Mäi Kierper – Meng Entscheedung. Comment garantir le droit à l’avortement ?

Le 24 juin 2022, la majorité ultra-conservatrice de la Cour suprême des États-Unis vient de révoquer le droit à l’avortement pour n’importe quel motif jusqu’à environ 24 semaines de grossesse.

Cette décision permet désormais à tous les États fédéraux d’interdire la pratique de l’IVG sur leurs territoires respectifs.

Aux États-Unis, le droit à l’avortement a été garanti par l’arrêt Roe vs. Wade, prononcé par la Cour suprême en 1973. La Cour suprême avait alors assimilé le droit des femmes de disposer librement de leur corps du droit constitutionnel à la liberté individuelle. 

Cet incident outre-Atlantique nous rappelle la grande fragilité des acquis de plus de cent ans de luttes féministes dans le domaine des droits reproductifs. Nous sommes en 2022, il existe toujours des pays où l’avortement est totalement interdit. Dans certains états membres de l’Union européenne, ce droit est constamment attaqué. C’était récemment le cas en Pologne, où le droit de recours à l’IVG est devenu tellement restrictif qu’il ne s’agit plus d’une liberté de choix.

Il fallait des mobilisations féministes massives et une lutte de longue haleine pour sauver le droit à l’IVG, comme en Espagne, ou bien pour l’acquérir, comme en Irlande. Partout où des crises gouvernementales sévissent et où les partis conservateurs et l’extrême-droite se renforcent, le droit à l’IVG est remis en question. Il suffit alors parfois d’une simple modification de loi pour saper un siècle de luttes féministes. Les conséquences se répercutent gravement sur la santé des femmes ainsi que des personnes non-binaires et trans pour lesquelles le droit de disposer librement de leur corps est de fait catégoriquement renié.

L’exemple américain devrait pouvoir servir de leçon pour parvenir à faire du droit à l’avortement un droit irrévocable. Plutôt que d’assimiler ce droit à un droit constitutionnel, il faudrait directement l’inscrire dans la Constitution. Au Luxembourg, la réforme en cours de la Constitution est l’occasion à ne pas rater pour faire du droit à l’IVG un droit constitutionnel. déi Lénk s’engagera en faveur d’une inscription du droit à l’avortement dans la Constitution luxembourgeoise.

Question parlementaire concernant la reconnaissance de maladies professionnelles.

Monsieur le Président,

Sur base des chiffres publiés dans les rapports annuels de l’Association Assurance Accident (AAA), il s’élève que le nombre de maladies professionnelles reconnu a été en baisse entre les années 2011 et 2019. Cette tendance s’est inversée en 2020 avec la reconnaissance de la SARS-Covid19 comme maladie professionnelle dont les cas reconnus représentaient à ils-seuls plus de deux tiers du total des maladies professionnelles reconnus pour l’année 2020. Si pourtant on excluait les cas Covid19 des statistiques de l’AAA, l’année 2020 marquerait le niveau le plus bas en ce qui concerne la reconnaissance de maladies professionnelles.

Le taux de reconnaissance est susceptible d’évoluer en fonction des maladies professionnelles qui figurent effectivement dans le tableau des maladies professionnelles de l’AAA. Un tableau complet et actualisé régulièrement favoriserait un niveau de reconnaissance plus élevé, tandis qu’un tableau incomplet et daté impliquerait que les salariés malades devraient faire leur demande en « système ouvert » et établir eux-mêmes la preuve d’un lien de causalité avec les conditions de travail.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de la Sécurité sociale :

  1. Quelle a été l’évolution en matière de maladies professionnelles en ce qui concerne les cas déclarés et les cas reconnus entre 2011 et 2021 ?
  2. Quelles sont les maladies et branches professionnelles les plus concernées ?
  3. Quel a été la part de la SARS-Covid19 parmi les cas déclarés et les cas reconnus pour les années 2020 et 2021 ?
  4. Dans quels secteurs professionnels les cas de reconnaissance de la Covid19 comme maladie professionnelle ont-t-ils été les plus élevés ?
  5. Quelle a été l’évolution entre 2011 et 2021 du nombre de salariés qui ont pu bénéficier d’une indemnisation par l’assurance accident d’une maladie professionnelle non inscrite dans ledit tableau ?
  6. A quand date la dernière réunion de la Commission Supérieure des Maladies Professionnelles, chargée de faire des modifications de la liste des maladies professionnelles ? Combien de fois cette Commission s’est elle réunie entre 2007 et 2022 ?
  7. Au vu de la question précédente et en faisant abstraction de la reconnaissance comme maladie professionnelle de la Covid19, à quand date la dernière actualisation de la liste des maladies professionnelles ? Quelles maladies professionnelles ont ainsi été ajoutées à la liste des maladies professionnelles depuis 2007 ?

Myriam Cecchetti

Députée

IRM Potaschbierg : Privatisierung mit dem Brecheisen

Das Hin und Her um die Inbetriebnahme eines IRM in einem Medizinischem Zentrum in Potaschbierg hat seinen vorläufigen Höhepunkt erreicht. Es ist dramatisch, dass die CNS sich gegen die Rückerstattung von Kosten entscheiden muss. Aber dass es überhaupt dazu kam, das hat nicht die CNS zu verantworten, sondern die Mediziner vom Potaschbierg, die das IRM ohne Genehmigung in Betrieb nahmen.

Die Inbetriebnahme eines IRM außerhalb eines Krankenhauses bedarf nämlich einer Genehmigung des zuständigen Gesundheitsministeriums. Dieser Tatsache ist sich die Ärzteschaft in Potaschbierg sehr wohl bewusst, sie wurde jedoch bewusst ignoriert, da die „Imagerie médicale“ ein lukratives Geschäft ist.

Die Privatisierung mit dem Brecheisen voranbringen

Im vorliegenden Fall wird mit erpresserischen Methoden versucht sich über das Gesetz zu stellen und die Privatisierung von Gesundheitsleistungen mit dem Brecheisen voranzubringen. Das hat es so noch nicht gegeben.

Die verantwortlichen Mediziner geben an, auf die hohe Nachfrage zu antworten und es stimmt, dass in Luxemburg mehr MRT-Apparate benötigt werden. Dennoch ist es nicht die Rolle von privaten Akteuren auf eine nationale gesundheitspolitische Notwendigkeit zu antworten und die Politik vor vollendete Tatsachen zu stellen. Ansonsten ist eine koordinierte nationale Gesundheitspolitik nicht mehr möglich.

Um in Zukunft solchen Brechstangenmanöver vorzubeugen, bedarf es einer soliden juristischen Basis. Wir brauchen Klarheit über die gesetzliche Lage und klare politische Entscheidungen, welche die staatliche Kontrolle über den Einsatz von radiologischen Apparaten außerhalb von Krankenhäusern garantiert.

déi Lénk ist erstaunt und schockiert, dass unter der Verantwortung der LSAP Gesundheitsminister Etienne Schneider und jetzt auch unter Paulette Lehnert die Liberalisierung des Gesundheitssektors auf diese Art vorangetrieben werden kann. Die Ministerin lässt sich hier von der Ärzteschaft und einem CSV-Abgeordneten und Bürgermeister vor sich hertreiben, anstatt entschieden eine Vision eines starken öffentlichen Gesundheitssystems durchzusetzen.

déi Lénk erinnert daran, dass die Kommerzialisierung des Gesundheitssektors in erster Linie dem Profit einiger weniger dient. Wir dürfen uns nichts vormachen, der Markt und seine privaten Akteure dienen nicht der Allgemeinheit.

Der Gesundheitssektor Luxemburgs wird zu fast 100% von der öffentlichen Hand und den Versicherten finanziert. Entsprechend muss auch die öffentliche Hand die Kontrolle über alle Aktivitäten des Gesundheitssektors behalten.

Mitgeteilt von déi lénk.

Au Nord du Grand-Duché il ne vaut mieux pas tomber malade ni enceinte.

Depuis lundi quatre avril, la maternité du Centre Hospitalier du Nord à Ettelbrück est fermée. Il n’y a plus assez de pédiatres pour assurer les urgences selon les exigences de la loi hospitalière de 2018. Ce risque est bien connu, depuis que le rapport Lair, publié en 2018, faisant l’état des lieux des professions médicales et des professions de santé au Luxembourg, mettait en garde contre la pénurie programmée de médecins. Aujourd’hui les conséquences se manifestent de la façon la plus évidente et inquiétante qui soit : Impossible de faire naître des enfants à la maternité d’Ettelbruck. Nous ne sommes pas en situation de guerre, ni en pleine crise sanitaire. Cette fermeture est clairement le signe d’un échec d’une politique de santé qui se détourne depuis longtemps déjà de sa mission de garantir l’accès de tous aux besoins de santé primaires.

Depuis des années déjà, les familles habitant l’Oesling doivent se rendre en ville si leur enfant est malade, comme il n’y a plus de garde pédiatrique à Ettelbrück.

En 2012, la maternité a été fermée à Wiltz et avec la fermeture de la maternité d’Ettelbrück, les femmes enceintes du Nord et du canton de Rédange se voient contraintes de se rendre à Luxembourg-Ville pour accoucher. Pour les patientes et les enfants qui vont naître, cette situation présente un réel danger de santé et constitue une source d’angoisses pour les futurs parents, spécialement en cas de grossesse à risque. Dans ce cas, les ressources humaines et les infrastructures font également défaut au Luxembourg, comme l’indiquent les réponses aux questions parlementaires posées par Nathalie Oberweis au sujet des prestations de soins en cas de naissances prématurées.

Le contexte de la fermeture de la maternité d’Ettelbruck dévoile un scandale politique. Le développement de la santé publique a été négligée de façon catastrophique au nom du profit. Au fil des années la politique de la santé a été mise entre les mains des économistes et organisée selon les règles du marché. Des lits d’hôpitaux ont été supprimés, la formation et les conditions de travail des professionnels de la santé ont été négligés. Actuellement les prestations les plus lucratives, comme l’imagerie médicale, sont en mesure d’être externalisées.

La loi hospitalière de 2018 a été imposée au secteur de santé sans participation des professionnels. L’imposition du système de garde actuel n’a pas pris en compte le manque de médecins spécialistes pourtant décrite dans le rapport Lair commanditée par le Ministère de la Santé. Il y a urgence. La santé publique doit être tirée des mains des lobbies de médecins libéraux et des boîtes de consulting qui sont les interlocuteurs privilégiés du gouvernement et de la ministre de la Santé.  Il faut transformer les hôpitaux en véritables établissements publics et démocratiser l’organisation de la santé publique pour pouvoir répondre aux besoins de santé de la population, soutenir le personnel et éviter la fermeture d’autres services et prestations.

Communiqué par déi Lénk

Question parlementaire relative aux remboursements tardifs

Monsieur le Président,

Selon des informations provenant directement de la part d’assuré.e.s , les remboursements de la CNS auraient accumulée un retard considérable pouvant aller jusqu’à deux mois. Cette situation perdurerait depuis un certain temps. Certains assuré.e.s se déplaçant directement au guichet de la CNS  pour obtenir un remboursement immédiat, n’auraient pas pu être servi.e.s à cause de problèmes organisationnels, apparemment liés à un manque de personnel.

Partant, j’aimerais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de la Sécurité sociale :

1) Monsieur le Ministre est-il courant que la CNS accumule depuis un moment des retards de remboursement outre mesure ?

2) Dans l’affirmative, ces retards seraient-ils effectivement liés à un manque de personnel pour assurer le service de remboursement de la CNS ?

3) Monsieur le Ministre est-il prêt à appliquer des mesures d’urgence pour assurer la continuité des services de remboursements immédiats de montants dépassant les 100 euros ?

4) Monsieur le Ministre peut-il me dire si et de quel manière le dispositif du tiers-payant social reste garanti, même en cas de problèmes organisationnels au sein de la CNS ?

5) Monsieur le Ministre peut-il me renseigner sur l’avancée des travaux concernant le Paiement immédiat direct ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Myriam Cecchetti

Députée

Question parlementaire relative à la tarification des transports pour traitements médicaux.

Monsieur le Président,

Selon les informations dont dispose la Patiente Vertriedung les tarifs de base des transports de patient.e.s pour traitements médicaux se situeraient actuellement entre 110 et 140 euros pour des trajets effectués dans un périmètre ne dépassant jamais 30 km. Ces trajets se limitent le plus souvent à la distance entre le lieu de résidence et l’hôpital ou la clinique la plus proche et ne concerneraient vraisemblablement que de trajets courts. Le forfait remboursé par la CNS pour ces coûts de transports équivaut à 1,25 euros par km pour toute distance ne dépassant pas 30 km. Le taux de remboursement par la CNS est de 70%.  

Force est de constater que les tarifs des prestataires privés de transport pour traitement médical atteignent parfois des niveaux si élevés que les patient.e.s finissent par payer de leur poche un montant à bien des égards exorbitant. De plus, en dehors des frais pouvant être pris en charge par la CNS, des suppléments peuvent être facturés par les entreprises. Dans certains cas les patient.e.s n’auraient pas de possibilité de se renseigner d’avance quelle entreprise effectuera leur transport et ne pourraient donc difficilement connaître leurs tarifs d’avance.

Il semble également que la CNS et la CMSS n’imposent pas de limitations et/ou d’obligations en matière de tarification à ces prestataires privés  dans l’agrément qui lie actuellement les sociétés taxis, ambulances, véhicule sanitaire léger etc. à la CNS. Les critères de qualité et d’hygiène y semblent également faire défaut. Par ailleurs, Monsieur le ministre devrait être informé du fait qu’un groupe de travail avait été mis en place par le ministère de la Santé pour mettre au point une réglementation des tarifs des prestataires privés de transport pour traitements médicaux par le biais d’un projet de loi qui aurait dû être finalisé en avril 2021.   

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de la Sécurité sociale :

1. Monsieur le ministre peut-il me dire si les prestataires privés de transport pour traitement médical n’ont effectivement pas d’obligations à suivre de la part des organismes de la sécurité sociale en matière de tarification, d’hygiène et de qualité notamment en ce qui concerne la formation de leur personnel ?

2. Quand est-ce que le projet de loi dont je fais mention plus haut sera-t-il finalisé ?

3. Le projet de loi en question comprend-il également des dispositions réglementant l’hygiène et la qualité à respecter par les services de transports prestés par des prestataires privés ainsi que des critères précis concernant la formation du personnel travaillant pour ces prestataires ?

4. Dans la négative, comment Monsieur le Ministre justifie-t-il ce choix ?

5. Monsieur le Ministre est-il sinon prêt à mettre en place des mesures permettant une transparence des tarifs facturés par les prestataires privés de transport pour traitement médical ? Si oui, de quelles mesures s’agirait-il précisément ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Nathalie Oberweis

Députée

Question parlementaire relative à la tarification des transports pour traitements médicaux et la prise en charge des frais facturés par la Caisse Nationale de Santé.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de la Sécurité Sociale.

Selon les informations dont dispose la Patiente Vertriedung les tarifs de base des transports de patient.e.s pour traitements médicaux se situeraient actuellement entre 110 et 140 euros pour des trajets effectués dans un périmètre ne dépassant jamais 30 km. Ces trajets se limitent le plus souvent à la distance entre le lieu de résidence et l’hôpital ou la clinique la plus proche et ne concerneraient vraisemblablement que de trajets courts. Le forfait remboursé par la CNS pour ces coûts de transports équivaut à 1,25 euros par km pour toute distance ne dépassant pas 30 km. Le taux de remboursement par la CNS est de 70%.  

Force est de constater que les tarifs des prestataires privés de transport pour traitement médical atteignent parfois des niveaux si élevés que les patient.e.s finissent par payer de leur poche un montant à bien des égards exorbitant. De plus, en dehors des frais pouvant être pris en charge par la CNS, des suppléments peuvent être facturés par les entreprises. Dans certains cas les patient.e.s n’auraient pas de possibilité de se renseigner d’avance quelle entreprise effectuera leur transport et ne pourraient donc difficilement connaître leurs tarifs d’avance.

Il semble également que la CNS et la CMSS n’imposent pas de limitations et/ou d’obligations en matière de tarification à ces prestataires privés  dans l’agrément qui lie actuellement les sociétés taxis, ambulances, véhicule sanitaire léger etc. à la CNS. Les critères de qualité et d’hygiène y semblent également faire défaut. Par ailleurs, Monsieur le ministre devrait être informé du fait qu’un groupe de travail avait été mis en place par le ministère de la Santé pour mettre au point une réglementation des tarifs des prestataires privés de transport pour traitements médicaux par le biais d’un projet de loi qui aurait dû être finalisé en avril 2021.   

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de la Sécurité sociale :

1. Monsieur le ministre peut-il me dire si les prestataires privés de transport pour traitement médical n’ont effectivement pas d’obligations à suivre de la part des organismes de la sécurité sociale en matière de tarification, d’hygiène et de qualité notamment en ce qui concerne la formation de leur personnel ?

2. Quand est-ce que le projet de loi dont je fais mention plus haut sera-t-il finalisé ?

3. Le projet de loi en question comprend-il également des dispositions réglementant l’hygiène et la qualité à respecter par les services de transports prestés par des prestataires privés ainsi que des critères précis concernant la formation du personnel travaillant pour ces prestataires ?

4. Dans la négative, comment Monsieur le Ministre justifie-t-il ce choix ?

5. Monsieur le Ministre est-il sinon prêt à mettre en place des mesures permettant une transparence des tarifs facturés par les prestataires privés de transport pour traitement médical ? Si oui, de quelles mesures s’agirait-il précisément ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Nathalie Oberweis

Députée

Question parlementaire relative aux contrats d’embauche dans le cadre du Contact tracing

Monsieur le Président,

L’extrême rapidité avec laquelle se propage le variant Omicron a provoqué une hausse d’infections à la Covid-19 sans précédent. Cette nouvelle vague d’infections submerge également les équipes du Contact Tracing qui faute de personnel, ne peuvent guère exécuter leur travail en bonne et due forme. Pourtant, ce n’est pas la première fois dans le contexte de la pandémie que les capacités du Contact Tracing se heurtent à leurs limites. L’augmentation des capacités du Contact Tracing semble au fil du temps de la pandémie ne semble pas suffisamment avoir été considérée par les responsables du gouvernement. D’une autre manière, l’on pourrait conclure également que les capacités du Contact Tracing n’auraient pas su être pérennisées dans un contexte de crise sanitaire durable bien que marquée par des mouvements d’infections aléatoires. La fin de la pandémie n’est ainsi pas encore en vue et avec les expériences faites par le passé, il faudrait que le gouvernement puisse donner au Contact Tracing  les moyens en personnel nécessaires pour pouvoir efficacement affronter une soudaine surcharge de travail dû à une nouvelle vague d’infections. A cet égard, les conditions et contrats d’embauche nous semblent jouer un rôle important. Cependant, nous avons reçu l’information qu’il existe différentes formes de contrats au sein des équipes du CT et qu’il s’agirait pour la majorité de contrats à durée déterminée (CDD) ne pouvant à priori légalement être prolongés au-delà d’une durée de 24 mois . D’autres contrats qui y seraient de rigueur seraient des contrats volontaires encore davantage précaires que les CDD.

Devant ces affirmations, nous prions Monsieur et Madame les ministres de bien vouloir répondre aux questions suivantes :

1. Combien de personnes travaillent actuellement au sein du Contact Tracing ?

2. Madame et Monsieur les Ministres pourraient-ils nous indiquer comment leur nombre a évolué depuis l’instauration du CT en livrant des chiffres précis?

3. Combien de personnes ont démissionné au sein du Contact Tracing ? Pourriez-vous nous renseigner sur l’évolution des démissions en nous indiquant dans quels intervalles elles ont eu lieu ?

4. Quels sont les formes de contrats d’embauche en vigueur au sein du CT ? Pourriez-vous nous dresser une liste des contrats utilisés en indiquant pour chaque forme de contrat la quantité afférente ?

5. Est-il fait usage de contrats à durée indéterminée au sein du CT ? Dans l’affirmative, de combien de contrats de ce type s’agit-il ? A quel poste ou fonction s’attachent-ils ? Dans la négative, veuillez nous expliquer pourquoi ?

6. Le recrutement de nouveaux effectifs pour le CT s’est il avéré plus difficile par moments ? Si oui, dans quelle mesure et en fonction de quels critères ? Dans la négative, comment expliquez-vous le manque d’effectifs actuel ?

7. Parmi les personnes travaillant au sein du CT , combien y ont été engagé à plusieurs reprises depuis sa mise en place ? Veuillez nous indiquer le cas échéant de combien de reprises il s’agit pour la personne concernée ?

8. Quel est la durée moyenne des contrats signés dans le cadre du CT ? Des personnes ont-elles obtenu une prolongation de leur CDD jusqu’au maximum de 24 mois ?

9. Madame et Monsieur les ministres ne jugent-ils pas pertinent, de mettre en place une cellule pérenne au sein du CT dont les salarié.e.s disposeraient de CDI ?

10. De même pour les salarié.e.s ayant accumulé.e.s le maximum d’années autorisé dans le cadre de leur CDD, Monsieur le Ministre envisage-t-il la possibilité d’une prolongation de contrat ?

11. Combien de salarié.e.s du CT arrivent actuellement à terme de leur CDD ?

12. Monsieur le ministre envisage-t-il une possibilité pour ces salarié.e.s d’être réembauché.e.s sous d’autres conditions, ou bien devront-ils nécessairement être remplacé.e.s par de nouvelles recrues ?

13. Dans la négative à la question précédente, Monsieur et Madame les Ministres ne sont-ils pas d’avis qu’une non-reconduction des contrats en question risquerait de faire perdre des expériences et savoir-faire importants apportés jusqu’à présent par ces salarié.e.s au bénéfice du service du CT ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées,

Myriam Cecchetti         Nathalie Oberweis

Députée                       Députée

Medizin für den Menschen, nicht den Kommerz

Medizin für den Menschen, nicht den Kommerz: déi Lénk stellen sich gegen die Schaffung privater Ärztegesellschaften 

Nur vier große, überregionale Krankenhäuser sichern in Luxemburg die medizinische Versorgung. Eine Folge dieser räumlichen Konzentration auf wenige Zentren ist, dass die dort angebotenen Dienste zwar allgemein gut sind, aber weite Landstriche in den Bereichen ambulante und stationäre Medizin unterversorgt sind. Mit der Schaffung privater Ärztegesellschaften soll nun aus der „Notsituation“ außerhalb der Zentren Profit geschlagen werden. 

Seit einigen Wochen liegt ein, eindeutig die Handschrift der Ärztelobby tragender, Gesetzesvorentwurf vor, der es Ärzten in Zukunft erlauben soll, gewerbliche Gesellschaften zu gründen, Kapital zu sammeln, Geräte zu kaufen und Personal einzustellen, wozu auch Ärzte und medizinisches Pflegepersonal zählen. So sollen wirtschaftliche Anreize geschaffen werden um die medizinische Versorgung auch außerhalb der 4 Krankenhauszentren zu verbessern. Dass diese Anreize nichts anderes als das Versprechen satter Profite sind, wird dabei nicht weiter ausgeführt.

Statt einer Strategie zur Schaffung einer auch in die Fläche hinein hochwertigen, öffentlichen und allgemeinen Gesundheitsversorgung vorzulegen – dessen Notwendigkeit ja gerade die aktuelle Pandemie nachdrücklich bewiesen hat – treiben die Regierung und ihre Gesundheitsministerin demnach weiterhin massiv deren Kommerzialisierung und Privatisierung voran. Wird das Projekt „private Ärztegesellschaften“ wie vorgesehen umgesetzt, so dürften diese alle möglichen medizinischen Dienstleistungen anbieten. Die Details würden dabei in großherzoglichen Reglementen festgelegt werden, also am Parlament vorbei. Und der Teufel liegt bekanntlich im Detail: Zwar schließt der vorliegende Vorentwurf Investoren ohne medizinischen Beruf ausdrücklich von der Beteiligung an solchen Ärztegesellschaften aus. Jedoch gilt dieses Beteiligungsverbot nicht für andere in der Europäischen Union niedergelassene Ärztegesellschaften. Wer bei diesen ausländischen Ärztegesellschaften wiederum Investor ist, bleibt unbekannt.

Als auf Gewinn ausgelegte Kapitalgesellschaften werden die vorgesehenen Ärztegesellschaften voraussichtlich eine entsprechende Medizin anbieten. Und das obwohl Artikel 16 des ärztlichen Deontologiekodexes festhält: « La médécine ne doit pas être pratiquée comme un commerce ». Dieser Widerspruch stört umso mehr, wenn man bedenkt, dass der Gesetzesvorentwurf mit Hochdruck am Gesondheetsdësch, dessen Hauptaufgabe es ja eben ist, das Gesundheitswesen der Zukunft zu erarbeiten, vorbeigedrückt wird. Statt die Idee privater Ärztegesellschaften in diesem Gremium von verschiedenen Interessengruppen gemeinsam debattieren zu lassen, scheint die Ärzteschaft diese ganz allein heute schon verwirklichen zu wollen. 

déi Lénk verurteilt vehement diese nicht nur verschleierte, sondern durchweg undemokratische Privatisierung des Gesundheitswesens! Private Ärztegesellschaften bedeuten nicht nur eine eindeutige Schwächung des öffentlichen Gesundheitwesens in Luxemburg, sondern garantieren zudem keineswegs die wesentliche, aber kommerziell oft uninteressante gesundheitliche Grundversorgung. Es ist ein Skandal, dass hier eine sozial-demokratische Gesundheitsministerin die Weichen stellt für eine Zweiklassenmedizin, wie sie sich auch an den Beispielen des IRM in Grevenmacher oder des Diagnostikzentrums mit Poliklinik in Junglinster bereits abzeichnet. So wird die Kluft zwischen bedürftigen Kassenpatienten und kapitalstarken Privatkonsumenten auf Jahre weg rechtlich und institutionell verfestigt und ausgeweitet, mit weitreichenden Folgen nicht nur für die Patienten, sondern auch für das im Gesundheitswesen arbeitende Personal.

déi Lenk stellt sich mit aller Kraft gegen eine Kommerzialisierung der Gesundheit und wiederholt seine Forderung nach einer Stärkung des öffentlichen und allgemeinen Gesundheitswesens. Nur die öffentliche Hand kann garantieren, dass Menschen und nicht Profite im Mittelpunkt des Gesundheitswesens stehen, und dies sowohl was die Betreuung der Patienten, als auch die Arbeitsbedingungen des Personals betrifft. Gesundheit darf weder Luxus sein, noch ein Mittel um aus Menschen in Not auch noch den letzten Cent herauszuquetschen, oder sie gar wegen Zahlungsunfähigkeit sich selbst zu überlassen. Statt Privatisierung und satten Gewinnen braucht unsere Gesellschaft mehr Gemeinschaft und mehr Solidarität. Gerade wenn es um die Gesundheit geht muss garantiert sein, dass alle Menschen gleich sind!

[Pressemitteilung, 7. Januar 2022]

Lutte contre la pandémie: pilotage à vue du gouvernement

Pilotage à vue, incongruités et manque de pragmatisme et de courage

Une semaine à peine après le vote de la nouvelle loi Covid, le gouvernement est revenu devant le parlement pour renforcer encore les mesures de lutte contre le virus. déi Lénk voudrait dénoncer ce pilotage à vue de la part du gouvernement, alors que la diffusion rapide du nouveau variant “Omicron” était connue depuis deux semaines. Cela fait encore augmenter les incertitudes et le manque de confiance dans l’action gouvernementale en ces temps difficiles et cela apporte de l’eau au moulin des comploteurs et négationnistes.

Pour déi Lénk, la vaccination est essentielle pour réduire la pression sur les hôpitaux et éviter les cas graves surtout chez les personnes âgées et vulnérables, et nous le répétons encore et encore : “faites-vous vacciner !” Nous renouvelons aussi notre soutien au personnel de santé, qui depuis maintenant 21 mois est soumis à un stress permanent pour sauver des vies humaines.

Nous voudrions pourtant exprimer notre incompréhension face aux incongruités flagrantes des mesures anti-Covid actuelles :

  • le régime 2G communique d’une part une fausse certitude, puisque tant les vacciné.e.s que les rétabli.e.s peuvent tomber malades et transmettre le virus et il confine d’autre part les non-vacciné.e.s dans un “Niemandsland” social et culturel;
  • le régime 3G tend à exclure les non-vacciné.e.s chaque fois que les tests sont payants; c’est le cas sur le lieu de travail, mais aussi dans les écoles de musique et au niveau des cours de langue, faussement assimilés tous les deux à des “activités de loisirs”.

déi Lénk n’admet pas l’exclusion sociale des non vacciné.e.s au moyen de tests payants, qui tend à mettre en place par la petite porte l’obligation de vaccination. déi Lénk réclame au contraire la propagation de tests gratuits à grande échelle et le respect strict des gestes barrières. C’est là une façon pragmatique d’aborder la problématique :

  • on gardera dans le circuit sociétal les non-vacciné.e.s, encore renforcé.e.s dans leur attitude de refus par les moyens de pression actuels mais dont une majorité pourrait être patiemment convaincue au moyen d’arguments rationnels;
  • on protègera en même temps les vacciné.e.s à chaque fois qu’ils devront ôter leur masque et qu’ils ne pourront respecter les gestes barrières.

Le même pragmatisme devrait être de mise dans la discussion autour de l’obligation vaccinale. En effet, puisque le droit à l’intégrité physique interdit une vaccination par la force, il faudra se demander, quels autres moyens de coercition existent réellement.

déi Lénk voudrait enfin rappeler que personne dans le monde ne sera protégée du virus et de ses mutations avant que tout le monde ne soit protégé. Le variant Omicron provient d’Afrique du Sud, dont la population n’a pu être vaccinée suffisamment du fait du coût élevé du vaccin. Or l’Union européenne bloque toujours une levée temporaire des brevets sur les vaccins, demandée par les pays du Sud et qui aurait pu mener à une accélération substantielle dans la production mondiale des vaccins. Dans le même sens du blocage, 58 député.e.s du parlement luxembourgeois n’ont pas eu le courage de voter pour une motion de déi Lénk au mois de mai, qui demandait une telle levée des brevets.

[Communiqué de presse du 23 décembre 2021]

Communiqué de presse: Sauver des vies – pour une vaccination prioritaire des personnes âgées et vulnérables !

Pressemitteilung/Communiqué de presse

Luxembourg, 22. Dezember 2021

Leben erhalten – Jetzt prioritär ältere und vulnerable Menschen impfen!

déi Lénk nehmen die Ankündigung neuer Massnahmen durch die Regierung zur Kenntnis.

Wir werden diese Vorschläge mit der nötigen Distanz beurteilen, fordern aber noch vor Jahresende eine gezielte Impfaktion prioritär in Richtung der noch nicht Geimpften und Geboosterten unter den über 60-Jährigen und den vulnerablen Menschen.

Diese Zielgruppen sollen über alle verfügbaren Kanäle („traçage“-Equipen, Sozialdienste der Gemeinden, private Hilfsorganisationen, Ärzte) aufgefordert werden, sich, wenn noch nicht geschehen, nach ärztlichem Rat, so schnell wie möglich  impfen, bzw. boostern zu lassen.

Denn obschon der Schutz, vor allem gegenüber Ansteckungen durch die aktuellen Impfstoffe nicht 100% ist, schützen sie doch vor schweren Verläufen, verkürzen die Ansteckungsdauer und erhalten somit Leben.

(déi Lénk)

Sauver des vies – pour une vaccination prioritaire des personnes âgées et vulnérables !

déi Lénk a pris connaissance des nouvelles mesures proposées par le gouvernement et prendra position avec la distance qui s’impose.

Mais nous voulons proposer dès maintenant une autre mesure, à savoir, avant la fin de l’année, une campagne de vaccination dirigée prioritairement vers les personnes âgées (plus de 60 ans) et vulnérables qui ne sont pas encore vaccinées ou « boostées ».

Nous proposons d’approcher ces groupes cibles par tous les canaux possibles (équipes de traçage, services sociaux des communes, organisations d’entraide privées, médecins) en leur demandant, après avis médical, de se faire vacciner resp. « booster » le plus rapidement possible.

Car même si la protection, surtout contre des infections, n’est pas garantie à 100% par les vaccins actuels, ceux-ci protègent contre des maladies aggravées, raccourcient la durée d’infection et sauvent ainsi des vies.

(déi Lénk)

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