Créons une BD-thèque dans un des espaces culturels du projet Schluechthaus à Merl !

Luxembourg, le 30 avril 2021 – Communiqué par déi Lénk Stad

Conseillée par les cabinets d’architectes Jim Clemes Associates et ARP Astrance, la Ville de Luxembourg est actuellement en train d’élaborer un appel à projets pour le site de l’ancien abattoir de Merl (Schluechthaus).

Il est prévu de reconvertir cette friche industrielle en un espace réunissant plusieurs activités culturelles, revêtant un intérêt à la fois local et national, et comportant une dimension intergénérationnelle et participative. L’idée est également de tenir compte de l’histoire récente du site, qui compte parmi les hauts-lieux du graffiti et du street art au Luxembourg.

Saluant l’orientation générale du projet de la Ville et le travail très fouillé des deux cabinets d’architectes impliqués, qui ont notamment identifié un certain nombre de projets comparables pouvant servir d’inspiration à l’étranger, déi Lénk Stad leur a suggéré en date du 28 avril, lors de la réunion jointe des deux commissions Culture et Développement urbain de la Ville, de profiter de cette occasion pour doter la capitale d’une BD-thèque, lieu de vie accueillant dédié aux BD, comics, mangas et autres romans graphiques (graphic novels).

Réserver un des espaces culturels à créer sur le site du Schluechthaus à la création d’une telle BD-thèque aurait plusieurs avantages pour la Ville :

  • Il s’agirait d’un lieu intergénérationnel et démocratique par excellence, car le « 9e art » passionne tous types de publics, des plus jeunes aux plus âgés, des amateurs de la culture classique aux adeptes de la culture populaire, y compris au Luxembourg ;
  • Le lieu, facile d’accès à la fois par les transports en commun et la route et situé à proximité d’un campus scolaire et du futur quartier de la Porte de Hollerich, revêtirait un intérêt tant local que national, car aucune autre offre comparable n’existe ailleurs au Luxembourg ;
  • La BD-thèque pourrait facilement revêtir une dimension participative, non seulement par des ateliers et des conférences, mais aussi par le développement d’une politique d’acquisition fondée en partie sur les dons de BD de qualité de la part des habitant.e.s de la Ville, qui contribuerait également à dynamiser les librairies de la Ville ;
  • Dédier un des espaces du Schluechthaus à la création d’une BD-thèque serait en cohérence avec l’esprit du lieu, car les BD, mangas et graphic novels constituent une des principales sources d’inspiration des street artists et graffeurs, et nourrissent aussi la production audiovisuelle et de l’animation, qui constitue un secteur-clé au Luxembourg ;
  • Le projet pourrait bénéficier d’expériences similaires réalisées à l’étranger : de fait, un des projets étrangers cités par les cabinets Clemes et ARP Astrance, les anciens abattoirs de Bomel près de Namur, comportent précisément une BD-thèque ;
  • À Luxembourg, créer une bibliothèque municipale spécialisée comblerait un manque en termes d’infrastructures : contrairement à Nancy, qui compte 4 bibliothèques municipales, et Metz, qui en compte 5, la Ville de Luxembourg, dont le nombre d’habitants vient pourtant de dépasser celui de ses deux voisines, n’en compte qu’une seule ;
  • Enfin, comme le démontre la fréquentation massive de la nouvelle Bibliothèque nationale du Luxembourg (BnL) à Kirchberg, du Luxembourg Learning Centre (LLC) à Esch-Belval, et aussi de la Cité Bibliothèque près de la place d’Armes, le public plébiscite les bibliothèques publiques lorsque celles-ci sont conçues comme des lieux de vie !

déi Lénk Stad, qui a communiqué la présente suggestion à la Ville et aux deux bureaux d’architectes impliqués, espère vivement qu’il en soit tenu compte dans l’appel à candidatures élaboré pour le site du Schluechthaus.

Question parlementaire relative à l’avenir du château de Sanem

Monsieur le Président,

Depuis l’été 2016, le château de Sanem est inoccupé et son état se dégrade considérablement. A tel point que les visites de l’intérieur sont désormais interdites. La crainte de dommages irréversibles est d’ailleurs réelle. Or, ce château représente un patrimoine unique pour la commune de Sanem et ses habitants ainsi que pour tout le pays. La commune avait d’ailleurs organisé un groupe de travail « Château de Sanem », composé de membres du Conseil Communal, des associations locales et des représentants de l’Administration des Bâtiments publics, qui avait recueilli plusieurs idées pour la future utilisation de ces lieux. Certaines de ces idées pourraient se concrétiser dès maintenant dans la partie du château qui fut occupée par le Centre virtuelle de la connaissance sur l’Europe (CVCE) avant son déménagement à Belval en 2016

Le château est toutefois la propriété de l’Etat et la commune doit par conséquent attendre une décision gouvernementale sur la future utilisation de ce site patrimonial.

Au vu de ce qui précède, je voudrais poser les questions suivantes à Madame la Ministre de la Culture :

  1. Le ministère a-t-il déjà un plan pour le futur du château de Sanem ? Si oui, lequel ?
  2. Le ministère compte-t-il intégrer de façon générale la commune dans la réflexion et l’élaboration d’un plan pour le château ?
  3. Le ministère a-t-il déjà pris connaissance de certaines idées recueillies par le groupe de travail « château de Sanem » ?
  4. Le ministère a-t-il éventuellement envisagé de procéder par étapes pour la rénovation afin que des parties rénovées puissent déjà rouvrir avant la fin complète des travaux de rénovation ?
  5. Etant donné que le château de Sanem est un patrimoine historique protégé, quels sont les moyens financiers respectivement les sources de subsides aux niveaux régional, national et européen qui pourraient être pris en compte pour la rénovation et conservation du château ?
  6. Sachant que les services de la commune de Sanem entretiennent d’ores et déjà les alentours du château et que l’intérêt de conservation et d’utilisation pour le grand public de la part de la Commune de Sanem est réel, le ministère serait-il disposé à désigner la Commune de Sanem comme locataire/gestionnaire sur base d’un contrat et de plans concrets sur une période prolongée (p.ex. 20 ans)  si une telle demande était formulée par la commune de Sanem?
  7. Enfin, le ministère avait-il considéré l’idée de vendre le château à une personne privée physique ou morale ?
  8. Le ministère est-il d’avis que le château doit rester accessible au public ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées,

Marc Baum

Député

Question parlementaire: pourquoi les “Keeseminnen” ne sont-ils pas protégés?

M. le Président,

Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de la Culture.

Suite à la réponse de Madame la Ministre de la Culture à la question parlementaire numéro 2406, dans laquelle Madame la Ministre indique avoir entamé la procédure de classement pour les immeubles suivants :

  • La rangée des ateliers mécaniques – Handwierkergaass
  • La centrale des tribunes
  • L’ancien magasin et entrepôt
  • L’ancienne centrale des soufflantes
  • Le poste d’aiguillage
  • Le mur d’enceinte et de soutènement de l’usine ;

je voudrais poser les questions suivants :

  1. Sur la base de quels critères patrimoniaux et en fonction de quelle étude technique et scientifique a été prise la décision de ne pas protéger les accumulateurs à minerais, encore appelés « Keeseminnen » ?
  2. Sur la base de quels critères patrimoniaux et en fonction de quelle étude technique et scientifique a été prise la décision d’entamer la procédure de classement des immeubles susmentionnés.

Veuillez agréer, M. le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Marc Baum

Député

Question parlementaire: pourquoi les bâtiments industriels du site “Rout Lëns” à Esch n’ont-ils pas été jugés dignes d’être protégés?

Concerne : question parlementaire relative à la protection du patrimoine industrielle du site Esch-Terre Rouge, dit « Rout Lëns »


Conformément à l’article 83 du Règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de la Culture.


Concernant le projet de reconversion urbanistique de l’ancien site industriel de l’usine sidérurgique d’Esch-Terre Rouge, dit ‘Rout Lëns’, diverses voix se sont élevées dernièrement pour réclamer la protection nationale et la conservation du patrimoine industriel du site, notamment la sauvegarde des bâtiments et installations des accumulateurs à minerais, dits ‘Keeseminnen’. Estimant que cet établissement industriel remplit tous les critères essentiels “sur la base desquels un immeuble est classé comme patrimoine culturel national”, selon la définition de l’actuel projet de loi relatif au patrimoine culturel du Ministère de la Culture, le comité de l’association ‘Industriekultur – Centre national de la culture industrielle’ a rencontré successivement la Ministre de la Culture, le collège des bourgmestre et échevins de la Ville d’Esch-sur-Alzette, ainsi que les responsables du promoteur privé en charge de la reconversion urbanistique du site ‘Rout Lëns’, pour plaider le dossier de la sauvegarde des accumulateurs à minerais. Tant les membres du collège échevinal d’Esch-sur-Alzette que les responsables de la firme IKO Real Estate ont affirmé à l’occasion de ces entrevues que le directeur du Service des sites et monuments nationaux a estimé au printemps 2018 lors d’une visite du site ‘Rout Lëns’, que les accumulateurs à minerais ne mériteraient pas d’être conservés.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Mme la Ministre de la Culture:


1. Sur la base de quels critères patrimoniaux et en fonction de quelle étude technique et scientifique, le directeur du Service des sites et monuments nationaux a-t-il cru devoir estimer que les bâtiments et installations des accumulateurs à minerais d’Esch-Terre Rouge ne mériteraient pas d’être conservés? Est-il loisible aux députés et aux chercheurs intéressés de prendre connaissance de l’étude technique et scientifique y relative?

2. Tel qu’il semble ressortir d’un courrier du ministère de la Culture en date du 26 juin 2018, courrier cité par la responsable en charge du projet Rout Lëns pour IKO Real Estate à l’occasion d’une déclaration faite le 12 mai 2020 au magazine Paperjam, le ministère de la Culture aurait proposé “de classer comme monument national le bâtiment TT situé à l’entrée du site”. Sur la base de quels critères patrimoniaux et en fonction de quelle étude technique et scientifique, seul le bâtiment TT a-t-il été proposé à être classé comme monument national, à l’exclusion des autres bâtiments du patrimoine industriel du site de Terre Rouge / Rout Lëns? Est-il loisible aux députés et aux chercheurs intéressés de prendre connaissance de l’étude technique et scientifique du patrimoine industriel du site de Terre Rouge? Quel a été le sort réservé à la proposition de classement du bâtiment TT?

3. Quelle réponse Mme la Ministre entend-elle réserver à une demande de classement déposée à la date du 10 mars , concernant la protection nationale de différents immeubles sis sur le crassier Terres Rouges et sur le site dit ‘la Lentille Rouge’ à Esch-sur-Alzette, à savoir 1. la rangée d’ateliers appelée communément ‘Handwierkergaass’, 2. l’ancienne halle des soufflantes, 3. les accumulateurs à minerai dits ‘Keeseminnen’ et les vestiges des silos à coke, 4. la centrale des turbines MAN, 5. la station de pompage située près des étangs de refroidissement de l’usine, 6. le poste d’aiguillage situé près de la frontière française, 7. le mur d’enceinte et de soutènement de l’usine, dit ‘Mur Lefèvre’?

Les travaux de démolition de bâtiments relevant du patrimoine industriel luxembourgeois ayant été récemment entamés sur le site de Terre Rouge/Rout Lëns, la question visée est de la plus haute urgence.

Marc Baum

Député

Question parlementaire – Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, nous vous prions de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Madame la Ministre de la Famille et de l’Intégration ainsi qu’à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale.

Le Groupe  de  travail  d’experts  des Nations-Unies sur  les  personnes  d’ascendance africaine définit ces personnes comme  les descendant.e.s des victimes africaines de la traite transatlantique ainsi que les descendant.e.s des migrant.e.s  s’étant  rendu.e.s  plus  récemment  en Amérique,  en  Europe,  en  Asie  ou  même  ailleurs  sur le  continent africain. Leur nombre est estimé à environ 150 millions, dont la plupart se trouvent en Amérique Latine et dans les Caraïbes, mais aussi partout ailleurs dans le monde. 

Aujourd’hui, en Europe et au Luxembourg, les personnes d’ascendance africaine sont parmi les groupes les plus pauvres et les plus marginalisés de la population, que ce soit les individus  d’ascendance  africaine  qui  sont  nés  en  Europe  ou  qui y vivent depuis longtemps et sont citoyens d’un État membre, ou les migrant.e.s récent.e.s. De nombreuses études menées par des organismes nationaux et internationaux montrent que les personnes d’ascendance africaine continuent d’avoir un accès restreint à l’enseignement et à des services de santé de qualité, ainsi qu’au logement.

Tenant compte de ce constat, l’Assemblée générale des Nations-Unies a proclamé la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine dans sa Résolution 68/237, qui s’étend de 2015 à 2024. Cette Décennie a pour objectif principal de renforcer les actions et mesures garantissant le plein exercice des droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques des personnes d’ascendance africaine, et leur pleine et égale participation dans la société.

Au niveau national, il est demandé aux États Membres de prendre des mesures concrètes pour mener à bien les objectifs de cette décennie, et notamment :

  • De célébrer le lancement de la Décennie internationale au niveau national et élaborer des programmes d’action et des activités y relatifs;
  • De promouvoir davantage les connaissances à l’égard de la culture, de l’histoire et du patrimoine des personnes d’ascendance africaine, notamment en encourageant la pleine intégration dans les programmes scolaires de leur histoire et de leur contribution à l’histoire ;
  • D’appuyer les initiatives visant à éduquer et former les organisations non gouvernementales et les personnes d’ascendance africaine à l’utilisation d’outils fournis par les instruments internationaux de défense des droits de l’homme, relatifs au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l’intolérance qui y est associée ;
  • De veiller à ce que les manuels scolaires et autres supports pédagogiques relatent exactement les faits historiques se rapportant au colonialisme et à l’esclavage, de façon à éviter les stéréotypes ainsi que la distorsion et la falsification de ces faits historiques, qui peuvent conduire au racisme, à la discrimination raciale et à l’intolérance qui y est associée. Ces faits historiques incluent le rôle des pays qui ont été responsables du colonialisme ou en ont tiré profit, comme cela a été le cas pour le Luxembourg à travers sa participation à la colonisation belge.

Dans ce contexte, nous voudrions poser les questions suivantes conjointement et pour chaque domaine de responsabilités qui est propre à Madame la Ministre de la Famille et de l’Intégration et à Madame la Ministre de la Culture et à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale :

  1. La célébration du lancement de la décennie est-elle prévue par l’État luxembourgeois ?
  2. Quelles mesures Mesdames et Monsieur les Ministres prévoient-ils de mettre en place afin de permettre une meilleure connaissance de la culture, de l’histoire et du patrimoine des personnes d’ascendance africaine du Luxembourg?
  3. Quelles sont les mesures concrètes que Mesdames et Monsieur les Ministres comptent prendre afin de lutter contre la distorsion et la falsification des faits historiques se rapportant à l’esclavage et au colonialisme, qui peuvent conduire au racisme, et à la discrimination raciale?
  4. Quelles sont les actions que Mesdames et Monsieur les Ministres comptent mettre en place afin que les faits historiques concernant la participation luxembourgeoise à la colonisation belge, ainsi que le profit que ce pays en a tiré soient diffusés ?

Ein Sinnbild für absurde Regierungspolitik: 0 € für die luxemburgische Filmindustrie – 228 Millionen € für ein US-Militärdepot

Während Xavier Bettel einem Projekt zur Ansiedelung der luxemburgischen Filmindustrie in Düdelingen eine Abfuhr erteilt, da es mit 22 Millionen Euro angeblich zu teuer sei, unterschreibt Minister François Bausch fast zeitgleich ein Abkommen mit den USA, das Investitionen über 225 Millionen Euro in ein Militärdepot vorsieht.

Die Ansiedelung der luxemburgischen Filmindustrie auf der Industriebrache Neischmelz in Du?delingen – in unmittelbarer Nähe des Centre National de l’Audiovisuel (CNA) – hätte diesem wichtigen kulturellen Sektor enorme Entwicklungsperspektiven geboten und auch eine Aufwertung des neuen Stadtviertels in Düdelingen bedeutet. Obwohl das Projekt im Regierungsprogramm angekündigt war, erteilte Medienminister Bettel (DP) den Beteiligten jetzt eine klare Absage – mit der Begründung, das Projekt sei mit 22 Millionen Euro zu teuer.

Fast gleichzeitig trat der Minister für öffentliche Bauten François Bausch (déi Gréng) vor die Kameras, um mit US-Botschafter Evans ein Abkommen zu unterzeichnen, das die Kostenbeteiligung Luxemburgs am WSA-Lager in Sanem von derzeit 8,5 Millionen Euro pro Jahr auf 29,5 Millionen pro Jahr anheben soll. Bis 2028 ist dafür ein Gesamtbudget von 225 Millionen Euro vorgesehen. Das WSA-Depot lagert Kriegsmaterial vor allem im Auftrag der US Air Force.

Die beiden rezenten Ankündigungen stehen sinnbildlich für die völlig absurde Politik der Regierung: Unnütze Militärausgaben werden leichtfertig genehmigt, während die einheimische Kulturszene jeden Euro erbetteln muss. 2019 wird Luxemburg über 350 Millionen Euro in die Kriegsanstrengungen investieren.

déi Lénk fordern seit Jahren eine radikale Kürzung des Militärbudgets. Stattdessen sollen sinnvolle Projekte finanziert werden, die einen realen gesellschaftlichen Mehrwert schaffen.

De politesche Stamminee – KONTERBONT – Thema „Kënschtler an hir Konscht“

Konterbont  (journal électronique en luxembourgeois – projet de Autisme Luxembourg asbl)

Als jonke Kënschtler ass et net einfach sech hei am Land ze etabléieren. Wéi kann Ärer Meenung no de Gesetzgeber hinnen dobäi hëllefen?

An der Realitéit steet nach ëmmer net jidderengem de Wee zum Kënschtlerberuff op. Net jidder KënschtlerIn ka vu senger Konscht liewen. Net jidderee kann sech eleng op seng Konscht fixéieren a brauch eng Niewenaarbecht fir iwwer d’Ronnen ze kommen. Ouni finanziell Ënnerstëtzung, a sozial Ressourcë vun doheem, bleift et ganz schwéier fir dezent vu sengem Beruff liewen ze kënnen.  Kënschtler aus manner guddem Haus bleiwen d’Exceptioun déi d’Reegel confirméiert. Dëst gëllt zu Lëtzebuerg wéi och am Ausland.

Den demokrateschen Zougang zur Konscht an zum Beruff Kënschtler huet nach e wäite Wee virun sech. Iwwer eng verstäerkte kulturell Mediatiounspolitik an der Schoul ka Konscht an éischter Linn méi zougänglech gemaach ginn. An zweeter Linn, mussen sech enge.R.m ugoend Kënschtler héichwäerteg Formatiounsméiglechkeete bidden.

A schlussendlech Debouchéë fir hir Konscht. An do als alleréischt: d’Bezuele vun der Aarbecht: nach ëmmer ginn et kaum bis kéng Reegelen, wat d’Mindestbezueleung vu Kënschtler ugeet. Dobäi kënnt e weideren Nohuelbedarf, wat déi sozial Ofsécherung vu Kënschtler an Intermittants ugeet.

Mer brauchen eng Subventiounspolitik, déi an hirer Diversitéit d’Autonomie vum Kënschtler ënnerstëtzt. Kulturpolitik dierf keng Interessie vertrieden, déi de.R.m Kënschtler seng Aarbecht usurpéiere fir Zwecker, déi ofgekapselt si vun hirer eigentlecher Finalitéit.

Am Kader vum „Nation Branding” gëtt oft de Sport zitéiert awer seelen d’Kultur. Wéi kann d’Politik d’Kënschtler ënnerstëtzen iwwer hir Konscht d’Ausland positiv op Lëtzebuerg opmierksam ze maachen?

Fir eis als Lénk hunn Kënschtler net am Déngscht vum Nation Branding ze stoen.

Wann Lëtzebuerg am Ausland wëll positiv opfalen, da muss d’Regierung hir generell Politik änneren, ewech vu Steiernische fir Superräicher an hin zu enger solidarescher Kooperatioun mat eisen Noperen.

All Kënschtler vertrëtt an alleréischter Linn sech selwer an seng Konscht. Wann d’Politik si dobäi wëll ënnerstëtzen dann am Beschten andeems se hinnen eng finanziell Ofsécherung bitt an international Partnerschafte mat Kulturinstitutioune verstäerkt a weider entwéckelt. Éischt Iddien an déi Richtung stinn och am Kulturentwécklungsplang an et gëllt elo si zesumme mat allen Bedeelegte weiderzedreiwen an an d’Realitéit ëmzesetzen.

En Thema dat vun Zäit zu Zäit opkënnt, ass eng Héichschoul fir Kënschtler zu Lëtzebuerg ze grënnen. Wéi gesitt Dir dës Iddi?

Als Lénk ware mer eng vun deene wéinege Parteien, déi d’Fuerderung vun enger Konschthéichschoul an eisem Walprogramm haten. Et ass an eisen Aen en wichtege Schrëtt och hin a Richtung zu enger Demokratiséierung vum Zougang zum Beruff. Et bedeit en plus eng Unerkennung vum akademesche Charakter vun der Ausbildung an eng Beräicherung vun der universitärer Landschaft hei am Land.

Deloitte sucht neuen MUDAM-Direktor

déi Lénk suchen nach Worten…

Worte, welche die Dreistigkeit beschreiben, mit welcher der Verwaltungsrat des MUDAMs die Stelle des neuen Direktors ausgeschrieben hat.

Worte, welche der unverhohlenen Unterwerfung öffentlich finanzierter Kulturpolitik unter die Interessen des Finanzplatzes entsprechen.

Worte, die das gewollte und komplette Versagen des DP-geführten Kulturministeriums umreißen.

Nach dem skandalösen Verhalten von Kulturminister Bettel in der RTL-Lunghi-Affäre und der fehlenden Unterstützung des Verwaltungsrates, die dazu geführt haben, dass der international anerkannte Direktor Enrico Lunghi keine Zukunft mehr für sich an der Spitze des MUDAMs sah, schrieb der Verwaltungsrat des MUDAMs diesen Posten nun neu aus.

Wer jetzt dachte, die Interessenten müssten sich ans MUDAM wenden oder an das Kulturministerium, der irrt. Denn die Interessenten müssen sich an Deloitte wenden. Also an jenes private Beratungsunternehmen, das multinationalen Firmen hierzulande bei der Steuervermeidung behilflich ist.

Deloitte empfängt also nun die Kandidaturen für eines der wichtigsten Kulturinstitute des Landes. Dies ist das Kulturverständnis der DP.

In Erwartung des Wiedererlangens der Sprache hat déi Lénk-Abgeordneter Marc Baum die Kulturkommission samt Minister einberufen, mit der Forderung, Stellung zu beziehen.

Demande de mise à l’ordre du Jour de la Commission de la Culture

Attaque contre Charlie Hebdo – Soyons en deuil et préservons la liberté

L’attaque contre la rédaction de Charlie Hebdo à Paris survenue aujourd’hui ne peut provoquer que le chagrin et le dégoût. A l’heure actuelle, 12 personnes dont 4 des plus grands dessinateurs français (Cabu, Charb, Wolinski, Tignous) ont péri. Tuer est un acte inhumain. S’attaquer à la presse par la violence est intolérable.

déi Lénk s’associe au deuil des proches et amis des victimes.

En l’absence de certitude concernant l’identité des auteurs, il ne faut tirer aucune conclusion hâtive, ni attiser des tensions que recherchent probablement les auteurs de cet acte barbare.

La préservation de la paix civile et des libertés ne doivent pas pâtir de cet acte, ni en France, ni ailleurs.

La réponse adéquate à la violence est le renforcement des libertés, de la démocratie et du pouvoir des citoyens !

(communiqué par déi Lénk le 7 janvier 2015)

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Zu Gast im Land: Nationalarchiv in schlechten Tüchern und Händen

Mitten im politischen Sommerloch ließ die liberale Kulturministerin Maggy Nagel verlauten, dass das Nationalarchiv nicht, wie vorgesehen, auf Belval untergebracht werden soll, sondern in der Umgebung der Hauptstadt. Das auf Belval vorgesehene Areal sei zu klein. Seltsam: Das Projekt von Paul Bretz Architectes, das 2003 unter den Vorschlägen von 11 Konkurrenten, in einer europäischen Prozedur ausgesucht worden war und inzwischen von der Regierung aufgegeben wurde, hatte damals Platz genug auf Belval gefunden.

Wir wissen aus informierter Quelle: Das Bauterrain ist nicht zu klein, die Pläne sind bis ins Detail ausgearbeitet, Baubeginn könnte schon morgen sein. (Archives Nationales Belval googeln, da findet man das Protokoll der Jury und Abbildungen. Das Büro Bretz wurde später immerhin für den Mies van der Rohe-Award für sein Projekt des Düdelinger audiovisuellen Zentrums nominiert.) Nun sollen nicht mehr die wissenschaftliche Funktion und der sinnvolle Niederlassungsort als erste Kriterien gelten, sondern die Finanzierungsfrage. Allgemein scheint es so, dass die Mission der zuständigen Ministerin nicht in der Gestaltung einer Kulturpolitik bestehen soll – das kann sie auch nicht – sondern ausschließlich in der Gestaltung einer Sparpolitik in den verschiedenen Kulturbereichen. Doch ist es fraglich, ob die gänzliche Neuabwicklung der Prozeduren überhaupt einen finanziellen Vorteil haben kann.

Die Vorteile des Standorts auf Belval sind offensichtlich: Das Bauterrain ist reserviert und gehört dem Fonds Belval, einer staatlichen Institution. Dieser Standort liegt in unmittelbarer Nähe zur bereits fertiggestellten humanwissenschaftlichen Fakultät der Uni-Luxemburg, die bekanntlich eine Forschungsuni sein soll. Der Bahnhof Belval-Université mit seinen Verbindungen im 15-Minutentakt liegt gleich um die Ecke. Der geplante Standort gehört zur Hochofenterrasse und ist gegen Wassereinbrüche gefeit. Bis vor kurzem herrschte seitens der Regierung Funkstille in Sachen Nationalarchiv bis Wassereinbrüche die „réserve précieuse“ des Archivs bedrohten und die Dringlichkeit des Neubaus, entgegen dem Desinteresse der Regierung an der Frage, wieder ins rechte Licht gerückt wurde. Das „Land“ hat die wissenschaftliche Bedeutung des Archivs erst vor kurzem gründlich dargestellt.

Eine Verlegung des Neubaus in die Umgebung der Hauptstadt würde also eine erneute Suche nach einem Terrain und den Erwerb von Bauland bedeuten, erneute Vorstudien, erneute Ausschreibungen mit allen Kosten, die solche mit sich bringen und könnte keinesfalls eine Einfügung in ein akademisch-wissenschaftliches Umfeld aufweisen, wie sie auf Belval gegeben ist. Baubeginn und Einzug in die neuen Mauern würden um weitere Jahre verzögert. Immerhin ist auf Belval das Terrain bereits bezahlt. Manche werden einwenden, die Nationalarchive gehörten in die Hauptstadt. Dazu gibt es durchaus Gegenargumente, wie die sinnvolle Dezentralisierung der Institutionen und die örtliche Anbindung an die Forschungsuniversität. Die Frage wird von der Kulturministerin sowieso nicht aufgeworfen; sie will die Archive in einem Vorort Luxemburgs.

Nun stellt sich die Frage, was die Ministerin wirklich dazu bewegt, die Archive von Belval weg in die Umgebung der Hauptstadt zu verlegen. Kulturelle und wissenschaftliche Gründe sind es wohl kaum, denn sie ist von Kultur und Wissenschaft unbefleckt, die finanziellen Argumente sind anfechtbar, der Platzmangel eine Lüge. Wer hat sie so schlecht beraten?

Die Antwort ist naheliegend: Sie handelt aus parteipolitischem Kalkül und auf Druck einer retrograden Beamtenlobby. Die Verwurzelung der DP der Frau Nagel ist im Süden (außer vorläufig noch in Differdingen) weitgehend in Frage gestellt, im Zentrum liegt ihre Einflusssphäre. Für manche konservative Beamte ist die Idee, nach Esch zur Arbeit zu fahren, ein reines Gräuel. Dann lieber neben Cactus auf der grünen Wiese in einer Nullachtfuffzehn-Kiste.

 Nun wird es aber Zeit, dass die wissenschaftliche Forschung, die Kulturschaffenden, die Medien, der Ordre des Architectes, die Escher Stadtverwaltung und die politische Opposition auf die Unfähigkeit und die Befangenheit der Ministerin reagieren und den Bau des Belvaler Projekts in der alten oder in einer aktualisierten Form einfordern.

 Frank Jost

 (Frank Jost ist Mitglied des Koordinationsbüros von déi Lénk und Aktivist in Esch.)

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