaftlichen Krisengewinner zum Beitrag verpflichtet werden. 

déi Lénk fordern die Regierung dazu auf, die ganze Bevölkerung bei der Lösungssuche mitzunehmen.

[Pressemitteilung vom 21. Dezember 2021]

Question parlementaire sur la prise en charge des naissances prématurées au Luxembourg.

Monsieur le Président,

La question des moyens à disposition dans les maternités luxembourgeoises pour prendre en charge les naissances prématurées, a été posée à plusieurs reprises au cours des 10 dernières années par différents mandataires de la Chambre des Députés. A l’initiative d’un témoignage d’une patiente ayant fait part d’une expérience négative de prise en charge pour accouchement prématurée au Luxembourg, nous nous permettons de réitérer la question.

La possibilité d’une prise en charge digne des patientes concernées par un accouchement prématuré et celle des moyens disponibles pour soigner au mieux les enfants nés prématurément relève de la santé publique et de l’accès garanti à des soins fondamentaux. Or, force a été de constater qu’entre 2014, date de la réponse accordée à la question parlementaire n°310 de Monsieur le député Marc Spautz  et 2019, date de la réponse accordée à la question parlementaire n°1345 de Monsieur le député Jeff Engelen, la situation a fortement évoluée, si bien que l’infrastructure existante ne permettait plus de répondre aux besoins.

De même, en 2021, date de la réponse accordée à la question parlementaire n°4526 de Monsieur le député Sven Clement, la situation démographique a considérablement évolué avec plus de naissances et davantage de cas de naissances prématurées générant de nouvelles demandes de prise en charge des soins y afférés dans les maternités luxembourgeoises. Enfin, en suivant le fil des réponses aux questions parlementaires en question, j’ai constaté l’absence d’une augmentation considérable des moyens de prise en charge des accouchements et soins incombant aux naissances prématurées.

En effet, en 2014 on comptait :

  • 14 places (couveuses et lits) de traitement en néonatologie intensive au CHL
  • 7 places de traitement pour nouveau-nés et prématurés de plus de 32 semaines à la clinique Bohler

Le taux d’occupation du service national de néonatologie intensive du CHL variait autour de 85% en 2014 et est resté stable les années précédentes. Il y était déjà question d’engorgement à des moments ponctuels.

Dans sa réponse à la question n°310 en 2014, l’ancienne ministre de la Santé, Lydia Mutsch, répondait que l’infrastructure existante permettait de répondre aux besoins. Elle indiquait également la création d’un comité scientifique de néonatologie en février 2014, incluant une représentation de la Direction de la Santé permettant de monitorer les flux des enfants nécessitant une prise en charge intensive à la naissance et d’en analyser les parcours .

Cinq années plus tard, dans sa réponse à la question n°1345 de Monsieur le député Jeff Engelen en 2019, l’ancien ministre de la Santé, Mars di Bartolomeo, expliquait que le nombre de lits disponibles en néonatalogie intensive au Luxembourg fût fixé par la loi hospitalière de 2018 et se situait entre un minimum de 14 lits et un maximum de 25 lits. Il indiquait aussi que le taux d’occupation de ces lits se situait au-dessus de 100% entre les années 2016 et 2017. Pour ces raisons, des lits supplémentaires, 2 au total, ont été ajoutés en néonatologie intensive.

En 2019, on comptait :

  • 16 lits en néonatologie intensive (CHL)
  • 7 places de traitement pour nouveau-nés et prématurés de plus de 32 semaines à la clinique Bohler

Comme l’indiquait l’ancien ministre de la Santé dans sa réponse à la question n°1345, le rapport de 2017 du Conseil scientifique du service national de néonatologie estimait qu’un supplément de 6 lits s’avérerait nécessaire  pour combler les besoins. En juin 2021, la Commission permanente du secteur hospitalier CPH – avait aussi comme projet l’introduction de 6 lits supplémentaires, comme l’indique la réponse de Madame la ministre de la Santé à la question parlementaire n°4526.

Or, en juin 2021 le nombre de lits disponibles en néonatologie intensive reste inchangé tout comme les places disponibles à la clinique Bohler.

Devant ce fait, je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre :

1. Quel est le taux d’occupation de l’ensemble disponible des lits en néonatologie en moyenne par jour et quelle évolution a connu ce taux au cours des 5 dernières années ?

2. Quel est le nombre actuel de couveuses et lits disponibles en soins de néonatologie intensive au Luxembourg ?

3. Quand est-ce que la recommandation en question de la Commission permanente du secteur hospitalier sera-t-elle effectivement appliquée ? Quels sont les prospections des besoins en néonatologie pour les années à venir ?

En 2014, les transferts in utero d’une maternité vers le service national de néonatologie intensive du CHL étaient rares, comme l’indique la réponse à la question parlementaire n°310 : « les demandes de transfert d’une maternité luxembourgeoise vers le CHL, qui ne peuvent être honorées faute de place au CHL, sont coordonnées par les médecins de service national de néonatologie intensive et restent exceptionnelles. ». En revanche, en 2018, ces transferts ne sont plus évoqués comme exceptionnels. Le ministre de la Santé de l’époque, Mars di Bartolomeo, avait indiqué le nombre de transferts effectués en 2018 dans sa réponse à la question n° 1345. Il s’agissait alors de 35 transferts, le plus souvent vers l’étranger, moins souvent vers la clinique Bohler. D’autres transferts à l’étranger dans le cadre d’un accouchement auraient également eu lieu depuis d’autres maternités ou cliniques ou cabinet gynécologiques – mais ces données ne seraient pas systématiquement enregistrées selon le ministre.

Face à ces informations j’aimerais poser les questions suivantes respectivement à Monsieur le Ministre de la Sécurité sociale ainsi qu’à Madame la ministre de la Santé :

4. Monsieur le Ministre peut-il me communiquer les informations dont dispose la CNS sur le nombre des affiliées ayant été transférées à l’étranger pour un accouchement et ce à partir de l’année 2014 ?

5. Les données concernant les transferts vers l’étranger pour des accouchements peuvent-elles à l’avenir être systématiquement enregistrées ?

Il est indiqué dans la réponse à la question parlementaire n°4526 datant de 2021 que les transferts in utero des patientes à l’étranger ont lieu si leur transfert en Maternal Intensive Care au CHL n’est pas possible faute de lits ou parce que l’unité de néonatologie du CHL est saturée faute de couveuses.

Ainsi, selon les données transmises dans la réponse susmentionnée, les transferts in utero à l’étranger depuis le CHL pour manque de place en unité de soins MIC se chiffrent comme tel:

  • 13 en 2017
  • 35 en 2018
  • 32 en 2019

Les transferts depuis le HRS s’élèvent à :

  • 10 en 2019
  • 1 en 2020
  • 3 en 2021 (entre janvier et juin)

Face à ces constats, je prie Madame la Ministre de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

6. Madame la Ministre est elle prête à remédier au manque de lits en MIC ? Est-ce que des démarches concrètes dans ce sens ont déjà été entamées ?

Dans la mesure où « les indications de transfert in utero ne se résument pas au seul critère de la disponibilité des lits. », mais qu’elles sont également liées à des pathologies ne pouvant être traitées dans les unités de soins luxembourgeoises, comme indiqué dans la réponse à la question parlementaire n°4526, j’aimerais poser les questions suivantes à Madame la ministre :

7. Quelles pathologies et quels diagnostics anténataux nécessitent un transfert dans un centre spécialisé à l’étranger ?

8. Pourquoi est-ce que ces pathologies ne peuvent-elles pas être traitées au Luxembourg ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Nathalie Oberweis

Députée

3 Motions dans la lutte contre la pandémie

Motion 1

Luxembourg, le 16 décembre 2021

La Chambre des députés,

  • considérant que le Luxembourg est actuellement touché par une nouvelle vague d’infections dans le cadre de la pandémie de la Covid-19 ;
  • considérant que malgré les efforts au niveau international de la recherche scientifique pour suivre l’évolution de la pandémie depuis ses débuts, l’apparition de nouveaux variants est imprévisible ;
  • considérant que depuis le début de la pandémie, un ensemble de mesures sanitaires (port du masque, hygiène des mains, distanciation physique) est toujours réglementaire dans certains domaines de la vie publique et du monde du travail ;
  • considérant que le gouvernement a dans le sillage des différentes vagues d’infections développé une série de scénarios de limitation des risques épidémiologiques, afin de mettre en place plus rapidement les adaptions organisationnelles nécessaires dans les hôpitaux, écoles, transports, administrations, entreprises etc. ;
  • considérant les expériences passées de la gestion de crise sanitaire et les concertations entre pays ayant lieu aux niveaux mondial et surtout de l’Union européenne afin de développer autant que possible des plans harmonisés de gestion sanitaire de la pandémie ;
  • considérant qu’un plan de gestion sanitaire impliquant différentes phases a déjà été mis à l’épreuve dans les hôpitaux publics ;
    • Invite le gouvernement,
  • à effectuer une évaluation des scénarios développés et mesures sanitaires mis en place jusqu’à présent dans le cadre de la gestion sanitaire de la pandémie ;
  • à définir sur base des expériences passées, un plan provisoire de gestion sanitaire comprenant différentes phases (Stufenplan) et qui concerne la vie sociale dans son ensemble (monde du travail, espace des loisirs, monde scolaire, espace public et vie privée   ;

Motion 2

La Chambre des Députés,

  • considérant l’introduction obligatoire prévue du Covidcheck 3G dans le monde du travail ;
  • considérant que le Covidcheck 3G est un élément indispensable pour protéger la santé de tous les salariés, agents publics et travailleurs indépendants sur le lieu de travail ;
  • considérant que les tests certifiés PCR ou antigéniques peuvent représenter des coûts importants pour les salariés moins bien situés ou défavorisés et leurs familles ;
  • considérant que les salariés qui fournissent des services à la personne indispensables au fonctionnement de la société ou qui font un travail manuel n’ont pas la faculté de recourir au télétravail ;
  • considérant que l’obligation de se faire tester génère une différence de traitement injustifiée entre les salariés des différents secteurs ;
  • saluant que la non-présentation d’un certificat valable par le salarié ne constitue en aucun cas un motif de licenciement ou de sanctions disciplinaires ;
  • considérant que l’employeur est obligé d’assurer la sécurité et la santé de l’ensemble de ses salariés ;
  • admettant que le coût pour les tests ne pourra pas être intégralement pris en charge par tous les employeurs, notamment les petites et moyennes entreprises ou les associations ;
  • considérant que le gouvernement a mis en place et prolongé certaines aides aux entreprises dans le contexte de la lutte contre la pandémie de la Sars-CoV-2 ;

Invite le gouvernement à,

  • à préciser dans la loi que les employeurs doivent prendre en charge les frais des tests suite à l’introduction obligatoire du Covidcheck 3G dans le monde du travail ;
  • à créer une base légale pour une aide à accorder dans ce contexte aux employeurs qui rencontrent des difficultés à financer les tests.

Motion 3

La Chambre des députés,

  • considérant que le vaccin est le moyen le plus efficace pour prévenir de nouvelles vagues d’infections ;
  • considérant les efforts investis récemment dans la communication visuelle dans l’espace public et la multiplication des dispositifs de vaccination mobiles et de proximité en vue de favoriser la participation au programme de vaccination de la population réticente ;
  • considérant que malgré ces efforts, certains pans de la population n’ont pas accès aux informations de base concernant les possibilités de vaccination qui leur sont offertes, ni aux informations scientifiquement et médicalement prouvées autour des vaccins dont dispose la Direction de la Santé ;
  • considérant qu’un des problèmes d’accès aux informations susmentionnées relève de barrières linguistiques et sociales dans la mesure où les supports communicationnels du gouvernement ainsi que les médias ne s’adressent pas à toutes les communautés linguistiques et d’immigré.e.s présentes sur le territoire luxembourgeois ;
  • considérant la nécessité de concevoir les informations en question dans un langage simplifié pour s’adresser au plus grand nombre de personnes indépendamment de leurs origines nationales ;
  • considérant que la mise à disposition des informations en question au plus grand nombre nécessite un travail de grande envergure ;

Invite le gouvernement,

  • à mettre en place un programme de coopération avec les communes dans l’objectif d’atteindre et d’informer les communautés en question en allant directement à leur rencontre ;
  • à impliquer dans l’élaboration de ce programme de coopération à la fois les services municipaux et les acteurs locaux de la société civile travaillant au contact direct de la population ainsi que les bénévoles des associations fortement impliquées dans la vie sociale et culturelle locale ;
  • à prévoir d’avantage de supports communicationnels conçus dans un langage simplifié.

Des vaccins réservés aux riches.

En réponse à une question parlementaire de déi Lénk, la Ministre Paulette Lenert a précisé que le Luxembourg a signé des contrats pour la livraison de plus de 3 millions de doses de vaccins qui s’ajouteront aux 130.000 doses encore en stock. déi Lénk dénonce le fait que les pays riches continuent à rafler le marché, alors que des centaines de millions de personnes dans le monde attendent toujours d’avoir leur première dose.

Le programme de vaccination de l’ONU communément appelé Covax peine à se procurer les doses nécessaires pour approvisionner les pays à faible revenu. S’il avait initialement prévu de distribuer plus de 600.000 doses à la mi-août, il en est seulement à 475.000 doses livrées à la mi-novembre et ratera son objectif de 2 millions de doses jusqu’à la fin de l’année. L’accaparement des vaccins par les pays riches et entre autres par l’Union européenne est considéré comme la première cause de cet échec et déi Lénk dénonce cette pratique.

déi Lénk reconnaît les efforts de l’administration luxembourgeoise pour acheminer des doses stockées vers des pays de l’hémisphère Sud avant qu’elles ne dépassent leur date de péremption. La réponse de Madame la Ministre montre encore que des milliers de vaccins AstraZeneca et Moderna atteindront leur date de péremption fin novembre, respectivement fin décembre. Si ces doses ne seront pas utilisées ou acheminées très rapidement vers un pays qui en a besoin, des flacons devront être détruits. déi Lénk appelle le gouvernement à redoubler d’efforts pour éviter un tel scénario catastrophique. Cependant, même en cas d’envoi immédiat, la recommandation de l’ONU, d’organiser une donation 3 mois avant la date de péremption, ne sera pas respectée. 

Si les pays riches ont d’abord un devoir moral à partager les vaccins avec les populations marginalisées, déi Lénk rappelle aussi que personne dans le monde sera protégé du virus avant que tout le monde ne soit protégé. Le nationalisme met en danger la lutte contre le Covid sur l’échelle planétaire et prolongera inutilement la pandémie avec toutes les souffrances humaines qui y sont liées.

Dans ce contexte, déi Lénk rappelle également que l’Union européenne bloque toujours une levée temporaire des brevets sur les vaccins demandée par les pays du Sud et qui aurait pu mener à une accélération substantielle dans la production mondiale des vaccins. Le parlement luxembourgeois avait refusé à soutenir l’initiative en rejetant une motion de déi Lénk au mois de mai.

Communiqué par la sensibilité politique déi Lénk

De nouveaux IRM payés au prix fort par les patients

Le député-maire CSV de Grevenmacher, Léon Gloden n’a pas pu cacher sa joie en annonçant sur les réseaux sociaux que l’Est du pays allait désormais être doté d’un scanner IRM installé dans le centre médicale de sa commune. Financé par des investisseurs privés, ce scanner symboliserait selon les dires du maire, un véritable progrès en matière d’accès à la santé dans la région. Pour déi Lénk, cette démarche symbolise une nouvelle étape dans la dégringolade du service public de la santé.

Depuis l’annulation par le tribunal administratif en décembre 2019 du refus du ministère de la Santé de livrer une autorisation pour l’installation d’un scanner IRM au sein d’un cabinet médical privé situé à la Cloche d’Or, les hôpitaux publics ont perdu le monopole sur ces appareils. En même temps, la nomenclature de la CNS est telle qu’elle ne permet pas encore de remboursement des actes prescrits dans le cadre d’un IRM s’ils ont lieu dans des cabinets privés.

Il y a donc un bémol dans cet affaire, comme il y en aura pour les futurs IRM installés peu à peu dans le paysage des structures de santé privées. Certes les IRM ne sont pas répartis en nombre suffisant sur le territoire luxembourgeois, créant des listes d’attentes considérables pour l’obtention d’un rendez-vous. Il est par conséquent compréhensible que certain.e.s patient.e.s se réjouissent de l’annonce faite par le bourgmestre de Grevenmacher.

En revanche, il est prévu que les patient.e.s paient dans un premier temps au prix fort et de leur propre poche le tarif d’une consultation IRM, comme l’a souligné hier la députée LSAP de l’Est Tess Burton. Ce petit détail devrait embarrasser un tant soit peu celles et ceux qui se réjouissaient trop tôt.

Au vu des données sur la couverture des soins de santé et du développement démographique, déi Lénk doute fortement que l’augmentation illimitée de l’offre en imagerie médicale soit une véritable priorité, alors que l’amélioration de la prise en charge des maladies chroniques, de la santé mentale et les différentes mesures de prévention le seraient bien davantage. Les IRM sont des instruments très lourds et coûteux induisant des frais considérables à la fois d’entretien pour l’exploitant et de remboursement pour la CNS ainsi que de déboursement pour les patient.e.s. Ce qui d’un côté implique des frais d’investissement considérables, engendre de l’autre des gains considérables. D’un côté se trouvent les pouvoirs publics qui entretiennent ces appareils, de l’autre côté des acteurs privées qui financent et exploitent les IRM. Quelque part entre les deux se trouvent pris au piège les patient.e.s. qui paient leur santé au prix fort.

Ce n’est plus la peine d’attendre qu’un débat public sur le virage ambulatoire ait lieu à la Chambre des Députés. Le virage ambulatoire a déjà été pris depuis un bon moment. L’externalisation des prestations les plus lucratives de soins et de santé (laboratoires, imagerie médicale) de l’hôpital public vers des cabinets et bientôt des sociétés privés de médecins est en cours et prive les hôpitaux publics de ressources importantes.

déi Lénk avertit sur le fait que la privatisation rampante de notre système de santé public nuit gravement à la santé publique. Il suffit de regarder du côté de nos pays voisins pour s’en rendre compte. La crise sanitaire du Covid-19 l’a suffisamment mis en évidence.

Il faut rompre avec cette tendance.

déi Lénk revendique :

– la gestion en main publique des soins ambulatoires ;

– la mise en place de maison de santé pluridisciplinaires publiques ;

– le statut salarial pour les médecins exerçant dans les antennes et cabinets annexes des hôpitaux ;

Communiqué par la sensibilité politique déi lénk

Couverture médicale universelle. Une idée de déi Lénk !

déi Lénk constate avec satisfaction que les ministres de la Santé et de la Sécurité sociale, Paulette Lenert et Romain Schneider, ont présente le projet d’une couverture médicale universelle. déi Lénk revendique depuis de nombreuses années la mise en place d’une telle couverture.

L’objectif de cette mesure est de protéger les plus vulnérables, c’est-à-dire celles et ceux qui vivent dans la rue et qui n’ont pas de revenu, en leur garantissant un accès aux soins. Selon les estimations, environ 1.000 personnes seraient dans cette situation au Luxembourg. Bien qu’importante, cette mesure ne représente donc qu’un petit effort de solidarité.

déi Lénk souligne encore une fois : une couverture médicale universelle n’est possible qu’avec un tiers payant généralisé. Tant que le tiers payant n’est pas mis en place, il y aura des gens qui hésiteront d’aller chez le médecin pour se faire soigner.

Le ministre Romain Schneider a annoncé un tiers payant généralisé pour 2023. déi Lénk le prend au mot, mais regrette que le tiers payant n’ait pas été mis en place plus tôt. Évidemment, la couverture médicale universelle est importante, mais sans tiers payant généralisé, elle n’est qu’une obole.


Universell Gesondheetsversuergung. Lénk wierkt!

déi Lénk huele mat Zefriddenheet zur Kenntnis, dass d’Gesondheetsministesch Paulette Lenert an de Minister fir sozial Ofsécherung Romain Schneider haut, de 27. Oktober, e Projet fir eng universell Gesondheetsversuergung präsentéiert hunn. Esou eng Versuergung fuerderen déi Lénk scho laang, a net just säit der Pandemie.

Zil vun der Moossnahm ass et deene schwächste Leit, déi déi op der Strooss liewen, oder déi déi kee Revenu hunn, en Accès op Soinen ze garantéieren. Aschätzungen no, sinn zu Lëtzebuerg ronn 1.000 Leit an där Situation. Och wann net onwichteg, ass et just e klenge solidareschen Effort.

déi Lénk bleiwe bei hiren Aussoen: een universellen Accès op Gesondheetsversuergung ass just méiglech mat enger universeller Gesondheetsversuergung an engem generaliséierten Tiers payant. Sou laang et dee net gëtt, wäerte Leit duerch de Raster falen, an zécke bei den Dokter ze goen, wa se krank sinn.

De Minister Romain Schneider huet ee generaliséierten Tiers payant fir 2023 ugekënnegt. déi Lénk huelen de Minister beim Wuert, a bedaueren awer dass deen Tiers payant net éischter kënnt. Och wann eng universell Gesondheetsversuergung wichteg ass, bleift se en Almosen, wann den Tiers payant net kënnt. déi Lénk waarde gespaant.

Matgedeelt vun der sensibilité politique déi Lénk

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