Question parlementaire relative aux statistiques de la criminalité liée aux drogues

Monsieur le Président,

La criminalité liée aux drogues fait actuellement l’objet de débats controversés. Or, en l’absence de statistiques objectives, un débat raisonnable et raisonné n’est pas possible. Selon nos informations, la police aurait reçu la consigne de procéder à plus d’interpellations pour des faits liés au trafic ou à la consommation de drogues. Cette approche risque toutefois de « gonfler » les statistiques. Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de la Sécurité intérieure :

  1. Monsieur le ministre peut-il nous fournir des statistiques exhaustives et détaillées sur les interpellations liées au trafic de stupéfiants par année depuis 2016 ?
  2. Monsieur le ministre peut-il nous donner des informations sur les ressources humaines employées par la police dans la lutte contre la criminalité liée aux drogues par année depuis 2016?
  3. Monsieur le ministre peut-il nous fournir de plus amples informations sur l’approche de la police grand-ducale pour combattre le trafic de drogues ?
  4. Monsieur le ministre peut-il nous confirmer que la police a reçu la consigne de multiplier les interpellations ?
  5. Dans l’affirmative, Monsieur le ministre pense-t-il qu’il s’agit là d’une politique efficace pour lutter contre le trafic de stupéfiants ?
  6. Toujours dans l’affirmative, Monsieur le ministre ne pense-t-il pas que la police devrait se concentrer sur un travail d’enquête plus sérieux qui permettrait de remonter aux sources du trafic de drogues puis qu’une une grande partie des interpellations ne constatent que des petits délits ?
  7. Toujours dans l’affirmative, Monsieur le ministre ne pense-t-il pas que la multiplication des interpellations pour des faits mineurs suscite un débat public faussé et qui manque de sérénité ?

Dans l’attente de vous lire, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Nathalie Oberweis

Députée

Stellungnahme von déi Lénk zum Video von Radu Burtescu

Dies ist eine Stellungnahme von déi Lénk bezüglich des Videos von Radu Burtescu, das festhält wie die Polizei gegen den Hausbesetzer am Morgen des 1. Juli vorgegangen ist :

déi Lénk sind der Meinung, dass die Polizei vorbildlich mit den Bürgern umzugehen hat und auch dementsprechend ausgebildet werden sollte. Beleidigungen, Erniedrigungen und unprofessionelles Vorgehen sind nicht hinnehmbar. Es ist jedoch unwesentlich hier auf das Verhalten eines einzigen Polizeibeamten einzugehen. Das Problem ist systemisch.

Herr Burtescu hat mit seiner Aktion auf fundamentale Missstände im Bezug auf die Wohnungsnot und Spekulation in Luxemburg aufmerksam gemacht.

Der Staat soll dafür sorgen, dass durch eine andere Gesetzgebung die wahren Schuldigen an der aktuellen Situation zur Rechenschaft gezogen werden und zwar diejenigen, die spekulieren, profitieren und Riesengewinne auf Kosten der Allgemeinheit erzeugen, oft am Rande der Legalität.

déi Lénk unterstreicht, dass es hier nicht um die Frage des Eigentums durchschnittlicher Bürger geht, sondern um hunderte Häuser, die absichtlich über Jahre hinweg aus schieren Profitgründen leer stehen.

Das „Recht op Wunnen“ muss schnellstens politisch umgesetzt werden. Die jetzige Regierung hat das Problem jedenfalls nicht angepackt und wird es auch höchstwahrscheinlich nicht mehr anpacken. Es ist an den Wählern zu entscheiden welche

Question parlementaire concernant des violences policières

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre à Monsieur le Ministre de l’Intérieur et à la Grande Région la question parlementaire suivante.

Selon les informations de la presse, les déclarations de la victime présumée et des témoins, le 17 septembre 2011 un jeune Luxembourgeois d’origine africaine aurait subi des brutalités policières. Pour une affure anodine de carte grise, des agents de police apparemment très jeunes I’auraient plaqué au sol, menotté, emmené au commissanat où il aurait subi des injures racistes et des coups entraînant une légère commotion cérébrale. Voulant déposer une plainte, on le lui aurait refusé au commissariat – et il l’aurait donc adressée à l’inspection générale de la police.

Je voudrais prier Monsieur le Ministre de répondre aux questions suivantes:

Monsieur le Ministre peut-il confirmer que I’affaire sera l’objet d’une enquête, qu’elle sera menée dans l’urgence qui s’impose et que les résultats seront rendus publics ?

Un commissariat de police peut-il refuser d’accepter une plainte qui le concerne ?

Le Ministre peut-il informer de I’ampleur et de la fréquence de cas semblables de violence policière, de plaintes pour injures racistes, des enquêtes et des suites de ces enquêtes au cours de la décennie passée?

Comment s’expliquer que les critères de recrutement, la formation initiale, la formation continue et I’accompagnement des jeunes aspirants policiers et policiers ne sont pas à même de prévenir de tels comportements ?

Quelles sont les mesures envisagées par Monsieur le Ministre pour mieux sauvegarder tant une autorité méritée de la police que le respect de la dignité et des droits des citoyens ?

En vous remerciant d’avance, Monsieur le Président, ainsi que Monsieur le Ministre, je vous prie d’accepter l’expression de ma très haute considération.

André Hoffmann

-> Réponse

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