Mat der Demissioun vum Gilles Zeimet ass den Dossier net ofgeschloss.

déi Lénk begréissen ausdrécklech dass de Gilles Zeimet net méi Direkter vum CNA ass. Duerch seng Demissioun, déi no langer an haartnäckeger Oppositiounsaarbecht vun déi Lénk erreecht gouf, kann den CNA elo an eng hoffentlech besser Zukunft starten.

D’Demissioun vum Gilles Zeimet als Direkter vum CNA war déi logesch Konsequenz vun der Oppositiounsaarbecht vun déi Lénk. Eis déifgräifend Analys huet kloer gewisen, datt den eemolegen Direkter vum CNA d’Deputéiert vun der Kulturkommissioun ugelunn huet. Souwuel d’Ausmooss wéi och d’Dauer vum Klimatisatiounsproblem an der Ausstellung Family of Man zu Klierf gouf erofgespillt. De Risiko dass de wichteg Wierker beschiedeget goufen ass ganz reell!

déi Lénk begréissen och dass de Minister sech an der Kommissiounssëtzung vum 26. Abrëll fir seng Falschaussoen am Interview op RTL entschëllegt huet. Mee et ass och wichteg elo ze soen, dass mat der Demissioun vum Gilles Zeimet den Dossier net ofgeschloss ass. De Minister Eric Thill huet ugekënnegt dass et elo „seng Prioritéit“ wier ze kucken dass gutt Ausstellungsbedéngunge fir d’Family of Man Fotoen an Zukunft solle garantéiert ginn. Et ass wichteg, dass et bei esou enger wäertvoller Ausstellung net bei eidele Wierder bleift.

Et ass genau esou wichteg, dass de grave Problem vun de schlechten Aarbechtsbedéngungen a vum schlechten Aarbechtsklima am CNA zu Diddeleng elo ganz eescht geholl gëtt. De Gilles Zeimet hat an der Chamber iwwer d’Family of Man gelunn, déi schlëmm Beschreiwung iwwer d’Aarbechtsklima am CNA mussen elo ëmsou méi eescht geholl ginn.

déi Lénk bleift an dësem um Ball. Den CNA ass eng Administratioun déi eng wichteg Roll an der Conservatioun vun, an am Accès op den audiovisuelle Patrimoine vu Lëtzebuerg ze spillen huet. Si muss d’Moyenen hunn, fir dësem Roll gerecht ze ginn.


Avec la démission de Gilles Zeimet, le dossier n’est pas clos.

déi Lénk se félicitent expressément du fait que Gilles Zeimet ne soit plus directeur du CNA. Grâce à sa démission, obtenue après un long et tenace travail d’opposition de déi Lénk, le CNA peut désormais entamer, espérons-le, une meilleure phase de son avenir.

La démission de Gilles Zeimet en tant que directeur du CNA était la conséquence logique du travail d’opposition de déi Lénk. Notre analyse approfondie a clairement montré que l’ancien directeur du CNA a menti aux députés de la commission de la Culture. Tant l’ampleur que la durée du problème de climatisation dans l’exposition Family of Man à Clervaux ont été minimisées. Le risque que des œuvres importantes aient été endommagées est bien réel !

déi Lénk saluent également le fait que le ministre se soit excusé, lors de la réunion de commission du 26 avril, pour ses déclarations erronées dans une interview sur RTL. Mais il est aussi important de dire que, avec la démission de Gilles Zeimet, le dossier n’est pas clos. Le ministre Eric Thill a annoncé que sa « priorité » était désormais de veiller à garantir de bonnes conditions d’exposition pour les photographies de Family of Man à l’avenir. Il est essentiel que, pour une exposition aussi précieuse, cela ne reste pas de simples paroles.

Il est tout aussi important que le grave problème des mauvaises conditions de travail et du climat de travail dégradé au CNA à Dudelange soit désormais pris très au sérieux. Gilles Zeimet a menti à la Chambre au sujet de Family of Man ; les descriptions préoccupantes du climat de travail au CNA doivent donc être prises d’autant plus au sérieux.

déi Lénk continuera de suivre ce dossier de près. Le CNA est une administration qui a un rôle important à jouer dans la conservation et l’accès au patrimoine audiovisuel du Luxembourg. Elle doit disposer des moyens nécessaires pour remplir cette mission.

Question parlementaire relative aux dysfonctionnements du Centre national de l’audiovisuel (CNA)

Monsieur le Président,Conformément à l’article 80 du règlement de la Chambre des députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Monsieur le ministre de la Culture.

Selon des articles parus aujourd’hui dans le quotidien Tageblatt et l’hebdomadaire D’Land, la liste des dysfonctionnements au sein du Centre national de l’audiovisuel (CNA) est longue. Un certain nombre d’allégations sont très graves: harcèlement moral, direction erratique et gestion dilettante. Confrontés à cette situation, de nombreux salariés auraient claqué la porte du CNA, jugeant la situation intenable et privant ainsi cette administration publique d’une expertise précieuse. Enfin, un audit interne aurait révélé la responsabilité de la direction actuelle.

Comme si le maintien délibéré d’un climat de travail délétère n’était pas suffisant, la gestion du Centre serait à tel point problématique que le CNA n’accomplirait plus sa mission d’archive.

La fameuse collection “Teutloff” a été endommagée en raison de problèmes techniques inadmissibles pour un lieu comme le CNA, remettant en cause sa renommée professionnelle internationale.

S’y ajoute une rénovation jugée inutile des salles de cinéma du CNA. Un budget conséquent a été débloqué pour équiper les salles d’un système de son disproportionné alors que seul un nombre restreint de films utilisent cette technique. Ces travaux ont entraîné la fermeture des salles de janvier à mars, traditionnellement une des périodes les plus fréquentées de l’année.

Cette situation perdurerait et le ministère serait au courant depuis le début.

Si chaque élément pris à part mériterait des questionnements profonds, l’ensemble des allégations fournissent l’image d’une institution devenue apparemment incapable de répondre aux missions publiques lui attribuées.  

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre:

  1. Concernant la collection “Teutloff”:
  • Pourriez-vous m’informer de façon complète des conclusions des rapports concernant les causes de la panne technique qui ont mené à l’endommagement de la collection “Teutloff” et les responsabilités qui en découlent?
  • Pourriez-vous m’informer de façon complète des conclusions de l’expertise menée quant à l’endommagement des œuvres concernées ? A quel point cette collection est-elle endommagée? Est-elle réparable? Dans quelle mesure? Est-ce qu’il existe une date prévisionnelle de finition de travaux de récupération? Quel est le coût de ces travaux?
  • A-t-on entretemps remédié aux causes de la panne technique? A quel prix?
  • Est-ce que de nouvelles expositions en lien avec la collection Teutloff sont planifiées?

2. Concernant la gestion du personnel du CNA:

    • Monsieur le ministre a-t-il été informé des problèmes existant dans la gestion du personnel avant la date de la publication de l’article?
      • Ces problèmes peuvent-ils être qualifiés de harcèlement selon les termes de la loi et qu’est-ce qui les a motivés?
      • Quelles mesures ont été prises pour y remédier?  
      • Quelles sont les conclusions et/ou recommandations de l’audit concernant la gestion du personnel? Ont-elles été considérées par la suite? Par quels moyens?
      • Combien de personnes occupant des postes à responsabilité sont parties depuis l’arrivée du nouveau directeur ?
      • Combien de congés maladie dépassant 10 jours ouvrables ont  été posés?
      • Afin de pouvoir postuler à un poste à responsabilité au sein de la fonction publique, les candidats doivent passer des tests de personnalité poussés. Monsieur le Ministre est-il  obligé de tenir compte du résultat ou peut-il l’ignorer ?

    3. Concernant l’accès aux archives:

    • Qu’est-ce qui a justifié la fermeture des archives pendant toute l’année 2025 alors que l’ensemble des documents maintenant en ligne étaient prêts à être mis à disposition il y a déjà longtemps? Dans quelles conditions et selon quels critères se fera désormais l’accès aux documents ?  Comment le CNA compte-t-il à l’avenir faciliter l’accès aux professionnels et aux citoyens?
    • Pourquoi n’y a-t-il toujours pas de mise à disposition en ligne du catalogue et de la filmographie luxembourgeoise ?

    4. Concernant la rénovation du “Ciné Starlight”:

    • Monsieur le ministre n’estime-t-il pas exagéré l’investissement pour l’installation d’un système sonore surdimensionné, entrainant une longue fermeture des salles durant une période de grande affluence.

    5. De façon générale, comment Monsieur le Ministre entend-il rétablir le bon fonctionnement de cette administration publique?

    Avec mes respectueuses salutations,

    Marc Baum

    Député

    Question parlementaire à propos du statut de protection de l’ancienne tour de brassage de Diekirch.

    Monsieur le Président,

    En juin 2021, le Ministère de la Culture a procédé à la radiation expédiée de la tour de brassage de Diekirch de l’inventaire des immeubles classés au patrimoine national. Pour prendre cette décision, le ministère s’est appuyé sur la nécessité d’une dépollution étendue et profonde sur les terrains où se trouve la tour qui empêcherait la conservation de cette dernière.

    Dans sa réponse à la question parlementaire n°6215 de l’ancienne députée Myriam Cecchetti, l’ancienne ministre de l’Environnement a informé qu’un nettoyage des zones polluées sur le site aurait permis de réduire sensiblement les valeurs des polluants détectés. Ainsi, la valeur de l’indice phénol aurait pu être réduite en-dessous de la limite de détection et la teneur en ammonium aurait également fortement diminué.

    Dans sa réponse à une question supplémentaire (n°7415) de l’ancienne députée Myriam Cecchetti concernant l’impact du nettoyage du site sur la question de la levée de la protection nationale, l’ancienne ministre de l’Environnement est restée plutôt vague et s’est référée à des rapports qui ne fourniraient pas de conclusions définitives. Elle a pourtant annoncé la mise en place d’un contrôle régulier des eaux souterraines sur une année hydrologique afin d’évaluer l’impact du nettoyage du puits sur les eaux souterraines. Les résultats de ce monitoring permettraient ensuite de définir des mesures d’assainissement éventuelles à mettre en œuvre au niveau des eaux souterraines et de clarifier la question de la démolition ou non des bâtiments, dont la tour de brassage.

    Partant nous voudrions poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres :

    1. Monsieur le ministre de l’Environnement peut-il nous fournir les résultats des analyses effectuées dans le cadre du monitoring pré-mentionné ?
    2. Quelles conclusions relatives à d’éventuelles mesures d’assainissement à mettre en place au niveau des eaux souterraines ont pu être tirées à la fin du monitoring ?
    3. Dans l’affirmative, ces mesures d’assainissement permettront-elles la conservation de la tour de brassage ?
    4. Monsieur le ministre de la Culture, est-il prêt à reprendre la tour dans l’inventaire des monuments classés au patrimoine national au cas où la pollution dans les zones concernées aurait pu être maîtrisée ?
    5. Dans la négative, quels éléments s’y opposeraient ?

    Avec nos salutations respectueuses,

    David Wagner                                               Marc Baum
    Député                                                            Député

    Question parlementaire sur le mode de sélection de l’artiste représentant le Luxembourg à la biennale d’art contemporain de Venise

    Monsieur le Président,

    D’après des informations qui me sont parvenues, la procédure de sélection pour désigner les artistes représentant le Luxembourg à la Biennale d’art de Venise a changé cette année et en a surpris plus d’un. La sélection qui s’est faite sans concours cette année, se fera sous le commissariat du Casino Luxembourg.  

    La formule de l’appel à candidatures existait depuis 2010 : le ministère ne désignant plus le commissaire de l’exposition, un appel à projets a eu lieu tous les deux ans afin de sélectionner l’artiste (de nationalité luxembourgeoise ou résidant au Luxembourg) sur base d’un projet avec le commissaire de son choix.

    Cette pratique rencontrait un vif succès auprès de la profession et certains artistes et curateurs s’étaient déjà lancés dans l’élaboration de projets afin de pouvoir participer à l’appel à candidature pour 2026. Par conséquent, j’aimerais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de la Culture :

    1. Quelle a été la motivation pour changer de mode de sélection ?
    2. Pourquoi la sélection de l’artiste représentant le Luxembourg à la Biennale de Venise se fait désormais à huis-clos ? 
    3. Pourquoi rien n’a été communiqué en amont avant le changement de procédure ?
    4. Quels sont les nouveaux critères et principes de sélections pour désigner l’artiste représentant le Luxembourg à la Biennale de Venise ? 
    5. Qui a été consulté pour mettre en place ce nouveau dispositif ?
    6. Quels sont les rôles respectifs du Mudam, du Casino, de Kultur / Lx et du Ministère de la Culture dans ce nouveau dispositif ?
    7. Quelle est la place du secteur des galeries privées dans la modalité de sélection ?
    8. Est-ce que cette modalité de sélection ne concerne que 2026 ou sera-t-elle reprise par la suite ?
    9. Est-ce qu’une évaluation de ce nouveau mode de sélection  est prévue avec les acteurs concernés (en-dehors du Mudam, du Casino, de Kultur / Lx et du Ministère de la Culture) ?
    10. Quelles sont les garanties de transparence dans le mode de sélection et dans son fonctionnement ?

    Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

    Marc Baum                            

    Député

    Question parlementaire relative aux modalités d’inscription et de prêt dans les bibliothèques au Luxembourg

    Monsieur le Président,

    Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Culture :

    Au courant du mois de novembre prochain  la Bibliothèque Nationale du Luxembourg (BNL) mettra en place un nouveau programme informatique de gestion, ALMA, qui entraînera des adaptations des modalités d’inscription et de prêt pour les usagers et usagères. Selon nos informations ce nouveau système informatique nécessiterait l’enregistrement obligatoire d’une adresse e-mail pour chaque usager.ère, faute de quoi ils/elles ne pourront plus s’inscrire à la bibliothèque et ne pourront plus avoir accès aux prêts.

    Toujours d’après nos informations, toutes  les autres bibliothèques et notamment les bibliothèques communales qui souhaitent continuer à faire partie du réseau géré par la BNL devraient obligatoirement adopter le même programme informatique ALMA, et par conséquent passer aux mêmes contraintes concernant les inscriptions et les prêts.

    Vu que ces adaptations pourraient avoir des effets d’exclusion pour une partie de la population, notamment les enfants, les personnes âgées, les personnes avec un handicap ainsi que toutes les autres personnes qui pour une raison ou une autre souhaitent ne pas avoir d’adresse e-mail, je voudrais poser les questions suivantes à Madame la ministre de la Culture :

    1. Madame la Ministre peut-elle confirmer que tous les usagers et toutes les usagères auront désormais besoin d’une adresse e-mail pour s’inscrire à la BNL et pour avoir accès aux prêts de livres ?
    2. Dans l’affirmative, les autres bibliothèques dont notamment les bibliothèques communales, seront-elles obligées d’adopter le même système afin de pouvoir continuer à fonctionner en réseau avec la BNL et les autres bibliothèques ?
    3. Madame la Ministre est-elle d’avis que la nécessité de disposer d’une adresse e-mail pour s’inscrire à la bibliothèque et avoir accès aux prêts constitue une restriction justifiée de l’accès à un service public tel qu’une bibliothèque publique, sachant qu’un tel critère n’est pas prévu pour l’accès à d’autres services publics comme les soins de santé, l’éducation ou la fourniture d’eau potable?
    4. Madame la Ministre envisage-t-elle de demander aux bibliothèques de procéder aux adaptations nécessaires des modalités d’inscription et de prêt dans les bibliothèques afin d’y garantir un accès sans barrières pour tou.te.s les usager.ère.s, même après qu’elles auront mis en place le nouveau système informatique ALMA ?

    Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments respectueux.

    Nathalie Oberweis

    Députée

    Question parlementaire relative à la protection du patrimoine industriel du site Arbed Esch/Schifflange

    Monsieur le Président,

    Conformément à l’article 80 du Règlement de la Chambre des Députés, je voudrais poser la question parlementaire suivante à Madame la ministre de la Culture.

    Le site dit Arbed Esch/Schifflange est l’objet d’un vaste projet d’urbanisation. Or, ce site, témoignage du passé industriel du pays, contient de nombreux objets dignes d’être conservés. C’est en tout cas l’avis de l’Institut national pour le patrimoine architectural (anciennement la Commission des sites et monuments) qui recense, dans son avis du 14 juillet 2021, 26 objets dignes d’être conservés.

    Le promoteur Agora, issu d’un partenariat entre ArcelorMittal et l’État, et les communes de Schifflange et d’Esch-sur-Alzette ont commandité un avis supplémentaire auprès d’un bureau d’aménagement et de génie civil privé qui ne retient que 18 objets dignes d’être conservés.

    La nouvelle loi du 25 février sur la protection du patrimoine culturel établit des critères scientifiques qui déterminent si un objet est digne d’être protégé ou non.

    Ainsi, j’aimerais poser les questions suivantes à Madame la ministre:

    1. Lequel de ces deux avis Madame la ministre compte-t-elle suivre ?
    2. Madame la ministre est-t-elle d’avis que les arguments du bureau d’aménagement privé susmentionné sont recevables du point de la protection du patrimoine industriel?

    Avec mes salutations respectueuses,

    Nathalie Oberweis

    Députée

    Créons une BD-thèque dans un des espaces culturels du projet Schluechthaus à Merl !

    Luxembourg, le 30 avril 2021 – Communiqué par déi Lénk Stad

    Conseillée par les cabinets d’architectes Jim Clemes Associates et ARP Astrance, la Ville de Luxembourg est actuellement en train d’élaborer un appel à projets pour le site de l’ancien abattoir de Merl (Schluechthaus).

    Il est prévu de reconvertir cette friche industrielle en un espace réunissant plusieurs activités culturelles, revêtant un intérêt à la fois local et national, et comportant une dimension intergénérationnelle et participative. L’idée est également de tenir compte de l’histoire récente du site, qui compte parmi les hauts-lieux du graffiti et du street art au Luxembourg.

    Saluant l’orientation générale du projet de la Ville et le travail très fouillé des deux cabinets d’architectes impliqués, qui ont notamment identifié un certain nombre de projets comparables pouvant servir d’inspiration à l’étranger, déi Lénk Stad leur a suggéré en date du 28 avril, lors de la réunion jointe des deux commissions Culture et Développement urbain de la Ville, de profiter de cette occasion pour doter la capitale d’une BD-thèque, lieu de vie accueillant dédié aux BD, comics, mangas et autres romans graphiques (graphic novels).

    Réserver un des espaces culturels à créer sur le site du Schluechthaus à la création d’une telle BD-thèque aurait plusieurs avantages pour la Ville :

    • Il s’agirait d’un lieu intergénérationnel et démocratique par excellence, car le « 9e art » passionne tous types de publics, des plus jeunes aux plus âgés, des amateurs de la culture classique aux adeptes de la culture populaire, y compris au Luxembourg ;
    • Le lieu, facile d’accès à la fois par les transports en commun et la route et situé à proximité d’un campus scolaire et du futur quartier de la Porte de Hollerich, revêtirait un intérêt tant local que national, car aucune autre offre comparable n’existe ailleurs au Luxembourg ;
    • La BD-thèque pourrait facilement revêtir une dimension participative, non seulement par des ateliers et des conférences, mais aussi par le développement d’une politique d’acquisition fondée en partie sur les dons de BD de qualité de la part des habitant.e.s de la Ville, qui contribuerait également à dynamiser les librairies de la Ville ;
    • Dédier un des espaces du Schluechthaus à la création d’une BD-thèque serait en cohérence avec l’esprit du lieu, car les BD, mangas et graphic novels constituent une des principales sources d’inspiration des street artists et graffeurs, et nourrissent aussi la production audiovisuelle et de l’animation, qui constitue un secteur-clé au Luxembourg ;
    • Le projet pourrait bénéficier d’expériences similaires réalisées à l’étranger : de fait, un des projets étrangers cités par les cabinets Clemes et ARP Astrance, les anciens abattoirs de Bomel près de Namur, comportent précisément une BD-thèque ;
    • À Luxembourg, créer une bibliothèque municipale spécialisée comblerait un manque en termes d’infrastructures : contrairement à Nancy, qui compte 4 bibliothèques municipales, et Metz, qui en compte 5, la Ville de Luxembourg, dont le nombre d’habitants vient pourtant de dépasser celui de ses deux voisines, n’en compte qu’une seule ;
    • Enfin, comme le démontre la fréquentation massive de la nouvelle Bibliothèque nationale du Luxembourg (BnL) à Kirchberg, du Luxembourg Learning Centre (LLC) à Esch-Belval, et aussi de la Cité Bibliothèque près de la place d’Armes, le public plébiscite les bibliothèques publiques lorsque celles-ci sont conçues comme des lieux de vie !

    déi Lénk Stad, qui a communiqué la présente suggestion à la Ville et aux deux bureaux d’architectes impliqués, espère vivement qu’il en soit tenu compte dans l’appel à candidatures élaboré pour le site du Schluechthaus.

    Question parlementaire relative à l’avenir du château de Sanem

    Monsieur le Président,

    Depuis l’été 2016, le château de Sanem est inoccupé et son état se dégrade considérablement. A tel point que les visites de l’intérieur sont désormais interdites. La crainte de dommages irréversibles est d’ailleurs réelle. Or, ce château représente un patrimoine unique pour la commune de Sanem et ses habitants ainsi que pour tout le pays. La commune avait d’ailleurs organisé un groupe de travail « Château de Sanem », composé de membres du Conseil Communal, des associations locales et des représentants de l’Administration des Bâtiments publics, qui avait recueilli plusieurs idées pour la future utilisation de ces lieux. Certaines de ces idées pourraient se concrétiser dès maintenant dans la partie du château qui fut occupée par le Centre virtuelle de la connaissance sur l’Europe (CVCE) avant son déménagement à Belval en 2016

    Le château est toutefois la propriété de l’Etat et la commune doit par conséquent attendre une décision gouvernementale sur la future utilisation de ce site patrimonial.

    Au vu de ce qui précède, je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de la Culture :

    1. Le ministère a-t-il déjà un plan pour le futur du château de Sanem ? Si oui, lequel ?
    2. Le ministère compte-t-il intégrer de façon générale la commune dans la réflexion et l’élaboration d’un plan pour le château ?
    3. Le ministère a-t-il déjà pris connaissance de certaines idées recueillies par le groupe de travail « château de Sanem » ?
    4. Le ministère a-t-il éventuellement envisagé de procéder par étapes pour la rénovation afin que des parties rénovées puissent déjà rouvrir avant la fin complète des travaux de rénovation ?
    5. Etant donné que le château de Sanem est un patrimoine historique protégé, quels sont les moyens financiers respectivement les sources de subsides aux niveaux régional, national et européen qui pourraient être pris en compte pour la rénovation et conservation du château ?
    6. Sachant que les services de la commune de Sanem entretiennent d’ores et déjà les alentours du château et que l’intérêt de conservation et d’utilisation pour le grand public de la part de la Commune de Sanem est réel, le ministère serait-il disposé à désigner la Commune de Sanem comme locataire/gestionnaire sur base d’un contrat et de plans concrets sur une période prolongée (p.ex. 20 ans)  si une telle demande était formulée par la commune de Sanem?
    7. Enfin, le ministère avait-il considéré l’idée de vendre le château à une personne privée physique ou morale ?
    8. Le ministère est-il d’avis que le château doit rester accessible au public ?

    Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

    Marc Baum

    Député

    Question parlementaire: pourquoi les “Keeseminnen” ne sont-ils pas protégés?

    M. le Président,

    Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de la Culture.

    Suite à la réponse de Madame la Ministre de la Culture à la question parlementaire numéro 2406, dans laquelle Madame la Ministre indique avoir entamé la procédure de classement pour les immeubles suivants :

    • La rangée des ateliers mécaniques – Handwierkergaass
    • La centrale des tribunes
    • L’ancien magasin et entrepôt
    • L’ancienne centrale des soufflantes
    • Le poste d’aiguillage
    • Le mur d’enceinte et de soutènement de l’usine ;

    je voudrais poser les questions suivants :

    1. Sur la base de quels critères patrimoniaux et en fonction de quelle étude technique et scientifique a été prise la décision de ne pas protéger les accumulateurs à minerais, encore appelés « Keeseminnen » ?
    2. Sur la base de quels critères patrimoniaux et en fonction de quelle étude technique et scientifique a été prise la décision d’entamer la procédure de classement des immeubles susmentionnés.

    Veuillez agréer, M. le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

    Marc Baum

    Député

    Question parlementaire: pourquoi les bâtiments industriels du site “Rout Lëns” à Esch n’ont-ils pas été jugés dignes d’être protégés?

    Concerne : question parlementaire relative à la protection du patrimoine industrielle du site Esch-Terre Rouge, dit « Rout Lëns »


    Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de la Culture.


    Concernant le projet de reconversion urbanistique de l’ancien site industriel de l’usine sidérurgique d’Esch-Terre Rouge, dit ‘Rout Lëns’, diverses voix se sont élevées dernièrement pour réclamer la protection nationale et la conservation du patrimoine industriel du site, notamment la sauvegarde des bâtiments et installations des accumulateurs à minerais, dits ‘Keeseminnen’. Estimant que cet établissement industriel remplit tous les critères essentiels “sur la base desquels un immeuble est classé comme patrimoine culturel national”, selon la définition de l’actuel projet de loi relatif au patrimoine culturel du Ministère de la Culture, le comité de l’association ‘Industriekultur – Centre national de la culture industrielle’ a rencontré successivement la Ministre de la Culture, le collège des bourgmestre et échevins de la Ville d’Esch-sur-Alzette, ainsi que les responsables du promoteur privé en charge de la reconversion urbanistique du site ‘Rout Lëns’, pour plaider le dossier de la sauvegarde des accumulateurs à minerais. Tant les membres du collège échevinal d’Esch-sur-Alzette que les responsables de la firme IKO Real Estate ont affirmé à l’occasion de ces entrevues que le directeur du Service des sites et monuments nationaux a estimé au printemps 2018 lors d’une visite du site ‘Rout Lëns’, que les accumulateurs à minerais ne mériteraient pas d’être conservés.

    Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Mme la Ministre de la Culture:


    1. Sur la base de quels critères patrimoniaux et en fonction de quelle étude technique et scientifique, le directeur du Service des sites et monuments nationaux a-t-il cru devoir estimer que les bâtiments et installations des accumulateurs à minerais d’Esch-Terre Rouge ne mériteraient pas d’être conservés? Est-il loisible aux députés et aux chercheurs intéressés de prendre connaissance de l’étude technique et scientifique y relative?

    2. Tel qu’il semble ressortir d’un courrier du ministère de la Culture en date du 26 juin 2018, courrier cité par la responsable en charge du projet Rout Lëns pour IKO Real Estate à l’occasion d’une déclaration faite le 12 mai 2020 au magazine Paperjam, le ministère de la Culture aurait proposé “de classer comme monument national le bâtiment TT situé à l’entrée du site”. Sur la base de quels critères patrimoniaux et en fonction de quelle étude technique et scientifique, seul le bâtiment TT a-t-il été proposé à être classé comme monument national, à l’exclusion des autres bâtiments du patrimoine industriel du site de Terre Rouge / Rout Lëns? Est-il loisible aux députés et aux chercheurs intéressés de prendre connaissance de l’étude technique et scientifique du patrimoine industriel du site de Terre Rouge? Quel a été le sort réservé à la proposition de classement du bâtiment TT?

    3. Quelle réponse Mme la Ministre entend-elle réserver à une demande de classement déposée à la date du 10 mars , concernant la protection nationale de différents immeubles sis sur le crassier Terres Rouges et sur le site dit ‘la Lentille Rouge’ à Esch-sur-Alzette, à savoir 1. la rangée d’ateliers appelée communément ‘Handwierkergaass’, 2. l’ancienne halle des soufflantes, 3. les accumulateurs à minerai dits ‘Keeseminnen’ et les vestiges des silos à coke, 4. la centrale des turbines MAN, 5. la station de pompage située près des étangs de refroidissement de l’usine, 6. le poste d’aiguillage situé près de la frontière française, 7. le mur d’enceinte et de soutènement de l’usine, dit ‘Mur Lefèvre’?

    Les travaux de démolition de bâtiments relevant du patrimoine industriel luxembourgeois ayant été récemment entamés sur le site de Terre Rouge/Rout Lëns, la question visée est de la plus haute urgence.

    Marc Baum

    Député

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