Question parlementaire relative aux statistiques de la criminalité liée aux drogues

Monsieur le Président,

La criminalité liée aux drogues fait actuellement l’objet de débats controversés. Or, en l’absence de statistiques objectives, un débat raisonnable et raisonné n’est pas possible. Selon nos informations, la police aurait reçu la consigne de procéder à plus d’interpellations pour des faits liés au trafic ou à la consommation de drogues. Cette approche risque toutefois de « gonfler » les statistiques. Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le ministre de la Sécurité intérieure :

  1. Monsieur le ministre peut-il nous fournir des statistiques exhaustives et détaillées sur les interpellations liées au trafic de stupéfiants par année depuis 2016 ?
  2. Monsieur le ministre peut-il nous donner des informations sur les ressources humaines employées par la police dans la lutte contre la criminalité liée aux drogues par année depuis 2016?
  3. Monsieur le ministre peut-il nous fournir de plus amples informations sur l’approche de la police grand-ducale pour combattre le trafic de drogues ?
  4. Monsieur le ministre peut-il nous confirmer que la police a reçu la consigne de multiplier les interpellations ?
  5. Dans l’affirmative, Monsieur le ministre pense-t-il qu’il s’agit là d’une politique efficace pour lutter contre le trafic de stupéfiants ?
  6. Toujours dans l’affirmative, Monsieur le ministre ne pense-t-il pas que la police devrait se concentrer sur un travail d’enquête plus sérieux qui permettrait de remonter aux sources du trafic de drogues puis qu’une une grande partie des interpellations ne constatent que des petits délits ?
  7. Toujours dans l’affirmative, Monsieur le ministre ne pense-t-il pas que la multiplication des interpellations pour des faits mineurs suscite un débat public faussé et qui manque de sérénité ?

Dans l’attente de vous lire, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués,

Nathalie Oberweis

Députée

Gardiennage privé sur la voie publique à Luxembourg-Ville -Les conseillers déi Lénk déposent des recours devant le tribunal administratif

Luxembourg, le 6 mai 2021

Communiqué de presse

Depuis le 1er décembre 2020, en fonction d’une convention avec la Ville de Luxembourg, des agents d’une société privée de gardiennage et de surveillance patrouillent dans le quartier de la Gare et la Ville Haute, accompagnés de chiens de garde. A partir du 15 mai 2021, le quartier de Bonnevoie viendra s’ajouter au périmètre de contrôle de ces  agents, chargés d’une mission de sécurisation de l’espace public.

Devant l’inaction de la Ministre de l’Intérieur à l’encontre de ces agissements anticonstitutionnels et illégaux, malgré deux demandes écrites, et le refus persistant du Collège échevinal d’y mettre fin, les conseillers déi Lénk à Luxembourg-Ville Ana Correia Da Veiga et Guy Foetz  ont introduit deux recours devant le Tribunal administratif, l’un dirigé contre les décisions de la Ministre de l’Intérieur et l’autre contre les décisions du collège des bourgmestre et échevins de la Ville de Luxembourg.

Les  deux requérant.e.s  sont bien conscient.e.s de la situation difficile tout particulièrement dans le quartier de la Gare et ils ne veulent nullement la minimiser,  mais ils demandent que le collège échevinal respecte les limites de l’Etat de droit.

Au regard de la Constitution, seule une loi peut régir les attributions des forces de l’ordre. Quant à la loi relative aux activités privées de gardiennage, elle ne prévoit aucunement la possibilité de charger des acteurs privés de missions de surveillance générale des voies publiques à caractère préventif. 
Ce type de mission de police administrative relève exclusivement de la Police grand-ducale.  Or, malgré une reformulation des conventions avec les sociétés de gardiennage en direction d’une surveillance des biens communaux, la pratique de la surveillance générale de la voie publique perdure et elle est assumée par le collège échevinal de la Ville.

Le gardiennage privé sur la voie publique n’est pas un fait anodin !  Il constitue une attaque en règle contre le monopole étatique en matière d’exercice de la force publique et contre une des bases de l’Etat de droit. En respecter ces principes et veiller à une utilisation raisonnable de l’argent public fait partie du serment que tout conseiller et toute conseillère communal.e  prête en acceptant son mandat politique. Rien qu’ainsi, les deux conseillers déi Lénk qui ont requis l’intervention du tribunal administratif assument leur devoir.

Tout au long des derniers mois, ils ont insisté que ce gardiennage privé n’augmente objectivement en rien la sécurité des citoyen.ne.s et qu’il vaut mieux utiliser les fonds en question pour renforcer la politique de prévention, d’aide aux toxicomanes et de médiation dans les quartier Gare et Bonnevoie. Sans nier les efforts  de la Ville dans cette direction, ils plaident pour une décentralisation des installations du genre “Abrigado” au sein de la Ville afin de réduire la pression sur les quartiers de la Gare et de Bonnevoie, pour la mise en place d’un plan drogues de la Ville, notamment en matière de prévention et de substitution) et pour la création de  plus de logements encadrés.

Au cours des deux dernières semaines, ils ont observé une tendance de la part du Collège échevinal à exagérer certains agissements crriminels et de faire croire que la police serait dépassée par les événements.

Une telle présentation de la part des responsables municipaux tend à créer un climat d’insécurité et de méfiance, qui ne correspond pas à la réalité. déi Lénk Stad demande au Collège échevinal de quitter la voie du populisme sécuritaire, de miser exclusivement sur la Police grand-ducale en matière répressive et d’engager une véritable politique sociale.

Communiqué par déi Lénk Stad

Gardiennage privé sur la voie publique à Luxembourg-Ville – Les conseillers déi Lénk déposent des recours devant le tribunal administratif


Depuis le 1er décembre 2020, en fonction d’une convention avec la Ville de Luxembourg, des agents d’une société privée de gardiennage et de surveillance patrouillent dans le quartier de la Gare et la Ville Haute, accompagnés de chiens de garde. A partir du 15 mai 2021, le quartier de Bonnevoie viendra s’ajouter au périmètre de contrôle de ces agents, chargés d’une mission de sécurisation de l’espace public.
Devant l’inaction de la Ministre de l’Intérieur à l’encontre de ces agissements anticonstitutionnels et illégaux, malgré deux demandes écrites, et le refus persistant du Collège échevinal d’y mettre fin, les conseillers déi Lénk à Luxembourg-Ville Ana Correia Da Veiga et Guy Foetz ont introduit deux recours devant le Tribunal administratif, l’un dirigé contre les décisions de la Ministre de l’Intérieur et l’autre contre les décisions du collège des bourgmestre et échevins de la Ville de Luxembourg.
Les deux requérant.e.s sont bien conscient.e.s de la situation difficile tout particulièrement dans le quartier de la Gare et ils ne veulent nullement la minimiser, mais ils demandent que le collège échevinal respecte les limites de l’Etat de droit.
Au regard de la Constitution, seule une loi peut régir les attributions des forces de l’ordre. Quant à la loi relative aux activités privées de gardiennage, elle ne prévoit aucunement la possibilité de charger des acteurs privés de missions de surveillance générale des voies publiques à caractère préventif. Ce type de mission de police administrative relève exclusivement de la Police grand-ducale. Or, malgré une reformulation des conventions avec les sociétés de gardiennage en direction d’une surveillance des biens communaux, la pratique de la surveillance générale de la voie publique perdure et elle est assumée par le collège échevinal de la Ville.
Le gardiennage privé sur la voie publique n’est pas un fait anodin ! Il constitue une attaque en règle contre le monopole étatique en matière d’exercice de la force publique et contre une des bases de l’Etat de droit. En respecter ces principes et veiller à une utilisation raisonnable de l’argent public fait partie du serment que tout conseiller et toute conseillère communal.e prête en acceptant son mandat politique. Rien qu’ainsi, les deux conseillers déi Lénk qui ont requis l’intervention du tribunal administratif assument leur devoir.
Tout au long des derniers mois, ils ont insisté que ce gardiennage privé n’augmente objectivement en rien la sécurité des citoyen.ne.s et qu’il vaut mieux utiliser les fonds en question pour renforcer la politique de prévention, d’aide aux toxicomanes et de médiation dans les quartier Gare et Bonnevoie. Sans nier les efforts de la Ville dans cette direction, ils plaident pour une décentralisation des installations du genre “Abrigado” au sein de la Ville afin de réduire la pression sur les quartiers de la Gare et de Bonnevoie, pour la mise en place d’un plan drogues de la Ville, notamment en matière de prévention et de substitution) et pour la création de plus de logements encadrés.
Au cours des deux dernières semaines, ils ont observé une tendance de la part du Collège échevinal à exagérer certains agissements crriminels et de faire croire que la police serait dépassée par les événements.
Une telle présentation de la part des responsables municipaux tend à créer un climat d’insécurité et de méfiance, qui ne correspond pas à la réalité. déi Lénk Stad demande au Collège échevinal de quitter la voie du populisme sécuritaire, de miser exclusivement sur la Police grand-ducale en matière répressive et d’engager une véritable politique sociale.

Question parlementaire à propos des sociétés de gardiennage privées assurant l’ordre public

Monsieur le Président,

D’après une information relayée par les médias et depuis confirmée par le ministère de la Sécurité intérieure, le collège échevinal de la ville de Luxembourg a décidé d’engager des sociétés de gardiennage privées pour assurer des patrouilles dans le quartier de la gare et le centre-ville afin de lutter contre la trafic de drogues.

La décision du collège échevinal a été rendue publique peu de temps après une entrevue et visite de terrain à Luxembourg-Ville de Monsieur le Ministre de la Sécurité intérieure.

Partant je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de la Sécurité :

  1. Y a-t-il une base légale pour attribuer le maintien de l’ordre public à des sociétés privées ? Si oui, laquelle ?
  2. Quelles compétences auront exactement ces agents des sociétés de gardiennage et quelle en est la base légale ?
  3. Monsieur le ministre entend-il généraliser cette pratique ?
  4. Monsieur le ministre n’est-il pas d’avis que cela équivaut à une privatisation des pouvoirs régaliens de l’État ?
  5. La ville de Luxembourg a justifié le recours à ces entreprises en citant le problème du trafic de drogues et de la toxicomanie. Ces agents sont-ils formés pour faire face à cette problématique et à sa complexité ?
  6. Est-ce que Monsieur le Ministre a été informé au préalable de la démarche du collège échevinal ? Dans l’affirmative, quelle était la position de Monsieur le Ministre à ce sujet ?
  7. Est-ce que la démarche a été décidée en concertation avec le Ministère de la Sécurité Intérieure respectivement en concertation avec la Police grand-ducale ?

Veuillez agréer, Monsieur le président, l’expression de mes sentiments distingués,


Marc Baum

Député

Question parlementaire : vente publique par soumission de revolvers Smith & Wesson de la Police Grand-ducale.

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Messieurs les Ministres de la Justice et de la Sécurité intérieure,

Le 17 juillet 2019 a eu lieu une vente publique par soumission d’armes du fabricant Smith & Wesson ayant appartenu à la Police Grand-ducale.

Il s’agissait de 708 revolvers répartis en 7 lots dont la plupart correspond au modèle 686.

En 2014, le SNPGL, Le syndicat de la Police, avait lancé un débat autour de l’insécurité des armes de service des policiers, en l’occurrence des revolvers Smith & Wesson. Le porte-parole du syndicat avait à l’époque réclamé le remplacement de ces armes de service suite à de nombreux accidents signalés par des agents de police.

En ce qui concerne les condition d’obtention et de vente des revolvers, il est précisé dans l’annonce de la vente publique affichée sur le site web de l’Administration de l’enregistrement, des domaines et de la TVA , que les enchérisseurs doivent disposer d’une licence d’armurier et/ou de marchand d’armes, ou bien faire preuve en cas d’exportation vers un autre pays membre de l’Union européenne, d’une autorisation de l’Etat membre destinataire et d’un permis de transfert dispensé par le Ministère de la Justice luxembourgeois. En outre les acheteurs doivent se munir d’une carte d’identité et en tant que mandataire d’une société/entreprise fournir un extrait du registre du commerce et des sociétés de l’entreprise datant au moins de 6 mois et d’une copie du pouvoir d’engagement de l’entreprise. Cela vaut pour les sociétés établies en UE. Ces conditions de vente et de transfert se basent sur deux textes légaux : d’une part la directive européenne 91/477/CEE sur le contrôle de l’acquisition et de possession d’armes à feu civils et d’autre part la loi modifiée du 15 mars 1983 sur les armes et munitions.

En revanche, concernant les enchérisseurs issus de pays en dehors de l’Union européenne qui sont également admis à la vente publique, la base légale semble moins contraignante. En effet, hormis une preuve d’identité et une demande de transfert auprès du ministère de la Justice, les enchérisseurs issus de pays non-européens, doivent fournir un EUC – End User Certificate –  qui est attribué par l’administration de leur pays d’origine. Ce certificat n’étant pas transcrit dans la législation nationale, il semble difficile d’en établir la fiabilité.  Ce certificat doit indiquer l’utilisateur final du bien acquis, sachant que l’enchérisseur n’est pas nécessairement l’utilisateur final. En outre il doit signaler l’usage spécifique qui en sera fait et le pays où le bien acquis sera pris en usage. Les conditions de vente de l’AED stipulent que le receveur peut écarter un enchérisseur de la vente sous réserve de suspicions quant à son honorabilité visant ses intentions d’usage et les garanties de son identité et de ses capacités de paiement ainsi que l’origine des fonds employés.  

A vu de ce qui précède, je voudrais poser les questions suivantes à Messieurs les Ministres de la Justice et de la Sécurité Intérieure :

1  –  Messieurs les Ministres, peuvent-ils me renseigner sur les raisons de cette vente publique par soumission des revolvers de la Police Grand-Ducale ?

2  –  Messieurs les Ministres peuvent-ils me confirmer qu’il s’agit pour les revolvers en question en partie d’anciennes armes de service du type Smith &Wesson 668, déclarées obsolètes et dangereuses par le syndicat de la Police et ayant causé des accidents dans le passé, provoquant la blessure d’agents de police? Dans l’affirmative, Messieurs les Ministres ne sont-ils pas d’avis que la vente de ces armes en partie défectueuses constitue un danger pour tout nouvel acquéreur et utilisateur de ces armes ?

3  –  Messieurs les Ministres peuvent-ils me fournir des informations supplémentaires sur le cadre légal et réglementaire concernant des enchérisseurs potentiels issus de pays hors UE admis à une vente publique d’armes ?

4  –  Messieurs les Ministres peuvent-ils m’expliquer par quels moyens le receveur de la vente publique peut-il garantir l’usage bien intentionné des armes acquises par les enchérisseurs , notamment ceux issus de pays non-européens ? Quels sont les démarches engagées pour prouver l’identité de l’enchérisseur et de l’utilisateur final ainsi que l’usage final des armes vendus par soumission d’un End User Certificate ? Messieurs les Ministres pensent-ils que l’EUC constitue une garantie suffisante pour assurer la sécurité des civils dans un contexte international?

5  –  Comment Messieurs les Ministres justifient-ils la vente par l’Etat d’armes ayant appartenu aux forces policières grand-ducales à des armuriers et/ou marchands d’armes qui les transmettent via la vente à des civils ? Par ailleurs, Messieurs les Ministres peuvent-ils m’indiquer si le stock d’armes policières en question a entièrement été vendu et laquelle a été la somme d’argent récupérée par l’Etat à l’issue de la vente publique ?

6  –  Enfin, Messieurs les Ministres peuvent-ils me dire combien de ventes publiques de ce type, c’est-à-dire concernant des armes à feu, ont été effectuées par le passé ?

 

Demandes d’accès au fichier central de la police grand-ducale

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de la Sécurité intérieure.

Lors de la réunion jointe de la Commission de la Justice et de la Commission de la Sécurité intérieure du 15 juillet 2019, il est apparu que toutes les administrations de l’État peuvent demander accès à des informations contenus dans le fichier central de la Police grand-ducale. Les membres de la Commission ont été informés que cet accès indirect (sur demande) des administrations publiques au fichier central de la police serait régi par la loi du 22 février 2018 relative à l’échange de données à caractère personnel et d’informations en matière policière.

Selon cette loi, la transmission de ces données est soumise à certaines conditions et la documentation de la transmission est conservée pendant une durée de 2 ans. La Commission nationale pour la protection des données (CNPD) est compétente pour vérifier l’application des dispositions légales concernant la protection des données, tandis que l’autorité de contrôle instituée à l’article 17 de la loi modifiée du 2 août 2002 a pour mission de vérifier si toutes les conditions requises par la loi étaient remplies au moment de la transmission, mission qui incomba depuis l’entrée en vigueur de la loi du 1er août 2018 elle aussi à la CNPD.

La loi du 22 février 2018 précise en son article 28 que l’autorité de contrôle (maintenant la CNPD) contrôle et surveille le respect des conditions d’accès prévues par la loi et en fasse un rapport au ministre ayant la protection des données dans ses attributions, qui fait parvenir chaque année une copie à la Chambre des Députés. Or, les responsables de la CNPD ont dû admettre dans la réunion susmentionnée du 15 juillet qu’ils ne possèdent pas d’informations ni sur les modalités concrètes de la pratique ni sur l’envergure du phénomène.

Partant, je voudrais poser les questions suivantes à Monsieur le Ministre de la Sécurité intérieure :

1) Combien de demandes (écrites ou « de façon spontanées ») ont été introduites par d’autres administrations publiques auprès de la Police grand-ducale pour avoir accès à des informations contenus dans le fichier central à partir de l’entrée en vigueur de la loi du 22 février 2018 ? Combien de personnes faisaient l’objet de telles demandes, par quelles administrations étatiques ont-elles été introduites et à quelles fins ?

2) Combien de demandes ont été refusées par la Police grand-ducale et pour quels motifs ?

3) De quelle façon la transmission de données policières aux administrations étatiques était-elle réglée avant l’entrée en vigueur de la loi du 22 février 2018 ? Quelle en était la base légale ? Monsieur le Ministre, peut-il me renseigner sur l’envergure (historique) de cette pratique ?

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux.

Marc Baum (Député)

Demande de convocation au sujet du fichier central de la Police en présence des Ministres respectifs.

Monsieur le Président,

Par la présente, nous vous faisons part de notre souhait de voir convoquées la Commission de la Justice et celle de la Sécurité intérieure et de la Défense au sujet du fichier central de la Police et des pratiques de son utilisation et d’y inviter Messieurs les Ministres de la Justice et de la Sécurité intérieure et de la Défense conformément aux articles 23 (3) et 23 (4) du Règlement de la Chambre des Députés.

En effet, les questions parlementaires concernant cette affaire se multiplient, tout comme les révélations faites dans la presse. Celles-ci se rapportent aussi bien à la non-existence de base légale, qu’à la potentielle non-conformité d’une telle base de données avec le principe de la protection des données ainsi qu’à une éventuelle utilisation frauduleuse de ces données par une partie de l’administration publique. Ces révélations (fondées ou non) sont d’une extrême gravité et touchent aux principes même d’un État de droit.

Nous estimons que les Ministres responsables devraient se prononcer sur ces questions en commission parlementaire lors d’un échange avec les députés.

C’est pourquoi nous vous prions, Monsieur le Président de bien vouloir transmettre la présente à Monsieur le Président de la Commission de la Justice et à Madame la Présidente de la Commission de la Sécurité intérieure et de la Défense ainsi qu’à Messieurs les Ministres concernés.

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre parfaite considération.

Avec nos salutations respectueuses,                                                                                                  

David Wagner et Marc Baum

Wie der Hase vor der Schlange

Zu Gast am Land


Die feigen und menschenverachtenden Anschläge in Paris vom 13. November galten unserer demokratischen und multikulturellen Gesellschaft. Zwei Konzepte, die seit jeher und überall der faschistoiden Rechten ein Dorn im Auge sind, für sie den Quell allen Übels darstellen und deshalb autoritär und gewaltsam aus dem Volkskörper vertilgt werden müssen, um die Reinheit von wahlweise Rasse, Religion oder Kultur wiederherzustellen. Dies haben ISIS und Anders Breivik objektiv gemeinsam.

Während Regierung und Parlament in öffentlichen Erklärungen zurecht zur Verteidigung von Demokratie und multikultureller Gesellschaft aufrufen und unermüdlich mahnen, die Gesellschaft nicht zu spalten und keine falschen Schuldigen zu suchen, hat in manchen Parteien ein Überbietungswettstreit begonnen, wer am autoritärsten, einfache Lösungen gegen den Terrorismus anzubieten hat.

Nur wenige Stunden nach den Terroranschlägen von Paris konnte ein ADR-Mandatsträger das Problem benennen: „Multi-kulti“ und der „Import von kulturfremden, religiösen Ideologien“, selbiger fordert mittlerweile die Schließung der luxemburgischen Grenzen und stellt selbst die Genfer Konvention in Frage.

Ein CSV-Abgeordneter und vormals erster Bürger des Landes fordert ein Burka-Verbot, weil die Gesichtsverschleierung durch die jüngsten dschihadistischen Kamikaze-Attacken ein Sicherheitsproblem darstellten. (Als ob sich jemals eine Frau einen Sprengstoffgürtel um die Stirn gelegt hätte!)

Partei- und Fraktionspräsident der LSAP schlagen in die gleiche Kerbe: verschleierte Frauen dürften nicht „ernsthaft davon ausgehen, dass ihnen mit Wohlwollen“ begegnet werde. Die Sozialdemokratie übernimmt damit über Nacht die Position der rechten ADR, die bereits einen ähnlichen Gesetzesvorschlag einbrachten. Die LSAP fällt damit zum ersten Mal öffentlich einem Minister der Dreierkoalition in den Rücken, so dass selbst Premierminister Bettel vor einer „Amagalmisierung“ von Themen warnen musste, die nichts miteinander zu tun haben.

Es geht mir nicht darum, das Für und Wider eines Vermummungsverbotes zu diskutieren – das Schicksal der betroffenen Frauen scheint übrigens niemanden zu interessieren -, sondern aufzuzeigen, wie in weniger als einer Woche der politische Diskurs auf eine stramm rechte Schiene gesetzt wurde: der Feind im Innern muss ausfindig gemacht werden – unter dem Schleier verbirgt sich vielleicht ein potentieller Attentäter.

Die abscheulichen Terroranschläge der ISIS verfolgen ein doppeltes Ziel in unserer Gesellschaft: sie wollen erstens Angst sähen, weil Angst die Grundlage dafür ist, um demokratische Rechte autoritär einzuschränken. Zweitens geht es darum, die Gesellschaft in verfeindete religiöse, nationale oder kulturelle Gruppen aufzuspalten.

Der eigentliche Kampf gegen den Terror wäre der Kampf gegen die Durchsetzung dieser Ziele. Wir müssen unsere freiheitliche, demokratische und multikulturelle Gesellschaft offensiv bejahen, anstatt sie zu demontieren. Dies wäre die effektivste Waffe, in einer Auseinandersetzung, die wir sonst nur verlieren können. Die Haltung der LSAP ist eine bedingungslose Kapitulation.

Marc Baum, Sprecher von déi Lénk

DEINE FRAGE: Wat mecht déi Lénk géint steigend Kriminalitéit?

FRAGE:

Vor- und Nachnamen der Fragesteller werden anonymisiert.

Leif Dei Lenk,

En Vue vun de Walen wier ech dankbar falls Dier mier d’ Positioun vun ärer Partei vis-à-vis vun der zounehmender Kriminlaitéit an eisem Land kinnt matdeelen a wéi eng Leisungsvierschléi Dier hutt.

Mat frendlechen Gréiss

E. M.

ANTWORT

Mir sinn eis wuel bewosst dass d’Kriminalitéit zu Letzebuerg zouhellt an e Problem ass. Mir sinn eis och bewosst dass d’Leit wellen an engem Emfeld liewen wou si ouni Angscht, och Nuets, sech am öffentleche Raum kenne bewegen. Mir wellen dat och.

Mir sinn der Meenung dass déi Äntferten, déi vill Parteien am Moment zu desem Problem ginn, net déi richteg sinn.

Kriminalitéit ass eng direkt Konsequenz vu steigender Armut, soziale Problemer, Ausgrenzung an Ongerechtegkeeten an der Gesellschaft. Während puer Leit emmer méi hunn, hu vill anerer emmer manner. Et ginn immens vill Etuden déi ganz kloer beweisen dass et en direkte Lien gett zweschen steigender Armut an Ongerechtegkeet a steigender Kriminalitéit.

Kriminalitéit wert emmer en Deel vun enger Gesellschaft sinn déi ongerecht ass an op Profit vu verschiddene Weinege berout.

Dofir trieden déi Lénk fir eng Gesellschaft an, an der de Räichtum gerecht verdeelt ass, an der et keng Armut gett, an der jidfereen eng Wunneng an en gerecht Akommes huet, an der jidfereen kann deelhuelen an demokratesch matbestemmen op Letzebuerger oder Awanderer, an der mateneen amplatz geinteneen geschafft gett.

Mir sinn géint Videoiwwerwaachung vum ëffentlëche Raum, well se an eisen Aën eng Gefoër fir eng fräi an demokratesch Gesellschaft duerstellt an domadder also méi schued uriicht, wéi se kiint „Sëcherheet“ schaafen. D’ailleurs beweisen all Etüden zu dem Sujet, datt se naischt bréngt, well Kriminalitéit nët méi kléng gëtt, mee jhust verlagert gëtt.

Op Platzen wou Problemer sinn brauche mer net nach méi privat Secherheetsfirmen, mee méi sozialt Liewen. Eis Garen, Parken etc. musse belieft ginn, mir brauchen Platzen wou Menschen sech gären ophalen, och nach Owes speit. Dest muss och net emmer mat Konsum zesummenhänken. D’Politik ka vill machen fir flott Platzen wou Menschen sech treffen am öffentleche Raum ze förderen. Am Moment ginn awer z.B. an der Stad Letzebuerg virun allem deier Butteker a Prestige Projet’en gefördert. D’Stad ass no 6 Auer owes doud. Verschidde Quartier’en sin ausgestuewen, anerer ghettoiséieren. Et ass wichteg dass mer rem an alle Quartier’en eng Meschung vu Menschen kreien.

De soziale Servisser musse méi amplatz manner Mettel zur Verfügung gestallt ginn, mir setzen virun allem op Präventioun, op e richteg gudde Sozialsystem wou keng Menschen op der Streck bleiwen. D’Kriminalitéit kritt een duerfiir an eisen Aën jhust an de Grëff, wann een hiir Uersaachen bekämpft, an nët wéi elo, jhust hiiren Symptomer, ouni Erfolleg a reng repressiv, hannendrun leeft.

Stellungnahme von déi Lénk zum Video von Radu Burtescu

Dies ist eine Stellungnahme von déi Lénk bezüglich des Videos von Radu Burtescu, das festhält wie die Polizei gegen den Hausbesetzer am Morgen des 1. Juli vorgegangen ist :

déi Lénk sind der Meinung, dass die Polizei vorbildlich mit den Bürgern umzugehen hat und auch dementsprechend ausgebildet werden sollte. Beleidigungen, Erniedrigungen und unprofessionelles Vorgehen sind nicht hinnehmbar. Es ist jedoch unwesentlich hier auf das Verhalten eines einzigen Polizeibeamten einzugehen. Das Problem ist systemisch.

Herr Burtescu hat mit seiner Aktion auf fundamentale Missstände im Bezug auf die Wohnungsnot und Spekulation in Luxemburg aufmerksam gemacht.

Der Staat soll dafür sorgen, dass durch eine andere Gesetzgebung die wahren Schuldigen an der aktuellen Situation zur Rechenschaft gezogen werden und zwar diejenigen, die spekulieren, profitieren und Riesengewinne auf Kosten der Allgemeinheit erzeugen, oft am Rande der Legalität.

déi Lénk unterstreicht, dass es hier nicht um die Frage des Eigentums durchschnittlicher Bürger geht, sondern um hunderte Häuser, die absichtlich über Jahre hinweg aus schieren Profitgründen leer stehen.

Das „Recht op Wunnen“ muss schnellstens politisch umgesetzt werden. Die jetzige Regierung hat das Problem jedenfalls nicht angepackt und wird es auch höchstwahrscheinlich nicht mehr anpacken. Es ist an den Wählern zu entscheiden welche

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